Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Liberté du culte en Belgique : les mesures sanitaires préventives du Covid 19 font l’objet d’un nouveau protocole plus minutieux qu’annoncé

IMPRIMER

Contrairement à ce que nous aurions pu laisser entendre sur la foi d’informations de presse émanant de source ecclésiale (ici: 1er septembre 2021: fin des restrictions pour les messes en Belgique), le Ministère belge de la justice a rédigé, en concertation avec les cultes, un protocole qui ne remet pas en cause la fin des limitations au culte lui-même, sauf le port du masque, mais enjoint néanmoins au respect de règles de prudence qui méritent d’être soulignées.

En voici les éléments principaux communiqués par le vicariat général du diocèse de Liège:

  1. À l'entrée: tout le monde doit se désinfecter les mains et mettre un masque buccal. Il s’agit aussi d'aménager une circulation à sens unique afin de guider les visiteurs à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment au moyen d'un parcours balisé. Si la circulation à sens unique n'est pas possible, appliquez des règles de priorité. Les visiteurs prennent place de manière à ce que les sièges les plus éloignés de l'entrée soient occupés en premier.
  1. À la fin du service: chacun reste à sa place jusqu'à ce qu’un responsable fasse sortir les personnes. En commençant près de la sortie, un responsable indique le chemin aux personnes présentes. Les réceptions avant ou après la cérémonie sont organisées conformément aux mesures en vigueur concernant les réunions privées.
  1. Un responsable corona est désigné. Celui-ci veille à ce que les activités se déroulent conformément aux mesures de prévention contre le coronavirus. Toutes les personnes présentes sont informées en temps utile et de manière claire sur les mesures (de sécurité) en vigueur ; les membres du personnel reçoivent une formation appropriée à ce sujet. Si le responsable corona, ou le ministre du culte constate que certains éléments sont contraires aux dispositions en vigueur, il doit exiger qu'il y soit remédié dans les plus brefs délais. Si la personne concernée refuse d’y donner suite, il lui sera demandé de quitter l'activité. En cas de refus, il est indiqué de faire appel à la police.
  1. Nettoyage et aération: Entre chaque service (du culte), le local est nettoyé et suffisamment aéré. Toutes les surfaces que les personnes présentes pourraient toucher sont nettoyées avant et après la réunion : loquets, portes, bancs, rampes, interrupteurs, robinets, chasses d’eau, lunettes de w.c. et autres surfaces touchées. Les locaux sont aérés au maximum (air frais et/ou ventilation interne). Il est prévu un micro individuel, une tribune et un siège (lavables), qui ne peuvent être utilisés que par le ministre. Si d’autres intervenants sont prévus, ils reçoivent chacun un micro, une tribune et un siège, sauf s’ils vivent sous le même toit ou si ces objets sont désinfectés après chaque intervenant. Dans la mesure du possible, des entrées et sorties séparées sont prévues. Toutes les portes et fenêtres restent ouvertes au maximum pendant le service (du culte).
  1. Collecte: Sans faire passer des plateaux, corbeilles, sacs, etc. mais à un ou deux points de collecte. Les points de collecte sont clairement indiqués et contrôlés. Le ministre du culte encourage les dons en ligne dans ses communications et durant la cérémonie.
  1. Éléments propres au culte: Le bénitier à l’entrée est couvert ou rendu inutilisable. De l’offrande jusqu’à la communion, la pale est posée sur le calice et les hosties sont couvertes sauf pour la consécration. Lors du Notre Père, on ne donne pas la main aux personnes qui ne vivent pas sous un même toit. Pas de poignée de main, d’embrassade ou d'autre contact lorsque des personnes ne vivant pas sous un même toit se souhaitent la paix. Seule une personne boit dans le calice.
  1. Communion: Le moins de personnes possible pour administrer la communion.  Celui qui administre la communion se désinfecte les mains et porte un masque bucco-nasal. La personne qui administre la communion et le communiant se tiennent largement à distance en tendant les bras le plus loin possible. La personne qui administre la communion laisse tomber avec déférence l’hostie dans la main tendue du communiant (sans toucher la main du communiant). Il n'est pas autorisé de déposer l'hostie sur la langue du communiant. Les personnes présentes avancent sur une file par allée et retournent à leur place par une autre allée.
  1. Funérailles: Pas de poignée de main pour présenter ses condoléances. Pas d’offrande impliquant un contact avec la croix ou la patène. Les souvenirs sont distribués avec des gants ou mis à disposition.
  1. Mariages: À l’issue de la célébration de mariage, les nouveaux mariés peuvent être félicités, sans poignées de main et embrassades.
  1. Baptêmes: Seule une personne touche un objet ; retrait de tout ce que les parents, le parrain et la marraine et le célébrant touchent ensemble (remise de la croix, cierge de baptême, robe blanche de baptême). Prévoir à chaque fois une nouvelle eau baptismale. Le ministre du culte se désinfecte les mains avant et après l’onction.
  1. Confession et onction des malades: La confession est possible à l'église, pas dans le confessionnal. Imposition des mains à distance sans contact. Onction des malades, si autorisée d’un point de vue médical et sans communauté. Le ministre du culte se désinfecte les mains avant et après l’onction. Dans une maison de repos et de soins, le règlement d’ordre intérieur en vigueur est respecté.

Source : vicariat.general@evechedeliege.be.

Référence: Protocole sanitaire cultes 20210901-Protocole-FR.pdf

JPSC

Commentaires

  • Je vais me laisser à une exclamation de dépit et de frustration, mais j'avoue avoir du mal à comprendre le zèle avec lequel nos evêques parviennent à s'enfoncer dans le ridicule de ces règles pointilleuses et inutiles, quand on le compare à l'absence totale de volonté à faire respecter les gestes liturgiques de base.

    Pour respecter les mesures à la lettre et pour peu que les lecteurs soient différents, il faudrait prévoir un micro et une "tribune" différente pour la première lecture, la seconde, le psaume, le prêtre, les intentions, le chantre et les petites annonces. Enfin bon, quand il y a une seconde lecture, mais je pense que nous attendrons un moment avant d'entendre rappeler qu'elle n'est pas facultative.

    Notons au passage : "Le célébrant laisse le choix en invitant à une communion spirituelle ou à l'administration individuelle de la communion." Il semblerait que le statut sérologique prime déjà sur l'état de grâce comme critère pour recevoir l'eucharistie.

    Notons aussi que l'onction des malades n'est permise que "si autorisée d’un point de vue médical et sans communauté". Des gens sont-ils donc soumis à l'avis du médecin pour mourir ou non avec le secours des sacrements ?

    J'ai tout simplement peine à croire que ce document ait pu être signé par quelqu'un qui a la foi.

  • Je me pose la même question que vous, Joseph J.
    Voici ce que dit Saint Jacques (Épitre 5:14-15, trad. Louis Segond) à propos de l'onction des malades:
    14 "Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur;
    15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné."

  • En matière de lois et de règles (comme en matière d'impôts.....), l'abus nuit.
    Quelles sont les paroisses et autres lieux de culte qui respectent encore toutes ces règles?

  • Non, non rien n'a changé, tout, tout a continué... et continue la la la...dans l'absuuurde!

  • merci Joseph. Je partage totalement votre avis.
    Ainsi c'est ça, le retour à la vie normale post vaccinale ??.

  • Si l'onction des malades est autorisée par le médecin,
    aura-t-on droit à un remboursement de la mutualité?

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel