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International

  • Pourquoi le Vatican se tait sur les violations des droits de l'homme en Chine

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    20 avril 2021

    Jeffrey Sachs et le Vatican : Silence sur les violations des droits de l'homme en Chine

    On ignore encore si l'approche de Sachs vis-à-vis de la Chine a eu une influence directe sur les relations du Saint-Siège avec Pékin.

    Jeffrey Sachs, professeur d'économie, leader en matière de développement durable, conseiller principal de l'ONU, participe au deuxième jour d'un sommet international des maires sur "l'esclavage moderne et le changement climatique", le 21 juillet 2015 au Vatican.

    Le gouvernement chinois continue d'être fortement critiqué pour son traitement des Ouïghours, une minorité ethnique musulmane du nord-ouest du pays, tandis que le Vatican reste publiquement silencieux - ainsi que l'un de ses influents conseillers de longue date. 

    Un rapport de Human Rights Watch publié lundi, intitulé "Break Their Lineage, Break Their Roots - China's Crimes against Humanity Targeting Uyghurs and Other Turkic Muslims", déclare que le gouvernement communiste chinois commet des "crimes contre l'humanité" contre cette minorité ethnique. 

    Selon le rapport, le régime gère des centaines de camps de détention dans la province ouïghoure du Xinjiang, et d'anciens détenus ont fait état de tortures et d'agressions sexuelles systématiques dans ces camps. Le rapport fait également état d'abus et de restrictions des pratiques religieuses et culturelles qui ont atteint "des niveaux sans précédent". 

    Mais alors que beaucoup, y compris l'administration Biden, condamnent ces atrocités et d'autres transgressions des droits de l'homme commises par le gouvernement chinois, y compris les rapports en cours sur la persécution des catholiques ainsi que les violations des droits de l'homme à Hong Kong, le Vatican est resté publiquement silencieux. 

    Interrogé sur cette approche le mois dernier, l'archevêque Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États du Vatican, a déclaré au magazine America que le Saint-Siège "n'a pas de politique, de politique diplomatique, de dénonciation presque partout dans le monde, et il y a des violations des droits de l'homme dans de très nombreux pays". 

    Il a ensuite expliqué que le Saint-Siège essaie de travailler avec les Chinois pour "résoudre les difficultés que nous avons dans la nomination des évêques, et c'est tout ce dont il s'agit." 

    Mgr Gallagher a ajouté que lui et ses collègues "essaient constamment de plaider pour la normalisation des relations entre l'Église catholique et les autorités chinoises, mais nous sommes conscients qu'il s'agit d'un objectif à très long terme." 

    Mais l'absence de tout commentaire ou réaction peut aussi être en partie influencée par certains des avis que le Saint-Siège reçoit de conseillers extérieurs. L'un d'entre eux est le professeur Jeffrey Sachs, intervenant régulièrement au Vatican sur le développement durable et le changement climatique, qui a longtemps fait l'apologie et défendu avec zèle le Parti communiste chinois tout en gardant le silence sur ses violations des droits de l'homme. 

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  • Les terroristes veulent islamiser toute l'Afrique

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    De l'Agence d'Information SIR :

    Liberté religieuse : Mgr Dabiré (Burkina Faso) à l'AEC, "les terroristes veulent islamiser toute l'Afrique"

    20 avril 2021

    "Le terrorisme est une avalanche qui s'est abattue sur le Sahel et sur notre pays avec l'intention d'islamiser toute l'Afrique. Une menace sérieuse pour tous". Ainsi, Mgr Laurent B. Dabiré, président de la Conférence épiscopale du Burkina Faso et du Niger, s'est exprimé aujourd'hui lors de la présentation de la 15ème édition du rapport de l'Aide à l'Eglise en Détresse (AEC) sur la liberté religieuse dans le monde.

    S'exprimant depuis Dori, dans le nord du Burkina Faso, le diocèse dont il est l'évêque, le prélat a évoqué "la destruction des maisons, les massacres de civils, la dévastation des écoles et de tout autre symbole de coexistence et de tolérance" et a dénoncé "les limitations de la liberté religieuse imposées par les terroristes aux musulmans qui ne partagent pas leurs croyances, contraints de se convertir sous peine de mort, ainsi qu'aux chrétiens". "Les terroristes, a-t-il ajouté, ne veulent pas de dialogue et de coexistence, des valeurs que le Burkina Faso connaît bien. Pour notre part, nous essayons d'apporter une aide matérielle et un réconfort à ceux qui ont dû fuir les villages".

    Répondant aux questions des journalistes, Mgr Dabiré a défini "Takuba", la mission internationale dirigée par la France qui vise à former les troupes du Mali, du Niger et du Burkina Faso et à laquelle participe également l'Italie, comme "une grande aide contre le terrorisme car, comme il s'est manifesté au Sahel, aucun pays ne peut le combattre seul. L'aide de la communauté internationale est nécessaire pour arrêter le terrorisme et permettre aux Etats de s'organiser".

    Le rapport de l'AED souligne "la radicalisation progressive du continent africain, en particulier dans les régions subsahariennes et orientales, où la présence de groupes djihadistes a considérablement augmenté. Des violations de la liberté de religion ont eu lieu dans 42% des nations africaines". Sept pays africains ont été ajoutés à la liste des pays souffrant de persécutions religieuses : "Cameroun, Tchad, Comores, République démocratique du Congo, Mali, Burkina Faso et Mozambique. Ces derniers représentent deux cas frappants".

  • Le Christ-Roi aujourd’hui : une doctrine en creux

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    Une réflexion de l’abbé Claude Barthe publiée dans « Res novae » :

    théorie des deux glaives images.jpg« Notre propos dans cet article n’est pas d’examiner des projets politiques qui pourraient avoir en vue, même lointainement, un idéal de chrétienté, mais seulement d’examiner comment le catholicisme d’aujourd’hui, plongé dans une situation d’ultra-laïcité, considère ou plutôt ignore la doctrine du Christ-Roi. Pour saisir le formidable hiatus historique auquel il est confronté, on peut mettre en regard le symbole exprimé dans le narthex de la basilique Saint-Pierre de Rome, par la présence, à droite et à gauche, des statues cavalières de deux « évêques de l’extérieur », Constantin et Charlemagne[1], manifestant ce que l’Église attendait des pouvoirs civils chrétiens : qu’ils soient les protecteurs de l’Église et comme des introducteurs de leurs peuples vers le royaume éternel ; et à l’inverse, le refus symbolique du Président Chirac, à Rome, le 29 octobre 2004, d’insérer dans la constitution de l’Europe la mention, pourtant presque honteuse tant elle était modeste, de ses « racines chrétiennes ».

    L’impossible laïcité

    Rémi Brague dans son ouvrage Sur la religion[2], qui certes apporte des éléments tout à fait opportuns dans le débat sur la présence envahissante de l’islam, exprime sur le fond, de manière assez radicale, la négation devenue commune de la doctrine du Christ-Roi, laquelle, pense-t-il n’a jamais eu de réalité. Selon lui, « l’Église et État n’ont jamais été séparés, parce qu’ils n’ont jamais été unis », il suppose donc que l’État serait par nature neutre. Et du coup, il prend en bonne part le terme de « séparation » de l’intitulé de la loi de 1905, qui abrogeait les dispositions du concordat de 1801[3].

    Et cependant, les pouvoirs religieux et civil sont inséparables et distincts, comme le naturel l’est du surnaturel, du fait que l’un et l’autre exercent une emprise globale sur les mêmes individus qui ne sont pas, de manière schizophrène, spirituels d’une part, et d’autre part temporels, plus précisément politiques, puisqu’ils sont des êtres politiques comme dit Aristote[4]. Pouvoirs inséparables et distincts, et jusqu’à un certain point autonomes[5] – à la différence de la fusion indistincte que prône l’islam.

    Au reste, rendant ainsi à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, l’homme, dans les deux cas obéit à un pouvoir qui vient de Dieu (Rm 13, 1), dans l’ordre naturel pour le gouvernement de la Cité, et dans l’ordre surnaturel pour le gouvernement de l’Église. Mais César (les détenteurs du pouvoir civil), à l’image du père de famille, ne saurait être neutre, et a des devoirs religieux comme père de la Cité[6] et, comme tel, il doit créer toutes les conditions favorables pour que ceux dont il est chargé s’engagent librement dans la voie du salut éternel. 
    Léon XIII, dans Immortale Dei du 1er novembre 1885,explique que l’homme, destiné par Dieu à la béatitude éternelle que l’Église lui donne les moyens d’obtenir, a également grand besoin de la Cité terrestre pour parvenir à la perfection. C’est en effet le propre de la société civile (dans la mesure où elle cherche à poursuivre son but propre, c’est-à-dire de régler les réalités humaines selon la loi de Dieu), de conduire les membres de la Cité à mener sur la terre « une vie calme et paisible » (1 Tm 2, 2) en leur procurant le bien de la paix, le respect du juste, le cadre d’une vie honnête. Lorsque, au contraire, les institutions ne se réfèrent pas à la loi du Christ, c’est le salut du grand nombre qui est en péril. Et pire encore, lorsque ces institutions se sont données une essence laïque, hostile, du moins étrangère par nature à la loi du Christ.

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  • La liberté religieuse menacée dans un pays sur trois

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    Rapporto ACS 2021, mappa delle persecuzioni

    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Rapport 2021 de l’AED sur la liberté religieuse dans le monde

    « La liberté religieuse menacée dans un pays sur trois »

    Le 15ème rapport bisannuel de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la liberté religieuse dans le monde est publié ce mardi 20 avril 2021.

    Il a été présenté en ligne par le directeur de l’AED-France, Benoît de Blanpré et par le p. Victor Ouedraogo, directeur du Centre diocésain de communication de Ouagadougou en direct du Burkina Faso.

    L’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) est une fondation internationale catholique de droit pontifical.

    Voici le résumé de ce rapport.

    AB

    ***

    L’accès à ce droit fondamental à la liberté religieuse a encore reculé ces deux dernières années : il est en danger dans un pays sur trois. Une régression notamment exacerbée par la pandémie de Covid-19.

    Le rapport 2021 sur la liberté religieuse pointe des violations notoires de ce droit fondamental dans 62 pays parmi les 196 étudiés. Soit, un pays sur trois, contre un sur cinq lors de la précédente édition de 2018.
    L’étude fait état d’une persécution dans 26 pays et de discriminations dans 36 autres. Les deux catégories de pays incriminés abritant les deux tiers de la population mondiale.

    Trois tendances majeures
    Outre le fait que bon nombre de gouvernements autoritaires accentuent encore la pression sur les minorités religieuses, cette flambée des atteintes à la liberté religieuse dans le monde se manifeste à travers trois grandes tendances : la volonté des réseaux djihadistes transnationaux de constituer des « califats » transcontinentaux, les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’intensification des nationalismes confessionnels populistes.

    Le terrorisme islamiste continue son expansion. Dans la région du Sahel essentiellement, « L’État Islamique » et Al-Qaïda s’associent aux milices armées locales et les radicalisent davantage, afin d’établir des « provinces du califat » transcontinentales, grâce à des appuis idéologiques et matériels au Proche-Orient. En parallèle, un « cyber-califat » puissant accroît son recrutement en ligne, en Occident.

    Les préjugés sociétaux préexistants à l’encontre des minorités religieuses s’exacerbent. Accusées de tous les maux, dont la pandémie de Covid-19, ces minorités subissent une discrimination accrue, par exemple sous la forme d’un refus d’accès à l’aide alimentaire et médicale.

    La montée d’un suprématisme ethnoreligieux populiste devient une cause majeure de discriminations envers les minorités religieuses, plus particulièrement en Asie, dans des pays à majorité hindoue ou bouddhiste, comme en Inde ou au Sri Lanka.

    Appel de l’Aide à l’Église en Détresse

    Benoît de Blanpré, directeur de l’AED, alerte : « à la lecture de ce rapport, nous pouvons constater combien l’imagination humaine semble sans limite, hélas, pour faire obstacle à la liberté religieuse. L’actualité nous rapporte sans cesse tous ces lieux dans le monde où vivre et exprimer sa foi représente une menace. Ces situations nous concernent tous puisqu’il s’agit d’une entrave à un droit humain fondamental, celui de la liberté de croire. Nous ne pouvons donc pas fermer les yeux face à de tels agissements. Connaître la réalité de ces persécutions et en comprendre les enjeux est un premier pas essentiel. »

    La fondation pontificale appelle les pouvoir publics et religieux ainsi que les citoyens à s’emparer du sujet pour faire avancer lois et consciences vers un plus grand respect de ce droit fondamental.

    Le Rapport 2021 sur la Liberté Religieuse dans le monde est disponible ici :
    www.liberte-religieuse.org

  • L'est du Congo menacé par l'islamisation

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Suisse Liechtenstein) :

    République Démocratique du Congo : Les évêques attirent l’attention sur l’islamisation de l’est du Congo

    Camp de Kanyaruchinya pour personnes déplacées à Goma.Image: Église en détresse (AED)

    La Conférence épiscopale congolaise appelle à une nouvelle stratégie de lutte contre les milices rebelles.

    Les évêques catholiques de République Démocratique du Congo déplorent plus que jamais le manque de sécurité dans l’est du pays, ravagé par des milices rebelles. « La situation de l’insécurité à l’Est est un véritable drame qui affecte tout le pays. En effet, on ne peut pas espérer le développement de ce pays tant que l’Est restera sous contrôle des prédateurs », indique le communiqué publié le 8 avril et repris par la Fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED).

    À cet égard, ils demandent aux responsables politiques de réorienter complètement la stratégie politique, militaire et humanitaire du pays afin de lutter contre la crise dans l’Est. Le document résume les résultats d’un voyage de recherche d’une délégation conjointe de la Conférence épiscopale congolaise et de l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique centrale (ACEAC). Le groupe s’était rendu en janvier de cette année dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

    Selon la déclaration, les interlocuteurs des Evêques ont fait aussi allusion au caractère religieux du conflit in Beni-Butembo (Nord-Kivu), notamment à « l’islamisation de la région dans une sorte de stratégie plus profonde d’influence négative sur la politique générale du pays à long terme ». Les évadés parmi les capturés des ADF (Allied Democratic Forces) ont affirmé aux évêques avoir été « contraints à adhérer à l’Islam ».

    Les Evêques attirent l’attention sur les différents types d’intérêts des agresseurs. Les assaillants »se servent des points faibles des Forces Armées régulières pour parvenir à leur but politique ou religieux : l’occupation des terres, l’exploitation illégale des ressources naturelles, l’enrichissement sans cause, l’islamisation de la région au mépris de la liberté religieuse etc. »

    Selon le communiqué, les victimes se comptent par milliers : plus de 6.000 morts à Beni depuis 2013 et plus de 2.000 à Bunia pour la seule année 2020. On compte également au moins 3 millions de déplacés et environ 7.500 personnes kidnappées.

    Les évêques déplorent en particulier l’absence de toute autorité de l’État. « La population a le sentiment d’être abandonnée. Les promesses du Gouvernement central quant au rétablissement rapide de la paix sont nombreuses, mais plusieurs sont souvent restées sans effets », expliquent-ils.

    La mission de paix de l’ONU, la MONUSCO, est accusée de passivité et même de complicité par la population, expliquent les Evêques. Sa présence suscite de plus en plus de suspicion et de scepticisme parce qu’elle n’a pas réussi à stopper les massacres, même quand cela se passe à quelques mètres de positions des forces onusiennes.

    Après des massacres sanglants de civils, l’évêque catholique de Butembo-Beni avait déjà lancé en janvier un appel à la communauté internationale pour qu’elle entende le « cri de souffrance » de son pays. Dans un message vidéo transmis à la Fondation pontificale AED, Mgr Melchisédech Sikuli Palukuavait textuellement déclaré : « J’espère qu’ici, les pauvres pourront être aidés. Nous nous sentons abandonnés face au chemin de croix que nous vivons depuis des années ».

    Depuis des années, cette région de l’est de la République Démocratique du Congo, qui est riche en ressources naturelles, est victime de rebelles originaires d’Ouganda de la milice « Allied Democratic Forces » (ADF). Et il y a encore beaucoup d’autres milices. Cela fait des années que l’armée congolaise et la MONUSCO, mission de maintien de la paix de l’ONU, ne parviennent pas à pacifier la région.

  • Egypte : une nouvelle victime chrétienne des jihadistes de l'Etat islamique

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    De Vatican News :

    19 avril 2021

    Un chrétien copte et deux membres d’une tribu locale tués au Sinaï

    Des jihadistes du groupe État islamique (EI) au Sinaï en Égypte ont tué par balles un chrétien égyptien et deux hommes d'une tribu, selon une vidéo de leur exécution diffusée sur les réseaux sociaux.

    La vidéo publiée samedi 17 avril par le groupe jihadiste responsable de nombreuses exactions montre l'exécution effroyable de trois hommes: on y voit un chrétien copte égyptien de 62 ans tué à bout portant par un jihadiste s'en prenant aux chrétiens d'Égypte, qu'il accuse de soutenir l'armée égyptienne.

    Dans un communiqué diffusé dimanche, l'Église copte a identifié l'homme exécuté comme Nabil Habashi Salama, en précisant que ce copte avait été enlevé il y a cinq mois par «des éléments takfiris», terme utilisé pour désigner des islamistes extrémistes.

    Dans la même vidéo, deux jeunes présentés comme des membres de la tribu locale des Tarabine sont également tués par balles dans le désert. Ils sont accusés par les jihadistes d'avoir pris part à des combats au côté de l'armée égyptienne.

    Les coptes, minorité régulièrement cible de violences

    L'EI a revendiqué ces dernières années plusieurs attentats sanglants contre les chrétiens coptes, la plus grande minorité religieuse au Moyen-Orient. Ils constituent selon les estimations entre 10 et 15% des quelque 100 millions d'habitants que compte l'Égypte, pays en grande majorité musulman. La dernière attaque remontait au 2 novembre 2018, lorsqu’à Minya, un autocar transportant des pèlerins coptes vers un monastère de Haute-Égypte fut visé par balles. Cet attentat fit 7 morts et 14 blessés.

    Depuis février 2018, l'armée égyptienne mène une opération d'envergure pour tenter de déloger les groupes extrémistes - dont "l'EI-Province du Sinaï" - qui sévissent principalement dans le nord de la péninsule du Sinaï.

  • Vatican : des invités pas très catholiques pour la prochaine Conférence sur la Santé

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    17 avril 2021

    Le Vatican accueillera Chelsea Clinton, le Dr Fauci, les PDG de Moderna et Pfizer et d'autres stars et milliardaires pour sa 5e conférence sur la santé

    Le Vatican a annoncé la tenue de sa cinquième conférence internationale sur la santé, intitulée « Explorer l'esprit, du corps et de l'âme », qui accueillera un grand nombre d'orateurs mondialistes et favorables à l'avortement, tels Chelsea Clinton, vice-présidente de la Fondation Clinton, qui entretient des liens étroits avec les avorteurs industriels de Planned Parenthood, les PDG des sociétés Pfizer et Moderna, qui fabriquent des vaccins au moyen de lignées de cellules obtenues à partir de fœtus avortés, le directeur des National Institutes of Health des États-Unis et le Dr Anthony Fauci, artisan du confinement et de la dictature sanitaire version US. L’événement, qui aura lieu en ligne du 6 au 8 mai, a pour principal organisateur le Conseil pontifical pour la culture sous la responsabilité du cardinal Ravasi.
     
    Mais la Cura Foundation est aussi impliquée, comme lors de conférences précédentes dans ce cycle. Si elle ne soutient pas la recherche sur les cellules souches embryonnaires sur son site, cette organisation philanthropique explique : « Nous stimulons le changement par la génomique, l'intelligence artificielle et les big data, afin de soutenir et de concrétiser la révolution de la médecine régénérative. – Nous sommes les champions des corps sains résistants aux maladies. Nous nous efforçons d'aider les gens à vivre plus longtemps, mieux et sans souffrance. »
     
    Parmi les intervenants figurent des noms aussi éminents que divers. Si les PDG de Moderna et de Pfizer sont probablement invités en tant que développeurs du vaccin anti-COVID, il faut noter que Pfizer produit et commercialise des pilules abortives. Et que le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, est entré dans le classement Forbes des milliardaires français grâce à la pandémie… On notera que le directeur du National Institute of Health (NIH), Francis Collins préconise l'utilisation de tissus fœtaux dans des projets de recherche. Le directeur de Google Health, David Feinberg s’exprimera lui aussi : au nom des projets du groupe Alphabet en matière d’intelligence artificielle et de traitement des données des patients – une activité qui a déjà suscité quelques scandales médiatiques ?
     
    Egalement invité à la conférence du Vatican : le PDG de Salesforce, Marc Benioff, ce milliardaire qui s'est offert le magazine Time en 2018 consacre également 1 % du capital, du temps de travail et des produits Salesforce à des « œuvres de charité ». « Les causes qu’il soutient sont variées : égalité homme/femme, LGBT, anti-racisme », note L’Echo, média belge. A tu et à toi avec « l’élite » mondialiste et libérale, sa société a interdit les courriels des républicains et de la campagne Trump à la suite des manifestations du 6 janvier au Capitole, et même toute interrogation à propos de l'élection américaine de 2020. Time le décrit comme « l'un des dirigeants les plus ardents » pour la défense des LGBT. 
     
  • Chine : tous les religieux doivent manifester leur amour pour le Parti communiste

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    De Michel Janva sur le Salon beige :

    Le gouvernement chinois exige que tous les religieux en Chine manifestent leur «amour pour le Parti communiste»

    Le gouvernement chinois exige que tous les religieux en Chine manifestent leur «amour pour le Parti communiste»

    Une situation semblable à celle de la Révolution française, durant laquelle le clergé a été contrait de faire un serment à la république… Ce nouveau décret est «une nouvelle mesure totalitaire visant à limiter la liberté religieuse», selon la Société internationale pour les droits de l’homme (ISHR). Le décret s’applique à toutes les religions, à savoir les lamas bouddhistes, les religieux chrétiens, les imams musulmans et autres chefs religieux.

    Le décret entre en vigueur le 1er mai 2021. Les clercs seront alors obligés de «maintenir l’unité nationale, l’unité ethnique, l’harmonie religieuse et la stabilité sociale». Ils ne doivent en aucun cas «mettre en danger la sécurité nationale», «saper l’unité nationale» ou «diviser le pays». Selon l’ISHR, la direction communiste de Pékin a l’intention de mettre en œuvre sa soi-disant politique de sinisation «jusqu’à la conformité totale de tous les croyants». Non seulement les professeurs de religion et les dirigeants communautaires, mais tous les écrits et cérémonies devraient se conformer aux «normes de direction communiste». Les clercs devront demander la permission de mener des activités religieuses à l’avance.

    Par ailleurs, vendredi 16 avril, à Hong Kong, neuf des plus grands défenseurs de la liberté ont été condamnés et mis en prisonCinq d’entre eux sont catholiques. Le Père Gianni Criveller de l’Institut pontifical des missions étrangères, qui a passé 27 ans en Chine en a dressé un vibrant portrait. Extrait :

    […] Ces condamnations blessent le cœur de l’Église, qui est frappée dans ses liens les plus chers. À ceux qui prétendent que les catholiques de Hong Kong sont divisés, je répondrai qu’ils ne le sont nullement face à Martin Lee, un frère aimé et condamné pour ses idéaux. Pour moi, c’est un homme bon, doux, sage, innocent et amical. Je suis soulagé que sa peine ait été suspendue mais non moins indigné qu’un homme de loi et de foi doux et valeureux tel que lui soit traité de la sorte, à l’âge de 82 ans. Quand on pense que Carrie Lam, la cheffe exécutive avait assuré que la loi de sécurité nationale n’aurait frappé que les agitateurs.

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  • Le latin liturgique populaire… en Afrique

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    Le latin liturgique et le chant grégorien, méprisés par les idéologues ecclésiastiques occidentaux, auraient-ils trouvé une seconde vie dans la surprenante inculturation populaire que les africains eux-mêmes leur réservent ?  Voici ce qu’on peut entendre de nos jours dans la cité de Bukavu au Kivu:

     

    stella duce i284571214496356227._szw3000h2000_.jpgFaut-il alors s’étonner que le Collège des Jésuites (« Alfajiri » plus de 2500 élèves) de cette ville congolaise ait aussi une section latine et que la devise de ce vaste établissement s’intitule « Stella Duce » en l’honneur de la Vierge Marie (Notre-Dame de la Victoire) : l’étoile qui pilote ce grand navire ancré sur la presqu’île de Nya-Lukemba ?

    JPSC

  • Les missionnaires de la miséricorde divine : une communauté en pleine expansion

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    Le deuxième dimanche de Pâques était consacré à la miséricorde divine : une occasion de mettre en lumière une jeune communauté catholique en pleine expansion : les « Missionnaires de la Miséricorde divine », à l’école de sainte Faustine. Lu sur le site web du mensuel « La Nef » :

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    « L’abbé Jean-Raphaël Dubrule est supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine depuis juillet 2020, succédant au fondateur, l’abbé Loiseau. Il nous parle de sa communauté en plein développement et de ses projets.

    La Nef – Comment succède-t-on à un fondateur charismatique comme l’abbé Loiseau ? Quels sont vos principaux objectifs comme supérieur ?

    Abbé Jean-Raphaël Dubrule – Succéder à l’abbé Loiseau a été bien sûr une surprise pour moi, puisque ce sont des raisons de santé qui l’ont amené à remettre sa charge de supérieur avant le premier chapitre de la communauté qui se réunira quand nous serons douze membres incorporés définitivement. L’abbé Loiseau avait été mon directeur spirituel avant que je ne rentre au séminaire, puis mon supérieur et curé depuis la fondation de la communauté en 2005. J’ai donc beaucoup reçu de lui et aussi appris à le connaître. C’est pourquoi je lui succède avec reconnaissance et dans un souci de continuité. Après le temps de la fondation, vient maintenant le temps de la stabilisation durant lequel j’ai pour objectif de développer l’assise de la communauté, tout en veillant bien sûr à sa croissance, avec le souci particulier des vocations.

    Pourriez-vous nous rappeler ce que sont les Missionnaires, leur charisme et leur vocation, et aussi où en est votre communauté (statut, implantations et accueil…) ?

    C’est la spiritualité de la miséricorde reçue, vécue et répandue qui nous caractérise et nous unit. Nos statuts demandent en effet de mettre en valeur, à travers une vie communautaire, le témoignage de la miséricorde, comme le Christ l’a révélé à sainte Faustine, de puiser cette miséricorde dans l’Eucharistie, célébrée particulièrement dans la forme extraordinaire du rite romain, dans un esprit d’enrichissement mutuel avec la forme ordinaire et de répandre cette miséricorde en vue de la nouvelle évangélisation, particulièrement envers les musulmans. C’est notamment pour cette forme de mission que le bienheureux Charles de Foucauld est notre second saint patron.
    Après s’être vu confier des apostolats dans le sud de la France, à Toulon, Marseille et Draguignan, la communauté exerce maintenant un ministère à Lyon, Strasbourg et Colmar. Pour les quelques années qui viennent, il nous faudra conforter ces derniers lieux. Le reste appartient à la Providence. Notre croissance, modeste mais régulière, nous permet cependant d’envisager l’ouverture d’autres lieux d’ici 3 ou 4 ans.
     

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  • La montée de l'extrémisme religieux en Asie et la réponse de l'Eglise

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    De Santosh Digal sur Omnis Terra (Agenzia Fides) :

    La montée de l'extrémisme religieux en Asie et la réponse de l'Eglise

    L'Asie, le plus grand continent du monde, est confrontée à de nombreux problèmes tels que la pauvreté sporadique, les inégalités sociales et économiques, le chômage, les politiques majoritaires, la fracture numérique, les catastrophes, sans compter l'extrémisme religieux et le terrorisme. Ces problèmes affectent les gouvernements, les communautés, les groupes de la société civile, les communautés religieuses, y compris l'Église, entre autres.

    Le 28 mars, dimanche des Rameaux, la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus à Makassar, capitale de Sulawesi Sud, en Indonésie, a été le théâtre d'un attentat à la bombe qui a fait deux morts et au moins 20 blessés. Il s'agit du troisième attentat de ce type perpétré par des kamikazes indonésiens ces dernières années. Les assaillants seraient des membres de Jamaah Ansharut Daulah (JAD), un groupe inspiré par l'État islamique et suspecté de commettre des attentats-suicides. Le groupe terroriste a fait exploser trois églises à Surabaya, dans l'est de Java, en 2018, faisant 28 morts. En 2019, une cathédrale de Jolo, dans le sud des Philippines, a vu une bombe tuer 23 personnes et en blesser plus de 100.

    L'Indonésie, le pays à majorité musulmane le plus peuplé du monde, est confrontée aux menaces de divers groupes extrémistes religieux.

    En outre, l'Asie, le plus grand continent du monde, est confrontée à de nombreux problèmes tels que la pauvreté sporadique, les inégalités sociales et économiques, le chômage, les politiques majoritaires, la fracture numérique, les catastrophes, sans compter l'extrémisme religieux et le terrorisme. Ces problèmes affectent les gouvernements, les communautés, les groupes de la société civile, les communautés religieuses, y compris les églises chrétiennes, entre autres. Essayons d'expliquer les cas croissants d'extrémisme religieux en Asie et la réponse de l'Église.

    Pour commencer, certains des pays qui ont été témoins d'une augmentation de l'extrémisme religieux sont l'Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, les Philippines, le Myanmar, l'Indonésie, le Pakistan. Il ne fait aucun doute que les conflits que l'on peut considérer comme étant de nature religieuse ont souvent des racines dans les histoires/complexités sociales et politiques, les idéologies et les soubassements économiques.

    Par exemple, une intolérance croissante constitue "un terrain fertile pour l'extrémisme, avec de graves conséquences pour l'harmonie si l'on n'y remédie pas immédiatement", explique Dwi Rubiyanti Kholifah, directrice nationale de l'Asian Muslim Action Network en Indonésie. Elle ajoute qu'une fausse notion de supériorité et des désaccords sur les différences réduisent l'espace d'apprentissage des échanges et empêchent un dialogue bénéfique.

    Il n'est pas surprenant de constater que de plus en plus de personnes dans certains pays asiatiques, comme la Malaisie, le Pakistan, l'Indonésie, l'Inde et le Bangladesh, sont attirées par des idéologies discriminatoires qui nuisent à l'ordre social et au bien-être. Il est donc nécessaire de passer de l'extrémisme à des initiatives interconfessionnelles pour le bien commun.

    De même, Amirah Ali Lidasan, leader Moro, secrétaire générale de l'"Alliance du peuple chrétien Moro" et porte-parole de "Suara Bangsamoro", affirme que les causes et les conséquences de la résurgence de l'extrémisme dans la région de Mindanao, dans le sud des Philippines, peuvent être un sujet de préoccupation pour tous.

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  • Hong Kong : l'incarcération de cinq catholiques, grands défenseurs de la liberté

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso traduit en français sur Diakonos.be :

    Cinq grands catholiques emprisonnés à Hong Kong. « Ce sont les confesseurs de notre époque »

    (S.M.) Vendredi 16 avril, à Hong Kong, neuf des plus grands défenseurs de la liberté ont été condamnés et mis en prison. Cinq d’entre eux sont catholiques. Le Père Gianni Criveller de l’Institut pontifical des missions étrangères, vingt-sept ans passés en Chine et professeur de théologie, les a connus en personne et le jour même de leur arrivée en prison, il en a dressé un vibrant portrait dans « Mondo e Missione », la revue des MEP et sur « UCA News », l’agence de presse catholique spécialisée sur l’Asie.

    Avec l’accord de l’auteur, nous avons reproduit ci-dessous son récit dans son intégralité. Mais avec une précision importante.

    Comme on le sait, pour le Saint-Siège, Hong Kong est tabou. Pas une parole n’est jamais sortie de la bouche du Pape François ni du sommet de l’Église catholique pour prendre la défense de ceux qui se battent pour leur liberté. Tout cela pour éviter de contrarier d’une quelconque manière le régime chinois, au point d’aller jusqu’à laisser la ville sans évêque, par peur que la nomination puisse avoir le malheur de déplaire à Pékin.

    Le P. Criveller a d’ailleurs publié un commentaire il y a quelques jours dans « Mondo e Missione » sur ce silence.

    > Perché il Vaticano tace su Cina e Hong Kong?

    *

    Hong Kong, neuf opposants emprisonnés. Cinq sont catholiques.

    de Gianni Criveller

    Hong Kong, telle que nous l’avons connue, n’existe plus et aujourd’hui est l’une des journées les plus tristes, depuis que la liberté est morte. Neuf leaders de l’opposition démocratique ont été condamnés pour « rassemblement illégal ». […]

    En ce qui concerne l’accusation, ces derniers auraient organisé, le 31 août 2019, une marche d’un million sept cent mille personnes, pacifique mais non autorisée. À cette époque, la loi sur la sécurité nationale n’était pas encore en vigueur. Les personnes condamnées ont en réalité joué un rôle de retenue et de modération de la grande manifestation spontanée, en faisant en sorte de maintenir l’ordre et le calme. Ce ne sont donc pas des activistes excités mais des personnalités politiques qui depuis une décennie sont acteurs de la vie publique ; des personnes respectées par la population : le plus jeune a 64 ans, le plus âgé 82 ans.

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