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A propos du Miracle eucharistique de Bruxelles; une page définitivement tournée ? Lettre ouverte co-signée par plus de 100 chrétiens

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A propos du Miracle eucharistique de Bruxelles.

Une page définitivement tournée ?

Lettre ouverte co-signée par plus de 100 chrétiens

 

Au surlendemain d’une cérémonie troublante

Elle était attendue par les uns, redoutée par les autres. Les conclusions tirées de la conférence (loin d’être impartiale) ont confirmé les inquiétudes de nombreux fidèles. Les autorités diocésaines ont choisi de remettre en question non seulement une dévotion portée durant cinq siècles par des générations de croyants, avec les fruits spirituels abondants qu’elle a suscités, mais aussi la reconnaissance d’un miracle accordée par une succession ininterrompue de décrets pontificaux et épiscopaux.

Tout s’est terminé dans une étreinte émue entre le grand Rabin Guigui, Mgr Terlinden et Mgr Jean Kockerols, évêque référendaire pour le judaïsme.

Vraiment terminé ?

Le communiqué pastoral demeure en effet hésitant dans sa formulation. Il y est question de ne plus « promouvoir » ni la mémoire ni le culte lié à ce qui est désormais qualifié de « prétendu miracle ». Plus loin, le texte évoque le fait de ne plus « favoriser de démonstration publique ». Sur le blog de l’abbé, il est question « ne plus encourager, et même de ne plus permettre aucune dévotion publique à ce soi-disant "miracle du Saint-Sacrement ». Dans les faits, beaucoup comprennent qu’il est désormais interdit de parler de ce qui est devenu une « légende - car, définitivement, c'en est une ! - du miracle eucharistique », poursuit-il.

Le conférencier a défendu l’idée que les événements rapportés relevaient d’une hallucination collective : quand on veut voir ce qu’on veut voir on finit par le voir.

La raison invoquée par les détracteurs du miracle est l’impossibilité qu’il y aurait de parler de ce miracle eucharistique sans risquer d’alimenter des formes de discrimination ou d’hostilité antisémite.

 Pour de nombreux fidèles attachés à cette mémoire, telle n’a pourtant jamais été la signification de cette dévotion. Ce qui importe à leurs yeux n’est pas l’identité des profanateurs, mais l’appel spirituel contenu dans la contemplation du Christ que nous avons crucifié, comme dit saint Paul. Ils y voient une invitation à reconnaître leurs propres péchés, à accueillir la miséricorde de Dieu dont le Sang est le signe, pour eux-mêmes et le monde entier. À leurs yeux, cette dévotion est d’abord une démarche de foi et d’amour, non d’hostilité envers quiconque.

Comme l’écrivait en 1980 Mgr Raffaello Martinelli, alors officiel de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : « même si personne n’est obligé d’y croire, le chrétien sera respectueux à l’égard du miracle eucharistique dont l’authenticité a été reconnue par l’Église ».

C’est, au fond, tout ce que demandent la centaine de signataires de la lettre ouverte ci-dessous ainsi que la signataire du recours canonique introduit auprès de Mgr Luc Terlinden, dont vous pourrez lire le contenu en substance ci-après.

  1. Lettre ouverte co-signée par une centaine de chrétiens, profondément blessés par la cérémonie du 22 avril 2026 à la cathédrale des Saint-Michel et Gudule à Bruxelles

« Nous souhaitons exprimer, avec gravité et respect, le trouble profond ressenti par de nombreux chrétiens, mais aussi par d’autres citoyens, à la suite de la cérémonie organisée le 22 avril à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule.

Ce malaise s’inscrit dans un contexte plus large, où beaucoup sont déjà éprouvés par les persécutions anti-chrétiennes observées aujourd’hui dans diverses régions du monde. Dans ce climat, la cérémonie a été perçue non comme un geste d’apaisement, mais comme une source supplémentaire de blessure.

Une première interrogation concerne la réitération d’une demande de pardon à l’égard du peuple juif déjà formulée par le cardinal Suenens lors d’une cérémonie qui eut lieu le 17 novembre 1977 à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule avec leurs autorités en Belgique. Dans la foi catholique, un péché confessé et pardonné n’appelle pas à être publiquement répété sans motif nouveau clairement établi. Dès lors, pourquoi cette répétition aujourd’hui ? Beaucoup y ont vu une démarche unilatérale, ne tenant pas compte des blessures que des chrétiens peuvent également ressentir, notamment au regard de faits contemporains d’hostilité envers leur foi. Cette asymétrie est difficilement comprise et suscite une attente légitime d’explication, voire de réparation.

D’autres motifs de trouble tiennent au choix du conférencier le père jésuite, Robert Godding, directeur des Bollandistes et ami du doyen Benoit Lobet. Il reconnait ouvertement ne pas croire aux miracles eucharistiques de Bruxelles. Pas davantage aux autres en fait. « Je crois qu’aucune hostie n’a jamais saigné » dit-il (Cathobel 23-04-26). Dans ces conditions, la conférence ne pouvait qu’être orientée, tendant à convaincre l’auditoire, en grande partie juif, qu’il s’agissait d’une construction à caractère antisémite.

Plus largement, la conférence a donné le sentiment d’un discours à sens unique, insistant sur les souffrances du peuple juif, réelles et incontestables, mais sans contextualiser les faits.

Ainsi, il a été longuement question de condamnations au bûcher, sans préciser que cette peine constituait alors la sanction juridique applicable à divers crimes graves dont les profanations, indépendamment de l’appartenance religieuse. De même, si les discriminations subies par les juifs ont été évoquées à juste titre, rien n’a été dit des cadres juridiques protecteurs dont ils ont également bénéficié de la part des papes, de princes et de simples citoyens comme sainte Marie-Elisabeth Hesselblad que l’Eglise catholique fête en ce jour : convertie devant le Très-Saint Sacrement de Miracle porté en procession, elle a été honorée comme « Juste parmi les nations » pour avoir sauvé 60 juifs durant la seconde guerre mondiale.

Or, l’histoire médiévale montre que des dispositifs spécifiques ont existé : le statut de servi camerae regis assurait une protection directe par l’autorité impériale ; les Statuta Judaeorum prévoyaient des garanties procédurales ; plusieurs papes ont réaffirmé la nécessité de protéger les communautés juives. Ces éléments, essentiels à une compréhension équilibrée, ont été passés sous silence.

Concernant le procès de 1370, il a été affirmé que des aveux auraient été obtenus sous la torture, laissant entendre un procès intrinsèquement biaisé. Or, dans le système judiciaire médiéval, si le recours à la contrainte existait, il était encadré et devait rester exceptionnel. L’absence de toute mention de frais liés à un bourreau dans le Registre des Comptes du receveur de Brabant en 1370 tend à confirmer qu’aucune torture lourde n’a été pratiquée. L’expression « mis à la question » ne désigne pas nécessairement des sévices extrêmes. Dès lors, une lecture nuancée s’impose : ni négation de toute contrainte, ni affirmation hâtive de tortures extrêmes.

La sentence elle-même – confiscation des biens et condamnation au bûcher – correspondait alors au droit commun applicable à ce type d’accusation, quelle que soit la confession des personnes concernées. Présenter cette condamnation comme intrinsèquement antisémite sans rappeler ce cadre juridique contribue aussi à une interprétation biaisée.

Par ailleurs, la conférence s’est limitée à évoquer brièvement le ‘prétendu miracle’ de 1370, sans tenir compte des près de six siècles de dévotion qui ont suivi. N’ont pas été mentionnées les processions, les jubilés, les témoignages de conversions ou de grâces, ni la participation de foules considérables, parmi lesquelles des figures historiques majeures, ni les associations et fondations religieuses qui ont pris naissance dans la « chapelle du miracle » et qui ont eu un rayonnement international. Cette mémoire religieuse, qu’on y adhère ou non, fait pourtant partie intégrante de l’histoire du Très-Saint Sacrement de Miracle et a contribué à qualifier la Belgique de « Terre classique de l’Eucharistie [1]».

Il est également regrettable que plus de la moitié des vitraux aient été passés sous silence, alors qu’ils sont intrinsèquement liés à l’histoire du Très-Saint-Sacrement du Miracle. Les vitraux ignorés illustrent, entre autres, l’appel du Christ à venir Le prier “en ce lieu”, ainsi que des épisodes des menaces et assauts iconoclastes puis révolutionnaires dirigés contre ce symbole important de la tradition catholique.

Une autre affirmation du conférencier a particulièrement heurté : celle selon laquelle il serait problématique de vénérer des hosties « couvertes du sang des juifs ». Une telle formulation constitue, pour de nombreux fidèles, une confusion grave. Ce que les chrétiens vénèrent dans l’Eucharistie est le sang du Christ, et non celui d’un peuple.

Le malaise général provient ainsi de l’impression d’un lien incontournable entre dévotion du miracle eucharistique et antisémitisme. Or, les générations de fidèles qui ont vécu cette dévotion l’ont fait par foi et amour de l’Eucharistie et non par haine de qui que ce soit. Sur quelles bases historiques sérieuses une telle assimilation peut-elle être affirmée, surtout lorsqu’elle sert à justifier la remise en cause de toute vénération future ?

Par ailleurs, il est difficile de comprendre comment une relecture se réclamant de la rigueur scientifique peut refuser l’analyse professionnelle d’objets matériels liés aux faits évoqués : le reliquaire ayant contenu trois hosties miraculeuses de 1370, ou encore une boîte de 1734 tachée ayant contenu cinq autres hosties de 1370, devraient faire l’objet d’examens approfondis. Les demandes en ce sens ont été écartées, malgré l’intérêt manifesté par des spécialistes de renommée internationale.

La plaque commémorative installée à cette occasion pose également question. Elle évoque des massacres et des expulsions qui ne sont pas attestés par les sources historiques disponibles, et évoque les condamnations sans rappeler leur contexte juridique. Une telle présentation ne peut que sceller irrévocablement ‘miracle’ et ‘antisémitisme’, ce que nous refusons de cautionner.

Enfin, la communication pastorale quelque peu autoritaire du doyen de la cathédrale nous suggère une autre proposition : au lieu d’abolir tout culte et mémoire par crainte de réveiller des blessures, pourquoi ne pas rechercher ensemble un narratif fidèle à l’histoire et respectueux des diverses sensibilités ? Cette demande ignorée avant la conférence le sera-t-elle après ? 

Et puisque la communication pastorale encourage le développement de l’adoration eucharistique, pourquoi ne pas redonner au musée sa vocation de chapelle du Saint-Sacrement où Il serait adoré en permanence ? Y seraient aussi vénérés, en dehors de toute connexion antisémite bien sûr, les restes eucharistiques qui subsisteraient dans l’ostensoir ainsi que les cinq autres hosties miraculeuses introuvables depuis 1869. Mais encore, le fragment de la croix du Christ, l’épine de sa passion et les autres reliques actuellement exposées dans le musée. Pouvons-nous espérer de tels…miracles ? »

  1. Contenu du recours canonique

Un recours canonique a été introduit auprès de Mgr Terlinden contre le communiqué pastoral du 22 avril 2026 de l’abbé Benoît Lobet, relatif au miracle eucharistique de Bruxelles (1370),

  • en tant qu’il met en doute, voire conteste le miracle eucharistique de Bruxelles (1370) reconnu et vénéré par l’Eglise durant plus de 5 siècles, affirmant qu’aucune preuve ne permettrait d’établir sa véracité.
  • Et qu’il décide de ne plus promouvoir (entendre « ne plus autoriser » d’après le Blog de l’abbé Lobet) aucune forme de dévotion ou de mémoire publique liée à cet événement.
  •  

Les motifs invoqués étant :

-Une atteinte aux authentifications pontificales et épiscopales ; Le miracle eucharistique de 1370 a été reconnu et promu pendant cinq siècles par l’autorité ecclésiale -papes Eugène IV, Paul VI, Clément VIII, Innocent XII …- à travers des Brefs, Décrets d’authentifications canoniques, et des Bulles d’Indulgences, parfois accordées à perpétuité. Ces actes relèvent du magistère ordinaire et de la praxis constante de l’Église. Leur remise en cause publique requiert une justification grave et une procédure adaptée qui n’a apparemment pas été mise en œuvre.

-Une atteinte à la continuité de la tradition ecclésiale ; La vénération publique du Très-Saint Sacrement de Miracle s’est déroulée depuis 1370 à 1966 avec l’accord et le soutien indéfectible des autorités ecclésiales).

-Une atteinte aux droits des fidèles (can 214 CIC) (L’interdiction absolue de toute dévotion et de toute mémoire relative au Très-Saint Sacrement du Miracle : apparaît disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi, prive les fidèles de l’accès à des éléments significatifs du patrimoine historique et religieux de leur ville et de leur pays excède ce qui serait nécessaire pour prévenir d’éventuels abus antisémites.

-Un défaut de proportionnalité (can. 223 §2 CIC) ; une régulation prudente et encadrée aurait pu être envisagée, plutôt qu’une suppression totale.

-Une irrégularité procédurale : selon les normes relatives au discernement des phénomènes surnaturels, une prise de position publique négative – à fortiori sur un fait reconnu par l’Eglise durant 5 siècles- requiert l’intervention du dicastère compétent du Saint-Siège , aucune mention d’une telle consultation préalable n’apparaît.

-Un défaut d’impartialité : recours à un conférencier, qui dit publiquement ne croire à aucun miracle eucharistique, liens d’amitié entre le conférencier et le prêtre chargé de la communication pastorale, recours à des arguments unilatéraux, absence de contextualisation des peines, …

-Refus d’investigations scientifiques complémentaires d’éléments matériels qui pourraient être probants (reliquaire de 3 hosties vénérées pendant 5 siècles ainsi qu’une boîte tachée qui en a contenu 5 autres)

-Absence de prise en compte des fruits spirituels ; Selon la tradition de l’Église, les fruits spirituels constituent un critère de discernement. Or, ni les autorités religieuses ni le conférencier ne les a à aucun moment pris en compte : nombreuses conversions et guérisons consignés dans les archives de la cathédrale ; ferveur populaire sur cinq siècles exprimés à travers les jubilés, les processions, les œuvres d’art, la composition de prières spécifiques, …le développement d’œuvres eucharistiques (fondation d’une congrégation religieuse dans la « chapelle du miracle » - les religieuses de l’Eucharistie- ainsi que de l’ Association laïque de l’Adoration Perpétuelle,  l’Œuvre des églises pauvres), etc,

-Absence de prise en compte de la conservation exceptionnelle des Hosties ; Les 3 hosties miraculeuses du reliquaire sont restées quasi intactes pendant près de 400 ans. Aujourd’hui il n’en resterait que des « poussières » et peut-être des particules dans ce que l’inspection diocésaine (rapide et superficielle) associe à tort à de la peinture. Les 5 hosties miraculeuses retrouvées en 1728 à Paris étaient apparemment dans l’état où elles devaient se retrouver en 1370 (tachées de sang, déchirées, percées).

-Absence de prise en compte des faveurs pontificales octroyées à perpétuité (La bulle d’indulgences du pape Eugène IV, datée du 19 mars 1436, qui reconnaît explicitement le miracle accorde des indulgences à perpétuité ; La bulle Omnium Saluti paterna Caritate Intenti du pape Paul V, datée du 8 janvier 1616, qui confère également des indulgences à perpétuité à l’autel du Saint-Sacrement de Miracle, notamment pour les âmes du purgatoire.

-Une gestion douteuse des objets du culte ; Le dépôt des restes des hosties miraculeuses de 1370 exposé sans explication dans le musée de 2000 à 2024 a été perçu comme une nouvelle profanation ;  Le retrait brutal du reliquaire « dans un endroit sécurisé et secret » pour décourager toute dévotion à son égard, suscite malaise et incompréhensions

-Trouble de la foi et objet de scandale ; Incompréhension des fidèles mus non pas par une dévotion antisémite mais par l’amour de l’Eucharistie, heurtés par une décision en contradiction avec la tradition de l’Eglise et ses authentifications.

Sans réponse favorable de l’archevêque d’ici le 15 mai, le recours sera transmis à la congrégation de la Doctrine de la Foi à Rome.

Nous demandons à Mgr Terlinden la révocation ou la suspension de ce communiqué, une étude  indépendante et scientifique du reliquaire et de la boite de 1734, le rétablissement d’une mémoire et dévotion encadrées conforme à la doctrine, aux faits historiques, et à la charité, la saisie du Saint-Siège pour un examen approfondi la constitution d’une commission indépendante, conforme aux normes canoniques chargé d’une narration objective et apaisée des vitraux de la cathédrale, l’adoption d’une approche pastorale équilibrée, conciliant vérité historique, foi eucharistique et dialogue interreligieux.

  1. Conclusion

Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui jadis étiez éloignés, vous avez été rapprochés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux n’a fait qu’un, en détruisant le mur de séparation, l’inimitié, afin de créer en lui-même un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier tous les deux avec Dieu en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié » (Éphésiens 2, 13-16).

Cette parole nous interpelle profondément, au lendemain d’une célébration perçue de manière contrastée : troublante pour les uns, édifiante pour les autres. Si nous avons été « rapprochés par le sang du Christ » comme dit l’apôtre Paul, celui qui coula des hosties transpercées en 1370 nous couvrira, nous lavera et nous réconciliera tous en son temps.

« Les dons gratuits de Dieu sont irrévocables » Rm 11,29.  Il ne sert à rien de chercher à obstruer la source jaillie du cœur transpercé du Christ dans cette modeste bourgade qu’était Bruxelles au XIVᵉ siècle, devenue depuis lors capitale de l’Europe. Qu’on la laisse couler librement et irriguer les terres et les âmes qui accueillent sa grâce vivifiante !

Nous entendons bien que les autorités catholiques ne souhaitent plus, (en pratique, depuis 1966), «promouvoir les manifestations publiques de dévotion à ce miracle eucharistique, sous quelque forme que ce soit, afin de ne plus blesser la mémoire de nos frères et sœurs juifs ».

Mais, en tant que fidèles chrétiens, nous voulons garder notre confiance dans les authentifications de l’Église et entendons conserver notre liberté de pensée et de parole, dans la charité, le respect des personnes et des lieux, tout en confiant à la miséricorde de Dieu ceux que cet événement et ses conséquences ont parfois profondément blessés.

Redisons-le : il ne s’agit ici de juger personne. Ceux qui, autrefois, furent sévèrement condamnés pour des profanations d’hosties consacrées ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Mais les profanations de l’Eucharistie, aujourd’hui fréquentes parmi les catholiques eux-mêmes, sont souvent commises en pleine connaissance de cause. Elles prennent des formes multiples ; la plus grave étant peut-être l’indifférence. C’est aussi ce que nous avons douloureusement ressenti ce 22 avril, lorsque la Présence eucharistique du Christ dans le tabernacle de la cathédrale fut entièrement ignorée par les clercs qui dirigeaient la cérémonie.

Dans le prolongement de la confrérie du Saint Sang miraculeux, née en 1673 dans la chapelle expiatoire du miracle (rue des Sols), nous prendrons le temps de méditer et d’accueillir la grâce propre de ce Précieux Sang divin qui vivifie, purifie, protège, réconcilie et sauve ; ce sang qui coule du cœur de Celui que nous transperçons chaque jour par nos péchés. Ce sang de l’Alliance nouvelle et éternelle que nous recueillerons « en esprit et en vérité » dans cette cathédrale, pour le salut de l’Europe au cœur de laquelle elle est implantée. Afin que tous soient sauvés.

Autres documents, informations, livre en ligne de Véronique Hargot-Deltenre, …

voir www.miracles-eucharistiques.be

Pour nous contacter : desacralisations.stop@gmail.com

 

[1] Son Excellence le cardinal Vannutelli, délégué de S.S. le Pape Léon XIII au XIè Congrès eucharistique international 1898

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