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  • Sub tuum praesidium

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    L’antienne « Sub tuum praesidium confugimus » (nous nous réfugions sous ta protection) que le pape François nous invite à chanter durant ce mois d’octobre est l'une des plus anciennes prières adressées à Notre-Dame (son texte a été retrouvé en grec sur un papyrus égyptien daté du IIIe ou du IVe siècle). Elle est employée dans  les rites tant romain (ci-dessus) et ambrosien que byzantin ou copte.   

     JPSC

  • Académie pontificale pour la Vie : un Livre blanc sur les soins palliatifs

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  • Pour le mois d'octobre, le pape demande aux catholiques de prier le chapelet en le complétant par le "Sub tuum praesidium" et la prière à saint Michel Archange

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    De zenit.org :

    Le pape mobilise les catholiques: en octobre, prière quotidienne du chapelet pour l’Eglise

    Et la prière de Léon XIII à saint Michel Archange

    Pendant le mois d’octobre, le pape François demande aux catholiques de prier chaque jour le chapelet pour que Marie défende l’Eglise, avec à la fin l’antienne « Sub tuum praesidium » « Sous l’abri de ta miséricorde » et la prière à l’archange S. Michel « S. Michel Archange défendez-nous ».

    Un communiqué du Vatican indique en effet ce 29 septembre 2018, en la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, que « le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour, pendant tout le mois d’octobre; et ainsi de s’unir dans la communion et la pénitence, en tant que peuple de Dieu, demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel Archange de protéger l’Église du diable, qui a toujours pour but de nous séparer de Dieu et entre nous ».

    Un appel relayé par le Réseau mondial de prière du Pape

    « Ces derniers jours, avant son départ pour les Pays baltes, le Saint-Père a rencontré père Fréderic Fornos S.I., directeur international du Réseau mondial de prière du Pape; et il lui a demandé de diffuser son appel à tous les fidèles du monde entier, les invitant à conclure la prière du chapelet par l’invocation ancienne « Sub Tuum Praesidium« , et avec la prière à saint Michel Archange qui nous protège et nous aide dans la lutte contre le mal (cf. Apocalypse 12, 7-12) », précise le communiqué diffusé à midi, en italien.

    Le Vatican rappelle l’homélie du pape François à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018 (commentant le livre de Job) : « La prière est l’arme contre le Grand accusateur qui « parcourt par le monde en cherchant comment accuser ». Seule la prière peut le vaincre. Les mystiques russes et les grands les saints de toutes les traditions conseillaient, dans les moments de turbulence spirituelle, de s’abriter sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu en prononçant l’invocation « Sub Tuum Praesidium ». »

    Les deux prières demandées par le pape François

    Le communiqué cite ensuite l’antienne en latin et en italien :

    “Sub tuum praesidium confugimus Sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo Gloriosa et Benedicta. »

    En français, le Réseau mondial de prière du Pape traduit:

    “Sous l’abri de ta miséricorde,
    nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
    Ne méprise pas nos prières
    quand nous sommes dans l’épreuve,
    mais de tous les dangers
    délivre-nous toujours,
    Vierge glorieuse et bénie.
    Amen.”

    Le communiqué précise l’intention du pape François en ce temps de combat spirituel : « Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Eglise sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »

    Le communiqué ajoute que le pape demande aussi que la prière du chapelet, pendant tout le mois d’octobre, s’achève par la prière à saint Michel écrite par le pape Léon XIII:

    “Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur: tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute, in infernum detrude. Amen”.

    Le Réseau mondial de prière du Pape la traduit ainsi en français:

    “Saint Michel Archange,
    défendez-nous dans le combat
    et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
    Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ;
    et vous, Prince de la Milice Céleste,
    par le pouvoir divin qui vous a été confié,
    précipitez au fond des enfers Satan
    et les autres esprits mauvais qui
    parcourent le monde pour la perte des âmes.
    Amen.”

    Rappelons que, le 5 juillet 2013, selon le voeu du pape émérite Benoît XVI et en sa présence, le pape François a consacré la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint Michel Archange.

  • «Qui n’est pas contre nous est pour nous» (26e dimanche du temps ordinaire)

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    Une homélie du frère Luc-Thomas Somme (archive du 28 septembre 2003)

    «Qui n’est pas contre nous est pour nous»

    Au début de l’épître aux Philippiens, l’Apôtre remarque, avec grande lucidité, que, parmi ceux qui redoublent d’une belle audace à proclamer sans crainte la Parole, certains le font par charité et d’autres par envie et en esprit de rivalité et d’intrigue. Serait-ce alors l’occasion de dénoncer les faux-prophètes? Avec une singulière largeur de vue, Paul s’écrie au contraire: Après tout, d’une manière comme de l’autre, hypocrite ou sincère, le Christ est annoncé et je m’en réjouis (Ph 1, 18). A saint Jean, qui demande confirmation à Jésus, du fait que toute expulsion de démon doit être dûment brevetée, le Seigneur donne la consigne de laisser faire: qui n’est pas contre vous est pour vous, lit-on en saint Luc (Lc 9, 50), et dans la version de saint Marc dont nous venons d’entendre la proclamation: qui n’est pas contre nous est pour nous (Mc 9, 49). Déjà l’autorité de Moïse avait approuvé la prophétie anarchique d’Eldad et Medad, ainsi que nous l’a relaté le livre des Nombres. Pauvre Josué qui espère empêcher que l’effusion de l’Esprit ne s’évade des structures officielles: Moïse mon maître, arrête-les! Pauvre zélé Josué sa générosité mal éclairée porte autant à faux que celle de Pierre tranchant l’oreille du serviteur du grand prêtre lors de l’arrestation de Jésus ou de cet émissaire qui vient tout guilleret apporter à David ce qu’il croit être une bonne nouvelle: la mort de son fils révolté mais chéri Absalom. Moïse lui dit: «Serais-tu jaloux pour moi? Ah! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes!» (Nb 11, 29). Il est beau ce souhait magnanime, qui ne confisque pas pour soi le mérite de tout bien, qui se réjouit sans jalousie que d’autres fassent éventuellement mieux. Cette belle joie de Moïse ne peut qu’être nôtre aujourd’hui, car son souhait, traduit en prophétie par Joël – je répandrai mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront (Jl 3, 1) – a trouvé sa réalisation à la Pentecôte et nous formons désormais un peuple de prophètes, non moins que de prêtres et de rois. Et partout où souffle cet Esprit Saint, c’est-à-dire où il veut, comme il veut, en qui il veut, la Parole de Vie est exhalée et le salut diffusé. Il ne nous appartient ni d’en fixer ni même d’en connaître les limites. C’est pourquoi qui n’est pas contre nous est pour nous. Mais cet Esprit est l’Esprit du Christ et sans Lui nul ne peut seulement dire que Jésus est Seigneur. Il nous conduit et nous configure au Christ, l’unique médiateur, celui dont le Nom est au-dessus de tout Nom, le seul par lequel nous puissions être sauvés. C’est pourquoi l’Évangile recueille de ses lèvres ces paroles abruptes: Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi dissipe (Lc 11, 23; Mt 12, 30).

    Il y a l’un et il y a l’autre: qui n’est pas contre nous est pour nous, d’une part, et qui n’est pas avec moi est contre moi, d’autre part. La tension, le paradoxe, la contradiction ne sont qu’apparents car si ceux qui sont conduits par l’Esprit, ceux-là sont fils de Dieu et donc dans le Christ, en revanche qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. N’est-il pas sous la mouvance de l’Esprit celui qui donne un verre d’eau au frère de Jésus? Aussi ne restera-t-il pas sans récompense. N’a-t-il pas congédié l’Esprit celui qui scandalise le petit qui croit au Christ, ce plus petit auquel Jésus aime à s’identifier en sorte que c’est Lui, Jésus, qui est en fait atteint: ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait? Aussi le scandale ne restera-t-il pas sans châtiment. L’Évangile se fait ici d’une sévérité extrême: mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une des meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. S’il en est ainsi, tout ce qui de notre vie terrestre entrave notre entrée dans la vie éternelle, doit être retranché. Même si les images de mutilation corporelle employées ici demandent à être interprétées selon la culture, la langue et le temps de l’Évangéliste et ne pas être appliquées littéralement comme le fit un célèbre Père de l’Église, gardons-nous pour autant de diluer ou d’affadir l’avertissement de Jésus: notre regard sur Dieu est-il assez confiant, assez lucide pour le reconnaître en celui qui prophétise quoique sans mission, en celui qui expulse un démon quoique sans mandat, en celui qui offre les gestes de l’hospitalité à l’étranger ou l’inconnu, en celui dont l’innocence est flétrie par de sordides égoïsmes? Dieu est là, mille fois là mais nos yeux sont-ils ceux de veilleurs, de guetteurs, de prophètes? Que la Bienheureuse Vierge Marie nous aide à acquiescer comme elle aux surprenantes visites de notre Dieu. Que le Ressuscité, ici même, à la fraction du pain, ouvre nos yeux, et que nos cœurs brûlants reçoivent de son Esprit l’intelligence des Écritures.

  • Affaire McCarrick : tensions entre les dirigeants de l’USCCB et le Saint-Siège

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    Lu  sur le site web « Riposte catholique »

    daniel-dinardo.jpg« La commission administrative de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), la plus haute instance dirigeante de la Conférence épiscopale, a pris la décision de proposer au vote lors de la prochaine assemblée plénière d’automne des évêques qui se tiendra du 12 au 15 novembre à Baltimore (Maryland), qu’une enquête complète soit menée par une commission de laïcs qualifiés sur les agissements de Théodore McCarrick dans ses fonctions épiscopales. Il s’agirait donc de passer en revue les archives du diocèse de New York (New York) où l’ancien cardinal fut évêque auxiliaire de 1977 à 1981, du diocèse de Metuchen (New Jersey) où il fut évêque de 1981 à 1986, de l’archidiocèse de Newark (New Jersey) dont il fut archevêque de 1986 à 2000, puis enfin de l’archidiocèse de Washington D.C. dont il fut l’ordinaire de 2000 à 2006. Outre le fait qu’il faudra obtenir un consensus à Baltimore, l’autre problème, qui n’est pas mince, c’est que l’USCCB n’a aucune autorité canonique sur les évêques des diocèses précités, et, pour qu’un tel projet voie le jour, il faudra obtenir l’accord et la pleine coopération des ordinaires de ces diocèses… En outre, il ne semble pas du tout envisageable que cette commission, si l’assemblée en accepte la constitution, aie accès aux archives du Saint-Siège où le dossier sur McCarrick est volumineux selon l’archevêque Viganò…

    La commission administrative a imaginé ce pis aller, puisque la visite apostolique de tous les diocèses des États-Unis demandée au Saint-Siège par le cardinal DiNardo, président de l’USCCB, officiellement les 16 et 27 août et vraisemblablement réitérée lors de l’audience avec le pape François, le 13 septembre dernier, n’aura pas été acceptée. Le pape n’y est pas présentement disposé et a même suggéré à la délégation épiscopale que conduisait le cardinal DiNardo, de repousser la tenue de l’assemblée plénière d’automne et de la remplacer par une retraite spirituelle des évêques : ce que la direction de l’USCCB n’a pas accepté, estimant que le scandale des abus sexuel devait être traité de toute urgence.

    On sait désormais que la Secrétairerie d’État prépare un rapport sur le scandale McCarrick : l’annonce en a été faite le 10 septembre. Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, lui aurait déjà transmis tous les éléments d’archives en sa possession. La perspective que ce rapport soit rédigé par la Secrétairerie d’État, n’enchante pas unanimement aux États-Unis et ailleurs, évêques ou non. Certains craignent que la rédaction de ce rapport prenne du temps, qu’il soit abondamment censuré et qu’il ne réussisse pas à satisfaire l’exigence de l’opinion d’obtenir une explication honnête… Les évêques des États-Unis arriveront peut-être à en savoir plus sur les trente ans d’épiscopat de McCarrick et sur ceux qui l’ont couvert aux États-Unis, mais l’essentiel de ce qu’il faudrait savoir, et pas que sur McCarrick, est de l’autre côté de l’Atlantique. Et cela est une toute autre histoire… »

    Ref. Tensions entre les dirigeants de l’USCCB et le Saint-Siège

    JPSC