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Défense de la Vie

  • Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

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    Avec la nomination de Mgr Michel Aupetit comme archevêque de Paris (2017) et celle de Mgr Olivier de Germay à Lyon (2020), les deux sièges les plus importants de l’Eglise de France sont dotés de deux pilotes particulièrement solides : il faut s’en réjouir, par les temps qui courent à Rome et autres lieux. La France est, en effet, la Fille aînée de l’Eglise, en particulier pour de nombreux francophones de par le monde. Mais qui est ce nouvel archevêque de Lyon dont l’accession à la Primature des Gaules est un signe d’espérance pour l’avenir ? Dans le magazine « Famille chrétienne », Samuel Pruvot lui consacre cet article (JPSC) :

    mgr-olivier-de-germay-eveque-d-ajaccio.jpg« Clin d’œil du ciel, c’est en la fête de saint Jean-Paul II que Mgr Olivier de Germay est nommé archevêque de Lyon. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de sa formation à Rome, au séminaire français et aussi à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Cette nomination très attendue – et longtemps différée – n’est pas du tout anecdotique. « J’ai hurlé de joie en l’apprenant, avoue un confrère. Il est représentatif d’une Église qui va de l’avant, attachée à la nouvelle évangélisation. » Un autre évêque salue : « la nomination d’un évêque qui a du cran et des positions affirmées sur les questions bioéthiques ou le Mariage pour tous est très symbolique. Nommer un évêque de 60 ans à Lyon, c’est poser un acte fort. » Il précise ensuite : « Je trouve intéressant que ce ne soit pas un Parisien. Il peut apporter sa liberté de point de vue. »

    Liberté de mouvement aussi. « J’aime le changement » glissait un jour Mgr Olivier de Germay à Famille Chrétienne. Je trouve stimulant d’aller dans des régions qu’on ne connaît pas. » Il ne va pas être déçu du voyage en devenant le futur primat des Gaules. Pour cet homme né au bord de la Loire, il va falloir expérimenter un territoire neuf, au confluent du Rhône et de la Saône. Il faut dire que ce parachutiste de formation n’a pas froid aux yeux et qu’il avait déjà su atterrir dans le diocèse d’Ajaccio en 2012. Primat des Gaules, le titre est sans doute à la hauteur des enjeux. Car le siège occupé dans l’antiquité par le grand saint Irénée porte bien son nom. Lyon est plus qu’un grand diocèse, c’est un univers en soi.

    Un ancien parachutiste à la théologie classique

    Derrière l’évêque en apparence discret et réfléchi, se cache un esprit de sacrifice et un sacré courage. De fait, Olivier de Germay a fait des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, avant d’intégrer la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan d'où il est sorti officier parachutiste en 1983.

    La vocation sacerdotale est venue plus tard. Peut-être à force de côtoyer le ciel ? Olivier de Germay a d’abord servi dans les forces parachutistes, dans des théâtres de guerre, notamment au Tchad, en Centrafrique et en Irak. Il est entré au séminaire de Paray-le-Monial en 1991 et a poursuivi sa formation théologique notamment à l'Institut catholique de Toulouse puis à l'Institut pontifical Jean-Paul II. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Toulouse en 1998. « C’est un homme à la théologie classique, insiste un évêque. Comme diplômé de l’Institut Jean-Paul II, il a la carrure pour affronter les défis anthropologiques de notre temps, surtout à Lyon qui est un lieu de débat… »

    C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin

     « Il a eu la foi d’avoir accepté ! » confie un autre évêque admiratif qui le connait bien. « Je le plains de tout mon cœur... Mais Dieu va l’aider ! » Ce n’est un secret pour personne : le diocèse de Lyon est toujours meurtri par les affaires de pédophilie et les démêlés judiciaire du cardinal Philippe Barbarin, qui a quitté le diocèse en mars dernier. Mgr de Germay, en ancien parachutiste, est au courant qu’il va atterrir – en décembre prochain – sur un volcan.  Pour autant, il sait se faire aimer note un confrère : « Il est très brillant mais il ne la ramène jamais. Quand il ouvre la bouche, c’est toujours pour dire quelque chose de solide. Quand il intervient en assemblée plénière, je sais qu’il va m’apporter quelque chose. »

    Un prêtre de terrain, intègre et lucide

    « Il reste un militaire, un officier, commente le même évêque. Cela veut dire que c’est un homme de stratégie, quelqu’un qui réfléchit toujours avant de se lancer. C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin. » Une impression confirmée par un autre évêque qui partage la même province ecclésiastique que lui : « Il a été nommé en Corse dans un contexte de scandales financiers... C’est un évêque intègre qui a su mettre de l’ordre, un homme relationnel et prudentiel. » Un évêque le décrit comme un apôtre : « C’est un prêtre de terrain et pas un bureaucrate. Il peut parfois avoir des paroles rudes… Il peut même parfois passer pour un moine soldat ! » « Il me fait penser au pape François qui a les pieds sur terre. C’est un homme gentil et simple », tempère un autre prélat.

    Selon un ancien confrère prêtre du diocèse de Toulouse, Olivier de Germay est « un homme courageux et un véritable pédagogue. Il est lucide sans être pessimiste sur les situations pastorales. » Il n’a pas peur non plus de prendre position sur des sujets épineux, comme celui des divorcés-remariés. « Il n’est pas juste de dire que ces personnes sont exclues de l’eucharistie, indiquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ». Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. »

    ▶︎ À LIRE AUSSI Mgr Olivier de Germay : « Une religion populaire, c’est-à-dire non élitiste »

    Un évêque rompu aux questions bioéthiques

    En tant qu’évêque, Mgr de Germay estime en effet que son rôle est de s’exprimer sur les questions sociétales qui traversent la société française. En janvier 2013, il marche par exemple avec la Manif pour Tous. A cette époque, il fait partie des 25 évêques qui ont fait connaître, d’une manière ou d’une autre, leur soutien explicite à la mobilisation. Cet engagement ne le quittera finalement jamais.

    On le retrouve par exemple signant une pétition en 2016 – avec six autres évêques – en réaction à la promulgation de la loi Santé sur l'IVG qui a supprimé le délai de réflexion. Ce texte fort n’a pas pris une ride et fait écho à l’actualité législative de 2020 : « Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. (…) Le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès. » Une alternative, c’est bien ce que préconise Mgr de Germay concernant la PMA en 2018 alors qu’il participe à un groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique. Il estime qu’un enfant ne peut être privé de la double référence paternelle et maternelle.

    La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ.

    Pour autant, on aurait bien tort de vouloir cantonner Mgr de Germay aux questions bioéthiques et sociétales. C’est d’abord un spirituel qui croit à la force de la prière. « C’est un homme de foi insiste un autre évêque. En Corse, il a fait l’expérience d’un certain désert : un diocèse pauvre et pas toujours facile. Il a appris à monter vers les cimes. » Spirituel mais aussi missionnaire. Il fait par exemple partie des premiers évêques à soutenir et participer au Congrès mission. Il écrit à ses diocésains dans un édito récent : « La priorité est de faire de toute demande cultuelle un lieu d’annonce kérygmatique. La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ. La priorité n’est pas ‘d’attendre que les frères en recherche frappent à notre porte’, dit le pape François ».

    Pour autant Mgr de Germay est aux antipodes du réactionnaire campant sur ses positions. Il explique d’ailleurs à Famille chrétienne à propos des dévotions populaires : « La tradition, c’est ce qui transmet le dépôt de la foi. Le danger est de s’attacher à la tradition pour elle-même et non plus pour ce qu’elle transmet.  Une tradition ne vit que si elle se renouvelle. »

    Le secret de Mgr de Germay, il le laisse peut-être percevoir quand il s’adresse aux Corses au début du confinement : « N’ayez pas peur ! Gardez la foi, l’espérance et la charité ! » Ce message de réconfort, aux accents très théologiques, c’est un peu son programme aujourd’hui : « Tous nos projets s’écroulent les uns après les autres, l’essentiel est de faire la volonté de Dieu dans l’instant présent. »

    Ref. Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

    L’installation de Monseigneur Olivier de Germay aura lieu le dimanche 20 décembre en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. L’heure reste à préciser. 

    JPSC

     

  • La juge Amy Coney Barrett confirmée à la Cour Suprême des Etats-Unis

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    Lu sur le site du Figaro :

    La juge Amy Coney Barrett confirmée à la Cour suprême américaine

    À huit jours de l'élection du 3 novembre, Donald Trump a enregistré lundi une immense victoire avec la confirmation de sa candidate conservatrice à la Cour suprême des États-Unis. Elle a prêté serment dans la foulée à la Maison-Blanche.

    27 octobre 2020

    «C’est un jour historique pour l’Amérique»: Trump salue la confirmation d’Amy Coney Barrett à la Cour suprême

    À huit jours des élections, Donald Trump a enregistré lundi 26 octobre une immense victoire avec la confirmation de la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis, désormais ancrée durablement et solidement à droite. Malgré l'opposition des démocrates face à un processus jugé «illégitime» si près du scrutin présidentiel, les élus républicains, majoritaires à la Chambre haute, ont tous, à une seule exception, voté pour la candidate choisie par le président. Cette fervente catholique de 48 ans, mère de sept enfants et opposée à l'avortement, a prêté serment dans la foulée à la Maison-Blanche.

    Donald Trump a salué lundi soir un «jour historique pour l'Amérique», louant «les qualifications impeccables»«la générosité dans la foi» et «le caractère en or» de la juge.

    À LIRE AUSSI : Amy Coney Barrett, une catholique pratiquante à la Cour suprême

    Amy Coney Barrett pourrait rejoindre dès mardi le temple du Droit américain, où elle prendra le siège laissé vacant par le décès de l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre. La Cour suprême, arbitre des grands sujets de société aux États-Unis, tels que l'avortement, le port des armes ou encore les litiges électoraux, comptera ainsi six juges conservateurs sur neuf, dont trois nommés par Donald Trump.

    La juge Barrett «sera formidable», selon Trump

    Ce succès indéniable est propre à galvaniser les électeurs de la droite religieuse, qui sont reconnaissants à l'ancien magnat de l'immobilier d'avoir nommé, au cours de son mandat, plus de 200 juges fidèles à leurs valeurs dans l'ensemble du système judiciaire fédéral. Quel que soit le résultat de l'élection du 3 novembre, ce bilan sera durable, car ces postes sont «à vie» et que Donald Trump a choisi des magistrats globalement jeunes. La juge Barrett «sera formidable, et elle est là pour longtemps», a d'ailleurs lancé le président candidat lors d'un meeting devant ses partisans dans l'Etat-clé de Pennsylvanie.

    Prenant la parole une dernière fois avant le vote, le sénateur républicain Lindsey Graham a salué un jour «historique» et loué une «universitaire impressionnante». Amy Coney Barrett est «brillante, qualifiée», applique le Droit et ne se mêle pas de politique, a renchéri le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell, qui a imposé un calendrier extrêmement serré au processus de confirmation.

    À LIRE AUSSI : Le durable legs judiciaire offert aux conservateurs par le président Trump

    Son homologue démocrate Chuck Schumer a dénoncé leur «hypocrisie». Pour lui, la juge Barrett n'a pas été choisie pour ses qualifications mais parce qu'elle «a des opinions de droite radicale», notamment sur l'avortement, les droits civiques ou l'environnement. Avec emphase, il a fait part de sa «tristesse» face à ce qui est pour lui «l'un des jours les sombres de l'histoire américaine».

    Faute de leviers pour faire barrage à cette nomination, les démocrates ont tenté de transformer les débats, retransmis en partie sur les chaînes de télévision, en une tribune sur l'avenir de l'assurance santé Obamacare, que Donald Trump veut abroger. La haute cour doit en effet examiner le 10 novembre un recours contre cette loi emblématique de l'ex-président démocrate, sur laquelle la juge a exprimé des réserves dans le passé.

  • Déclaration du Consensus de Genève : il n’existe « aucun droit international à l’avortement »

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    32 pays signent : il n’existe « aucun droit international à l’avortement »

    23 octobre 2020

    Les Etats-Unis ont signé hier la Déclaration du Consensus de Genève. Il s’agit d’une déclaration mondiale promouvant la famille et s’opposant à l’avortement comme « droit de l’homme ». Cette initiative a été menée par le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo. « Sous la direction du président Trump, les États-Unis ont défendu la dignité de la vie humaine partout et toujours, a-t-il déclaré au moment de signer la déclaration. Il l’a fait comme aucun autre président de l’histoire. Nous avons monté une défense sans précédent des enfants à naître à l’étranger ».

    La Déclaration du Consensus de Genève entend promouvoir « l’égalité des chances » pour les femmes en politique et dans la société. « Dans son essence même, la déclaration protège la santé des femmes… et réaffirme l’importance vitale de la famille en tant que fondement de la société », explique Mike Pompeo. La déclaration désavoue l’avortement, qui « ne devrait pas être promu comme une méthode de planification familiale » et ajoute que « l’enfant a besoin d’une protection et de soins spéciaux avant et après la naissance ». Le texte souligne également que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine », tandis qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ». « Toute mesure ou changement lié à l’avortement dans le système de santé ne peut être déterminé qu’au niveau national ou local, conformément au processus législatif national », précise la déclaration. Le texte insiste également sur le « rôle de la famille comme base de la société », ajoutant que « les femmes jouent un rôle fondamental dans la famille » et qu’ « un partenariat harmonieux entre les hommes et les femmes est fondamental pour leur bien-être et celui de leurs familles ».

    32 pays ont signé cette déclaration, dont la majorité des pays d’Afrique et du Moyen-Orient. En Europe, seules la Pologne, la Hongrie et la Biélorussie font partie des signataires. « Nous applaudissons les gouvernements concernés pour avoir pris des mesures afin de mieux soutenir toutes les femmes enceintes et d’investir des ressources pour soutenir les deux vies d’une grossesse – celle de la mère et celle de son enfant à naître », a déclaré dans un communiqué Elyssa Karen, directrice internationale du groupe pour la défense des Nations unies.

     

    Sources : Washington Times, Christopher Vondracek (22/10/2020) ; Deutsche Welle (22/10/2020) ; Guardian, Julian Borger (22/10/2020)

  • Pologne : l'avortement eugénique est anti-constitutionnel

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    En Pologne, le Tribunal constitutionnel vient de déclarer l’avortement eugénique anti-constitutionnel. Jusqu’ici, la loi polonaise datant de 1993 autorisait l’avortement quand des « examens prénataux ou d’autres données médicales indiquent une forte probabilité de handicap grave et irréversible du fœtus ou de maladie incurable menaçant sa vie ». L’avortement reste autorisé si la poursuite de la grossesse présente un danger pour « la vie ou la santé physique de la femme enceinte », ou bien si la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste.

    L’écho à une initiative citoyenne

    Les 119 des 460 députés de la Diète qui ont porté la question devant le tribunal constitutionnel sont issus de trois groupes parlementaires différents, PiSPSL-Kukiz et Konfederacja. Ils ont fait valoir que l’avortement eugénique « viole quatre principes constitutionnels : la dignité innée et inaliénable de la personne humaine, le droit à la vie, l’interdiction de la discrimination en fonction du handicap et le principe selon lequel la République de Pologne est un État de droit démocratique ».

    Un « projet de loi citoyen », « Arrêtez l’avortement » (Zatrzymaj Aborcję), bloqué « par la majorité PiS en commission parlementaire en 2018-19 malgré un avis favorable du ministre de la Justice et du président Andrzej Duda qui promettait d’y apposer sa signature », avait recueilli 830 000 signatures sur le même sujet, dans un pays qui compte 38 millions d’habitants.

    Un jugement qui fera date

    L’interdiction de ce type d’avortements revêt donc à présent un caractère constitutionnel. « Pour les autoriser à nouveau, une future majorité parlementaire serait contrainte de modifier la constitution, ce pour quoi il lui faudrait réunir une majorité des deux tiers de la Diète, et de la majorité absolue du Sénat en présence d’au moins la moitié des parlementaires. »

    Le Tribunal constitutionnel polonais n’avait encore jamais examiné la conformité constitutionnelle de l’avortement eugénique. Par contre, en 1997, arguant qu’« il n’existe pas de critères suffisamment précis et justifiés qui permettraient d’opérer une (…) différenciation en fonction de la phase de développement de la vie humaine », il avait rejeté une disposition visant à autoriser l’avortement en raison « de difficultés socio-économiques de la femme enceinte ». « Dès son apparition, la vie humaine devient donc une valeur protégée par la Constitution. Ceci concerne aussi la phase prénatale », avait affirmé le tribunal. Une décision en cohérence avec la Convention relative aux droits de l’enfant que la Pologne avait ratifiée en 1991. En effet, « cette convention internationale, citant la Déclaration des droits de l’enfant, réaffirme dans son préambule que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance » ».

    Une décision en faveur des droits des personnes handicapées

    De son côté, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies avait affirmé en 2018 que « les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8) ». Pour le Comité, « ce type d’avortement est souvent basé sur des diagnostics erronés ». Et, même s’ils ne le sont pas, elles « perpétue[nt] le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse ».

    En Pologne, les chiffres officiels indiquent que « plus du tiers des 1000 à 2000 avortements pratiqués chaque année » sont effectués en raison d’un diagnostic de trisomie 21, c’est-à-dire un « handicap [qui] ne menace pas la vie ».

  • "Les césars changent, Dieu demeure"

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    Homélie de Mgr Michel Aupetit - Messe à St Germain de l’Auxerrois (source)

    Saint-Germain de l’Auxerrois (1er) - Dimanche 18 octobre 2020

    - 29e dimanche du temps ordinaire – Année A

    - Is 45,1.4-6 ; Ps 95, 1.3-5.7-10 ; 1 Th 1,1-5 ; Mt 22,15-21

    « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22,21).

    Cette parole du Christ a traversé l’histoire. Pour beaucoup d’analystes, elle a permis de séparer le temporel du spirituel, ce qui vient des hommes et ce qui vient de Dieu. Les affaires publiques et la chose privée. En réalité, l’histoire nous enseigne que ce n’est pas aussi simple.

    Des gouvernants et des rois ont voulu gérer les affaires de l’Église. Constantin au concile de Nicée, Charlemagne pour résoudre la question épineuse du filioque, l’empereur d’Allemagne Henri IV pour nommer les évêques à la place du Pape, Henri VIII d’Angleterre… A contrario, des hommes d’Église se sont piqués de gouverner les états ou de s’immiscer dans leurs affaires.

    Cette question aujourd’hui se pose particulièrement avec l’extension du salafisme. Certains sondages nous révèlent qu’une majorité de musulmans préfèrent obéir à la charia plutôt qu’aux lois de la République. Et nous alors, les chrétiens ?

    Il y a une tradition portée par saint Paul et saint Pierre dès le début du christianisme. D’un côté, ils demandent le respect de l’autorité, la participation citoyenne et l’obéissance aux lois du pays dans lequel vivent les chrétiens (Rm 13, 1 ; 1Tm 2, 1-2 ; 1P 2, 13-14).

    En même temps, la tradition catholique valorise le primat de la conscience. Saint Pierre écrit : « Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29). Ainsi les premiers chrétiens ont refusé d’adorer l’empereur de Rome comme un dieu. Ils l’ont payé de leur vie.

    Aujourd’hui encore, il est légitime de faire valoir son droit à l’objection de conscience chaque fois qu’il apparaît une injustice inacceptable. Cette objection est même un devoir. Ainsi s’exprime l’encyclique de saint Jean Paul II L’Évangile de la vie (73). Le 2e procès de Nuremberg a opposé ce principe en réponse aux médecins des camps qui invoquaient leur obéissance aux ordres pour justifier leur attitude. Il n’est pas acceptable de poser un acte contraire à sa conscience, comme pratiquer un avortement pour un médecin qui a intégré le serment d’Hippocrate dans lequel est écrit le respect de toute vie : « Je ne donnerai pas de pessaire abortif ». Alors, que penser ?

    Écoutons Jésus répondre à Pilate qui pense avoir le droit de vie et de mort sur lui : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’était donné d’en haut » (Jn 19, 11). Encore une fois il s’agit du principe de subsidiarité. Dieu permet à un homme de gouverner parce qu’il entre dans ses projets, comme Cyrus le roi de Perse dans la première lecture. Ce dernier doit exercer son rôle pour le bien de tous et doit être respecté. En revanche, s’il outrepasse sa fonction et contrevient au bien commun, ses décisions deviennent invalides. Le bien commun, différent de l’intérêt général qui peut supporter le sacrifice du plus faible, peut être recherché indépendamment d’un lien conscient à Dieu puisqu’il s’agit du bien de chacun, personnellement et ensemble. Les chrétiens, inspirés par l’amour de Dieu, y sont particulièrement sensibles. Ils peuvent et doivent s’engager dans la chose publique (res publica) au service du bien de tous. Mais il convient que jamais ils n’oublient que la source de leur action vient de Dieu qui est Amour. Si nos pièces de monnaie sont à l’effigie de l’un ou l’autre César d’aujourd’hui, nous sommes nous, et pour toujours, à l’effigie de Dieu. Les césars changent, Dieu demeure.

    +Michel Aupetit, archevêque de Paris.

  • USA : une élection sous tension

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    Trump-472x330.jpgL’élection présidentielle américaine est toujours un moment de très fortes tensions où tous les coups, y compris les plus bas, sont permis. L’élection de 2020 (prévue le 3 novembre) n’échappe pas à la règle. Lu sur le site web du mensuel « La Nef » :

    " Le décès de Ruth Bader Ginsburg, doyenne des juges de la Cour suprême des États-Unis, est venu renforcer l’ambiance délétère dans laquelle se déroule la campagne des présidentielles américaines. Elle oppose le président sortant, le clivant Donald Trump, avec un camp républicain qui n’est pas entièrement uni derrière lui, et Joe Biden, vice-président de 2009 à 2017, candidat démocrate par défaut, issu de primaires perturbées par le Covid-19. Depuis la France, il est très difficile de se faire une opinion sur la vie politique américaine. Dans leur immense majorité, les lieux de pouvoir politique, culturel et médiatique français sont fortement opposés aux candidats conservateurs, que l’on pense à la haine contre la famille Bush. Écouter ou lire les médias français donne une vision biaisée des États-Unis.

    La haine atteint à son comble à l’encontre d’un Trump dont la personnalité, il est vrai originale et clivante, n’aide guère. Chacun peut apprécier ou non sa manière de gouverner, se reconnaître ou non dans les idées du parti républicain, ce n’est pas la question. Elle est dans la représentation que les médias français donnent des États-Unis : d’un côté, le « bien », démocrate, qui défend justement la même vision du monde que la majorité des médias français ; de l’autre, le « mal », républicain. En ce domaine, Trump est un excellent client.

    Le parti démocrate est aussi clivant

    Dès son élection, Trump a été contesté, accusé d’avoir truqué les élections. Une fois celles de mi-mandat passées, la remontée en force des démocrates a même conduit à une procédure d’impeachment visant à le déstabiliser ou le destituer. Tout est tombé à l’eau. Trump semblait même, une fois les primaires démocrates démarrées, en position d’être réélu, du fait d’un bilan économique globalement jugé positif aux États-Unis, ce qui peut être discuté, et largement passé sous silence en France. Sa réélection était d’autant plus possible que le camp démocrate était divisé, une division reflétant l’état d’un parti soumis à de très forts clivages internes entre socio-libéraux à l’ancienne, les successeurs des Clinton en somme, et courants beaucoup plus à gauche incarnés par Bernie Sanders ou l’étoile montante Alexandria Ocasio-Cortez (AOC). Cela amenait la presse américaine à s’interroger sur l’advenue d’un mouvement socialiste aux États-Unis. Être « socialiste » était même une mode dans la jeunesse démocrate de la côte Est fin 2019.

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  • Avortement : comment en sommes-nous arrivés à une telle insensibilité ?

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    Chronique de Koz publiée dans l'hebdomadaire La Vie et sur son blog:

    IVG : quand les bornes sont franchies…

    À compter de la 13e semaine de grossesse, le fœtus développe le sens du toucher et devient sensible aux attentions des parents. À la même période, « la tête du fœtus est ossifiée et il faut l’écraser » pour avorter. La précision est apportée dans La Croix par le Pr Israël Nisand, lui qui n’a rien d’un militant pro-vie. Cette réalité, effarante pour toute personne qui en prend conscience et tout parent qui a suivi le développement de son enfant, est pourtant balayée par les militants de l’avortement.

    Dans Le Monde, le Dr Philippe Faucher renvoie cela à des « états d’âme de professionnels ». L’association Oser le féminisme ! ose dire : « La question n’est pas de s’intéresser au développement d’un embryon. » Comment mieux signifier la répudiation du réel, l’occultation de cet être vivant qui grandit en silence ? Ces deux semaines de plus ne sont pas qu’un délai pour la femme, elles sont surtout un temps au cours duquel l’enfant oublié continue de se déployer.

    Sur Public Sénat, Marianne Niosi, directrice du Planning familial, défendait l’idée d’une suppression de toute espèce de délai pour pratiquer un avortement.

    Pourtant, outre la suppression de la clause de conscience du médecin pour cet acte sans pareil, l’Assemblée nationale s’apprête à voter l’allongement du délai légal de 12 à 14 semaines. Et, comme toujours, ces dispositions sont portées par des politiques de gauche qui, impuissants à offrir une politique sociale, se rattrapent en jouant du « marqueur de gauche » sur le dos du fœtus. S’il faut vous en convaincre, songez au quinquennat Hollande, qui a aussi assidûment élargi le recours à l’IVG qu’il a consciencieusement enterré le socialisme.

    Faut-il accepter l’argument sans cesse martelé d’une difficulté d’accès à l’IVG ? Bien sûr, des chiffres ne traduisent pas toutes les réalités individuelles, mais nous venons d’apprendre que le nombre d’avortements en France est au plus haut depuis 30 ans (232 000 en 2019, soit une hausse de 3,4 % par rapport à 2018) et que notre taux de recours à l’avor­tement est presque quatre fois supérieur au taux allemand et reste toujours bien plus élevé qu’aux États-Unis.

    La réalité, c’est que l’allongement des délais n’est pas une garantie de facilitation de l’accès à l’IVG. Au contraire, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) y voit même un « risque majeur de déstabiliser le système de soins ». C’est un objectif en lui-même porté par dogmatisme par des gens qui n’ont littéralement aucune limite. Sur Public Sénat, Marianne Niosi, directrice du Planning familial, défendait l’idée d’une suppression de toute espèce de délai, ouvrant la voie à des avortements jusqu’à... la naissance ((Depuis la publication de cette chronique, le 7 octobre, on a appris qu'il ne s'agissait pas d'un propos de plateau mais bien de la position officielle du Planning Familial)). Comment en sommes-nous arrivés à une telle insensibilité ? S’il reste à l’Assemblée et au gouvernement un peu de force d’âme, ils rappelleront ces militants à la simple humanité.

  • France, 10 novembre : "Marchons enfants", une mobilisation mémorable contre la PMA , la GPA et la loi bioéthique

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    Ce week-end, partout en France, de Lille à Toulon et Bayonne, de Saint-Brieuc à Strasbourg, en passant par Clermont, Lyon, Paris, Tours ou encore Fort-de-France, ils ont massivement manifesté, malgré le contexte sanitaire, contre le projet de loi dit « bioéthique ». 

    Plus de soixante villes ont été investies par ceux qui ont répondu à l'appel !

  • Pologne : l'avortement eugénique devant le Tribunal constitutionnel

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    Du site de l'European Center for Law & Justice (ECLJ) (via Le Salon Beige) :

    10 octobre

    Le 22 octobre 2020, le Tribunal constitutionnel polonais se penchera sur la question de l’avortement eugénique, c’est-à-dire des avortements autorisés par la loi polonaise lorsque les « examens prénataux ou d’autres données médicales indiquent une forte probabilité de handicap grave et irréversible du fœtus ou de maladie incurable menaçant sa vie[1] ».

    La loi polonaise de 1993 permet en effet l’avortement dans ce cas, ainsi que lorsque la poursuite de la grossesse menace la vie ou la santé physique de la femme enceinte, ou encore lorsque la grossesse est le fruit d’un acte interdit par la loi (viol ou inceste)[2]. Selon les statistiques officielles, plus du tiers des 1000 à 2000 avortements pratiqués chaque année en Pologne visent des enfants porteurs de la trisomie 21, c’est-à-dire des enfants dont le handicap ne menace pas la vie.

    L’ECLJ intervient dans cette procédure et va remettre un mémoire au Tribunal constitutionnel polonais au soutien de la protection de la vie humaine et contre l’eugénisme.

    119 députés polonais s’opposent à l’avortement eugénique devant le Tribunal constitutionnel

    Le 19 novembre 2019, un mois après les dernières élections législatives, 119 députés (sur 460 députés en tout à la Diète) provenant de trois groupes parlementaires différents – PiS, PSL-Kukiz et Konfederacja – ont saisi le Tribunal constitutionnel pour lui demander de se prononcer sur la conformité à la Constitution polonaise de l’avortement eugénique. Ils estiment en effet que cette disposition viole quatre principes constitutionnels : la dignité innée et inaliénable de la personne humaine[3], le droit à la vie[4], l’interdiction de la discrimination en fonction du handicap[5] et le principe selon lequel la République de Pologne est un État de droit démocratique[6].

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  • France : jeudi noir pour le droit à la Vie

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    08.10.2020

    JEUDI NOIR À L’ASSEMBLÉE NATIONALE POUR LE DROIT À LA VIE

    Ils l’ont fait ! Ce jeudi matin, 8 octobre, par 102 voix contre 65, les députés ont voté en première lecture l’extension de 12 à 14 semaines de grossesse (16 semaines d’aménorrhée) du délai légal de l’IVG. Le prétexte est toujours celui d’ « entraves au droit des femmes », alors que la France, avec 232 000 IVG en un an (soit environ une pour trois naissances), bat ses propres records d’avortements depuis trente ans (NB : moins de 100 000 en Allemagne). L’après-midi de ce même jeudi noir, la majorité LREM de l'Assemblée nationale s’employait à mettre fin aux spectacles d'animaux sauvages dans les cirques ambulants et des numéros de dauphins ou d'orques, au nom de la « souffrance animale ». Ainsi les mêmes qui veulent interdire les spectacles de cirque pour mettre un terme à « la souffrance animale », autorisent l’élimination d’enfants à naître, quitte à leur broyer le crâne en raison de leur développement après 12 semaines. Fermement opposé à cette extension à 14 semaines de l’IVG, le Collège national des gynécologues-obstétriciens français (CNGOF) s’alarme de la « forme d’indifférence des parlementaires à la réalité de gestes qu’ils ne connaissent pas ».

    Cette proposition de loi (texte à l'initiative des parlementaires à ne pas confondre avec un projet de loi, à l’initiative du gouvernement) a été portée par la députée du groupe EDS (Écologie, démocratie, solidarité) et ex-LREM Albane Gaillot. Soutenue par l'ensemble de l'opposition de gauche, elle embarrasse le gouvernement. Selon Le Canard enchainé, le président serait « furieux » que ce « débat de société » ait été abordé « en catimini » à l’Assemblée nationale. Non certes en raison de convictions pro-vie qui lui seraient soudainement advenues, mais du désir de sauver les apparences d’un positionnement politique « modéré », et de l’effet qu’il redoute sur le corps médical si ce texte homicide était définitivement adopté en seconde lecture, au terme de la navette parlementaire entre les deux chambres. De nombreux gynécologues et sages-femmes vont en effet refuser d’accomplir un acte qui s’apparente clairement à un infanticide. Quoiqu’obligés par ce texte à communiquer « immédiatement » à l'intéressée « le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention », ce qui constitue une grave atteinte à la liberté de conscience à laquelle s’opposent le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF) et le Conseil national de l'ordre des médecins, ces médecins et sages-femmes pourraient néanmoins toujours faire prévaloir pour eux-mêmes leur droit à ne pas pratiquer l’IVG au nom de la clause de conscience générale prévue à l'article R. 4127-47 du code de la santé publique. Concrètement, loin d’avoir l’effet « libérateur » affiché par les promoteurs, cette extension de la pratique de l’IVG pourrait aboutir à l’entraver, comme l’a souligné le Collège national des gynécologues-obstétriciens français (CNGOF).

    Politiquement, ce vote de l’article 1er de la proposition de loi trahit la faiblesse du gouvernement. Le groupe LREM a choisi de s’émanciper en soutenant majoritairement la proposition de loi d’EDS. Sur les 74 députés marcheurs présents au moment du vote de cet article 1er, 56 ont voté pour, 12 contre, et 6 se sont abstenus. Déstabilisé, le gouvernement cherche à temporiser. Olivier Véran, le ministre de la Santé, invoquant un « avis de sagesse », a annoncé une saisine du gouvernement auprès du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) « en raison des risques sanitaires potentiels pour la femme qui va avorter entre 12 et 14 semaines ». Le CCNE doit rendre son avis courant novembre, avant le passage du texte au Sénat. Du CCNE, on peut s’attendre à un avis mi-chèvre, mi-chou. Finalement, cet « avis de sagesse » n’est qu’un dispositif à la Ponce-Pilate destiné pour le gouvernement à afficher des réserves sans se mettre en porte-à-faux avec sa majorité en peau de chagrin. C’est ainsi qu’au cœur de l’été, Olivier Véran avait déjà laissé voter l’extension de l’interruption médicale de grossesse (IMG) permettant un avortement jusqu’au terme ultime de la grossesse en cas de « détresse psychosociale », alors qu’elle ne figurait pas dans le projet de loi de bioéthique du gouvernement (cf. LSDJ n°1030).

  • Dans l'ombre de Trump : Mike Pence, le "bon soldat"

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    De Nicolas Bérubé sur le site de La Presse (Canada) :

    Mike Pence, le bon soldat dans l’ombre de Trump

    Le vice-président doit se tenir prêt à prendre la tête du pays

    Responsable du groupe de travail de la Maison-Blanche sur le nouveau coronavirus, le vice-président Mike Pence pourrait devoir assumer les fonctions de la présidence, si la santé de Donald Trump devait se détériorer davantage.

    Dans le livre A Soldier of the Great War, l’auteur Mark Helprin raconte l’histoire d’un jeune soldat de la Première Guerre mondiale qui devient un héros à un moment-clé de l’histoire de l’Europe.

    Mike Pence, qui a déjà affirmé qu’A Soldier of the Great War était son roman favori, pourrait à sa façon devoir devenir un héros dans l’histoire surréelle d’octobre 2020 aux États-Unis.

    Le vice-président de 61 ans devrait assumer les fonctions de la présidence, si la maladie de Donald Trump venait à l’empêcher de gouverner. Le test de COVID-19 subi par Mike Pence s’est avéré négatif vendredi.

    « Trump est vivant et est toujours le porte-étendard, alors Mike Pence serait loyal s’il devait remplacer Trump pendant quelques semaines, ou quelques mois », explique en entrevue téléphonique Jaime A. Regalado, analyste politique et professeur émérite de sciences politiques à la California State University.

    Pratiquement tous les politiciens républicains ont peur de prendre des décisions qui iront à l’encontre de ce que Trump veut, dit-il.

    Avec Pence, on se retrouverait avec un adulte dans la pièce, si vous voulez, mais il devrait aussi faire attention de ne pas décevoir la base qui appuie Trump.

    Jaime A. Regalado, analyste politique

    Michael LaBossiere, auteur et spécialiste des théories du savoir à la Florida A&M University, note que le style de gouvernance risque de changer.

    « Pence ne déclenchera pas des tempêtes sur Twitter, sa rhétorique sera plus cohérente et moins extrême, dit-il. Pence semble aussi à l’aise de ne pas être tout le temps sous les projecteurs. En bref, les choses seront très calmes. »

    Mais les différences entre les politiques implantées par Pence seront « minimes », dit-il.

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  • L'ex-directrice d'une clinique d'avortement se confie

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    D'Antoine Pasquier sur le site de Famille Chrétienne :

    Les confidences de l’ex directrice d’une clinique d’avortement qui a inspiré le film Unplanned

    1/10/2020

    Le film Unplanned, diffusé en France à partir du 1er octobre, s’est inspiré de l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne directrice d’un planning familial au Texas devenue une farouche opposante à l’avortement. Depuis, 550 autres employés ont suivi son exemple. Entretien.

    Le film « Unplanned » sort en France cette semaine. Pourquoi avez-vous accepté de raconter votre vie dans un film ?

    Eh bien, ce n’était pas prévu ! J'ai été approchée par les réalisateurs après qu’ils aient lu mon livre intitulé, lui aussi, « Unplanned ». Ils voulaient en faire un film. J'ai accepté leur proposition après avoir beaucoup prié parce que je pense que ce film peut (et a déjà) apporté beaucoup de guérison et contribué à sauver de nombreuses vies.

    Quand avez-vous changé d'avis sur l'avortement ?

    Au moment précis où, lorsque je travaillais au Planning Familial, j'ai vu ce bébé bouger sur l'écran de l’échographie juste avant son avortement. J'ai alors réalisé que la vie humaine existe dans l'utérus et que l'avortement tue cette vie.

    Êtes-vous une autre personne depuis que vous avez changé de camp ?

    Je suis une autre personne grâce à Dieu. Cela a été un long cheminement avec Lui, et même si je n’ai pas perdu l’essentiel de ma personnalité lorsque je suis devenu pro-vie, j’ai changé d’une manière significative grâce à Lui.

    Qui vous a aidé à quitter le Planning Familial ?

    Les membres de la Coalition for Life au Texas ont été d'une aide considérable. C’est seulement quand j’ai quitté Planned Parenthood (le Planning familial américain, NDLR) que j'ai découvert que beaucoup de gens priaient pour mon départ. Leurs prières ont été exaucées.

    D'autres femmes ont-elles suivi votre exemple en abandonnant le Planning Familial après avoir découvert la vérité sur l'avortement ?

    Mon ministère au sein de ATTWN (And Then There Were None), un mouvement d’anciens salariés du Planned Parenthood, a aidé plus de 550 employés de cliniques d’avortement à quitter leur travail. Donc oui, beaucoup ont suivi mes traces !

    Qu'est-ce qui choque le plus les anciens employés dans les pratiques du Planning Familial ?

    Outre les terribles conséquences de l'avortement lui-même, les anciens employés du Planned Parenthood découvrent vraiment comment l'industrie de l'avortement traite les femmes, comment elles les poussent à avorter et leur disent qu'elles ont besoin de l'avortement pour réussir dans la vie. C'est un énorme mensonge. Et les nombreuses révélations des cliniques et des médecins de l'avortement eux-mêmes – comme l'utilisation de médicaments périmés, le manque de personnel médical approprié à la clinique ou le refus d'appeler des ambulances lorsque la vie d'une femme est en danger – démontrent à ces employés que l'industrie de l'avortement ne se soucie que de l'argent, et rien d’autre.

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