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  • L'existence de Dieu : une "fake news" ?

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    Dieu n'est pas une “fake news“

  • Médecin, il refuse d'être un meurtrier

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    « Le Dr. Andreia Cunha dos Santos Silva exige ce 10 juin 2018, la rétractation immédiate et définitive du texte intitulé « Je veux être un médecin, pas un meurtrier ! » en raison du caractère abusif et manipulateur de cette publication. Cette dernière résulte de la traduction non autorisée et non validée d'un texte d’opinion rédigé originellement par le Dr Cunha en langue portugaise et publié dans le journal portugais Observador du 03 avril 2018 (1). L’auteure, parfaite bilingue, n’a à ce jour reçu aucune demande de ré-utilisation, de traduction, ni de publication de son article en langue française et n’a pu exercer aucun de ses droits d'auteure légitimes (propriété intellectuelle, de relecture, etc.). »

  • Melissa Ohden a survécu à l'avortement et estime être "une des plus chanceuses du monde"

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    SURVIVANTE DE L'AVORTEMENT, MELISSA OHDEN, ESTIME ÊTRE « UNE DES PLUS CHANCEUSES DU MONDE »

     

    Il y a 41 ans, Melissa Ohden a survécu à son avortement. Elle a grandi en sachant qu’elle était née prématurément et qu’elle avait été adoptée, mais ce n’est qu’à 14 ans qu’elle apprend les circonstances difficiles de sa naissance. Au cours d’une dispute avec sa sœur, adoptée elle-aussi, celle-ci lui a lancé : « Tu sais Mélissa, moi mes parents biologiques m’ont désirée au moins ! ». Suite à cette prise de conscience, sa santé mentale est tombée dans une « spirale descendante ». « J'ai développé des troubles alimentaires, lutté contre l'alcool. Je ne voulais plus être moi-même », se confie-t-elle.

    Cinq ans plus tard, elle décide de partir à la recherche de sa mère. Elle la retrouvera dix ans plus tard et découvre alors que celle-ci la croyait morte, qu’elle n’avait jamais su si son bébé était un garçon ou une fille, et que son adoption avait été tenue secrète.

    Lorsqu’elles se sont rencontrées pour la première fois, ce qui a le plus marqué Mélissa, c’est le « regret » qui habitait ses yeux… La maman a subi cette IVG à 19 ans, contrainte par sa mère infirmière qui travaillait dans l’hôpital, avec la connivence d’un ami obstétricien. « Ensemble, ils ont littéralement forcé l'avortement de ma mère biologique contre son gré ». Sa grand-mère avait clairement laissé des consignes et demandé à ses collègues de « laisser le bébé mourir dans la chambre».

    C’était compter sans l’infirmière qui, entendant la petite fille pleurer, « alors qu'elle gisait parmi les déchets médicaux de l’hôpital » l’a emmenée en soins intensifs où, « contre toute attente », elle a survécu. Après un diagnostic de cécité probable puis de malformation cardiaque fatale – elle ne pesait que 1,3 kg et venait de recevoir la solution saline toxique pendant cinq jours –  elle a finalement grandi en parfaite santé, dans une famille adoptive.

    « C’est incroyable », admet Mélissa elle-même, qui se considère comme « l'une des personnes les plus chanceuses du monde ». Chanceuse non seulement parce qu’elle a survécu, mais aussi parce qu’elle a à la fois sa mère biologique et ses parents adoptifs. « Ma famille biologique est une énorme partie de ma vie », se confie-t-elle, et avec sa mère, elles aiment se voir « aussi souvent que possible ».

    Quand elle repense aux mots de sa grand-mère le jour de sa naissance, elle reconnait que « ce n'est pas facile (…) de vivre avec », mais elle ajoute : « Je ne suis pas en colère contre elle, nous faisons tous des erreurs dans cette vie, je ne retiens pas ça contre elle. J’ai le cœur brisé pour elle, parce que je me demanderai toujours ce qui dans sa vie a pu lui faire prendre une telle décision à propos de la mienne ».

    Après la découverte du regret de sa mère, Mélissa est désormais heureuse « de faire l’expérience de sa joie ».

    Sources: BBC, Adam Eley et Jo Adnitt (05/06/2018)

  • Thibaud Collin :"Non à l'agenda de l'individualisme libéral !"

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    Vu sur le blog "salon beige":

    JPSC

  • Les fruits pourris de mai 68

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    Du Frère Clément-Marie (Famille missionnaire de Notre-Dame), lors du Grand rassemblement annuel des jeunes amis de Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier (Pentecôte 2018) :

    Il est interdit d’interdire ? Raisons et conséquences de la crise de 1968

    Introduction

    Nous avons dans nos têtes et dans nos mémoires les images de 1968 que nous avons pu voir dans nos livres d’histoire, où des jeunes aux cheveux abondants jettent des pavés sur les forces de l’ordre… Cet événement social, particulièrement marqué en France, n’est pas arrivé par hasard.

    Cinquante ans après, il nous revient, avec le recul, de nous interroger sur la fécondité de ce mouvement. Quelles en sont les raisons ? Quelles en sont les conséquences ? Dans quelle mesure l’Église en a-t-elle été affectée ? Ces trois question pourraient chacune être l’objet d’un livre… Mais dans les quelques minutes que nous avons, nous allons essayer de les prendre pour plan, et de leur donner une réponse très succincte.

    I.   Les raisons

    Pour comprendre l’esprit qui a animé ce mouvement, on peut regarder les slogans qu’il a revendiqués, ou utilisés. Deux en particulier peuvent retenir notre attention : le premier est le suivant : « il est interdit d’interdire ». Dans son énoncé même il est évidemment contradictoire et révèle la contradiction intrinsèque à ce mouvement. « Il est interdit d’interdire » révèle un rapport erroné à la loi et à l’autorité. Plus que cela : c’est une revendication d’autonomie (au sens étymologique du terme : être à soi-même sa propre loi). C’est donc un refus de tout ce qui se situe au-dessus de l’homme, de tout ce qui pourrait contraindre son autonomie. Poussé à son terme, nous arrivons ainsi à un second slogan utilisé, reprenant le titre d’une chanson : « Ni Dieu ni maître ». On peut même en trouver une version plus développée : « Ni maître ni Dieu. Dieu, c’est moi. » Cette expression est encore révélatrice en ce sens qu’elle est, elle aussi, contradictoire. Mais de plus, elle permet de remonter à sa plus ancienne utilisation : « Vous serez comme des dieux » (Gn 3, 5). Nous reconnaissons le serpent de la Genèse, qui invite l’homme à se débarrasser des interdits, des commandements de Dieu ; autrement dit des limites de la créature, pour devenir autonome.

    C’est donc toute une conception de l’homme et de la vie qui est sous-jacente à ce mouvement de 68. Où prend-il sa source ? Dans le père du mensonge, présent dans le jardin de la Genèse, nous l’avons vu. Mais à l’époque moderne, un mouvement avait déjà été amorcé pour s’émanciper de Dieu : il s’agit des Lumières. En soi, tout n’est pas négatif dans cette pensée des Lumières. Et à plusieurs égards, certains idéaux de ces philosophes sont compatibles avec le christianisme, auquel ils ont puisé en réalité. Mais, selon l’expression de Mgr de Moulins Beaufort, leur « souci premier était de se passer de toute lumière venant d’en haut. »[1]Anticipons un peu, puisque nous faisons le parallèle entre l’époque des lumières et la crise de 1968, en citant un texte saisissant de Joseph Ratzinger soulignant les points de ressemblance entre ces deux époques, dans l’Église : « Les tensions que nous vivons ne sont que la reprise d’un processus depuis longtemps entamé. L’analogie est donc à trouver avec la situation de l’Église et de la théologie au temps de l’Aufklärung. À y regarder de plus près, on ne peut qu’être étonné devant l’extraordinaire similitude entre cette époque et la nôtre. » Il évoque ensuite un célèbre vicaire général de Constance de ce temps, Wessenberg : « À lire ses œuvres on croirait avoir affaire à un progressiste de 1969 : on y réclame la suppression du célibat, les sacrements seront formulés en allemand, les mariages mixtes bénis sans qu’il y ait engagement au sujet de l’éducation religieuse des enfants. »[2]

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