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  • Quand un évêque ne peut se résigner à ce qu'il n'y ait plus de prêtres

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    De Tribune Chrétienne :

    Cardinal François Bustillo : « Je ne peux me résigner à ce que la Corse n’ait plus de prêtres »

    Cardinal François Bustillo - capture
    Cardinal François Bustillo - capture
    L’évêque d’Ajaccio refuse de regarder passivement la raréfaction des vocations sacerdotales : pour lui, la foi populaire corse doit demeurer une source de renouveau et non le souvenir d’un christianisme disparu

    Dans le troisième tome de ses Carnets corses, à paraître le 16 septembre prochain chez Fayard, Son Eminence François Bustillo livre une méditation pastorale sur la Corse, ses confréries et l’avenir de ses paroisses. La Corse est une terre où la foi ne se laisse pas aisément réduire aux statistiques. Elle s’exprime dans les processions, les fêtes patronales, les chants, les confréries, les églises de village et l’attachement profond aux saints protecteurs. Mais cette ferveur populaire ne doit pas masquer l’inquiétude qui traverse l’Église insulaire : les prêtres sont peu nombreux, souvent âgés, et les communautés chrétiennes risquent de se retrouver privées de la présence sacramentelle qui les fait vivre.

    C’est cette préoccupation que le cardinal François Bustillo exprime dans le troisième tome de ses Carnets corses, le prélat porte une vision très concrète de l’Église : sans prêtres, il n’y a plus de célébration régulière de l’Eucharistie, plus de confession accessible, plus de présence pastorale stable auprès des familles, des malades et des mourants.

    L’évêque d’Ajaccio ne parle pas ici d’une fonction qu’il faudrait seulement maintenir par tradition. Le prêtre n’est pas un organisateur de cérémonies ni le gardien d’un patrimoine local. Il est celui qui rend présent le Christ dans les sacrements, annonce l’Évangile et rassemble le peuple chrétien. Lorsque les prêtres disparaissent, ce n’est pas seulement une institution qui s’affaiblit : c’est la vie chrétienne elle-même qui risque de se dissoudre.

    La Corse connaît pourtant une réalité que bien des diocèses français pourraient regarder avec attention : les confréries. Dans son livre, l’évêque d’Ajaccio les décrit comme une présence familière et vivante. Elles accueillent, prient, chantent, portent les statues des saints, accompagnent les processions et donnent à la foi une expression incarnée dans les villages : Elles sont souvent les premières à maintenir le lien entre les générations.

    Mais le cardinal ne les idéalise pas. Les confréries ne peuvent pas devenir le substitut d’une Église sacramentelle. Elles soutiennent la foi, elles la rendent visible, elles transmettent un héritage ; elles ne remplacent ni la messe ni le ministère sacerdotal. Toute la question est là : comment faire de cette vitalité populaire un terreau pour les vocations, et non un décor religieux survivant à la disparition progressive des prêtres ?

    L’enjeu dépasse largement la Corse. Dans de nombreux territoires ruraux, l’Église est confrontée à la même tentation : s’habituer à l’absence. On s’habitue à des messes de plus en plus rares, à des paroisses toujours plus vastes, à des prêtres contraints de courir d’un clocher à l’autre. On s’habitue à demander aux laïcs de compenser ce qu’ils ne peuvent pourtant pas accomplir. On finit parfois par parler de cette situation comme d’une fatalité historique. Le cardinal Bustillo refuse cette résignation. Son propos n’est pas nostalgique. Il ne rêve pas d’un temps où chaque village aurait eu son curé et où la pratique religieuse structurait naturellement toute la vie sociale. Il pose plutôt une question de foi : croyons-nous encore que Dieu appelle des hommes à donner leur vie pour le sacerdoce ? Et créons-nous les conditions humaines, spirituelles et ecclésiales pour que cet appel puisse être entendu ?

    Une vocation ne naît pas dans l’abstrait. Elle mûrit dans des familles chrétiennes, au sein de paroisses priantes, auprès de prêtres heureux de leur ministère, dans une Église qui ose demander à des jeunes : « As-tu pensé à donner ta vie au Christ ? » La crise des vocations est aussi, d’une certaine manière, une crise de la confiance et de l’audace missionnaire.

    La Corse garde une mémoire chrétienne puissante. Ses confréries, ses pèlerinages et ses traditions ne sont pas des vestiges à conserver sous verre. Ils peuvent redevenir des chemins d’évangélisation, à condition que le peuple chrétien ne se contente pas d’honorer le passé, mais accepte d’en tirer une responsabilité pour l’avenir. « Je ne peux me résigner », écrit le cardinal Bustillo. Cette phrase vaut sans doute pour toute l’Église de France : la pénurie sacerdotale est un défi immense, mais elle ne dispense jamais de prier, d’appeler et d’espérer.

    Le livre est d’ores et déjà disponible en précommande

  • Le pape dénonce les excès de l’individualisme

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    Le pape Léon XIV a mis en garde mercredi contre un « paradoxe » dans les sociétés occidentales où une importance croissante accordée à la liberté individuelle coexiste avec une peur de plus en plus répandue d'être jugé.

    S’adressant à des évêques de différents pays amis du Mouvement des Focolari, le pape a mis en garde contre les effets de l’individualisme en Occident, « où les réseaux autrefois stables de la famille, de l’amitié et de la communauté cèdent la place à une fragmentation accrue ». (source)

    (...) Je pense aussi à la situation ici en Occident, désormais excessivement marquée par les effets de l’individualisme, là où les réseaux familiaux, amicaux et communautaires autrefois stables laissent place à une plus grande fragmentation, et où la liberté est de plus en plus présentée comme une autonomie absolue – la capacité à poursuivre le bonheur sans aucune limites morales, naturelles voire humaines (cf. Lettres encyclique Magnifica humanitas, n. 118).

    Nous observons pourtant un paradoxe. Malgré l’importance accordée à la liberté individuelle, les gens se sentent aujourd’hui moins libres d’être eux-mêmes ou de suivre leurs idéaux les plus élevés, en raison de leur peur dissimulée d’être jugés ou ne pas rentrer dans le moule. De plus, cette peur de s’ouvrir aux autres, qui accentue le sentiment de division, nous prive en ultime analyse du bonheur pour lequel nous avons été créés, étant donné que nous sommes créés à l’image du Dieu un et trine, qui est lui-même une communion de personnes – Père, Fils et Saint-Esprit. En révélant le cœur du Père, le Christ nous montre la signification la plus profonde de notre existence, de nos relations et de la voie vers le bonheur. À travers le don de l’Esprit, nous sommes devenus des enfants de Dieu, partageant la vie divine, et de cette communion avec Dieu découle notre communion les uns avec les autres en tant que frères et sœurs dans le Christ. Telle est l’Église, un mystère de communion (cf. Dicastère pour la Doctrine de la foi, Communionis Notio, n. 3), le signe et le levain d’unité pour votre monde. 

    (...)

  • Le pape Léon XIV adresse un message aux futurs mariés : l'amour n'est pas un sentiment, mais un choix

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    De Nicolás de Cárdenas sur ACIPrensa :

    Le pape Léon XIV adresse un message aux futurs mariés : l'amour n'est pas un sentiment, mais un choix

    9 septembre 2026

    Le pape Léon XIV livre une réflexion sur l’amour humain dans la préface de la nouvelle édition du « YouCat. L’amour pour toujours », et souligne qu’il ne s’agit pas d’un sentiment éphémère, mais d’une décision, d’un cheminement et d’une alliance pour toute la vie.

    Cette version du catéchisme dédiée aux jeunes qui se préparent à vivre leur vocation au mariage devrait paraître en novembre prochain ; il s’agit de la première à comporter une préface du Souverain Pontife augustinien. La première édition de ce catéchisme avait été publiée une semaine après le décès du pape François, en mai 2025.

    « Votre cœur aspire à l’amour. Un amour profond, passionné et durable », souligne Léon XIV au début du texte d’introduction, précisant que ce désir n’est pas le fruit du hasard, mais qu’il « est le signe que vous avez été créés pour l’amour ».

    À propos de cet enseignement, que saint Augustin a résumé dans sa célèbre expression « notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en toi », le Souverain Pontife souligne que « Dieu lui-même peut se rendre présent dans l’amour humain et le transformer » de telle sorte qu’« il nous accorde la capacité d’aimer comme lui : en servant, dans un don généreux de soi et, si nécessaire, en pardonnant ».

    Dans le cas de l’amour entre un homme et une femme, poursuit le Pape, « il peut transpercer le cœur comme une flèche, avec fougue et rapidité », mais il ne s’arrête pas là, car « ce n’est pas un sentiment éphémère et passager ».

    « C’est bien plus que cela — ajoute le Souverain Pontife —. C’est un “oui” profond à l’autre, une décision, un chemin et une alliance pour toute la vie » lorsqu’il reflète l’amour de Dieu.

    Aimer jusqu’à la mort, l’ADN du christianisme

    Le Souverain Pontife profite également de l’occasion pour expliquer aux jeunes que le mariage révèle quelque chose du mystère divin : « Lorsqu’un homme et une femme se donnent entièrement l’un à l’autre dans l’amour, Dieu prend vie au milieu d’eux. Leur fidélité, leur pardon et leur lutte quotidienne pour le bien sont un reflet de l’amour du Christ pour son Église ».

    De plus, Léon XIV a encouragé les jeunes à ne pas avoir peur de la profondeur du « grand amour » auquel ils sont appelés, car « il est suffisamment fort pour surmonter les difficultés et assez grand pour vous soutenir tout au long de votre vie ».

    Cet amour « n’est pas parfait, mais il grandit à la lumière de la foi », c’est « un don de Dieu que nous ne pouvons pas produire par nous-mêmes » et, contrairement à l’amour humain entaché de désirs égoïstes, « il est désintéressé, patient et bienveillant, et possède toutes ces merveilleuses qualités que saint Paul énumère dans la Lettre aux Corinthiens ».

    Pour le Souverain Pontife, « c’est en contemplant la croix de Jésus-Christ que nous voyons la plus belle image du véritable amour », où se confirme qu’« il nous aime tant qu’il était prêt à mourir pour nous. C’est là l’ADN du christianisme, le commandement du Christ ».

    Enfin, le Souverain Pontife salue le contenu du YouCat. « L’amour pour toujours », à travers de nombreux témoignages de jeunes issus de plus de 30 pays, atteste « que l’idéal auquel le Christ nous appelle est un trésor fascinant » et constitue une invitation à ouvrir son cœur « à un projet qui dépasse tout rêve humain ».

    Il sert de préparation à un « oui » qui ne vaut pas seulement pour un jour, mais pour toute la vie ; un « oui » qui, à l’image de l’amour de Dieu, est infatigable et fidèle », conclut Léon XIV, avant de prier pour que les jeunes répondent « avec confiance et courage à la plus belle de toutes les vocations : la vocation à l’amour ».

    Nicolás de Cárdenas : né en 1980, je suis un mari et père de famille espagnol, ainsi qu’un journaliste comptant plus de 20 ans d’expérience dans la presse écrite et numérique, spécialisé dans l’actualité sociopolitique et religieuse. J'ai travaillé pendant plus de 10 ans dans la défense des droits de l'homme et je suis titulaire de diplômes en journalisme et en communication intégrale. Depuis juillet 2022, je suis correspondant d'ACI Prensa et d'EWTN Noticias en Espagne, où je couvre les événements internationaux de l'Église catholique.

  • Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïde a été découverte

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    De kath.net/news :

    Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïda a été découverte.

    10 septembre 2026

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Une équipe d'archéologues dirigée par le Dr Steven Notley est « absolument » certaine d'avoir découvert la ville biblique de Bethsaïda, où Jésus a accompli de nombreux miracles. Le site, situé sur les rives du lac de Tibériade, est aujourd'hui connu sous le nom d'El-Araj, rapporte le New York Post .

    Cet été, lors de la dixième campagne de fouilles, les archéologues ont mis au jour des lampes, des produits cosmétiques, des pièces de monnaie et de nombreux autres artefacts. Selon Notley, ces découvertes confirment l'hypothèse selon laquelle la cité serait l'ancienne Bethsaïda.

    L'ensemble des pièces collectées dans toute la ville dresse le portrait historique du site antique. À chaque saison, ce portrait se précise, écrit le Dr Notley sur son blog.

    « Tout ce que nous avons mis au jour confirme et soutient cette identification. Rien ne la remet en cause », a déclaré le Dr Notley au Daily Mail.

    La dixième campagne de fouilles, qui vient de s'achever, a permis d'affiner notre compréhension de Bethsaïda, ou Julias, nom que lui donnèrent plus tard les Romains, notamment pour la période du Ier au IIIe siècle de notre ère. Des indices laissent également penser que les vestiges d'un établissement hellénistique se trouvaient sous Bethsaïda.

    Les archéologues ont également découvert de la poterie en grès calcaire et plusieurs lampes hérodiennes intactes, fabriquées exclusivement à Jérusalem avant 70 après J.-C. Ce sont là des indices clairs de la présence juive dans la ville au cours du premier siècle, période durant laquelle elle s'est développée à partir de Bethsaïda pour devenir une cité romaine appelée Julias, écrit Notley.

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Selon la tradition biblique, Jésus guérit un aveugle à Bethsaïda et nourrit des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. Les apôtres Pierre, André et Philippe étaient originaires de Bethsaïda.

    Les archéologues du Centre d'étude du judaïsme ancien et des origines chrétiennes travaillent à El-Araj depuis 2016. Au fil des années, ils ont découvert des mosaïques, des églises et d'autres bâtiments, ainsi que de nombreux artefacts.

  • Le Linceul de Turin a été pendant des siècles le seul cliché en négatif au monde

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    D'Olivier Bonnassies sur 1000 raisons de croire :

    Le Linceul de Turin a été pendant des siècles la seule image en négatif au monde

    Le concept de « négatif photographique » n’a été inventé qu’au XIXe siècle, quand Nicéphore Niepce a pris la toute première photo. Sur le sel d’argent qu’il avait mis en face de la lentille recevant l’image de sa maison, s’est en effet imprimée une image tout à fait inattendue : les noirs étaient blancs, les gris clairs étaient gris foncé et inversement. On n’avait jamais vu ça, personne n’y avait jamais pensé, et il a fallu trente ans pour trouver un procédé permettant de retrouver une image en positif à partir de ce négatif. Ainsi, avant le XIXe siècle, on ne connaît, dans l’histoire du monde, aucune image d’aucune sorte qui soit en négatif, sauf une seule : celle qui est imprimée sur le Linceul de Turin. Comment expliquer cela ? D’où cette image peut-elle alors venir ? En réalité, seules la Passion et la Résurrection du Christ peuvent expliquer cette image qui est donc une preuve supplémentaire de la vérité de la foi chrétienne.


    Les raisons d'y croire

    • L’image en négatif ne peut avoir une cause humaine, puisque ne pouvant être conçue, elle était inconcevable.
    • Elle ne semble pas non plus avoir une cause naturelle commune, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retrouverait alors dans l’Histoire d’autres images proches ou comparables... Or, il n’y en a strictement aucune. Absolument rien.
    • N’étant ainsi a priori ni humaine, ni naturelle, la cause de production de l’image du Linceul est donc très logiquement surnaturelle. Et l’argument décisif est que cette représentation, absolument unique et singulière, implique impérativement une cause également unique et singulière.
    • On constate, en plus, que l’image est aussi la seule à décrire admirablement un grand nombre de détails de la Passion du Christ, dont beaucoup étaient inconnus ou inconcevables au Moyen Âge. Tout est donc cohérent avec l’explication de l’authenticité du Linceul.
    • En conclusion, l’événement de la Passion et de la Résurrection du Christ apparaît comme le seul événement absolument singulier qui explique de façon rationnelle, cohérente et logique la production de cette image unique.

    En savoir plus

    L’Association Marie de Nazareth a publié à ce sujet une petite étude, une vidéo YouTube et une présentation  montrant que tous les autres éléments du dossier (500 000 heures d’analyses scientifiques de haut niveau, les analyses historiques, le test au carbone 14, les témoignages, les raisonnements) collent parfaitement avec cette conclusion, et qu’aucune autre n’est possible. Cette singularité absolue du Linceul supposant une cause, elle aussi, absolument singulière permet vraiment de conclure avec certitude, au-delà de tout doute raisonnable.

    Avant le Linceul, bien des éléments attestaient déjà de la Résurrection du Christ  :

    • Le témoignage des apôtres qui n’ont jamais renié, jusqu’au martyre.
    • Le témoignage des cinq cents autres témoins, et de tous les disciples qui les ont suivis sans hésiter.
    • Toute la période de la naissance de l’Église jusqu’à la conversion de l’Empire romain, qui ne peut s’expliquer autrement que par la foi en la Résurrection du Christ.
    • Et les innombrables apparitions et interventions du Christ, de sa Mère et des saints, à chaque époque de l’Histoire, par lesquelles sans cesse Jésus se révèle toujours vivant, etc.

    Il n’y a cependant qu’une seule preuve matérielle et il ne pouvait y en avoir qu’une seule. Pourquoi ?

    • Parce qu’au moment décisif, et singulier entre tous, où le corps physique, terrestre, du Christ est transformé en corps glorieux, il n’y avait qu’un seul objet matériel à proximité immédiate du Christ : le Linceul qui l’entourait. Il ne pouvait donc y avoir d’autre élément matériel que celui-ci...

    En conclusion, ce Linceul est bien un signe matériel incontestable de la vérité de la Passion et de la Résurrection du Christ, qui est offert providentiellement à notre époque déboussolée. N’oublions pas ce cadeau de Dieu : parlons-en autour de nous et faisons-le connaître ! À lui seul, ce linge devrait changer le monde !

    Olivier Bonnassies


    Au delà

    Le Linceul de Turin est un miroir des souffrances et de la Passion du Christ : son étude est bouleversante, et beaucoup de ceux qui ont pris le temps de rechercher la vérité sur ce linge en ont été très touchés.


    Aller plus loin

    Jean-Christian Petitfils, Le Saint Suaire de Turin – l’enquête définitive, Tallandier, 2022. Celui-ci conclut de même, sans équivoque.


    En complément

    ... et aussi de nombreuses contributions sur ce site

  • Léon XIV en France : un engouement qui mérite d'être relativisé

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    La visite de Léon XIV mobilise fort dans son univers : inscriptions gratuites proches du million au total, Stade de France complet pour les jeunes (~80 000), plusieurs centaines de milliers attendus pour la messe de la Concorde/Champs-Élysées. C’est impressionnant pour un événement religieux en France sécularisée, et cela montre que le catholicisme conserve une capacité de rassemblement.

    L’engouement est réel, mais il concerne avant tout le noyau pratiquant et reste à relativiser dans une France profondément sécularisée.

    La visite de Léon XIV (25-28 septembre 2026 : Paris, Saint-Denis, Lourdes, Metz) mobilise clairement. Les inscriptions atteignent des niveaux élevés : le Stade de France est complet pour la veillée des jeunes (~80 000), la messe place de la Concorde/Champs-Élysées dépasse déjà les 400 000-450 000 inscrits (objectif autour de 500 000), Lourdes approche sa jauge, et le total des inscriptions frôle ou dépasse le million tous sites confondus. Les organisateurs parlent d’un « engouement surprise » et d’une « soif spirituelle ». C’est la première visite d’État d’un pape en France depuis Benoît XVI en 2008, ce qui contribue à l’effet d’événement.

    Des chiffres à mettre en perspective

    En France, environ 46 % des adultes se déclarent encore catholiques (affiliation culturelle ou identitaire en baisse depuis des décennies). Mais la pratique régulière est beaucoup plus restreinte : selon les enquêtes Ifop récentes (2025), environ 5,5 % des adultes vont à la messe au moins une fois par mois (~3 millions de personnes), et la pratique dominicale stricte se situe plutôt entre 1,5 et 2 %. Le « noyau dur » engagé (pratiquants + occasionnels actifs dans la vie paroissiale ou caritative) tourne autour de 12 % ou un peu moins.

    Dans ce contexte :

    • 400 000 à 500 000 personnes à la messe de Paris représentent une mobilisation très forte du monde catholique pratiquant et sympathisant, pas un raz-de-marée sociétal.
    • C’est du même ordre de grandeur que la messe de Benoît XVI aux Invalides en 2008 (~260 000). Les papes attirent toujours une foule importante quand ils viennent, surtout pour des grands rassemblements gratuits et médiatisés.
    • Le reste de la population (majoritairement sans religion ou indifférente) regarde cela de loin, avec de la curiosité culturelle ou indifférence. La France n’est plus la « fille aînée de l’Église » dans les faits.

    Dynamiques contradictoires

    Il y a des signaux positifs côté Église : hausse marquée des baptêmes d’adultes et d’adolescents ces dernières années, un certain renouveau chez les jeunes pratiquants plus engagés, et une capacité de mobilisation intacte pour les grands événements. Mais cela ne compense pas le déclin structurel (baisse des baptêmes d’enfants, des mariages religieux, des ordinations, des donateurs au denier, etc.). Les historiens et sociologues du religieux rappellent régulièrement que ces pics d’enthousiasme ne contredisent pas la sécularisation de fond.

    En résumé : l’engouement est authentique et révélateur d’une vitalité résiduelle (et parfois surprenante) du catholicisme français. Il mérite d’être salué comme tel. Mais le présenter comme un tournant majeur de la société française serait excessif. C’est surtout la démonstration que le noyau catholique reste capable de se mobiliser massivement quand le successeur de Pierre vient — ce qui n’est ni négligeable, ni un renversement de tendance.

  • Saint Nicolas de Tolentino (10 septembre)

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    Saint Nicolas de Tolentino

    De SPIRITUALITÉ SUR RADIO-SILENCE :

    (Quelques Saints du Mois par Paulette Leblanc)

    St Nicolas de Tolentino (vers 1245-1305 ou 1310)

    Nicolas dit de Tolentino, ainsi appelé en raison de son long séjour dans cette localité, naquit dans le bourg de Saint-Ange proche de Fermo, ville italienne de la région des Marches, située à 67 km au sud de Lancône. Ses parents, Compagnonus de Guarutti et Amata de Guidiani, très pieux, se désolaient de ne pas avoir d'enfant ; aussi firent-ils un pèlerinage à Bari, au sanctuaire de Saint Nicolas de Myre, le priant d'intercéder auprès de Dieu pour qu'ils aient un fils. Et ce fils leur fut accordé. Et ce fils naquit vers 1245. Et il reçut le nom de Nicolas.

    La naissance de Nicolas avait été exceptionnelle. Sa jeunesse, pour autant qu'on le sache, le fut également. Ainsi, dès sa plus tendre enfance, Nicolas manifesta de nombreuses vertus. À peine âgé de sept ans, imitant, dit-on, son saint patron, saint Nicolas de Myre, il commença à jeûner trois fois par semaine, se contentant de pain et d’eau.

    Un jour, Nicolas jeune adolescent, s’enrôla dans la milice ecclésiastique, les chanoines, et fut pourvu d’un canonicat. Bientôt, un jour qu’il assistait au sermon qu’un prédicateur de l’Ordre des Ermites de saint Augustin sur le mépris du monde, il fut profondément touché, et immédiatement il entra dans cet Ordre. On pense qu'il avait environ 16 ans. Nicolas, Ermite de Saint Augustin observait les préceptes de la vie religieuse dans leur plus rigoureuse exactitude, pratiquant les grandes vertus chrétiennes et les mortifications autorisées, tout en illuminant ses frères par son humilité et sa grande charité.

    Nicolas fut bientôt envoyé dans plusieurs couvents de son ordre, pour se former à cette vie d'ermite et il devint prêtre au couvent de Cingole. En 1279, il fut envoyé à Tolentino. Là, il dut s'occuper de la catéchèse tant des enfants que des adultes ignorants. Il devait aussi prêcher la Parole de Dieu, confesser, et convaincre les cœurs les plus rebelles à la Loi de Dieu. Ses sermons embrasaient les plus indifférents du feu de l'amour divin ; sa douceur ramenait les plus désespérés dans la voie du salut. Malgré ses nombreuses tâches, Nicolas demeurait toujours absorbé en Dieu, uni aux souffrances de Jésus. Parfois, pendant qu'il disait sa messe, son visage rayonnait malgré les larmes qui inondaient ses yeux. Quand il travaillait, on croyait voir un ange tant le feu divin brûlait dans sa poitrine. Pendant les trente années qu'il passa à Tolentino, son zèle pour le salut des âmes obtint de nombreuses conversions. Comme nous l'avons vu, Nicolas de Tolentino fut favorisé de visions et de miracles ; et le démon le tourmentait souvent.

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