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  • Benoît XVI désormais silencieux ? Pas tout à fait

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    Peter Seewald, le biographe allemand du pape Benoît XVI publiera bientôt un nouveau livre d’interview réalisées l’été dernier. Le pape lui a notamment dit son sentiment d'incompréhension face au scandale de fuites de documents confidentiels, qui avait conduit à la condamnation de son majordome. Jean-Marie Guénois, envoyé spécial du « Figaro » à Rome, rapporte le propos (à paraître) du Saint-Père :

    «Je ne suis pas tombé dans une sorte de désespérance, ou de douleur indicible, cette affaire m'a été tout simplement incompréhensible», a confié Benoît XVI au cours de l'été 2012, à son biographe allemand, Peter Seewald, à propos de l'affaire Vatileaks qui a vu le majordome personnel du Pape arrêté au printemps dernier, pour vol et publication de documents réservés sur le Vatican.

    Ces quelques phrases sont publiées, samedi, par la revue allemande Focus et sont extraites d'un nouveau livre d' interview entre Benoît XVI et Peter Seewald en cours de préparation. Selon cette même source, plutôt sérieuse, le Pape, après cette affaire qui a pourtant secoué le Vatican pendant des mois, se dit «ni perdu, ni fatigué après Vatileaks».

    Benoît XVI ajoute à propos de Paolo Gabriele, son ex-majordome, condamné à la prison puis gracié par lui avant Noël: «En voyant sa personne, je ne peux comprendre ce qu'on peut en attendre. Je ne parviens pas à pénétrer cette psychologie». Il note également qu'il était important que soit «garantie l'indépendance de la justice et qu'un monarque [le Pape en l'occurrence NDLR] ne dise pas ‘à présent, je prends les choses en mains'».

    «Je suis un vieil homme et mes forces diminuent»

    Interrogé, donc il y a plus de six mois, sur les perspectives à attendre de son pontificat, Benoît XVI précise: «Qu'attendre de moi? Pas grand-chose. Je suis un vieil homme et mes forces diminuent. Je crois que ce que j'ai fait peut suffire». Ce qu'a confirmé la déclaration qu'il a lue devant les cardinaux  le 11 février pour expliquer sa démission (…).

    Lire tout l’article ici : Benoît XVI n'a pas démissionné à cause de l'affaire Vatileaks

    et aussi : http://benoit-et-moi.fr/2013-I/articles/peter-seewald-dans-focus.php 

  • La Fraternité Saint-Pie-X persiste…et ne signera pas

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    Lu sur le site web du journal « La Croix » :

    « Selon nos informations, la Commission pontificale « Ecclesia Dei », chargée du dialogue avec les lefebvristes, a adressé début janvier à Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), une lettre lui donnant jusqu’au 22 février pour accepter la dernière version duPréambule doctrinal remise le 13 juin. 

    Ce document devait rendre possible le retour de la Fraternité dans l’Église à condition de reconnaître la validité du Missel de Paul VI, le concile Vatican II et le Magistère comme interprète authentique de la Tradition… Des conditions repoussées en juillet par le chapitre général de la FSSPX. Aussi, à défaut d’une réponse positive de Mgr Fellay vendredi, Rome se réserverait la possibilité de s’adresser individuellement à chaque prêtre de la Fraternité.

    Interrogé par La Croix, le clergé lefebvriste ne semble pas prêt à sauter le pas. « S’ils veulent m’écrire, je leur répondrai très gentiment, mais je ne me vois pas quitter la Fraternité dans laquelle je suis depuis mon ordination il y a trente ans. Je ne vais pas changer aujourd’hui d’opinion », souligne l’abbé M.

    LA MAJORITÉ FAIT BLOC DERRIÈRE LE SUPÉRIEUR GÉNÉRAL

    La grande majorité fait bloc derrière le supérieur général. « Par le passé j’ai hésité à quitter la Fraternité, reconnaît l’abbé K., mais davantage pour des difficultés interpersonnelles que pour des raisons doctrinales. En revanche, aujourd’hui je n’ai aucun doute, au vu de la méthode adoptée dans les discussions avec Rome, j’ai une confiance absolue en Mgr Fellay. »

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  • L'archevêque de Dijon commente la démission de Benoît XVI

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    C’est «le journal « La Croix qui  rapporte cette déclaration de Mgr Roland Minnerath : « ‘ Je suis toujours surpris ‘, affirme l’archevêque, qui a dit également « comprendre très bien le désarroi de beaucoup de fidèles », qui se demandent « pourquoi il n’est pas resté jusqu’au bout ». « On peut dire que c’est vraiment une décision très personnelle », a jugé Mgr Minnerath, qui estime que cette renonciation n’est en rien comparable à celles des papes antérieurs ayant quitté le trône pontifical. « C’était sous la pression de leur environnement. Ici, ce n’était sous la pression de personne », a-t-il avancé.

    Les papes précédents, a poursuivi Mgr Minnerath, « avaient bien compris que si un jour ils devaient tomber malades, ou ils devaient perdre la raison, ils devaient déclarer qu’ils renonçaient. La plupart ont fait cela. La plupart ont fait une sorte de testament, remis à leur secrétaire (…). Et ça, c’est absolument compréhensible. Mais Benoît XVI a toute sa raison, sa force intellectuelle et son rayonnement spirituel. » Mentionnant les visites ad limina de novembre, au cours desquelles les évêques français ont rendu visite au successeur de Pierre, l’archevêque de Dijon affirme que Benoît XVI « était en pleine forme intellectuelle. Bien sûr, il était fatigué, mais d’une vigueur de pensée, de repartie absolument remarquable ».

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  • Des religieux surdoués sur le front de l'économie

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    Gaël Giraud et Cécile RenouardShare on facebook

     De Jean-François Rod (ancien "pdg" de La Procure) sur le blog de cette maison d'édition :

    Gaël-Giraud-et-Cécile-Renouard

    "Une fois n’est pas coutume, je vous parlerai de deux auteurs, Gaël Giraud, jésuite, et Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption, qui sont tous deux des économistes de haut niveau et qui appliquent leur réflexion d’éthique chrétienne au domaine économique, financier et social.

    Disons-le d’emblée, nous avons affaire à des personnes plutôt surdouées et surdiplômées ! Gaël Giraud a fait Normale Sup et a passé un doctorat de mathématiques. Son premier livre « Théorie des jeux » expose ses premières réflexions à l’intersection de l’économie et des mathématiques appliquées. Avant d’entrer dans la Compagnie de Jésus, il a travaillé dans une grande banque internationale et il connaît de l’intérieur l’esprit qui règne dans les salles de marchés. Il a aussi enseigné au Tchad et il s’est occupé des enfants des rues. Il est aujourd’hui chercheur au CNRS et membre de centre de réflexion internationaux. Cécile Renouard, elle, est venue à l’économie par la philosophie et par les études commerciales (ESSEC). Elle a publié aux Presses Universitaires de France « La responsabilité éthique des multinationales » en s’appuyant sur des enquêtes de terrain, en particulier au Kenya et au Nigeria. Elle a présenté aussi la pensée de Michaël Waltzer aux éditions Temps Présent. Elle est professeur à l’Ecole des Mines de Paris et à l’Essec. Tous les deux enseignent au Centre Sèvres à Paris.

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  • Syrie : "Rachetez un chrétien"

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    De Natalia Trouiller dans une Matinale de La Vie :

    Ce sont les ordres religieux de Syrie qui ont lancé à l'occasion du Carême une campagne intitulée "Rachetez un chrétien", afin d'obtenir la libération des pères Michel Kayyal (arménien-catholique) et Maher Mafouz (grec-orthodoxe), deux prêtres d'Alep enlevés par des inconnus le 9 février dernier, et dont on est sans nouvelles. Comme l'indique l'agence Fides, "la campagne 'Rachetez un chrétien' rappelle l’œuvre lancée en 1200 par Saint Pierre Nolasco, fondateur de l’Ordre religieux des Frères Mercédaires. Les religieux s’occupaient pratiquement du rachat des esclaves et des prisonniers, prenant contact et menant des négociations qui portaient à ce qu’il était convenu d’appeler 'rédemptions'. 'Aujourd’hui, nous vous demandons de vous unir à cette œuvre de miséricorde, la nouvelle Merci, en vue de la libération de nos frères chrétiens et pour obtenir la libération de la Syrie du douleur et de la disgrâce qui la caractérise actuellement. Seul un vrai parcours de dialogue intérieur et la volonté des puissances internationales pourra porter la paix, le don le plus grand pour le Moyen-Orient et pour le monde entier', indique l’appel qui lance la campagne".

    Ces événements se déroulent alors qu'une ONG non-confessionnelle, Minority Rights Group, vient de publier son rapport annuel sur la situation des minorités religieuses en Syrie. Il y apparaît que les chrétiens sont particulièrement fragilisés par le conflit en cours, et que cette situation profite aux mafias: "La majeure partie des réfugiés interrogés par l’ONG Minority Rights Group exprime le désir de quitter le Moyen-Orient et affirme que, pour ce faire, elle est entrée en contact avec des bandes de trafiquants d’êtres humains. 'Il existe aujourd’hui un marché florissant, multimillionnaire, s’étant développé autour de la crise des réfugiés syriens' remarque l’ONG racontant certains cas spécifiques et le commerce mis en place par les contrebandiers. Un réfugié a pu 'acheter un passeport suédois pour 7.000 USD' alors qu’au Liban s’organise 'une mafia de faux visas et de faux timbres' que des organisations illicites garantissent aux réfugiés afin de leur permettre de poursuivre leur voyage en direction de l’Europe".