Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

International

  • RDCongo : Pourquoi le prochain scrutin présidentiel semble déjà “joué”

    IMPRIMER

    RDC-CENI-élection.jpgDémocratiques, les élections congolaises ne l’ont jamais été, si l’on excepte celles organisées sous la responsabilité de la Belgique pour constituer le premier gouvernement du Congo post-colonial.

    Sur le site web de « La Libre Afrique », Hubert Leclercq énonce déjà les procédures en préparation par l’actuel pouvoir en place pour manipuler les prochains résultats. Bah, « demokrasi, azali nani: mwasi soko mobali ? La démocratie, c’est qui : une femme ou un homme ? » NdB…   

    « L’organisation des scrutins annoncés pour le 20 décembre 2023 par la Commission électorale nationale indépendante multiplie les indices en faveur du pouvoir en place à Kinshasa.

    Si tu organises les élections, c’est pour les gagner”, nous avait expliqué l’ancien président du Gabon Omar Bongo en 2000. La formule, pour caricaturale qu’elle puisse paraître, n’a pas pris une ride. En République démocratique du Congo, les responsables de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont annoncé, ce samedi 26 novembre, la tenue des prochaines élections présidentielles et législatives (nationales, provinciales et communales) pour le 20 décembre 2023.

    Un timing hyper serré que le patron de la Ceni, Denis Kadima Kazadi, installé à ce poste à la suite d’un processus très critiqué, se fait fort de tenir pour respecter la Constitution congolaise. Pour la plupart des observateurs internationaux, le calendrier est “matériellement intenable”, comme le martèle un expert qui a “accompagné de nombreux scrutins en Afrique”. Un rapport réalisé pour le PNUD à la fin de l’été dernier ne disait déjà rien d’autre.

    Il faut bien comprendre qu’en République démocratique du Congo, il n’y a pas d’état civil et pratiquement aucun suivi entre deux scrutins. À chaque fois, il faut donc enregistrer tous les électeurs, ce qui devrait représenter 50 millions de personnes cette fois. Il faut donc inscrire ces personnes une à une, remplir des fichiers manuellement, même si les équipes utilisent des tablettes informatiques”, poursuit un ancien membre de la Ceni. Pour Denis Kadima, l’enregistrement de ces 50 millions d’électeurs se fera en trois mois. “Impossible”, affirme sans ambage un expert congolais qui insiste sur la nécessité d’aller à la rencontre des électeurs dans des « conditions homériques »« Sans route, sans infrastructure, c’est impensable” et de rappeler qu’il y a cinq ans, “il avait fallu au moins 20 mois pour enregistrer ces électeurs en pouvant compter sur l’intendance de la Monusco pour transporter les kits d’enregistrement et le personnel de la Ceni, ce qui ne sera plus le cas cette année”.

    RDC : Tshisekedi passe en force. Cap sur la CENI ?

    Samedi dernier, en présentant son calendrier, Denis Kadima a d’ailleurs insisté sur la nécessité de recourir à une flotte d’avions pour aller à la rencontre des électeurs et sur le coût – imprévu – qu’aura cette mobilisation aérienne pour les caisses de l’État.

    On mobilise chez le président

    Pour parvenir à ses fins, l’actuelle Ceni a divisé le Congo en trois zones, commandé 30 000 kits d’enregistrement et augmenter substantiellement le nombre des centres d’inscription pour l’enrôlement des électeurs. Près de 5 000 “bureaux” supplémentaires sont annoncés pour les 26 provinces que compte ce pays, soit 22 271 face aux 17 783 centres qui avaient enrôlé 40 millions d’électeurs pour le scrutin de 2018. Une croissance bienvenue mais qui n’est pas sans poser certaines questions au vu de la répartition de ces nouveaux bureaux d’enrôlement. En effet, les provinces du Kasaï (+314 bureaux), du Kasaï central (+443 bureaux) et du Kasaï oriental (+202 bureaux), berceau de la famille Tshisekedi, accueillent à elles trois plus de 20 % des nouveaux bureaux d’enregistrement. Au total, ces trois “provinces présidentielles” disposent désormais de 3 069 centres d’inscription, soit 13,6 % de l’ensemble des centres au niveau national. “Avec un tel maillage, il faut espérer que la Ceni ne passera à côté d’aucun électeur kasaïen”, lance un de nos experts, qui ajoute : “d’autant plus que ces provinces, délaissées sous Kabila et dans lesquelles peu de réalisations concrètes ont abouti depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, ont tendance à se vider et que nombre de Kasaïens ont trouvé refuge dans l’ancien grand Katanga qui, lui, malgré cette évidente croissance démographique, ne bénéficie que de 586 nouveaux bureaux d’inscription”.

    Un constat tout aussi étonnant dans le nord est du pays où seuls 2 nouveaux bureaux ont été prévus au Nord-Kivu, 95 au Sud-Kivu et 69 au Maniema. “On va être prudent et se contenter de dire que ces chiffres sont difficiles à comprendre et à expliquer”, poursuit un de nos experts qui “s’étonne” du fait que “le poids électoral de chaque province n’a pas été pris en compte. Cette augmentation dans les Kasaïs n’est objectivement ni compréhensible, ni justifiable.” D’autres observateurs parlent clairement de “discrimination”.

    Cette répartition des nouveaux centres d’enregistrement ne fait qu’accroître le malaise des observateurs face au processus électoral qui se dessine en République démocratique du Congo. “Denis Kadima sait que de lourds soupçons pèsent sur sa désignation à la tête de la Ceni. Ajoutez-y une Cour constitutionnelle, chargée de valider les résultats des scrutins, complètement remaniée par la volonté du président Tshisekedi et vous obtenez de nombreux ingrédients pour un cocktail électoral aussi douteux qu’explosif. Sans parler du fait que tant la Ceni que la Cour constitutionnelle sont désormais entre les mains de Kasaïens. C’est malsain. C’est même dangereux en cas de contestation ou d’explosion de violence, poursuit l’ancien collaborateur de la Ceni avant de conclure : le fait qu’une ethnie tienne autant de clés du pouvoir est éminemment dangereux. En cas de contestation, on sait dans notre région que cela peut vite dégénérer en règlement de compte tribal”.

    RDCongo : Pourquoi le prochain scrutin présidentiel semble déjà “joué”

  • Malgré des attaques incessantes, les catholiques nigérians gardent leur foi

    IMPRIMER

    De Douglas Burton et Masara Kim* sur Catholic News Agency :

    Malgré des attaques incessantes, les catholiques nigérians gardent leur foi

    Abuja, Nigeria, 2 décembre 2022

    Le mois de novembre s'est avéré être un mois particulièrement meurtrier dans le centre du Nigeria, laissant des catholiques comme Matthew Onah et sa famille lutter pour faire face à leurs pertes. Dans l'enclave catholique de Maikatako, 11 personnes ont été tuées le 15 novembre lors d'une attaque menée par des milices armées, qui seraient au nombre de 200 à 300 et habillées en noir. Parmi les victimes se trouvait le fils de M. Onah, âgé de deux ans. Membre de la mission indépendante St Benedict de Kuba, dans le diocèse de Pankshin, dans l'État du Plateau, M. Onah a déclaré que sa femme, Rosemary, 33 ans, avait été blessée mais qu'elle se rétablissait dans un hôpital local. Leurs deux autres enfants ont survécu.

    Une semaine plus tard, au moins 12 civils non armés ont été tués par des miliciens musulmans radicalisés dans la ville de Wumat, à 45 miles au sud de Jos, la capitale de l'État du Plateau, selon Titus Alams, ancien président de la Chambre d'assemblée de l'État du Plateau. M. Alams a déclaré à CNA que plus de 200 terroristes ont encerclé le village situé au sommet d'une colline dans la froide nuit de mardi à mercredi, tirant sur les résidents qui tentaient de s'échapper.

    Les attaques ont suivi des semaines de raids terroristes sur les villages chrétiens environnants, ce qui a poussé les agriculteurs à rester loin de leurs fermes, a déclaré le père Andrew Dewan, responsable de la mission indépendante St Benedict de Kuba, qui dessert environ 25 villages environnants. "Le mois dernier encore, nous avons enterré deux de nos paroissiens dans une ville proche de Maikatako", a déclaré Dewan. "Ils ont été tués par les mêmes militants fulanis qui sont allés kidnapper leur sœur. Ils enlèvent les chrétiens pour obtenir une rançon, détruisent leurs cultures agricoles et mènent toujours des attaques, tuant les chrétiens et détruisant leurs moyens de subsistance." La motivation de ces attaques est "l'accaparement des terres et l'islamisation forcée", a-t-il déclaré. "Ils ont pris beaucoup de nos communautés et les ont transformées en zones interdites", a ajouté M. Dewan.

    Les autorités nigérianes ont souvent décrit les attaques comme des affrontements entre agriculteurs sédentaires et bergers semi-nomades pour les terres fertiles, qui, selon eux, ont augmenté en raison du changement climatique. L'évêque Michael Gokum, du diocèse de Pankshin, a déclaré à CNA qu'il s'agissait d'une déformation des faits. "Si vous êtes dans votre maison et que quelqu'un vient vous attaquer, ce n'est pas un affrontement", a déclaré Gokum lors d'une interview téléphonique. "Nous sommes inquiets de l'augmentation des meurtres, non seulement de catholiques mais de tous les chrétiens, qui se sont poursuivis sans relâche."

    Les attaques menées par des groupes de miliciens islamistes, diversement appelés "bergers", "bandits" ou "tireurs inconnus", font de plus en plus de victimes dans les villes agricoles des États de la vaste Middle Belt du Nigeria. Le 3 novembre, au moins 18 personnes ont été tuées par balles et à l'arme blanche dans la région nord de l'État de Benue, dans trois villages voisins du comté de Guma, a rapporté le père William Shom, un résident du comté. Beaucoup des victimes étaient des enfants, a déclaré Shom à CNA.

    Les experts nigérians s'inquiètent surtout du fait que les attaques de bergers se multiplient dans les États du sud du pays, où elles étaient rares il y a quelques années.

    Le 21 novembre, un groupe terroriste que l'on a entendu parler la langue de la tribu Fulani a attaqué des villages dans la zone sud de l'État d'Enugu, à environ 400 miles des lieux de l'attaque dans le comté de Bokkos, dans l'État du Plateau. L'État d'Enugu compte plus d'un million de résidents catholiques romains.

    Les analystes ont averti que les attaques incessantes - si l'on n'y résiste pas - pourraient faire tomber la nation la plus peuplée d'Afrique aux mains des islamistes radicaux.

    "Il est vrai que les agriculteurs chrétiens se heurtent aux éleveurs nomades musulmans fulanis, ou militants, depuis des dizaines d'années, mais les récentes attaques des militants fulanis semblent coordonnées et stratégiques", a déclaré à CNA Kyle Abts, directeur exécutif du Comité international pour le Nigeria (ICON). Il est "inquiétant de constater que les tueries se poursuivent dans l'État du Plateau et que, quelques jours plus tard, de nouvelles attaques ont lieu dans l'État d'Enugu, dans le sud du pays", a-t-il ajouté. "Dans toute la Middle Belt, les forces de sécurité sont soit dépassées, soit incapables d'arrêter, soit complices de ces attaques", a ajouté M. Abts.

    Solomon Maren, membre de la Chambre des représentants du Nigeria, a déclaré que Bokkos a connu une augmentation constante des attaques armées et des annexions depuis 2018. "Notre peuple dans les zones rurales ne peut plus cultiver ou se déplacer librement sans craindre les attaques. Rien que le mois dernier, nous avons enterré plus de 30 des nôtres qui ont été attaqués soit dans leurs fermes, soit dans leurs maisons", a-t-il déclaré.

    Le 17 novembre, le gouverneur Simon Lalong a ordonné une répression contre les cachettes des terroristes à Bokkos. Le porte-parole militaire, le Major Ishaku Takwa, a déclaré à CNA cette nuit-là que l'opération était déjà en cours. Cependant, trois heures plus tard, apparemment, la même bande de 300 terroristes qui a attaqué Maikatako a attaqué un village à environ deux miles à l'ouest de Maikatako. Les gardes volontaires de Maikatako, armés de fusils à un coup, ont résisté à l'attaque nocturne du mieux qu'ils ont pu, selon les gardes qui ont parlé à CNA.  "Ils se sont mis à l'abri derrière des maisons en tirant avec leurs armes, mais ont été contraints de battre en retraite par les armes supérieures des terroristes, des fusils d'assaut AK-47", a déclaré Bitrus Dang, un commissaire adjoint de police à la retraite. Dang et deux autres hommes ont été blessés au cours de l'attaque.

    Selon le porte-parole militaire de l'État du Plateau, le major Ishaku Takwa, les villageois n'appellent pas à l'aide assez tôt. "Le partage rapide des informations est essentiel pour mettre fin à ces attaques", a-t-il déclaré. "Ces terroristes arrivent et frappent en quelques minutes et s'en vont, donc nous avons besoin d'informations dès qu'elles se produisent".

    Un pasteur de la ville qui a demandé à ne pas être identifié par crainte de représailles a déclaré à CNA que deux camions de l'armée transportant au moins cinq hommes chacun étaient stationnés sur une rocade encerclant Maikatako plus tôt dans la soirée lorsque des rumeurs d'une attaque prévue ont commencé à circuler. Cependant, ils sont restés là à écouter de la musique pendant l'attaque, a déclaré l'ecclésiastique. "Nous étions impuissants", a déclaré Dang. "Ils sont arrivés avec des fusils AK-47 et AK-49 ainsi que d'autres armes sophistiquées", a-t-il ajouté. "Nous n'avions que des pistolets à cartouche à un coup". Il a ajouté que l'attaque s'est poursuivie pendant quatre heures sans aucune intervention de la police ou des soldats.

    En fouillant dans les décombres de leur maison incendiée le matin du 16 novembre, M. Onah a trouvé une Bible, son seul bien ayant survécu aux tirs des terroristes. "J'ai tout perdu, y compris mon bébé, ma voiture, ma maison, ma nourriture et mes vêtements, mais avec cette [Bible], mon espoir est renouvelé", a-t-il déclaré. "Rien ne m'empêchera d'être catholique. Rien ne m'empêchera de suivre le Christ", a-t-il ajouté.

    * Douglas Burton est un écrivain indépendant spécialisé dans le terrorisme nigérian depuis son domicile près de Washington, DC. Il a commencé à couvrir la campagne pour reprendre Mossoul à ISIS en 2015 et est passé à la couverture d'ISIS au Nigeria en 2019. Il est un ancien fonctionnaire du département d'État à Kirkuk, en Irak.

    Masara Kim est un reporter indépendant sur les conflits et un documentariste basé à Jos, au Nigeria.

  • Le pape se rendra en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan du Sud du 31 janvier au 5 février 2023

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    Le programme du Pape au Congo et au Soudan du Sud

    François se rendra en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan du Sud du 31 janvier au 5 février 2023. La Salle de presse du Saint-Siège a publié ce jeudi le programme de ce voyage apostolique. Le Pape avait reporté ce déplacement tant attendu par les populations locales à cause de ses ennuis de santé. L’étape à Goma a été supprimée.

    «Repousser n’est pas annuler» avait déclaré Matteo Bruni, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège lors de l’annonce du report du voyage du Pape François en RDC et au Soudan du Sud, le 10 juin dernier. Convaincu par ses médecins de renoncer à effectuer ce long déplacement en juillet comme c’était prévu en raison de ses problèmes au genou, le Saint-Père n’avait pas renoncé à visiter ces deux pays africains. Après ses voyages au Canada, au Kazakhstan et à Bahreïn, il va donc pouvoir se rendre à Kinshasa et à Djouba, les deux principales étapes de cette mini-tournée. Concernant le Soudan du Sud, il s’agit même d’un pèlerinage œcuménique de paix. L’étape prévue initialement à Goma en juillet n’a pas été maintenue.

    Le mardi 31 janvier, le Pape quittera Rome pour Kinshasa. À son arrivée, après la visite de courtoisie au président Tshisekedi, il rencontrera les autorités, la société civile et le corps diplomatique au palais de la Nation et y prononcera un discours.

    Le lendemain, 1er février, il célébrera la messe à l’aéroport Ndolo dans la matinée. Dans l’après-midi, il rencontrera des victimes des violences dans l’Est du pays et des représentants de certaines œuvres caritatives, l’occasion pour lui, à chaque fois, de prononcer un discours.

    Le 2 février, une rencontre entre le Pape et les jeunes et les catéchistes est prévue au stade des Martyrs. L’après-midi, il participera dans la cathédrale Notre-Dame-du-Congo à une rencontre de prière avec les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les séminaristes, avant de s’entretenir en privé avec les jésuites du Congo.

    Le 3 février, avant de quitter la RDC, il s’entretiendra avec les évêques congolais au siège de la CENCO, la conférence épiscopale du pays. Il prendra ensuite l’avion pour Djouba, la capitale du Soudan du Sud, voyage qu’il effectuera en compagnie de l’archevêque de Canterbury et du modérateur de l’assemblée générale de l’Église d’Écosse.

    Dans l’après-midi, il aura un entretien avec le président sud-soudanais, et avec les vice-présidents. Il s’exprimera en public devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique.

    Le samedi 4 février, François parlera aux évéques, aux prêtres, aux diacres, aux personnes consacrées et aux séminaristes en la cathédrale Sainte-Thérèse dans la matinée, avant de recevoir en privé les jésuites du pays. L’après-midi, il prendra la parole devant des personnes déplacées avant de participer à une prière œcuménique au mausolée John Garang.

    Dimanche 5 février, avant de reprendre l’avion pour Rome en fin de matinée, il célébrera la messe et récitera l'angélus, toujours au mausolée John Garang.

  • Les groupes pro-vie et pro-famille bloqués lors d'une prochaine conférence de l'ONU ?

    IMPRIMER

    D'Austin Ruse sur le Friday Fax (C-Fam) :

    Un comité de l'ONU s'apprête à bloquer les pro-vie

    1er décembre 2022

    Le Comité des ONG de la Commission de la condition de la femme de l'ONU a publié des directives de participation qui auront pour effet de bloquer les groupes pro-vie et pro-famille lors d'une prochaine conférence de l'ONU. Les dirigeants des groupes pro-vie et pro-famille pensent que ces directives ont été créées précisément pour les empêcher de participer à la prochaine Commission sur le statut de la femme.

    Appelées "Directives et principes de sécurité virtuelle", le Comité des ONG affirme qu'elles visent à garantir que "chacun vive une expérience enrichissante lors du Forum virtuel des ONG sur la CSW". Leur objectif est de "rendre cette plateforme aussi inclusive et productive que possible..."

    Certaines directives ne prêtent pas à controverse, telles que "construire une culture d'excellence, de compassion, d'intégrité et d'honnêteté." De plus, "permettez à tout le monde de participer. Ne dominez pas la conversation et respectez les limites de temps" et "faites preuve d'empathie envers les autres participants".

    Mais il y a aussi l'obligation de reconnaître "l'existence du sexisme, du racisme, du classisme, de l'hétérosexisme, de la transphobie, de la domination globale du Nord et d'autres formes institutionnelles d'oppression." Certains de ces éléments sont en grande partie les mots et les phrases idéologiquement chargés de la gauche sexuelle.

    Les participants ne peuvent pas non plus utiliser "un langage offensant lié au genre, à l'identité et à l'expression de genre, à l'orientation sexuelle, au handicap, à la maladie mentale, à l'apparence physique, à l'affiliation politique, à l'âge, à la race, à l'origine nationale et/ou ethnique, au statut d'immigration, à la langue, à la religion ou à l'indigénéité".

    Les participants sont tenus "d'utiliser un langage accueillant et inclusif". Vraisemblablement, cela signifie utiliser les "pronoms préférés" de quelqu'un, une exigence qui contraindrait le discours et violerait donc la liberté religieuse des croyants chrétiens orthodoxes.

    Et puis il y a l'interdiction de "l'intimidation délibérée", une admonition qui semble ne fonctionner que dans un sens. L'année dernière, lors d'un événement préparatoire à la CSW parrainé par ONU Femmes, les gouvernements du Danemark et du Costa Rica et l'ONG CSW, le vice-président exécutif de C-Fam a été attaqué par un groupe mondial de défense de l'avortement. Un représentant de l'Association pour les droits de la femme dans le développement (AWID) a demandé l'expulsion de tous les "infiltrés anti-droits" des Nations unies.

    Bien que les directives semblent ne concerner qu'une plate-forme virtuelle pour la prochaine Commission de la condition de la femme, l'une des plus grandes et des plus importantes réunions de commission au siège de l'ONU, lorsque C-Fam a demandé à accueillir un événement parallèle à la prochaine conférence, ces directives étaient jointes.

    Le Comité des ONG de la CSW est une créature d'ONU Femmes, qui est une bureaucratie massive avec un conseil d'administration composé d'États membres de l'ONU. Il semble donc que les directives émanent des gouvernements. Le problème est que beaucoup, sinon la plupart, des États membres de l'ONU n'accepteraient jamais certaines de ces directives et ne seraient donc pas admis dans la partie ONG de la Commission.

    La Commission de la condition de la femme est une réunion annuelle des États membres des Nations unies qui, dans les années pré-covid, rassemblait des milliers de participants non gouvernementaux. Les 5 000 participants sont généralement issus de groupes féministes radicaux, mais des groupes pro-vie ont également participé. Outre la négociation entre les États membres, il y a des dizaines de panels produits par des groupes non gouvernementaux. Au fil des ans, les groupes pro-vie ont été autorisés à organiser des panels, mais cela est devenu de plus en plus difficile à mesure que les féministes idéologiques répriment les opinions dissidentes.

    Aujourd'hui, il semble qu'elles présentent la dissidence comme un danger pour les autres participants et qu'elles cherchent à supprimer complètement les voix pro-vie et pro-famille.

    Les ONG pro-vie et pro-famille réfléchissent à leur plan d'action, qui devrait inclure au moins une plainte formelle auprès d'ONU Femmes. Les pro-vie n'ont pas l'espoir que l'ONU Femmes s'en préoccupe. Après que Lisa Correnti de C-Fam ait été harcelée l'année dernière, ONU Femmes n'a même pas reconnu la plainte.

    Les pro-vie espèrent que les États membres de l'ONU interviendront.

  • 15.000 jeunes Vietnamiens réunis pour vivre et annoncer la foi

    IMPRIMER

    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Plus de 15 000 jeunes catholiques vietnamiens rassemblés dans le diocèse de Hung Hoa

    1/12/2022

    Les 25 et 26 novembre dans la province de Phu Tho, dans le diocèse de Hung Hoa, plus de 15 000 jeunes catholiques de 11 diocèses du nord du Vietnam ont participé au 18e Rassemblement de la jeunesse du nord. Des groupes de cinq diocèses du sud du pays ont également rejoint la rencontre, organisée sur le thème « Aller vers les périphéries ». Mgr Joseph Vu Van Thien, archevêque de Hanoï, a appelé les jeunes participants à « vivre et annoncer la foi », en particulier dans les régions reculées du plus grand diocèse du pays.

    Le 26 novembre lors du 18e Rassemblement de la jeunesse du nord, qui a eu lieu au temple national Hung dans la province de Phu Tho.

    Plus de 15 000 jeunes catholiques venus de 11 diocèses vietnamiens ont participé au 18e Rassemblement de la jeunesse du nord (Northern Youth Gathering), qui a eu lieu les 25 et 26 novembre au temple national Hung dans la province de Phu Tho, dans le diocèse de Hung Hoa. Ils ont également été rejoints par des groupes de jeunes de cinq diocèses du sud du pays.

    Durant la rencontre, Mgr Joseph Vu Van Thien, archevêque de Hanoï, leur a confié qu’en se rassemblant sur ce site du nom des rois Hung, considérés comme les fondateurs du pays, les jeunes participants sont appelés à vivre et annoncer la foi catholique et à rester unis avec la nation vietnamienne. Mgr Thien a ajouté qu’évangéliser, ce n’est pas seulement accueillir de nouveaux membres mais aussi montrer un visage positif, joyeux et vivant de l’Église, en faisant en sorte que d’autres personnes s’intéressent à ses enseignements.

    Lire la suite

  • Le crépuscule des mythes révolutionnaires

    IMPRIMER

    Dans cet article écrit pour Belgicatho, Paul Vaute explore quelques "illusions lyriques" d'hier et d'aujourd'hui, non sans souligner l'aveuglement de leurs chantres cléricaux.

       Il y a quelques semaines, dans un discours diffusé à la radio et à la télévision, le président du Nicaragua Daniel Ortega qualifiait l'Eglise catholique de "tyrannie parfaite". Rosario Murillo, sa très influente épouse – et vice-présidente du pays – en remettait une couche en dénonçant des "actions sataniques", rien moins, commises par l'épiscopat à l'encontre du gouvernement. Le pape François venait pourtant d'assurer que le dialogue était maintenu entre autorités religieuses et politiques à Managua…

       Quel dialogue, quand le nonce apostolique a été expulsé, quand un évêque est assigné à résidence, quand les religieuses prolongeant l'œuvre de mère Teresa en se consacrant aux soins des plus pauvres sont déclarées illégales, quand nombre de prêtres, de religieux, de chrétiens engagés sont harcelés par la police, emprisonnés, contraints à l'exil pour avoir dénoncé les exactions du pouvoir… ? En moins de quatre ans, les paroisses nicaraguayennes ont subi plus de 190 attaques et profanations[1]. Jusqu’à il y a peu, l'Eglise était seule à échapper encore partiellement au contrôle étroit exercé sur la société civile, lequel s'est resserré depuis les manifestations réprimées dans le sang en avril 2018 (plus de 350 morts). Cet espace est aujourd'hui réduit à la portion congrue.

       Ample, bien sûr, est la réprobation qu'expriment nos médias et nos ténors politiques devant la situation faite au plus vaste pays de l'Amérique centrale. Mais comment expliquer que les yeux aient tant tardé à s'ouvrir ? Au temps de la première la junte sandiniste dirigée par Ortega (1981-1990), il ne faisait pas bon, dans les milieux de la bien-pensance progressiste, formuler la moindre réserve à son égard. Qu'importaient l'état d'urgence, les libertés fondamentales déjà suspendues, la désorganisation économique liée à la collectivisation, la mise au pas du clergé non rallié à la cause, la fanatisation politique des jeunes déguisée en alphabétisation, la répression menée contre les indiens Miskitos jugés trop indépendants… Et qu'importait si l'appauvrissement du pays avait neutralisé fissa les effets bénéfiques des quelques réformes sociales du début. "Il faudra des années pour que le pays récupère seulement le niveau de 1979", affirmait le New York Times en septembre 1988. Alors que le PIB global était de trois milliards de dollars, la dette s'élevait à sept milliards, essentiellement dus à l'Union soviétique.

    Parmi les thuriféraires du premier pouvoir ortéguiste en Belgique, l'ONG catholique Entraide et Fraternité, dont les projets sont financés notamment par les campagnes du Carême de partage, occupait une place de choix. En 1983, le matériel d'animation édité par ses soins comprenait un calendrier fait de photos, de citations et de réflexions où était présenté, comme héros du combat pour le développement, le prêtre ministre nicaraguayen Ernesto Cardenal (on y trouvait aussi Gramsci!). Interrogé à ce propos, un responsable d'E&F estimait que personne "ne met en cause le choix qu'il a fait, j'en suis persuadé sans le connaître personnellement, de bonne foi, avec risque d'erreur, comme un témoignage de service rendu au peuple"[2].

    [1] Amélie BERTHELIN, "Nicaragua: l'Eglise à l'épreuve du couple Ortega", 4 oct. 2022, Aide à l'Eglise en détresse, https://aed-france.org/nicaragua-leglise-a-lepreuve-du-couple-ortega/.

    [2] La Libre Belgique, 5-6 nov. 1983.

    Lire la suite

  • Le Sénat américain adopte le projet de loi sur le mariage entre personnes de même sexe

    IMPRIMER

    De Jonah McKeown sur Catholic News Agency :

    Le Sénat adopte le projet de loi sur le mariage entre personnes de même sexe, le renvoyant à la Chambre des représentants

    29 novembre 2022

    Le Sénat américain a voté mardi soir en faveur de la loi sur le respect du mariage (RFMA), renvoyant le projet de loi à la Chambre pour un vote final avant qu'il n'atteigne le bureau du président. 

    Ce projet de loi, qui abrogerait la loi de 1996 sur la défense du mariage (DOMA) et prévoirait la reconnaissance fédérale des mariages entre personnes de même sexe, a suscité des critiques de la part des dirigeants catholiques, qui estiment qu'il n'offre pas une protection juridique suffisamment forte aux personnes qui croient que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme, comme l'enseigne l'Église catholique. 

    Le projet de loi actuel n'obligerait aucun État à autoriser les couples de même sexe à se marier, mais exigerait des États qu'ils reconnaissent tous les mariages - sans distinction de "sexe, de race, d'ethnie ou d'origine nationale" - contractés dans d'autres États. 

    Le projet de loi a bénéficié d'un soutien des deux partis et a été adopté par le Sénat le 29 novembre par un vote de 61 à 36, et va maintenant retourner à la Chambre. Si la Chambre adopte cette version amendée, le projet de loi ira sur le bureau du président Joe Biden pour sa signature, qu'il s'est engagé à donner. M. Biden a fait part de son soutien au mariage homosexuel pour la première fois il y a dix ans, ce qui le mettait en porte-à-faux avec les enseignements de sa foi catholique. 

    Le Sénat avait voté à 62-37 à la mi-novembre pour mettre fin au débat sur le projet de loi en atteignant le seuil requis de 60 voix. Douze républicains ont traversé l'allée pour se joindre à tous les démocrates du Sénat lors de ce vote, et le même nombre s'est joint au vote du 29 novembre.

    La version finale du projet de loi comprend un amendement des deux partis visant à garantir que les organisations religieuses à but non lucratif ne seront pas tenues de fournir des services, des installations ou des biens pour la célébration d'un mariage homosexuel. Elle prévoit également des protections de la conscience individuelle dans la mesure prévue par la Constitution et la loi fédérale, et précise que le projet de loi n'autorise pas le gouvernement fédéral à reconnaître le mariage polygame. 

    Le DOMA, que le présent projet de loi abrogerait, est une loi de 1996 signée par le président Bill Clinton qui définissait le mariage au niveau fédéral comme l'union d'un homme et d'une femme, réservant les avantages fédéraux aux couples hétérosexuels et permettant aux États de ne pas reconnaître les mariages homosexuels contractés dans d'autres États. Le DOMA a déjà été effectivement annulé par les décisions de 2013 et 2015 de la Cour suprême United States v. Windsor et Obergefell v. Hodges, qui ont légalisé le mariage homosexuel dans les 50 États. 

    En juillet, les évêques catholiques des États-Unis avaient exhorté les sénateurs à s'opposer à la loi sur le respect du mariage, exprimant leurs inquiétudes quant à l'effet du projet de loi sur la liberté religieuse de ceux qui tiennent à une définition traditionnelle du mariage. 

    Lire la suite

  • Plus de 500 actes anti-chrétiens recensés en Inde depuis janvier

    IMPRIMER

    De Cécile Séveirac sur aleteia.org :

    Inde : plus de 500 actes anti-chrétiens recensés depuis janvier

    29/11/22

    En Inde, les actes de violence contre les chrétiens ne cessent d’augmenter. Plus de 500 incidents ont été recensés depuis le mois de janvier, selon le constat établi par l’organisation United Christian Forum (UCF), le 26 novembre.

    Les chrétiens d’Inde sont de plus en plus soumis aux persécutions. C’est le douloureux constat que fait l’organisation United Christian Forum (UCF), basée à New Delhi, dans un communiqué de presse daté du 26 novembre. Au total, 511 actes de violence ont été perpétrés contre les chrétiens — toutes confessions confondues —, entre janvier 2021 et novembre 2022, selon celle-ci. L’an dernier sur la même période, 505 faits anti-chrétiens avaient été recensés.

    Quatre provinces indiennes sont considérées par l’organisation comme étant les « pires endroits » pour les chrétiens du pays : au nord de l’Inde, l’Uttar Pradesh comptabilise 149 atteintes, suivi par le Chhattisgarh au centre qui en signale 115. Au sud, le Tamil Nadu et le Karnataka sont également considérés comme dangereux, avec 30 incidents chacun. L’ensemble de ces chiffres contredisent la version officielle établie par les responsables fédéraux, pour lesquels il n’y a pas de persécutions généralisées mais simplement des incidents isolés impliquant des groupes marginaux.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Chemin synodal allemand : "le pape est responsable" selon Robert Mickens

    IMPRIMER

    Dans sa "Letter from Rome" (La Croix International), Robert Mickens* tient des propos extrêmement instructifs. Ses sympathies à l'égard des évêques allemands sont évidentes mais son analyse de la position romaine, celle du pape en particulier, est vraiment très éclairante (les gras et les soulignés sont de notre cru) :

    26 novembre 2022

    Le Rhin submergera-t-il le Tibre ?

    Les évêques d'Allemagne s'opposent aux responsables du Vatican, défendant les réformes proposées par le chemin synodal de leur pays et par des catholiques de nombreuses autres parties du monde.

    Tout est de la faute (ou du mérite) du pape François. Ceux qui critiquent férocement le chemin synodal dans lequel l'Église catholique en Allemagne s'est engagée en 2019 - et même ceux qui le soutiennent avec enthousiasme - ne peuvent nier que le pape jésuite en est responsable. La seule raison pour laquelle les Allemands ont pu passer les trois dernières années à discuter de propositions soigneusement argumentées pour des réformes majeures de l'Église - pratiquement aucune qui soit jugée acceptable par la grande majorité des responsables au Vatican - est que François les a autorisés à le faire. C'est une chose que Benoît XVI et Jean-Paul II n'auraient jamais envisagée ni même tolérée.

    Peu importe que l'on soit d'accord avec ce que les Allemands proposent - notamment la possibilité pour les prêtres de se marier, l'inclusion des femmes à tous les niveaux de la gouvernance et du ministère ecclésiaux, ainsi qu'une révision et une reformulation complètes de l'enseignement de l'Église sur la sexualité humaine, pour ne citer que les points les plus saillants - que l'on soutienne ou non ces changements ne fait guère de différence. Le cheval s'est déjà emballé. Et maintenant, il va être presque impossible pour François d'ignorer d'emblée les propositions des Allemands sans donner l'impression que tout son discours sur la synodalité n'était qu'une imposture.

    Les catholiques d'Allemagne ne sont pas les seuls à voir l'urgence d'une réforme sérieuse de l'Église et non pas, comme l'a dit le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, une réforme dans l'Église. Il a averti les évêques allemands, lors de leur "visite ad limina" du 14 au 18 novembre, de tenir compte de cette distinction. Une intuition qui a ouvert la boîte de Pandore. Mais contrairement au cardinal italien (qui a souvent été présenté comme l'un des principaux candidats à la succession de François) et à ses confrères de la Curie romaine, les Allemands ont bien compris que le changement structurel est le véritable enjeu. Ils sont conscients que le modèle institutionnel et les structures actuelles de l'Eglise ne sont plus adaptés. Le paradigme impérial-monarchique est depuis longtemps dépassé et anachronique. Il n'est pas non plus durable et est devenu un obstacle de plus en plus lourd à la promotion d'un témoignage chrétien authentique, à la formation de disciples et à la diffusion de l'Évangile. Le pape François n'en est peut-être pas convaincu à 100%, mais il semble au moins en avoir l'intuition. Sinon, pourquoi ouvrirait-il la boîte de pandore que la synodalité s'est révélée être de diverses manières ? Le pape a ses propres limites, comme nous tous, mais il n'est pas stupide. Il peut prendre très rapidement le pouls des réalités, surtout celles d'un espace mondial où se dissimulent des enjeux de taille. Il sait très bien que les catholiques du monde entier (ah oui ?) veulent que les choses changent et il les exhorte à expliquer ce que devraient être, selon eux, ces changements.

    Lire la suite

  • Vingt familles chrétiennes fuient l'Irak chaque mois

    IMPRIMER

    De Cécile Séveirac sur Aleteia.org :

    20 familles chrétiennes fuient chaque mois l’Irak

    28/11/22

    Les chrétiens irakiens continuent de quitter le pays "au rythme de 20 familles par mois", selon un chiffre donné le 25 novembre par le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de l'Église chaldéenne, dans une réflexion douloureuse sur la condition des chrétiens en Irak.

    Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de l’Église chaldéenne, a alerté vendredi 25 novembre sur la situation préoccupante des chrétiens d’Irak. Le prélat a rappelé que plus de la moitié d’entre eux ont dû quitter le pays au cours des cinq dernières années, et que cet exode, massif et pourtant silencieux, est loin d’être terminé. Ce sont en ce moment même près de 20 familles par mois qui sont contraintes de quitter l’Irak. 

    Le cardinal Sako a évoqué les causes multiples qui expliquent cette migration forcée, la principale étant les persécutions subies quotidiennement par les chrétiens sur leur terre natale. Fustigeant les discriminations infligées à ces derniers, Mgr Sako a pointé du doigt le défaut de dispositions légales garantissant l’égalité devant la loi de tous les citoyens, quelle que soit leur confession. Ces derniers sont en effet soumis à des lois s’inspirant directement ou indirectement de la loi islamique, la charia, — son application étant plus ou moins rigoureuse selon les pays — , qui régit aussi bien la vie privée que la vie publique des musulmans.

    Une communauté martyrisée, contrainte à l’effacement

    En 2020, 70% des chrétiens indiquaient que le chômage et la pauvreté dûs à cette discrimination juridique et sociale était l’une des principales raisons de leur départ. À cela s’ajoutent un sentiment profond d’insécurité et la crainte perpétuelle du retour de l’État Islamique. « Si quelqu’un ne veut pas que nous restions dans notre pays en tant que citoyens à égalité de dignité », poursuit Mgr Sako, « dites-le nous franchement, afin que nous puissions aborder la question avant qu’il ne soit trop tard ». 

    En Irak, la population chrétienne n’a cessé de diminuer, à tel point que l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a averti du risque d’extinction qui menace cette communauté dans son rapport de 2022. Avant la chute de Saddam Hussein, l’Irak était le pays du Proche-Orient qui comptait le plus de chrétiens. Ces derniers, pleinement irakiens, vivent sur cette terre depuis près de 2.000 ans. Après la guerre de 2003, la descente aux enfers a progressivement commencé, pour trouver un point d’orgue avec l’avènement de Daesh en 2015. En 2014, ils étaient 300.000. Aujourd’hui, leur nombre est estimé à 150.000.

  • Vatican : La Chine a rompu l'accord - mais nous le poursuivrons

    IMPRIMER

    De Massimo Inrovigne sur Bitter Winter :

    Vatican : La Chine a rompu l'accord - mais nous le poursuivrons

    28/11/2022

    Le silence du pape sur le cas du cardinal Zen n'a pas persuadé Pékin d'accepter la demande du Vatican de ne pas procéder à une cérémonie qui violait l'accord de 2018.

    Officiellement, la ligne du Vatican, réaffirmée par le pape François lui-même, est que l'accord Vatican-Chine de 2018 " est bon ", produit lentement ses fruits, et que le renouveler deux fois en 2020 et 2022 était la bonne chose à faire.

    "Officiellement" est le mot clé ici. Car "officieusement", le Vatican sait bien que la Chine manipule l'accord à ses propres fins, et le rompt quand elle le juge bon. Maintenant, le chat est sorti du sac.

    Deux événements importants pour l'accord entre le Vatican et la Chine se sont produits à 24 heures d'intervalle la semaine dernière. À Hong Kong, le 25 novembre, l'ancien archevêque, le cardinal Joseph Zen, a été reconnu coupable de ne pas avoir enregistré un fonds d'aide humanitaire créé pour soutenir les manifestants pro-démocratie de 2019. Le cardinal de 90 ans a été condamné à payer une amende de 4 000 dollars de Hong Kong, soit un peu plus de 500 euros.

    De nombreuses personnes à travers le monde ont critiqué le pape François pour avoir gardé le silence sur la question, et le diocèse catholique de Hong Kong pour avoir refusé tout commentaire, spéculant si cela était dû aux critiques franches du vieux cardinal à l'égard du pape (pas seulement sur la question de Hong Kong) ou aux clauses de l'accord de 2018 avec la Chine, dont le texte reste secret. Selon le correspondant de Bitter Winter à Hong Kong, cependant, une source anonyme du diocèse a commenté officieusement que le Vatican a effectivement travaillé en coulisse pour obtenir une sentence clémente pour Zen.

    D'autres ont déclaré à Bitter Winter que le silence assourdissant du Vatican était lié aux négociations visant à persuader le PCC d'annuler ou de retarder la cérémonie d'installation de l'évêque Giovanni Peng Weizhao de Yujiang (province de Jiangxi) en tant qu'évêque auxiliaire de Jiangxi, ce que le Saint-Siège a désespérément essayé d'éviter.

    La raison pour laquelle la cérémonie a été si perturbante pour le Vatican nécessite quelques explications. L'accord de 2018 est secret, mais on pense qu'il régit l'administration des diocèses catholiques et la nomination des évêques. Ces derniers sont toujours sélectionnés par le PCC mais sont officiellement nommés par le Vatican. Le problème dans la province de Jiangxi est que le Vatican a traditionnellement organisé les catholiques locaux en cinq diocèses, tandis que l'Église patriotique contrôlée par le PCC n'avait qu'un seul diocèse, appelé simplement diocèse de Jiangxi, dont l'évêque au moment de la signature de l'accord de 2018 était Li Suguang.

    Mgr. Peng Weizhao était l'évêque de Yujiang, l'un des diocèses reconnus par le Vatican mais pas par l'Église patriotique. Nommé par le pape François en avril 2014, il a été rapidement arrêté par les autorités chinoises et maintenu en prison jusqu'en novembre de la même année. Connu pour ses critiques à l'égard du PCC, il a été placé sous haute surveillance.

    Récemment, cependant, il a été annoncé qu'il avait accepté de rejoindre l'Église patriotique et serait installé par l'évêque Li Suguang comme évêque auxiliaire pour le diocèse de Jiangxi. Comme nous l'avons vu, l'existence de ce diocèse n'est pas reconnue par le Saint-Siège, et la nomination d'un "évêque auxiliaire" pour ce diocèse n'aurait pu se faire sans son autorisation.

    Le PCC, cependant, interprète l'accord de 2018 en ce sens que le consentement du Saint-Siège n'est nécessaire que pour la consécration de nouveaux évêques, et non pour déplacer ceux que le Vatican a déjà reconnus (ou créés avant 2018, comme dans le cas de Mgr Peng) d'un diocèse à un autre.

    Le Vatican interprète l'accord différemment et a supplié les autorités chinoises de ne pas procéder à la cérémonie, qui a bien eu lieu le 24 novembre, Mgr Peng promettant solennellement de "maintenir le principe des églises indépendantes et autogérées" (l'ancienne formule de séparation d'avec Rome) et de "guider les catholiques pour qu'ils s'adaptent à une société socialiste."

    Cela s'est passé le 24 novembre, et Zen a été condamné le 25 novembre. Si, comme certains l'ont suggéré, il y a eu un marchandage échangeant le silence de Rome sur Zen avec l'accord de Pékin de ne pas procéder à la cérémonie de Peng, en théorie, il était encore temps pour le Vatican de prétendre que le PCC n'avait pas tenu ses promesses, et de s'exprimer sur le cardinal de Hong Kong. Toutefois, comme cela a été confirmé récemment après l'invasion russe en Ukraine, la prudence proverbiale du Vatican signifie qu'il lui faut plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour changer de position sur des questions politiques.

    Plus généralement, continuer à affirmer que le schisme de l'Église patriotique a été guéri et que désormais tous les catholiques chinois sont avec Rome, même s'ils devraient l'être aussi avec le PCC, reste plus important pour le Vatican que les incidents individuels.

    En conséquence, le Saint-Siège a publié un communiqué de presse dans lequel il reconnaît "avec surprise et regret" que Pékin a violé l'accord de 2008 par la cérémonie de Peng, mais réaffirme la "totale volonté" du Vatican de continuer unilatéralement à le respecter.

    "C'est avec surprise et regret, dit le communiqué, que le Saint-Siège a appris la nouvelle de la 'cérémonie d'installation' qui a eu lieu le 24 novembre à Nanchang, de S.E. Mgr Giovanni Peng Weizhao, évêque de Yujiang (province du Jiangxi), comme 'évêque auxiliaire du Jiangxi', un diocèse non reconnu par le Saint-Siège. Un tel événement, en effet, n'a pas eu lieu en conformité avec l'esprit de dialogue qui existe entre les parties vaticanes et les parties chinoises et ce qui a été stipulé dans l'Accord provisoire sur la nomination des évêques du 22 septembre 2018. En outre, la reconnaissance civile de Mgr Peng a été précédée, selon les rapports reçus, d'une pression prolongée et intense de la part des Autorités locales. Le Saint-Siège espère que des épisodes similaires ne se répéteront pas, attend la communication appropriée à ce sujet de la part des Autorités, et réaffirme son entière disponibilité à poursuivre le dialogue respectueux concernant toutes les questions d'intérêt commun."

    Lire également : Les dirigeants de l'Église catholique d'État chinoise informent le clergé de Hong Kong du plan de "sinisation" du président Xi

  • Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz , philosophe catholique allemande lauréate du prix Ratzinger 2021, exhorte le pape François à corriger le cours de la voie synodale :

    IMPRIMER

    Hanna 0000761981.jpgSelon Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz, lauréate du prix Ratzinger 2021, le Saint-Père (François) doit tracer une «ligne rouge» contre les erreurs doctrinales et ecclésiologiques que propagent les dirigeants de l'Église allemand : une interview réalisée par Joan Frawley Desmond, la rédactrice en chef du National Catholic Register. Elle est une journaliste primée largement publiée dans les médias catholiques, œcuméniques et laïques. Diplômée de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, elle vit avec sa famille en Californie.

    « Les évêques allemands se sont rendus à Rome cette semaine pour leurs réunions ad limina, et l'évêque Georg Bätzing du Limbourg, qui dirige la conférence épiscopale allemande, a déclaré qu'il espérait que les réunions calmeraient les inquiétudes concernant la voie synodale controversée du pays et répondraient au "manque de compréhension de notre processus à Rome. 

    Mais un groupe d'éminents catholiques laïcs allemands, Neuer Anfang (Nouveau Commencement) , voit les choses très différemment. Ils sont profondément préoccupés par le rejet par la Voie synodale de l'enseignement de l'Église sur la moralité sexuelle, la structure hiérarchique de la gouvernance de l'Église et un sacerdoce entièrement masculin, et ont cherché à affirmer et à défendre les enseignements de l'Église désormais menacés. 

    Les membres du groupe ont appelé le pape François à aborder directement les propositions de la Voie synodale lors de ses rencontres avec les évêques allemands et à clarifier le danger qu'elles représentent pour l'avenir de l'Église en Allemagne et pour l'Église universelle. Ils ont également lancé une « offensive de transparence » qui détaille les propositions spécifiques approuvées par l'assemblée synodale allemande, afin que les dirigeants de l'Église aient un compte rendu plus précis des débats synodaux que ce qui était disponible dans la couverture médiatique.

    Lors d'un échange de courriels le 15 novembre avec la rédactrice en chef de Register, Joan Frawley Desmond, Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz, lauréate du prix Ratzinger 2021 et déléguée à la Voie synodale, a fait part de ses graves préoccupations concernant ses délibérations et son impact sur le pape François. ' Synode pluriannuel sur la synodalité.

    Gerl-Falkovitz dirige actuellement l'Institut européen de philosophie et de religion à l'Université philosophique et théologique Pape Benoît XVI à Heiligenkreuz, en Autriche. 

    Professeur émérite de philosophie de la religion et d'études religieuses comparées à la TU Dresde , ses recherches portent sur la philosophie de la religion des XIXe et XXe siècles. Et elle est spécialiste de la philosophe catholique Edith Stein et du théologien Romano Guardini , à qui elle a consacré de nombreux écrits 

    Vous faites partie d'un groupe de laïcs catholiques allemands profondément préoccupés par la voie synodale allemande et son rejet de l'anthropologie chrétienne, de l'enseignement moral sur la sexualité et de la structure hiérarchique de gouvernance de l'Église. Pourquoi parlez-vous maintenant ?

    J'ai pris la parole dès le début du Chemin synodal en 2021, lorsque j'ai été élue pour son Forum III : « Les femmes dans les services et les ministères de l'Église ». 

    J'ai défendu dans Forum III le binaire masculin-féminin comme réalité normale de la création dans un article, et organisé une réunion Zoom sur la question du sacerdoce masculin, plaidant pour la théologie nuptiale de saint Paul et la représentation spécifique du Christ par l'homme. prêtres. 

    Certains de mes papiers ont été écoutés, mais pas intégrés dans les textes finaux du Forum III. On peut les lire maintenant sur la page d'accueil du diocèse de Ratisbonne, où Mgr Voderholzer publie les opinions de la minorité des délégués synodaux.

    Pourquoi avez-vous été nommé délégué de la Voie synodale ?

    J'ai été nommé après les nominations « normales », lorsqu'il est devenu évident que seuls des avis précis étaient recherchés. Certains évêques ont insisté sur la co-nomination d'environ 20 personnes n'appartenant pas au courant dominant officiel.

    Avez-vous vu des problèmes au début? 

    Les problèmes étaient déjà clairement visibles lors de la première session au printemps 2021. Les premières annonces concernaient déjà l'homosexualité comme problème d'acceptation, et le plein accès des femmes au sacerdoce.

    Que faut-il savoir sur le Comité central des laïcs catholiques allemands [Kentralkomitee der deutschen Katholiken (ZdK)] qui a joué un rôle majeur dans ce processus ? Sont-ils élus, nommés ou membres du personnel servant au niveau paroissial, diocésain ou épiscopal national ? Quelles sont les conditions uniques en Allemagne qui leur ont permis de devenir si influents ?

    Le Zentralkomitee allemand a une longue et efficace tradition. Elle a été fondée à la fin du 19e siècle et a agi efficacement contre le « Kulturkampf » protestant de Bismarck contre les catholiques. Le rôle politique (intérieur) des catholiques était et est son objectif essentiel — mais pas la réforme de l'Église elle-même, ni la critique fondamentale de l'Église. 

    Tous les membres n'ont pas une expertise théologique; beaucoup d'entre eux sont des politiciens et des dirigeants d'organisations catholiques concernant la vie sociale et publique. Ils ne représentent pas la partie catholique de la population allemande car ils ne sont pas élus de manière démocratique.

    Après la crise des abus de 2018, j'ai l'impression que les évêques se sont sentis impuissants et ont désespérément cherché l'aide des laïcs. 

    Le problème est la règle [gouvernant les procédures de la Voie synodale] : un homme, un vote - indépendamment de sa capacité théologique, de sa pratique réelle de la prière et de la dévotion, et indépendamment du fait d'être ordonné et spécifiquement obligé à l'Église par des vœux.

    En juillet, une déclaration du Vatican a déclaré que la Voie synodale n'a pas le pouvoir "d'obliger les évêques et les fidèles à adopter de nouveaux modes de gouvernance et de nouvelles approches de la doctrine et de la morale". Mais en septembre, l'assemblée synodale proposait encore la création d'un organe permanent composé de laïcs et d'évêques pour superviser l'Église locale. 

    Ce "Conseil" permanent est un grand problème : il n'est absolument pas clair comment les laïcs sont théologiquement légitimés pour gouverner - avec les évêques - les diocèses. Ce sera un sujet de dispute important avec Rome, juste ces jours-ci et à l'avenir - du moins, espérons-le. 

    La loi de l'Église et la tradition catholique sont strictement contre ce concept.

    L'assemblée synodale a également appelé à l'approbation de l'homosexualité et principalement des personnes ''queer''. Mais certains évêques allemands s'y sont opposés. Et maintenant?

    Une minorité des évêques - un tiers - a voté contre l'approbation de l'homosexualité. L'approbation de l'homosexualité comme un "don de Dieu", et donc biologiquement déterminée. Selon les règles, la minorité d'un tiers est suffisante pour arrêter une telle proposition. Néanmoins, bien que cela n'ait pas été accepté, les principaux évêques allemands ont déclaré publiquement qu'ils approuveraient ces propositions pour leurs propres diocèses, y compris les bénédictions des couples de même sexe, et les engageraient dans les services d'une église.  

    Que devrait-il se passer alors que les évêques allemands sont à Rome pour leurs visites ad limina cette semaine ?

    Le pape devrait tracer une « ligne rouge ». [Il devrait préciser que] le rejet de l'enseignement catholique sur la gouvernance de l'Église par les seuls évêques ; la nécessité du sacerdoce; la mission des femmes; et la morale sexuelle ne peut être entérinée sans schisme. 

    Vous craignez également que la voie synodale allemande influence le synode sur la synodalité. Quelles sont vos préoccupations spécifiques ? Avez-vous la preuve que c'est un problème? 

    Partout dans le monde, il y a des questions sur l'accompagnement pastoral des [hommes et femmes qui s'identifient comme LGBTQ], sur le sacerdoce féminin, et sur la culture du pouvoir hiérarchique et sacerdotal, etc. 

    Mais les solutions ne doivent pas être aussi dures et unilatérales que dans le Chemin synodal allemand, avec seulement un petit groupe de personnes non représentatif pour examiner de telles questions. Les solutions ne peuvent pas non plus être trouvées dans le très court laps de temps de deux ans. 

    Certains analystes de l'Église suggèrent que le Synode sur la synodalité pourrait coopter la Voie synodale allemande et la réorienter pour éviter la possibilité d'un schisme. Tes pensées?

    C'est bien sûr un espoir. Mais je soupçonne fortement que le contraire pourrait se produire, les idées du Chemin synodal allemand fonctionnant comme une infection qui se propage à travers l'Église.

    Que doit faire le pape François ? Lui avez-vous écrit, ainsi qu'aux responsables du synode à Rome, pour leur faire part de vos préoccupations ?

    Oui, j'ai écrit personnellement au Pape. Il doit s'exprimer clairement; tant de gens en Allemagne manquent son jugement et sont devenus incertains. Ils aspirent à la clarté. 

    Quant aux responsables du Synode : J'ai exprimé mes opinions plus d'une fois dans les sessions du Forum et dans les conférences, et elles peuvent être lues par tout le monde sur la page d'accueil du diocèse de Ratisbonne mentionnée ci-dessus.

    Un certain nombre de dirigeants de l'Église à travers le monde se sont prononcés contre la voie synodale allemande, mettant en garde contre le danger de schisme. Que peuvent-ils faire maintenant pour prévenir les dommages qu'il pourrait infliger à l'Église universelle ?

    Ils devraient continuer à parler, à écrire et aussi à téléphoner en privé aux évêques allemands, au Pape et aux chefs des dicastères. 

    La Voie synodale aura une dernière session en mars 2023. D'ici là, il est encore possible qu'un élan spirituel différent et fort change de direction. 

    En ce moment, les principaux évêques allemands tentent d'apaiser les craintes à Rome. Mais Rome doit encore porter un jugement sur une théologie et une éthique qui s'éloignent si ouvertement du Nouveau Testament et de la tradition de l'Église. »

    Hélàs, jusqu’ici Sœur Anne n’a rien vu venir du Pontife Romain pour protéger sa sœur de Barbe Bleue qui veut l’occire (NdB)

    Ref. Alors que les évêques allemands se sont réunis au Vatican, un philosophe catholique allemand exhorte le pape à corriger le cours de la voie synodale