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  • « Quelque chose d’extraordinaire s’est produit » : Plus d’un million d’enfants ont prié le chapelet

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    « Quelque chose d’extraordinaire s’est produit » : Plus d’un million d’enfants ont prié le chapelet

    09/10/2026

    Plus d’un million d’enfants et de jeunes du monde entier ont prié le chapelet pour la paix et l’unité durant la semaine du 1er au 7 octobre 2026, dans le cadre de la campagne « Un million d’enfants prient le chapelet », promue par l’a fondation pontificale l’Aide à l’Église en Détresse.

    De l’Inde aux centres de détention pour mineurs d’Ukraine, du Brésil au Nigéria, de la Pologne aux Philippines, durant toute cette semaine, plus d’un million d’enfants du monde entier ont prié le chapelet ensemble et ont montré que la paix commence par de petits gestes simple, comme l’union dans la prière.

    Plus d’un million d’enfants et de jeunes du monde entier ont prié le Rosaire pour la paix et l’unité durant la semaine du 1er au 7 octobre 2026, dans le cadre de la campagne « Un million d’enfants prient le chapelet », promue par la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED).

    À la grotte de Lourdes, dans les jardins du Vatican, 1 300 personnes, dont 700 enfants, étaient auprès du pape Léon pour prier le chapelet en cinq langues, offrant cette prière mariale pour la fin de la violence dans le monde. ©AED

    Cette année, l’initiative « Un million d’enfants prient le Rosaire », portée depuis plus de vingt ans par l’AED, s’est déroulée sur une semaine, du 1er au 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire. La campagne a débuté de façon exceptionnelle avec la présence du pape Léon XIV aux côté de centaines d’enfants dans les Jardins du Vatican pour commencer à prier le chapelet en union de prière avec des enfants du monde entier.

    « L’édition de cette année d’“Un million d’enfants prient le chapelet” m’a profondément touchée. Une fois encore, nous avons été témoins de quelque chose à la fois simple et extraordinaire : des enfants du monde entier qui confient leur cœur, leurs familles et les besoins de notre monde entre les mains de Dieu à travers le Rosaire », s’est émue Nathalie D’Aqui, coordinatrice de la campagne depuis le siège de l’AED à Königstein im Taunus, en Allemagne.

    « Il est inspirant de voir comment l’AED unit des enfants et des communautés du monde entier dans une même prière pour la paix et l’unité »

    Père Alfred Kizito Ayella, Ouganda.
    Croatie.
    La Ceiba, Honduras.
    Haïti.
    Malawi.

    Tout au long de la campagne, l’AED a reçu de nombreux témoignages des communautés participantes. En Pologne, des enfants se sont rassemblés au palais présidentiel et ont été guidés dans la prière par l’aumônier du président, tandis que des enfants du mouvement scout au Liban ont enregistré des vidéos invitant les jeunes d’autres pays à prier ensemble pour la paix.

    L’AED a également reçu des photographies de prières communautaires venant du Soudan du Sud, du Salvador, du Zimbabwe, de la Pologne et de nombreux autres pays, ainsi que des veillées de nuit organisées au Kerala, en Inde. « Nous croyons profondément à la puissance de la prière des enfants. À travers le Rosaire, nous voulons leur apprendre qu’eux aussi peuvent devenir des artisans de paix et apporter l’espérance autour d’eux », a écrit le père Gefthey Jean, de la paroisse Notre-Dame de la Nativité, dans le diocèse d’Anse-à-Veau et Miragoâne, en Haïti.

    « Merci de partager cette merveilleuse initiative. Il est inspirant de voir comment l’Aide à l’Église en Détresse unit des enfants et des communautés du monde entier dans une même prière pour la paix et l’unité », a déclaré le père Alfred Kizito Ayella, du diocèse de Gulu, en Ouganda.

    Pour certaines paroisses, la possibilité de prier publiquement dans les rues a été perçue comme un souffle d’espérance au milieu de réalités particulièrement difficiles. « Ce fut une expérience de foi, de prière et un témoignage public de communion dans notre ville, en contraste saisissant avec son histoire marquée par le trafic de drogue et les activités de guérilla », a confié un prêtre du Pérou.

    Des villes marquées par la violence au Pérou jusqu’à un centre de détention pour mineurs en Ukraine, le Rosaire est devenu un signe d’espérance là où la paix semble parfois très lointaine. L’AED a notamment reçu des témoignages émouvants de jeunes détenus d’un centre de rééducation de Lviv, qui ont participé à la campagne avec l’aumônerie des prisons pour jeunes de l’Église gréco-catholique ukrainienne.

    « Dans un monde qui peut si facilement se diviser, les enfants nous montrent qu’il est possible de nous rassembler pour quelque chose de plus grand que nous-mêmes »

    Nathalie D’Aqui, coordinatrice de la campagne

    « Dans un monde qui peut si facilement se diviser, les enfants nous montrent qu’il est possible de nous rassembler pour quelque chose de plus grand que nous-mêmes », a écrit Nathalie D’Aqui, citant l’exemple de l’Ukraine, où « le Rosaire est devenu un havre de paix au milieu du chaos qui entoure les enfants ». Ceux-ci ont été encouragés à « prier ensemble chaque jour en famille, car la paix doit d’abord être construite dans nos propres foyers ».

    Nairobi, Kenya.

    Selon la carte interactive disponible sur le site internet de l’AED, où chacun pouvait enregistrer sa participation, plus d’un million d’enfants ont pris part à l’initiative. Il convient toutefois de noter que de nombreux participants ne s’inscrivent pas officiellement ; le nombre indiqué sur la carte doit donc être considéré comme inférieur à la réalité. De plus, des témoignages et des données de participation continuent d’arriver depuis des régions plus isolées, de sorte que le nombre total de participants est encore en augmentation.

    Plus de 55 000 enfants ont prié aux États-Unis et 111 073 au Brésil. Le Nigeria a été le pays africain comptant le plus grand nombre de participants enregistrés, avec 151 600 enfants, tandis que les Philippines arrivaient en tête en Asie avec plus de 220 000 participants. Plus de 6 000 enfants ont également participé en Australie. Comme toujours, la Pologne a montré une forte mobilisation avec au moins 76 000 participants inscrits.

    « L’image d’un enfant tenant un chapelet peut sembler modeste. Mais lorsque des millions d’enfants le font ensemble, quelque chose d’extraordinaire se produit. »

    Nathalie D’Aqui

    « L’image d’un enfant tenant un chapelet peut sembler modeste. Mais lorsque des millions d’enfants le font ensemble, quelque chose d’extraordinaire se produit : ils deviennent une chaîne mondiale de prière ; ils deviennent une école de la foi ; ils deviennent un signe d’unité ; et ils deviennent de petits instruments de paix », a conclu Nathalie D’Aqui. « Nous, les adultes, nous demandons souvent ce que nous pouvons faire pour changer le monde. Peut-être que les enfants nous rappellent une chose très simple : nous pouvons commencer par prier. »

     

  • Jésus ou Pinocchio pour fêter Noël dans les églises de Tournai ? L’évêché a tranché.

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    D'Eglise Info sur Facebook :

    14 octobre 2026
     
    ⭐️⭐️ Jésus ou Pinocchio pour fêter Noël dans les églises de Tournai ? L’évêché a tranché.

    Pas de Pinocchio sous les voûtes tournaisiennes cette année. D'abord, la subvention de la ville a été réduite de 60 %. Ensuite, en refusant d'accueillir le spectacle commercial de Luc Petit dans les églises Saint-Jacques et Saint-Quentin, la cathédrale étant en travaux, Mgr Frédéric Rossignol et son conseil ont fait un choix cohérent.

    Le metteur en scène tournaisien réfute que ses spectacles soient du « pur divertissement » : pour lui, Pinocchio s'inscrit parfaitement dans le récit du Christ.

    L'Évêché ne juge pas la qualité artistique : acrobates et décors féeriques ont leur charme. La question est ailleurs : quelle est la vocation d'une église ? Elle reste avant tout un lieu où l'on vit une expérience du sacré. Concerts, conférences ou spectacles y ont leur place s'ils servent cette dimension. Devenue lieu de pur divertissement, l'église perd sa fonction.

    À Noël, les fidèles fréquentent le plus les églises. Or un spectacle d'une telle ampleur transforme l'édifice et rend la prière et le culte difficiles, voire impossibles. Fermer un lieu de culte aux croyants à Noël pour un spectacle payant, c'est inverser les priorités.

    Mgr Rossignol met en garde contre le syncrétisme, cette confusion entre l'Évangile et des messages positifs venus d'ailleurs. Lire la Nativité à travers le pantin de Collodi relève de l'interprétation de l'auteur, pas du récit chrétien.

    L'Évêché n'a fermé aucune porte. Il a proposé l'église Saint-Nicolas, désacralisée et dédiée aux manifestations culturelles, dont la fabrique n'a, selon lui, pas encore été contactée. Tournai Expo ou une autre salle restaient aussi possibles. Le public de Luc Petit, fidèle, suivra son spectacle ailleurs.

    Ce débat clarifie la vocation des lieux de culte, de plus en plus sollicités pour des manifestations commerciales.

    Peut être une image de texte

     
  • « Le monde n'a pas d'avenir sans familles fortes » (Léon XIV)

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    MESSE SAINTE À LA CONCLUSION DE LA RENCONTRE MARQUANT LE 10E ANNIVERSAIRE DE LA PUBLICATION
    DE L'EXHORTATION APOSTOLIQUE AMORIS LAETITIA

    HOMÉLIE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    (lue par le cardinal Luis Antonio Tagle, doyen du Collège des cardinaux)

    Place Saint-Pierre, mercredi 14 octobre 2026

     ____________________________________

     Je vais maintenant lire l'homélie préparée par Sa Sainteté le pape Léon XIV.

    « La joie de l’amour vécue par les familles est aussi la joie de l’Église » (Pape François, Exhortation apostolique Amoris Laetitia , 19 mars 2016, p. 1). C’est par ces mots qu’il y a dix ans, le pape François commençait son Exhortation apostolique Amoris Laetitia .

    Aujourd'hui, alors que nous célébrons l'Eucharistie, nous offrons au Seigneur les fruits du travail que nous avons accompli sur ce document, et nous cherchons à en accueillir les richesses et à mettre en pratique ses conseils pastoraux.

    À cet égard, la liturgie d’aujourd’hui nous offre plusieurs pistes de réflexion. Dans la première lecture, nous avons entendu l’« hymne à l’amour » de saint Paul (cf. 1 Co 12, 31-13, 13). Au chapitre 4 de l’Exhortation apostolique, ce même texte sert de base à une riche méditation sur les vertus du mariage chrétien, union « affective, spirituelle et sacrificielle » (n° 120), et icône de l’amour de Dieu (cf. n° 121). En vivant ces valeurs, et avec le secours de la grâce, les époux grandissent ensemble jour après jour à l’image de la Trinité. Chacun mûrit à sa manière, et en même temps, ils se ressemblent de plus en plus par « l’engagement stable de partager et de construire ensemble toute leur vie » (n° 123). Ainsi, la véritable joie de l’amour réside dans un approfondissement progressif de l’union, où l’unicité de chacun s’épanouit par le don de soi et la présence de l’autre.

    De plus, l’Apôtre s’adressait à une communauté riche en dons et charismes (cf. 1 Co 12, 4-11), mais qui avait besoin de mûrir dans l’amour. Il rappelait aux Corinthiens que ceux qui sont dépourvus d’amour, malgré tous les talents qu’ils ont pu recevoir, sont comme « un gong bruyant ou une cymbale qui résonne » (13, 1), comme une voix sans amour, incapable de toucher le cœur, coupée des autres, distante, froide et impénétrable.

    Nous n’avons pas été créés pour vivre ainsi. Le psaume responsorial nous le rappelle en nous appelant le « peuple » et le « troupeau » d’un Dieu dont « la bonté demeure à jamais » et dont la fidélité s’étend « de génération en génération » ( Ps 100, 5). Il est un Seigneur qui aime sans réserve, qui ne cesse de nous chercher, de nous faire confiance et de renouveler son amitié.

    C’est cet amour qu’Amoris Laetitia nous invite à fonder nos familles. C’est ce véritable amour que nous sommes particulièrement appelés à enseigner aux jeunes gens qui se préparent au mariage, en les instruisant sur « l’importance des vertus », parmi lesquelles la chasteté occupe une place de choix, « inestimable pour la croissance authentique de l’amour entre les personnes » (n° 206). Les programmes de préparation au mariage, élaborés avec soin à cette fin dans les paroisses et les zones pastorales, sont louables. Toutefois, ces cours ne suffisent pas à eux seuls ; ils doivent être précédés et soutenus par une éducation à l’amour qui accompagne la croissance de la personne dès l’enfance. À ce propos, le pape François a observé qu’« apprendre à aimer quelqu’un ne se fait pas automatiquement, et cela ne peut s’enseigner dans un atelier juste avant la célébration du mariage » (n° 208). Il a expliqué : « Pour chaque couple, la préparation au mariage commence dès la naissance » ( ibid . ) et tout ce qu’un jeune vit au sein de sa famille devrait contribuer à le rendre capable d’un « engagement total et définitif » ( i bid . ).

    Ainsi, l’amour vécu au sein de la famille – avec ses moments de lutte, ses erreurs et ses échecs, mais aussi avec l’émerveillement de son quotidien imprévisible – devient la première école de l’affection humaine, le premier apprentissage précieux et irremplaçable de la joie d’aimer. C’est pourquoi nous devons reconnaître et soutenir les efforts de tant de familles qui vivent leur vocation et leur mission au quotidien, sans ostentation, mais parfois avec une fidélité héroïque. Elles offrent un témoignage généreux et convaincant des paroles de Jésus entendues dans l’Évangile : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis. Je vous ai établis pour que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » ​​( Jn 15, 16). Par le témoignage des parents, des enfants, des grands-parents, des jeunes et des personnes âgées, le message de vérité et de plénitude de vie de l’Évangile rayonne dans le monde.

    L’évangéliste Jean nous a transmis l’enseignement simple et clair que Jésus a prononcé à la fin de sa vie terrestre : « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » ( Jn 15, 12). Mettons-le en pratique afin de grandir en tant qu’Église, « famille de familles » ( Amoris Laetitia , n° 87), dans un climat de solidarité et d’entraide qui profitera à tous. Ainsi, les jeunes couples trouveront du réconfort au début de leur vie conjugale ; les parents seront soutenus face aux défis que représentent l’éducation des enfants et la gestion de la vie familiale ; et les personnes âgées seront reconnues et valorisées pour leur rôle de témoins de sagesse et de vertu, même lorsque leurs forces physiques déclinent. Les plus vulnérables, ceux qui traversent des épreuves et des crises, trouveront eux aussi soutien et encouragement, entourés d’affection et protégés des jugements et des préjugés. Rappelons-nous que « aussi blessée que puisse être la famille, elle peut toujours grandir en commençant par l’amour » ( XIVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, Relatio Finalis , 10 ).

    Les valeurs d’ouverture à la vie et de respect de la vie, de la conception à la mort naturelle, s’enracinent également dans cette charité, fondamentale à notre existence et à notre vie commune en tant qu’êtres humains. La famille est la première gardienne de ces valeurs, un phare pour le bien de l’humanité. À cet égard, le pape François a souligné qu’« aucune union temporaire ou fermée à la transmission de la vie ne peut assurer l’avenir de la société » ( Amoris Laetitia , 52). Le monde n’a pas d’avenir sans familles fortes, ouvertes au don des enfants et attentives à leur éducation et à leur épanouissement.

    Je voudrais rappeler une autre invitation importante de Jésus, dans les lectures que nous avons entendues : prier le Père « en mon nom » ( Jn 15, 16). Ces paroles nous rappellent que la famille est un lieu privilégié de prière. Malheureusement, dans de nombreuses régions du monde aujourd’hui, la pratique de la prière en famille – avant les repas, au début et à la fin de la journée, ou lors d’occasions spéciales – s’est perdue.  Amoris Laetitia nous rappelle qu’« il faut aussi souligner l’importance de la spiritualité familiale, de la prière et de la participation à l’Eucharistie dominicale » (n° 223). Elle recommande également aux familles de se réunir « régulièrement pour favoriser leur croissance spirituelle et leur solidarité face aux exigences concrètes de la vie » ( ibid .) . La prière commune et les sacrements jouent un rôle essentiel dans la vie familiale car ils ouvrent les cœurs à l’action de Dieu, permettant aux familles d’atteindre ensemble des dimensions qu’elles ne pourraient jamais atteindre seules. Ils sont en effet une nourriture solide et un remède salutaire. J’exhorte donc vivement chacun à redécouvrir et à encourager ces pratiques.

    Chers frères et sœurs, j'ai moi-même l'honneur de présider cette célébration par mandat spécial de Sa Sainteté le pape Léon XIV , afin de manifester publiquement la communion ecclésiastique qu'il a accordée à Sa Béatitude Paul III Nona, patriarche de Bagdad des Chaldéens, qui participe à cette Eucharistie.

    La communion d'un patriarche avec le successeur de Pierre rappelle une pratique ancienne qui affirmait l'unité de foi et de charité entre une Église patriarcale et le Siège de Rome – et, à cette époque, entre les Églises elles-mêmes. Il ne s'agit donc pas d'une simple formalité, mais d'une réalité vivante qui tire sa raison d'être de la communion eucharistique, source et sommet de l'unité de l'Église dans le Christ.

    Votre Béatitude, votre présence nous aide à mieux comprendre notre identité d’Église, qui est communion dans le Christ Seigneur des Églises de rites et de traditions divers, dans une unité qui s’exprime concrètement avec le Successeur de Pierre. Nous vous assurons de l’affection et des prières de toute l’Église catholique pour les fidèles confiés à votre charge pastorale, qui ont longtemps été mis à l’épreuve mais qui demeurent fermes et souvent héroïques dans leur témoignage de foi en Jésus au milieu de nombreuses adversités.

    Chers frères et sœurs, confions toutes les familles et toute l’Église à la Sainte Famille de Nazareth, reprenant la prière par laquelle le pape François a conclu Amoris Laetitia (n° 325) :

    Sainte Famille de Nazareth,

    accordons à nos familles aussi

    peuvent être des lieux de communion et de prière,

    écoles authentiques de l'Évangile

    et les petites églises domestiques…

    Puisse les familles ne plus jamais vivre une telle situation.

    violence, rejet et division ;

    que tous ceux qui ont été blessés ou scandalisés

    trouver réconfort et guérison…

    nous rendre à nouveau conscients

    du caractère sacré et inviolable de la famille,

    et sa beauté dans le plan de Dieu.

    Jésus, Marie et Joseph,

    Veuillez exaucer notre prière. Amen.

  • Liège (Cornillon), 31 octobre : 18ème édition de HolyWins, fête familiale autour de tous les saints

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    HolyWins 2026, en avant les enfants, fêtons tous les saints !

    18ème édition de HolyWins, fête familiale autour de tous les saints

    Enfants, parents et grands-parents se préparent à fêter la 18è édition d’HolyWins. Ce joyeux évènement a été initié en 2008 en Belgique afin de redonner tout son sens à la lumineuse fête de la Toussaint. Les dernières éditions ont regroupé environ 180 enfants et adultes.

    L’édition 2026 aura lieu le samedi 31 octobre, veille de la Toussaint dès 11h30 au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon à Liège. Des initiatives similaires se multiplient un peu partout. Les enfants sont invités, s’ils le souhaitent, à venir déguisés en saints ou saintes, voire en anges avec leurs grandes ailes blanches.

    Infos et inscriptions sur ce lien :  https://forms.gle/AEktd7y5Nrg2EA6k9

    Une journée pour redécouvrir la sainteté

    Les ados qui organisent la journée se réunissent dès 9h00 tandis que la fête commencera à 11h30 par une joyeuse célébration de la Toussaint. Les participants apportent leur contribution pour le Holy Buffet, repas de midi en mode auberge espagnole.

    A 14h débute le grand jeu à la découverte de belles figures de saintes et de saints. Lors de chaque étape, un mime, un maquillage, une scènette ou un jeu fait découvrir un visage de sainteté aux participants. Le tout mène au saint du jour, à deviner. « Ce sont des ados qui animent les stands pour les enfants durant le grand jeu, c’est très chouette », raconte Camille.

    Après un petit temps de louange et d’adoration adapté aux enfants, l’après-midi se termine par le Holy goûter avec gaufres, crêpes et chocolat chaud !

    Reportage vidéo sur la dernière édition de Holywins :
    Sur Facebook : https://fb.watch/n_ESfjpm8W/
    Sur YouTube : https://youtu.be/gtfdVteIKDs 

    Holywins est une initiative de membres et d’amis de la Communauté de l’Emmanuel.

    A bientôt,

    Pour l’équipe Holywins 2026,
    Contact: Laurence 0496 41 42 19

    Compte Instagram: Holywins_belgium

  • Thérèse d’Avila, blessée au cœur par l'ardeur de l'amour de Dieu

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    De Patrick Sbalchiero sur 1000 raisons de croire :

    Thérèse d’Avila, piquée par le feu d’amour de Dieu (+1582)

    Religieuse carmélite, Thérèse d’Avila (Thérèse de Jésus en religion) est la figure spirituelle espagnole la plus célèbre du XVIe siècle. Favorisée de dons mystiques extrêmement diversifiés, elle mène une vie chrétienne en tous points exemplaire. Elle entreprend, avec une réussite époustouflante et inexplicable sur le plan humain, à la fois la réforme de son ordre à l’échelle de l’Espagne entière et une œuvre intellectuelle de tout premier plan, dans laquelle elle analyse avec une précision psychologique encore jamais atteinte ses propres expériences mystiques. C’est en grande partie grâce à elle que la spiritualité moderne a pu éclore. La papauté l’a élevée pour cela au rang de docteur de l’Église.


    Les raisons d'y croire

    • Thérèse ne fait jamais mention de ses états mystiques, hormis à ses confesseurs et à sa mère supérieure. Pourtant, sa vie mystique est d’une densité extraordinaire (extases, ravissements, visions…). En particulier, Jésus la visite et lui parle.
    • On ne peut soutenir rationnellement que Thérèse était une déséquilibrée. Toute sa vie démontre le contraire : fondation d’une vingtaine de couvents, relations épistolaires avec l’élite politique, sociale et culturelle de son époque, gestion humaine et économique exceptionnelle de ses communautés, écriture d’une œuvre de psychologie religieuse remarquablement intelligente, etc.
    • Ses visions ne pouvaient être non plus des symptômes hallucinatoires ou des indices neurologiques de l’épilepsie. D’une part, l’état d’une victime d’épilepsie est incompatible avec le rythme de travail, très soutenu et permanent, pendant des décennies, que s’impose Thérèse. D’autre part, Thérèse conserve jusqu’à son dernier souffle ses facultés cognitives sans, bien sûr, recevoir le moindre secours des médecins, qui n’auraient de toute manière pas eu les moyens de guérir des lésions ou des tumeurs cérébrales.
    • L’Inquisition de son temps la surveille, non pour des erreurs doctrinales dans ses écrits, mais à cause de la réalité des phénomènes surnaturels qui emplissent sa vie et au sujet desquels le clergé de l’époque est très méfiant.
    • Loin d’être crédule au merveilleux, Thérèse analyse avec détachement ce qui lui arrive. Elle affirme la vérité de ces phénomènes, mais les considère avec justesse comme marginaux dans le cadre de la vie mystique. Thérèse prouve ainsi qu’elle n’est pas avide de sensationnel, mais qu’elle recherche la véritable union à Dieu. Les écrits de Thérèse d’Avila synthétisent et illustrent avec brio la théologie catholique en matière de discernement spirituel.
    • Sa puissance de discernement éclaire aussi le domaine des rapports de l’homme avec le démon. Victime d’attaques dont on ne trouve pas d’origine naturelle, Thérèse réécrit, sans l’avoir étudiée factuellement, toute l’histoire des pièges tendus par le diable à l’encontre des moines et des moniales depuis saint Antoine d’Égypte (milieu du IVe siècle).
    • Au printemps 1560, elle vit la transverbération : son cœur est touché par une « pointe de feu » tenue par un « ange ». Loin d’être une hallucination, cette réalité a pu être attestée. Après sa mort, une autopsie succincte a permis la découverte d’une blessure des tissus du cœur qui est ainsi décrite : « Les lèvres de la plaie sont dures et poêlées, tout comme c’est le cas lorsque le cautère est utilisé. » Une telle lésion ne saurait avoir une cause naturelle.
    • Thérèse, encore jeune carmélite, tombe gravement malade un 15 août, jour de la fête de l’Assomption. C’est seulement quatre jours plus tard qu’elle sort de sa léthargie inexplicable, sauvée par saint Joseph, dont elle répand le culte depuis cette date.
    • Plusieurs témoins fiables ont bel et bien témoigné, et sans hésitation, avoir vu le corps de la sainte suspendu au-dessus du sol, sans aucun appui ni aide matérielle. Au sujet de ces lévitations, Thérèse témoigne : « Je ne sentais plus pour ainsi dire mes pieds toucher le sol » (Vie écrite par elle-même, chapitre 20).
    • Les réformes du Carmel espagnol par Thérèse s’échelonnent de 1562 à 1582. Dans ce laps de temps, la Madre parcourt l’Espagne, non avec des moyens dignes de ce nom, mais dans une carriole, bravant de nombreux dangers (brigandage, éboulements, accidents météorologiques, etc.), surmontant on ne sait comment une santé instable et continuant à accompagner l’ensemble de ses communautés en parallèle.
    • Neuf mois après sa mort, le 4 octobre 1582, une première exhumation a lieu : les vêtements de la sainte sont dégradés mais le corps est découvert incorrompu. Sans explication, le processus naturel de dégradation des tissus n’a pas fait son œuvre.

    En savoir plus

    Tout est extraordinaire et très souvent inexplicable, chez sainte Thérèse d’Avila : une santé fragile dès l’adolescence qui, pourtant, ne l’empêcha pas de réaliser une œuvre matérielle et spirituelle de très grande envergure, des états mystiques et un don d’opérer des miracles qu’elle restitue et explicite avec un sens psychologique exceptionnel et dans un langage parfaitement clair, un discernement spirituel sans faille, des qualités humaines indéniables, qui accroissent d’ailleurs sa renommée parmi ses contemporains... Tout cela fait d’elle, aux côtés de son ami saint Jean de la Croix, un modèle incontournable sur lequel s’appuie l’Église depuis près de quatre siècles et demi en ce qui concerne les étapes de la vie mystique.

    Teresa de Cepeda y Ahumada est née à Avila (Espagne, Castille) le 28 mars 1515, dans une famille pieuse de douze enfants. Son père, Alonso de Cepeda, est d’une « piété austère » (Bernard Sesé), mais il s’opposera au projet de sa fille de prendre l’habit religieux (1535). Beatriz de Ahumada, sa mère, meurt prématurément, occasionnant une tristesse profonde chez la jeune Thérèse. Le grand-père paternel de Thérèse, un marchand de Tolède, était un juif converti à la foi chrétienne (converso).

    La future sainte est élevée dans la foi catholique. Son éducation, parmi les siens et chez les religieuses augustines de Santa Maria de Gracia, est d’un bon niveau. Parvenue à l’adolescence, Thérèse est instruite, vive d’esprit et curieuse de beaucoup de choses. Elle lit des romans de chevalerie et projette, avec son frère Rodrigo, son aîné de quatre ans, d’aller libérer les chrétiens prisonniers des Maures.

    Le 2 novembre 1535, malgré l’absence de soutien paternel, elle entre au couvent des carmélites d’Avila. Elle y fait profession deux ans plus tard, presque jour pour jour. Mais l’exemplarité de sa vie spirituelle va subir un rude choc. En 1538, une maladie la contraint à quitter le monastère. On a beaucoup discuté au sujet de cette pathologie. Quoi qu’il en soit, elle opère une coupure dans l’existence de la jeune femme, qui consacre ses longues heures de repos à la lecture d’ouvrages religieux, comme le troisième Abécédaire de François de Osuna, et d’autres titres remarquables qui vont l’orienter au fil du temps vers une vie intérieure d’une intensité spirituelle incroyable.

    En attendant, elle souffre et ses forces déclinent à vue d’œil. Personne ne sait comment la guérir ou lui apporter un mieux. Dépressive, elle reste de longs moments inactive et comme absente. Un 15 août, on la croit morte : son corps est immobile, ses réactions inexistantes. Comme la coutume le veut, on lui recouvre les yeux avec de la cire. Elle reste quatre jours dans cet état. Puis elle s’éveille brusquement. Ses funérailles étaient prêtes.

    Au carmel d’Avila, la jeune Thérèse est une religieuse humble et obéissante. Elle ne fait jamais état de ses états mystiques, hormis à ses confesseurs et à la mère supérieure. Ses expériences extraordinaires ne perturbent nullement la vie communautaire. Elle est une sœur parmi d’autres sœurs, mais Jésus la visite et lui parle.

    En 1555, une vision du Christ souffrant entraîne chez elle une prise de conscience du relâchement du genre de vie des carmélites. C’est une conversion authentique car, à partir de ce moment, la sainte va travailler jusqu’à sa mort pour réformer son ordre, alors que rien ne laissait prévoir une telle entreprise avant 1555. Le 24 août 1562, le carmel de San José est le premier à revenir à l’observance de la règle primitive. Plus de seize autres suivront jusqu’à sa disparition.

    Devenue proche de saint Jean de la Croix , à qui elle donnera l’impulsion nécessaire pour se lancer à son tour dans la réforme de la branche masculine du Carmel, Thérèse consacre une bonne part de ses journées et de ses nuits à écrire une œuvre magistrale, dont quelques titres sont aujourd’hui encore considérés comme des chefs-d’œuvre : Le Livre des fondations, Le Chemin de perfection, Le Château intérieur, sans oublier une correspondance volumineuse… Thérèse théorise magnifiquement les visions mystiques, dont la répartition tripartite qu’elle retient remonte à saint Augustin  : visions corporelles, imaginatives et intellectuelles.

    Le 25 janvier 1560, elle a pour la première fois une vision du Christ ressuscité. En avril suivant, c’est la transverbération : un ange touche son cœur avec une pointe de feu, occasionnant une intense douleur physique épouvantable, mais aussi l’évidence et la force de l’amour de Dieu.

    Le diable ne l’oublie pas. Elle subit à certains moments des attaques psychologiques, affectives mais aussi corporelles des anges déchus. Elle est régulièrement tourmentée de visions terrifiantes. Mais sa foi, dilatée par la prière, ne faiblit jamais.

    Dieu la rappelle à lui en 1582. Le pape Paul V la béatifie en 1614. Elle est inscrite au catalogue des saints le 12 mars 1622 par Grégoire XV. Saint Paul VI la proclame docteur de l’Église en 1970.

    Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques.


    Au delà

    • Depuis 1627, sainte Thérèse d’Avila est co-patronne de l’Espagne aux côtés de l’ apôtre saint Jacques . Tous les papes, depuis Grégoire XV, qui a canonisé Thérèse, ont voué une admiration sans bornes à la sainte d’Avila. C’est particulièrement le cas depuis le pontificat de saint Pie X (1903-1914), jusqu’au pape François, sans exception. « Véritable maîtresse de vie chrétienne pour les fidèles de chaque temps » pour Benoît XVI (2011), sa réputation n’a cessé de s’étendre et dépasse aujourd’hui les cadres confessionnels.

    Aller plus loin

    Bernard Sesé, « Thérèse d’Avila (sainte), 1515 – 1582 », dans Patrick Sbalchiero (dir.), Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens, Paris, Fayard, 2002, p. 804-806.


    En complément

    • Sainte Thérèse d’Avila, Œuvres complètes, édition établie, révisée et annotée par les carmélites de Clamart et Bernard Sesé, Le Cerf, 1995, 2 volumes.
    • Stéphane-Marie Morgain, Le Chemin de perfection de Thérèse de Jésus, collection « Classiques du Christianisme », Le Cerf, 1997.
    • Thérèse d’Avila, Le Livre des miséricordes. Livre de la vie, présentation, introduction et notes par Stéphane-Marie Morgain, collection « Sources du Carmel », Éditions du Carmel, 2023.
    • Emmanuel Renault, Sainte Thérèse d’Avila et l’expérience mystique, collection « Points-Sagesse », Paris, Le Seuil, 2007.
    • Joseph Pérez, Thérèse d’Avila, Paris, Fayard, 2007.
    • Vita Sackville-West, The Eagle and the Dove : St. Teresa of Avila and St. Therese of Lisieux, Quartet Books, 1973 (et réédition chez Macmillian Bello en 2012).
    • Sainte Thérèse d'Avila : un livre d'Arnaud Dumouch
  • Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe... (Thérèse d'Avila)

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    De sainte Thérèse d'Avila :

    Nada te turbe, nada te espante;
    Quien a Dios tiene, nada le falta.
    Nada te turbe, nada te espante:
    Sólo Dios basta

    Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe,

    Dieu ne change pas, la patience obtient tout.

    Celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit.

    Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble.

    Suis Jésus Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante.

    Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas.

    Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme : celui qui croit et espère obtient tout.

    Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien.

    Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit.

  • Sainte Thérèse d'Avila (15 octobre)

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    Saint Teresa Of Avila Her Life And Legacy | Madrid Experience

    Lors de l'audience générale du mercredi 2 février 2011, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à la grande mystique d'Avila :

    Chers frères et sœurs,

    Au cours des catéchèses que j’ai voulu consacrer aux Pères de l’Eglise et aux grandes figures de théologiens et de femmes du Moyen-âge, j’ai eu l’occasion de m’arrêter également sur certains saints et saintes qui ont été proclamés docteurs de l’Eglise en raison de leur éminente doctrine. Aujourd’hui, je voudrais commencer une brève série de rencontres pour compléter la présentation des docteurs de l’Eglise. Et je commence par une sainte qui représente l’un des sommets de la spiritualité chrétienne de tous les temps: sainte Thérèse d’Avila (de Jésus).

    Elle naît à Avila, en Espagne, en 1515, sous le nom de Teresa de Ahumada. Dans son autobiographie, elle mentionne elle-même certains détails de son enfance: la naissance de «parents vertueux et craignant Dieu», au sein d’une famille nombreuse, avec neuf frères et trois sœurs. Encore enfant, alors qu’elle n’avait pas encore 9 ans, elle a l’occasion de lire les vies de certains martyrs, qui lui inspirent le désir du martyre, si bien qu’elle improvise une brève fugue de chez elle pour mourir martyre et monter au Ciel (cf.Vie, 1, 4): «Je veux voir Dieu» déclare la petite fille à ses parents. Quelques années plus tard, Thérèse parlera de ses lectures d’enfance, et affirmera y avoir découvert la vérité, qu’elle résume dans deux principes fondamentaux: d’un côté, «le fait que tout ce qui appartient au monde ici bas passe» et de l’autre, que seul Dieu est «pour toujours, toujours, toujours», un thème qui revient dans la très célèbre poésie «Que rien ne te trouble,/ que rien ne t’effraie;/ tout passe. Dieu ne change pas:/ la patience obtient tout;/ celui qui possède Dieu/ ne manque de rien/ Dieu seul suffit!». Orpheline de mère à l’âge de 12 ans, elle demande à la Très Sainte Vierge de lui servir de mère (cf. Vie, 1, 7).

    Si, au cours de son adolescence, la lecture de livres profanes l’avait conduite aux distractions d’une vie dans le monde, l’expérience comme élève des moniales augustiniennes de Sainte-Marie-des-Grâces d’Avila, ainsi que la lecture de livres spirituels, en particulier des classiques de la spiritualité franciscaine, lui enseignent le recueillement et la prière. A l’âge de 20 ans, elle entre au monastère carmélite de l’Incarnation, toujours à Avila; dans sa vie religieuse, elle prend le nom de Thérèse de Jésus. Trois ans plus tard, elle tombe gravement malade, au point de rester quatre jours dans le coma, apparemment morte (cf. Vie, 5, 9). Même dans la lutte contre ses maladies, la sainte voit le combat contre les faiblesses et les résistances à l’appel de Dieu: «Je désirais vivre — écrit-elle — car je le sentais, ce n'était pas vivre que de me débattre ainsi contre une espèce de mort; mais nul n'était là pour me donner la vie, et il n'était pas en mon pouvoir de la prendre. Celui qui pouvait seul me la donner avait raison de ne pas me secourir; il m'avait tant de fois ramenée à lui, et je l'avais toujours abandonné» (Vie, 8, 2) En 1543, sa famille s’éloigne: son père meurt et tous ses frères émigrent l’un après l’autre en Amérique. Au cours du carême 1554, à l’âge de 39 ans, Thérèse atteint le sommet de sa lutte contre ses faiblesses. La découverte fortuite de la statue d’«un Christ couvert de plaies» marque profondément sa vie (cf. Vie, 9). La sainte, qui à cette époque trouvait un profond écho dans les Confessions de saint Augustin, décrit ainsi le jour décisif de son expérience mystique: «Le sentiment de la présence de Dieu me saisissait alors tout à coup. Il m'était absolument impossible de douter qu'il ne fût au dedans de moi, ou que je ne fusse toute abîmée en lui» (Vie, 10, 1).

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  • Je suis vôtre

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    Prière d'offrande de sainte Thérèse d'Avila (fêtée ce jour)

    Souveraine Majesté, Éternelle Sagesse,
    Bonté douce à mon âme,
    Dieu, mon Seigneur,
    Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi ?
    Je suis vôtre puisque vous m'avez créée,
    Vôtre, puisque vous m'avez rachetée,
    Vôtre, puisque vous m'avez supportée,
    Vôtre, puisque vous m'avez appelée,
    Vôtre, puisque vous m'avez attendue,
    Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue..
    Voici mon cœur, Je le remets entre vos mains

    Voici mon corps, ma vie, mon âme,
    Ma tendresse et mon amour…
    Si vous me voulez dans la joie,
    Par amour pour vous je veux me réjouir
    Si vous me commandez des travaux,
    Je veux mourir à l'ouvrage.
    Dites-moi seulement où, comment et quand.
    Parlez, ô doux Amour, parlez.
    Je suis vôtre, pour vous je suis née,
    Que voulez-vous faire de moi ?

    Source : http://missel.free.fr/Sanctoral/10/15.php