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BELGICATHO - Page 2572

  • L’Union européenne ignore les fêtes chrétiennes

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    Agenda-Europa.jpgComme l’indique, sous la signature de Delphine Chayet, le quotidien « Le Figaro » du 13 janvier 2011, un agenda conçu à l’initiative de la Commission européenne pour promouvoir l'Europe et ses institutions auprès des élèves de l’enseignement secondaire sème la discorde : après la Pologne et l'Italie, la France s'est officiellement émue mercredi de l'omission de toute référence chrétienne dans ce manuel pédagogique, alors que des fêtes juives, hindoues, sikhes et musulmanes y sont évoquées.

    «Cet oubli est l'illustration d'une Europe qui n'assume pas ses racines chrétiennes et, ce faisant, se renie, a déploré mercredi le ministre français chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. On ne doit pas avoir honte de l'Europe des clochers, qui est constitutive de notre identité. Rien n'obligeait à évoquer les fêtes religieuses. Si on choisit de le faire, alors faisons-le jusqu'au bout.»

    L'agenda, édité depuis sept ans par la Commission européenne, a été distribué à 3,2 millions d'exemplaires à travers l'Europe (dont 320 000 environ en France). «Ce support pédagogique est envoyé aux établissements scolaires et aux professeurs qui en font la demande», précise-t-on à la Commission.

    En bas de page, des notes accompagnent les lycéens tout au long de l'année scolaire 2010-2011 en soulignant certaines dates clés : Journée internationale de la femme le 8 mars, Saint-Valentin le 14 février, Halloween le 31 octobre, Fête de l'Europe le 9 mai… L'année est aussi ponctuée de devinettes et de citations. Le ramadan apparaît en septembre et la fête des lumières, célébrée par les sikhs et les hindous, le 5 novembre. Au 24 décembre figure une mention étonnante : «Le premier sapin de Noël public a été “érigé” sur la place centrale de Tallinn (capitale de l'Estonie) en 1441.» Dans la version française du manuel, Pâques, Pentecôte et Ascension ne sont pas citées.

    Soucieuse de l'ampleur que prenait l'affaire de l'agenda en Pologne et en Italie, la Commission européenne a reconnu «une bourde», en décembre, et présenté ses excuses. «Les auteurs sont partis du principe que tous les enfants européens connaissaient Noël», plaident le Commissaire John Dalli et son porte-parole Frédéric Vincent, lequel a précisé qu'une lettre «reconnaissant l'erreur» serait bientôt envoyée aux établissements concernés. Une page rectificative, listant les jours fériés nationaux, pourra être glissée dans les manuels. Une enquête a par ailleurs été lancée pour identifier la faille dans la prise de décision. Conçu par une fondation Génération Europe basée à Bruxelles, l'agenda a été validé par la Commission.

    «Oublier Noël, c'est prendre le risque de se mettre à dos des centaines de millions de Chrétiens, et d'aggraver l'euroscepticisme ambiant», analyse Johanna Touzel, porte-parole de la Commission des épiscopats de la communauté européenne, regrettant que cet épisode s'inscrive dans une tendance plus générale. «Les cartes de vœux aussi éludent de nos jours toute référence à Noël», déplore-t-elle.

    Au-delà, ce sont les choix pédagogiques de la Commission qui sont remis en question. «Dans cet agenda, on parle finalement peu de l'Europe, a ainsi déploré mercredi Laurent Wauquiez. On parle de Gandhi, de l'introduction de la tomate au Pérou ou de l'Antarctique. N'a-t-on pas une culture, une histoire, des souvenirs communs suffisamment forts à mettre en valeur ? Il va falloir y réfléchir.»

    Les Belges qui regretteraient l’absence de réaction de leur gouvernement ou de leur épiscopat, pourront toujours se consoler en signant la pétition lancée sur le blog   http://www.europadiary.fr

  • Bel exemple de déontologie journalistique...

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    Un journaliste de la VRT fait semblant de se faire tirer dessus à Haïti

    Pour cette contrefaçon, Robin Ramaekers n'a pas été licencié mais écarté de l'antenne durant une durée indéterminée.

    Lors d'un reportage à Haïti en octobre dernier, Robin Ramaekers, un journaliste de la VRT, a fait croire qu'il était la cible de tirs. La mise en scène vient d'être dévoilée et le reporter sanctionné.

    En octobre dernier, Robin Ramaekers réalise un reportage dans un camp de tentes accueillant des victimes du tremblement de terre en Haïti. Se montrant en face caméra, on entend alors des coups de feu qui laissent croire que lui et son équipe sont pris pour cible.

    L'incident de tir n'en est pas un. Il semble en fait que les militaires derrière lui crient à cause d'un jet de pierres. Puis, au montage, le journaliste a simulé l'attaque de tirs en manipulant les prises de son. L'affaire est rapportée ce jeudi par le journal De Morgen.

    (L'Avenir, 13 janvier 2011)

  • Béatification de Jean-Paul II

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    Dans des délais records, Jean-Paul II sera béatifié le 1er mai 2011

    Le pape Jean-Paul II (1978-2005) sera béatifié le dimanche 1er mai 2011, soit six ans et un mois après sa mort. C’est ce qu’a indiqué le bureau de presse du Saint-Siège le 14 janvier à midi. Sa béatification aura été aussi rapide que celle de Mère Teresa.

    La session ordinaire des cardinaux et évêques membres de ce dicastère a prononcé une « sentence unanime affirmative » sur la « guérison miraculeuse » de la religieuse française de la congrégation des Petites Sœurs des maternités catholiques, Sœur Marie Simon Pierre, « par intercession de Jean-Paul II», que cette annonce du Vatican intervient.

    La religieuse guérie dans la nuit du 2 au 3 juin 2005 était atteinte de la maladie de Parkinson, comme le pape polonais.

    La commission médicale conduite par le médecin particulier de Benoît XVI, le Dr Patrizio Polisca, a reconnu l’absence d’explication scientifique, le 21 octobre 2010. À la suite de cette commission, celle des théologiens puis les cardinaux et évêques membres de la Congrégation pour les causes des saints ont validé le miracle, respectivement le 14 décembre 2010 et le 11 janvier 2011.

    C'est seulement trois jours après cette dernière sentence que le Vatican annonce publiquement la date de la béatification de Jean-Paul II.

    Rapidité

    En béatifiant le pape polonais six ans après sa mort, l’Église répond ainsi dans des délais exceptionnels à l’appel lancé au jour de ses funérailles par des fidèles qui avaient demandé qu’il soit proclamé santo subito (saint tout de suite).

    Le procès avait débuté le 28 juin 2005, moins de trois mois après la mort du pape. Jean-Paul II sera finalement béatifié dans des délais comparables à ceux de la béatification de Mère Teresa de Calcutta (1910-1997), élevée à l’honneur des autels six ans après sa disparition.

    Le défunt pape était lui-même intervenu pour rendre plus simples et plus rapides les procédures de béatification en 1983.

    (Famille Chrétienne)

  • Pour combattre l'injustice ou la tyrannie : prier avant d'agir

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    Réflexions d’un moine publiées sur le site web du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    Du siècle passé on garde en mémoire, émergeant au-dessus de l’âpre mêlée, des géants qui surent s’opposer aux tyrannies du moment, affronter les totalitarismes, les durs comme les mous.

    La stature de Soljénitsyne tranche sur le siècle ; venu du système marxiste, qu’il sut dénoncer ensuite, il a payé ce retournement au prix d’années de déportation. Mais, comme il l’écrit, le paradoxe est qu’« il a acquis la liberté grâce à la prison. »

    Autre géant, le Père Popieluszko, assassiné à 37 ans pour avoir provoqué le pouvoir polonais par sa parole, assénée chaque dimanche. J’ai pu visiter sa paroisse peu après sa mort, lorsque Solidarnosc venait d’être interdit après un temps de libéralisation. Elle faisait penser à une forteresse assiégée par la ville de Varsovie, encastrée entre des ronds-points et supermarchés. L’ensemble paroissial, grillagé, avec l’église au centre, entourée d’un jardin, s’étendait sur deux à trois petits hectares. La tombe du Père, immense, en occupait une large part. En forme de croix, elle mesurait quelque deux mètres de long et assemblait les 50 énormes grains d’un grand chapelet déployé sur la prairie. Sur la grille du jardinet, des dizaines de banderoles donnaient le message interdit sur la voie publique : elles résumaient la doctrine prohibée de Solidarnosc, mais dans une version plus mystique : « Il nous reste encore à faire la grève… de l’alcool ». À l’intérieur de l’église, des dessins d’enfants du catéchisme résumaient le sens du don de la vie du prêtre. L’un d’entre eux, tracé au crayon, montrait le martyr bras en croix, tenant l’hostie et le calice, encadré par deux gendarmes qui le bastonnaient. La vie séculière, à dix mètres de là, ronronnait avec sa circulation urbaine, incapable de répondre au cri de la foi.

    Je logeais chez les bénédictines de Varsovie. Ayant confié mon admiration pour un tel témoignage, de la part tant du prêtre que de sa paroisse et du pays « réel », j’ai entendu la supérieure me répondre avec justesse qu’en Pologne on trouvera toujours une jeunesse convaincue et provocante avec panache, mais, en revanche globalement, ces jeunes sont trop rarement capables de faire l'oraison quotidienne d'une demi-heure à heure fixe. Cela donne à réfléchir sur la stratégie à opposer à une société qui endort les âmes pour mieux les broyer. La croisade nécessaire commence au fond des cœurs, face à Dieu.

    Mère Teresa, autre grande figure emblématique, priait beaucoup ; elle a ainsi jeté à la mer des montagnes d’injustice par son oraison. En même temps, elle a su parler en transgressant la langue de bois, obligatoire à Oslo, quand elle reçut le Prix Nobel de la paix : l’avortement y fut déclaré sans fard comme étant le grand fléau de notre temps, ce qui entretient la guerre endémique sur la planète. La transgression fut d’abord, ici, celle de la plainte devant Dieu, avant de remettre de l'ordre dans les affaires des hommes, et c’est là la prudence la mieux assurée, à la hauteur du présent enjeu.

    Mais de quelle transgression s’agit-il ? Le climat actuel facilite un légalisme mortifère : rendre à César ce qui est à César impliquerait l’acceptation de toutes ses lois, y compris quand elles ne font que gérer les vices les plus abjects. Pour beaucoup, le chrétien devrait être toujours exemplaire en obéissant, même de façon aveugle, en l'obligeant à caricaturer une doctrine des Pères du désert complètement hors contexte. Ainsi pour prendre un exemple récent, l’autorité publique a cru devoir préciser le nombre de fidèles, « la jauge », pouvant accéder aux offices religieux ; la plupart des évêques ont dénoncé une telle règle comme étant inapplicable, tant les édifices religieux varient de taille. On sait que la règle a été dénoncée à l’intérieur même de l’administration qui nous gouverne, et c’est tant mieux ; mais, durant quelques jours, des fidèles se sont opposés, assez violemment, entre la docilité à César et « le devoir de désobéissance civile ».

    La situation ne devient claire que si l’on accepte que Dieu soit au-dessus de César, les lois de celui-ci n’ayant d’autre raison d’être que d’aider à adapter aux circonstances du moment la loi de Dieu inscrite par nature dans les consciences droites et bien formées.

    Ref. Pour combattre l'injustice ou la tyrannie : prier avant d'agir

    JPSC