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  • Abus sexuels : les présidents des conférences épiscopales du monde convoqués à Rome au mois de février 2019

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Abus sexuels : le pape François convoque les présidents des conférences épiscopales du monde en février 2019

    12/09/2018

    Le pape va "convoquer" du 21 au 24 février 2019 tous les présidents des conférences épiscopales du monde entier sur le thème de la "protection des mineurs", a annoncé un communiqué du Conseil des cardinaux (C9) le 12 septembre 2018.

    Durant sa 26e session de travail, du 10 au 12 septembre, le C9 a "amplement réfléchi" avec le Souverain pontife sur les questions liées aux abus sexuels. "Ayant entendu" le C9, le chef de l’Eglise catholique a ainsi décidé de réunir au Vatican l’ensemble des présidents des conférences épiscopales du monde entier. Les conférences épiscopales sont généralement organisées au niveau national, mais des conférences régionales existent aussi.

    Cette convocation est inédite : l’ensemble des présidents des conférences épiscopales sont habituellement réunis lors des assemblées générales extraordinaires du synode. Depuis le concile Vatican II, seules trois de ces assemblées ont eu lieu : en 1969, 1985 et 2014. Lors de cette réunion de février 2019, il ne devrait toutefois pas s’agir d’une telle assemblée générale extraordinaire, car celle-ci comporte aussi d’autres membres comme les patriarches et archevêques majeurs.

    Après la révélation des nouveaux scandales tant sur des abus sexuels commis par des membres du clergé que par leur gestion par les évêques, plusieurs voix avaient déjà appelé à une réunion exceptionnelle sur le sujet. Début septembre, le cardinal Charles Chaput, archevêque de Philadelphie (Etats-Unis), avait ainsi annoncé avoir écrit au pape pour lui demander d’annuler le synode sur les jeunes et de préparer à la place un synode "sur la vie des évêques".

    Un peu plus tôt, le 22 août, Mgr Philip Ega, évêque de Portsmouth (Royaume-Uni), avait adressé une lettre ouverte au successeur de Pierre lui demandant lui de convoquer un "synode extraordinaire sur la vie et le ministère du clergé". Selon lui, les abus sexuels sont un "phénomène mondial au sein de l’Eglise" qui doit donc trouver une réponse.

    Le 13 septembre, le pape François doit déjà aborder la problématique des abus sexuels avec la direction de la Conférence des évêques américains. Le cardinal Sean O’Malley, président de la Commission pontifical pour la protection des mineurs, sera aussi présent lors de cette rencontre.

  • Le successeur de Mgr McCarrick, Mgr Wuerl va rencontrer le pape en vue de sa renonciation

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    D'Andrea Tornielli sur Vatican Insider (notre traduction) :

    Le cardinal Wuerl écrit aux prêtres: je vais chez le pape pour discuter de ma renonciation

    Le cardinal archevêque de Washington, 77 ans, est au centre de la controverse après la publication du rapport sur les abus en Pennsylvanie et le dossier Viganò

    Publié le 12/09/2018

    Lors de sa rencontre avec le pape François ces derniers jours, il avait été invité à discuter franchement de la situation avec ses prêtres. Maintenant, le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington (78 ans en novembre prochain), a de nouveau écrit aux prêtres de son diocèse le mardi 11 septembre, pour leur annoncer qu'il a l'intention de se rendre de nouveau à Rome dans un proche avenir pour discuter avec le pontife de l'acceptation de son renoncement.

    Wuerl, archevêque de Washington nommé par Benoît XVI en 2006, après l'acceptation de la démission du cardinal Theodore McCarrick - harceleur de séminaristes aujourd'hui lourdement sanctionné par le pape François à la suite d'une plainte fondée pour un abus sur un mineur survenu à New York au début des années soixante-dix - avait déjà présenté sa démission en novembre 2015, à 75 ans.

    Le rapport du Grand Jury de Pennsylvanie, publié à la mi-août, l'a appelé à la cause pour ne pas avoir agi adéquatement à l'encontre de certains prêtres pédophiles dans les années où il était évêque de Pittsburgh, bien qu'il soit reconnu qu'il l'avait bien fait dans d'autres cas. Le rapport expose les faits concernant 301 prêtres abuseurs et au moins un millier de victimes, les crimes ayant eu lieu sur une période de soixante-dix ans dans les diocèses de l'État nord-américain. Après sa publication, il s'est développé non seulement dans l'opinion publique, mais aussi parmi le clergé du diocèse de Washington, une longue vague l'incitant à renoncer. Wuerl figure parmi ceux qui sont également ciblés par le dossier signé par Carlo Maria Viganò, un document écrit dans lequel l'ancien nonce demande la démission du pape François. Selon Viganò, Wuerl n'a pas agi comme il aurait dû envers son prédécesseur McCarrick.

    Ces derniers jours, Wuerl a été reçu confidentiellement par le pape et l’audience n’a pas été mentionnée parmi celles qui ont été publiées. Le résultat de la rencontre a été d'inviter à un discernement commun avec le clergé diocésain. De retour à Washington, Wuerl a rencontré une centaine de prêtres, dont certains ont fait des interventions très critiques.

    De l'audience privée qui ne figure pas à l'ordre du jour officiel du pape publié par le bureau de presse du Vatican, le cardinal a donné des nouvelles lors de la rencontre avec les prêtres durant laquelle il a confié avoir demandé des conseils au pape au sujet de son avenir.

    Hier, dans une nouvelle lettre au clergé, le cardinal américain annonce un nouveau voyage à Rome pour discuter avec le pape de sa renonciation imminente. « Lundi 3 septembre, avant notre rendez-vous annuel pour la fête du Travail, nous avons eu l'occasion de prier ensemble et, comme demandé par notre Saint-Père François, de discerner ce que serait pour moi la meilleure décision à prendre alors que nous faisions face à de nouvelles révélations sur l’ampleur de l’horreur des exactions commises par des clercs sur des mineurs et des défaillances des évêques dans leur surveillance ».

    « Le problème - continue Wuerl - est de savoir comment ouvrir efficacement un chemin vers un nouveau stade de guérison pour les survivants qui ont tant souffert, et pour les fidèles qui nous sont confiés et qui ont également été blessés par la honte de ces actions terribles, et qui ont des doutes quant à la capacité de leur évêque à gérer correctement la situation ".

    «Il est clair que ma décision - dès maintenant plutôt que plus tard - est un aspect essentiel pour cette Église diocésaine que nous aimons tous pour aller de l'avant. En tant que fruit de notre discernement, j'ai l'intention d'aller bientôt à Rome pour rencontrer notre Saint-Père à propos de la renonciation que j'ai présentée il y a près de trois ans, le 12 novembre 2015 ».

  • Scandales sexuels : les cardinaux DiNardo et O'Malley seront reçus par le pape jeudi (13 septembre)

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    D'Anita Bourdin sur le site zenit.org, cette information qui devrait apaiser les inquiétudes de Mario Tosatti dont nous avons reproduit l'analyse hier (11 septembre) :

    Etats-Unis : le pape François reçoit les card. DiNardo et O’Malley jeudi prochain

    Mobilisation pour la protection des mineurs

    Le pape François recevra au Vatican les cardinaux DiNardo et O’Malley jeudi 13 septembre 2018, annonce le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège Greg Burke, dans un communiqué en italien publié ce 11 septembre vers 19h45.

    Une rencontre qui s’inscrit dans la mobilisation pour la protection des mineurs telle que réaffirmée cette semaine encore par la Commission pontificale et par le cardinal O’Malley. Il est vraisemblable qu’il y sera également question des accusations lancées le 25 août dernier par l’ancien nonce à Washington, Mgr Carlo Maria Vigano.

    « En réponse aux questions des journalistes sur la rencontre du Saint-Père François avec la présidence de la Conférence épiscopale des États-Unis, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Greg Burke, confirme que: « Jeudi 13 septembre 2018, le Saint-Père recevra dans le palais apostolique Son Éminence le Cardinal Daniel DiNardo, Archevêque de Galveston-Houston, Président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis d’Amérique, accompagné de son Éminence le Cardinal Seán Patrick O’Malley, Archevêque de Boston, président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs. Seront avec eux Mgr José Horacio Gómez, archevêque de Los Angeles, vice-président de la même conférence épiscopale; et Mgr Brian Bransfield, secrétaire général. L’audience aura lieu à midi ». »

    Lire également : http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/le-pape-en-mode-demineur-recoit-la-conference-episcopale-americaine-5b99d281cd704df8b497a599

  • Theodoor Van Loon : un peintre catholique de la Contre-Réforme aux cimaises de BOZAR

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    9789462302389.jpgDu site "catho-bruxelles.be" :

    THÉODOOR VAN LOON, PEINTRE CATHOLIQUE BAROQUE | EXPO ET CONCERTS | BOZAR

     

     

     

     

     

    Du 10 octobre au 13 janvier prochain, BOZAR proposera une nouvelle exposition sur Theodoor van Loon (XVI-XVIIe siècle), peintre trop peu connu, souvent comparé à Rubens. Cet artiste venu des Pays-Bas méridionaux, a été très actif en Belgique, où il notamment peint des fresques pour la basilique Notre-Dame de Scherpenheuvel-Montaigu.

    Adepte du peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio dit « Le Caravage », il voyagera plusieurs fois au cours de sa vie entre Bruxelles et Rome. Il y adoptera un style de peinture baroque en y représentant des scènes religieuses dans un ton classique.

    Afin que le public puisse apprécier au mieux l’art de Van Loon, plusieurs peintures ont fait l’objet d’une restauration approfondie. Grâce à l’intermédiaire de la Fondation Roi Baudouin, le Fonds Baillet Latour a généreusement financé le traitement de cinq toiles de Van Loon, traitement confié à l’Institut royal du patrimoine artistique (IRPA). Ces tableaux comptent parmi les œuvres majeures du patrimoine artistique bruxellois : quatre toiles proviennent de l’église Saint-Jean-Baptiste-au-Béguinage (endommagée par un incendie en 2000) tandis que la cinquième appartient au couvent des Carmélites de Bruxelles. Quatre conservateurs-restaurateurs ont travaillé pendant environ deux ans à leur restauration.

    En lien avec l’exposition, sont également prévus une série de concerts classiques : à l’église St-Jean-Baptiste au Béguinage de Bruxelles le 16 octobre, et à Notre-Dame de Scherpenheuvel les 16 et 17 novembre prochains.

    En apprendre davantage


    Date / Heure
    Date(s) - 10 octobre 2018 - 13 janvier 2019
    Toute la journée

    Lieu
    Palais des Beaux-Arts (BOZAR)
    Rue Ravenstein, 23
    1000 Bruxelles

  • Des scandales sexuels "utiles" et d'autres qui ne le sont pas...

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    De Laurent Dandrieu sur le site de "Valeurs actuelles" :

    Pour les médias hostiles à l’Église, il y a les scandales sexuels “utiles” et les autres 

    Analyse. Les accusations portées par Mgr Viganò contre le pape n’intéressent guère les grands médias. Qui révèlent que leur intérêt pour les abus sexuels dans l’Eglise est à géométrie variable. 

    « Le pape François est-il homophobe ? » À l’heure où le monde catholique ne bruisse que des accusations portées par un ancien nonce à Washington, Mgr Viganò, contre le pape François, qu’il accuse de complaisance vis-à-vis de certains prédateurs sexuels, mais aussi vis-à-vis des « réseaux homosexuels » qui ont selon lui infiltré l’Eglise, le titre de la page de tribunes publiée par le journal le Monde dans son édition du 11 septembre apparaît pour le moins surréaliste.

    À l’heure où ce qu’on n’appelle plus que l’affaire Viganò a déclenché ce que les observateurs n’hésitent pas à qualifier de « guerre civile dans l’Église »,notamment aux États-Unis, cœur de l’actuel cyclone, où les évêques se déchirent sur la crédibilité des accusations portées contre le pape, la discrétion de la plupart des grands médias sur l’affaire est plus que frappante. Alors que, en temps normal, toute accusation de complaisance de l’Église vis-à-vis des prédateurs sexuels qui défigurent son visage fait les gros titres des médias, ici ils ont préféré s’interroger à longueur de colonne sur la dimension « homophobe », donc, du recours à la psychiatrie suggéré par le pape, dans l’avion qui le ramenait de Dublin le 26 août, aux parents dont de jeunes enfants se découvriraient des tendances homosexuelles. Au point que certains observateurs se demandent si cette « gaffe » du pape François (qui a fait depuis retirer le terme de « psychiatrie » des versions de l’entretien publiées sur le site internet du Vatican) n’était pas en réalité intentionnelle, certain qu’il aurait été que cette sortie provocatrice aurait détourné les médias d’une affaire autrement importante : la réalité des accusations portées par Mgr Viganò.

    Dans un article publié sur le site de l’hebdomadaire Newsweek, le journaliste vedette américain Ben Shapiro s’étonne de ce manque de curiosité médiatique – à laquelle, en France, il n’y a guère que le Figaro pour faire exception, l'hebdomadaire La Vie y consacrant pour sa part son dernier dossier de couverture, mais sans enquêter sur la réalité des accusations, se contentant de déplorer la déstabilisation dont est victime François. L’explication de Ben Shapiro a le mérite de la simplicité, et donc de la clarté : « La honteuse tentative des médias de disculper François à cause de leur amour pour sa politique ne fait que souligner la malignité des motivations de bien des journalistes : ils étaient heureux de pouvoir révéler des comportements scandaleux dans l’Eglise catholique quand le pape était un conservateur ; et ils sont heureux de participer au camouflage de ces comportements quand le pape est un libéral » [« libéral » au sens américain, qui correspond à notre « progressiste », NDLR].

    « Les membres des médias croient que la doctrine traditionnelle de l'Eglise doit être éliminée à n’importe quel prix, même au prix de l’abus sexuel sur des mineurs »

    Et Ben Shapiro de poursuivre : « Si les membres des médias défendent avec constance un pontificat accusé de couvrir des abus sexuels, ce n’est pas par bienveillance à l’égard de l’Eglise, mais bien parce qu’ils croient que la doctrine traditionnelle doit être éliminée à n’importe quel prix, même au prix de l’abus sexuel sur des mineurs. »

    En d’autres termes, la lutte contre les abus sexuels dans l’Église n’intéresserait pas en soi les grands médias, qui n’y verraient éventuellement qu’une arme commode dans leur lutte contre une Eglise perçue comme le dernier verrou résistant encore un tant soit peu à toutes les « libérations » progressistes de la modernité. Dans cette optique, il y aurait des scandales sexuels « utiles », dignes d’une utilisation médiatique massive, car ils permettraient d’affaiblir les éléments conservateurs de l’Église, et de faire pression sur elle pour qu’elle change son regard sur le célibat des prêtres ou l’homosexualité, par exemple. Et puis il y aurait les scandales sexuels « inutiles » ou néfastes, ceux qui au contraire, s’ils étaient mis en avant, menaceraient de fragiliser un pontificat vu par la bien-pensance médiatique comme un pontificat “d’ouverture” : ne parlons donc pas des accusations de complaisance vis-à-vis des prédateurs sexuels portées contre le pape François, car ce serait mettre en danger sa politique d’ouverture de la doctrine catholique sur le mariage, son action en faveur des migrants, ou les efforts de son entourage pour imposer un regard plus bienveillant sur l’homosexualité…

    La vérité ne compte pas 

    Mais, me direz-vous, quid de l’acharnement médiatique contre le cardinal Barbarin, accusé de choses bien moins graves que celles qui visent le pape François ? Mgr Barbarin ne se réclame-t-il pas, pourtant, d’une grande proximité avec François ? Certes, mais c’est aussi, du point de vue des médias dominants, un « conservateur » qui s’est distingué par une opposition sans ménagement au « mariage pour tous » ; ce que certains, sans d’ailleurs trop s’en cacher, sont bien décidés à lui faire payer.

    Et les victimes, dans tout cela, souvent détruites à vie par les abus d’un prêtre en qui elles avaient placé leur confiance spirituelle ? Un coup les grands médias les prennent en pitié, un coup ils les oublient. Car, vous l’aurez compris, pour la bien-pensance dominante, l’important n’est pas là, et la vérité ne compte pas non plus : la seule chose importante est que l’Eglise se conforme au monde de telle sorte qu’elle ne puisse plus jouer son rôle de trouble-fête de la modernité festiviste. Cela vaut bien, sans doute, que quelques scandales sexuels soient gardés sous le boisseau…