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Patrimoine religieux - Page 204

  • BXL : Sainte-Catherine est rouverte !

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    Lu sur désacralisations-stop :

    Ce dimanche avait lieu une première messe dans l’église Sainte-Catherine rafraîchie et illuminée par les rayons de soleil. Une première en attendant l’ouverture officielle du samedi 20 septembre 2014 à 18 h, Messe présidée par Monseigneur André Joseph Leonard à laquelle nous sommes tous invités. Entretemps les travaux de nettoyage et d’aménagement se poursuivent. Contact : Véronique au 0478.31.33.45 ou email : eglisesaintecatherinebruxelles@gmail.com Ci-dessous un article publié ce lundi 01/09/2014 dans le journal LA CAPITALE :

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  • Le catéchisme « Les Trois Blancheurs » fait peau neuve et reçoit l’imprimatur… de Mgr Aillet

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    nouveau-visuel-les-trois-blancheurs-2_article_large (1).jpgLu dans l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » :

    Le 29 juin dernier, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron a accordé son imprimatur aux deux premiers cycles du parcours catéchétique « Les Trois Blancheurs », une collection co-dirigée par deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre. Elle sort en librairie le 25 août prochain dans une version entièrement modernisée.

    C’est un précieux label. À l’occasion de sa refonte, le parcours catéchétique « Les Trois Blancheurs » (1) a reçu par décret, le 29 juin dernier, l’imprimatur de l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet.

    Délivré par l’évêque, l’imprimatur est un certificat attestant la conformité d’une publication à l’enseignement de l’Église catholique. Elle est obligatoire pour l’édition de tout catéchisme ou tout écrit touchant à l’enseignement catéchétique (can. 827 du Code de droit canonique). En l’absence de ce label, les ouvrages catéchétiques publiés ne peuvent avoir recours à l’appellation officielle de « catéchisme », ce qui peut dissuader les parents ou les catéchistes d’y avoir recours.

    Une collection réputée pour sa solidité

    De pédagogie classique, chaque leçon comporte des questions à mémoriser par cœur. Réputée pour la solidité de son contenu, la collection « Les Trois Blancheurs » est codirigée par deux prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, les abbés Jacques Olivier et Alexis Garnier. Conçue à l’origine, en 1997, comme un « complément à la formation catéchétique » par correspondance, elle a très rapidement séduit de nombreuses familles.

    Désormais déclinée en albums richement illustrés et colorés (2), assortis de cahiers d’exercices attrayants, elle s’adresse aux enfants du CP à la Terminale et se divise en 4 cycles. À ce jour, seuls les deux premiers cycles (du CP à la 6e) ont été réactualisés et, à cette occasion, labélisés par l’imprimatur de Mgr Aillet. Ses auteurs travaillent désormais à la refonte des deux derniers cycles à destination des collégiens et lycéens.

    Mgr Marc Aillet : « La transmission de la foi est la vocation première de toute catéchèse »

    -Pour quelles raisons avez-vous donné votre imprimatur à ces six volumes des « Trois blancheurs » ?

    Dans mon diocèse, de nombreuses familles utilisent « Les Trois blancheurs » pour transmettre la foi à leurs enfants. J’ai jugé nécessaire qu’elles aient la certitude que ces documents étaient conformes à la foi et à la morale catholiques, ce qu’atteste l’imprimatur. À la demande de l’un de ses auteurs, qui exerce son ministère de prêtre dans mon diocèse, j’ai pris connaissance du contenu de ce parcours catéchétique avant de le transmettre pour avis à la Commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat (CECC). J’ai ensuite transmis aux auteurs de cette collection le rapport d'expertise remis à la CECC par le Service national catéchèse et catéchuménat pour correction. Après avoir vérifié que les modifications demandées avaient bien été prises en compte, j’ai pris la décision d’accorder mon imprimatur à ces ouvrages.

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  • Merkel et Rajoy ensemble sur le Chemin de Compostelle !

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    Selon l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » :

    merkel-a-compostelle_article_large (1).jpgTout un symbole : Durant une visite de deux jours en Espagne, la chancelière allemande parcourt un tronçon du Chemin de Saint-Jacques et embrasse l’Apôtre.

    Au cours d’une visite de deux jours en Galice, en Espagne, la chancelière allemande Angela Merkel  a parcouru  un tronçon de 6 kilomètres du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle aux côtés du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, symbolisant ainsi le soutien à l’Espagne ans son chemin vers la relance économique,  et a donné le baiser traditionnel à l’Apôtre.

    Ce dimanche, Angela Merkel et Mariano Rajoy ont cheminé près d’une heure de O Pedrouzo, dans la municipalité de O Pino, à Lavacolla, près de l’aéroport de Santiago. Très décontractés, Ils ont discuté en marchant, avec l’aide de deux interprètes. Les nombreux pèlerins qui les ont croisés ont été surpris par l’importance du dispositif de sécurité.

    Lundi, en marge de réunions et d'activités plus politiques, Angela Merkel a rejoint Mariano Rajoy pour une visite de la cathédrale guidée par l’archevêque de Saint-Jacques-de-Compostelle, Mgr Julián Barrio. La chancelière a admiré les travaux de restauration du Portique de la Gloire, l’un des joyaux de la cathédrale, et a reçu en cadeau un facsimilé d’un livre sur le Chemin de Saint Jacques.

    Le Chemin de Compostelle est très connu en Allemagne, pays d’où vient le plus grand nombre de pèlerins étrangers (16 203 recensé en 2013).

    Ref : Merkel et Rajoy ensemble sur le Chemin de Compostelle !

    JPSC

     

  • Tongre-Notre-Dame (Chièvres), septembre : 233e pèlerinage auprès de Notre-Dame

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     cliquer sur l'image pour accéder aux informations

  • Mexique : 300 séminaristes diocésains font l'expérience de la forme extraordinaire du rite de la messe

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    De la Lettre 454 du 28 Août 2014 de Paix Liturgique :

    AU MEXIQUE, 300 SÉMINARISTES DIOCÉSAINS FONT L'EXPÉRIENCE DE LA FORME EXTRAORDINAIRE

    Encore une fois, c’est donc au Mexique que cela s’est passé. Plus précisément à Guadalajara, archidiocèse de solide tradition catholique, encore riche de plus de 2000 prêtres et dont le séminaire majeur, fondé en 1696, compte plus de 600 séminaristes, soit à lui seul presque autant que tous les séminaires diocésains français réunis...

    www_bhgfd_com_securefilesystem_images_rs20140827175200_guadala1.jpgLe 2 juin 2014, pour la première fois depuis la réforme liturgique, un prêtre est en effet monté à l’autel du Seigneur en la chapelle du séminaire Saint-Joseph de Guadalajara pour y célébrer la messe selon le Missel de saint Jean XXIII. C’est l’abbé Jonathan Romanoski, l’un des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre installés à Guadalajara, qui a célébré cette messe en présence de près de 300 des étudiants du séminaire. Il faut dire que, dès avant le Motu Proprio Summorum Pontificum, le diocèse de Guadalajara a fait une place à la liturgie traditionnelle de sorte que la cohabitation entre les deux formes liturgiques romaines s’y déroule sans accroc.

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  • Liturgie : sept propositions pour rendre plus digne la célébration de la messe selon la forme « ordinaire » du rite romain

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    Lu sur le site « Pro Liturgia » (http://www.proliturgia.org) de Denis Crouan (18 août) :

    Un bloggeur catholique américain, Pat Archbold, a établi une liste de 7 propositionsBien que ses idées ne soient pas couramment utilisées actuellement, chaque prêtre peut librement les introduire dans sa paroisse : nul besoin pour cela d’une quelconque autorisation.

    1. La célébration « ad orientem ». Le prêtre et les fidèles sont orientés vers l’est, « liturgiquement » parlant. La réforme liturgique issue du concile Vatican II n’a pas prescrit, en effet, que le prêtre devait se placer face à l’assemblée. Suivre cette proposition pourrait contribuer au plus haut point à susciter chez les fidèles la bonne disposition intérieure au cours de la célébration.

    2. Le chant grégorien et la polyphonie. Pat Archbald cite ici la Constitution « Sacrosanctum Concilium » (SC) qui considère le chant grégorien comme le chant propre de l’Eglise romaine. D’autres styles de musique religieuse, en particulier le chant polyphonique, ne sont pas à exclure dans la mesure où ils correspondent à l’esprit de la liturgie (SC 116).

    3. Le latin. Selon Archbold, le concile Vatican II a été très clair là-dessus : l’usage de la langue latine doit être maintenu dans les rites latins, sauf cas particuliers. (SC 36). Ainsi au moins les parties fixes de la messe pourraient être dites en latin. Il serait possible de proposer aux fidèles quelques aides en ce sens, comme par exemple des fiches bilingues.

    4. La réception de la communion à genoux et sur la langue. Ce serait une manière de rappeler aux croyants ce qui se passe en réalité dans ce sacrement, et de garantir ainsi une attitude respectueuse à l’égard de l’Eucharistie.

    5. Pas de distribution de la communion par des laïcs. La distribution de la communion est ordinairement réservée aux évêques, aux prêtres et aux diacres. Permettre à tout un chacun de courir au tabernacle et de distribuer les hosties n’est pas forcément une bonne idée pour favoriser la prise de conscience du caractère sacré de l’Eucharistie.

    6. Une tenue vestimentaire adaptée. Personne ne se rendrait à un entretien d’embauche ou à une audience du pape ou d’un président en tenue de plage. Qu’en est-il alors lorsque, à la messe, nous rencontrons notre Seigneur et Sauveur, demande Archbold. Chacun sait bien l’influence qu’a la tenue vestimentaire sur le comportement et l’attitude mentale. 

    7. Le respect et la notion du sacré. Il y a dans ce domaine de nombreux éléments qui pourraient contribuer à éviter les distractions et renforcer le respect dû aux actions sacrées. Par exemple, la suppression du geste de paix entre les fidèles. Ce geste est en effet facultatif et ne relève d’aucune obligation. Une autre façon de renforcer la solennité d’une messe serait que le prêtre renonce à ses monitions improvisées et à ses commentaires personnels. On pourrait aussi recourir plus généralement à l’usage de l’encens.

    Toutes ces propositions ne seraient dans un premier temps pas faciles à accepter par les prêtres et les fidèles. Mais elles sont toutes possibles, et ont déjà été expérimentées par certains prêtres. Tout dépend de la manière dont les choses sont présentées aux fidèles. Les paroisses dans lesquelles ces idées ont été appliquées ont connu de grands moments de grâce, conclut Pat Archbold.

     Pat Archbold travaille pour une entreprise de logistique internationale et vit à Long Island (New-York) avec sa femme et leurs cinq enfants. Son blog est ici.)

    Il serait intéressant de connaître les coordonnées d’églises où ce type de consignes seraient appliquées chez nous, dans la célébration de la « nouvelle » messe.  A vos claviers, le cas échéant…

    JPSC

  • L’Eglise de Corée a-t-elle besoin d’un « aggiornamento » ?

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    Jean Mercier, sur le site de « La Vie », pointe ce qui contrarie, selon lui, l’Eglise du pape François (extraits) :

     « Que le christianisme soit la première religion parmi les Coréens - un tiers d'entre eux sont chrétiens, et 12% catholiques -, voilà qui constitue une mystérieuse anomalie si l’on considère l’incompatibilité qui existerait, a priori, entre la culture coréenne et les valeurs évangéliques (…) Même si le bouddhisme, et surtout le chamanisme - encore plus ancien - sont encore influents en Corée, c’est sans doute le système hérité du confucianisme qui marque le plus les rapports interpersonnels et les mentalités. »

    Selon le correspondant de « La Vie », les difficultés seraient les suivantes : trop de prêtres, trop d’esprit hiérarchique, trop de discipline, trop de déférence et trop de différences conceptuelles :

    « L’Eglise institutionnelle coréenne a vu gonfler ses rangs de centaines de milliers de convertis depuis le début des années 1980. Elle peut s’appuyer sur de très nombreux prêtres. Au-delà de l’image très positive de l’Eglise catholique dans la société (pour son rôle dans la démocratisation), le prêtre - contrairement à ce qui se passe en Occident - jouit d’un statut socialement valorisé, en raison des valeurs confucéennes qui renforcent son autorité. Le respect dû au supérieur renforce le respect dû au prêtre par son ordination (…). Ce phénomène a des conséquences négatives. En effet, il renforce l’architecture verticalisée de l’Eglise. La pléthore de prêtres et le nombre limité de paroisses implique que de nombreux jeunes prêtres se trouvent sous la coupe d’un curé tout puissant pendant de nombreuses années.(…)

    Les valeurs évangéliques de fraternité et d’égalité abolissent, théoriquement, dans la même appartenance au corps du Christ, les différences d’origine sociale et les niveaux hiérarchiques. Si ce défi est déjà difficile à relever dans l’Eglise catholique occidentale, il se mue en totale utopie dans le système culturel coréen où les rapports humains sont d’emblée marqués par un rapport hiérarchique.(…)

    Cette déférence hiérarchique existe dans aussi dans le rapport que le croyant doit entretenir avec Dieu. “Quand on est européen, on est habitué à tutoyer Dieu, et il n’est pas toujours facile de conduire une prière et de s’adresser à Dieu comme à une sorte de “super Empereur” par delà les nuées”, témoigne Laurence Vasseur, missionnaire d’origine belge (…).

    Au-delà du conflit de fond entre christianisme et confucianisme, la rencontre est laborieuse entre la pensée asiatique et la théologie chrétienne, Le jésuite Paul Park, théologien de l’université de Sogang, à Séoul, est le premier à se lamenter de cette difficulté (…).  Le conflit fondamental entre le mode de pensée asiatique et la théologie chrétienne explique que, très souvent, séminaristes et catéchumènes mémorisent gentiment la doctrine que l’on enseigne sans réellement comprendre de quoi il s’agit, ni pouvoir réellement s’approprier le fond du christianisme, se limitant à une pratique rituelle et collective. Les plus lucides des prêtres et évêques coréens y voient un défi particulièrement exigeant pour l’avenir du catholicisme au Pays du matin calme.

    Ref. La laborieuse rencontre entre la culture coréenne et le christianisme

    A lire cette analyse, on se prend à inverser la question posée : n’y aurait-il pas quelque valeur, dans la culture coréenne, dont l’ Occident "chrétien", ou postchrétien, pourrait tirer profit ?

    JPSC

  • Fête du 15 août 2014 à l'église du Saint-Sacrement à Liège

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT À LIÈGE

    Boulevard d’Avroy, 132 

    VENDREDI 15 AOÛT 2014 À 10 HEURES

    MESSE DE LA

    FÊTE DE L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE  

    1273938464.jpg 

    Célébrée selon le missel de 1962. Évangile du Magnificat (Luc,1, 41-50)  

    Chants  grégoriens

    Propre de la messe « Signum Magnum ». Kyriale IX « Cum Iubilo ». Prose gallicane de l’assomption « Induant iustitiam »

    La prose gallicane « induant justitiam  (qui ministrant Numini)» (qu’ils revêtent la justice, les ministres du Très-Haut) figure au missel parisien de la fête de l’assomption depuis 1706. De Paris, elle s’est aussi répandue dans de nombreux diocèses de France. et Marcel Dupré la cite au second verset de son Magnificat des Vêpres de la Vierge (15 Versets pour les Vêpres du Commun des Fêtes de la Sainte Vierge, Opus 18).  L’organiste peut  figurer le chant des versets impairs en improvisant sur le plain-chant.

    Motets  classiques à Notre-Dame 

     « Ave Maria » de Franz Schubert (1797-1828),“Quia respexit humilitatem ancillae suae” extrait du Magnificat de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) et “Süsser Blumen”  extrait des airs allemands de Georg-Friedrich  Haendel(1685-1759)

     par la Schola du Saint-Sacrement et Micheline Viellevoye, soprano solo  

    A l’orgue, Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

    L’Assomption, une fête héritée de l'Église d'Orient

     

    1227535017176.jpg« Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste.». C'est par ces mots que, le 1er novembre 1950, Pie XII proclamait le dogme de l'Assomption par la constitution apostolique Munificentissimus Deus. Un événement qui prend sa source dans la tradition de l'Église, longuement mûrie par des siècles de théologie mariale. 

    On ne sait pourtant rien de la fin de la vie terrestre de Marie. Seul un écrit apocryphe du Ve siècle, « La Dormition de Marie », évoque ses derniers instants. Entourée par les apôtres en prière, elle est emmenée au paradis par le Christ.

     Très tôt, en effet, les chrétiens ont eu le pressentiment que la Mère de Dieu, préservée de tout péché, ne pouvait pas avoir connu la corruption de la mort. Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l'Église, en particulier saint Jean Damascène. Au VIe siècle, la fête de la Dormition est déjà célébrée en Orient, vers la mi-janvier. Plus tard, l'empereur Maurice (582-602) la fixera définitivement au 15 août.

     La fête arrive à Rome grâce au Pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse petit à petit en Occident : en 813, le Concile de Mayence l'impose à l'ensemble de l'Empire franc. Peu à peu, la fête va prendre le nom d'Assomption, même si la différence entre Assomption et Dormition reste ténue et l'Église ne ressent pas le besoin d'ériger en dogme cette croyance.

    C'est après la proclamation par Pie IX du dogme de l'Immaculée Conception, dans leassomp_peint_017.jpg grand courant de dévotion mariale du XIXe siècle, que des pétitions commencent à affluer à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l'Assomption. De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront à Rome en ce sens ! Chiffre auquel il faut ajouter les pétitions de 1 332 évêques (représentant 80 % des sièges épiscopaux) et 83 000 prêtres, religieux et religieuses. Face à ces demandes répétées, Pie XII, par l'encyclique Deiparae Virginis, publiée en mai 1946, demande à tous les évêques du monde de se prononcer. La réponse est quasi unanime : 90 % des évêques y sont favorables. La plupart des 10 % restant s'interrogent sur l'opportunité d'une telle déclaration, seulement six évêques émettant des doutes sur le caractère "révélé" de l'Assomption de Marie. 

     Des célébrations grandioses accompagneront la proclamation du dogme de l'Assomption. Celui-ci reste à ce jour le seul cas où l'infaillibilité pontificale, telle que définie à Vatican I, a été mise en oeuvre. 

     Ref .Fête du 15 août 2014 à l'église du Saint-Sacrement à Liège

    T. 04.344.10.89 email sursumcorda@skynet.be

     

  • L’exaspération grandissante des évêques d’Orient

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    Lu sur le nouveau site web catholique IHS News (gratuit, pendant sa période de lancement) :

    ENSEMBLE-DES-EVEQUES-CHALDEENS-SAUF-1-300x199 (1).jpg« L’incompréhension commence à monter en Irak. Tandis que le Pentagone vient de préciser que les Etats-Unis n’étendraient pas leurs frappes aériennes à d’autres zones en Irak, les chrétiens et les Yazidis continuent à mourir en fuyant les djihadistes de l’Etat Islamique. Face à cette absence de réelle action contre les membres de l’EI, les patriarches chrétiens commencent à élever le ton.

    Le Patriarche chaldéen Louis Sako a exprimé sa déception face à la portée limitée des frappes étasuniennes qui ne visent qu’à défendre la capitale du Kurdistan irakien, supprimant de fait tout espoir de renversement de la tendance sur le terrain : « La position du président de n’apporter une assistance militaire que pour protéger Erbil est décevante ». Il a par ailleurs à nouveau appelé ses ouailles à rester pour empêcher l’émergence souhaitée par les djihadistes d’un Irak sans chrétiens, et donc à ne pas profiter des visas humanitaires accordés par des pays comme la France.

    Mgr al Qas, évêque d’Amadiyah, a demandé à l’aviation étasunienne d’étendre son action afin de  « ne pas laisser le loup se mettre dans le troupeau pour tuer, manger, démolir ».

    Du côté du Liban qui a dû faire face à une attaque des djihadistes il y a quelques jours, le Patriarche Raï relance son appel à l’unité et à la nécessité de ne pas fuir à l’étranger.

    Tous les patriarches sont unanimes pour signifier que l’intervention militaire étasunienne ne changera rien en Irak, comme le signalait le patriarche Sako, si elle avait eu un autre but que la seule défense d’Erbil, les raids auraient débuté dès la prise de Mossoul.

    Le problème, avec cet espoir qui n’en est pas un au final, tient au fait que le moral des chrétiens d’Orient n’est, comme on peut l’imaginer, pas au plus haut. Persécutés, pourchassés, affamés, entassés dans des abris de fortune, leur espoir de jours meilleurs semble s’amenuiser jour après jour. Or l’annonce des frappes étasuniennes avait permis une éclaircie, mais qui sonne au final comme un coup d’épée dans l’eau. Oui, ils vont en majorité pouvoir atteindre des territoires libres, mais pour quel avenir, pour quelle vie ?

    Remontés par le drame que vivent leurs fidèles, les patriarches (qui sont restés au milieu des âmes qui leurs sont confiées), ainsi que le Saint Siège poussent plus en avant l’offensive.

    Le représentant du Saint Siège à l’ONU, Mgr Tomasi, après avoir déclaré qu’une action militaire était peut-être nécessaire (ne faisant ainsi que suivre l’enseignement du catéchisme et du code de droit canonique sur une réponse armée face à une agression), a exigé qu’une enquête soit diligentée par l’ONU, afin de dévoiler l’identité de « ceux qui fournissent des armes et de l’argent aux fondamentalistes, et les pays qui les appuient tacitement ». Mgr al Qas, va plus loin et cite même nommément l’Arabie Saoudite en précisant que la liste des responsables sera sans doute longue et remplie de surprises.

    Mais tout ceci ne fait malheureusement pas avancer la situation sur le terrain, pendant que les états occidentaux tergiversent sur ce qu’ils doivent faire, l’Etat Islamique implante un peu plus sa domination dans la région et prépare sa route sur Bagdad. D’ailleurs, les forces de sécurité irakiennes ne s’y trompent pas, elles qui sont déployées et en état d’alerte depuis dimanche. Se focaliser sur le seul problème des minorités persécutées ne résoudra pas le problème. Comme le signalait Mgr Sako, sauver Erbil n’éliminera pas le pouvoir de nuisance de l’Etat Islamique, sans compter que ces frappes ne seront pas éternelles et que l’EI est capable de changer temporairement d’objectif en attendant que le déluge de bombes (tout relatif) passe. Il faut entreprendre une réelle action de fond en Irak. Cependant, une action purement extérieure ne ferait que reproduire à nouveau, comme une histoire sans fin, le désastre irakien ou afghan, ces deux pays où une fois les troupes étrangères parties, le chaos a pris le dessus. Mgr Raï soulignait que contrairement à l’Irak, le Liban a su trouver un équilibre politique mais aussi militaire, et que c’est parce qu’il y a eu un équilibre militaire, grâce, entre autres, aux phalanges libanaises (qui existent depuis 1930-1940) ou aux forces libanaises (qui existent depuis les années 80), que l’équilibre politique a pu se réaliser. En Irak, les chrétiens son désarmés dans tous les sens du terme, et sont dépourvus d’une structure solide et fonctionnelle. Pour lui, il ne faudrait pas tant une intervention extérieure, qu’une structuration des forces présentes afin qu’une telle horreur ne se reproduise. Mais la communauté internationale ne semble pas prête à entendre cela, fondant tous ses espoirs sur les pershmergas kurdes et sur l’émergence du nouveau gouvernement irakien, déjà divisé avant même d’entrer en fonction.

    Les Patriarches semblent au final crier dans le désert sans susciter la moindre réaction de la communauté internationale persuadée de savoir ce qui est le mieux, alors qu’eux sont sur le terrain au milieu des morts et des réfugiés.

    P. JM. Robinne »

    Réf. L’exaspération grandissante des évêques d’Orient

    JPSC

  • Appel des patriarches orientaux aux autorités civiles et religieuses musulmanes : Passez aux actes !

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    Assez de paroles, des actes ! C'est, en résumé, l'appel lancé hier par les patriarches orientaux catholiques et orthodoxes au monde entier, à partir du siège patriarcal maronite de Dimane (Liban-Nord). L’information est aujourd’hui sur le site web du grand quotidien libanais « L’Orient-Le Jour »:

    p04-3_736877_large (1).jpgDes états généraux ecclésiastiques se sont tenus hier au siège patriarcal maronite de Dimane, en présence des patriarches orientaux catholiques et orthodoxes et du nonce apostolique, Gabriele Caccia, œil averti du Vatican. La réunion s'est tenue aussi sur la triste nouvelle d'une nouvelle avancée des jihadistes de l'État islamique dans la plaine de Ninive, en Irak, comme si les frontières du nouveau Moyen-Orient devaient être tracées avec le sang des chrétiens. Retenu en Irak, le patriarche des chaldéens, Louis Raphaël Sako, s'est fait représenter à cette réunion. Également absents, les assyriens et les coptes.
    Ce nouvel appel s'est distingué des précédents par son caractère plus exhaustif. Les patriarches s'y disent « épouvantés » par des développements « sans précédent » auxquels ils assistent, et « les développements désastreux à caractrère confessionnel et religieux rarement égalés dans l'histoire »; il adjure les Arabes et les musulmans à adopter une attitude plus claire à l'égard de ce qui se passe dans la plaine de Ninive, les exhortant à publier des fatwas et des lois sanctionnant la discrimination religieuse à l'égard des minorités.
    Le texte esquisse aussi une demande d'intervention des Nations unies, sans oser aller au bout de sa requête pour réclamer un déploiement de forces internationales. Mais ce déploiement est suggéré, puisque les patriarches demandent au Conseil de sécurité d'adopter une résolution claire ordonnant la restitution des maisons et des biens spoliés « par tous les moyens possibles ».
    De même, les patriarches en ont appelé à l'Organisation de la conférence islamique, à la Ligue arabe et au Tribunal pénal international, jugeant que cette dernière instance est habilitée à juger d'actes de barbarie qui sont de véritables « crimes contre l'humanité », qu'ils aient été commis à Mossoul où à Gaza.

    Un phénomène durable

    Dans la partie analytique du texte, les prélats réunis disent s'attendre à ce que le phénomène de l'extrémisme religieux soit durable, et affirment que « chrétiens et musulmans ont le devoir d'y faire face ensemble pour transmettre aux générations futures un Moyen-Orient libéré d'un tel fléau, en éclairant les consciences et les intelligences et en invitant les fidèles à respecter l'essence de la religion, loin de toute exploitation qu'on peut en faire pour des raisons personnelles, ou pour atteindre un objectif régional ou international ».
    Cette dernière remarque a ensuite été abordée de front par le communiqué. « Si des parties dissimulées encouragent cet extrémisme et en financent l'effet destructeur et corrupteur, il est indispensable qu'elles soient dénoncées et qu'elles aient à en rendre compte devant l'opinion internationale et les autorités morales agissantes », dit le communiqué.
    « Et pour ce faire, ajoute le texte, Arabes et musulmans n'ont d'autre choix que de retrouver l'esprit d'unité, de découvrir les avantages de la diversité qui est la marque distinctive de notre Machrek et de s'accepter réciproquement dans leurs modes de vie différents, dans le respect mutuel et dans l'égalité civique, dans tous les pays où ils se trouvent. »
    Et de préciser : « Nous adjurons les instances islamiques, sunnites et chiites, de promulguer des décrets religieux clairs jetant l'interdit sur l'agression contre les chrétiens et tous les autres innocents. Nous demandons en outre à tous les Parlements du monde arabe et islamique de voter des lois favorisant l'ouverture, rejetant clairement toute forme d'exclusion religieuse de l'autre (takfir) et responsabilisant toutes les personnes qui enfreindraient ces lois. »
    Même la loi du nombre a été dénoncée par les patriarches. « Nous adjurons les États de cesser d'aborder la diversité culturelle sous un angle minoritaire, comme si seul le nombre donnait valeur à la présence humaine, abstraction faite de la contribution humaine de chaque personne selon les dons que le Créateur lui a accordés »

    La suite ici : Appel des patriarches orientaux aux autorités civiles religieuses musulmanes : Passez aux actes

  • France : Chrétiens d’Irak, euthanasie, Manif pour tous : le lobby catho existe-t-il ?

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    De Bénédicte Drouin sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne  : "Le récent voyage de trois prélats français en Irak, les débats de société sur le mariage ou la fin de vie ont été l’occasion de mesurer le réveil des catholiques, trop longtemps silencieux les années passées sur les questions politiques et sociales. Certains médias y voient le résultat d'un groupe organisé et influent, assimilé à des lobbys. Faux, répondent les catholiques. Personne ne commande en secret ces réactions. Elles ne sont que le résultat de la foi et des convictions des catholiques pratiquants sur fond de déchristianisation de la société. Le tout démultiplié par les réseaux sociaux."

    Lire la suite

  • Chrétiens d’Irak : vœux pieux et inertie de la « communauté » internationale

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    Sous le titre  « Qaraqosh : les croix ôtées des églises, les manuscrits brûlés » le site web aleteia rapporte :

    « Fidèles à eux-même, les jihadistes prennent possession des lieux de cultes chrétiens de la ville. En profanant et en détruisant.

    "C'est une des plus grandes tragédies pour les chrétiens d'Irak depuis 2003", estime Faraj Benoit Camurat, président de l'association Fraternité Irak. En effet, alors que la communauté chrétienne d'Irak est estimée à environ 400 000 personnes, un quart à un tiers d'entre elle se retrouve prise dans la tourmente d'un nouvel exode, encore pire que celui connu à Mossoul il y a quelques semaines de cela, du fait du recul des troupes kurdes. L'Etat Islamique a pour sa part diffusé jeudi à Mossoul un communiqué victorieux pour saluer  "unenouvelle libération dans la province de Ninive, qui servira de leçon aux Kurdes profanes".

    C'est le patriarche chaldéen Louis Sako qui le confie : après la fuite des chrétiens et des minorités de la ville durant la nuit du 6 au 7 août,  les combattants de l'Etat Islamique n'ont pas tardé à prendre possession de Qaraqosh, désormais ville ouverte. Selon Mgr Sako, ils ont immédiatement entrepris d'ôter les croix d'églises, et de brûler documents et manuscrits chrétiens. Plus de 1500 manuscrits antiques seraient partis en fumée. Autant de pertes irrémédiables pour la mémoire des descendants directs de l'Eglise du Christ.

    Au désastre culturel s'ajoute un désastre humanitaire, avec plus de 100 000 chrétiens d'Irak, dont de nombreux réfugiés de Mossoul, de nouveau jetés sur les routes. Sans oublier, plus au nord, à Sinjar, les membres de la minorité Yezidi isolés dans les montagnes après la prise de la ville par les islamistes. "Les villes de Qaraqosh, Tal Kayf, Bartella et Karamlesh ont été vidées de leurs habitants et sont maintenant sous le contrôle des insurgés", a déclaré à l'AFP Mgr Joseph Thomas, archevêque chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh. A Tal Kayf, tant les chrétiens que les membres de la minorité chiite Chabak onrt dû fuir dans la soirée, avant que l'Etat Islamique ne prenne le contrôle de la ville.

    Mais à qui profite cette défaite des Peshmergas et cet exode des chrétiens ? Comment ne pas se poser la question d'un double jeu de la part du pouvoir central irakien ? En effet, au-delà de l'erreur stratégique des forces kurdes, qui se sont attaquées à l'EI sur plusieurs fronts à la fois, l'absence de soutien aérien des forces gouvernementales irakiennes affaiblit les indépendantistes kurdes. Le pouvoir irakien, ou ce qu'il en reste, peut aussi laisser aux combattants islamistes le soin de mettre un terme aux rêves d'autonomie des kurdes tout en se débarrassant des minorités, tels des dommages collatéraux inévitables. Quitte à devoir, demain, s'en remettre à l'aide de la Ligue Arabe pour réduire les troupes de l'Etat Islamique. Fasse que la communauté internationale se réveille avant que le pire ne soit arrivé. Mais, en fait, il est déjà arrivé."

     

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    Ref. Qaraqosh : les croix ôtées des églises, les manuscrits brûlés 

    Du pape au secrétaire général de l’Onu et des « puissances » qui se réclament de cette communauté mythique, que fait-on exactement?

    JPSC