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Défense de la Vie

  • 21 mars : March for Life 2021

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    Peut être une image de enfant et texte qui dit ’21 mars maart March for Life 2021 INTERNATIONAL DOWN SYNDROME DAY’
    Chers amis défenseurs de la vie,

    Comme chaque année nous nous rassemblerons dans deux semaines afin de marcher pour la vie. Malheureusement la situation sanitaire actuelle ne nous permet pas de nous réunir devant le Palais de Justice cette année…

    MAIS ne pas pouvoir marcher ne veut pas dire ne pas pouvoir se mobiliser ! 

    C’est pourquoi, cette année nous vous donnons rendez-vous ce dimanche 21 mars 2021 pour une marche « virtuelle » sur nos réseaux (liens à venir).

    Le 21 mars étant la journée mondiale de la trisomie le thème cette année portera sur ce sujet.

    Nous aurons l’occasion d’entendre des témoignages touchants et de rencontrer de nouveaux intervenants touchés de près ou de loin par la Trisomie 21.

    Nous vous attendons donc très nombreux pour pouvoir une fois de plus célébrer et défendre la vie à travers cet évènement convivial.

    Une grande annonce sera également faite lors de notre « meeting ». Restez connectés !'
  • Nouvelle Orléans : "Les catholiques devraient chercher des alternatives éthiques au vaccin Johnson & Johnson"

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    De Christine Rousselle sur le National Catholic Register :

    L'archidiocèse de la Nouvelle-Orléans : Les catholiques devraient chercher des alternatives éthiques au vaccin Johnson & Johnson

    La décision de se faire vacciner contre la COVID-19 "reste une décision de conscience individuelle en concertation avec son prestataire de soins", a déclaré l'archevêché.

    2 mars 2021

    NOUVELLE-Orléans, La - L'archidiocèse de la Nouvelle-Orléans déclare que le vaccin COVID-19 de Johnson & Johnson, récemment approuvé, est "moralement compromis" et conseille aux catholiques d'utiliser des alternatives éthiques si elles sont disponibles.

    Le vaccin Janssen/Johnson & Johnson a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) américaine avec une autorisation d'utilisation d'urgence délivrée le 27 février.

    L'Institut Charlotte Lozier, un organisme pro-vie, avait déterminé que le vaccin utilisait des lignées cellulaires dérivées de l'avortement pour la conception et le développement, la production et les tests en laboratoire. Le 26 février, l'archidiocèse de la Nouvelle-Orléans a déclaré que le vaccin était "moralement compromis" en raison de son lien avec l'avortement.

    Cependant, les deux autres vaccins COVID-19 disponibles sont "moralement acceptables", a déclaré l'archidiocèse, tout en n'interdisant pas aux catholiques de recevoir le vaccin Johnson & Johnson si aucune autre alternative éthique n'est disponible.  

    La décision de recevoir un vaccin pour COVID-19 "reste une décision de conscience individuelle en consultation avec son fournisseur de soins de santé", a déclaré l'archevêché.

    "L'archidiocèse de la Nouvelle-Orléans, à la lumière des directives du Vatican, de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et du Centre national de bioéthique catholique affirment que, bien que certains tests de laboratoire aient utilisé la lignée cellulaire dérivée de l'avortement, les deux vaccins actuellement disponibles chez Pfizer et Moderna ne reposent pas sur des lignées cellulaires provenant d'avortements dans le processus de fabrication et peuvent donc être moralement acceptables pour les catholiques, car le lien avec l'avortement est extrêmement lointain", peut-on lire dans la déclaration de l'archidiocèse. 

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  • Belgique : les maisons de religieux exclues des priorités de vaccination contre la pandémie de coronavirus

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    Les Belges sont-ils tous égaux devant les normes sanitaires ministérielles et autres relatives à la pandémie de coronavirus ? Après le numerus clausus impraticable limitant à 15 le nombre de fidèles autorisés à prendre part ensemble à un acte du culte dans une église, quelle qu’en soit la dimension, les pouvoirs publics en Wallonie et à Bruxelles auraient, maintenant, exclu des priorités de vaccination les résidents des maisons de repos de congrégations catholiques constituées pour les religieuses et religieux âgés. Un article de Sarah Poucet publié par le site web « cathobel » ce 24 février 2021 :

    mains-agees-275x150.jpg« Les maisons de repos de congrégations catholiques, accueillant religieux et religieuses, ne sont pas comprises dans les premières phases des plans de vaccinations bruxellois et wallon, alors que les maisons de repos classiques le sont. Discrimination ? L’affaire sera bientôt discutée au Parlement wallon.

    La Maison Saint-Claude La Colombière, située à Bruxelles, accueille une quarantaine de jésuites âgés qui terminent leur vie dans une maison qu’ils partagent. Comme dans des maisons de repos ordinaires, les résidents bénéficient de soins infirmiers avec un personnel soignant, de cuisine et d’entretien. Pourtant, les résidents de cette maison ne sont pas encore vaccinés. Après s’être adressé à Iris Care, en charge de la vaccination à Bruxelles, les responsables de l’établissement ont reçu une réponse indiquant que le vaccin arriverait en février. Depuis, plus de nouvelles et aucun vaccin à l’horizon. Si la Colombière a décidé de ne pas s’inquiéter et d’attendre patiemment, ce n’est pas le cas de tous les lieux de séjour pour religieux et religieuses. En effet, ils sont tous écartés des premières phases des campagnes de vaccination (wallonne et bruxelloise) qui concernent les homes et les collectivités comme les maisons pour personnes handicapées.

    Le Coreb, la Conférence des Religieux et Religieuses en Belgique, a décidé de fédérer les inquiétudes des différentes congrégations. Elle a envoyé ce vendredi 19 février une lettre aux ministres de la santé, dont Franck Vandenbroucke (sp.a), demandant que ces 1750 religieux et religieuses tout comme le personnel soignant de ces établissements, soient reconnus comme personnes à risque. Elle demande de mettre fin à cette différence de traitement avec les homes traditionnels en procurant rapidement le vaccin aux médecins référents de chaque communauté.

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  • Témoignage : comment Marie s'est relevée d'un avortement

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    Du site de La Nef (mis en ligne le 18 février 2021):

    Avortement : comment je me suis relevée !

    J’ai fait tuer mon premier enfant. Voilà comment, quatorze années après cet avortement qui a bouleversé ma vie, je résume froidement la situation.

    Je m’appelle Marie, j’ai maintenant 34 ans et rares sont les jours qui passent sans que je ne revive cet horrible moment.

    J’avais vingt ans, j’étais étudiante et amoureuse de mon compagnon depuis 6 mois. Je suis tombée enceinte car ce désir était enfoui en moi. Mais je n’ai pas accepté la réalité. Sur mes carnets, j’écrivais : « il n’y a pas de vie en moi, seulement un amas de cellules. » Aujourd’hui, je ne comprends toujours pas comment j’ai pu penser et écrire une telle absurdité.

    Les formalités administratives se sont enchaînées très vite. À l’époque, quelques jours de réflexion m’ont été laissés, mais mon immaturité, mon ignorance des conséquences que cet avortement allait entraîner et le fait que je n’avais pas réussi à en parler à mes parents, n’ont fait que me précipiter vers cet acte irréversible.

    Toutes mes cellules se souviennent du comprimé à avaler avant l’opération. Mon corps n’oublie pas l’intrusion violente d’un outil, l’aspiration absurde de ce que j’avais de plus cher. Mon cœur s’est emballé si vite que j’ai poussé un cri strident : la peur de mourir me tenaillait. Mais ce n’est pas moi qui mourais.

    À la sortie de l’hôpital, des larmes coulèrent et un soulagement m’envahit. Je me disais que la tempête était passée. Mais c’était sans compter sur la mémoire de mon corps, et sur mon esprit qui chercherait le pardon, avec rage, pendant des années.

    Par la suite, cinq années s’écoulèrent dans l’insouciance de la jeunesse. Puis vient le jour où je tombais de nouveau enceinte, grossesse « socialement » désirée cette fois. J’avais 25 ans et j’étais toujours avec le même homme. La joie m’envahit quelques secondes puis elle laissa place à la peur. Une peur stressante, qui m’oppressait, serrait mon estomac. La nuit je cauchemardais en poursuivant quelqu’un avec un couteau que je finissais par tuer. Je me réveillai en sursaut, trempée de culpabilité. J’avais peur de cette vie qui grandissait en moi. Neuf semaines plus tard, emportée par une douloureuse couleur rouge, je perdais cette minuscule promesse : c’était comme si mon corps se souvenait. Mais de quoi ? Je ne comprenais pas. Pourquoi cette fausse couche ? Ma conscience fermait encore les yeux pour me préserver de la folie qui pourrait me submerger. Mais mon inconscient, lui, se souvenait.

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  • KTO La foi prise au mot : la souffrance

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    Cette année 2021, la journée des malades prend une singulière actualité. Avec la pandémie la maladie a fait irruption dans nos vies avec une cruelle acuité. N’est-ce pas le moment de prendre un peu de recul pour savoir ce que la Bible nous en dit et ce que l’Église nous invite à comprendre ? Comment trouver un sens à la maladie et la souffrance ? Comment celle-ci peut-elle nous amener à repenser notre rapport à Dieu et aux autres ? Ces questions rejoignent la problématique du mal : pourquoi est-il permis par Dieu et comment apprendre à la dépasser ?

    Xerri 41etkuKsfIL._SX323_BO1,204,203,200_.jpgDans cet épisode de La Foi prise au mot Régis Burnet reçoit la théologienne Marie-Dominique Trébuchet et le psychanalyste et essayiste Jean-Guilhem Xerri (NdB : auteur, entre autres de « Prenez soin de votre âme », petit traité d’écologie intérieure, publié aux éditions du Cerf en 2018 et prix de l’humanisme chrétien en 2014 pour son essai « A quoi sert un chrétien »)

    JPSC

  • L’embryon humain victime d’une double négation : celle de son individualité et celle de sa personnalité

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    De Victoire De Jaeghere sur le site de la Nef :

    La face cachée de l’embryon

    L’embryon humain est victime de trois révolutions successives, avortement, PMA/GPA et recherche, qui nient son individualité et sa personnalité contre toute évidence. Explications.

    Lors de la constitution de l’Académie pontificale pour la Vie en 1994, le généticien et médecin Jérôme Lejeune rédigea une déclaration qui devint le serment des Serviteurs de la vie. Celle-ci s’ouvre sur cet engagement solennel : « Devant Dieu et devant les hommes nous attestons que tout être humain est pour nous une personne. » Cette déclaration frappe à plus d’un titre. Pourquoi prendre la peine d’affirmer ce qui semble une tautologie : qu’un être humain soit une personne ? Pourquoi ajouter ce « pour nous » qui semble affubler de subjectivité ce qui devrait être un constat universel ? Le fait est que la loi Veil avait depuis près de vingt ans porté un coup fatal à cette reconnaissance de la personnalité embryonnaire. Pour justifier que la valeur de sa vie ne soit pas inconditionnelle, l’avortement devait nécessairement s’accompagner d’une rétrogradation de la dignité de l’embryon. Il ne pouvait plus être une personne. Il deviendrait un amas de cellules.

    C’est ainsi qu’à partir de 1975, l’embryon va connaître trois révolutions successives qui tenteront chacune de le rebaptiser à l’eau de leurs besoins : l’avortement, la PMA et la recherche sur l’embryon. Par l’avortement, l’enfant non désiré est supprimé : il n’est qu’un amas de cellules gênant. Dans la PMA, il est un « projet parental », un être désiré pour la vie duquel on conçoit, trie, détruit ou congèle en laboratoire une dizaine d’embryons surnuméraires. Par la recherche, on couche sur une table de laboratoire l’embryon d’une semaine que l’on transperce pour lui prendre son cœur, le bouton embryonnaire ou que l’on détruit pour l’étudier : il est ici un simple matériau de laboratoire, le cobaye fascinant de nos expériences.

    Dans chacun de ces trois gestes, l’embryon est victime d’une double négation : la négation de son individualité et celle de sa personnalité. Pour ôter à l’embryon sa dignité humaine, il a fallu dans un premier temps lui nier l’existence d’individu humain pour pouvoir supprimer l’obligation inconditionnelle du respect dû à la personne.

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  • Caroline du Sud : interdiction de l’avortement si l’échographie détecte un battement de cœur du fœtus

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    En Caroline du Sud, l’avortement impossible si le cœur du fœtus bat

    19 février 2021

    Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Etat de Caroline du Sud, Henry McMaster, a signé jeudi un projet de loi interdisant l’avortement si l’échographie détecte un battement de cœur du fœtus. L’Assemblée générale de Caroline du Sud avait adopté le projet de loi mercredi : 79 voix pour et 35 contre.

    La loi de Caroline du Sud dispose qu’un médecin doit faire une échographie à une personne qui demande à avorter pour déterminer le cœur du fœtus bat. Si oui, le médecin ne peut pas pratiquer l’avortement sauf urgence médicale, viol, inceste ou anomalie du fœtus. Les prestataires d’avortements qui pratiquent l’intervention en dehors de ces conditions pourraient se voir infliger des amendes et des peines d’emprisonnement.

    Le Planned Parenthood et le Center for Reproductive Rights ont demandé à un juge fédéral de bloquer la loi. Le gouverneur, quant à lui, a salué l’interdiction comme une priorité longtemps attendue par l’État.

    Source : CNN, Amanda Watts et Carolone Kelly (18/02/2021) –

  • Le film "Bella" : un autre regard sur le choix

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    De gènéthique magazine :

    [Film] Bella : un autre regard sur le choix

    12 février 2021

    A New-York, José, devenu cuisinier, était un joueur de football prometteur ; Nina est serveuse dans le restaurant du frère de José. Enceinte, elle est renvoyée pour un retard de trop. José, que les épreuves de la vie ont buriné, sans préméditation, lâche tout pour l’accompagner au long d’une journée pas ordinaire. Pour ces deux êtres blessés, affrontés à leurs responsabilités, c’est le début d’un itinéraire qui les conduira au-delà des vestiges du passé.

    Avec une infinie délicatesse, Bella aborde le thème de la grossesse non désirée. Quand tout raisonnement semble affirmer que l’enfant n’est pas le bienvenu, quel choix réel reste-t-il à la femme ? Bella est un film sur la culpabilité, la responsabilité et la résilience, qui laisse entrevoir d’autres chemins possibles.

    Le film d’Alejandro Monteverde distribué par Saje Distribution sortira en e-cinema le 9 février. Les inscriptions sont possibles jusqu’au 28 février à partir de ce lien.

    Affiche film

  • Jérôme Lejeune "vénérable" : portrait d'un chrétien fervent et d'un généticien brillant

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    Des propos recueillis par Aymeric Pourbaix, sur le site de France Catholique :

    JÉRÔME LEJEUNE DÉCLARÉ VÉNÉRABLE

    La vie seule peut gagner

    © Fondation Lejeune

    Alors que le pape François a déclaré « vénérable » le professeur Jérôme Lejeune le 21 janvier, nous republions un entretien avec Aude Dugast, postulatrice de la cause du professeur Lejeune et auteur de Jérôme Lejeune. La liberté du savant, Artège. Fervent chrétien, le généticien à l’origine de la découverte de la trisomie 21 n’a jamais séparé sa foi de ses recherches.

    Vous êtes postulatrice de la cause de béatification de Jérôme Lejeune à Rome, et vous avez eu accès à des documents inédits. Qu’avez-vous découvert ?

    Aude Dugast : Lors de la phase d’instruction du dossier à Paris, nous avons dû réunir les documents et témoignages permettant de juger de l’héroïcité des vertus du «  candidat  » à la sainteté. Pour Jérôme Lejeune, homme public de réputation mondiale, cela signifie des dizaines de milliers de documents : les lettres qu’il a échangées avec Birthe, son épouse – ils s’écrivaient chaque jour quand ils étaient éloignés l’un de l’autre –, les courriers scientifiques avec des chercheurs du monde entier, les lettres amicales avec les familles de patients, la correspondance avec les serviteurs de la Vie de très nombreux pays, les lettres avec le Vatican, dont certaines de Jean-Paul II ou du cardinal Ratzinger. À cela il faut ajouter son Journal intime et les 500 articles qu’il a publiés, et enfin ses conférences. Tous ces documents ont été précieusement gardés par Madame Lejeune et présentent une source d’information considérable.

    Personne jusqu’à ce jour n’avait pu se plonger dans tous ces documents. Le procès de canonisation nous en a donné l’opportunité. L’immense majorité des documents qui m’ont servi pour écrire cette biographie sont donc inédits, je crois même pouvoir préciser qu’ils n’avaient été lus par personne depuis la mort de Jérôme Lejeune. Madame Lejeune, dans la postface, raconte qu’elle-même a découvert des événements et des lettres et redécouvert beaucoup de vieux souvenirs. Qu’ai-je découvert ? Une vie lumineuse qui se déploie dans le champ de la science et de la foi. L’épanouissement de la vie d’un saint. Une vie qui ressemble à un roman, mais qui est vraie, pleine de suspens : on voit que Jérôme, à travers sa vie d’époux, de père, de médecin, et de grand témoin de la beauté de la vie, n’est pas né saint mais qu’il l’est devenu. Cela montre que la sainteté est à notre portée.

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  • Quand l'archevêque de Chicago s'en prend au Président de la Conférence épiscopale américaine

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    D'Aline Lizotte sur Smart Reading Press :

    DU JAMAIS VU : L’ARCHEVÊQUE DE CHICAGO UTILISE TWITTER CONTRE LE PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE AMÉRICAINE

    À l’occasion de l’investiture du nouveau Président américain, une vive tension s’est produite au sein de la Conférence épiscopale américaine, Mgr Cupich utilisant Twitter pour marquer sa différence par rapport à son président, Mgr Gomez, au sujet de la politique annoncée par le catholique Joe Biden sur l’avortement. Des tweets très peu likés par ses confrères… N’ayant réussi à rallier à lui que la presse progressiste, Mgr Cupich devra très probablement envisager son avenir sous d’autres cieux !

    Le 20 janvier dernier, Joe Biden étendit sa main sur une vieille Bible appartenant à sa famille depuis 1893 et prononça ce serment : «Joseph Robinette Biden, Jr., do solemnly swear that I will faithfully execute the office of President of the United States, and will to the best of my ability, preserve, protect and defend the Constitution of the United States. So help me God1».

    Lors de son investiture, l’allocution prononcée par le Président Biden mit un fort accent sur la nécessité de l’unité de la nation, axée fondamentalement sur la démocratie : le peuple a parlé, la volonté du peuple a été entendue, et nous avons le devoir de préserver cette unité sacrée. Car il y a urgence de combattre le péril de la désunion. Il y a beaucoup à réparer, beaucoup à restaurer, beaucoup à guérir, beaucoup à construire, beaucoup à gagner. Peu de périodes dans notre histoire ont fait face à une tel défi, à des difficultés aussi grandes que celles par rapport auxquelles nous devons agir. Nous faisons face à l’injustice raciale, à la survie de la planète, à l’extrémisme politique représenté par la domination de la race blanche, au terrorisme domestique, à la perte de la responsabilité de la dignité humaine. Pour sauvegarder la démocratie il faut l’unité, l’unité, l’unité.

    Ce discours très polémique et axé sur la critique politique de son prédécesseur – qui n’assistait pas à l’investiture – était une tentative de la part du nouveau président pour montrer sa capacité à neutraliser les forces politiques de son adversaire, alors qu’il sait que beaucoup d’électeurs amers quant à la défaite de Trump sont loin de vouloir adhérer à un Président à qui le vote populaire n’est pas très majoritairement acquis.

    LA DÉCLARATION DES ÉVÊQUES AMÉRICAINS

    Cependant, dans l’après-midi de ce même jour, un autre son de cloche ou de «tocsin» parvenait aux oreilles du Président : la déclaration des évêques américains envoyée par le président de la Conférence épiscopale, Mgr José Gomez, archevêque de Los Angeles. Cette déclaration, si elle comporte une partie diplomatique (félicitations pour le nouveau président à l’occasion de sa victoire électorale et assurance des prières de toute l’Église pour que son mandat produise de bons fruits) n’en contenait pas moins un énoncé des conditions dans lesquelles l’épiscopat collaborerait à son action politique.

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  • IVG : ce n‘est plus tuer mais refuser de le faire qui est devenu criminel

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org ; cela concerne la loi Veil en France mais la transposition à notre dispositif législatif est chose aisée :

    « La loi Veil a inventé le mensonge qui transforme la mort en soin »

    4 février 2021

    « La loi Veil a inventé le mensonge qui transforme la mort en soin. » Dans un éditorial pour le journal Valeurs actuelles, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune dénonce l’inversion de valeurs que l’on observe en matière d’avortement. « Ce n‘est plus tuer mais refuser de le faire qui est criminel. »

    Revenant sur toutes les évolutions législatives en cours : « légalisation des IVG instrumentales pour les sages-femmes ; bénéfice du tiers payant pour l’IVG et les frais afférents déjà remboursés à 100% (contrairement à l’accouchement) ; allongement du délai de l’IVG de douze à quatorze semaines, ce délai l’ayant déjà été de dix à douze semaines en 2000 ; suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG ; suppression du délai de réflexion de deux jours, le délai de sept jours ayant déjà été réduit en 2016 ; extension de l’interdiction du refus de soins pour discrimination à la contraception d’urgence, potentiellement abortive ; suppression du délai de réflexion d’au moins une semaine avant l’interruption médicale de grossesse ; création d’un nouveau type d’avortement, dit interruption volontaire partielle d’une grossesse multiple ; suppression de l’autorisation parentale pour l’IMG d’une mineure, comme pour l’IVG ; extension à la détresse psychosociale de l’avortement jusqu’à neuf mois, que la loi Veil autorise déjà pour les enfants handicapés », Jean-Marie Le Méné pointe la pression à laquelle est soumis le législateur. Faute de les ratifier, il est accusé de mettre un frein à l’avancée des droits des femmes (cf. L’IVG, un droit ?). Mais « le caractère oppressif » de cette « liberté » pourrait bien finir par être dénoncé.

    Source : Valeurs actuelles, Jean-Marie Le Méné (04/02/2021)

  • L'avortement eugénique bientôt interdit en Hongrie ?

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    De Nicolas Bauer sur le site de l'European Center for Law & Justice :

    Vers une interdiction de l’avortement eugénique en Hongrie ?

    3 février 2020

    La Cour constitutionnelle de Hongrie a autorisé l’ECLJ à intervenir en tant qu’amicus curiae dans une affaire pendante relative à l’avortement eugénique, que nous avions déjà évoquée dans un article. Dans cette affaire (N° III/01838/2020), les parents d’un enfant handicapé poursuivent un hôpital pour obtenir des dommages et intérêts en compensation de la « naissance préjudiciable » de leur enfant, qui souffrait de troubles congénitaux. Autrement dit, ils auraient voulu que la maladie de leur enfant soit diagnostiquée pendant la grossesse, afin de pouvoir l’avorter plutôt que de le soigner et de s’en occuper.

    Un tel avortement eugénique est légal en Hongrie jusqu’à la 20e semaine de grossesse (ou la 24e en cas de procédure de diagnostic prolongée) s’il y a au moins 50 % de risques que l’enfant présente une ou plusieurs malformations fœtales. L’avortement sur demande de tous les enfants est légal jusqu’à la 12e semaine de grossesse. Les enfants potentiellement malades ou handicapés font donc l’objet d’un traitement d’exception, visant à les éliminer avant la naissance. C’est la loi hongroise LXXIX de 1992 « sur la protection de la vie fœtale » qui prévoit cet avortement eugénique jusqu’à 20 ou 24 semaines de grossesse.

    L’avortement eugénique bientôt reconnu comme inconstitutionnel ?

    Le préjudice dont s’estiment victimes les demandeurs est la naissance de leur enfant, qui a échappé à l’eugénisme. La Cour régionale de Budapest a considéré que pour trancher cette affaire, elle ne pouvait pas appliquer la loi LXXIX, en raison de son inconstitutionnalité. En effet, d’après l’article 2 de la Constitution hongroise de 2011 : « La dignité humaine est inviolable. Chacun a droit à la vie et à la dignité humaine ; la vie de l'embryon et du fœtus est protégée dès le moment de la conception ». L’action en responsabilité civile des parents est donc devenue une question constitutionnelle, que la Cour constitutionnelle examine cette semaine.

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