De José García sur le Tagespost :
L’évêque d’Oslo appelle à la redécouverte de la confession
Dans une lettre pastorale percutante, l’évêque d’Oslo, Fredrik Hansen, invite les fidèles à redécouvrir la valeur du sacrement de pénitence et à se confesser régulièrement. Cette lettre, écrite pour le cinquième dimanche de Carême 2026, allie une grande clarté théologique à un ton exceptionnellement direct, presque personnel. Mgr Hansen ne se contente pas d’exhortations générales, mais offre des conseils concrets : il recommande de se confesser au moins trois fois par an.
L’évêque nous rappelle que les sacrements font partie intégrante de la vie liturgique de l’Église. Institués par le Christ, voulus par Dieu, ils découlent de l’œuvre salvifique de Jésus. C’est pourquoi ils sont à juste titre considérés comme des moyens de grâce et de salut. Dans le sacrement de pénitence, on reçoit le pardon des péchés ; en même temps, la communion avec Dieu et l’Église est renouvelée.
« En péchant, nous essayons de prendre la place de Dieu. »
Pour comprendre le pardon, il faut d'abord reconnaître « ce qu'est le péché et ce qu'il nous fait ». Hansen rappelle la confession des péchés lors de la messe, qui parle des péchés commis « en pensée, en parole, en acte et par omission », et le formule de façon éloquente : « En péchant, nous essayons de prendre la place de Dieu et de nous ériger en juges du bien et du mal, tout comme Adam et Ève l'ont fait dans le jardin d'Éden. »
Le péché, écrit-il, nuit à la relation avec Dieu, l'Église et son prochain ; un péché grave peut même briser ce lien. Parallèlement, Hansen souligne que le péché n'a pas le dernier mot, mais que la miséricorde divine prévaut. La confession apparaît donc dans sa lettre non comme un devoir contraignant, mais comme une rencontre concrète avec la grâce guérissante de Dieu : « S'il est une chose que notre foi proclame clairement, c'est que Dieu est riche en miséricorde et se réjouit de chaque pécheur qui se repent. »
Le sacrement de pénitence comme partie vivante de la vie de tous les croyants
Hansen s'adresse explicitement à ceux qui éprouvent des difficultés à se confesser – parce que leur dernière confession remonte à longtemps, parce qu'ils ne savent pas quoi dire, ou parce qu'ils se sentent accablés par la culpabilité. Il souhaite les aider, en particulier, à franchir à nouveau le seuil du confessionnal. Le chemin qui y mène, affirme-t-il, doit être court et sans obstacles. « En tant qu'évêque, je me sens tenu d'aider les fidèles qui, pour une raison ou une autre, hésitent à se confesser », écrit-il, et il les invite à lui écrire personnellement pour lui faire part de ce qui les empêche d'aller se confesser, afin qu'ensemble nous puissions faire du sacrement de pénitence une pratique vivante pour tous les croyants.
Dans le même temps, Hansen s'adresse aux prêtres. Il les exhorte à faciliter et à rendre plus naturel l'accès au sacrement, à montrer l'exemple et à se confesser régulièrement et fidèlement. En guise de préparation au sacrement, l'évêque leur rappelle l'importance de l'examen de conscience, du repentir et de la résolution de changer de vie. Il recommande des temps de silence et de prière, ainsi que la méditation des Dix Commandements et des Saintes Écritures.
Une bonne pratique de confession implique plus d'une fois par an
Enfin, Hansen souligne qu'une bonne pratique de la confession implique « plus d'une confession par an ». Chaque croyant devrait se confesser régulièrement : « Ainsi, nous apprenons à examiner notre vie pour y déceler les péchés de faiblesse, à approfondir notre compréhension de la loi de Dieu et à tendre avec diligence vers la sainteté à laquelle le Seigneur nous appelle. » C'est pourquoi il exhorte tous les croyants à « se confesser au moins trois fois par an : pendant le Carême, durant l'été précédant la fête de saint Olav et pendant l'Avent. »
La lettre se conclut par une référence à la Semaine sainte à venir et aux mystères de Pâques, d’où, comme l’écrit l’évêque, « rayonne la victoire sur la mort et le péché ».