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Economie

  • Des lignées cellulaires issues de fœtus avortés utilisées dans le cadre du développement de vaccins contre la Covid-19

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    Du Salon Beige :

    Utilisation des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre du développement de vaccins contre la Covid-19

    Tiré de A.L., courrier des lecteurs de Science & Foi n°138, avec l’aimable autorisation de l’auteur et de la rédaction.

    Un article publié récemment par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021) fait le point sur l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (Figure 1) dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19.

    Figure 1 : Obtention de lignées cellulaires à partir d’un fœtus avorté. Ici il s’agit de lignées cellulaires issues du rein de ce fœtus. Reproduction d’une image publiée sur un rapport « Fact sheet : COVID vaccines and Fetal cell lines » du Charlotte Lozier Institute.

    De telles lignées cellulaires peuvent, rappelle cet article, être utilisées à trois étapes clés de l’élaboration des vaccins :

    • L’étape Design & Développement : conceptualisation, expériences préparatoires, spécification du vaccin.
    • L’étape Production : industrialisation et fabrication des vaccins.
    • L’étape Tests de confirmation du produit en laboratoire : tests d’analyse de la qualité, des acides nucléiques ou séquences protéiques, de réaction des anticorps, sur le produit fini.

    Le Tableau 1 est un résumé du tableau publié par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021), concernant l’utilisation de ce type de lignées cellulaires dans les différentes étapes d’élaboration des 6 vaccins commandés par l’Union Européenne (European Commission Decision, 15/12/2020). Le vaccin Spoutnik 5 du Gamaleya Research Institute a été ajouté également à cette liste. Le signe « x » indique l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés à l’étape désignée (pour les tests de confirmation en laboratoires sur produits finis, cela implique qu’au moins certains tests ont été menés sur de telles lignées cellulaires). Le signe « v » indique qu’il n’y a pas eu utilisation de lignées cellulaires de fœtus avortés. Le signe « ? » indique une absence de données fiables ou publiées sur la question. Lorsque cela était possible, les sources bibliographiques ont été indiquées. Les sources de certaines données publiées par le Charlotte Lozier Institute n’ont pas été retrouvées.

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    Tableau 1 : Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés lors de l’élaboration des 6 vaccins commandés par L’Union Européenne. Données issues de l’étude de Prentice (2021).

    Il est donc clair, d’après ce tableau, que sur les six vaccins commandés par l’Union Européenne, quatre d’entre eux utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin. C’est également le cas du vaccin russe Spoutnik 5. Pour le vaccin Sanofi/GSK, certaines données sont manquantes et il n’est donc pas possible de conclure ou non sur l’utilisation de telles lignées cellulaires. Le vaccin CureVac n’utilise à aucune étape des lignées cellulaires issues de fœtus avortés. Il utilise en revanche des lignées cellulaires développées à partir d’un prélèvement de métastase d’une patiente adulte atteinte d’un cancer du col de l’utérus. Tout comme les vaccins Moderna et Pfizer, le vaccin CureVac est un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme.

    Bibliographie

    A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.

    Charlotte Lozier Institute, « Fact Sheet: COVID Vaccines & Fetal Cell Lines », téléchargé 24/01/2021.

    Corbett et al., « SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness », Nature, Volume 586, Pages 567–571, 05/08/2020.

    European Commission, « COMMISSION DECISION of 15.12.2020 on implementing Advance Purchase Agreements on COVID-19 vaccines », Brussels, C(2020) 9309 final, 15/12/2020.

    Mercado et al., « Single-shot Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 583–588, 2020.

    Prentice, D., « Update: COVID-19 Vaccine Candidates and Abortion-Derived Cell Lines », updated 04/01/2021.

    Prentice, D., Sander Lee, T., « A Visual Aid to Viral Infection and Vaccine Production », Charlotte Lozier Institute, 15/06/2020.

    Rauch et al., « mRNA based SARS-CoV-2 vaccine candidate CVnCoV induces high levels of virus neutralizing antibodies and mediates protection in rodents », bioRχiv, 23/10/2020.

    Tostanoski et al., « Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 severe clinical disease in hamsters », Nature Medicine, Volume 26, Pages 1694–1700, 2020.

    Van Doremalen et al., « ChAdOx1 nCoV-19 vaccine prevents SARS-CoV-2 pneumonia in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 578–582, 30/07/2020.

    Vogel et al., « A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and 2 prevents lung infection in non-human primates », bioRχiv, 08/09/2020.

  • La dette publique mondiale a atteint 281 mille milliards de dollars

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    La lutte contre la pandémie alourdit la dette mondiale de 24 000 milliards de dollars, la Chine en tête

    20/02/2021

    Selon l’Institut de Finance International (IIF), la dette publique mondiale a atteint 281 mille milliards de dollars US, un record attribué à la pandémie du Covid-19. En 2020, la dette publique a atteint un niveau historique en représentant près de 355 % du PIB mondial, notamment en raison des vastes plans d’aides destinés à relancer l’économie. Selon l’institut IIF, la Chine fait partie des pays dont les dettes ont enregistré les plus fortes hausses – suivie par la Turquie, la Corée du Sud et les Émirats Arabes Unis. Selon les prédictions de l’IIF, la tendance devrait se poursuivre en 2021.

    Fin 2020, la dette mondiale a atteint 281 mille milliards de dollars US, un record dû à la pandémie du Covid-19, selon l’Institut de Finance International (IIF), basé à Washington. En 2020, la dette publique a atteint un niveau historique en représentant près de 355 % du PIB mondial (soit une augmentation de 35 points de pourcentage par apport à 2019) – notamment en raison des vastes plans d’aides destinés à relancer l’économie. Cette hausse de la dette mondiale est supérieure à celle observée durant la crise financière de 2008-2009, avec peu de signes de stabilisation à court terme. Selon l’institut IIF, la Chine fait partie des pays dont les dettes ont enregistré la plus forte hausse des ratios d’endettement hors banques – suivie par la Turquie, la Corée du Sud et les Émirats Arabes Unis. L’Afrique du Sud et l’Inde ont également enregistré les plus fortes hausses, uniquement en termes de ratio de la dette publique sur PIB. Pékin s’est concentré sur les dépenses publiques d’infrastructures afin de relancer son économie, un choix qui a conduit de nombreux gouvernements locaux à emprunter.

    Afin de résister à la pandémie, les gouvernements, les entreprises et les ménages ont accumulé 24 mille milliards de dollars US de dette courant 2020. Les programmes de relance budgétaire, les plans de sauvetage, les aides à l’emploi et les aides sociales ont entraîné de lourdes charges à l’échelle mondiale. Selon les analystes, cette tendance devrait se poursuivre cette année. Avec des intérêts bas (voire négatifs) et des taux de croissance économique supérieurs aux coûts de financement, toutefois, les emprunts des gouvernements sont considérés comme avantageux à ce jour. Selon les prédictions de l’IIF, les déficits budgétaires des gouvernements devraient encore augmenter de 10 mille milliards de dollars US courant 2021. Pour les dirigeants mondiaux, aujourd’hui, la prochaine étape est de trouver le moyen de sortir de la crise. Le fait de couper les plans de relance trop rapidement pourrait conduire à des faillites en série, et le fait de prolonger la situation pourrait provoquer des dettes insurmontables, ce qui rendrait les budgets gouvernementaux ingérables.

    (Avec Asianews, Hong-Kong)

  • L’épidémie de Covid-19 n’a pas été une mauvaise affaire pour tout le monde

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    De Jean Staune sur La Sélection du Jour :

    Comment les « Big Pharma » gagnent de l’argent sur notre dos

    L’épidémie de Covid-19 n’a pas été une mauvaise affaire pour tout le monde. Les ventes en ligne ont explosé et les laboratoires pharmaceutiques en ont profité. Pas uniquement ceux qui produisent un vaccin, mais aussi ceux comme Gilead qui ont vendu pour plus d’1 milliard € un traitement qui ne fonctionne pas et qui est dangereux, le Remdesivir (cf. LSDJ 1129).

    Certains affirment qu’un vaccin contre une telle épidémie relèverait de l'intérêt général. Mais allez expliquer aux actionnaires de Moderna, qui ont investi « à perte » pendant des années, qu’ils n’ont pas le droit de toucher les bénéfices de la recherche audacieuse qu’a conduite la société. Qui voudra encore investir dans la recherche pharmaceutique ? Mais ce débat autour de l'intérêt commun du vaccin cache un scandale sur la façon dont les laboratoires pharmaceutiques s’y prennent pour réaliser des gains injustifiés, comme le montre un documentaire d’Arte.

    Le laboratoire Genentech produit un médicament, l’Avastin pour traiter le cancer du côlon. Des spécialistes des yeux se rendent compte que des injections directes d’Avastin dans l’œil permettent de stopper de façon quasi complète la principale cause de cécité chez les personnes âgées, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Immédiatement, c’est l’effervescence dans le monde entier. On peut stopper une maladie qui rendait les gens définitivement aveugles !

    Mais l’Avastin se vend en flacon ; il faut donc préparer à partir du flacon, des seringues du produit à injecter dans l’œil. Le laboratoire va alors sortir un produit exactement équivalent, le Lucentis. Sauf qu’il coûte 2000 $ par seringue alors qu’une injection d’Avastin revient à 50 $ !

    Le laboratoire Genentech va être racheté par Roche qui va diffuser mondialement l’Avastin … en freinant des quatre fers pour son nouvel usage, expliquant qu’il faut le réserver au traitement du cancer du côlon, tandis que Novartis (qui possède 33% de Roche !) va faire une campagne massive en faveur du Lucentis en expliquant qu’il serait dangereux d’utiliser l’Avastin puisqu’il faut le manipuler pour le mettre dans des seringues (c’est pourtant ce qu’on fait tous les jours pour les vaccins livrés en flacons).

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  • Reconvertir les églises : un métier et un business; et surtout pas de "fétichisme"!

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    Où l'on apprend que nos autorités ecclésiastiques ne nourrissent pas un attachement "fétichiste" à l'égard de notre patrimoine religieux, héritage des générations croyantes qui nous ont précédés...

    Lu sur L’Avenir (5 février, p. 11) :

    Un métier: reconvertir les églises

    Ce n’est pas une reconversion, mais plutôt une diversification. L’intercommunale liégeoise Ecetia se lance dans la réaffectation des églises. Selon le dernier rapport annuel de l’Église catholique de Belgique, on en compte 2 550 du côté francophone. Mais toutes ne sont pas assidûment fréquentées. Certaines sont fermées et souffrent d’un manque sérieux d’entretien. C’est qu’elles sont à charge des communes, soit parce que celles-ci en sont propriétaire, soit parce qu’elles doivent renflouer les fabriques d’église qui le sont. Bertrand Demonceau, directeur d’Ecetia, explique: «… nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une demande du côté des Villes et Communes a propos de ce patrimoine qui est de moins en moins utilisé, qui au fil du temps s’abîme, se dégrade. Qu’en sera-t-il dans 10 ou 20 ans. Abattre est-ce une solution? Une église, c’est le nez au milieu du village. C’est un patrimoine symbolique, identitaire. … On propose une voie moyenne, on conserve l’enveloppe extérieure et on réfléchit à la réaffectation intérieure. On pratique un examen de la faisabilité technique, les possibilités de rénovation et les coûts. Ensuite, on pratique une étude de marché. En fonction du volume et de la situation, que peut-on y réaliser? Des bureaux, du logement, une bibliothèque… Tout dépend aussi de ce que la commune attend.»)
     
    Pas fétichiste 

    L’église de Tignée (commune de Soumagne) est le premier dossier qui risque de se concrétiser avec l’aménagement de plusieurs appartements dans l’église. Si elle était désaffectée au culte, ce n’est pas toujours le cas. Là, il faut le feu vert de l’évêque. Éric de Beukelaer, vicaire général du diocèse de Liège: «Nous ne sommes pas fétichistes. Si un édifice est trop grand, une partie peut-être désaffectée tout en conservant une chapelle. Il est important de conserver un lieu de silence de spiritualité. C’est un usage partagé. Mais on peut en faire aussi un usage multifonctionnel où l’on se réunit pour d’autres choses, groupe de théâtre, orchestre, même des étals de marché. Mais c’est avant tout une église vivante qui peut aussi accueillir les autres cultes

  • Le cardinal Müller dénonce le "grand reset"

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    De Maike Hickson sur LifeSiteNews :

    Le cardinal Müller dénonce le "grand reset"

    Le cardinal a averti que l'objectif de cette nouvelle force de fusion - la collaboration entre les grandes entités capitalistes et la Chine - vise "le contrôle absolu de la pensée, de la parole et de l'action".

    5 février 2021

    Le cardinal Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a récemment fait des commentaires à Edward Pentin, du National Catholic Register, à propos du Grand Reset, telle que promu par le Forum économique mondial de Davos (WEF). Dans ce contexte, le cardinal a lancé un sérieux avertissement selon lequel il voit une fusion des organisations capitalistes occidentales avec la Chine, formant un nouveau "capitalisme-socialisme unifié".

    Le 29 janvier, le prélat allemand a déclaré à Pentin que les deux camps - "le capitalisme à but lucratif, les géants de la haute technologie des pays occidentaux" et le "communisme de la République populaire de Chine" - "convergent et fusionnent aujourd'hui en un capitalisme-socialisme unifié", produisant un "nouveau colonialisme". Par ces commentaires, il semble indiquer que nous assistons ici à une fusion des grandes puissances financières avec les États communistes - en particulier la Chine - qui vise à la domination du monde par les puissances mondiales capitalistes alors que les masses sont maintenues dans les sociétés socialistes, contrôlées et réprimées par l'État. On peut se sentir ramené ici à la réponse récente des pays occidentaux à la crise du coronavirus qui a conduit à la suppression de nombreuses libertés au nom d'une crise sanitaire.

    LifeSite a pris contact avec le cardinal Müller pour lui demander de s'expliquer sur ces questions.

    Le Great Reset est un programme publié par le Forum économique mondial (WEF) qui utilise la crise du coronavirus comme raison d'un remaniement fondamental de la façon dont nous, les humains, vivons ensemble sur cette terre. Le WEF affirme sur son site web que "les changements que nous avons déjà observés en réponse à la COVID-19 prouvent qu'une remise à plat de nos bases économiques et sociales est possible". À la lumière des crises économiques et environnementales prévisibles, le WEF propose que "nous construisions des fondations entièrement nouvelles pour nos systèmes économiques et sociaux". La façon dont cette reconstruction de nos sociétés devrait être perçue par ces acteurs financiers et économiques mondiaux (cliquez ici pour une liste des participants à la réunion du WEF 2020 à Davos, Suisse) peut être vue dans leur propre vidéo du WEF intitulée "Huit prédictions pour le monde en 2030".

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  • Quand l’immigration est devenue le premier moteur de la croissance de la population

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    De Pierre-Louis Brière sur La Sélection du Jour, cette analyse de la situation en France mais qui vaut a fortiori pour notre pays :

    1er février 2021

    L'immigration, un phénomène auto-entretenu accentué par la démographie

    L’immigration anime le débat public français, cependant, force est de constater que le sujet reste assez flou. En effet, les données chiffrées manquent ou sont d’une grande complexité. Publié en novembre dernier, le livre de Patrick Stefanini, Immigration, ces réalités qu’on nous cache, est une vraie mine d’or sur le sujet. Très documenté, cet ouvrage a le mérite de dresser un tableau d’une grande clarté sur la réalité de l’immigration en France.

    Depuis quelques années, l’immigration en France est un phénomène auto-entretenu. La cause première de l’immigration n’est plus la guerre ou la grande pauvreté, mais plutôt un choix de vie encouragé par les diasporas déjà présentes dans les pays d’accueil. Paul Collier, professeur d’économie à Oxford, constate que la création de quartiers de diasporas en France donne un appel d’air à l’arrivée de nouveaux immigrés de même nationalité. En effet, ces derniers feront le choix de l’immigration car ils sont assurés de trouver sur place un cadre culturel connu et rassurant. Lorsque le motif de l’immigration cesse d’être l’intégration mais la recomposition de la communauté culturelle d’origine, on peut alors se questionner légitimement sur la politique d’assimilation du pays d’accueil.

    La conjugaison du multiculturalisme et d’un système social généreux encourage les diasporas à se refermer sur elles-mêmes. Elles vont développer leur propre écosystème et l’intégration sur le marché du travail n’en sera que plus dure.

    C’est donc un cercle vicieux, l’immigration appelle l’immigration. C’est également une profonde révolution, l’immigration ne dépend plus du contexte extérieur, elle ne fonctionne plus par vagues, elle est désormais continue, auto-entretenue et dissociée de la volonté d’assimilation.

    Stephen Smith va plus loin dans son analyse. Selon lui, l’Afrique subsaharienne émigre peu en raison de sa pauvreté. Mais le décollage économique que devrait connaître la région dans les 30 prochaines années va bouleverser le paysage des migrations. En effet, il va apportera aux Africains le « minimum de prospérité indispensable à leur départ » leur permettant de mieux tirer profit des communautés immigrées déjà présentes en France. Il y a donc un vrai paradoxe : le développement économique de cette partie de l’Afrique va amplifier l’immigration. Stephen Smith affirme ensuite qu’en 2050, entre 1/5 et 1/4 de la population européenne pourrait être d’origine africaine.

    Ajoutons à cela la forte démographie de l’Afrique subsaharienne : une fécondité moyenne de 4,75 enfants par femme avec des taux encore supérieurs dans des pays francophones (le Niger a un taux de fécondité de 7,15).

    Il faut prendre en compte cette exception africaine et ses conséquences sur les décennies à venir. Cela passe par une refonte de notre politique d’aide au développement, elle doit viser à aider les pays les plus pauvres et faire en sorte que leurs habitants soient moins tentés par l’immigration et au contraire désireux de participer au développement de leur pays.

    Patrick Stefanini s’appuie sur la pensée du cardinal Robert Sarah, lorsque ce dernier écrit : « On présente l’Occident à des Africains comme le paradis terrestre. La faim, la violence et la guerre peuvent pousser ces hommes à risquer leur vie pour atteindre l’Europe. Mais comment accepter que des pays soient privés de tant de leurs fils ? Comment ces nations vont-elles se développer si tant de travailleurs font le choix de l’exil ? Quelles sont ces étranges associations humanitaires qui sillonnent l’Afrique pour pousser des jeunes hommes à la fuite en leur promettant des vies meilleures en Europe ? Pourquoi la mort, l’esclavage et l’exploitation sont-ils si souvent la véritable issue des voyages de mes frères africains vers un eldorado rêvé ? Il faut tout faire pour que les hommes puissent rester dans les pays qui les ont vu naitre. Le déracinement culturel et religieux des Africains projetés dans des pays occidentaux qui traversent eux-mêmes une crise sans précédent est un terreau mortifère. »

    La France a fait longtemps office de modèle et d’exception en Europe avec sa politique de natalité. Méthodiquement détruite par François Hollande, elle nous fait aujourd’hui cruellement défaut. Depuis 2016, l’immigration est le premier moteur de la croissance de la population de la France, elle y contribue davantage que l’évolution naturelle. L’Europe devrait développer une vraie politique familiale et de la petite-enfance, sous peine de perdre un combat déjà mal engagé contre la force implacable de la démographie.

  • Tsunami financier, désastre humanitaire ? (Gaël Giraud)

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    De Thinkerview :

  • Italie : le déficit de population met en péril l'équilibre social et financier

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    L’Italie en déficit de population : l’équilibre social et financier en suspens

    19 janvier 2021

    En Italie, le nombre de décès enregistré en 2020 devrait dépasser les sept cent mille morts, alors qu’il était stable entre 2015-2019, s’établissant autour de 645 000. En regard, le nombre des naissances promet d’être inférieur à quatre cent mille. Autant dire que le renouvellement d’une population vieillissante est loin d’être acquis.

    Si le phénomène touche tous les pays européens, l’Italie est particulièrement concernée : « peuplé d’un peu moins de 60 millions d’habitants en 2020[, le pays] n’enregistrera que 400 000 naissances quand la France, à peine plus peuplée (67 millions d’habitants), devrait en compter plus de 700 000 ».

    La tendance est « installée dans le temps » et « le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants n’est même plus suffisant pour rétablir l’équilibre ». Dans les années 50, l’indice de vieillesse était de 33%, soit d’« une personne âgée pour trois enfants ». Le rapport est désormais inversé : « cet indice est de 180 % au niveau national. Dans certaines régions comme la Ligurie, on dépasse même 300 % ».

    Les causes du phénomène sont multiples : en moyenne, les femmes ont leur premier enfant à 31 ans (contre 28 ans et demi en France), elles ne quittent pas le domicile des parents avant 29 ans (les Françaises 23 ans et 25 ans en moyenne européenne). Par ailleurs, des causes récurrentes comme « l’extrême difficulté de l’entrée sur le marché du travail » et « l’importance du chômage des jeunes » viennent s’ajouter aux obstacles. « Les insuffisances de la protection légale des femmes enceintes » conduisent « une Italienne sur quatre » à perdre « un emploi à cause d’une grossesse ». Un nombre « constant depuis plusieurs années ».

    L’immigration vient alourdir le bilan : 200 000 Italiens quittent chaque année le pays, et ce sont le plus souvent des actifs. A moyen terme, c’est « l’équilibre social et financier du pays » qui est en jeu et les experts alertent : 200 000 arrivées par an seraient nécessaires pour maintenir en équilibre le système des retraites.

    Source : Le Monde, Jérôme Gautheret (19/01/2021)

  • Vatican : "annus horribilis" pour la Secrétairerie d'Etat, et ce n'est pas terminé

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduit sur Diakonos.be :

    « Annus horribilis » pour la Secrétairerie d’État du Vatican.  Et ce n’est pas fini

    Entre Noël et Nouvel An, le Pape François vient de porter le coup de grâce sur ce qui reste de la jadis légendaire et toute-puissante Secrétairerie d’État, par un « motu proprio » qui la prive de son trésor de guerre, avec tout son contenu, c’est-à-dire une bonne partie de ce 1,4 milliard d’euros que le Cardinal George Pell avait déniché en-dehors des bilans officiels du Vatican pendant les quelques mois où le Pape lui avait donné carte blanche pour faire le nettoyage, au début du pontificat.

    Désormais, ce qui était le principal centre de pouvoir de la Curie vaticane ne disposera plus ni d’argent ni d’immeubles, car ceux-ci passent à l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, l’APSA, et seront sous le contrôle du Secrétariat pour l’économie.  Du siège administratif de la Secrétairerie d’État, ne subsiste désormais qu’une pancarte et deux ou trois bureaux pour tenir la comptabilité interne de l’argent qu’ils devront à chaque fois demander à qui de droit.  Même le fond discrétionnaire qui était à la disposition du Pape ne sera plus géré par la Secrétairerie d’État mais bien par l’APSA.

    Par rapport à ce qu’elle était au temps des grandes heures de son histoire, la Secrétairerie d’État touche aujourd’hui le fond de la courbe.  Et ce n’est pas fini, parce qu’au cours des prochains mois, sa réputation et son pouvoir pourraient bien dégringoler encore plus bas.

    *

    C’est Paul VI, dans les années 1960, qui avait conféré un très grand pouvoir à la Secrétairerie d’État, dont il était issu, et qu’il continuait à gouverner dans les faits.

    Et c’est Jean-Paul II, en 1979, qui a nommé un cardinal de premier plan Secrétaire d’État, Agostino Casaroli, l’artisan de l’Ostpolitik au-delà du rideau de fer mais aussi l’homme qui en 1948, avait réussi à sauver le Saint-Siège et l’Institut pour les Œuvres de Religion, l’IOR, du crack de la Banque Ambrosienne, avec un transfert « volontaire » de 250 millions de dollars aux banques créditrices.

    En 1991, le cardinal Angelo Sodano succéda à Casaroli jusqu’à l’arrivée en 2006 du cardinal Tarcisio Bertone.  Sous ce dernier, le pouvoir de la Secrétairerie d’État avait amorcé une courbe descendante si manifeste qu’en 2013, Jorge Mario Bergoglio a été élu avec la demande d’une réorganisation drastique de cette dernière dans le cadre d’une réforme globale de la Curie.

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  • Vous avez dit : "complotiste"?

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    Complotiste / complotisme / complosphère / conspirationnisme / conspirationniste : Les termes «complotisme» et «complotistes» sont très utilisés dans les médias, notamment lors de la sortie du film Hold Up. Mais également lors de la défaite difficilement reconnue par Donald Trump. Le terme «complosphère» est, quant à lui, un peu plus récent, on en trouve des usages dès 2015. Enfin, notez que les termes «conspirationniste» et «complotiste» sont souvent confondus. Le «complotiste» remet en cause la version officielle. Le «conspirationniste» utilise la vision du monde des «chiens de garde»: le Nouvel Ordre Mondial oppose l’utilisation des «faibles» par les «puissants». Plus alarmant, la confusion entre «complotiste» et «sceptique»: faire preuve de scepticisme en interrogeant la qualité des discours ambiants est pourtant un acte critique nécessaire.

    (source : «Complotisme», «Black Block», «OK Boomer»... Quels mots ont marqué les débats de l’année 2020?)

    D'Olivier Bonnassies sur La Sélection du Jour :

    A PROPOS DE COMPLOTISME

    « Faites-vous partie de ces 80% de français qui croient au moins à une théorie du complot ? » Appuyée sur un sondage IFOP, voilà la question absurde posée par la voix off dans les deux épisodes du documentaire « Complot : vérité ou mensonge » de Jean-Luc Genest, programmé récemment sur W9.

    N’y aurait-il donc jamais de complots ?
    Et serait-il aberrant de croire qu’il peut y en avoir ?

    Dernièrement, la sortie tumultueuse du film documentaire Hold up, les aventures de Trump et les confidences de Macron ont vu la presse et les médias reprendre comme un seul homme (y-a-t-il un titre qui ne l’ait utilisé ?) ce mot de « complotisme » qui a marqué l'année et qui permet de stigmatiser à peu de frais en évitant tout débat sur le fond, comme les bonnes vieilles accusations classiques (nazisme, fascisme, racisme, antisémite) ou nouvelles (homophobie, islamophobie, populisme).

    Dans ce monde nouveau où ce sont maintenant les journalistes qui coupent les hommes politiques (avant c'était l’inverse !), les bisounours aux commandes voudraient nous faire croire que les complots - qu’on peut définir comme la coordination secrète d’un petit groupe de gens puissants planifiant et entreprenant dans leur intérêt une action affectant le cours des événements - n’existent pas.

    Ah bon ?

    Est-ce qu’il n’y a pas eu sans cesse dans l’Histoire des formes de complot pour acquérir du pouvoir, de l’argent, des soumissions, des relations, des postes, des études scientifiques, des contrats ou des avantages ? Est-ce que tout le monde est toujours transparent, honnête et est-ce que la corruption, les pots-de-vin, les sociétés secrètes, les révolutions, les coups d’Etat et les coups tordus n’existent pas ? 

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  • Le "grand reset" : une chimère conspirationniste ?

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    De Michael Koder sur Kath.net :

    "Le grand reset" - qu'y a-t-il derrière ?

    17 décembre 2020

    Une apparente théorie conspirationniste mais qui, à y regarder de plus près, s'avère être une entreprise ouverte réunissant des acteurs des pouvoir politiques et commerciaux pour "établir un nouveau contrat social" - Une analyse de Michael Koder

    Washington DC. (kath.net/National Review/mk) Quelle est la vérité sur le "Grand Reset" ou "Grand Reboot" tant mis en avant ces derniers temps : une simple invention des négationnistes du coronavirus et des anti-vaccinationnistes d'extrême-droite sur une conspiration de puissants politiciens et entrepreneurs qui voudraient établir un Nouvel Ordre Mondial ? Ou bien y a-t-il plus de vérité derrière ce mot à la mode que la propagande du gouvernement et des médias ne voudrait nous le faire croire ?

    En y regardant de plus près, comme l'explique Andrew Stuttaford dans la National Review, le Grand Redémarrage n'a rien de secret : il s'agit d'un plan dévoilé par certaines élites politiques et économiques mondiales pour remodeler le capitalisme dominant de la vie économique. Les Nations unies, le Fonds monétaire international et l'Union européenne sont tous impliqués dans cette entreprise. À l'avenir, ce n'est plus la recherche du profit par leurs propriétaires qui donnera le ton dans les entreprises, mais plutôt l'engagement conjoint des dirigeants avec les politiciens au pouvoir et les ONG pour créer un monde nouveau et meilleur. Les actionnaires purement intéressés doivent être démunis de tout pouvoir et remplacés par des décideurs "désintéressés" qui auraient une meilleure vision des intérêts de la société dans son ensemble.

    Un tel capitalisme d'entreprise est proposé par Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial (WEF) à Davos, dans son livre récemment publié intitulé - précisément - "The Great Reset". Le WEF fait également de la propagande pour le Grand Reset, qui a même maintenant son propre site web (https://www.weforum.org/great-reset/), où elle est ouvertement promue ("pour construire un nouveau contrat social"). Les élites concernées comprennent des sociétés géantes telles qu'Apple, Microsoft, Facebook, IBM et IKEA, c'est-à-dire également des géants américains de premier plan, qui étaient jusqu'à présent plutôt un bastion de la libre entreprise. Cette liste montre que le plan ne peut en aucun cas être considéré comme une tentative de renversement marxiste-communiste, comme on pourrait le supposer à première vue. Le capitalisme d'entreprise est fondé sur la conviction que la société doit être organisée par et pour ses principaux groupes d'intérêt, qui sont à leur tour subordonnés à l'État comme un chef d'orchestre. L'individu n'a pas son mot à dire ici, la démarche est clairement autoritaire, le nouveau monde est décrété. Il n'est pas toujours clair de voir à l'égard de qui les nouveaux détenteurs du pouvoir dans les entreprises doivent être responsables, si ce n'est plus aux propriétaires. Ce qui est clair, c'est que les cadres (...) aiment l'idée, tout comme les hommes politiques avides de pouvoir, pour qui de larges possibilités d'influence s'ouvrent.

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  • Ce que deviennent nos églises désertées

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    De Marie-Eve Rebts sur le site du Soir :

    Plusieurs projets pour transformer des églises

    Moins fréquentés ou parfois désaffectés, certains couvents ou églises trouvent une nouvelle vie grâce au logement. Ces reconversions sont encore peu nombreuses en Belgique mais plusieurs projets sont en cours.

    Après avoir été un célèbre lieu de pèlerinage durant plusieurs siècles, Chèvremont est devenu bien calme ces dernières années. La basilique Notre-Dame et son couvent érigés au XIXe siècle n’attirent plus les foules et seuls trois membres de la communauté des carmes déchaux occupaient encore ce site de près de 2000 m2 en 2016. L’ASBL propriétaire des lieux s’est donc résolue à mettre en vente les bâtiments, qui ont été acquis en 2020 par trois partenaires actifs dans l’immobilier : les groupes Eckelmans et Socatra ainsi que Inside Development. D’ici 2024, ceux-ci transformeront Chèvremont en une septantaine de logements.

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