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Eglise - Page 1769

  • Une nomination surprenante à un poste important

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    braz.jpgLe 4 janvier 2011, l’archevêque de Brasilia, Joao Braz de Aviz a succédé au Slovène Franc Rodé à la tête de la Congrégation des Religieux. L’élu annonçait alors pouvoir prendre ses nouvelles fonctions à la mi-février. Mais qui est-il ? De plus près: L'écho-blog de la vie consacrée en Français l’a interviewé ici : ENTRETIEN AVEC MGR BRAZ DE AVIZ 

    Nous apprenons dans cette interview que le nouveau préfet n’est pas issu d’une congrégation religieuse. Prêtre séculier, il est proche du mouvement des « Focolari » et la communauté Sant’Egidio, qui ne sont pas des instituts de vie consacrée.

    Les Brésiliens disent qu’il ne vient pas au Vatican avec un agenda dense mais avec la volonté d’apprendre, ce qu’il confirme : j’ai été élu en partie parce que le Saint Père veut avoir un Brésilien. Voit-il une crise dans la vie religieuse depuis Vatican II ? Prudent : La question que Vatican II voulait poser aux ordres religieux reste toujours valable car nous vivons dans un monde très différent de celui où nous avons grandi et nous devons aussi reconnaître que les grands changements de notre temps affectent la vie religieuse. Mais ne pense-t-il pas que, depuis Vatican II, de nombreux ordres religieux sont devenus trop « progressistes » ? Beaucoup ont essayé de chercher une nouvelle lumière, une façon nouvelle de répondre aux circonstances changeantes, et cela est bon. Parfois, c’est mon impression,  on ne prête  pas beaucoup d’attention aux orientations du Saint Père : nous devons les regarder non comme une imposition de l’autorité mais comme une certaine lumière qui nous aide à percevoir ce que Dieu est en train de nous demander.

    L’entretien porte ensuite sur la dérive préoccupante des ordres religieux féminins aux Etats-Unis. Pour mémoire, la Leadership Conference of Women Religious (LCWR), principale organisation représentative des religieuses apostoliques américaines  (les contemplatives ont été à l’écart du maelström) s’est engagée depuis des décennies dans des évolutions qui inquiètent Rome. Dès 2001, le cardinal Ratzinger avait rappelé ces eligieuses à l’ordre et, devenu pape, il a lancé en 2008 une visite générale de leurs communautés tandis qu’en 2009 la congrégation pour la doctrine de la foi a engagé une évaluation doctrinale des positions de la LWCR.

    Mgr Braz de Aviz connaît-il les Etats-Unis ? Non. Je comprends très peu l’anglais et ne suis jamais allé au États-Unis. Est-il au courant de la visite apostolique aux religieuses américaines ? J’ai parlé récemment avec Mère Clare Millea, la Sœur américaine qui est en charge de cette visite. Elle va venir me voir. Mais, à par cela, je n’y connais pas grande chose. Va-t-il parler avec les Sœurs américaines sur la question, pour en faire une expérience constructive ? Nous devons engager le dialogue avec le monde et avec tout ce que les religieuses s’efforcent de mener à bien

    Et pour conclure : comment décrirait-il sa vision de la vie religieuse ? Chaque congrégation, chaque ordre est dans l’Église comme une belle fleur. Ensemble elles forment un jardin et nous devons avoir le souci non seulement de chaque fleur mais aussi du jardin dans son ensemble.

    Avec une fleur bleue au milieu ?

  • La sécularisation : une menace pour la vie religieuse dans l'Eglise

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    religieuses---copie-1.jpgZENIT.org (17/2) rapporte ce point de vue du Cardinal Rodé, ancien Préfet de la Congrégation des instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique (autrefois dénommée, plus brièvement, Congrégation des Religieux) :

    « La vie religieuse est en difficulté. Elle est menacée par la sécularisation particulièrement présente dans le monde occidental, a affirmé sur Radio Vatican le cardinal Franc Rodé. L'archevêque est revenu sur ses 7 années à la tête de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

    Dans cette interview, le prélat a toutefois évoqué « les nouvelles communautés religieuses » qui « se sont levées contre l'esprit de sécularisme » et qui « constituent une force de renouvellement dont l'Eglise a grand besoin ». Aujourd'hui, a affirmé le cardinal Rodé, « les religieux représentent plus ou moins 1,1 million d'hommes et de femmes et sont une présence jeune et dynamique en Amérique Latine, en Afrique, en Asie ».

    Malgré tout, « la vie religieuse est aujourd'hui en difficulté, il faut le reconnaître. La sécularisation a pénétré beaucoup de communautés et de consciences. Elle s'exprime par une prière sans recueillement et souvent formelle et cause du tort au concept d'obéissance en introduisant une certaine mentalité ‘démocratique', qui exclut le rôle de l'autorité légitime », a-t-il affirmé. « Avec la sécularisation, on court le risque de transformer des œuvres de charité en services sociaux, et cela aux dépens de l'annonce de l'Evangile : on préfère une société de bien-être plutôt qu'un signe eschatologique », a regretté l'ancien préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée.

    Le cardinal a estimé que ces signes de sécularisation étaient présents un peu partout, mais surtout dans le monde occidental. En traçant un bilan de son travail à la tête du dicastère, il a estimé qu'il avait cherché « à dépasser cette mentalité de sécularisation » et à « réaffirmer les valeurs fondamentales de la vie consacrée : en faisant des religieux et religieuses ce qu'ils devraient être, c'est-à-dire une force de renouvellement de l'Eglise ». « Dans mes efforts, je me suis appuyé sur les forces saines des congrégations traditionnelles - parce que ces forces existent - comme sur les nouveaux courants spirituels qui se manifestent dans l'Eglise », a-t-il ajouté.

    Il a évoqué les « nouvelles communautés religieuses », « nées en France, en Espagne, en Italie, au Brésil, au Pérou, aux Etats-Unis », qui « donnent une grande importance à la prière et à la vie fraternelle vécue en communauté » qui « insistent sur la pauvreté et l'obéissance » et portent « l'habit religieux, signe visible de leur consécration ». « Ces nouvelles communautés rappellent l'homme à son destin transcendant et constituent une force de renouvellement dont l'Eglise a grand besoin », a-t-il conclu ».

    Le Cardinal Franc Rodé (slovène) est sorti de charge le 4 janvier dernier. C’est l’archevêque de Brasilia, Mgr Joao Braz de Aviz qui lui a succédé. Cette nomination a surpris car il n’appartient pas à une congrégation religieuse (son prédécesseur était lazariste) et il n’a occupé, jusqu’ici, aucune fonction à la Curie. Le nouveau Préfet devrait s’impliquer dans des dossiers difficiles comme la réforme de l’Institut des Légionnaires du Christ (avec le cardinal Velasio de Paolis) ou la crise moderniste aigüe qui frappe  les congrégations de religieuses aux Etats-Unis.

  • Sacra Musica : un site à découvrir

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    L’excellent site web de l’association « Sacra Musica », animée par l’abbé Bernard Lorber, communique : « à nouveau temps liturgique, nouvelles partitions, nouvelles répétitions. Nous convions les acteurs de la musique liturgique à se plonger dans le répertoire grégorien, qui pour la préparation au Carême - appelée Septuagésime - présente une de ses plus belles parties.

    A vous de vous y plonger ! »

     Le répertoire grégorien du temps de la Septuagésime, comme celui du Carême, est en effet l’un des plus beaux (et des plus difficiles) de l’année grégorienne : à découvrir ou à réviser d’urgence par les chorales animant des messes classiques ou traditionnelles. Ajoutons que le site propose aussi, entre autres, des partitions de motets polyphoniques anciens intéressantes (et  directement imprimables) pour chaque temps liturgique.

    Tous les détails sur www.musique-liturgique.com et l’adresse postale : Association Sacra Musica, 50, rue de la gare - 59170 Croix – France (Association à but non lucratif).

  • Vatican : Signification politique de la visite de Medvedev

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    "Benoit-et-moi" nous livre un intéressant point de vue de Robert Moynihan, directeur de la revue Inside the Vatican (18/2/2011) : 

    Une nouvelle ère des relations entre la Russie et l'Eglise catholique,

    "La visite de jeudi du président russe Dmitri Medvedev à Benoît XVI représente un nouvel élément de la confirmation de la nouvelle ère de collaboration qui s'est ouverte entre la Russie et l'Eglise catholique, affirme Robert Moynihan, fondateur et éditeur du mensuel "Inside the Vatican": selon lui, cette nouvelle relation intéresse autant les représentants politiques, que, surtout, l'Eglise orthodoxe russe, et doit permettre une collaboration sur les questions culturelles et sociales, telles que le soutien au mariage et à la famille..." la suite à découvrir ICI

  • Les évêques de Belgique demandent à l’UE de condamner la persécution des chrétiens

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    Dans un communiqué de presse la Conférence épiscopale de Belgique demande à l’UE de condamner la persécution des chrétiens dans le monde.

    Le 31 janvier dernier, les Ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus à un accord commun sur les persécutions contre les chrétiens au Moyen-Orient et dans le monde, bien que le Parlement européen et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe aient demandé quelques jours plus tôt à l’UE de prendre clairement position en ce sens. Le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’UE doit se réunir le 21 février prochain.

    « En vue de cette réunion les évêques de Belgique demandent que l’Union européenne condamne de façon claire et sans équivoque les persécutions contre les chrétiens dans le monde et que l’UE détermine par la même occasion une politique étrangère commune concrète en faveur des chrétiens persécutés. » (Catho.be)

  • La difficile entente entre la Chine et le Vatican

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    POUR APPROFONDIR - La difficile entente entre la Chine et le Vatican

    16/02/2011 - par le P. Jean Charbonnier, MEP [ Bulletin EDA n° 545 ] 

    L’année 2010 a été une année particulièrement riche pour l’Eglise de Chine. Après une longue série d’ordinations épiscopales menées tant avec l’accord du pape qu’avec celui du gouvernement chinois, l’ordination illicite – car menée sans l’accord de Rome – d’un évêque à Chengde puis la tenue à Pékin de la Huitième Assemblée nationale des représentants catholiques ont constitué comme une rupture dans un processus de rapprochement progressif entre la Chine populaire et le Saint-Siège. Dans une conférence donnée le 12 février à l’Espace MEP, au siège de la Société des Missions Etrangères de Paris, le P. Jean Charbonnier, MEP, est revenu sur cette actualité pour l’expliciter, notamment en s’appuyant sur une lettre adressée le 15 décembre 2010 aux autorités civiles chinoises par les membres du clergé du diocèse de Xianxian. Eglises d’Asie publie le texte complet de la conférence du P. Charbonnier, éminent sinologue de la Société des Missions Etrangères.

    à  découvrir ICI

    Légende photo : Le 5 février 2011, en la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape Benoît XVI a ordonné évêque le P. Savio Hon Tai-fai, salésien de Hongkong. Crédit : Ucanews

  • Les 30 ans de FIDESCO

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    A l’heure où Fidesco fête ses 30 ans, Benoît XVI encourage l’engagement de Fidesco auprès des pays les plus démunis.

    Le Jeudi 3 février 2011 à Rome, Benoît XVI a reçu en audience privée des responsables de la Communauté de l'Emmanuel. Le Pape a évoqué dans son discours « les 30 ans du service de Fidesco auprès des pays plus défavorisés ».

    Le Saint Père a alors rendu grâce pour l’œuvre qui a été menée par les volontaires pendant les trois dernières décennies et a exhorté Fidesco à poursuivre sa mission : « Le travail réalisé en particulier par Fidesco témoigne aussi de votre engagement auprès des populations des pays plus démunis. Que partout votre charité rayonne de l'amour du Christ et devienne ainsi une force pour la construction d'un monde plus juste et plus fraternel ! ».

    Ces quelques mots de reconnaissance du Saint Père sont un véritable encouragement pour Fidesco. Cet anniversaire est aussi l'occasion pour l'association de réaffirmer sa volonté de servir les plus pauvres dans les pays du Sud.

    Créé en 1981 par la Communauté de l’Emmanuel, Fidesco envoie ses premiers volontaires en 1982. 30 ans après, plus de 1 100 volontaires sont partis en mission. Fidesco s'adresse à tous ceux qui, animés par leur Foi, souhaitent effectuer un volontariat de solidarité au service de projets de développement initiés par l’Eglise catholique.

    Accéder à Fidesco Belgique : http://www.fidesco-international.org/be/

  • Grande-Bretagne : L’Eglise plus forte après la visite du pape

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    images.jpgL'impact de la visite de Benoît XVI n'a été qu'un début, qui montre que les catholiques britanniques ont à nouveau confiance en leur mission d'évangélisation, lançant des programmes de divulgation pour célébrer cet héritage.

    Mgr Kieran Conry, évêque d'Arundel et Brighton, responsable du département pour l'évangélisation et la catéchèse de la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles, rapporte à ZENIT que, presque six mois après la visite du pape, « les paroissiens continuent à parler de lui ». « Nous avons été renouvelés dans notre joie et confiance de catholiques », dit-il. « Regardant au-delà des limites de nos paroisses, nous avons la preuve de nouvelles conversions avec les divers groupes et les agences qui travaillent au service des pauvres dans nos communautés locales ». L'évêque rapporte que, récemment, « des centaines de personnes se sont rencontrées à l'université Hope de Liverpool pour réfléchir à « l'importance de la doctrine sociale de l'Église » et trouver de « nouvelles manières » d'approfondir leur engagement social auprès des plus nécessiteux. La visite du pape, a-t-il ajouté, « nous a fourni une occasion sans précédent pour présenter aux autres le visage du catholicisme contemporain en Angleterre et au Pays de Galles, et a reçu de la plupart des personnes un accueil très positif ». « Elle a eu pour effet de réveiller la spiritualité dans la vie de nombreuses personnes, indépendamment de leur foi ou de leur mode de penser », a-t-il poursuivi.

    A titre d'exemple, Mgr Conry a rapporté que lors des entretiens réalisés après la visite, près de 60% des personnes ont dit croire qu'il y avait « un espace pour Dieu, la religion et la vertu dans la vie publique ». Il note l'augmentation de « 50% en plus des personnes interrogées qui se disent en faveur du pape » et que « plus d'un tiers de ces mêmes personnes estiment que la visite du pape a été positive pour la Grande-Bretagne ». « En ce sens, la visite pontificale a ouvert de nouvelles perspectives en termes d'échange et de dialogue », a-t-il relevé. « Nous avons vu une renaissance de la confiance chez d'autres Églises chrétiennes et l'apparition d'un nouveau dialogue entre celles-ci ». « La visite du Saint-Père était la première visite d'État d'un pape au Royaume-Uni, si bien qu'une place privilégiée lui a été donnée pour parler à tous les membres de notre société comme messager de l'Évangile de Jésus Christ ».

    La création d'un Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation souligne toute l'importance « de la communication avec les cultures représentées au Royaume-Uni », a poursuivi Mgr Conry qui y voit un grand défi, le plus grand, pour le ministère de l'évangélisation en Angleterre et au Pays de Galles. Le défi « de nous engager de nouveau avec un pays où la culture chrétienne est ancienne », a précisé l'évêque, mais où celle-ci, depuis quelques années, connaît un fléchissement significatif, le cardinal Godfried Daneels allant jusqu'à parler « d'une déforestation de la mémoire chrétienne » dans toute l'Europe.  « Il est en notre devoir de semer à nouveau dans cette terre fertile » a conclu Mgr Conry.

    Projets

    Pour promouvoir des résultats concrets à long terme dans l'Église et la société, suite à cette visite du pape au Royaume-Uni, la «  Home Mission Desk » qui dépend du département pour l'évangélisation de la Conférence épiscopale, a lancé un programme qui propose une série d'évènements et de projets dont le but est de redonner confiance, informer sur les intentions et propositions de l'Église, témoigner sa foi, servir les autres, chercher des voies de dialogue et s'acheminer vers le transcendant.

    Une initiative est prévue le 26 mars qui consistera en une journée de rapprochement avec les catholiques qui ne vont plus à la messe. Mais il y aura aussi des processions à l'occasion de la fête Dieu en juin et des pèlerinages aux sanctuaires mariaux en juillet et en août.

    En octobre, les fidèles sont invités à participer à la «  la Little Way Week », sept jours de service sur les traces de sainte Thérèse de Lisieux. Pour cela, les ressources paroissiales ont été développées, et pendant toute l'année seront offertes des publications visant à soutenir l'initiative.

    « Il est très important que nous réfléchissions sur les manières de poursuivre ce voyage du cœur qui parle au cœur, en témoignant de la joie de notre foi tous les jours de notre vie », a commenté Mgr Conry qui invite tous les fidèles à «  participer » et à « y consacrer leur temps et leurs talents »

    Geneviève Pollock sur Zénit

    Lien permanent Catégories : Eglise, Foi
  • Les procureurs généraux ont-ils voulu ressusciter le privilège du for ecclésiastique pour les prêtres pédophiles ?

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    karinelalieux.jpgLa Libre Belgique pose aujourd’hui la question :

    « La justice a-t-elle laissé à la Commission ecclésiale «  Adriaenssens » le soin de décider seule si les faits qui lui avaient été dénoncés par des victimes d’abus sexuels par des prêtres étaient prescrits ? A-t-elle effectué de la "sous-traitance judiciaire", pour reprendre les termes employés mercredi par le député Christian Brotcorne (CDH) devant la Commission spéciale relative au traitement d’abus sexuels et de faits de pédophilie dans une relation d’autorité ? » (Commission Lalieux)

    « De nombreux députés de la Commission en semblent convaincus. Ils ont adressé un feu nourri de questions sur le sujet au ministre de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V), entendu après deux de ses prédécesseurs, Laurette Onkelinx (PS) et Marc Verwilghen (Open VLD). Tout tourne autour du protocole rédigé par le collège des procureurs généraux début juin 2010. Il réglait les rapports entre la justice et la Commission Adriaenssens qui, dans la foulée des aveux de l’évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, était noyée de plaintes. Le compteur s’arrêtera à 475 lorsque le juge De Troy y perquisitionnera le 24 juin dernier »Lire la suite ici : Lalibre.be - Un protocole qui ne convainc pas

    Le point de vue des députés Brotcorne (CDH) et Cie ne tient pas :

    1.Quoiqu’une enquête judiciaire publique et celle d’une commission ecclésiale puissent porter sur les mêmes faits, elles n’ont pas le même objet :

    La justice séculière  a pour finalité de défendre la société civile contre les comportements qu’elle juge anti-sociaux aux termes de la loi et sanctionne à ce titre. Mais ces faits concernent aussi l’Église, dans l’ordre spirituel qui est le sien : celui de la pénitence (sacramentelle et disciplinaire), de la guérison morale, de la compassion et de la charité. Si une commission ecclésiale s’inscrit dans cette perspective, son objet ne peut être confondu avec celui de la justice séculière.

    2. Les statuts de la commission manifestaient clairement le souci de ne pas interférer avec la justice séculière : dès le début de la cause, la possibilité de s’adresser à celle-ci est signalée au plaignant comme à la personne accusée (art. 17). La commission, précisent-ils en outre (art. 16), tient compte dans tout ce qu’elle fait de la mise en œuvre éventuelle d’une procédure judiciaire publique.

    Pour prévenir les confusions, le préambule des statuts ajoute (ce qui peut paraître illogique) que "si la personne en quête d’assistance s’adresse à la justice [séculière], l’enquête ecclésiastique interne ne sera pas entreprise. Et si elle l’était déjà, elle sera suspendue jusqu’à la fin de ladite procédure judiciaire". 

    S’agissant des informations susceptibles d’être transmises à la justice séculière, la commission pouvait proposer, à tout moment de la procédure, une mesure à prendre en ce sens par l’évêque ou le supérieur majeur de la personne accusée (art. 16 al. 2 des statuts) et, dans des circonstances exceptionnelles, informer elle-même cette justice (art. 16 al. 3 des statuts).

    Ces dispositions permettaient manifestement de tenir compte les lois séculières d’ordre public et en particulier des prescriptions de la loi pénale belge s’appliquant aux détenteurs de secrets professionnels.

    3.Que la commission « Adriaenssens » saisie d’une plainte entreprenne une enquête relevant de l’ordre interne à l’Église n’empêchait en aucun cas le pouvoir judiciaire d’enquêter sur la nature délictueuse éventuelle des mêmes faits, dans l’ordre et aux fins propres de la société civile. La commission était même tenue d’y coopérer dans la mesure exposée ci-dessus, conformément à la loi et à ses propres statuts.

    4. Suite à l’appel lancé par le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles, après la révélation des abus sur mineur dont l’évêque de Bruges s’était rendu coupable, les plaintes ont brusquement afflué au guichet de la commission ecclésiale Adriaenssens. Celle-ci avait parfaitement le droit de les traiter du point de vue de la discipline de l’Église, tout en veillant à respecter les obligations que lui crée la loi étatique, comme à tout détenteur de secret professionnel.

    5. C’est à cette fin précisément que des dispositions  furent prises le 10 juin 2010 avec le ministre de la Justice et le collège des procureurs généraux pour faciliter le traitement, par le parquet, des informations que la commission déciderait de lui transmettre, au vu de ses obligations légales ou de l’éclairer sur la portée de celles-ci. Mais, ainsi que l’a justement déclaré le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, il n’était pas question de créer un filtre ou des enquêtes ecclésiales préjudicielles : « si la commission décide de ne pas transmettre certains dossiers à la justice, c’est sa responsabilité mais elle s’expose alors à ce qu’un juge d’instruction en ordonne la saisie » (Het Nieuwsblad, 27 juin 2010).

    6. C’est ce qui est arrivé : nonobstant les dispositions arrêtées le 10 juin 2010, une saisie spectaculaire de l’ensemble des dossiers a eu lieu le 24 du même mois, au cours d’une perquisition « tous azimuts » ordonnée par le magistrat instructeur Wim De Troy, paralysant du même coup les activités de la commission. Cette perquisition n’est pas la conséquence d’un refus opposé au pouvoir judiciaire par la commission. Celle-ci avait, motu proprio, communiqué à la justice 14 dossiers (sur 475 affaires, la plupart prescrites aux yeux du droit pénal belge). Mais le magistrat a pris l’initiative d’investiguer plus outre ; ce qui est son droit, sous réserve de respecter les procédures requises. Ce qui ne fut pas le cas, puisque ses actes ont été annulés par la justice étatique elle-même.

  • Visite du Président russe au Vatican

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    La Salle-de-Presse du Saint-Siège a confirmé que, ce matin, Benoît XVI a reçu M.Dimitri Medvedev, Président de la Fédération de Russie, qui, accompagné par son Ministre des affaires étrangères M.Sergiei Lavrov, s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les deux parties "se sont félicitées de leurs excellents rapports et ont convenu de les renforcer. En vertu du récent établissement de leurs pleins rapports diplomatiques, la Russie et le Saint-Siège collaborent à la promotion des valeurs sociales et chrétiennes, notamment en matière culturelle et sociale. On a également souligné le rôle positif que le dialogue inter-religieux peut jouer en faveur de la société russe, et évoqué enfin la situation internationale, celle du Moyen Orient en particulier". (VIS 20110217)

  • Le mariage chrétien à l’épreuve du divorce

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    Dimanche dernier, le 13 février 2011, le Père Bandelier s'exprimait, sur "la Première", dans le cadre de l'émission "Il était une foi…" sur le thème :  "Le mariage chrétien à l’épreuve du divorce".

    Cet entretien est en lien avec le livre qu'il a publié sur ce thème.

     

    Voir également : http://www.editions-emmanuel.com/images/30/revue_233.pdf

    Et le livre présenté sur Famille Chrétienne : à lire ICI

  • Irlande : L’Eglise catholique serait au bord du gouffre

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    dermot-ahern-irlande-eglise-pedophilie_pics_390.jpgLe cardinal Sean Patrick O’Malley, envoyé spécial du pape en Irlande suite aux scandales des abus sexuels, tire un premier bilan catastrophique, d’après la presse locale irlandaise.

    Selon le quotidien « Irish Independant » du 14 février 2011, l’archevêque de Boston affirmerait – dans une lettre adressée à Benoît XVI qui devrait être transmise à Rome dans les prochains mois – que l’Eglise catholique irlandaise se trouve au bord du gouffre et n’a plus que cinq à dix ans pour prendre des mesures radicales.

    Le quotidien tire ses informations de Tony Flannery, membre de l’Association of Catholic Priests (Association des prêtres catholiques), qui s’est exprimé devant l’assemblée annuelle de l’organisation de laïcs « The People of God » (Le peuple de Dieu). Il affirme que le cardinal O’Malley donne au maximum dix ans à l’Eglise pour éviter une situation « similaire à de nombreux pays d’Europe », où la religion ne joue plus qu’un rôle marginal.

    Tony Flannery relate que l’archevêque de Boston a conseillé à l’Eglise, lors d’une rencontre privée avec l’association de prêtres, de donner plus d’influence dans le processus de décision aux laïcs et aux femmes.

    En plusieurs vagues, le scandale des abus sexuels a durement touché l’Eglise irlandaise, que ce soit moralement ou financièrement. Les demandes de dédommagement ont poussés plusieurs ordres et diocèses à la limite de la solvabilité.

    Information Cathobel