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Témoignages

  • Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

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    Avec la nomination de Mgr Michel Aupetit comme archevêque de Paris (2017) et celle de Mgr Olivier de Germay à Lyon (2020), les deux sièges les plus importants de l’Eglise de France sont dotés de deux pilotes particulièrement solides : il faut s’en réjouir, par les temps qui courent à Rome et autres lieux. La France est, en effet, la Fille aînée de l’Eglise, en particulier pour de nombreux francophones de par le monde. Mais qui est ce nouvel archevêque de Lyon dont l’accession à la Primature des Gaules est un signe d’espérance pour l’avenir ? Dans le magazine « Famille chrétienne », Samuel Pruvot lui consacre cet article (JPSC) :

    mgr-olivier-de-germay-eveque-d-ajaccio.jpg« Clin d’œil du ciel, c’est en la fête de saint Jean-Paul II que Mgr Olivier de Germay est nommé archevêque de Lyon. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de sa formation à Rome, au séminaire français et aussi à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Cette nomination très attendue – et longtemps différée – n’est pas du tout anecdotique. « J’ai hurlé de joie en l’apprenant, avoue un confrère. Il est représentatif d’une Église qui va de l’avant, attachée à la nouvelle évangélisation. » Un autre évêque salue : « la nomination d’un évêque qui a du cran et des positions affirmées sur les questions bioéthiques ou le Mariage pour tous est très symbolique. Nommer un évêque de 60 ans à Lyon, c’est poser un acte fort. » Il précise ensuite : « Je trouve intéressant que ce ne soit pas un Parisien. Il peut apporter sa liberté de point de vue. »

    Liberté de mouvement aussi. « J’aime le changement » glissait un jour Mgr Olivier de Germay à Famille Chrétienne. Je trouve stimulant d’aller dans des régions qu’on ne connaît pas. » Il ne va pas être déçu du voyage en devenant le futur primat des Gaules. Pour cet homme né au bord de la Loire, il va falloir expérimenter un territoire neuf, au confluent du Rhône et de la Saône. Il faut dire que ce parachutiste de formation n’a pas froid aux yeux et qu’il avait déjà su atterrir dans le diocèse d’Ajaccio en 2012. Primat des Gaules, le titre est sans doute à la hauteur des enjeux. Car le siège occupé dans l’antiquité par le grand saint Irénée porte bien son nom. Lyon est plus qu’un grand diocèse, c’est un univers en soi.

    Un ancien parachutiste à la théologie classique

    Derrière l’évêque en apparence discret et réfléchi, se cache un esprit de sacrifice et un sacré courage. De fait, Olivier de Germay a fait des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, avant d’intégrer la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan d'où il est sorti officier parachutiste en 1983.

    La vocation sacerdotale est venue plus tard. Peut-être à force de côtoyer le ciel ? Olivier de Germay a d’abord servi dans les forces parachutistes, dans des théâtres de guerre, notamment au Tchad, en Centrafrique et en Irak. Il est entré au séminaire de Paray-le-Monial en 1991 et a poursuivi sa formation théologique notamment à l'Institut catholique de Toulouse puis à l'Institut pontifical Jean-Paul II. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Toulouse en 1998. « C’est un homme à la théologie classique, insiste un évêque. Comme diplômé de l’Institut Jean-Paul II, il a la carrure pour affronter les défis anthropologiques de notre temps, surtout à Lyon qui est un lieu de débat… »

    C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin

     « Il a eu la foi d’avoir accepté ! » confie un autre évêque admiratif qui le connait bien. « Je le plains de tout mon cœur... Mais Dieu va l’aider ! » Ce n’est un secret pour personne : le diocèse de Lyon est toujours meurtri par les affaires de pédophilie et les démêlés judiciaire du cardinal Philippe Barbarin, qui a quitté le diocèse en mars dernier. Mgr de Germay, en ancien parachutiste, est au courant qu’il va atterrir – en décembre prochain – sur un volcan.  Pour autant, il sait se faire aimer note un confrère : « Il est très brillant mais il ne la ramène jamais. Quand il ouvre la bouche, c’est toujours pour dire quelque chose de solide. Quand il intervient en assemblée plénière, je sais qu’il va m’apporter quelque chose. »

    Un prêtre de terrain, intègre et lucide

    « Il reste un militaire, un officier, commente le même évêque. Cela veut dire que c’est un homme de stratégie, quelqu’un qui réfléchit toujours avant de se lancer. C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin. » Une impression confirmée par un autre évêque qui partage la même province ecclésiastique que lui : « Il a été nommé en Corse dans un contexte de scandales financiers... C’est un évêque intègre qui a su mettre de l’ordre, un homme relationnel et prudentiel. » Un évêque le décrit comme un apôtre : « C’est un prêtre de terrain et pas un bureaucrate. Il peut parfois avoir des paroles rudes… Il peut même parfois passer pour un moine soldat ! » « Il me fait penser au pape François qui a les pieds sur terre. C’est un homme gentil et simple », tempère un autre prélat.

    Selon un ancien confrère prêtre du diocèse de Toulouse, Olivier de Germay est « un homme courageux et un véritable pédagogue. Il est lucide sans être pessimiste sur les situations pastorales. » Il n’a pas peur non plus de prendre position sur des sujets épineux, comme celui des divorcés-remariés. « Il n’est pas juste de dire que ces personnes sont exclues de l’eucharistie, indiquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ». Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. »

    ▶︎ À LIRE AUSSI Mgr Olivier de Germay : « Une religion populaire, c’est-à-dire non élitiste »

    Un évêque rompu aux questions bioéthiques

    En tant qu’évêque, Mgr de Germay estime en effet que son rôle est de s’exprimer sur les questions sociétales qui traversent la société française. En janvier 2013, il marche par exemple avec la Manif pour Tous. A cette époque, il fait partie des 25 évêques qui ont fait connaître, d’une manière ou d’une autre, leur soutien explicite à la mobilisation. Cet engagement ne le quittera finalement jamais.

    On le retrouve par exemple signant une pétition en 2016 – avec six autres évêques – en réaction à la promulgation de la loi Santé sur l'IVG qui a supprimé le délai de réflexion. Ce texte fort n’a pas pris une ride et fait écho à l’actualité législative de 2020 : « Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. (…) Le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès. » Une alternative, c’est bien ce que préconise Mgr de Germay concernant la PMA en 2018 alors qu’il participe à un groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique. Il estime qu’un enfant ne peut être privé de la double référence paternelle et maternelle.

    La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ.

    Pour autant, on aurait bien tort de vouloir cantonner Mgr de Germay aux questions bioéthiques et sociétales. C’est d’abord un spirituel qui croit à la force de la prière. « C’est un homme de foi insiste un autre évêque. En Corse, il a fait l’expérience d’un certain désert : un diocèse pauvre et pas toujours facile. Il a appris à monter vers les cimes. » Spirituel mais aussi missionnaire. Il fait par exemple partie des premiers évêques à soutenir et participer au Congrès mission. Il écrit à ses diocésains dans un édito récent : « La priorité est de faire de toute demande cultuelle un lieu d’annonce kérygmatique. La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ. La priorité n’est pas ‘d’attendre que les frères en recherche frappent à notre porte’, dit le pape François ».

    Pour autant Mgr de Germay est aux antipodes du réactionnaire campant sur ses positions. Il explique d’ailleurs à Famille chrétienne à propos des dévotions populaires : « La tradition, c’est ce qui transmet le dépôt de la foi. Le danger est de s’attacher à la tradition pour elle-même et non plus pour ce qu’elle transmet.  Une tradition ne vit que si elle se renouvelle. »

    Le secret de Mgr de Germay, il le laisse peut-être percevoir quand il s’adresse aux Corses au début du confinement : « N’ayez pas peur ! Gardez la foi, l’espérance et la charité ! » Ce message de réconfort, aux accents très théologiques, c’est un peu son programme aujourd’hui : « Tous nos projets s’écroulent les uns après les autres, l’essentiel est de faire la volonté de Dieu dans l’instant présent. »

    Ref. Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

    L’installation de Monseigneur Olivier de Germay aura lieu le dimanche 20 décembre en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. L’heure reste à préciser. 

    JPSC

     

  • Bientôt cardinal : l'archevêque de Kigali, un rescapé du génocide

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    De KTO :

    Rwanda : Mgr Kambanda, archevêque de Kigali

    22/01/2020

    De sa famille, Mgr Antoine Kambanda est l’un des deux seuls rescapés du génocide de 1994 au Rwanda. Archevêque de Kigali depuis un peu plus d’un an, et vice-président de la Conférence épiscopale du Rwanda, il est une figure incontournable de son pays. Mgr Kambanda est fortement engagé pour la paix et la réconciliation. Il oeuvre également pour la justice, soucieux de l’éducation des jeunes générations dans un pays où, selon la Banque Mondiale, 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté. A l’occasion de son passage à KTO, Mgr Kambanda évoque dans « Eglises du Monde » ses priorités pastorales dans une capitale en pleine modernisation.

  • CNEWS: la liberté de parole des chrétiens est-elle menacée ?

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  • KTO : la solitude, un sujet qui tombe à point nommé pour la foi prise au mot.

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    Dans ce nouveau numéro de La Foi prise au mot, KTO s'intéresse à un mot : la solitude. Tout dans la Bible et dans la tradition chrétienne recommande la prise de distance envers la communauté : que l’on songe au désert de l’Exode qui constitue le peuple hébreu, à Élie au Carmel, à Jean Baptiste et à la longue tradition des ermites, moines, religieux. Pourtant, quelle épreuve quand cet isolement n’est pas choisi, et qu’il vient après un veuvage, des difficultés sociales, voire un travail trop absorbant qui coupe toutes les relations. Qu’est-ce qu’il y a de bon dans la solitude ? Y a-t-il une bonne et une mauvaise solitude ? Et comment transformer une solitude subie en solitude fructueuse ? Ce sont les questions que Régis Burnet poser ici à ses deux invités, Sandrine Caneri, bibliste orthodoxe, et Nathalie Nabert, universitaire, écrivain et poète.

    Le sujet tombe aussi à point nommé en ces temps étranges où surgit une pandémie inconnue qui, à la vitesse de l’éclair, submerge aujourd'hui la terre entière, laissant plus que jamais notre humanité livrée à sa double nature incontournable :  solidaire et solitaire sous un ciel énigmatique. JPSC

  • Découvrir le père Michael J. McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb, bientôt béatifié

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    D'Eric de Legge, rédacteur en chef de Aleteia :

    Cher lecteur d’Aleteia,
     
        C’est avec une grande joie que je vous annonce la béatification dans quelques jours du vénérable père Michael J. McGivney (1852-1890), le fondateur des Chevaliers de Colomb ! Vous ne le connaissez pas ? Ce prêtre américain est pourtant connu dans le monde entier pour exaucer les prières qui lui sont adressées afin notamment de trouver un emploi, réconcilier les membres d’une même famille, venir à bout d’une addiction ou encore de demander la conversion d’un proche.
     
         La vie du père McGivney est édifiante. Prêtre dans le Connecticut à la fin du XIXe, il était effrayé par les situations très précaires de nombreuses familles de sa paroisse. Plusieurs d’entre-elles étaient dévastées par des drames liés aux emplois pénibles sinon dangereux de certains pères de famille. Il était fréquent que le décès prématuré d’un père laisse femmes et enfants sans aucunes ressources. Alors, il s’est retroussé les manches. Il a rassemblé les hommes de sa paroisse et leur a suggéré que chacun contribue à une aide financière pour les familles endeuillées. Le mouvement des Chevaliers de Colomb était né. Construit autour de quatre valeurs chevaleresques (l’unité, la charité, la fraternité et le patriotisme), il subvient aujourd’hui aux besoins matériels et spirituels de millions de familles à travers le monde.
     
       Inspirés par le père McGivney, les Chevaliers de Colomb rayonnent aujourd’hui dans le monde entier. Ils sont présents dans presque toutes les paroisses des États-Unis mais aussi au Canada, en France et dans de nombreux autres pays. L’organisation a développé sa propre compagnie d’assurance aux États-Unis. Elle génère des bénéfices entièrement utilisés pour des œuvres soutenues par l’Ordre, parmi lesquelles, la March for Life de Washington.
     
         Aussi, je souhaite vous proposer à vous, lecteur de Aleteia, une opportunité unique de prier le père McGivney dans les prochains jours.Participez à la neuvaine qui lui est consacrée, soumettez lui une intention découvrez le documentaire qui lui est consacré et soyez édifiés par la bénédiction d’un nouveau bienheureux !
     
                                   En Christ,
                                   Eric de Legge
    Prière pour la canonisation du père Michael J. McGivney
     
    Dieu, notre Père,
    protecteur des pauvres et défenseur de la veuve et de l’orphelin,
    vous avez appelé votre prêtre,
    l’abbé Michael J. McGivney,
    à être un apôtre de la vie de famille chrétienne
    et à conduire les jeunes au service généreux envers leur prochain.
     
    À travers l'exemple de sa vie et de sa vertu,
    puissions-nous suivre votre Fils, Jésus le Christ,
    de plus près, en accomplissant son commandement de charité et en aidant à la construction de son Corps qu’est l'Église.
     
    Que l'inspiration de votre serviteur nous incite
    à une plus grande confiance en votre amour afin que
    nous puissions continuer son œuvre de soutien
    auprès des nécessiteux et des opprimés.
    Nous vous demandons humblement de glorifier votre vénérable serviteur,
    l’abbé Michael J. McGivney,
    sur terre, selon la conception de votre sainte volonté.
     
    Par son intercession, accordez la faveur que je présente maintenant
    [faites ici votre demande].

    Par le Christ, notre Seigneur. Amen.
     
    Signalez-nous les grâces reçues
    par l’intercession du P. Michael McGivney
    à cette adresse :
     
    The Father McGivney Guild
    One Columbus Plaza
    New Haven, CT 06510-3326 USA
     
    ou par mail
  • Le peu de foi des chrétiens allemands

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    D'Hubert Gindert sur KathNet :

    "Une radiographie de la société et de l'Eglise à laquelle nous ne pouvons nous résigner"

    21 octobre 2020

    "En Allemagne, 100 000 enfants à naître sont éliminés chaque année. Ce fait n'inquiète que 16% des Allemands - et seulement 16% des catholiques".

    Fulda (kath.net/Blog Forum Deutscher Katholiken) Lors de la conférence d'automne des évêques allemands 2020 à Fulda, le nonce pontifical, l'archevêque Eterovic, a expliqué en quelques chiffres où se situe la tâche de l'Église catholique en Allemagne. "Selon les statistiques, sur les 54 % de la population allemande qui sont chrétiens, seuls 61 % des catholiques et 58 % des chrétiens protestants croient en la résurrection de Jésus-Christ ; en outre, seuls 57 % des chrétiens protestants et 63 % des catholiques croient que Jésus-Christ est aussi le Fils de Dieu".

    Si certains de ceux qui croient en la mort et la résurrection de Jésus-Christ sont chrétiens, alors il y a encore environ 32 % de chrétiens en Allemagne. L'archevêque Eterovic ajoute : "31% des Allemands croient en un destin, 24% en l'astrologie et 15% en une renaissance".

    Cela rend inévitable la tâche réelle d'un processus de réforme tel que la "Voie synodale" : la nouvelle évangélisation, c'est-à-dire l'accomplissement du mandat missionnaire de Jésus.

    Les enquêtes représentatives de l'institut de recherche d'opinion "INSA Consuläre", basé à Erfurt, qui sont menées pour le compte de la presse quotidienne, contribuent à la "radiographie" de l'Église catholique. Les données énumérées ci-dessous s'y réfèrent.

    (...) La déclaration sur laquelle les catholiques interrogés ont été invités à se prononcer était la suivante : "Le dialogue catholique sur la réforme de la voie synodale m'intéresse" : seuls 19 % ont manifesté de l'intérêt. Plus de la moitié (53 %) ne sont pas intéressés. 28 % ne peuvent pas estimer la question, bien que les médias en aient fait état à plusieurs reprises. Ils ne sont probablement pas intéressés non plus. Cela signifie qu'environ 80% sont plutôt désintéressés.

    Ces quelque 80 % reflètent également l'intérêt de l'ensemble des Allemands, car dans cette enquête représentative, les Allemands ont tous été interrogés. Par rapport aux Allemands, près des deux tiers (63%) n'ont pas exprimé d'intérêt, seuls 11% étaient intéressés par le dialogue synodal. 17 % "ne savent pas ce qu'ils en pensent". Ainsi, environ quatre cinquièmes des Allemands et aussi des catholiques ne manifestent pas d'intérêt à l'égard d'une réforme de l'Église catholique. Ils expriment ainsi également que l'Eglise a peu d'importance pour eux personnellement et aussi pour la société dans laquelle ils vivent.

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  • La conversion fulgurante du plus grand marchand d'art de France

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    D'Agnès Pinard-Legry sur aleteia.org :

    La conversion fulgurante d’Hervé Odermatt, le plus grand marchand d’art de France

    20/10/20

    Connu comme l’un des plus grands marchands d’art de France, Hervé Odermatt, aujourd’hui âgé de 94 ans, a eu une vie digne des meilleurs romans d’aventure. Mais c’est certainement sa conversion qui demeure l’un des épisodes les plus fondateurs et mystérieux de son histoire.

    Certaines vies semblent directement sorties de romans d’aventure dont on dévore les pages, le soir, et qu’il est impossible de reposer sans l’avoir terminé. Celle d’Hervé Odermatt en fait incontestablement partie. Aujourd’hui âgé de 94 ans, il a été l’un des plus grands marchands d’art de France. Mais ce serait bien dommage de le cantonner à sa profession. Tout au long de sa vie, qu’il raconte dans un livre autobiographique, Le Chinois (Mame), la petite histoire n’a cessé de s’entremêler à la grande. Né en 1926 d’une jeune fille de bonne famille alsacienne et d’un étudiant chinois, père qui a disparu lorsqu’il était âgé de 5 ans sans jamais l’avoir reconnu, Hervé Odermatt a connu une enfance néanmoins aimante, élevé au sein d’une famille de paysans de la Loire.

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    Le Chinois : itinéraire d’un enfant placé jusqu’au cœur du gotha mondial, par Hervé Odermatt, Mame, septembre 2020, 17 euros.

  • Le 19 octobre 1984, Jerzy Popieluszko était assassiné

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    La Pologne célèbre la mémoire du père Popieluszko - Vatican News

    Jerzy Popiełuszko, prêtre catholique polonais, né le 14 septembre 1947 a été assassiné à l'âge de 37 ans le 19 octobre 1984. Aumônier de Solidarnosc. Il a été béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie

    Né à Okopy, petit village du nord-est de la Pologne dans une famille modeste de paysans, il est enfant de choeur dans son village. Élève médiocre dans le lycée de Suchowola, c'est à la période du baccalauréat qu'il envisage la prêtrise. Il entre à 18 ans au séminaire à Varsovie. Ses études furent interrompues par deux ans de service militaire, où il fut placé dans une unité spéciale pour les séminaristes à Bartoszyce petite ville du Nord-Est de la Pologne. Durant son service, on exerça au moins une fois des pressions pour qu'il abjure sa foi chrétienne. Il fut jeté au cachot pendant un mois. Il fut malade après la fin de son service militaire et le resta jusqu'à la fin de sa vie. Il est ordonné prêtre en 1972, à Varsovie par le cardinal Wyszynski. En plus de sa paroisse, il s'occupait des jeunes et du personnel de la santé.

    Dans ses sermons, le père Popieluszko condamnait régulièrement la pratique de l'avortement.

    En octobre 1978, Karol Wojtyła, archevêque de Cracovie (ville proche de la frontière tchécoslovaque), est élu pape et prend le nom de Jean-Paul II. Âgé de seulement 58 ans, c'est un homme télégénique, énergique et sportif. Dès l'année suivante, son premier voyage est consacré à son pays natal où il fait entendre ces mots : « N'ayez pas peur ».

    En 1979, le Père Popieluszko s'évanouit alors qu'il célébrait la messe. Il fut de 1979 à 1980 aumônier de l'église universitaire Sainte Anne.

    En 1980, les employés des chantiers navals de Gdańsk, importante ville portuaire sur la Baltique, sont en grève sous la conduite de Lech Wałęsa. Les ouvriers demandèrent à l'archevêque de Varsovie un prêtre pour célébrer la messe pour eux; et c'est le P. Popiełuszko qui est choisi. Le syndicat Solidarnosc est fondé dans l'illégalité. Ami de Lech Wałęsa, le prêtre défend les partisans du syndicat. Le père Popiełuszko est alors inspiré de la spiritualité du bienheureux Maximilien Kolbe.

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  • RDC : Cardinal Ambongo : « un sentiment de joie et d’un peu de crainte pour ma nomination au Conseil des cardinaux »

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    Ambongo-Maluku.jpgL’archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, nommé tout récemment par le Pape François au Conseil des Cardinaux, réagit à sa nomination au sein de ce Conseil dans une interview donnée au Père Jésuite Jean-Pierre Bodjoko pour « Vatican News ».

    Le Cardinal Ambongo en a profité pour donner aussi son opinion sur la nouvelle encyclique du Pape « Fratelli tutti » et s’exprimer sur les questions abordées lors des dernières réunions de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), sans oublier la problématique des enseignants dans les écoles conventionnées catholiques en RDC. Extrait :

    « Question : « Dernièrement, vous avez été « incompris », si je peux utiliser ce terme, à la suite de votre rappel que les enseignants des écoles conventionnées catholiques, surtout au niveau primaire, doivent être catholiques. Pourtant, cela fait partie de la convention signée entre l’Eglise et l’Etat en RDC ?

    Réponse :

    Toutes ces réactions dérivent clairement du fait de comment on arrive à tout mélanger au Congo. Ça donne l’impression que nous sommes tombés dans une sorte de médiocrité, où on veut tout ramener au plus petit commun dénominateur. Le point de départ de notre prise de position est une convention avec l’Etat depuis 1977, à travers ce que l’on appelle les écoles conventionnées catholiques. Toutes les écoles de l’Etat au Congo sont publiques. Mais, il y en a qui sont conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguistes, etc. Il y a aussi des écoles qui sont gérées directement par l’Etat. Nous devons apprendre à prendre au sérieux les parents des élèves. Quand un parent décide d’envoyer son enfant dans une école conventionnée catholique, c’est parce que ce parent a réfléchi, a évalué et est arrivé à la conclusion selon laquelle il veut que son enfant soit éduqué selon les valeurs de telle ou telle convention. S’il envoie son enfant chez nous les catholiques, c’est parce qu’il veut que son enfant soit éduqué conformément aux valeurs catholiques. L’enfant qui étudie dans nos écoles catholiques et qui est formé par un musulman, un protestant ou quelqu’un issu des églises de réveil, aura-t-il, au sortir de l’école, les valeurs catholiques auxquelles les parents ont cru et pour lesquelles ils ont envoyé leurs enfants chez nous ? Si nous nous comportons de cette manière, c’est que nous avons failli devant les parents qui ont cru aux valeurs catholiques. C’est pourquoi, nous avons levé l’option qu’à l’école primaire, où l’enseignant est aussi catéchète, que ce dernier soit aussi de confession catholique, parce qu’un enseignant de l’école primaire enseigne toutes les matières y compris la religion. Je ne sais pas qui accepterait que le cours de religion, dans l’église catholique, soit enseigné par un musulman, par exemple. C’est le bons sens. Et nous sommes vraiment déterminés sur cette question. Nous allons tenir à notre identité catholique. Mais, cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas des autres. Nous sommes des catholiques et nous voulons être des catholiques. Que les protestants soient des protestants et que les musulmans soient des musulmans. Nous allons collaborer avec eux. Mais, chacun doit garder son identité. C’est la question de savoir ce que nous voulons. Ou nous sommes des catholiques, ou nous ne le sommes pas. Et, si nous sommes des catholiques, nous devons aussi éduquer conformément aux valeurs auxquelles les catholiques croient. C’est une question de responsabilité vis-à-vis des parents d’élèves. Il serait inacceptable et irresponsable de notre part qu’un parent envoie son enfant chez nous et que cet enfant parte de chez nous avec des valeurs qui ne sont pas catholiques .

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  • 1001 chrétiens dans la cité qui ont changé le monde

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    Du blog de la lettre d'information de Denis Sureau "Chrétiens dans la Cité" :

    Incroyables chrétiens

    Salvator, 412 p.

    1001 personnes qui ont changé le monde : c'est le sous-titre du livre de Dominique Boulc'h, qui en fait aurait pu être : 1001 chrétiens dans la cité qui ont changé le monde. Car c'est une vaste promenade au milieu des initiatives chrétiennes disséminées dans l'histoire et sur les cinq continents que nous propose ce journaliste. Toutes ne sont pas également convaincantes, et certains commentaires peuvent également exaspérer. Mais si l'on accepte les limites de l'exercice, il ne reste plus qu'à admirer les œuvres de nos frères dans la foi. Rien de ce qui est humain ne leur est étranger :  combat contre l'esclavage et pour la justice, lutte prophétique face aux totalitarismes nazi et communiste, médiations pour la paix, promotion d'une économie au service de l'homme et d'un commerce équitable, défense prophétique de la nature, service des populations les plus démunies, innovation éducative, créativité de l'Europe chrétienne,  développement des loisirs en tant que vecteurs du lien social, bénévolat infatigable... En ces temps où les chrétiens sont souvent vilipendés et font pâle figure, ces histoires vraies de chrétiens fiers de leur foi réveillent l'espoir.

    ... et de Clémence Houdaille sur le site du journal La Croix :

    Ces « Incroyables chrétiens » qui ont amélioré le monde, selon Dominique Boulc’h

    Dans un ouvrage encyclopédique, le journaliste indépendant fait l’inventaire de 1 001 personnalités qui, depuis plus de 2000 ans, ont « changé le monde », inspirées par leur foi chrétienne.

    Incroyables chrétiens, 1 001 personnes qui ont changé le monde

    de Dominique Boulc’h, Salvator, 410 p., 22 €

    « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves », écrivait René Char. Les mots du poète sont cités par Patrick Poivre d’Arvor en préface de l’ouvrage de Dominique Boulc’h. Ce ne sont pas les traces de poètes que cherche le journaliste indépendant, dans son ouvrage encyclopédique recensant « 1 001 personnes qui ont changé le monde », mais celles de chrétiens, à travers le monde et l’histoire, qui ont d’une manière ou d’une autre laissé leur empreinte, et celle de leur foi. Car, ajoute le préfacier, « il en va des religieux comme des poètes. Pas de preuves à distribuer, et d’ailleurs ils en seraient bien embarrassés ! ». Mais, poursuit-il, « c’est par l’exemple que le chrétien peut se distinguer ».

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  • Martin Steffens, "grand témoin" sur Radio Notre-Dame

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    De Radio Notre-Dame :

    Le Grand Témoin 7h30

    14 octobre 2020 : Martin Steffens, professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Auteur de « L’éternité reçue » (DDB)

    Martin Steffens livre

    Martin Steffens, professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Auteur de « L’éternité reçue » (DDB)

     

  • 18 octobre : l'évangéliste saint Luc

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    San_Luca_I.jpgSAINT LUC - Évangéliste - (Ier siècle)

            Saint Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut, paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

            Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

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