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Défense de la Vie

  • Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

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    Marche pour la vie 2026 : Quelques-unes des meilleures pancartes pro-vie de cette année

    Des militants pro-vie brandissent leurs pancartes lors de la Marche pour la vie le 23 janvier 2026. | Crédit : Tessa Gervasini/EWTN News

    De Gigi Duncan sur le National Catholic Register :

    Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

    Des militants pro-vie venus de tout le pays se sont réunis dans la capitale nationale, partageant des témoignages personnels, des prières et l'espoir d'une culture qui chérit chaque vie humaine.

    WASHINGTON — Des dizaines de milliers de militants pro-vie se sont rassemblés vendredi dans la capitale américaine pour la 53e Marche pour la vie annuelle, défilant du National Mall jusqu'à la Cour suprême pour exprimer leur opposition à l'avortement. 

    L'événement de cette année s'est déroulé sous des conditions météorologiques exceptionnellement douces pour un mois de janvier, permettant aux participants de circuler sans encombre dans les rues de Washington, alors même que la ville se prépare à une tempête hivernale potentiellement paralysante plus tard dans le week-end. 

    Le vice-président JD Vance, prenant la parole pour la deuxième année consécutive, a annoncé aux personnes présentes que son épouse, Usha, et lui attendaient leur quatrième enfant, un troisième garçon, pour la fin du mois de juillet, une nouvelle personnelle qui a suscité de chaleureuses applaudissements de la part de la foule.

    Vance a insisté sur le fait que la défense du droit à la vie ne se limite pas à des arguments juridiques, mais constitue une affirmation culturelle plus large de la vie. 

    « Que les archives montrent que vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu'il prêche », a-t-il déclaré, faisant référence à l'actualité de sa famille tout en présentant la vie de famille comme un élément central de la cause.

    Au beau milieu de son discours, un perturbateur s'est mis à crier au sujet de l'incapacité de l'administration à interdire la pilule abortive, qui représente plus de 60 % des avortements aux États-Unis et qui a récemment fait l'objet de critiques de la part des militants pro-vie à l'encontre de l'administration Trump.

    Vance a reconnu l'interruption avec calme, notant qu'« il y aura inévitablement des débats au sein de ce mouvement… ils contribuent à maintenir l'honnêteté des gens comme moi », sans mentionner la « pilule abortive », mais en soulignant plutôt que les désaccords internes ne devraient jamais détourner l'attention de la mission plus large de protection de la vie.

    Il a retracé l'évolution de la situation depuis l'arrêt Dobbs v. Jackson Women's Health Organization de 2022 , qui a cassé l'arrêt Roe v. Wade , et les changements de politique de l'administration. Vance a rappelé à la foule : « Nous marchons pour la vie parce que nous voulons que nos concitoyens américains sachent que la vie mérite d'être protégée. C'est pourquoi nous marchons aujourd'hui », ajoutant qu'ils ont « un allié à la Maison-Blanche ».

    Après les discours politiques, l'oratrice catholique Sarah Hurm a partagé son propre parcours : une grossesse imprévue, un accompagnement spirituel et la joie d'avoir mené sa grossesse à terme. Elle a exhorté l'assistance à considérer le soutien à la vie non seulement dans les grandes manifestations, mais aussi dans les gestes quotidiens de solidarité et d'entraide. « Sauver une vie peut être aussi simple que de répondre à un appel, d'accompagner une amie à une échographie ou de l'aider à choisir un siège auto… Vous avez ce pouvoir. Soyez cette personne qui redonne espoir à une femme », a-t-elle déclaré à la foule.

    Famille Brooks MFL 2026
    Rebecca Brooks, d'Ashburn (Virginie), participe à la Marche pour la vie avec ses petits-enfants (de gauche à droite) : Rebekah Sedillo, Jason Brooks et Steven Kierstead. (Photo : Gigi Duncan/National Catholic Register)

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  • Pourquoi marchent-ils ? Et si nous en prenions de la graine ?

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    De sur The Catholic Thing :

    Pourquoi nous marchons

    Vendredi 23 janvier 2026

    L'un des avantages de vivre dans la banlieue de Washington DC – et oui, il y en a – est que je peux participer à la Marche pour la Vie presque chaque année. Cette année, alors que de nombreux participants potentiels se demandent si leurs vols retour ne seront pas annulés par une importante tempête hivernale, je n'ai pas ces inquiétudes. J'y serai de nouveau, à marcher, à prier et à trouver du réconfort dans les sourires de dizaines de milliers de jeunes, de familles et de nombreux amis.

    La Marche offre l'occasion de réfléchir aux progrès accomplis en matière de défense de la vie, ainsi qu'à ce qui reste à faire. Ce travail est souvent perçu dans le contexte de notre vie politique : élection de politiciens pro-vie, modifications législatives, décisions de justice, politiques louables ou condamnables.

    Le mouvement pro-vie, né à la suite de l'arrêt Roe v. Wade et qui perdure aux États-Unis depuis plus d'un demi-siècle, est une remarquable réussite de l'activisme citoyen. Peu de pays peuvent se targuer d'une coalition aussi large et durable en faveur de la protection de l'enfant à naître que celle que nous avons ici, aux États-Unis.

    Le pape Léon XIV a récemment souligné l'importance de ce travail, tant pour les vies concernées que pour le bien-être de la société dans son ensemble :

    La protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. Une société n'est saine et ne progresse véritablement que lorsqu'elle sauvegarde le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion.

    Bien sûr, le mouvement pro-vie ne se limite pas à l'activisme politique, aussi important soit-il. Pensons, par exemple, aux vastes réseaux de centres d'aide aux femmes enceintes en difficulté qui ont accompli, et continuent d'accomplir, un travail si admirable auprès des mères et des enfants à travers le pays. Pensons aux Sœurs de la Vie, qui incarnent d'une manière particulière l'engagement catholique au service des plus vulnérables. Pensons aux innombrables groupes paroissiaux pro-vie où des milliers de chapelets sont récités chaque semaine pour les mères en détresse et pour la protection de leurs enfants.

    Ces immenses efforts déployés à grande échelle pour défendre la vie sont également renforcés par le témoignage de l'Église en faveur de la dignité de la vie humaine dans d'autres domaines : sa défense des personnes âgées et des malades en phase terminale ; sa sollicitude envers les pauvres, les sans-abri, les incarcérés et l'étranger ; son souci des pécheurs.

    Chacun de nous est aimé de Dieu, un Dieu qui, bien que pécheurs, nous a aimés le premier. Reconnaître cette réalité fondamentale, cette vérité essentielle de la vie chrétienne, c'est connaître la double consolation de la gratitude et de l'humilité. De cette grâce découle l'impératif d'aimer à l'exemple du Christ.

    L’impératif d’aimer – qui devrait guider tout le mouvement pro-vie et qui est assurément mis en lumière chaque année en janvier lors de la Marche – nous amène également à réfléchir à l’ampleur des conséquences de l’avortement dans ce pays. Le coût en vies humaines est presque incalculable – presque, mais pas tout à fait : entre 60 et 70 millions d’avortements ont été pratiqués aux États-Unis depuis 1973.

    Le coût des relations entre hommes et femmes, le désespoir des familles, la douleur du regret et de la perte, la corruption de notre vie politique, l'endurcissement de l'âme de notre nation : autant de conséquences bien réelles du péché d'avortement. Ce sont des conséquences spirituelles qui nous touchent tous (même ceux qui n'ont jamais été directement concernés par l'avortement), car elles façonnent et affectent profondément les familles, les communautés et même l'Église à laquelle nous appartenons.

    Dans son discours de réception du prix Nobel de 1979, Mère Teresa a prononcé un discours resté célèbre en faveur de l'enfant à naître. Mais ses paroles n'étaient pas seulement une lamentation sur l'avortement ou un appel à défendre les plus vulnérables d'entre nous (bien qu'elle ait fait les deux). Elle a également mis en lumière la pauvreté – la plus grande pauvreté – des nations qui légalisent l'avortement.

    Le plus grand fléau de la paix aujourd'hui, c'est le cri de l'enfant innocent à naître. Car si une mère peut tuer son propre enfant dans son ventre, que nous reste-t-il pour nous entretuer ?... À mes yeux, les nations qui ont légalisé l'avortement sont les plus pauvres. Elles ont peur du petit, elles ont peur de l'enfant à naître, et cet enfant doit mourir parce qu'elles ne veulent pas nourrir un enfant de plus, éduquer un enfant de plus ; cet enfant doit mourir.

    L'avortement légal n'est pas seulement une aberration morale, c'est une catastrophe spirituelle d'une ampleur presque inimaginable. Comment laver la tache de tout ce sang versé ? Comment guérir l'âme d'une nation si profondément marquée par des décennies d'un tel mal ? Comment garder espoir quand le don de la vie est traité comme une maladie à éviter ou une menace à éradiquer ?

    La réponse à ces questions a été apportée définitivement par Jésus-Christ il y a deux millénaires. Nous, catholiques, savons qu'il n'y a pas de péché si grand que la grâce de Dieu ne puisse le vaincre. C'est la source de toute notre espérance. Quelle autre espérance pouvons-nous avoir ?

    Mais nous autres catholiques savons aussi que l’œuvre de salut accomplie par le Christ trouve son expression à travers le temps et l’espace grâce à l’action de l’Église, et particulièrement lors de la messe. C’est également à cela que je pense à l’approche de la Marche pour la Vie, car le mal spirituel que représente l’avortement exige une réponse. Le Christ a apporté la réponse définitive, mais chacun de nous peut, par ses modestes efforts, y joindre les siens par la pénitence et la réparation, la prière et le jeûne, pour les blessures spirituelles qui marquent si profondément l’âme de notre chère nation.

    Alors cette semaine plus que jamais, Marchons pour la Vie ! Prions pour la fin de l'avortement ! Agissons pour faire évoluer les mentalités et les lois ! Soutenons les plus démunis ! Et peut-être offrons-nous une pénitence, aussi modeste soit-elle, pour le bien de notre nation, en l'unissant au sacrifice du Fils de Dieu en qui réside toute notre espérance.

    __________

    Stephen P. White est directeur exécutif du Catholic Project à l'Université catholique d'Amérique et chercheur associé en études catholiques au Centre d'éthique et de politique publique.

  • Le pape Léon XIV adresse un message de félicitations aux participants de la « Marche pour la vie » à Washington

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    De Petra Lorleberg sur kath.net/news :

    Le pape Léon XIV adresse un message de félicitations aux participants de la « Marche pour la vie » à Washington

    23 janvier 2026

    « Je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude et à vous assurer de ma connexion spirituelle », tandis que vous témoignez « que la protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tous les autres droits humains. »

    Cité du Vatican – Washington, D.C. (kath.net/pl) « La protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits humains », et il est vrai qu’« une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion ». Le pape Léon XIV le souligne dans son message de bienvenue aux participants de la Marche pour la vie, la plus grande manifestation annuelle mondiale pour les droits humains, qui se tient cette année à Washington, D.C. Diane Montagna a publié le texte intégral de la lettre du pape Léon, diffusée jeudi soir. La Marche pour la vie a lieu aujourd’hui, vendredi, et une très forte mobilisation – peut-être des centaines de milliers – est attendue.

    Le pape Léon XIV, premier pape américain, aurait participé à au moins une Marche pour la vie sous le nom de Robert Prevost, selon le « National Catholic Register », un magazine catholique américain. Ce dernier précise : « Plusieurs papes ont commenté la Marche pour la vie américaine de diverses manières, notamment sur les réseaux sociaux. Cependant, le message de Léon XIV semble être la première lettre officielle signée directement par un pape. »

    kath.net présente le texte intégral de la lettre du Pape « Aux participants de la Marche pour la Vie 2026 » :

    Aux participants de la Marche pour la Vie 2026 :
    Je vous adresse mes salutations les plus chaleureuses. Je tiens également à vous exprimer ma profonde gratitude et à vous assurer de ma solidarité spirituelle alors que vous vous rassemblez pour ce puissant témoignage public visant à réaffirmer que « la protection du droit à la vie est le fondement indispensable de tous les autres droits de l’homme » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège, 9 janvier 2026).

    Il est vrai, en effet, qu’« une société n’est saine et ne se développe véritablement que lorsqu’elle respecte le caractère sacré de la vie humaine et œuvre activement à sa promotion » (ibid.). Dans cet esprit, je tiens à vous encourager, et plus particulièrement les jeunes, à poursuivre vos efforts pour garantir le respect de la vie sous toutes ses formes, par des mesures appropriées à tous les niveaux de la société, notamment par le dialogue avec la société civile et les décideurs politiques.

    Que Jésus, qui nous a promis sa présence éternelle (cf. Mt 28, 20), vous accompagne aujourd’hui tandis que vous défendez avec courage et paix les enfants à naître. En plaidant leur cause, vous savez que vous accomplissez le commandement de Dieu de le servir dans le plus petit de nos frères et sœurs (cf. Mt 25, 31-46).

    Dans cet esprit, je vous confie tous, ainsi que tous ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l'intercession de Marie Immaculée, sainte patronne des États-Unis d'Amérique, et je vous accorde volontiers ma bénédiction apostolique comme gage des grâces célestes.

    Du Vatican, le 17 janvier 2026,
    Léon XIV.

    La Marche pour la vie est la plus grande manifestation annuelle au monde pour les droits humains. Elle a lieu à Washington, D.C., depuis 1973. La Marche pour la vie de cette année se déroule le 23 janvier et sa devise est : « La vie est un don. »

    Estimer le nombre de participants est difficile chaque année, et ce chiffre fluctue considérablement selon les opinions politiques de ceux qui l'évaluent. Avant la pandémie de Covid-19, on estimait qu'environ un demi-million de personnes y participaient, voire beaucoup plus. Les images vidéo montrent en tout cas que les participants ont déferlé sur le Mur des États-Unis à Washington, D.C., tels un torrent.

    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) soutient explicitement la manifestation pro-vie. Des évêques et des cardinaux participent aux manifestations et prennent la parole, tandis que des prêtres, des religieuses et de nombreux étudiants d'écoles et d'universités catholiques défilent, visibles et joyeux, brandissant leurs bannières respectives. Des messes et des veillées de prière sont régulièrement organisées, auxquelles participent avec enthousiasme des dizaines de milliers de jeunes catholiques. Avant l'événement, l'USCCB avait déjà appelé à la participation à la neuvaine pro-vie de cette année.Voir le lien

    Des appels à des événements similaires sont régulièrement lancés dans les pays germanophones. En Allemagne, la Marche pour la Vie aura lieu à Berlin et à Cologne le 19 septembre 2026, et en Suisse, la 16e Marche pour la Vie se tiendra à Zurich le même jour. D'autres événements et lieux sont envisageables. La Marche pour la Vie a également lieu dans d'autres villes européennes, par exemple à Paris (Marche pour la vie depuis 2005) et à Varsovie (Marsz dla Życia i Rodziny depuis 2006). Photo d'archive

    Lors de la veillée de prière précédant la Marche pour la Vie/Washington dans la basilique du Sanctuaire national de l'Immaculée Conception, un nombre remarquablement élevé d'évêques, de prêtres et environ 6 500 fidèles laïcs se sont réunis cette année encore ; l'église était pleine à craquer.

  • France : coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie »

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    D'Anne van Merris sur zenit.org :

    Coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie »

    Continuer à se mobiliser pour ne pas « légaliser le principe de donner la mort »

    22 janvier 2026

    En France, le Sénat a vécu un rebondissement impressionnant sur la loi de « fin de vie ». Ce mercredi soir 21 janvier, après six heures de débat houleux, la majorité des sénateurs se sont opposés à l’article central de la proposition de loi.

    S’ils étaient tous d’accord pour dire que personne ne doit mourir dans la douleur – faute de moyens, de soins ou d’accompagnement – ils étaient en revanche très divisés quant à la législation de « l’aide à mourir », qui inclut l’euthanasie et le suicide assisté. 144 sénateurs contre 123 ont ainsi refusé l’article 4 du texte législatif, qui définissait les conditions et les principes de « l’aide à mourir ».

    Plus tard dans la soirée, le Sénat a voté un principe général du « droit opposable au soulagement de la douleur et de la souffrance », mais cela ne remplace pas l’article rejeté. Avec cette opposition, c’est le projet de loi dans son entièreté qui perd de sa substance. Mais le texte sera certainement envoyé à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines, pour une nouvelle lecture.

    « Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir »

    Les catholiques continuent à dénoncer ce projet qui va à l’encontre de toute dignité humaine. Les diocèses, les paroisses, les associations et même les réseaux sociaux s’expriment fortement et invitent la population à prendre conscience de ce danger pour la société.

    Beaucoup ont écrit aux sénateurs pour les alerter sur les questions éthiques liées à « L’aide à mourir ». Le 15 janvier dernier, les évêques de France ont écrit une « tribune » pour « réveiller la conscience » de ceux qui allaient voter. Ils ont rappelé que « ce débat engage notre société dans ce qu’elle a de plus intime et de plus grave : la manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu’au terme de leur vie ». « Nous croyons qu’une société grandit, non pas lorsqu’elle propose la mort comme solution, mais bien lorsqu’elle se mobilise pour accompagner la fragilité et protéger la vie, jusqu’au bout. Le chemin est exigeant, certes, mais c’est le seul qui soit véritablement humain, digne et fraternel » écrivent-ils, en soulignant l’importance des soins palliatifs. Enfin, le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, s’est exprimé ce 19 janvier dans une vidéo. « Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir » a-t-il déclaré, en invitant tous les français, et notamment les parlementaires, à se mobiliser pour que « nous n’en venions pas à légaliser le principe de donner la mort. »

    Coup de théâtre au Sénat sur la loi de « fin de vie » | ZENIT - Français

  • Marche pour la Vie : quand les évêques brillent par leur absence...

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    Des milliers de jeunes manifestent pour la vie à Paris, mais l'absence d'évêques risque de creuser un fossé générationnel.

    ANALYSE : À une époque de profonde confusion morale, les Églises nationales ne peuvent se permettre de paraître plus hésitantes quant à leurs propres enseignements que les jeunes qui les adoptent

    Environ 10 000 personnes se sont rassemblées place Vauban à Paris, devant l'emblématique palais des Invalides, pour la Marche pour la vie annuelle, le 18 janvier.

    La foule, majoritairement jeune, visiblement engagée et sans ambages, s'est rassemblée pour défendre la dignité de la vie humaine à un moment où les enjeux législatifs sont particulièrement importants pour la France.

    La marche s'est déroulée deux ans seulement après l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution française et quelques jours avant un débat au Sénat sur la loi relative à l'aide médicale à mourir , un projet de loi visant à normaliser l'euthanasie et le suicide assisté, plaçant ainsi la France parmi les pays ayant la législation la plus permissive au monde en la matière. Pour de nombreux participants, ce contexte a conféré à la marche une dimension historique.

    Pourtant, tandis que les militants pro-vie — pour la plupart de jeunes catholiques — remplissaient la place en grand nombre pour défendre ce qu'ils considéraient comme une question de civilisation, la hiérarchie catholique française brillait par son absence. Seul l'ancien évêque du diocèse de Toulon-Fréjus, Dominique Rey, était présent. 

    Cette absence, constante au fil des ans, invite à une réflexion plus approfondie sur la manière dont les dirigeants de l'Église s'engagent — ou hésitent à s'engager — dans les questions morales publiques à un moment où la foi connaît un renouveau générationnel, porté par une jeunesse en quête de repères moraux.

    Une mobilisation jeune et intransigeante

    Derrière une banderole proclamant « Soigner et soutenir, jamais réprimer », une foule fervente a envahi les rues de la capitale française dimanche après-midi, donnant le ton à une manifestation à la fois pacifique et déterminée. Étudiants, jeunes familles et manifestants novices se sont joints aux militants de longue date. Les organisateurs estiment l'âge moyen des participants à une vingtaine d'années, et la mobilisation a atteint plusieurs milliers de personnes – un succès malgré un soutien institutionnel limité et une couverture médiatique minimale.

    La marche débutera par un défilé dans les rues de Paris.
    La marche débute par un défilé dans les rues de Paris. (Photo : Zofia Czubak)

    « Descendre dans la rue nous paraît essentiel », a déclaré Marie-Lys Pellissier, 24 ans, porte-parole de la Marche pour la Vie en France, au Register. « C’est le seul moment de l’année où nous pouvons exprimer publiquement notre opposition à l’avortement et à l’euthanasie et proposer des solutions concrètes. Le reste du temps, les médias ne nous donnent jamais la parole. »

    Si la marche a rassemblé une majorité de jeunes, expliqua-t-elle, c'est parce que ces questions de bioéthique confrontent les jeunes générations de manière précoce et directe, ne laissant que peu de place à la neutralité ou à l'indifférence. Évoluant dans un contexte de relativisme moral et de législation bioéthique de plus en plus permissive, nombre de jeunes participants se sentent obligés de manifester leur opposition dans la rue.

    Un autre fait marquant de cette année a été la prise de parole de nombreuses femmes, souvent jeunes, qui ont accepté de partager ouvertement leur expérience de l'avortement. Certaines ont témoigné publiquement de leurs avortements passés et des conséquences psychologiques et morales à long terme qu'elles ont subies, cherchant à remettre en question le discours dominant qui présente l'avortement comme une libération. Parmi elles, Emilie Quinson, qui s'est récemment exprimée au Parlement européen pour sensibiliser l'opinion publique aux réalités de l'avortement et au manque d'alternatives offertes aux femmes confrontées à une grossesse non désirée. Mme Quinson a révélé avoir subi trois avortements, avoir vécu un traumatisme profond et avoir ensuite élevé cinq enfants – une expérience qu'elle considère aujourd'hui comme essentielle à son témoignage public.

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  • «Nous ne voulons pas d’une société qui donne la mort»; 10.000 personnes ont manifesté à Paris

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    D' sur le site du Figaro (extraits) :

    «Nous ne voulons pas d’une société qui donne la mort» : à Paris, la «marche pour la vie» à l’épreuve du calendrier politique

    Pendant que les bénévoles terminent les préparatifs. Geneviève Bourgeois, gériatre et porte-parole de la «marche pour la vie», inscrit le sujet dans une lecture historique, et met en garde contre une pente qu’elle estime déjà observable ailleurs en Europe : «Plus on regarde l’histoire, que ce soit en France ou dans les autres pays d’Europe, plus on se rend compte que depuis plus de 50 ans un mouvement mortifère tente de s’emparer de la conscience collective et attire les politiques vers des décisions toujours plus contraires à la vie.»

    Marie-Lys Pellissier, autre porte-parole, assume la ligne politique du mouvement : «Nous ne voulons pas d’une société qui donne la mort mais d’une société qui protège et accompagne les plus fragiles, à tous les moments de leur vie, quels que soient leur état de dépendance et le coût de leur existence.» Face à l’expression de «droit à mourir dans la dignité», elle oppose un autre impératif : «Nous demandons un droit effectif - et je dis bien effectif - à un accompagnement médical complet, c’est-à-dire aux soins palliatifs, seule solution légitime au problème de la fin de vie en France.» Le Sénat a remplacé «le droit à l’aide à mourir» par «une assistance médicale à mourir» : qu’en penser ? Marie-Lys Pellissier tranche : «Il est question d’assistance médicale, donc on considère le fait de donner la mort comme un soin.»

    «Là où la vie cesse d’être inviolable, l’homme perd sa liberté»

    À 14 heures, la place Vauban change de visage. Les arrivées s’accélèrent, par vagues. Des familles, des groupes de jeunes, des couples, des personnes âgées. Les pancartes se distribuent rapidement : «La souffrance se soigne, la vie se protège»«La dignité, pas la mort»«Soigner, pas supprimer ». L’ambiance est joyeuse, paisible, presque festive - une légèreté revendiquée, comme pour éviter de réduire la marche à une procession de contestation.

    Sur la scène, les discours prennent un ton plus martial. Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, dénonce : «Ce projet de loi est un dévoiement de la mission du corps médical, qui est de protéger la vie. L’histoire l’a montré, là où la vie cesse d’être inviolable, l’homme perd sa liberté.» Vient ensuite le témoignage de Maxence Clicquot de Mentque. 21 ans, étudiant à Toulouse, atteint de la myopathie de Duchenne, il dit sa joie de vivre malgré un corps très atteint. Un hommage suit, à Charlie Kirk«mort pour avoir défendu la vie», influenceur américain conservateur et représentant de la jeunesse pro-Trump, tué par balle sur un campus d’une université de l’Utah le 10 septembre 2025. Puis le cortège s’élance.

    La marche avance pour une boucle dans le quartier. Parmi les jeunes regroupés près de la tête, Gonzague, 23 ans, venu de Bourgogne, ne cache pas une forme de colère froide : «Malgré le fait que la loi avance dans son processus législatif, il faut ne rien lâcher. Même si la loi passe, le but est aussi d’influencer l’opinion, de montrer que la jeunesse se mobilise et que la vie doit être défendue quoi qu’il arrive.» Il poursuit : «Si l’euthanasie est inscrite dans la loi, ça ne nous empêchera pas de défendre la vie de sa conception jusqu’à sa fin. Les législateurs ne se rendent pas compte qu’ils ouvrent une boîte à toutes les dérives.» (...)

    Selon les organisateurs, la «marche pour la vie» 2026 a rassemblé 10.000 participants, et 7.300 selon la préfecture de police de Paris au plus fort de la manifestation. (...)

  • « Évoquer une loi de fraternité est un mensonge » : la charge des évêques français contre le projet de loi Fin de vie

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    De Famille Chrétienne (Angeline Desdevises / Hans Lucas) :

     
    « Évoquer une loi de fraternité est un mensonge » : la charge des évêques contre le projet de loi Fin de vie

    À la veille du débat dans l’hémicycle, les évêques de France rappellent leur opposition à l’aide à mourir et plaident pour un renforcement des soins palliatifs.

    « Les soins palliatifs sont l’unique bonne réponse », soulignent les évêques de France jeudi dans une tribune, alors que le débat parlementaire sur la fin de vie a repris depuis mercredi en commission au Sénat. Tout en rappelant leur « profond respect pour les personnes en fin de vie », ils rappellent que la France a fait depuis plus de 25 ans le « choix singulier et précieux » de « refuser à la fois l’acharnement déraisonnable et la mort provoquée ». Dans ce texte transmis à la presse et signé par les évêques du conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF), les prélats interrogent « la question du sens de la vie, de la souffrance et de la mort », et soulignent que leur motivation « n’est pas d’abord ni exclusivement confessionnelle ».

    Un « mensonge »

    Les évêques rappellent que l’accès aux soins palliatifs demeure « très inégal sur le territoire national. Aujourd’hui encore, près d’un quart des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts »« Nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthique de leurs débats et de leurs votes », appuient-ils. « Évoquer une loi de fraternité quand il s’agit de faire mourir, de donner la possibilité de s’administrer une substance létale, ou d’inciter un soignant de le faire contre sa conscience, est un mensonge », écrivent-ils. « Présenter l’euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soin brouille gravement les repères éthiques (…) Nous refusons en particulier l’instrumentalisation de notions essentielles telles que la dignité, la liberté ou la fraternité », souligne leur texte.

    Le Sénat a repris depuis mercredi l’examen de ce texte, souhaité par l’exécutif mais reporté à plusieurs reprises en raison des soubresauts politiques. La chambre haute en débattra dans l’hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l’Assemblée nationale devrait s’en saisir à nouveau en février.

  • « Et si la dignité, c’était de protéger la vie ? » 10.000 manifestants sont attendus dans les rues parisiennes

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    « Et si la dignité, c’était de protéger la vie ? » : la Marche pour la vie descend dans la rue le 18 janvier

    15 janvier 2026
     

    « Et si la dignité, c’était de protéger la vie ? » Dimanche, 10.000 manifestants sont attendus dans les rues parisiennes à la veille de l’examen par le Sénat des propositions de loi relatives à la fin de vie, à compter du 20 janvier.

    « L’euthanasie n’est évidemment pas le seul thème de la Marche pour la vie, mais elle en constitue aujourd’hui l’enjeu central », explique Guillaume de Thieulloy, le président du mouvement. « Aujourd’hui, on parle de vie et de mort », souligne Marie-Lys Pellissier, porte-parole du collectif.

    « Les seuls combats que l’on est certain de perdre sont ceux que l’on ne mène pas »

    « Il existe encore en France des personnes qui estiment que la dignité humaine tient à notre condition d’homme, et non à notre état, à notre âge, à notre santé ou à notre richesse », affirme le président de la Marche pour la vie. Parmi les intervenants prévus dimanche, un jeune homme atteint de la myopathie de Duchenne : « Pour toutes les personnes comme lui, qui seraient en soi éligibles à l’euthanasie ou au , cette proposition de loi est une véritable violence, puisque la mort leur est présentée comme un soin », s’indigne la porte-parole (cf. « Droit à l’aide à mourir » : « cette loi nous indique froidement la porte de sortie »).

    Afin d’encourager les Français à rejoindre la place du Trocadéro, le collectif a financé l’affrètement de plusieurs cars, en provenance de différentes villes de France. « Les seuls combats que l’on est certain de perdre sont ceux que l’on ne mène pas », rappelle Guillaume de Thieulloy.

    Sources de la synthèse de presse : Famille chrétienne (14/01/2026) ; Valeurs actuelles, Bertille Vaur (13/01/2026)

  • Journées de prière pour les enfants à naître : Neuvaine « 9 jours pour la vie » aux États-Unis

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    Du Tagespost :

    9 Days for Life' To Unite Hundreds of Thousands in Prayer | Rhode Island  Catholic

    Journées de prière pour les enfants à naître : Neuvaine « 9 jours pour la vie » aux États-Unis

    Les évêques américains invitent les fidèles à une neuvaine de prière du 16 au 24 janvier. Elle consiste en une intention de prière quotidienne, une courte réflexion et une action concrète destinée à contribuer à une culture de vie.

    15 janvier 2026

    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) invite les fidèles à prier la neuvaine annuelle « Neuf jours pour la vie » en défense de la vie à naître. Cette initiative de prière de neuf jours, promue par le Secrétariat pour les activités pro-vie de l’USCCB, débutera le vendredi 16 janvier et se terminera le 24 janvier 2026. Elle s’inscrit dans le cadre d’un engagement particulier de l’Église en faveur de la vie au mois de janvier et est étroitement liée à la « Journée de prière pour la protection juridique des enfants à naître » du 22 janvier, que les évêques présentent comme une journée de prière et de pénitence.

    Les évêques américains promeuvent cette neuvaine depuis 2013, initialement pour commémorer le 40e anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade (22 janvier 1973), qui a légalisé l'avortement dans tout le pays. Ils rappellent qu'à la suite de cette décision, « des millions d'enfants ont perdu la vie » et que de nombreuses femmes et familles ont souffert. Bien que la Cour suprême ait cassé l'arrêt Roe v. Wade en 2022 avec l'arrêt Dobbs v. Jackson, rétablissant ainsi la compétence des États américains en matière de réglementation de l'avortement, les évêques soulignent la nécessité de poursuivre et de maintenir des efforts soutenus pour protéger les enfants et leurs mères de la tragédie de l'avortement.

    Veuillez mettre fin à l'avortement

    L'objectif principal de la neuvaine est de plaider pour la fin de l'avortement. Parallèlement, chaque jour est consacré à une préoccupation particulière : des prières sont offertes pour les mères et les pères, pour les personnes qui subissent les conséquences d'un avortement, pour les responsables politiques et pour tous ceux qui s'engagent pour la protection de la vie.

    La structure quotidienne est volontairement simple, alliant prière et réflexion spirituelle à un exercice pratique : chaque intention est suivie de prières spécifiques (le Notre Père, trois Je vous salue Marie et un Gloire au Père), d’une courte méditation et d’une suggestion pour se racheter. Par exemple, une prière est proposée pour que toutes les personnes souffrant de leur implication dans un avortement trouvent pardon, espoir et guérison en Christ, ainsi qu’une invitation à prier un mystère du Rosaire pour les pères d’enfants à naître. Enfin, sous la rubrique « Pour aller plus loin », des suggestions permettent d’approfondir l’intention, notamment en s’informant sur les liens entre pauvreté et avortement.

    Le 22 janvier revêt une signification particulière. Les évêques l'ont désigné comme « journée spéciale de prière et de pénitence ». Dans les diocèses des États-Unis, cette journée est consacrée à la prière pour le rétablissement intégral du droit à la vie et à la pénitence pour les atteintes à la dignité humaine commises par l'avortement.

    Services religieux, jeûne ou abstinence de viande

    Pour célébrer ce jour, les évêques recommandent notamment la participation à la messe, le jeûne ou l’abstinence de viande, la récitation du chapelet ou de la dévotion à la Miséricorde divine, et la prière pour la vie devant le Saint-Sacrement. Sur le plan liturgique, la Présentation générale du Missel romain (PGMR) prévoit des célébrations spécifiques pour ce jour, telles qu’une messe d’action de grâce pour le don de la vie humaine ou une messe pour la préservation de la paix et de la justice.

    Les personnes intéressées peuvent s'inscrire ici pour recevoir les réflexions quotidiennes par courriel ou SMS ; la neuvaine est disponible en anglais et en espagnol. De plus, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) propose de nombreux supports – documents, modèles et ressources pour les responsables des paroisses, des écoles et des centres pastoraux qui souhaitent prier, promouvoir et partager la neuvaine ensemble. 

  • "Le corps dans tous ses états" : l'Université de la Vie de retour en Belgique

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    Bandeau ieb

    Evénement

    L' UNIVERSITE DE LA VIE DE RETOUR EN BELGIQUE !

    Photo par formulaire PxHere

    Comme chaque année depuis 2015, l'Institut Européen de Bioéthique diffuse et coordonne en Belgique l'excellente formation proposée par Alliance Vita : l'Université de la vie. 

    L’Université de la vie est un cycle de formation en trois séances qui présente et décrypte les enjeux actuels de la bioéthique pour agir en faveur de la protection et la défense de la dignité humaine.

    Sous forme de courtes vidéos et guidée par un fil rouge commun, chaque ville participante s'approprie la formation en la ponctuant de temps d'échange et de réflexion. Aux trois soirées, un témoin local est invité à s'exprimer. 

    Nous vous invitons chaleureusement à participer à l'UDV dans l'une de ces villes : Tournai, Bruxelles, Louvain La Neuve, Namur, Liège, Hannut, Banneux. 

    Les dates des séances ne sont pas identiques à toutes les villes, allant de fin janvier à fin mars. Pour toutes questions d'ordre pratique n'hésitez pas à prendre contact en répondant à ce courriel.

    Le thème de cette année : 

    LE CORPS DANS TOUS SES ETATS 

    3 séances de formation bioéthique : 

    1. PRENDRE CORPS – aux origines du corps, entre mystère et émerveillement  

    2. VIVRE EN CORPS – un corps qui vit, grandit, mûrit, ressent, vieillit… 

    3. FAIRE CORPS – de l’individu au corps social 

    Présentation vidéo de l'UDV

    UDV2026

    Les villes belges qui accueillent l'UDV :

    TOURNAI : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    BRUXELLES : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    LOUVAIN LA NEUVE : lundi 9, 16 et 30 mars à 19H30

    NAMUR : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    LIEGE : Mercredi 11, 18 et 25 mars 19H

    HANNUT : Dimanche 8, 15 et 22 février 18H 

    BANNEUX : Dimanche 18, 25 Janvier, 1 et 8 Février à 17H

    Edito

    Anne-Charlotte Rimaud 

    PRÉSIDENTE D’ALLIANCE VITA

    Merveilleux et mystérieux, notre corps nous fascine autant qu’il nous questionne. Notre époque interroge profondément notre rapport au corps : à la fois célébré, sollicité, maîtrisé, et parfois même "rêvé" autrement. Les innovations scientifiques et technologiques nous émerveillent autant que leurs usages peuvent nous déstabiliser, et se retourner même contre l’homme, en son corps, en sa personne. Elles nous poussent plus que jamais à questionner, à revisiter ce que signifie être un être incarné, vulnérable, relationnel. En effet, tout part de là : pas de corps, pas de personne. 

    C’est dans ce contexte que nous avons choisi le thème de cette nouvelle Université de la vie : « Le corps dans tous ses états ». Nous voulons prendre le temps d’explorer ce lieu si essentiel où se joue toute notre humanité. Car c’est dans et par notre corps que la vie se donne, que les liens se tissent, que la fragilité s’exprime et que la solidarité prend forme. 

    Au fil des trois soirées de l’Université de la vie d’Alliance VITA, nous réfléchirons ensemble à ce qui fonde notre condition corporelle : le début de la vie et l’émerveillement qu’il suscite, les étapes de la vieillesse et de la fin de vie qui appellent tant de présence et de soin, et enfin cette dimension relationnelle qui nous unit au sein d’un même “corps social” : la solidarité. Alliance VITA, engagée auprès des plus fragiles, devait naturellement se saisir de ce thème essentiel. Que cette édition soit pour chacun une source de prise de conscience, d’espérance et d’engagement. Ensemble, redécouvrons la grandeur de notre vie incarnée et apprenons à vraiment faire corps. 

    Bonne Université de la vie ! 

    Université de la vie
  • Dé-fécondité; ses raisons, sa déraison – Olivier Rey

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    Une recension sur gènéthique.org :

    Dé-fécondité. Ses raisons, sa déraison – Olivier Rey

    13 janvier 2026

    Année après année, le constat est là : la natalité est en baisse. Abyssale.

    Les raisons sont diverses. Tantôt théoriques comme le « souci de la planète » qui confère au fait de ne pas engendrer « un tour responsable et altruiste », tantôt pratiques telle l’« évaporation des communautés » qui laisse les parents livrés à eux-mêmes. « La dénatalité exprimerait, faute de mieux, une forme de défection intérieure », analyse Olivier Rey.

    L’enfant viendrait-il restreindre la liberté de ses parents ? Mais en fait de liberté, il s’agit d’une « aliénation complète au mode de vie consumériste ». Dès lors, « l’enfant entre en compétition avec l’ensemble des biens de consommation dont, par le temps qu’il requiert et les dépenses qu’il occasionne, il barre l’accès ». Et, « au gré de cette compétition, il tend à devenir lui-même un bien de consommation, dont le rapport qualité/prix pourra paraitre dissuasif ». Dissuasive aussi la perspective d’une grossesse, cette « maladie » qu’il faudrait à tout prix éviter.

    Mais « aux raisons sérieuses qu’il y a de ne pas engendrer, peuvent être opposées des raisons au moins aussi sérieuses de le faire » et c’est à cela que s’emploie avec profondeur le philosophe et mathématicien dans cet essai.

    Olivier Rey le rappelle : « Péguy, quant à lui, écrivait il y a déjà un siècle : « Il n’y a qu’un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c’est le père de famille. Les autres, les pires aventuriers ne sont rien, ne le sont aucunement en comparaison de lui. Ils ne courent absolument aucun danger en comparaison de lui « ». Car « l’aventure dans laquelle père et mère (dont Péguy aurait aussi dû parler) d’enfants se trouvent embarqués est trop grande pour eux – c’est une caractéristique de l’humanité que d’être vouée à des tâches qui dépassent ses forces, affirme le philosophe. C’est ainsi qu’elle continue. »

    L’aventure est risquée, éprouvante, mais elle est nécessaire. Elle est belle. Et « les enfants qui naissent apportent avec eux la raison de leur présence. »

    Editeur : Gallimard, Collection Tracts

    Date de publication : 30/10/2025

    Nombre de pages : 64

  • Cinq points clés du premier discours du pape Léon XIV sur l'état du monde

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    D'Edgar Beltran sur le Pillar :

    Cinq points clés du premier discours du pape Léon XIV sur l'état du monde

    Léon XIV a exposé ses priorités diplomatiques pour l'année à venir.

    Ce discours, traditionnellement prononcé en début d'année, est souvent qualifié de discours papal sur « l'état du monde ». Celui de cette année revêtait une importance particulière : c'était la première occasion pour Léon XIV d'esquisser ses priorités diplomatiques et d'indiquer sur quels points il souhaitait poursuivre ou, au contraire, s'éloigner du pape François.

    Qu’a dit Léon dans son discours – et quel éclairage son allocution apporte-t-elle sur ses priorités et son style diplomatiques pour l’année à venir ?

    Venezuela

    La partie du discours qui a sans doute été la plus scrutée concernait le Venezuela, suite à la capture par les États-Unis du dictateur vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas et aux frappes aériennes contre des cibles militaires dans la ville.

    Dans son Angélus du 4 janvier, le pape a adopté un ton prudent, déclarant que « le bien du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et nous conduire à surmonter la violence et à emprunter les voies de la justice et de la paix, en sauvegardant la souveraineté du pays, en assurant l'état de droit inscrit dans la Constitution, en respectant les droits humains et civils de chaque personne et de tous. »

    Il a repris ces propos dans son discours aux diplomates, déclarant qu'il renouvelait son « appel au respect de la volonté du peuple vénézuélien et à la sauvegarde des droits humains et civils de tous, afin d'assurer un avenir de stabilité et de concorde.

    Il a cité l'exemple des deux saints vénézuéliens récemment canonisés, saint José Gregorio Hernández et sainte Carmen Rendiles.

    « Puisse leur témoignage inspirer la construction d’une société fondée sur la justice, la vérité, la liberté et la fraternité, et permettre ainsi à la nation de se relever de la grave crise qui la frappe depuis tant d’années », a-t-il déclaré.

    Il est à noter que la version espagnole du discours du pape comprenait un paragraphe supplémentaire qui a été lu par erreur par le traducteur espagnol pendant le discours, mais que le pape n'a pas lu et qui n'apparaissait dans aucune autre version écrite du discours.

    Ce paragraphe désigne le trafic de drogue comme l'une des causes de la crise vénézuélienne.

    « Parmi les causes de cette crise figure sans aucun doute le trafic de drogue, qui est un fléau pour l’humanité et exige l’engagement conjoint de tous les pays pour l’éradiquer et empêcher que des millions de jeunes à travers le monde ne deviennent victimes de la toxicomanie », indique le rapport.

    « Parallèlement à ces efforts, il est indispensable d’investir davantage dans le développement humain, l’éducation et la création d’emplois pour les personnes qui, bien souvent, se retrouvent impliquées dans le monde de la drogue sans le savoir », conclut le texte.

    La mention du Venezuela dans son discours s'inscrit dans la continuité de l'approche mesurée de Leo face à la crise dans le pays, puisqu'il marche sur un fil entre la défense de la paix et du dialogue et le risque de donner l'impression de faire le jeu de Maduro en critiquant ouvertement les attaques menées par les États-Unis.

    Cependant, la mention apparemment effacée du trafic de drogue pourrait être perçue par les observateurs comme une occasion manquée d'attribuer la responsabilité de l'effondrement du Venezuela d'une manière que de nombreux Vénézuéliens — et gouvernements occidentaux — reconnaîtraient aisément.

    Liberté de conscience

    Le pape a consacré plusieurs paragraphes de son discours à la défense de la liberté de conscience et de religion dans le monde entier.

    Tout d'abord, Léon XIV a critiqué ouvertement les restrictions politisées à la liberté d'expression dans les pays occidentaux, affirmant que « la liberté d'expression est garantie précisément par la certitude du langage et le fait que chaque terme est ancré dans la vérité. Il est douloureux de constater à quel point, surtout en Occident, l'espace pour une véritable liberté d'expression se réduit rapidement. »

    « Parallèlement, un nouveau langage de type orwellien se développe qui, dans une tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’alimentent », a-t-il ajouté.

    Il a déclaré que cet « affaiblissement du langage » a contribué à la violation de la liberté de conscience.

    « L’objection de conscience permet aux individus de refuser des obligations légales ou professionnelles qui entrent en conflit avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans leur vie personnelle. Il peut s’agir du refus du service militaire au nom de la non-violence, ou du refus, de la part des médecins et des professionnels de la santé, de pratiquer des actes tels que l’avortement ou l’euthanasie », a-t-il déclaré.

    « La liberté de conscience semble être de plus en plus remise en question par les États, même ceux qui se disent démocratiques et respectueux des droits de l’homme… Une société véritablement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, prévenant les tendances autoritaires et promouvant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social », a-t-il ajouté.

    Le pape a également critiqué les attaques contre la liberté religieuse en Occident.

    « Parallèlement, il ne faut pas oublier une forme subtile de discrimination religieuse à l’encontre des chrétiens, qui se répand même dans les pays où ils sont majoritaires, comme en Europe ou en Amérique. »

    « Là-bas, leur capacité à proclamer les vérités de l’Évangile est parfois restreinte pour des raisons politiques ou idéologiques, notamment lorsqu’ils défendent la dignité des plus faibles, des enfants à naître, des réfugiés et des migrants, ou lorsqu’ils promeuvent la famille », a-t-il déclaré.

    Lire la suite