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  • Comment procède-t-on à l'euthanasie et au suicide assisté ?

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    Du site de l'ECLJ :

    Revue des protocoles et substances en vue de l'euthanasie et du suicide assisté

    11 Mai 2026

    La pratique de l'euthanasie et du suicide assisté (EAS, de l'anglais Euthanasia and Assisted Suicide) repose sur un raisonnement pharmacologique très élaboré, visant à transformer l'acte de donner la mort en une procédure médicale standardisée. Bien que l’encadrement juridique varie d'un pays à l’autre, les protocoles utilisent des produits et des schémas similaires susceptibles de garantir un glissement rapide vers l'inconscience, puis le décès.

    Par Agnès Certain et les membres de l’Association Pharmaciens en Conscience[1], avec la collaboration de Yeram Jeon (ECLJ).

    I. Une triade pharmacologique: substances, mécanismes et objectifs

    Les protocoles d'EAS modernes s'articulent autour de trois catégories majeures de substances, chacune remplissant un rôle pharmacologique distinct pour assurer l'efficacité de la procédure.

    1. Les barbituriques et les sédatifs-hypnotiques: l'induction du coma

    La première étape, consiste à induire une perte de conscience profonde et irréversible et à ralentir la respiration

    • Substances utilisées: Les médecins privilégient les barbituriques tels que le pentobarbital et le sécobarbital, le thiopental ou des anesthésiques généraux comme le propofol à des doses plus élevées que celles des indications habituelles.
    • Action pharmacologique: ces produits inhibent l'activité neuronale et le centre respiratoire situé dans la moelle et le tronc cérébral.
    • Dosages et administration: Dans le cas du suicide assisté, le patient ingère généralement une solution liquide contenant entre 9 et 15 grammes de pentobarbital ou de sécobarbital. Pour l'euthanasie, le médecin injecte directement du thiopental ou du propofol à forte dose (1g) par voie intraveineuse (IV), provoquant un coma quasi immédiat.

    2. Les relaxants neuromusculaires (curarisants): l’arrêt respiratoire

    C’est seulement une fois que le patient est plongé dans un coma profond, qu’un agent curarisant est souvent administré pour garantir l'arrêt des fonctions vitales par manque d’oxygène. Sans sédation préalable, la mort surviendrait par suffocation alors que la personne est consciente.

    • Substances utilisées: Les produits les plus courants sont le rocuronium, le pancuronium et le cisatracurium.
    • Mécanisme: Ces substances bloquent la transmission nerveuse vers les muscles, y compris le diaphragme, ce qui interrompt toute tentative de respiration; le cœur s’arrête faute d’oxygène.

    3. Les adjuvants: «confort et optimisation»

    Pour faciliter la procédure et prévenir les complications, des médicaments associés peuvent être administrés en amont.

    • Antiémétiques: Des principes actifs comme le métoclopramide ou l'ondansétron sont administrés en prévention des vomissements, 30 minutes avant, surtout lors de l'ingestion orale de doses massives de substances, évitant leur rejet et favorisant leur activité létale.
    • Benzodiazépines: Le midazolam ou le diazépam sont souvent utilisés avant le début du protocole létal, pour réduire l'anxiété du patient.
    • Anesthésiques locaux: La lidocaïne peut être administrée pour réduire la douleur locale lors de l'injection des agents létaux.

    II. Exemples de protocoles en usage dans les pays ayant dépénalisé l’euthanasie et/ou le suicide assisté

    Les protocoles, bien que toujours construits à partir d’une association anesthésique/curarisant/adjuvant, varient selon les pays.

    Benelux (Pays-Bas et Belgique)

    Aux Pays-Bas et en Belgique, l'euthanasie par injection pratiquée par le médecin est la pratique la plus fréquente. Les protocoles de suicide assisté sont possibles, prévoyant l’ingestion d’une boisson létale par la personne en capacité de boire.

    • Protocole type: Après prémédication par midazolam et lidocaïne pour réduire l’anxiété et la douleur respectivement, le médecin injecte 2000 mg de thiopental ou 1000 mg de propofol pour induire le coma. Dès que ce dernier est confirmé, une dose massive de curarisant (100-200 mg de rocuronium) est administrée.
    • Statistiques: Plus de 99% des cas signalés aux Pays-Bas utilisent ce régime combiné barbiturique-curarisant.

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  • "Aide à mourir" : le communiqué de Mgr Marc Aillet « Tu ne tueras point »

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    Du site du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron :

    Communiqué de Mgr Marc Aillet – « Tu ne tueras point »

    6 mai 2026

    La proposition de loi sur « l’aide à mourir » adoptée le 25 février dernier, à une courte majorité, à l’Assemblée nationale, sera de nouveau examinée en séance publique au Sénat du 11 au 13 mai prochain…

    Est-il encore nécessaire d’insister sur l’extrême gravité de ce texte de loi qui entend ni plus ni moins abolir l’interdit de tuer sur lequel repose depuis toujours la vie en société, en légalisant le suicide assisté et l’euthanasie ?

    La quasi-totalité des patients tentés de demander le suicide assisté ou l’euthanasie, y renoncent dès lors qu’ils sont pris en charge au sein d’une unité de soins palliatifs susceptible de les accompagner et de les soulager, mais en France, les soins palliatifs sont encore à ce point lacunaires (malgré plusieurs textes de loi pourtant adoptés à la quasi-unanimité), que près de la moitié de nos concitoyens ne peuvent toujours pas en bénéficier…

    Dans ces conditions, l’adoption définitive de cette proposition de loi ne pourrait qu’inciter les patients les plus pauvres ou les plus vulnérables qui n’ont pas accès aux soins palliatifs, ou les personnes dites « éligibles » qui craignent d’être un poids pour leurs familles, le corps médical ou le budget de la Sécurité sociale, à recourir au suicide assisté ou à l’euthanasie, comme c’est d’ailleurs le cas dans les pays (la Belgique, les Pays-Bas ou le Canada…) où ces pratiques sont légales depuis plusieurs années.

    Rien n’est cependant jamais perdu d’avance, comme le démontre le revirement qui vient de se produire en Ecosse (où le Parlement a rejeté, le 17 mars dernier, le texte de loi qui prévoyait de légaliser l’euthanasie) et au Royaume-Uni (où la Chambre des Lords s’est opposée, le 24 avril, à un projet de loi similaire), tandis qu’en France, le nombre de députés opposés à la proposition de loi sur « l’aide à mourir » est passé de 199 le 27 mai 2025, à 226 le 25 février dernier.

    Il n’est donc nullement trop tard pour agir et se mobiliser.

    Ayant moi-même écrit aux parlementaires du département pour leur demander de s’opposer à cette proposition de loi qui constituerait une rupture anthropologique majeure, j’invite instamment les fidèles du diocèse à faire de même, en s’adressant par mail et sans délai, aux sénateurs qui s’apprêtent à examiner le texte en séance publique les 11, 12 et 13 mai 2026.

    Sans doute faudra-t-il écrire, dans un second temps, aux députés du département, sans craindre de leur rappeler qu’ils sont nos représentants et qu’ils auront à rendre compte de leur positionnement et de leur vote sur cette question cruciale de la fin de vie (1) .

    Le vote au Sénat de la proposition de loi relative à « l’aide à mourir » est officiellement prévu mercredi 13 mai, en la fête de Notre-Dame de Fatima : le vibrant appel à la conversion et à la pénitence que la Vierge de Fatima nous lance en réponse aux dérives du monde moderne apparaissant plus actuel que jamais, j’invite les fidèles qui le peuvent à prier et à jeûner ce jour-là : puisse le Seigneur éclairer la conscience des sénateurs et de nos élus quant aux redoutables conséquences morales et spirituelles qui résulteraient d’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en France, « fille aînée de l’Église ».

    +Marc Aillet
    évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

    Fait à Bayonne, le 6 mai 2026

    (1)  Les adresses électroniques des députés et sénateurs sont accessibles sur le site internet de l’Assemblée nationale et du Sénat.

  • Nigéria : depuis septembre, 100 morts, 98 000 personnes déplacées, 217 églises détruites dans le diocèse de Wukari

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - Plus de 100 morts, 98 000 personnes déplacées, 217 églises détruites dans le diocèse de Wukari

    11 mai 2026
     

    Abuja (Agence Fides) – « Depuis septembre, plus de 98 000 personnes ont été contraintes de fuir, dont 16 prêtres, tandis que 217 églises ont été complètement détruites » en raison des violences qui font rage dans le sud de l’État de Taraba (au nord-est du Nigeria). C’est ce qu’a rapporté Mgr Mark Maigida Nzukwein, Evêque de Wukari, dans un communiqué publié à l’issue de la troisième Assemblée générale du diocèse. « Les habitations de huit prêtres ont également été détruites et on estime que plus de 100 personnes ont été tuées », indique le communiqué. Parmi les dernières églises attaquées figure l’église catholique Saint-Jacques-le-Grand à Adu, dans le district de Takum (voir Fides 25/3/2026), tandis qu’un incendie accidentel a gravement endommagé la cathédrale Sainte-Marie de Wukari le 4 mars (voir Fides 6/3/2026).

    Les violences touchent principalement des zones telles que le district de Chanchanji, dans la région administrative locale de Takum, ainsi que celles d’Ussa et de Donga.

    Il s’agit d’attaques contre des communautés d’agriculteurs, très probablement perpétrées par des bandes de bergers peuls qui prennent pour cible des villages à majorité chrétienne (souvent Tiv). Après avoir rasé des maisons, des églises et d’autres biens, les agresseurs s’emparent souvent illégalement des terres abandonnées par les habitants contraints de fuir. Les incursions des bergers peuls s’ajoutent au conflit foncier séculaire entre les populations Tiv et Jukun (voir Fides 7/11/2023).

    Le 12 février dernier, le clergé des diocèses de Wukari et de Jalingo était descendu dans la rue pour demander l’intervention immédiate du gouvernement afin de mettre un terme à la vague d’assassinats, d’enlèvements et de destructions qui frappe les communautés agricoles chrétiennes, en particulier la population Tiv dans le sud de l’État de Taraba (voir Fides 13/2/2026). À cette occasion, le diocèse de Wukari indiquait que « jusqu’à présent, plus de 80 personnes ont été tuées, beaucoup d’autres ont été blessées, tandis que plus de 200 communautés et églises ont été détruites et plus de 90 000 chrétiens ont été contraints de quitter leurs foyers ». Un peu moins de trois mois plus tard, ces chiffres ont augmenté, malgré les appels pressants lancés aux autorités pour qu’elles rétablissent les conditions de sécurité pour les populations des zones touchées. (LM) (Agence Fides 11/5/2026)

  • Nicaragua : la persécution contre l'Église s'aggrave

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    De Constantin Pistilli sur la NBQ :

    Nicaragua, la persécution contre l'Église s'aggrave

    Le régime Ortega-Murillo a intensifié sa répression contre l'Église catholique. Les prêtres sont contraints de soumettre leurs programmes hebdomadaires et leurs textes d'homélie aux autorités, et sont photographiés quotidiennement par la police dans les églises.

    12/05/2026
    Rosario Murillo et Daniel Ortega (Ap-LaPresse)

    Martha Patricia Molina Montenegro, avocate nicaraguayenne en exil et désormais considérée comme l'une des voix les plus autorisées sur la persécution de l'Église sous le régime de Daniel Ortega et de son épouse Rosario Murillo – qualifiée par un prêtre costaricien de « deuxième sorcière la plus puissante du monde » – recense et signale les violations commises contre le clergé catholique depuis 2019, alertant sur une nouvelle escalade de la répression et de la persécution systématique orchestrée par le gouvernement sandiniste. « Des agents se rendent quotidiennement dans les églises pour photographier et enregistrer les fidèles pendant la messe et les réunions internes du clergé », a déclaré Molina, dénonçant un système de surveillance national appliqué sans distinction, « même aux évêques considérés comme proches du gouvernement ».

    Molina recueille données et témoignages avec une grande précision et une clarté remarquable, enrichissant ainsi le rapport « Nicaragua, une Église persécutée », désormais dans sa septième édition (2025) et faisant référence à l'échelle internationale sur la répression de la liberté religieuse dans ce pays d'Amérique centrale. La dernière version du dossier a également été remise au pape Léon XIV à l'occasion du Jubilé des migrants. Le rapport recense 1 010 incidents survenus entre avril 2018 et juillet 2025, parmi lesquels des attaques contre le clergé, des restrictions à la vie religieuse et des attaques contre des lieux de culte. Il décrit une persécution continue qui atteint aujourd'hui son paroxysme, caractérisée par une liberté de culte restreinte, des activités religieuses entravées et l'exil forcé de prêtres et de religieuses. « L’organisation des fêtes patronales, des processions et des célébrations liturgiques est désormais sous le contrôle des institutions publiques, et même les rassemblements de prêtres n’échappent pas à la police », a écrit Molina dans une publication, après avoir récemment dénoncé les nouvelles restrictions imposées aux manifestations religieuses par la dictature sandiniste durant la dernière Semaine sainte, qui a bloqué 6 135 processions. Les célébrations sont souvent autorisées uniquement à l’intérieur des églises, sous la supervision des autorités, tandis que les processions publiques restent interdites ou fortement limitées. Ainsi, depuis 2019, 28 904 restrictions à la vie religieuse ont été recensées, incluant des processions et des actes de dévotion populaire interdits ou limités.

    Les prêtres sont contraints de soumettre leur emploi du temps hebdomadaire aux autorités et de solliciter des autorisations spécifiques pour toute activité, même minime, en dehors de leur lieu de culte. Cette situation s'inscrit dans un contexte de surveillance accrue, renforcée par le Conseil du pouvoir citoyen (un réseau de contrôle politique du régime), la police et quelque 80 000 paramilitaires recrutés début 2025 pour exercer un contrôle et une répression sociale et religieuse. De plus, dans plusieurs paroisses, les prêtres sont tenus de transmettre aux forces de l'ordre le texte intégral ou un résumé de l'homélie qu'ils comptent prononcer lors de la messe. Prêtres et évêques sont constamment surveillés par des agents en civil ou des drones, et leurs téléphones portables font fréquemment l'objet de fouilles arbitraires. Un prêtre a décrit anonymement la situation dans le pays à ACI Prensa , l'une des principales agences de presse catholiques hispanophones : « Chaque dimanche, la police vient le photographier. Il doit se présenter aux autorités à chaque fois qu'il quitte sa paroisse et à chaque célébration liturgique à laquelle il assiste. S'il aborde un problème social lors d'une homélie, il risque la prison ou l'exil. » Le prêtre a décrit les mécanismes par lesquels le gouvernement sandiniste contrôle, surveille et limite l'activité de l'Église catholique dans le pays ; et il a déclaré que la population « s'est habituée à la situation et ne dit plus rien. L'atmosphère semble calme, mais les restrictions demeurent, car la liberté n'existe pas. » Concernant le contrôle exercé sur les prêtres et les évêques, il a expliqué : « À chaque cérémonie liturgique, nous devons communiquer le type de célébration et le lieu. Nous devons signaler chaque fois que nous quittons les limites de la paroisse et déclarer la durée de notre absence. De plus, la police vient me photographier tous les dimanches. C’est pour vérifier que nous sommes bien là où nous l’avons déclaré. Les supérieurs exigent des agents qu’ils justifient leurs visites : c’est ainsi qu’ils maintiennent le contrôle. »

    Les nouvelles restrictions incluent également la criminalisation des actes religieux : prier en public ou transporter des objets de dévotion, tels que des chapelets, à travers les frontières est considéré comme suspect, voire potentiellement criminel, par les services d’immigration. Molina parle d’un « siège silencieux » : moins d’arrestations médiatisées qu’auparavant, mais une surveillance policière constante visant à intimider les prêtres et les fidèles accusés de s’opposer à l’« ortégisme », seule forme de culte autorisée sur place.

  • Selon Léon XIV, foi et science ne sont pas ennemies mais au service de la vérité

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    DISCOURS DU PAPE LÉON XIV

    AUX MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

    DE LA FONDATION DE L'OBSERVATOIRE VATICAN 

    Salle du Consistoire, lundi 11 mai 2026

     
    Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

    Que la paix soit avec vous.

    Éminence le Président du Gouvernorat,
    Chers amis,
    Chers frères et sœurs,

    Je suis profondément reconnaissant de vous rencontrer, vous, membres de la Fondation de l'Observatoire du Vatican, et je vous remercie de votre soutien fidèle et généreux au travail de l'Observatoire du Vatican – une institution précieuse de l'État de la Cité du Vatican au service du Saint-Siège et de l'Église universelle.

    Il y a cent trente-cinq ans, mon prédécesseur, le pape Léon XIII, refondait l’Observatoire du Vatican afin que « chacun puisse voir clairement que l’Église et ses pasteurs ne s’opposent pas à la science véritable et solide, qu’elle soit humaine ou divine, mais qu’ils l’accueillent, l’encouragent et la promeuvent avec le plus grand dévouement » ( Ut Mysticam , 14 mars 1891). À cette époque, la science était de plus en plus présentée comme une source de vérité rivale à la religion, si bien que l’Église ressentait le besoin urgent de contrer l’idée grandissante que la foi et la science étaient ennemies.

    Aujourd'hui, la science et la religion sont confrontées à une menace différente, et peut-être plus insidieuse encore : ceux qui nient l'existence même de la vérité objective. Trop nombreux sont ceux qui refusent de reconnaître ce que la science et l'Église enseignent clairement : notre responsabilité solennelle envers la préservation de notre planète et le bien-être de ses habitants, en particulier les plus vulnérables, dont la vie est mise en péril par l'exploitation irresponsable des êtres humains et de la nature. C'est précisément pourquoi l'adhésion de l'Église à une science rigoureuse et honnête demeure non seulement précieuse, mais essentielle.

    L'astronomie occupe une place particulière dans cette mission. La capacité de contempler avec émerveillement le soleil, la lune et les étoiles est un don offert à chaque être humain, sans distinction de condition ou de situation. Elle éveille en nous à la fois l'admiration et un sens salutaire des proportions. La contemplation des cieux nous invite à voir nos peurs et nos faiblesses à la lumière de l'immensité divine. Le ciel nocturne est un trésor de beauté accessible à tous – riches et pauvres – et, dans un monde si douloureusement divisé, il demeure l'une des dernières sources de joie véritablement universelles.

    Tragiquement, même ce don est aujourd’hui menacé. Pour paraphraser le pape Benoît XVI, nous avons rempli nos cieux d’une lumière artificielle qui nous aveugle à la lumière que Dieu y a placée – une image éloquente, suggérait-il, du péché lui-même (cf. Homélie du 7 avril 2012).

    C’est dans ce contexte que j’exprime ma profonde gratitude pour le travail de la Fondation. Votre engagement permet aux scientifiques du Vatican de dialoguer de manière constructive avec le grand public et la communauté scientifique internationale. Votre générosité permet à l’Observatoire du Vatican de partager la magie de l’astronomie avec des étudiants du monde entier et de proposer des ateliers et des écoles d’été aux enseignants des écoles et paroisses catholiques. Et c’est grâce à votre dévouement que les télescopes et les laboratoires de l’Observatoire restent fidèles à leur vocation première : des lieux où la gloire de la création divine est contemplée avec respect, profondeur et joie.

    Nous ne devons jamais perdre de vue la vision théologique qui anime tout cela. Notre religion est une religion de l’Incarnation. L’Écriture nous enseigne que, dès le commencement, Dieu s’est révélé à travers sa création (cf. Rm 1, 20), et qu’il a tant aimé cette création qu’il a envoyé son propre Fils pour y entrer et la racheter (cf. Jn 3, 16). Il n’est donc pas surprenant que les personnes profondément croyantes se sentent appelées à explorer les origines et le fonctionnement de l’Univers. Cette soif de comprendre pleinement la création n’est autre que le reflet de cette aspiration ardente à Dieu qui réside au cœur de chaque âme.

    En vous renouvelant ma gratitude pour votre soutien, je prie Dieu Tout-Puissant de vous combler, vous et vos familles, de ses abondantes bénédictions. Merci !

  • Vincent Dujardin publie un livre évènement sur le règne du Roi Baudouin

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    Du site de l'UOPC :

    Nous aurons le plaisir de recevoir l’historien belge Vincent Dujardin pour son livre événement : « Baudouin. Un roi face aux crises de son temps » :

    Grâce à l’accès exceptionnel aux archives du roi Baudouin jusque-là inédites, à ses carnets personnels, à de nombreuses autres archives et à des témoignages de première main (entourage familial dont la reine Fabiola, anciens (Premiers) ministres, chefs de cabinet du roi, Jacques Delors, Benoît XVI,…), cet ouvrage de référence livre de nombreuses révélations et lève des zones d’ombre, depuis son enfance, marquée par la guerre et la souffrance, jusqu’aux circonstances exactes de son décès brutal.

    Pourquoi les conclusions de l’affaire Lumumba doivent-elles être fondamentalement revues? Quels liens entretenait le roi avec les dirigeants de son temps, tels de Gaulle, Habyarimana, Franco, Mobutu, Sadate, Gorbatchev, Bush, Elizabeth II, Juan Carlos, le Shah d’Iran, le président chinois, l’empereur du Japon, Mitterrand, ou Jean-Paul II ?

    Quelle influence a exercé son père, Léopold III, ou sa belle-mère, la princesse Lilian sur le jeune roi ? Comment a-t-il rencontré la reine Fabiola ? Comment a-t-il vécu les semaines qui ont précédé sa décision de ne pas sanctionner la loi sur l’avortemen t? Comment a-t-il pesé dans le dénouement de la « grève du siècle » de 1960 ou dans les débats institutionnels belges ?

    Qui était l’homme auquel des centaines de milliers de Belges ont rendu hommage avant ses funérailles grandioses rassemblant des dirigeants venus du monde entier ? Fruit d’une enquête menée durant 20 ans à travers la Belgique, l’Europe (France, Royaume-Uni, Espagne, …) ou les États-Unis, cet ouvrage propose une immersion au cœur des secrets d’un règne d’exception.

    De son côté, l'abbé Michel de Sivry (FSSPX) s'interroge sur l'héroïcité des vertus du Roi.