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  • Coronavirus : non pas supprimer les messes mais en célébrer davantage

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    De Dorothy Cummings McLean sur LifeSiteNews :

    Les évêques polonais appellent à davantage de messes en réponse au coronavirus: «inimaginable» de fermer les églises

    «Tout comme les hôpitaux traitent les maladies du corps, l'Église sert, entre autres, à traiter les maladies de l'âme; c'est pourquoi il est inimaginable de ne pas prier dans nos églises », a déclaré l'archevêque Stanisław Gądecki, chef de la conférence épiscopale polonaise.

    10 mars 2020
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    Mgr Stanisław Gądecki, président de la conférence épiscopale polonaise.

    POZNAN, Pologne, 10 mars 2020 (LifeSiteNews) - Les évêques de Pologne ont appelé à davantage de messes en réponse à l'épidémie de coronavirus.

    L'archevêque Stanisław Gądecki, écrivant en tant que chef de la conférence des évêques polonais, a publié une déclaration demandant que des messes supplémentaires soient disponibles afin que les assemblées soient plus restreintes. (De ce point de vue, on n'aura guère de difficultés en Belgique où les assemblées sont on ne peut plus restreintes et clairsemées. (note de belgicatho)

    «Actant la recommandation de l'inspecteur sanitaire en chef pour qu'il n'y ait pas de grands rassemblements de personnes, je demande l'augmentation - dans la mesure du possible - du nombre de messes dominicales dans les églises, de sorte qu'à tout moment le nombre des fidèles participant aux liturgies sont conformes à la réglementation sanitaire », a écrit Gądecki.

    L'archevêque polonais de Poznań a déclaré qu'il était «inimaginable» pour les catholiques polonais de ne pas prier dans leurs églises.

    «Dans la situation actuelle, je tiens à vous rappeler que, tout comme les hôpitaux traitent les maladies du corps, l'Église sert, entre autres, à traiter les maladies de l'âme; c'est pourquoi il est inimaginable que nous ne prions pas dans nos églises », a-t-il écrit.

    "Je vous rappelle que, dans la situation actuelle, les personnes âgées et les malades peuvent rester à la maison et à partir de là regarder les émissions de la Sainte Messe", a-t-il poursuivi, proposant une liste des messes diffusées sur différentes chaînes de télévision polonaises.

    "Je vous rappelle qu'il n'y a pas de règle selon laquelle pendant la messe, vous devez donner le signe de la paix en vous serrant la main", a ajouté Gądecki.

    «Confions à Dieu ceux qui sont morts à cause du coronavirus. Prions pour la santé des malades ainsi que pour les médecins, le personnel médical et tous les services qui luttent contre la propagation de ce virus », a-t-il poursuivi.

    «Nous prions pour la fin de l'épidémie. Conformément à la Tradition de l'Église, je vous encourage particulièrement à faire la prière de supplication [Trisagion] "Saint Dieu, Saint Puissant…". "

    La réponse du journal catholique polonais Polonia Christiana à la nouvelle de la demande de Gądecki a été "Dieu merci!"

    Actuellement, il n'y a que 22 cas de coronavirus en Pologne, contrairement à l'Italie, où plus de 9 000 personnes ont le virus et des centaines sont mortes. En Italie, entre autres mesures, les personnes sont invitées à rester à un ou deux mètres les unes des autres.

    Réponse du pape saint Grégoire le Grand à la peste: une procession pénitentielle

    L'historien italien Roberto de Mattei a décrit comment le pape saint Grégoire le Grand a réagi à un fléau mortel lors de son pontificat. Après son élection en 590, Grégoire a dirigé une procession pénitentielle des fidèles à travers Rome.

    «Alors que la multitude traversait la ville, dans un silence sépulcral, la peste atteignit un tel point de fureur qu'en l'espace d'une heure, quatre-vingts personnes tombèrent mortes au sol. Cependant, Grégoire n'a pas cessé une seconde d'exhorter les gens à continuer de prier et a insisté pour que l'image de la Vierge peinte par saint Luc et conservée à Santa Maria Maggiore soit portée au devant de la procession », a raconté de Mattei. .

    La peste du 6e siècle était considérée comme une punition. Après la procession, Gregoire a vu comment les anges se sont installés dans un cercle autour de l'image de Notre-Dame, et, levant les yeux, il «a vu au sommet du château un ange qui, après avoir séché son épée ruisselante de sang, l'a remis dans sa gaine, comme un signe que la punition était terminée. "

    Toutes les messes publiques en Italie sont suspendues jusqu'au 3 avril

    Les évêques d'Italie ont annoncé qu'ils suspendaient toutes les messes publiques jusqu'au 3 avril conformément à un décret émis par le gouvernement italien le 8 mars, qui appelait à la suspension des «cérémonies civiles et religieuses, y compris les cérémonies funéraires».

  • L'Eglise et le coronavirus

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    De Stéphane Seminckx, prêtre, docteur en médecine et en théologie, sur didoc.be :

    L'Eglise et le coronavirus

    L'Eglise doit-elle prendre des dispositions face à la propagation du coronavirus ? Des fidèles se posent la question. L'abbé Stéphane Seminckx propose quelques réflexions à propos d'idées qui circulent actuellement.

    Certains pasteurs disent qu’il ne faut pas « s’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles » et n’entendent donc pas « édicter de consignes particulières ». Ils dénoncent notre « rapport faussé à la réalité de la mort ».

    Il est bon de signaler qu’il ne faut ni céder à la panique ni prendre des mesures disproportionnées. Il est bien de faire observer que dans un monde sans Dieu, la perspective de la mort suscite une peur démesurée. Il faut bien entendu rappeler que, face au danger et à la mort, le chrétien doit conserver une vision de foi.

    Mais je ne pense pas qu’un responsable d’Eglise puisse refuser d’appuyer les institutions civiles dans la prévention d’une pandémie. Il faut se rendre compte du danger et prendre la mesure de sa responsabilité envers les fidèles. Le coronavirus tue et, à moins que je me trompe, il me semble qu’en vertu du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est aux autorités de l’Eglise qu’il revient de seconder les autorités civiles pour que les lieux et les réunions de culte ne deviennent pas un foyer de propagation de la maladie. Le pape lui-même a suspendu ses apparitions publiques afin d’éviter les rassemblements de foules.

    On semble insinuer dans diverses prises de position que certaines mesures de santé publique heurteraient notre devoir de charité. Mais personne n’a dit, que je sache, qu’on ne pouvait plus organiser des démarches de prière collective, ni fournir le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture aux défunts, ou qu’il faudrait se détourner de Dieu ou se dérober à son semblable.

    Il est vrai que, dans certaines régions d’Italie, face à la propagation fulgurante du virus, les évêques ont interdit la célébration de messes publiques. Je suppose que c’est une mesure transitoire, appelée à être levée rapidement.

    J’entends dire qu’il ne faut pas se focaliser sur le coronavirus car il existe d’autres dangers pour la santé comme la grippe, l’alcool et le tabac. Cependant, il faut savoir qu’il existe un vaccin contre la grippe, et pas contre le coronavirus, et que tant l’alcoolisme que le tabagisme ne se transmettent pas par la toux.

    J’ai lu quelque part que « l’église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut ». C’est vrai sur le plan spirituel mais pas sur le plan médical. On peut attraper un rhume dans une église mal chauffée ... et un coronavirus. Car dans un lieu de culte circulent des virus et des bactéries, comme partout. Il convient donc de faire ce qui est raisonnable pour éviter que l’église ou les célébrations liturgiques entraînent un danger pour la santé publique. A ce titre, il me semble que les mesures préconisées par les évêques de Belgique sont conformes au bon sens : suppression de l’eau bénite et du baiser de paix, et communion dans la main.

    Après avoir communiqué ces mesures il y a quelques jours en public, quelqu’un m’a dit qu’il continuerait de communier sur la langue, « parce qu’on ne peut pas tomber malade en recevant le Corps du Christ ». Il est possible que le Seigneur, dans sa providence ordinaire, veille à ce que la communion sur la langue ne soit pas un vecteur de contagion. Mais il ne faut pas tenter Dieu et si des mesures de bon sens peuvent limiter ce danger, il faut les prendre : « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

    « Un chrétien ne craint pas la mort » ai-je lu quelque part, en référence à l’épidémie. C’est encore un excellent rappel, mais il ne faut pas oublier non plus le cinquième commandement de la Loi de Dieu qui nous enseigne que « la vie et la santé physique sont des biens précieux confiés par Dieu. Nous avons à en prendre soin raisonnablement en tenant compte des nécessités d’autrui et du bien commun » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 2288).

  • En terre chrétienne, les souffrances sous silence...

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    Du site de l'Homme Nouveau (Clémence Diet), ce texte que l'on n'aura aucune difficulté à adapter au contexte belge :

    Chrétiens en France, souffrances sous silence

    Chrétiens en France, souffrances sous silence

    Traverser ces rues où les hommes se disent femmes, ces rues où la perversion couvre les allées comme du papier peint, ces rues où chaque ombre abrite une nouvelle forme de dépravation, pour enfin arriver devant l’église. Oui, mon église, celle qui porte encore dans ses murs les cicatrices de l’attaque sauvage qu’elle a subi l’an dernier. Bienvenue en France, terre chrétienne. 

    Terre d’un peuple dédié au Christ par son premier roi, la France se révèle de plus en plus hostile à cette Foi qui a fait son histoire. Aujourd’hui, quel tableau dresser de la persécution des chrétiens en son sein ? Ceux-ci se retrouvent face à une montée des attaques d’ordre physique, là où la tentation des compromis moraux et spirituels abondaient déjà. La menace est double, le corps comme l’esprit sont visés. 

    Dans sa forme la plus tangible, la persécution se lit dans les actes anti-chrétiens rapportés quotidiennement, quand ceux-ci ne s’évaporent pas dans le silence évocateur de la presse. Les lieux sacrés vandalisés, saccagés, déshonorés sont si banalisés qu’ils ne font même plus l’objet de couverture médiatique. Pourtant, entre 2008 et 2018, le nombre d’actes anti-chrétiens a augmenté de 270% (de 388 en 2008, à une stabilisation autour de 1050 ces deux dernières années). Le mois de février 2020 présente déjà un échantillon aussi écœurant qu’il est révélateur, tant par la fréquence que la diversité de ces actes. 

    Le 16 Février, deux policiers municipaux furent affectés à la cathédrale Notre-Dame de Saint-Dié-des-Vosges à la suite de dégradations et d’actes de vandalisme à répétition depuis mi-Janvier. Cet exemple est loin d’être un cas isolé. La nécessité de protection par les forces de l’ordre de nos églises n’est qu’un des symptômes d’une persécution physique en hausse. Une semaine plus tôt, un drapeau antifa avait été accroché sur le toit d’une église parisienne (l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie de Paris).

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  • Coronavirus en Italie : le pape en fait-il assez ?

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    De Roberto Pertici, universitaire italien spécialiste des relations entre l’Eglise et l’Etat, relayé par Sandro Magister sur Settimo Cielo (traduction française de "Benoît et moi")  :

    9 mars 2020

    Le pape et l'Italie prostrés par le coronavirus

    Le dimanche 5 mai 1940, Pie XII se rendit solennellement à la basilique de Santa Maria sopra Minerva pour commémorer Sainte Catherine et Saint François, patrons de l’Italie. À cette occasion, il éleva une prière pour le pays dont il était le primat:

    « O Jésus, Verbe tout-puissant, Roi des siècles, qui, lors de la division que vous fîtes du peuple et à la séparation des fils d’Adam, fixâtes les conditions du peuple (Dt 22, 8) et, à l’intérieur des frontières de l’Italie, élûtes et établîtes le lieu saint où siège Votre vicaire, regardez avec bienveillance ce peuple et cette terre que vous aimez, baignés du sang des Princes de vos Apôtres et de nombreux martyrs, consacrés par les vertus et le travail de tant de vos Vicaires, évêques, prêtres, vierges et bons et fidèles serviteurs. Ici, la foi en vous brilla toujours d’un éclat immaculé, elle sanctifia les antres et les abris de ceux qui croient en vous, elle purifia les temples des faux dieux et vous éleva des basiliques d’or d’un bord à l’autre des mers qui les entourent; ici, votre peuple s’est rassemblé de plus en plus autour de vos autels, oubliant les dissensions, soucieux de l’harmonie des âmes, et ici, ce même peuple vous implore, ô Divin Roi des Nations, de corroborer de votre grâce et de votre faveur l’intercession auprès de votre trône de bonté et de miséricorde, que nous confions à vos deux grands Serviteurs François et Catherine pour notre plus haute et plus spéciale protection. Écoutez, ô Jésus, notre prière, que nous vous présentons par leurs mains ».

    C’était une prière pour la paix: cinq jours plus tard, l’Allemagne devait attaquer le front français et entamer ce qui semblait être la phase finale de la guerre en Europe. Prier pour la paix en ces jours-là, c’était espérer que l’Italie, encore « non belligérante », resterait en dehors du conflit, dans la ligne suivie par la diplomatie pontificale des mois précédents et propagée par « L’Osservatore Romano » et la presse catholique.

    Bombardement de San Lorenzo, 19 juillet 1943

    Cette campagne avait fortement irrité les dirigeants du régime et Mussolini lui-même, qui tentait au contraire de préparer le pays à la guerre: selon les témoignages des ambassadeurs anglais et français auprès du Saint-Siège, Osborne et d’Ormesson, sur la route de Santa Maria sopra Minerva, à un carrefour, la voiture du pape aurait ralenti et aurait fait l’objet de diverses injures par des groupes de jeunes fascistes: « Le pape nous dégoûte! », « A bas le pape! » Ce n’est pas un hasard si Pie XII ne devait sortir à nouveau dans les rues de la ville dont il était l’évêque que le 19 juillet 1943, après le premier bombardement allié de la capitale: cet épisode est trop connu pour être relaté ici [Ndt: voir Benoit-et-moi-2008].

    L’attention que lui et ses successeurs ont portée à « la chère et bien-aimée Italie », comme on appelait généralement notre pays dans la rhétorique pontificale, a peut-être souvent été excessive et perçue par beaucoup de nos compatriotes comme une protection étouffante, mais il ne fait aucun doute que dans les moments vraiment difficiles, les Italiens (croyants et non-croyants) ont souvent tourné les yeux vers l’évêque de Rome, recevant de lui des paroles à ne pas oublier. Les anciens se souviennent encore de Paul VI célébrant la messe de Noël dans la cathédrale de Florence un mois et demi après l’inondation du 4 novembre 1966 et de son message aux « hommes des Brigades rouges » lors de l’enlèvement d’Aldo Moro en 1978.

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  • Que les prêtres aient le courage de porter la communion aux malades...

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    Sainte-Marthe: que les prêtres aient le courage de porter la communion aux malades (traduction complète)

    « Dialoguer » avec le Christ dans la prière

    Le pape François a offert la messe de ce mardi 10 mars 2020, en la chapelle de la maison Sainte-Marthe du Vatican pour que les prêtres aient le courage de porter la communion aux malades.

    Lors de cette deuxième messe présidée par le pape François en direct par vidéo, le pape a offert la messe, comme hier, lundi, pour « qui souffre du coronavirus », « pour qui soigne les malades »,  mais aujourd’hui aussi pour les prêtres: « Prions également le Seigneur pour nos prêtres, afin qu’ils aient le courage de sortir et d’aller chez les malades, pour apporter la force de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie et pour accompagner les agents de santé, les bénévoles, dans le travail qu’ils sont en train d’accomplir. »

    Le pape a fait poster un tweet sur son homélie: « Aujourd’hui le Seigneur nous appelle tous à dialoguer avec Lui: «N’ayez pas peur». «Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige» (Is 1,18) #HomélieSainteMarthe. »

    Il a aussi posté un tweet sur le carême: « Le Seigneur ne nous dit pas seulement d’accomplir des œuvres de charité, de prier et de jeûner, mais de faire tout cela sans prétention, sans duplicité, sans hypocrisie. #Carême. »

    Répondant aux questions des journalistes, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a fait observer que le pape a parlé, cela s’entend, en comptant au respect des précautions: « Ce matin, en commençant la célébration eucharistique à Sainte-Marthe, le pape François a voulu adresser une prière au Seigneur pour les prêtres, afin qu’ils aient le courage de sortir et d’aller vers les malades, en leur apportant la force de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie, clairement en conformité avec les mesures sanitaires établies par les autorités italiennes. »

    Voici notre traduction de l’homélie du pape François.

    AB

    Homélie du pape François

    Hier la Parole de Dieu nous enseignait à reconnaître nos péchés et à les confesser, pas seulement avec notre esprit, mais aussi avec notre coeur, avec un esprit de honte ; la honte comme une attitude plus noble devant Dieu, à cause de nos péchés.

    Et aujourd’hui, le Seigneur nous appelle tous, pécheurs, à dialoguer avec lui, parce que le péché nous enferme sur nous-mêmes, nous fait cacher notre vérité en nous. C’est ce qui est arrivé à Adam, à Ève : après le péché, ils se sont cachés, parce qu’ils avaient honte ; ils étaient nus. Et quand il éprouve de la honte, le pécheur a ensuite la tentation de se cacher.

    Et le Seigneur appelle : « Allez, venez, discutons, dit le Seigneur, parlons de ton péché, parlons de ta situation. N’ayez pas peur. Non… » Et il poursuit : « Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine ». « Venez, parce que je suis capable de tout changer, nous dit le Seigneur, n’ayez pas peur de venir parler, soyez courageux, même avec vos misères ».

    Il me vient à l’esprit ce saint qui était si pénitent, il priait tellement. Et il cherchait toujours à donner au Seigneur tout ce que le Seigneur lui demandait. Mais le Seigneur n’était pas content. Et un jour, oui, il était comme en colère contre le Seigneur, parce qu’il avait du caractère, ce saint. Et il dit au Seigneur : « Mais Seigneur, je ne te comprends pas, je te donne tout, tout, et toi, tu es toujours comme insatisfait, comme s’il manquait quelque chose. Que manque-t-il ? » [Et le Seigneur répond] : « Donne-moi tes péchés : c’est cela qui manque ». Avoir le courage d’aller parler avec le Seigneur, avec nos misères : « Allez, venez ! Discutons ! N’ayez pas peur ! Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine ».

    C’est l’invitation du Seigneur. Mais il y a toujours une ruse : au lieu d’aller parler avec le Seigneur, faire semblant de ne pas être pécheur. C’est ce que le Seigneur reproche aux docteurs de la loi. Ces personnes font les oeuvres « pour être remarqués des gens : ils élargissent leur phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi ».

    L’apparence, la vanité. Couvrir la vérité de notre coeur par la vanité. La vanité ne guérit jamais ! La vanité ne guérit jamais. Et même, elle est vénéneuse, elle avance en te donnant la maladie du coeur, en t’apportant cette dureté du coeur qui te dit : « Non, ne vas pas vers le Seigneur, n’y va pas. Reste ».

    La vanité est précisément le lieu où se fermer à l’appel du Seigneur. Au contraire l’invitation du Seigneur est celle d’un père, d’un frère : « Venez ! Parlons, parlons. À la fin, je suis capable de changer ta vie du rouge au blanc ».

    Que cette Parole du Seigneur nous encourage ; que notre prière soit une prière réelle. De notre réalité, de nos péchés, de nos misères. Parler avec le Seigneur. Lui, il sait, il sait ce que nous sommes. Nous, nous le savons, mais la vanité nous invite toujours à couvrir. Que le Seigneur nous aide !

  • Les soignants opposés à la proposition de loi avortement demandent à être reçus par les députés

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    Du site de l'IEB :

    Les soignants opposés à la proposition de loi avortement demandent à être reçus par les députés

    11/03/2020

    Ce mardi 10 mars, un collectif de médecins, gynécologues et sages-femmes issus des quatre coins du pays, représentant pas moins de 2500 soignants francophones et néerlandophones, ont pris la parole lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Ils ont exprimé leur inquiétude et leur exaspération face aux silences répétés des parlementaires à leur égard, quant à la proposition de loi sur l'avortement.

    Le Dr Salmon a d'abord rappelé les 4 mesures principales de cette loi :

    • allongement brutal du délai de 12 semaines à 18 semaines de grossesse (4,5 mois) pour pratiquer une IVG ;
    • diminution du délai de réflexion obligatoire de 6 jours à 2 jours ;
    • suppression de l'obligation d'information sur les aides psychologiques et matérielles disponibles pour poursuivre la grossesse ;
    • désignation de l'IVG comme acte médical.

    Tous les intervenants ont pointé l'inadéquation et la nocivité d'une telle proposition de loi. Le Dr De Muylder a rappelé que le délai de 12 semaines répond à la quasi-totalité des demandes actuelles, tout en minimisant les risques pour la santé de la femme, ce qui n'est plus le cas avec cette proposition de loi. Le nombre d'avortements pratiqués aux Pays-Bas sur des femmes originaires de Belgique a d'ailleurs drastiquement baissé ces dernières années, passant de 1.473 en 2000 à 444 en 2018, alors que le délai légal pour l'avortement est resté identique.

    Le Dr Kortmann a ainsi expliqué l'opération d'un avortement à 18 semaines. Il existe deux méthodes. La première consiste à provoquer l'expulsion du foetus au moyen d'une dose élevée de prostaglandines. Cette méthode peut durer plusieurs heures et est généralement suivie pour les interruptions médicales de grossesse, à l'hôpital. L'autre méthode, plus rapide et utilisée aux Pays-Bas pour les avortements du deuxième trimestre, consiste en un curetage avec morcellement du foetus qui, en raison de sa taille, ne peut passer le col de l'utérus qu'en étant démembré (bras et jambes) et écrasé (tête)... Le Dr Kortmann a souligné que c'était bien vers cette méthode barbare, dans des centres ad hoc, qu'on se dirigeait avec la proposition de loi, puisque les hôpitaux ne pourraient faire face à l'augmentation d'avortements tardifs.

    Sur le plan psychique, le Dr Nuchowicz, gynécologue-obstétricienne et praticienne en haptonomie périnatale, a souligné la sensibilité du foetus à partir du deuxième trimestre de grossesse. « Le bébé sent, ressent, réagit, répond. » Il existe une mémoire cellulaire dès 5-6 semaines de grossesse. Sylvie Detollenaere, sage-femme, a quant à elle insisté sur l'ambivalence des sentiments de la femme enceinte en début de grossesse. Plus la grossesse avance, plus la femme prend conscience de la vie qui se développe en elle. L'avortement après 12 semaines, parce que le foetus est bien plus perceptible, signifie donc de plus grandes souffrances psychiques, qui d'ailleurs n'épargnent pas non plus l'homme.

    Le Professeur Spitz, rejoint par les sages-femmes Astrid Keppens et Mariet Vandersanden, a déploré l'ignorance de la réalité du terrain par les parlementaires.

    Plusieurs soignants ont souligné l'importance d'un délai de réflexion qui donne à la femme le temps nécessaire de prendre une décision dont on connaît la gravité. Le Dr Zeller, qui travaille depuis 20 ans dans un planning familial français, mesure d'autant mieux l'importance de cet espace de réflexion que celui-ci n'est plus obligatoire en France depuis 2016. Il faut, dit-elle, éviter les décisions réactionnelles afin de prévenir les IVG à répétition et de permettre aux femmes de maîtriser leur fécondité.

    Ces professionnels de la santé ont exprimé un appel clair à ce que les parlementaires les reçoivent et les entendent. La désignation de l'avortement comme acte médical dans la proposition de loi leur font craindre une banalisation de l'acte plus dangereuse encore. Tous en soulignent les conséquences graves sur la santé de la femme et montrent, comme le Dr Jehaes, médecin généraliste, qu'il n'y a pas d'urgence sociétale à réformer la loi dans le sens de cette proposition de loi. Il faut d'abord une plus grande qualité de prévention et d'accompagnement, ce qui passe par une information de qualité.

    Lire l'intégralité du Communiqué de presse des Professionnels de la santé opposés à l'extension de l'avortementen français et en néerlandais.