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  • Le christianisme n’est pas un humanisme

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    Entretien de Gérard Leclerc avec Laurent Fourquet publié sur le site « France Catholique »:

    Le-christianisme-n-est-pas-un-humanisme.jpg« Il y a deux semaines, les trois quarts des professeurs – soutenus par de nombreux parents – du collège Sainte-Marie à Meaux se sont mis en grève durant une heure et ont fait signer une pétition de défiance parce que figurait parmi les candidats à la direction de cette école catholique, pour l’année prochaine, une personne parfaitement compétente mais membre de l’Opus Dei, ce qui à leurs yeux contrevenait aux «  valeurs humanistes  » de l’établissement (cf. Le Parisien, 4 juin 2018). Il faudrait leur faire lire Laurent Fourquet…

    Votre titre à lui-seul constitue une provocation. Pensez-vous qu’elle est vraiment nécessaire et même urgente ?

    Laurent Fourquet : Le fait même de percevoir mon titre comme une «  provocation  » témoigne du caractère hégémonique de l’humanisme dans la société occidentale, faisant de celui-ci l’une de nos ultimes vaches sacrées. Or, comme je tente de le démontrer dans mon ouvrage, l’humanisme procède d’une logique profonde qui, non seulement est différente de celle du christianisme, mais qui est à l’opposé de la parole chrétienne. Là où celle-ci valorise le don pur, libre et gratuit, l’humanisme, au contraire, est l’idéologie d’une appropriation généralisée du monde, et des choses au sein de ce monde, par le savoir qui les détermine, pour les classer et les ordonner au service d’une utilisation technique et/ou économique. L’humanisme constitue ainsi l’une des formes les plus systématiques de la volonté de puissance dont on sait, dès le récit de la Genèse, comment elle contrevient au verbe de Dieu.
    Dès lors, toutes les tentatives, naïves ou intéressées, pour «  sauver  » le christianisme en faisant de celui-ci une anticipation de l’humanisme, ou une forme spiritualisée de celui-ci, aboutissent au résultat contraire de celui souhaité par leurs promoteurs : non seulement parce qu’il n’est au pouvoir de personne de rendre un cercle carré, mais surtout parce que, en l’espèce, ce cercle et ce carré s’apparentent surtout à l’eau et le feu : deux principes qui s’excluent. Dès lors, toutes les tentatives de «  conciliation  », de limage des aspérités du christianisme pour ramener celui-ci à une simple sagesse humaniste vaguement spiritualisée ne seront jamais assez : il faut que le christianisme aille toujours plus loin dans la dénégation de soi et la soumission à une logique qui lui est étrangère ; il faut qu’il meure pour être accepté.

    Voilà pourquoi il y a urgence à dénoncer de telles tentatives et une urgence de plus en plus urgente : c’est l’essence même de notre foi qui est en cause, et la possibilité d’entendre encore, en tout cas en Occident, une parole qui mette en cause l’appropriation nihiliste du monde, qui constitue le grand mouvement de notre époque.

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  • Ce que les catholiques pensent vraiment au sujet des migrants

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    De Nathalie Birchem sur le site du journal La Croix :

    Migrants : ce que pensent vraiment les catholiques

    Selon une enquête d’opinion que La Croix publie en exclusivité, la plupart des catholiques n’ont pas une opinion tranchée vis-à-vis des migrants et une majorité relative se dessine en faveur de l’hospitalité. Un sondé sur deux a déjà fait un don ou une action en faveur des migrants.

    Sur la question migratoire, l’opinion des Français, telle que mesurée par l’Ifop par exemple, est assez réservée quant à l’accueil des migrants, avec environ six Français sur dix qui se disent plutôt contre.

    Mais parmi ces Français, que pensent vraiment ceux qui se déclarent catholiques, qui, toujours d’après l’Ifop, représentent 53 % des Français, dont 26 % de pratiquants ? Leur foi joue-t-elle en faveur du repli identitaire ou de l’hospitalité ? C’est ce qu’ont voulu savoir le Service national de la Pastorale des migrants, le Secours catholique Caritas-France, CCFD Terre Solidaire et JRS France-Service jésuite des réfugiés, qui travaillent à l’accueil des migrants et se sont donné comme mission de promouvoir ensemble l’engagement des chrétiens sur ces questions, en conformité avec les appels du Pape et de la Conférence des évêques.

    Ces quatre organisations ont confié à More in Common, une initiative internationale qui a pour ambition d’immuniser notre société contre les tentations du repli, le soin de travailler avec l’Ifop à une enquête d’opinion inédite que La Croix publie en exclusivité.

    Perceptions et attitudes des catholiquesde France vis-à-visdes migrants..pdf  TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

    41 % pensent que les « migrants font des efforts pour s’intégrer »

    Premier enseignement : comme l’ensemble de la population, les catholiques estiment que la France fait face à des arrivées massives de migrants : 49 % considèrent que, depuis cinq ans, le nombre de migrants a beaucoup augmenté alors que, quand on les interroge sur ce qu’ils observent dans leur région, seuls 37 % font le même constat. Par ailleurs, comme pour les Français, la situation inspire aux sondés des sentiments partagés : 41 % pensent que les « migrants font des efforts pour s’intégrer », contre 39 % qui estiment le contraire ; 45 % pensent qu’ils sont « considérés comme prioritaires par rapport aux Français en matières d’aides » publiques (contre 43 %), et 40 % jugent que les migrants « rendent notre pays plus ouvert aux nouvelles idées et cultures » (contre 43 %).

    Source : enquête menée par l’Ifop pour le Secours Catholique-Caritas France, More in Common, CCFD - Terre Solidaire et le Service national de la pastorale des migrants - Conférence des évêques de France. La première phase, quantitative, a été réalisé par téléphone, du 11 au 18 décembre 2017, sur un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population catholique française selon la méthode des quotas.

     

     

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  • IVG en Irlande : combien de morts légales supplémentaires ?

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    De RCF :

    IVG en Irlande : combien de morts légales supplémentaires ?

    CARTE BLANCHE DE RAPHAËL DE LA CROIX

    Avec 55 millions d'avortement dans le monde, il n'était pas nécessaire de rajouter le chiffre Irlandais. Chaque seconde ce sont près de dux avortement qui sont pratiqués sur la planète d'après l'OMS. Peut-on rester silencieux ?

  • Les obsèques de Benjamin Herman à l'église : un scandale ?

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    Du site Boulevard Voltaire.com :

    ABBÉ FABRICE LOISEAU : « UNE BÉNÉDICTION CATHOLIQUE POUR LE TERRORISTE DE LIÈGE CONVERTI À L’ISLAM, C’EST UN SCANDALE ! »

    , Prêtre catholique, Fondateur et supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine, curé de Saint-François-de-Paule à Toulon.

    Les funérailles du terroriste islamiste de Liège, Benjamin Herman, converti à l’islam, ont eu lieu dans une église catholique avec l’accord du curé de la paroisse.

    Réaction au micro de Boulevard Voltaire de l’abbé Fabrice Loiseau, fondateur et supérieur d’une communauté qui a pour vocation l’évangélisation, en particulier auprès des musulmans.

    Les funérailles de Benjamin Herman, le terroriste de Liège ont eu lieu ce jour. C’était une cérémonie chrétienne présidée par un prêtre catholique. Est-ce que cette cérémonie pose problème d’un point de vue de l’Église étant donné que Benjamin Herman était converti à l’islam ?

    Cela pose, bien sûr, un problème du point de vue de l’Église. Il s’agit d’un rituel pour une bénédiction d’un baptisé. Nous pouvons, avec l’autorisation de l’évêque, recevoir exceptionnellement un non baptisé quand il a évidemment donné des signes d’un rapprochement de Dieu. En revanche, enterrer un terroriste avec une cérémonie catholique, c’est évidemment un scandale. Nous n’en resterons pas là et je pense qu’il y aura une grande protestation dans l’Église.
    Dans ces cas-là, pourquoi ne pas faire aussi des messes de Requiem pour Hitler si on va jusqu’au bout de ce raisonnement de miséricorde qui est en fait une tromperie de la miséricorde ?

    Pourtant, on connaît l’exemple du curé d’Ars qui avait célébré la messe d’un suicidé.

    Dans ce cas-là, c’est un péché personnel. L’Église a varié au cours du temps. Le suicide étant un péché personnel, il est souvent lié à des questions psychologiques. L’Église aujourd’hui est plus large sur ces questions-là.
    Le curé d’Ars avait eu une révélation pour le suicidé. Il s’était aperçu qu’il avait eu le temps de demander pardon. Je ne crois pas qu’il ait fait de cérémonie à l’Église. Il avait dit à son épouse qu’il avait eu le temps de faire un acte de contrition. C’est dans le secret de Dieu. Je ne mets pas cet homme en enfer.
    Par un refus d’une cérémonie à l’Église, nous voulons signifier qu’il y a des actes graves comme des assassinats d’innocents et que l’Église ne pourrait encourager en aucun cas par une cérémonie ce genre d’attitudes. Cela laisse supposer que la miséricorde serait au-dessus de l’assassinat de ces innocents. C’est un manque de discernement de la part du prêtre et, je le crains, de l’évêque du lieu, qui me paraît catastrophique.

    Ce prêtre aurait-il fait passer l’émotion de la famille avant le droit canonique ?

    Absolument, l’émotion de la famille avant la loi de l’Église. On aurait dû faire une veillée de prières pour les victimes, en y incluant à la rigueur également ce garçon quelque part victime d’une idéologie mortifère. Pour autant, il s’agit quand même d’un garçon adulte. Tuer des innocents n’est quand même pas un acte anodin. Il y a quand même une barbarie présente et qu’il faut d’abord dénoncer avant de vouloir donner de la miséricorde pour cet assassin. La miséricorde comprend évidemment la reconnaissance du péché. Nous n’avons aucun signe de repentance. Au contraire, pour ce garçon, tuer des innocents était une fierté.

    Benjamin Herman vient d’une famille catholique. Il s’est converti à l’islam et s’est radicalisé dans le crime.
    À Toulon, vous êtes souvent en contact avec des musulmans de la branche dure. Comment expliquer cette conversion de catholiques à l’islam ?

    Ce sont souvent des catholiques non pratiquants qui n’ont pas reçu beaucoup de formation. Ils sont séduits par la communauté musulmane. Les musulmans n’ont pas peur d’affirmer leurs foi. De plus, une certaine logique musulmane, une certaine cohérence pour une vie politique, sociale et religieuse peut être impressionnante. Comme notre société ne propose qu’un libéralisme nauséabond, il est évident que l’islam va attirer.
    Un évêque auxiliaire de Paris me disait qu’il était catastrophé par le nombre de catholiques qui passait à l’islam dans les écoles catholiques.
    Il faudrait peut-être que nous soyons un peu conscients de la gravité de la situation. Pour des jeunes qui sont en recherche d’idéal, de spirituel et de transcendance, l’islam, y compris dans sa tendance la plus radicale, peut apparaître séduisant. Ces jeunes sont souvent atteints d’une faiblesse psychologique, mais pas forcément. Ce serait trop facile d’expliquer que la responsabilité n’est que dans la faiblesse psychologique. Il y a une idéologie mortifère.