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  • Contempler la Nativité selon saint Ignace

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    Contemplation de la Nativité selon saint Ignace (source)

    A l’aide d’un tableau de Domenico Ghirlandaio, découvrez la manière dont saint Ignace de Loyola invite à contempler le mystère de la Nativité dans les Exercices Spirituels (n° 111-117).

    Voici comment Ignace de Loyola propose de contempler la nativité dans le livret des “Exercices spirituels”, après la prière préparatoire habituelle.

    Le premier préambule est l’histoire. Ce sera, ici, comment partirent de Nazareth : Notre Dame enceinte de presque neuf mois, assise sur une ânesse comme on peut pieusement le méditer, Joseph, ainsi qu’une servante emmenant un bœuf, pour aller à Bethléem payer le tribut que César imposa à toutes ces régions.

    Le deuxième. Une composition, en se représentant le lieu. Ce sera, ici, voir avec la vue de l’imagination le chemin de Nazareth à Bethléem, en considérant sa longueur, sa largeur, s’il est plat, s’il passe par des vallées ou s’il monte. De même, regarder le lieu ou la grotte de la Nativité, si elle est grande ou petite, basse ou haute, et comment elle était arrangée.

    Nativité de Domenico Ghirlandaio (1449 – 1494) – Cliquez sur l’image pour la voir en grand format dans une nouvelle fenêtre

    Le troisième sera le même et il aura la même forme que dans la contemplation précédente. [C’est-à-dire : Demander ce que je veux : ce sera, ici, demander une connaissance intérieure du Seigneur qui pour moi s’est fait homme, afin que je l’aime et le suive davantage.]

    Le premier point. Voir les personnes : voir Notre Dame, Joseph, la servante, et l’enfant Jésus après qu’il est né, me faisant, moi, comme un petit pauvre et un petit esclave indigne qui les regarde, les contemple et les sert dans leurs besoins, comme si je me trouvais présent, avec tout le respect et la révérence possibles. Et réfléchir ensuite en moi-même afin de tirer quelque profit.

    Le deuxième. Observer ce qu’ils disent, y être attentif et le contempler, et, réfléchissant en moi-même, tirer quelque profit.

    Le troisième. Observer et considérer ce qu’ils font : voyager et peiner pour que le Seigneur vienne à naître dans la plus grande pauvreté et qu’au terme de tant de peines, après la faim, la soif, la chaleur et le froid, les outrages et les affronts, il meure en croix ; et tout cela pour moi. Puis, réfléchissant, tirer quelque profit spirituel.

    Terminer avec un colloque, comme dans la contemplation précédente [C’est-à-dire : A la fin, faire un colloque en pensant à ce que je dois dire aux trois Personnes divines, ou au Verbe éternel incarné, ou à la Mère et Notre Dame, faisant des demandes selon ce qu’on sentira en soi, fin de suivre et d’imiter davantage notre Seigneur, ainsi tout nouvellement incarné.], et dire un Notre Père.

  • En Chine, "Noël est interdit, c'est une fête occidentale"

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    De Liang Jianguo sur Bitter Winter :

    Chine : "Noël est interdit, c'est une fête occidentale"

    24/12/202

    Bitter Winter publie un document secret ayant fait l'objet d'une fuite depuis le Guangxi, qui affirme explicitement que les ordres viennent directement du Comité central. 

    The leaked document on Christmas celebrations from Guangxi.

    Le document fuité sur les célébrations de Noël de Guangxi.

    Dans plusieurs régions de Chine, des limitations et des interdictions sont introduites pour la célébration de Noël, y compris dans les lieux de culte de Three-Self Church contrôlée par le gouvernement, soit sous le prétexte du COVID-19, soit en appliquant les directives sur la "sinisation" du christianisme, qui interdisent les célébrations "occidentales".

    Les documents en question ne sont pas publiés sur Internet, et les églises sont priées de les garder strictement confidentiels, car le PCC ne veut pas qu'ils soient publiés en Occident. Au contraire, quelques célébrations "cosmétiques" de Noël dans des églises contrôlées par le gouvernement sont photographiées et diffusées pour affirmer faussement qu'il n'existe aucune interdiction de Noël.

    Cependant, Bitter Winter a reçu par une source confidentielle un document du département de l'éducation du comté de Rong'an, qui est sous l'administration de la ville de Liuzhou, dans la région autonome du Guangxi Zhuang. Des documents similaires nous ont été signalés comme ayant été émis dans différentes provinces et régions, mais nous n'en avons pas de copie que nous puissions publier.

    Le document de Rong'an demande aux écoles primaires et aux jardins d'enfants de s'assurer que les élèves et les enseignants ne célèbrent pas Noël.

    Il s'agit d'un document similaire à de nombreux autres dans toute la Chine, comme le confirme le fait qu'il mentionne des "directives du gouvernement supérieur" et une "règle du Comité central du PCC". La source confidentielle, liée au gouvernement du comté, qui nous a transmis le document, a confirmé qu'il est interdit aux élèves et aux enseignants de célébrer Noël non seulement à l'école, mais aussi à la maison. Ceux qui apprennent que des personnes célèbrent Noël sont priés de le signaler immédiatement à la sécurité publique, et un agent a été désigné pour traiter ces rapports.

    Voici la traduction du texte :

    "Diffuser la culture traditionnelle chinoise et interdire les célébrations de fêtes occidentales".

    Dans toutes les écoles primaires et maternelles :

    Le jour "Noël" ou "Sainte Nuit", qui approche, est imprégné d'une profonde culture religieuse occidentale. Certaines nations occidentales s'appuient sur leur technologie et leur culture avancées pour diffuser leurs valeurs et leur mode de vie en Chine, attirant ainsi nos jeunes. Certaines entreprises commerciales veulent également profiter de cette célébration pour faire des affaires, et créent donc l'ambiance et l'impact social de cette "fête" occidentale. Cela porte atteinte à notre culture traditionnelle chinoise.

    Conformément aux directives du gouvernement supérieur, le département de l'éducation du gouvernement du comté de Rong'an a décidé de :

    Interdire aux enseignants et aux élèves d'organiser tout événement de célébration de cette fête occidentale. Nous sommes convaincus que tous les enseignants et les élèves de l'école, en particulier les membres du Parti, mais pas seulement eux, suivront et obéiront aux règles du Comité central du PCC, devenant ainsi un modèle de diffusion de la culture chinoise.

    Si quelqu'un trouve des individus ou des organisations qui organisent un événement de "Noël" ou de "Sainte Nuit", veuillez contacter immédiatement le bureau de la sécurité publique du comté et le camarade Li. Numéro : 17772028488

    Département de l'éducation, gouvernement du comté de Rong'an, 20 décembre 2021.

  • Le pape Jean-Paul Ier sera béatifié le 4 septembre 2022

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    Lu sur Vatican News :

    Jean-Paul Ier sera béatifié le 4 septembre 2022

    Le Pape Jean-Paul Ier, qui a vécu 33 jours, sera béatifié le 4 septembre 2022 lors d’une messe célébrée en la basilique Saint-Pierre de Rome. L’annonce en a été faite par la vice-postulatrice de la cause, Stefania Falasca. Le Pape François procédera en personne à la béatification de son prédécesseur, en tant qu'évêque de Rome.

    C’est le 13 octobre dernier que François avait reconnu un miracle accompli en 1978 par l'intercession de Jean-Paul Ier. Le patriarche de Venise, Albino Luciani, avait été élu pape le 26 août 1978. Il est mort dès le 28 septembre 1978, au terme d’un pontificat extrêmement bref de seulement 33 jours.

    Le «Pape au sourire» a marqué les esprits par sa simplicité, son goût des échanges simples et informels, notamment avec les enfants. Il a gardé une grande popularité en Italie et dans le reste du monde. Une procédure de béatification a été lancée en 2003, après que la conférence épiscopale brésilienne a lancé une pétition en faveur de sa béatification dans les années 1990.

    Jean-Paul Ier sera le sixième pape du XXe siècle à être inscrit dans le livre des bienheureux. Quatre Papes du siècle dernier ont déjà été canonisés, recouvrant de larges pans de l'histoire de l'Église, avant et après le Concile Vatican II: Pie X (1903-1914), Jean XXIII (1958-1963), Paul VI (1963-1978) et Jean-Paul II (1978-2005).  Le Pape François a personnellement canonisé Jean XXIII et Jean-Paul II en 2014, avant de béatifier Paul VI la même année, puis de le canoniser en 2018. 

    Depuis quelques mois, la maison du village de Canale d'Agordo, dans le nord de l'Italie, où Albino Luciani est né en 1912, est à nouveau ouverte aux visiteurs après une longue restauration. L'évêque du diocèse de Belluno, Mgr Renato Marangoni, a salué l'annonce de la date de la béatification en déclarant: «C'est une sorte de cadeau de Noël».

  • L'homélie du pape la nuit de Noël

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    Homélie du pape François

    Dans la nuit se lève une lumière. Un ange apparaît, la gloire du Seigneur enveloppe les bergers et, enfin, arrive l’annonce attendue depuis des siècles : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 11). Ce que l’ange ajoute est toutefois surprenant. Il indique aux bergers comment trouver Dieu descendu sur terre : « Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (v. 12). Voici le signe : un enfant. Tout est là : un enfant dans la pauvreté crue d’une mangeoire. Il n’y a plus de lumières, de splendeur, de chœurs angéliques. Seulement un enfant. Rien d’autre, comme l’avait prédit Isaïe : « Un enfant nous est né » (Is 9, 5).

    L’Évangile insiste sur ce contraste. Il raconte la naissance de Jésus en commençant par César Auguste qui recense la terre entière : il montre le premier empereur dans sa grandeur. Mais, tout de suite après, il nous emmène à Bethléem, où il n’y a rien de grand : juste un pauvre enfant emmailloté, entouré de bergers. C’est là qu’est Dieu, dans la petitesse. Voici le message : Dieu ne chevauche pas dans la grandeur, mais descend dans la petitesse. La petitesse est la voie qu’il a choisie pour nous rejoindre, pour toucher notre cœur, pour nous sauver et nous ramener à ce qui compte.

    Frères et sœurs, alors que nous nous tenons devant la crèche, regardons-en le centre : allons au-delà des lumières et des ornements – qui sont beaux! – et contemplons l’Enfant. Dans sa petitesse, il y a Dieu tout entier. Reconnaissons-le : “Enfant, tu es Dieu, Dieu-enfant”. Laissons-nous traverser par cet étonnement scandaleux. Celui qui embrasse l’univers a besoin d’être tenu dans les bras. Lui, qui a fait le soleil, a besoin d’être réchauffé. La tendresse en personne a besoin d’être choyée. L’amour infini a un cœur minuscule, aux faibles battements. La Parole éternelle est « enfant », c’est-à-dire incapable de parler. Le Pain de Vie doit être nourri. Le Créateur du monde est sans demeure. Aujourd’hui, tout est renversé : Dieu vient petit dans le monde. Sa grandeur s’offre dans la petitesse.

    Et nous – demandons-nous – savons-nous accueillir ce chemin de Dieu ? C’est le défi de Noël : Dieu se révèle, mais les hommes ne le comprennent pas. Il se fait petit aux yeux du monde et nous continuons à chercher la grandeur selon le monde, peut-être même parfois en son nom. Dieu s’abaisse et nous voulons monter sur un piédestal. Le Très-Haut indique l’humilité et nous voulons paraître. Dieu part à la recherche des bergers, des invisibles ; nous recherchons la visibilité. Jésus naît pour servir, et nous passons notre temps à courir après le succès. Dieu ne cherche pas la force et le pouvoir, il demande la tendresse et la petitesse intérieure.

    Voilà ce que nous pouvons demander à Jésus pour Noël : la grâce de la petitesse. “Seigneur, apprends-nous à aimer la petitesse. Aidez-nous à comprendre que c’est la voie de la vraie grandeur”. Mais qu’est-ce que cela signifie, concrètement, accueillir la petitesse ? Tout d’abord, croire que Dieu veut venir dans les petites choses de nos vies, il veut habiter les réalités quotidiennes, les gestes simples que nous accomplissons à la maison, en famille, à l’école, au travail. C’est dans nos vies ordinaires qu’il veut réaliser des choses extraordinaires. Et c’est un message de grande espérance : Jésus nous invite à valoriser et à redécouvrir les petites choses de la vie. S’il est là avec nous, que nous manque-t-il ? Laissons alors derrière nous les regrets de cette grandeur que nous n’avons pas. Renonçons aux plaintes et aux visages tristes, à l’avidité qui nous laisse insatisfaits ! La petitesse, l’étonnement de ce petit enfant : voilà le message.

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