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Pour faire face à l'hiver démographique, Rome accueille ces 12 et 13 mai les États Généraux de la Natalité

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D'Adélaïde Patrignani sur Vatican News :

L’hiver démographique en Occident est une «pauvreté tragique» selon François

Rome accueille ces 12 et 13 mai les États Généraux de la Natalité, un évènement visant à proposer des pistes afin de combattre l’hiver démographique dans lequel est plongée la péninsule italienne et une large partie de l’Europe. Dans un message publié à cette occasion, le Pape François redit son inquiétude face à ce phénomène et demande des «politiques concrètes visant à relancer la natalité et la famille».

Personnalités renommées du monde de la politique, des sciences, du journalisme, de la sociologie, de la culture, ou encore des affaires, du spectacle et du sport: l’ample liste des intervenants aux États Généraux de la Natalité – initiés par Gigi de Palo, président du Forum des Associations Familiales – débutant ce jeudi 12 mai à Rome montre que l’évolution de la démographie italienne n’est plus une préoccupation de l’Église catholique seulement. Toute la société se mobilise face à cet «hiver» qui assombrit l’avenir de la péninsule.

En Italie, le déclin de la population amorcé en 2015 a été accentué par les effets de l'épidémie de Covid-19. Les chiffres enregistrés en 2021 n’ont jamais atteint de tels niveaux depuis la fin de la Seconde guerre mondiale: peu de naissances (399 431, soit -31% par rapport à 2008), et presque deux fois plus de décès (746 000). Sur près de 59 millions d’habitants, 10,5 millions ont entre 0 et 19 ans, tandis que 17,9 millions ont 60 ans ou plus. Cette tendance a des conséquences directes sur le système scolaire, la santé publique et les retraites, et pèse de manière générale sur toute l’économie du pays.

Le Pape encourage les familles et s’inquiète de «l’hiver démographique»

Le Saint-Père, qui a déjà plusieurs fois manifesté son inquiétude face au recul de la démographie en Occident, voit dans ce phénomène une «périphérie existentielle». «C'est celle des femmes et des hommes qui ont le désir d'un enfant, mais qui ne peuvent le réaliser. De nombreux jeunes ont du mal à réaliser leur rêve familial», constate-t-il. Alors ils «abaissent la barre du désir et se contentent de substituts médiocres, comme les affaires, la voiture, les voyages, la garde jalouse du temps libre... La beauté d'une famille riche en enfants risque de devenir une utopie, un rêve difficile à réaliser», regrette le Souverain Pontife.

Cette évolution est «une nouvelle pauvreté qui m'effraie», confie François. Elle émane selon lui de «ceux qui escamotent le désir de bonheur dans leur cœur, de ceux qui se résignent à édulcorer leurs plus grandes aspirations, de ceux qui se contentent de peu et cessent d'espérer de grandes choses». «Oui, c'est une pauvreté tragique, car elle touche l'être humain dans sa plus grande richesse: mettre des vies au monde pour en prendre soin, transmettre avec amour l'existence qu'il a reçue à d'autres», poursuit-il.

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Contre une attitude myope

Le Pape considère que ne pas voir «le problème de l'absence de naissance est une attitude myope; c'est renoncer à voir loin, à regarder devant soi». «C'est se détourner, en pensant que les problèmes sont toujours trop complexes et qu'on ne peut rien faire. C'est, en un mot, l'abandon», résume-t-il avec force. L’évêque de Rome invite au contraire à ne pas accepter «passivement que les choses ne peuvent pas changer».

Sortir du déclin démographique est possible si «au-delà des intérêts partisans et des barrières idéologiques, nous travaillons ensemble», assure le Pape, qui invite à des «politiques concrètes visant à relancer la natalité et la famille», et impliquant tous les niveaux - institutionnel, médiatique, culturel, économique et social. «Je pense à vous et j'aime voir comment la question de la natalité est capable d'unir et non de diviser», écrit François aux participants à ces États Généraux.

«Les données, les prévisions, les chiffres sont désormais connus de tous : nous avons besoin de concret. Il est temps de donner de vraies réponses aux familles et aux jeunes : l'espoir ne peut et ne doit pas mourir d'attente», déclare enfin le Souverain Pontife, certain que «c'est possible».

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