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L'être humain existe dès sa conception

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(ZENIT.org) – Les évêques du Canada rappellent aux membres du Parlement canadien que « l’être humain existe dès la conception », dans une déclaration du 18 septembre 2012.

Les parlementaires s’apprêtent en effet à voter une Motion selon laquelle « un enfant devient un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère ».

Les évêques appellent les « catholiques et toutes les personnes de bonne volonté », à « prier pour que nos législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun ».

Déclaration des évêques:

Ce mois-ci, le 21 septembre, les membres du Parlement fédéral vont poursuivre le débat sur la Motion 312 qu’a présentée le député Stephen Woodworth. Quelques jours plus tard, soit le 26 septembre, la Chambre des communes est censée voter sur la Motion. Le texte demande à la Chambre d’instituer un comité spécial pour examiner une déclaration du Code criminel selon laquelle « un enfant devient un être humain seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère ». L’article 223 (1) du Code dit : « Un enfant devient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère. » On trouvera le texte officiel complet de la Motion 312 sur le site Internet du Parlement du Canada, à l’adresse  http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Language=E&DocId=5437818

L’Église catholique soutient que l’être humain existe dès la conception. La vie des êtres humains est, par conséquent, sacrée à chaque stade de notre existence – du début à la fin naturelle. « Béni soit le fruit de vos entrailles», dit l'Évangile de Luc en référence à Marie, qui était enceinte de l'enfant, Notre-Seigneur.

Au moment où la Chambre des communes s’apprête à débattre de la Motion 312, les évêques du Canada invitent tous les membres du Parlement canadien à bien prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître et de chaque vie humaine. Nous encourageons aussi les catholiques du Canada, et toutes les personnes de bonne volonté, à prier pour que nos législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun, bien commun qui se fonde sur le respect de la dignité humaine de tous et de chacun.

+ Richard Smith

Archevêque d’Edmonton

Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Le 18 septembre 2012

Commentaires

  • Encore une fois des députains qui s’imaginent qu’ils peuvent légiférer sur tout. A quand une décision parlementaire pour établir que 1+1=3 ? Où la stupidité des politichiens s'arrêtera-t'elle ?

  • Gisbald, vous avez certainement raison pour le fond, mais il y a pour la forme une sorte d'"incitation à la haine" ( c'est à la mode, je sais!) inacceptable pour un ami du Christ. Aimer nos ennemis nous appelle à une conversion de tout notre être et à beaucoup de délicatesse. Nous ne pouvons user d'un langage comme le vôtre, car quelle en est la source?

  • Notre espèce humaine est vivipare. Une partie de notre développement se passe dans le ventre de notre mère, une autre partie en dehors. Le bébé se développant dans le ventre de sa mère n'est évidemment pas encore 'complet' ni bien sûr autonome. Il reçoit sa protection et sa subsistance du corps de sa mère. Mais un bébé qui vient de naitre n'est pas non plus 'complet' ni autonome. Il va dépendre de ses parents pour sa protection et sa subsistance, et il va poursuivre son développement pendant des années. Pourquoi alors les partisans de l'avortement n'autoriseraient-ils pas aussi la mise à mort du bébé qui vient de naître ? C'est bien le cas en Inde ou en Chine, pour les bébés de sexe féminin. Il me semble qu'on constate d'ailleurs de plus en plus d'infanticides de bébés qui viennent de naître. La dépénalisation de l'avortement ne pousse-t-elle pas certaines femmes à la conclusion que tuer un bébé n'est pas si grave, que ce n'est qu'un avortement différé ?

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