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  • "Réorientation du pontificat" : le cardinal Parolin est-il allé trop loin ?

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    Du substack de Diane Montagna :

    Le cardinal Parolin critiqué pour ses propos sur le pontificat du pape Léon XIV

    Les propos du secrétaire d'État sur la « réorientation » du pontificat ont provoqué un malaise au sein du Vatican, rapporte Nico Spuntoni.

    18 octobre

    CITÉ DU VATICAN, 18 octobre 2026 — Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, est sous le feu des critiques après avoir suggéré que le pontificat du pape Léon XIV pourrait avoir besoin d’être « réajusté ».

    Jeudi, le cardinal Parolin a déclaré qu'il était trop tôt pour prédire l'impact de l'hospitalisation du pape sur son pontificat. Deux jours seulement s'étant écoulés depuis son admission à l'hôpital, a-t-il précisé, il restait à voir quand le pape reviendrait, dans quel état et ce que les médecins recommanderaient. Ce n'est qu'alors, a-t-il suggéré, que le pape pourrait décider de réorienter son pontificat.

    Parolin a précisé par la suite que ses propos visaient spécifiquement les voyages du pape, notamment son prochain déplacement en Amérique latine. Comme l'a rapporté l'ANSA vendredi, il a indiqué qu'il faisait référence à la possibilité de modifier le programme de voyage du pape et non à une réévaluation plus générale de son pontificat.

    Néanmoins, les propos du cardinal Parolin ont suscité un malaise considérable au Vatican, rapporte le journaliste italien Nico Spuntoni. Dans un article publié dans l'édition dominicale d' Il Giornale , Spuntoni analyse la polémique entourant les déclarations du cardinal ainsi que les difficultés et les revers auxquels il a été confronté ces derniers mois.

    Ce qui suit est une traduction de l'article de Spuntoni :

    La controverse Parolin : « Ses propos étaient inappropriés »

    La sortie prématurée du pape Léon XIV de l'hôpital Gemelli a soulagé la Curie romaine. Cependant, les dernières 48 heures ont été tumultueuses pour le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, qui s'est retrouvé au cœur d'une polémique après avoir suggéré que le pontificat pourrait nécessiter une « réorientation ». Cette remarque malheureuse, faite jeudi soir en marge d'un événement à l'ambassade, a provoqué un tollé au Vatican, obligeant Parolin à préciser qu'il faisait référence au voyage en Amérique latine. Cette clarification est intervenue quelques heures seulement après la publication des premières images post-opératoires de Léon XIV et la révélation de son appel téléphonique personnel à Vladimir Poutine.

    Néanmoins, parmi les prélats et les initiés du Vatican, tous s'accordent à dire que l'emploi du verbe « réajuster » était malavisé. Il est surprenant que le secrétaire d'État, réputé pour sa prudence, ait commis une telle erreur. Au sein même du Vatican, il a été critiqué pour sa présence médiatique excessive lors de conférences et de présentations, ainsi que pour son habitude de « trop parler aux journalistes ».

    Ce fut une période faste pour le cardinal d'origine vénitienne qui, dix-huit mois après le conclave, est néanmoins resté en poste au Secrétariat d'État. Lors des précédents changements de pontificat, ses deux prédécesseurs, Angelo Sodano et Tarcisio Bertone, avaient déjà été démis de leurs fonctions. Parolin, cependant, porte l'empreinte indélébile de la défaite au conclave, tandis que Prevost n'est pas du genre à infliger des humiliations. Mais les deux hommes ne se sont jamais vraiment entendus.

    Durant ce pontificat, Parolin a dû faire face à plusieurs situations délicates. Fin août, c'est l'archevêque Paul Richard Gallagher, secrétaire d'État pour les relations avec les États et ami proche du pape, qui a été dépêché en Russie pour cette mission périlleuse. En 2017, en revanche, c'était le secrétaire d'État lui-même qui s'était rendu à Moscou.

    La situation n'est guère plus favorable sur le plan intérieur, où un nouveau revers est survenu avec la location de la Domus Paulus VI, dont la finalisation est en cours suite à la sélection d'un nouveau locataire. Selon Il Giornale , Parolin s'était fermement opposé à cet accord, qui transformera l'immeuble de la Via della Scrofa en hôtel. En février dernier, il aurait tenté de suspendre le projet, mais Léon XIV, à l'instar de François avant lui, a finalement donné son feu vert lorsqu'il est apparu clairement que cette initiative serait bénéfique aux finances du Vatican en réduisant les coûts d'entretien.

    La dernière déception en date est survenue la semaine dernière avec l'élection de Luis Antonio Tagle au poste de doyen du Collège des cardinaux, une fonction à laquelle Parolin aspirait déjà pour 2025, mais que François lui avait refusée. Selon une source, lors de la prise de décision, c'est le doyen sortant, Giovanni Battista Re, qui a transmis la préférence officielle aux cardinaux-évêques : « pas de personne de plus de quatre-vingts ans ». Ceux qui avaient envisagé la candidature de Parolin se seraient toutefois vu rappeler à l'ordre, en raison de ses « trop nombreuses responsabilités ». Tagle est ainsi resté le seul candidat en lice, bien qu'il soit déjà préfet.

    Maintenant qu'il est sorti de l'hôpital, Leo rencontrera à nouveau le secrétaire d'État, et les deux hommes auront peut-être l'occasion de clarifier la situation concernant le « recalibrage-gate », comme cela s'était produit après un malentendu similaire entre Paul VI et le cardinal Giuseppe Siri — deux hommes qui n'ont jamais été particulièrement proches.

  • Deux jeunesses, une fracture

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    Deux jeunesses, une fracture

    Il y a des semaines où un pays se révèle à lui-même par simple juxtaposition d’images. Fin septembre 2026, près de quatre-vingt mille jeunes remplissent le Stade de France pour accueillir le pape Léon XIV. Ils chantent, prient, écoutent un appel à la liberté intérieure et au choix du bien. Une jeunesse capable d’adhésion, de joie collective et de regard vers quelque chose qui la dépasse. Trois semaines plus tard, les mêmes rues et bien d’autres — Paris, Limoges, Marseille, Lyon, mais aussi Bruxelles et Milan — offrent le spectacle inverse : mairies et préfectures attaquées, commerces pillés par centaines, forces de l’ordre débordées, un hôtel de ville du XIXe siècle en grande partie détruit par les flammes. Deux visages d’une même génération. Deux possibilités d’être. Entre elles, un gouffre.

    Les faits sont établis. Le 17 octobre, une mobilisation contre la vie chère et la dégradation des services publics a rassemblé, selon les sources, entre 550 000 et 800 000 personnes. En marge des cortèges, la violence a pris le dessus. Plus de deux mille interpellations en France, près d’un millier de policiers, gendarmes et pompiers blessés, environ mille cinq cents commerces touchés. L’hôtel de ville de Limoges, monument historique, a brûlé jusqu’à l’effondrement partiel de sa toiture et de son beffroi. Des préfectures et des mairies ont été forcées. Des rues entières de centres-villes ont été méthodiquement ravagées. Le gouvernement a parlé d’ultragauche et de délinquants d’opportunité. D’autres lectures insistent sur la présence massive de jeunes venus des banlieues, pour qui la France n’inspire ni respect ni appartenance. Le même jour, Bruxelles a connu des affrontements, des barricades, une voiture retournée et des attaques contre des bâtiments politiques. Milan a vu la place du Duomo transformée en champ de bataille, avec jets de projectiles, pillages et usage de canons à eau. Le phénomène n’était pas franco-français.

    Plus profond que le politique

    Réduire ces événements à un simple conflit social ou à une stratégie de pouvoir laisse échapper l’essentiel. Une lecture plus juste est de reconnaître qu’ils révèlent aussi une lutte intérieure : entre le chaos du ressentiment et la capacité d’élévation. « Tout est spirituel », au sens de ce qui relève de l’esprit, des dispositions, du sens donné à l’existence, éclaire parfois mieux la situation que le seul « tout est politique ». Dans la même génération coexistent la jouissance de la destruction et le désir de transmission. Ce n’est pas seulement deux camps qui s’opposent dans la rue. C’est un conflit porté, à des degrés divers, par chacun. Les images du 17 octobre ressemblent à un détail de Jérôme Bosch ou à un cercle de l’Enfer dantesque. Celles du Stade de France évoquent l’autre possibilité : le surmontement des peurs individuelles et le choix de s’inscrire dans un destin commun.

    Les facteurs structurels restent déterminants. Des décennies d’immigration massive sans exigence réelle d’assimilation ont produit, dans certains territoires, des populations pour qui le pays d’accueil n’est ni une histoire ni un projet. L’école a souvent cessé d’être un lieu de culture commune. La justice est perçue comme indulgente envers les délinquants et sévère envers les citoyens ordinaires. L’autorité a été méthodiquement affaiblie. Une classe dirigeante technocratique, longtemps convaincue de sa propre lucidité, a arasé une à une les digues morales, sécuritaires et culturelles qui permettent à une société de tenir. Quand l’ultragauche, les opportunistes et les porteurs de ressentiment peuvent, en quelques heures, mettre un pays sens dessus dessous, c’est que ces digues étaient déjà bien basses. Le mépris de toute autorité, le ressentiment historique, social et culturel, le privilège de fait accordé à certaines milices idéologiques, une immigration dont une partie se dresse contre le pays qui l’accueille : tout cela s’est accumulé pendant des années. Les flammes du 17 octobre n’ont fait que rendre visible ce qui couvait.

    Une alerte stratégique

    Des analystes comme David Betz, professeur de War Studies au King’s College London, alertent depuis plusieurs années sur le fait que les conditions structurelles d’un conflit interne violent sont désormais réunies dans plusieurs sociétés occidentales. Fractionnalisation identitaire, sentiment de déclassement d’une population historique, crise de légitimité des institutions, élites perçues comme post-nationales et déconnectées : ces facteurs, bien documentés dans la littérature sur les guerres civiles, s’appliquent aujourd’hui à la France, au Royaume-Uni et à d’autres pays. Betz n’annonce pas une apocalypse certaine. Il affirme que le risque n’est plus marginal et que le temps de la politique « normale » pour le traiter est peut-être déjà compté. Les formes possibles ne sont pas nécessairement celles d’une guerre civile classique, mais plutôt des violences intercommunautaires prolongées, des « villes férales » difficilement gouvernables, des attaques contre les infrastructures critiques, une dimension rurale-urbaine marquée. Les émeutes de 2023 et de 2026 s’inscrivent précisément dans le type d’incidents précurseurs qu’il décrit. Son analyse n’est pas décisive au point de clore le débat, mais elle est suffisamment solide pour que l’on cesse de traiter ce risque comme une fantaisie.

    Ce qui reste possible

    L’avenir n’est pas écrit. Trois trajectoires se dessinent. La première, la plus probable à court terme, est la continuation d’une société duale gérée au coup par coup : plus de police, plus de discours, plus de plans, sans traiter les causes. La deuxième est un recentrage exigeant : réduction nette des flux, conditionnement du séjour et de la nationalité à une assimilation effective, rétablissement clair de l’ordre public, refondation de l’école comme lieu de transmission. La troisième est une fragmentation accélérée, avec des territoires de plus en plus séparés et une confiance dans les institutions qui continue de s’éroder.

    Les leviers existent encore. Rétablir l’autorité de l’État partout, y compris dans les zones qui lui échappent aujourd’hui. Conditionner l’immigration et la nationalité à des exigences réelles. Refaire de l’école un instrument de culture commune plutôt que de relativisme. Soutenir les forces — familiales, associatives, spirituelles, entrepreneuriales — qui produisent encore de l’appartenance et de la transmission. Ce qui ne fonctionne pas, c’est de croire que plus d’argent public ou plus de « dialogue » suffira à créer un attachement là où il n’y en a pas, ou d’attendre que le temps résolve seul le problème.

    Le week-end d’octobre 2026 a montré le risque de chute. La veillée de septembre a rappelé qu’un autre possible existe encore. Entre les deux, la marge est étroite. Elle exige du sérieux, du courage politique et une décision intérieure autant que collective. Les civilisations sont mortelles. La France l’est aussi. Elle peut encore choisir l’ange du meilleur — celui du ressaut, de la paix collective et du bien commun — ou s’abandonner à l’autre. Le choix n’est plus théorique. Il est déjà engagé.

    (avec le concours de l'intelligence artificielle)

  • Les saints martyrs jésuites du Canada (19 octobre)

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    Saint-Martyrs Canadiens

    Les Saints Martyrs Canadiens (source)

    Canonisés et proclamés par Pie XII: PATRONS DU CANADA

    Brève biographie des Saints Martyrs Canadiens

    Le 27 septembre 1540, le basque Ignace de Loyola avec un groupe d'amis dans le Seigneur fonde l’ordre des Jésuites. En 1625, une mission des Jésuites arrivent d’abord en Acadie puis ils iront sur les rives du St-Laurent. En 1626, les Jésuites installent une mission le long de la rivière St Charles qui se situe près de Québec. Ils construisent leurs habitations et apprennent des langues amérindiennes. Le père Lejeune est alors le directeur de la communauté.

    Le père Jean de Brébeuf aura pour tâche de fonder une mission chez les Hurons-Wendat. Ils habiteront un territoire qu'on nommera la Huronie. Ce territoire est situé sur la péninsule de Penetanguishene, aux abords de la Baie Georgienne dans le comté de Simcoe en Ontario.

    Les Jésuites, ou « Robes-noires » comme les autochtones les nommaient, ont transmis le christianisme aux populations autochtones. Les missionnaires ont converti beaucoup de Hurons. Les Français ont malheureusement apporté la variole et d'autres maladies européennes. Les épidémies ont tué un grand nombre d'autochtones.

    Les Iroquois qui étaient les ennemis des Hurons, considéraient les Jésuites comme des cibles légitimes car ils se posaient en alliés des Hurons, lesquels étaient leurs ennemis. Les missionnaires furent tués lors des guerres entre les Hurons et les Iroquois.

    Saint-Jean-de-Brebeuf

    JEAN DE BRÉBEUF est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie. En 1617, il entre chez les Jésuites. Ses ennuis de santé lui empêchent cependant d'acquérir une connaissance théologique très étendue. De 1622 à 1625, il sera économe au collège de Rouen.

    Il est un des premiers Jésuites à arriver en Nouvelle-France. Le 19 juin 1625, il arrive donc à Québec.

    Les colons ne font pas très bon ménage avec les Jésuites. Le père Brébeuf s'installe le long de la rivière St-Charles dans un tipi et essaie de vivre la vie des Autochtones pincipalement avec les Montagnais. Il vivra une errance de 5 mois.

    En 1626, il franchit 800 milles en canot vers les villages de la Huronie. Cette route conduit les voyageurs par le St-Laurent et l'Outaouais vers la Baie Georgienne et aux Grands-Lacs. Il existait un pacte de bonne entente entre les Hurons et les Français. Champlain les côtoyait et leur faisait confiance.

    De 1626 à 1629, le père Brébeuf s'établit à Troanché, son premier défit est d'apprendre leur langue. En 1629, il est rappelé d'urgence à Québec et assiste à la prise du poste par les Kirke. En juillet 1629, il repart pour la France où il occupera différents postes. En 1633, il retourne en Huronie et cette fois pour y fonder une mission afin de tenter d'évangéliser les Amérindiens. Le 19 septembre 1634, après réflexion, Jean de Brébeuf fixe sa mission à Ihonatiria (St-Joseph) et commence l'évangélisation des Hurons qui s'avère difficile à cause de leurs moeurs. Deux ans plus tard, c'est une épidémie de petite vérole et de grippes malignes qui les frappent. La petite vérole fait tomber à 12,000 une population de 30,000 âmes. Cette épidémie souleva toute la nation contre le père Brébeuf et ses compagnons. Cette situation rendait odieuse la présence des missionnaires. Le père Brébeuf, sentant son sort vulnérable, écrit un testament dans lequel il annonce un futur massacre.

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