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Liturgie romaine : Mgr Roche confirme son intention d'imposer la messe de 1969

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Lu sur le site web de Famille chrétienne et relaté par Denis SUREAU sur Forum Catholique :  

Mgr Roche « C’est le « Monsieur liturgie » du Vatican. En tant que préfet du dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2021, Mgr Arthur Roche est le premier à suivre de près le dossier épineux du Motu proprio Traditionis Custodes et de sa mise en application. Dans un entretien accordé à Vatican News le 16 juin, il est revenu sur le sujet à l’occasion de sa création imminente comme cardinal par le pape François, qui aura lieu le 27 août 2022.

Une « tragédie »

Le futur cardinal a d’abord déclaré : « C'est une tragédie qu'il y ait aujourd'hui ces soi-disant "batailles" sur la liturgie, car l’eucharistie est, par nature, le sacrement qui unit toute l'Église. » Il a souligné qu’il n’y avait « jamais eu de controverse sur la liturgie comme celle que nous vivons aujourd'hui, en partie parce qu'il n'y a jamais eu auparavant deux versions du Missel romain. Le Missel romain de 1962, et ensuite le Missel romain de 1970, qui a été produit avec toute la force du Concile Vatican II derrière lui et promulgué par saint Paul VI. »

Revenant sur l’intention du pape François, il a réaffirmé que « [le pape] n'est pas contre la messe en latin. Et en fait, la messe en latin existe aussi bien dans la forme moderne, pour ainsi dire, du Concile, que dans le Missel de 1962. »

Cependant, le cardinal assume que l’objectif du texte est bien d’organiser l’arrêt progressif du rite préconciliaire, comme le laissait sous-entendre le motu proprio. « Tout ce qui se passe, c'est la réglementation de l'ancienne liturgie du Missel de 1962 en arrêtant la promotion de celle-ci, parce qu'il était clair que le Concile, les évêques du Concile, sous l'inspiration du Saint-Esprit, mettaient en avant une nouvelle liturgie pour la vitalité de la vie de l'Église », déclare Mgr Arthur Roche. « Et cela est vraiment très important. Et résister à cela, c'est quelque chose qui est vraiment très grave. »

Pourquoi défend-il avec autant d’insistance la primauté de la liturgie Paul VI sur celle antérieure au concile Vatican II ? Car « comme le Saint-Père l'a souligné dans Traditionis custodes, il existe une loi liturgique qui nous aide dans notre croyance à transmettre la doctrine de l'Église. Ainsi, la réforme de la liturgie est vraiment une chose très importante aujourd'hui et elle ne doit pas être considérée comme une option », explique le préfet du dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements – qui était une congrégation jusqu’à la réforme de la Curie entérinée par le pape le 19 mars 2022-. Mgr Arthur Roche invoque les travaux du père jésuite autrichien Josef Andreas, mort en 1975, qui « dans ses études, a montré comment au fil des siècles, la messe a été modifiée de cette manière afin de s'adapter aux besoins du jour. Et la résistance à cela est une question assez sérieuse, que le Pape a soulignée dans son document ».

Ces déclarations ne sont pas de nature à surprendre. Elles sont dans la continuité de la ligne défendue par Mgr Arthur Roche depuis la promulgation du Motu proprio. En décembre dernier, il avait opté pour une interprétation stricte du texte dans la réponse formulée aux « dubia » (questions) des évêques qui voulaient savoir comment appliquer le texte. Il tranchait notamment en faveur de l’interdiction des confirmations et des ordinations dans le rite tridentin, et l’impossibilité de dispenses pour ceux qui refusaient de concélébrer »

Ref. Liturgie romaine : Mgr Roche confirme son intention d'imposer la messe de 1969

Le refus rigide de la coexistence de plusieurs formes du rite romain n’empêche cependant pas l’existence du rite zaïrois qui est explicitement reconnu comme une variante du rite romain: les Tradis  seraient-ils moins respectables que les Congolais ?

Commentaires

  • En fin de compte (et n'en déplaise aux fidèles attachés à un rite qu'ils qualifient de "traditionnel" sans qu'ils sachent dire quand, à leurs yeux, ils font commencer et finir la tradition liturgique avec ses infinies variétés), Mgr Roche se situe dans la ligne du cardinal Ratzinger dont il faut relire la lettre qu'il adressait au professeur Lothar Barth ainsi que "La célébration de la foi" (éd. Téqui, Paris, 1985). Le vrai problème qui pourrit la vie liturgique depuis Vatican II n'est pas la réforme voulue par le concile mais la permanence - avec la bénédiction des évêques ou leur silence, ce qui revient au même - de liturgies qui, partout, s'éloignent plus ou moins du missel dit "de Paul VI" et qui, messe après messe, sont défigurées par les décisions de célébrants ou d'équipes liturgiques qui font passer leurs lubies bien avant les décisions de l'Eglise en matière de culte divin. Le vrai problème n'est pas liturgique ; il est épiscopal.

  • A quoi bon s'énerver.
    Les églises du rite ancient sont bien remplies.
    Les églises du rite nouveau sont vides. Dimanche dernier, pour une paroisse de 7.500 habitants, nous étions 6 à la messe, curé compris. La rigolade en somme.

  • Erreur ! Sont vides les églises qui célèbrent des messes qu'ils font passer pour conformes à la liturgie restaurée à la suite de Vatican II. Mais là où des prêtres courageux appliquent Vatican II sans la moindre déformation, c'est-à-dire en privilégiant le latin, le grégorien et la célébration "versus orientem", les églises sont pleines. Il est vrai que ces prêtres-là sont rarissimes dans le paysage paroissial actuel et doivent avoir le courage de surmonter les oppositions tant des vieux soixante-huitards que celles des évêques. Il faut une fois pour toutes préciser de quoi on parle quand on parle de la "liturgie conciliaire" : si c'est la liturgie qui se fait depuis des années dans les paroisses, alors ayons le courage de dire haut et fort qu'elle est une contrefaçon de ce qu'a voulu Vatican II. La seule "liturgie conciliaire" est celle dont le déroulement est fixé par le Missel romain dit "de Paul VI". Tout le reste n'est qu'un leurre qui, c'est vrai, pousse les fidèles hors des églises. Voilà cinquante ans que ça dure et les évêques ne semblent toujours pas vouloir admettre la stérilité de leurs messes.

  • Je suis allé à la batte à Liège ce dimanche, je suis passé par curiosité dans l'église du St Sacrement à Liège, vers 11h00, fin de la messe, l'église était pleine de fidèles

  • C'était une messe ancien rite ?

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