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  • S’en prendre à une église, c’est tourner le dos à notre histoire

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro (Vox) :

    Annie Genevard et Philippe Gosselin: «S’en prendre à une église, c’est tourner le dos à l’Histoire de France»

    Annie Genevard et Philippe Gosselin: «S’en prendre à une église, c’est tourner le dos à l’Histoire de France»

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - En 2018, 1 063 actes antichrétiens ont été commis en France selon le Ministère de l’intérieur. Les députés LR Annie Genevard et Philippe Gosselin réclament une mission d’information parlementaire pour mieux connaître la nature et les motivations de ces actes insupportables.


    FIGAROVOX.- Vous avez demandé la création d’une mission parlementaire sur les actes antichrétiens. Quel est l’objet de votre démarche?

    Philippe GOSSELIN.- En effet, nous demandons au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, la constitution d’une mission d’information parlementaire sur les actes antichrétiens. Ceux-ci ont défrayé la chronique récemment mais en réalité on en parle assez peu, et surtout on a du mal à connaître avec précision le nombre, le motif et la gravité de ces actes, car les statistiques rendues publiques par le Ministère de l’intérieur sont trop vagues. Dans son communiqué du 12 février dernier, il recense 1 063 «actes antichrétiens», sans qu’aucune précision supplémentaire soit ajoutée. En réalité les actes antichrétiens peuvent procéder d’intentions très diverses, et les profils de ceux qui les commettent sont variés. Nous avons besoin de mieux les connaître, pour aussi mieux y répondre: nous souhaitons donc qu’une typologie précise soit établie ainsi qu’une cartographie. Commettre un acte sataniste, ce n’est pas la même chose qu’un «simple» larcin, qui n’est pas non plus semblable à une profanation.

    Annie GENEVARD.- Les mots sont importants: au mot «christianophobie» qui se calque sur le modèle d’autres discriminations pas nécessairement comparables, je lui préfère le terme d’ «actes antichrétiens». Notre démarche n’est pas communautaire, Il faut renseigner précisément le phénomène de façon objective, savoir de quoi nous parlons et ensuite en tirer des conclusions pour agir et ne pas laisser ces actes sans offrir une réponse forte. Nous ne pouvons pas détourner un regard gêné, il en va de la responsabilité et de l’honneur de la représentation nationale.

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  • France : un printemps épiscopal ?

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    De Denis Sureau sur son blog d'information "Chrétiens dans la Cité" :

    Printemps épiscopal

    Lors de leur assemblée de Lourdes, les évêques fortement rajeuni la présidence de la Conférence des évêques de France. Pour remplacer Mgr Georges Pontier, 75 ans, ils ont choisi un théologien, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, 56 ans, archevêque de Reims, président de la Commission doctrinale de la CEF. Les deux vice-présidents sont Mgr Dominique Blanchet, 53 ans, évêque de Belfort-Montbéliard, et Mgr Olivier Leborgne, 55 ans,évêque d’Amiens.

    Mgr Éric de Moulins-Beaufort a une double formation profane (maîtrise de Sciences économiques, Sciences Po) et religieuse (licence et doctorat en théologie passés à l’Institut d’Études théologiques de Bruxelles, au Séminaire français de Rome et à la Catho de Toulouse). Ordonné en 1991, il fut aumônier du collège Montaigne puis du lycée Louis-le-Grand, directeur au séminaire de Paris et enseignant à l’École Cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris, curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis, secrétaire particulier de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris. Il fut nommé en 2008 évêque auxiliaire de Paris et vicaire général et dix ans plus tard archevêque de Reims. Il est membre du Conseil de direction de l’Association internationale Cardinal Henri de Lubac (dont il est un spécialiste), du conseil de rédaction de la revue Communio et du conseil de rédaction de la Nouvelle revue théologique. Il est très attentif aux évolutions de la société et au mouvement des idées, ce dont on peut se réjouir.

  • 9000 églises fermeront au Canada d'ici 10 ans

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    Sur le site Info Présence religieuse (Canada) :

    Au Canada, 9000 églises fermeront d'ici 10 ans

    Selon la Fiducie nationale du Canada, quelque 9 000 églises fermeront au cours des 10 prochaines années au Canada, soit environ le tiers de toutes les églises au pays. Les églises rurales, à l'instar de celle-ci, à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, sont plus à risque.

    Selon la Fiducie nationale du Canada, quelque 9 000 églises fermeront au cours des 10 prochaines années au Canada, soit environ le tiers de toutes les églises au pays. Les églises rurales, à l'instar de celle-ci, à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, sont plus à risque.   (Archives Présence/P. Vaillancourt)

    Selon la Fiducie nationale du Canada, quelque 9 000 églises fermeront au cours des 10 prochaines années au Canada, soit environ le tiers de toutes les églises au pays.

    «Ce sera définitivement une mauvaise chose», a déclaré l'architecte Roberto Chiotti au journal ontarien The Catholic Register. «Vous savez, c'est notre théologie en pierre.»

    Robert Pajot, du National Trust, est plus ou moins résigné au fait qu'un grand nombre d'immeubles du Canada portant des croix sont en train de devenir excédentaires par rapport aux besoins de la société.

    «Oui, nous allons en perdre. Oui, certaines pourront avoir un usage commercial, d'autres être transformées en condos», a-t-il déclaré.

    Il existe environ 27 000 lieux de culte au Canada, ce qui signifie qu'environ un tiers d'entre eux seront vendus, démolis ou abandonnés au cours de la prochaine décennie. Certains endroits seront épargnés, comme l'archidiocèse de Toronto, où aucune fermeture n'est prévue. L'archidiocèse a construit près d'une église par an depuis le début du XXIe siècle.

    «L'archidiocèse de Toronto a la chance de compter sur une forte population immigrante qui a un engagement de foi local, ce qui explique en partie la célébration de la messe dans plus de 35 langues chaque semaine», a déclaré Neil MacCarthy, porte-parole de l'archidiocèse.

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  • Comment le succès du pape et l'insuccès de son Eglise peuvent-ils aller de pair ?

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur diakonos.be :

    Le « succès » du pape François sous la lorgnette d’un sociologue des religions

    Panama, Émirats arabes unis, Maroc, Bulgarie, Macédoine, Roumanie… Au cours des cinq premiers mois de cette année à peine, le pape François a inscrit à son agenda autant de voyages hors d’Italie qu’il n’en effectuait auparavant en toute une année.  Et d’autres suivront encore en Afrique et en Asie.  C’est aussi cela qui fait de lui une « star » internationale.  L’image de l’Église catholique s’identifie toujours plus avec la personne du pape et de son « succès » planétaire.

    Dans l’opinion publique, Jorge Mario Bergoglio joui certainement d’une vaste popularité, même si elle a récemment baissé dans un pays-clé tel que les États-Unis. Rien de tel en revanche pour l’Église catholique qui souffre pratiquement partout d’un « insuccès » flagrant.

    C’est cette contemporanéité du succès du Pape et de l’insuccès de son Église qui constitue l’un des casse-têtes de la sociologie des religions d’aujourd’hui.

    Un casse-tête auquel Luca Diotallevi, professeur de sociologie à l’Université de Rome Trois et ancien senior fellow au Center for the Study of the World Religion de la Harvard Divinity School, qui a également été le politologue de référence de la Conférence épiscopale italienne durant le pontificat précédent, apporte une réponse originale dans son dernier essai qui vient de sortir de presse.

    > L. Diotallevi, “Il paradosso di papa Francesco. La secolarizzazione tra boom religioso e crisi del cristianesimo”, Rubbettino Editore, Soveria Mannelli, 2019.

    *

    Toutefois, avant de tenter d’apporter une réponse à ce casse-tête, Diotallevi commence par en affronter un autre qui s’impose d’emblée.  Il consiste à s’interroger sur la validité ou non du paradigme classique de la sécularisation selo lequel « plus la modernité avance, plus la religion est marginalisée voire disparaît, et avec elle le christianisme ».

    En effet, cet ancien paradigme fonctionne dans de nombreux cas mais pas dans d’autres, comme justement par exemple dans le cas du pape François.

    Tandis qu’au contraire, dans d’autres cas, c’est la théorie de la différenciation sociale élaborée par le sociologue et philosophe allemand Niklas Luhmann (1927-1998) qui semble être un instrument d’analyse très efficace.

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