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islamisme

  • 13 chrétiens tués par jour pour leur foi

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    De  sur le site du Figaro :

    La persécution des chrétiens dans le monde s’aggrave

    Selon un rapport, le nombre de tués en raison de leur foi a augmenté de 60 % en 2020.

    Année après année, les statistiques publiées par l’association protestante évangélique Portes ouvertes, membre de la Fédération protestante de France et présente depuis 66 ans dans 70 pays pour aider les chrétiens persécutés, laissent un goût amer. Son «Index mondial de persécution des chrétiens», portant sur les chiffres de 2020 et publié le 12 janvier, montre que le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi est passé de 2.983 à 4.761, soit une augmentation de 60 %. «Sur un plan mondial, cela fait 13 chrétiens tués par jour pour leur foi», commente l’un des responsables de l’association.

    Avec un terrible record, au Nigeria, où 3.520 chrétiens ont été assassinés en une année. Ce pays est en proie aux islamistes de Boko Haram et à la radicalisation des Fulanis, un peuple de bergers nomades majoritairement musulmans, surnommés les Peuls. «91 % des chrétiens tués l’ont été sur le continent africain en 2020», souligne l’association. C’est «la montée en puissance des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne» qui explique cette forte augmentation des chrétiens tués en 2020, car ces mouvements «ont profité des mesures prises pour lutter contre l’épidémie de Covid pour étendre leurs champs d’opération».

    Si les églises, autre élément statistique, ont été moins ciblées en 2020, passant de 9.488 à 4.488, cela vient du fait que l’année 2019 avait atteint un sommet en la matière, par destruction pure et simple, par fermeture administrative ou par élimination des croix. La palme des attaques contre les églises revient cette année à la Chine. L’index recense 3.088 églises ciblées dans ce pays en 2020, pour 5.576 en 2019. «Nombre d’églises fermées n’ont pas rouvert cette année, précise Portes Ouvertes, il y a donc moins de “cibles”.» Quant à ces «attaques», elles vont «de l’obligation d’enlever les croix, souligne le rapport, à la destruction complète.Près de 18.000 églises ont été ciblées depuis sept ans en Chine».

    Enfin, troisième indice annuel, celui des chrétiens emprisonnés «arbitrairement» pour leur foi: ils sont passés de 4.811 en 2019 à 4.277 en 2020, soit une légère baisse. L’association conclut: «Plus de 340 millions de chrétiens ont été fortement persécutés ou discriminés en raison de leur foi dans les 50 pays répertoriés.» Elle ajoute - à partir de critères très précis et maintenant rodés depuis plus d’une décennie - que «la violence antichrétienne a subi une intensification de 10 % par rapport à 2019».

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  • Pakistan : deux jeunes chrétiennes assassinées pour avoir refusé de se convertir à l'islam

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Meurtre de deux jeunes chrétiennes, tuées pour ne pas avoir voulu abandonner leur foi selon le pasteur de leur communauté protestante

    12 janvier 2021
     

    Lahore (Agence Fides) - « Le meurtre perpétré sans pitié d'Abida et de Sajida constitue une tragédie qui montre combien la vie des minorités religieuses au Pakistan tient à un fil voire même est privée de toute valeur. Viols, enlèvements, conversions forcées et même meurtres de jeunes chrétiennes sont des phénomènes préoccupants. Le gouvernement ne doit pas le nier et a le devoir de mettre un terme à la violence à l'encontre des chrétiens ». C'est ce qu'affirme dans une note transmise à l'Agence Fides Nasir Saeed, Directeur de l'ONG CLAAS (Centre for Legal Aid Assistance & Settlement), commentant le cas remontant à ces derniers jours qui a provoqué l'indignation et la protestation de la communauté des fidèles au Pakistan.

    Deux jeunes sœurs chrétiennes, Abida, 26 ans, et Sajida, 28 ans, résidant dans le quartier chrétien de Makhan, dans les environs de Lahore, ont été assassinées en décembre dernier après avoir refusé tenacement de se convertir à l'islam. La police a procédé à l'arrestation de deux musulmans, Mumtaz Khan et Muhammad Naeem, soupçonnés d'avoir tué les deux jeunes femmes. Ainsi que l'a appris Fides, Mushtaq Masih, le mari de Sajida, a indiqué que les deux sœurs travaillaient dans une usine de fabrication de médicaments et qu'elles avaient disparu le 26 novembre 2020. La famille a déposé plainte suite à cette disparition, faisant mention à la police de ses craintes d'enlèvement, dans la mesure où les deux sœurs avaient indiqué avoir été souvent harcelées sexuellement et d'avoir reçu de la part de deux collègues de travail, Muhammad Naeem et Mumtaz Khan, la demande, toujours rejetée, de se convertir à l'islam.

    La nouvelle du double meurtre a été confirmée par la police ces jours derniers. Selon les agents, qui ont trouvé les corps, les deux sœurs auraient été tuées de la même manière, à savoir étranglées après avoir été menottées. Les enquêteurs soupçonnent que les deux hommes arrêtés aient enlevé et tué les deux sœurs, continuant à mener l’enquête.

    Selon Nasier Saeed, bien que le Premier Ministre de la province du Pendjab, Usman Buzdar, ait demandé un rapport d’enquête à l'Inspecteur général de la Police, « il n'existe pas de grandes chances pour que la famille puisse obtenir justice, dans la mesure où cela est très coûteux au Pakistan, les procès étant longs et les familles pauvres n'étant pas en mesure de faire face aux dépenses légales. En outre, lorsque l'auteur d'un crime est musulman et sa victime chrétienne, persuader les juges est très difficile parce que la religion joue son rôle dans toutes les strates sociales du Pakistan ».

    Le pasteur protestant Amir Salamat Masih, qui suivait la famille des victimes, indique à Fides que la majeure partie de la population du quartier de Makhan est composée de chrétiens pauvres et analphabètes qui « n'ont pas d'autre choix que de travailler comme ouvriers dans les usines des environs, pour y produire des vêtements, des chaussures, des médicaments, des matériaux variés ». Là souvent, explique le pasteur, « les travailleuses chrétiennes sont maltraitées, affrontent la haine et sont considérées comme inférieures aux musulmanes, alors que les jeunes chrétiennes – surtout si elles sont avenantes – sont harcelées sexuellement et font l'objet d'attentions indues de la part des musulmans. Le cas de Sajida et d'Abida n'est pas isolé mais met en évidence une pratique très commune sur les lieux de travail. De tels cas arrivent quotidiennement dans différentes parties du pays mais ils sont difficilement signalés ». « Ces deux sœurs – conclut-il – sont mortes seulement parce qu'elles étaient chrétiennes et qu'elles n'ont pas voulu abandonner leur foi dans le Christ même au prix de leurs vies ».

    Chiosa Nazir. S. Bhatti, Directeur du Pakistan Christian Post, journal local qui a suivi l'affaire, indique : « En théorie et sur le papier, les minorités au Pakistan jouissent de l'égalité des droits reconnus par la Constitution. Le Premier Ministre, Imran Khan, s'est engagé à faire en sorte que les minorités soient en sécurité et vivent heureuses au Pakistan. Lorsque nous assistons à des cas de fausses accusations de blasphème, à des enlèvements, à des conversions forcées et à l'homicide de jeunes chrétiennes, il faut souligner que, dans les faits, ceci n'est pas vrai et que la condition des chrétiens au sein de la société empire actuellement ». (PA) (Agence Fides 12/01/2021)

  • RDC (Nord Kivu) : des massacres à répétition perpétrés par des islamistes

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/RD CONGO - Au moins 44 personnes tuées entre le Nouvel An et les premiers jours de janvier au Nord Kivu

    vendredi, 8 janvier 2021

    Kinshasa (Agence Fides) – « L'attaque à la base d'un véritable carnage s'est réalisée entre 19 et 21h00 locales de lundi 4 janvier, à en croire des sources concordantes. Elle a occasionné le massacre d'au moins 22 civils dont 6 membres d'une même famille, sans compter les disparus et les autres dégâts matériels » dénonce dans une note transmise à l'Agence Fides le CEPADHO (Centre d'études pour la promotion de la démocratie et des droits fondamentaux), une ONG du Nord Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

    L'attaque terroriste a été perpétrée par des islamistes de l'ADF/MTM dans la localité de Mwenda, en territoire de Beni au sein de la province du Nord-Kivu.

    Le CEPADHO rappelle que « le 31 décembre 2020, 22 autres civils ont été massacrés à Tingwe et Kamungu ... transformant ainsi  en pleurs l'allégresse attendue à l'occasion des festivités du 1er janvier 2021 ».

    L'ONG congolaise dénonce le fait que « en l'espace de 13 derniers mois l'on dénombre au moins 1157 civils massacrés par les ADF/MTM en représailles aux offensives lancées contre eux par les forces armées de RDC (FARDC) ». Le CEPADHO souligne en outre la diffusion de vidéos de revendications mises sur Internet « pour le compte des ADF/MTM par le mouvement terroriste «Etat Islamique» (E.I.)/DAESH ». « Le cas le plus récent étant la vidéo postée par l'E.I.sur son site de propagande, au lendemain de leur incursion à Loselose au début de la semaine dernière ».

    Le village de Loselose situé dans le Rwenzori, l'un des secteurs du territoire de Beni, au Nord Kivu, est passé sous le contrôle des forces armées le 1er janvier, après avoir été assiégé pendant quelques jours par les rebelles des ADF/MTM.

    « Au cours de la reprise du village, les militaires congolais ont tué 14 combattants des ADF, y compris deux blancs, peut-être arabes, récupérant diverses armes » a affirmé un porte-parole des FARDC. Dans les combats ont également été tués deux militaires.

    Les « forces pour la défense de la démocratie » (ADF) sont un groupe d'origine ougandaise depuis des décennies implanté dans l'est de la RDC qui, depuis quelques années, s'est déclaré affilié au prétendu « Etat islamique », prenant le nom de Madina a Tauheed Wau Mujahedeen (MTM, littéralement « la ville du monothéisme et des monothéistes »). (L.M.) (Agence Fides 08/01/2021)

  • Le calvaire de Marie, chrétienne d’Irak, devenue esclave sexuelle des bourreaux de Daech

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    De sur le site de l'hebdomadaire Marianne :

    Chrétienne d’Irak et esclave sexuelle de Daech : on a lu le livre choc "La putain du Califat"

    La putain du Califat, de Sara Daniel, Benoît Kanabus | Éditions Grasset

    Document

    Dans un document saisissant, Sara Daniel, grand reporter à l’Obs, et le chercheur Benoit Kanabus retracent le calvaire de Marie, chrétienne d’Irak devenue esclave sexuelle des bourreaux de Daech.

    « Esclave de douze maîtres, vendue et revendue de Qaraqosh en Irak à Raqqa en Syrie, l’histoire de Marie dessine la géographie de l’État islamique. Et sa théologie : tous les péchés des hommes se sont incarnés dans son corps de femme » écrivent les auteurs de La putain du Califat, une enquête terrifiante sur la tragédie d’une jeune chrétienne enlevée comme tant d’autres par les voyous de Daech. Des voyous obsédés et obscènes, drapant leur orgie de sang et de sexe dans le drapeau noir des fous d’Allah. Pornographes de tous âges et de tous pays, ils passent de la pulsion du meurtre à celle du viol, de la décapitation à la fornication, l’une justifiant l’autre on ne sait plus dans quel ordre, mais sans oublier ablutions et prières.

    Marie a des cheveux blond vénitien et des yeux verts. En ce mois d’août 2014, elle se prépare à sa rentrée de professeur d’anglais, en septembre au lycée de Qaraqosh, la plus grande cité chrétienne d’Irak. Ce jour ne viendra jamais. À sa place commence une longue nuit quand Daech se jette sur la ville. Marie rejoint le fleuve des victimes : la mort pour les hommes, l’esclavage sexuel pour les femmes. Mais le viol aussi  a ses hiérarchies. Sur un marché saturé de jeunes yézidies « les chrétiennes sont des perles rares, la part réservée des chefs et des alliés les plus méritants. Marie ne sait pas cela, elle ne sait pas non plus que la couleur de ses cheveux blonds exaspère le désir de ses geôliers : chrétienne, blonde, c’est un joyau. »

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  • Pakistan : des chrétiens contraints de fuir leurs maisons

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    De Vatican News :

    2 janvier 2021

    Des chrétiens contraints de fuir leurs maisons au Pakistan

    Des centaines de familles chrétiennes pakistanaises ont fui un quartier de Lahore après que des musulmans aient menacé de mettre le feu à leurs maisons, rapporte l’Ucanews.

    Les chrétiens de Charar n’ont pas fêté Noël chez eux. Ils ont été contraints de chercher refuge chez des amis et des parents, loin de toute menace, peut-on lire sur le site de l’Union of Catholic Asian News.

    Le 22 décembre dernier, un pasteur de leur localité a publié un message évoquant sa foi sur Facebook. «Des musulmans se sont dit offensés par cette publication» a déclaré Saleem Khokhar, un chrétien déplacé de Charar à l'organisation International Christian Concern (ICC), une association basée à Washington.

    Le pasteur Raja Waris s’est excusé et aucune accusation de blasphème n’a été portée contre lui, mais il est néanmoins entré dans la clandestinité avec sa famille, après avoir été menacés par des extrémistes locaux, écrit la ICC dans un communiqué datant du 27 décembre.

    Rien ne semble s’être arrangé par la suite, malgré le déploiement des forces de l’ordre pour protéger les chrétiens de la zone. «La situation est devenue dangereuse lorsque quelqu'un a découvert que les musulmans prévoyaient de mettre le feu aux maisons des chrétiens. Cela a forcé les chrétiens à fuir le quartier» affirme Saleem Khokhar à l’ICC. En ce temps de Noël, des centaines de familles auraient ainsi pris la route pour se réfugier chez des proches.

    L’International Christian Concern a appelé les autorités pakistanaises à protéger les foyers chrétiens de Charar. «Personne ne devrait être forcé de fuir sa maison à cause d’une publication sur les réseaux sociaux» a estimé William Stark, le directeur régional de l’organisation.

  • Christianophobie dans le monde : un bilan qui s'aggrave dramatiquement d'année en année

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    De  sur le site de la Revue des Deux Mondes :

    Comptes de Noël : bilan (provisoire) de la christianophobie dans le monde

    21 décembre 2020

    Combien de chrétiens fêteront Noël cette année ? Moins que l’année passée. Et de moins en moins chaque année. 260 millions de chrétiens subissent des persécutions dans le monde en Asie, en Afrique, en Orient et en Europe. À l’heure où l’on dénonce à grands bruits l’islamophobie, il n’est pas inutile de rappeler quelques chiffres.

    Le nombre de chrétiens tués dans le monde en 2020 dépassera vraisemblablement les 4 000, presque exclusivement des crimes commis par les islamistes, notamment en Afrique. Le nombre de victimes était de 2 985 en 2019. Cette année-là, 3 711 chrétiens étaient détenus dans le monde et 9 488 églises fermées, détruites ou ciblées par des attaques. Dans l’unique Nigéria, depuis 2015, 4 000 chrétiens ont été assassinés par Boko Haram, dont 500 prêtres exécutés dans l’État du Borno, principale cible des djihadistes.

    La première place du classement des persécutions antichrétiennes est occupée sans discontinuer depuis plusieurs années par la dictature communiste de Corée du Nord où l’on encourage les citoyens à dénoncer les chrétiens considérés comme « hostiles », internés dans des camps et parfois exécutés. En Afghanistan et en Somalie, respectivement au deuxième et troisième rang du classement, les chrétiens, généralement des musulmans convertis, sont passibles de mort car apostats. Au Pakistan, les enlèvements et viols de jeunes femmes chrétiennes sont quotidiens. Les menaces d’assassinat visent également tous ceux qui voudraient faire évoluer les lois anti-blasphème. Asia Bibi, condamnée à mort pour « blasphème », a été libérée en 2020 après neuf ans d’emprisonnement grâce à une mobilisation internationale.

    « Si personne n’intervient, il n’y aura bientôt plus de chrétiens ici. »

    La situation s’aggrave en Afrique subsaharienne, notamment au Cameroun, au Burkina Faso, au Mali, au Niger. « Si personne n’intervient, il n’y aura bientôt plus de chrétiens ici », s’est alarmé Mgr Laurent Birfuoré Dabiré, évêque du Burkina Faso et du Niger. 1,5 million de chrétiens animistes du Soudan ont été tués par les islamistes dans les années 1990-2000, dans l’indifférence générale.

    En Chine, où le christianisme s’est secrètement développé au fil des ans, le nombre de chrétiens détenus et d’églises ciblées a été multiplié par 10 en dix ans. À côté de la persécution des Ouïghours, dénoncée à juste titre, n’oublions pas la situation des chrétiens qui se détériore. Toutes les églises sont considérées comme une menace car elles ne cadrent pas avec le concept d’identité chinoise. Des milliers de chrétiens ont été persécutés en Chine ces vingt dernières années. En Inde, dans certains états, notamment l’Uttar Pradesh ultra nationaliste, les crimes visant les chrétiens indiens ont augmenté de 40 % au cours de l’année 2020 : six personnes ont perdu la vie, des femmes et fillettes ont été victimes de viols.

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  • Noël sanglant au Nigeria

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    De Benoît Lannoo sur Kerknet.be :

    Raid de Boko Haram sur un village chrétien

    28 décembre 2020

    Le mouvement terroriste Boko Haram a tué sept personnes la veille de Noël lors d'une attaque contre un village chrétien au Nigeria.

    La veille de Noël, la milice islamiste Boko Haram a attaqué le village de Pemi, juste au moment où les habitants s'apprêtaient à célébrer la naissance de Jésus. L'église a été incendiée, au moins sept personnes ont été tuées et une douzaine de personnes ont été kidnappées, dont un pasteur local. Pemi est situé à l'extrême nord-est du Nigeria, à moins de vingt kilomètres de Chibok, où Boko Haram a enlevé près de trois cents écolières en avril 2014 ; toutes les filles n'ont toujours pas été libérées. Boko Haram sème la terreur depuis des années dans diverses régions du Nigeria, mais aussi dans les pays voisins d'Afrique de l'Ouest, comme le Tchad et le Cameroun.

    Sharia

    Boko Haram souhaite une application stricte de la charia. L'armée nigériane - généralement considérée par la population locale comme une extension du gouvernement central éloigné d'Abuja - semble incapable de faire face aux raids et aux attaques du mouvement terroriste. Boko Haram s'oppose à tout ce qui est occidental : une éducation qui ne soit pas basée sur l'Islam, mais aussi, par exemple, le port de pantalons ou la participation aux élections. Le mouvement prétend parfois vouloir protéger les chrétiens en tant que dhimmi, mais en pratique, il s'attaque régulièrement à des cibles chrétiennes.

    Le fait que le nord du Nigeria n'ait guère bénéficié de la croissance économique rapide du pays est un terreau fertile pour ce mouvement sectaire.

    Avertissement

    Boko Haram terrorise tous ceux qui ne veulent pas rejoindre le sectarisme, tant chrétiens que musulmans, mais le mouvement sait mieux que quiconque qu'il attire davantage l'attention sur lui avec des attaques contre les chrétiens. Les terroristes avaient explicitement averti qu'ils frapperaient à nouveau à Noël. L'année dernière encore, Boko Haram a tué plus de dix chrétiens dans l'État de Borno, au nord-est du pays, à Noël, et a même diffusé une vidéo à ce sujet. Il est temps que le gouvernement central du Nigeria mette un terme à ces atrocités, déclare Nathan Johnson, le leader africain du Groupe international chrétien (ICC). Pendant ce temps, selon l'ONU, Boko Haram a tué 36 000 personnes et expulsé deux millions de Nigérians de leurs foyers. Le président nigérian Muhammadu Buhari ne fait guère impression avec son "combat acharné" contre Boko Haram.

  • Dans l'indifférence complice de l'Occident : les chrétiens, premières victimes des violences religieuses dans le monde

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    D'Alexandre del Valle sur le site de Valeurs Actuelles :

    [Del Valle] Les chrétiens, premières victimes des violences religieuses dans le monde, dans l'indifférence complice de l'Occident

    Mardi 22 décembre 2020

    Noël, fête chrétienne de la naissance du Christ sauveur et donc de la joie, ne doit pas faire oublier que les violences religieuses dans le monde frappent majoritairement les chrétiens, comme l'a reconnu le Parlement européen en 2011. Les persécutions anti-chrétiennes sont tantôt officielles, en pays musulman, communiste ou hindouïste, tantôt le fait de groupes radicaux, islamistes, hindous ou bouddhistes. Les zones les plus touchées sont l'Afrique musulmane, le Moyen-Orient et l'Asie. Pour notre chroniqueur Alexandre del Valle, le “bilan”  2020 confirme le fait que, comme chaque année depuis des décennies, la “solution finale des chrétiens” se poursuit dans la quasi-indifférence générale.

    Chaque année, l'index publié par l'association chrétienne PORTE OUVERTES dresse un état des lieux qui ne cesse de se détériorer. Sur 50 pays étudiés, l'ONG évalue à 260 millions le nombre de chrétiens persécutés, soit une augmentation de 16% depuis 2014. Depuis 2017, après le pic terrible des massacres perpétrés par Daech en 2015, le nombre de chrétiens tués chaque année dans le monde oscille entre 3 000 et 4 000 âmes. La « première place » revient à la Corée du Nord communiste, où 50 000 chrétiens sont retenus dans les camps de concentration du régime. Vient ensuite le Nigeria, où des dizaines de milliers de chrétiens ont été assassinés par les islamistes depuis les années 1990. Les chrétiens d'Afrique subsaharienne sont aujourd'hui les plus persécutés au monde. Mais leur sort fait bien moins souvent la une que celui des musulmans en Occident, soi-disant victimes de « l'islamophobie ».

    Les chrétiens des pays islamiques, diabolisés comme « 5e colonne des Croisés » alors qu'ils étaient là avant les musulmans

    Les populations chrétiennes sont en déclin dans la totalité des pays du Proche-Orient, Liban compris, et ils sont voie de disparition en Irak, où leur nombre est passé de 1,5 million en 2003 à moins de 200 000 aujourd'hui... soit une baisse de 87% en 20 ans. En 2010, un attentat perpétré dans l'église Notre-Dame du Salut, à Bagdad, fit 50 morts. Les chrétiens de Syrie, bien que protégés par Bachar el-Assad, sont aujourd'hui moins de 745 000, contre 2,2 millions avant la guerre civile. En Turquie, depuis les assassinats du leader arménien protestant Hrant Dink (2006), du père Andrea Santoro, tué à Trébizonde, le 5 février 2006, du père Adriano Franchini, poignardé à Smyrne en décembre 2007, de Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie, décapité à Iskenderun par son chauffeur en juin 2010, et depuis le massacre de dizaines de chrétiens turcs évangéliques à Malatya, en mars 2007, le peu de chrétiens resté dans ce pays a peur. Ils sont aujourd'hui 90 000, contre trois millions en 1900. Et la Turquie négatrice du génocide de 1915 des Arméniens et Syriaques « continue le travail » en Azerbaïdjan, en massacrant les Arméniens du Haut-Karabakh.

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  • Haut-Karabakh : le silence des pays occidentaux face à des décapitations

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    Décapitations au Haut-Karabakh : le silence des pays occidentaux

    Article rédigé par infochretienne.com, le 18 décembre 2020 (via Liberté politique)

    Source [infochretienne.com] « Les pays occidentaux sont restés silencieux et n’ont pas pris de mesures pratiques. Ils ont les devoirs et les leviers pour en parler… nous ne voyons aucun résultat, nous ne voyons aucun processus de leur part. »

    Le Guardian a révélé l’identité de deux victimes arméniennes dont les décapitations ont été filmées. Il s’agit de Genadi Petrosyan, 69 ans, et de Yuri Asryan, 82 ans. Deux arméniens chrétiens, selon International Christian Concern, qui auraient refusé de quitter leurs villages à l’arrivée des forces azerbaïdjanaises.

    Selon des témoignages locaux, les victimes arméniennes identifiées n’étaient pas des combattants.

    Les vidéos de ces décapitations, commises par des hommes portant l’uniforme des forces armées azerbaïdjanaises, ont été rapidement relayées via des applications de messagerie, telles que Telegram.

    Amnesty International a étudié 22 vidéos de ce type d’exactions. L’organisation évoque notamment deux vidéos qui « montrent des exécutions extrajudiciaires par décapitation par des militaires azerbaïdjanais, tandis qu’une autre vidéo montre un garde-frontière azerbaïdjanais dont la gorge a été tranchée, ce qui a conduit à sa mort ». Denis Krivosheev, directeur adjoint d’Amnesty International pour la région Europe et Asie Centrale, dénonce « la dépravation et le manque d’humanité capturés dans ces vidéos ».

    Retrouvez l'intégralité de l'article en cliquant ici

  • Face à un islam combatif, «l’Église du silence»

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    De Thierry Boutet sur Smart Reading Press :

    L’ISLAM ET L’ÉGLISE DU SILENCE

    Les actes terroristes récurrents, l’assassinat de Samuel Paty, les débats sur le projet de loi sur la sécurité globale dite «loi sur les séparatismes» et son article 24, les déclarations contradictoires du gouvernement et d’Emmanuel Macron – avec en fond de tableau les déclarations du Président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui tente d’engager derrière lui le monde musulman – ont pesé lourdement sur cette fin d’année 2020, en plus d’une actualité déjà encombrée par le Covid. Et chacun s’interroge sur la conduite à tenir face à l’islam. Thierry Boutet nous propose quelques repères.

    En France, une prise de conscience commence à s’opérer. Elle était déjà perceptible chez de très nombreux Français, et pas seulement à l’extrême droite. Elle gagne les élites. Le politique s’en saisit. La menace islamiste est devenue une préoccupation partagée, avouée, dénoncée, y compris sur les chaînes de télévision en continu. La gauche, qui s’est servie de l’immigration durant des décennies comme d’une pompe électorale, est acculée à des révisions déchirantes. La droite, qui avait des pudeurs de jeune fille pour parler de l’islam et de l’islamisme, qui employait jusqu’ici des circonvolutions et multipliait les précautions de langage jusqu’à l’absurde, ose enfin regarder la question en face. À part ceux qui déclarent, comme l’ambassadeur de France en Suède1, que «la France est un pays musulman», tous s’interrogent désormais sur la bonne réponse à apporter à une situation qui ne cesse de dégénérer et devient mois après mois de plus en plus violente.

    L’ISLAM EST THÉOCRATIQUE PAR ESSENCE


    L’islam, modéré ou non, est définitivement incompatible avec une organisation sociale et politique où la foi est strictement confinée au domaine de la vie privée.


    Pour les uns, la laïcité serait le remède, pour les autres la France a un besoin urgent de retrouver, de promouvoir ou de défendre son «identité», sa «manière de vivre», sa «civilisation». Chacun met l’accent sur la défense ou la promotion de «nos valeurs». Certes ! Mais cela suffira-t-il ? L’islam, modéré ou non, est définitivement incompatible avec une organisation sociale et politique où la foi est strictement confinée au domaine de la vie privée. Une partie des musulmans l’accepte, peut-être pour des raisons pratiques et de circonstance, mais cette posture ne correspond en rien à la nature de l’islam, qui est théocratique par essence. Oublions l’idée que la laïcité – idée chrétienne devenue folle en devenant anticléricale – pourrait faire barrage à l’islamisation de la société française.

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  • Turquie : la minorité chrétienne opprimée et exploitée

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    De Kerknet.be :

    Les chrétiens en Turquie sont opprimés et exploités

    9 DÉCEMBRE 2020

    Avec la montée du nationalisme turc, les droits des chrétiens en Turquie sont également de plus en plus érodés, selon l'ICC et le MEC.

    Les organisations de défense des droits de l'homme International Christian Concern (ICC) et Middle East Concern (MEC) se plaignent dans un rapport que la minorité chrétienne en Turquie est systématiquement opprimée et exploitée, car les politiciens nationalistes gagnent une popularité considérable auprès d'une majorité de la population turque grâce à cette approche. Mais alors que l'hostilité à l'Islam des politiciens populistes se limite souvent chez nous à de la démagogie, en Turquie, le statut juridique des chrétiens individuels et de leurs lieux de culte et institutions est de plus en plus érodé.

    Selon les deux organisations, les chrétiens sont traités comme des citoyens de seconde zone et leurs droits religieux et civils servent de monnaie d'échange dans les négociations. De plus, depuis la persécution dans l'Empire ottoman à aujourd'hui, les chrétiens ne constituent qu'une petite minorité, représentant environ 0,2 % de la population totale. La grande majorité du pays, plus de 90 % de la population, est musulmane. Selon le rapport, l'échec du coup d'État de 2016 contre le président Recep Tayyip Erdoğan a conduit à une introduction accélérée de l'agenda nationaliste islamique. En conséquence, les voix démocratiques sont de plus en plus souvent réduites au silence et la subordination des chrétiens est encore plus encouragée.

    L'identité islamique est de plus en plus mise en avant comme un élément essentiel de la nationalité turque. En conséquence, la sous-évaluation du statut juridique des citoyens chrétiens et de leurs institutions se perpétue au détriment de leur patrimoine, de leur présence culturelle et de leurs droits religieux. Aujourd'hui, le rapport affirme que même la réécriture de l'histoire ne se retient plus.

    Source : CPI/CNA

  • Une jeune chrétienne pakistanaise tuée d’une balle dans la tête par l’homme qu’elle a refusé d’épouser et pour qui elle n’a pas voulu se convertir

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Pakistan : elle refuse de se convertir et de l’épouser, il l’abat en pleine rue

    06/12/20

    Chrétienne pakistanaise de 24 ans, Sonia Bibi a été tuée d’une balle dans la tête fin novembre dans la région du Pendjab par l’homme qu’elle a refusé d’épouser et pour qui elle n’a pas voulu se convertir.

    Sonia Bibi avait 24 ans lorsqu’elle a été abattue d’une balle dans la tête le 30 novembre à Rawalpindi, une ville située dans la province du Pendjab (Pakistan). Son meurtrier n’aurait pas supporté que la jeune fille, chrétienne, refuse de l’épouser et de renoncer à sa foi, rapporte UCA News.

    Le père de la victime, Allah Rakha Masih, professionnel de santé, a accusé un homme prénommé Shehzad et son ami Faizan d’avoir tué sa fille. Faizan a été arrêté mais Shehzad est toujours en liberté. « Shehzad avait menacé de tuer ma fille à plusieurs reprises », a-t-il dénoncé. « Faizan l’accompagnait pour la suivre. Elle a été assassinée pour avoir refusé la proposition. » En 2018, une jeune femme chrétienne de 25 ans, Asma Yaqoob, est décédée à Sialkot, à une centaine de kilomètres de Lahore, après qu’un homme musulman l’a brûlée en l’aspergeant d’essence pour avoir refusé de renoncer à sa foi et de l’épouser.

    D’après le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.