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  • Démocratie dans l'Union européenne — Des dérives de l'antiracisme et de la fin de la vie privée

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Démocratie dans l'Union européenne — Des dérives de l'antiracisme et de la fin de la vie privée

    Mathieu Bock-Côté sur un projet de loi qui prévoit des peines d'inéligibilité quand quelqu'un est condamné pour racisme, dans un contexte où la définition du racisme ne cesse de s'étendre, et s'applique à ceux qui critiquent l'immigration massive.
    ChatControl est le nom donné par ses détracteurs au projet de règlement européen sur la lutte contre les abus sexuels sur mineurs en ligne. L'objectif affiché par la Commission européenne est de détecter et signaler les images pédopornographiques connues ou nouvelles, ainsi que les tentatives de prise de contact d'un adulte avec un mineur à des fins sexuelles. 

    De nombreuses associations de défense des libertés numériques, des spécialistes en cryptographie et certains juristes, résument leurs objections autour de plusieurs points :
    • Une surveillance de masse plutôt qu'une surveillance ciblée. Le principe de scanner les messages de tous les utilisateurs avant même qu'il existe un soupçon individuel est considéré comme une inversion du principe de présomption d'innocence.
    • Une menace pour le chiffrement de bout en bout. Pour analyser des messages chiffrés, plusieurs scénarios reposent sur le balayage sur les ordinateurs personnels avant de contacter le réseau, c'est-à-dire un contrôle effectué directement sur l'appareil des utilisateurs avant le chiffrement. Les opposants estiment que cela revient à affaiblir les garanties offertes par le chiffrement, même si celui-ci reste techniquement en place.
    • Des risques d'erreurs. Les technologies de détection, notamment lorsqu'elles utilisent l'intelligence artificielle pour identifier de nouveaux contenus ou des conversations suspectes, peuvent produire des faux positifs, conduisant à l'examen de communications parfaitement légitimes.
    • Le risque d'extension des usages. Une fois qu'une infrastructure technique permettant l'inspection des communications existe, les critiques craignent qu'elle soit progressivement utilisée pour d'autres objectifs : terrorisme, discours censément de haine, prétendue désinformation, violations du droit d'auteur, etc.
    • Une atteinte disproportionnée aux libertés fondamentales. Plusieurs opposants soutiennent que le dispositif est difficilement conciliable avec le droit au respect de la vie privée, au secret des correspondances et à la protection des données garanti par le droit européen.
  • La messe traditionnelle en latin et les fins dernières

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    De Robert Royal sur The Catholic Thing :

    La messe traditionnelle en latin et les fins dernières

    13 juillet 2026

    J’ai récemment assisté aux funérailles d’un jeune homme décédé tragiquement. Il s’agissait d’une messe solennelle en latin traditionnel, tout à fait licite et même honorée par la présence de notre évêque local, de son prédécesseur à la retraite et d’une vingtaine de prêtres. Cette liturgie, cependant, était – toutes considérations extérieures mises à part – certainement pas quelque chose qui pouvait se réduire aux controverses entourant les récentes consécrations de la Fraternité Saint-Pie X, aux va-et-vient autour de *Traditionis custodes* (la restriction drastique de la messe traditionnelle par le pape François), ou aux répercussions à court et à long terme de *Sacrosanctum Concilium* (le document de Vatican II sur la liturgie). Tout était orienté vers la prière pour le destin éternel de l’âme de ce jeune homme et de nos âmes à tous, ce qui – malheureusement – semble faire l’objet de peu d’attention dans l’Église d’aujourd’hui, même lors des funérailles.

    Ce fut une expérience profondément émouvante, qui m’a amené à réfléchir, par la suite, à la raison pour laquelle les funérailles modernes ne le sont si souvent pas. On a assisté à un glissement massif au sein de l’Église vers ce que l’on appelle souvent – même lors de funérailles catholiques – des « célébrations de la vie » d’une personne décédée. Et il semble y avoir un courant sous-jacent tacite selon lequel, malgré tous les avertissements de Notre Seigneur concernant l’étroitesse de la porte, tout le monde finit par aller au Ciel. 

    (Soit dit en passant, il ne sert à rien de reprocher à Hans Urs von Balthasar ou, plus récemment, à des personnalités telles que Mgr Robert Barron, entre autres, d’encourager cette attitude. J’ai remarqué, pendant le rosaire précédant la messe, que la prière de Fatima contient la formule suivante : « Et conduis toutes les âmes au Ciel, en particulier celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde. » Bien sûr. La prière ne dit pas que tous sont sauvés, ni même que beaucoup le sont. Et en vérité, à en juger par les Écritures, nous ne le sommes pas tous. Mais elle exprime certainement cet espoir, que nous devrions tous nourrir.)

    Pourtant, cette hypothèse simpliste selon laquelle tous ou presque tous sont sauvés n’est pas seulement une question théologique. Nous devons reconnaître qu’elle court-circuite fondamentalement toute la vie chrétienne, qui est au minimum un drame, et souvent une bataille spirituelle. Sinon, pourquoi Jésus a-t-il dû mourir sur la croix pour nous sauver ? Pourquoi, d’ailleurs, doit-Il nous dire de tout quitter et de Le suivre ? 

    Nous savons que l’œuvre missionnaire (aujourd’hui remplacée par le terme plus chic mais plus vague d’« évangélisation ») s’est également essoufflée ces dernières années. Est-ce exagéré de penser que les missionnaires ne sont désormais qu’une victime de plus de ce « dialogue » et de ce « respect » mous et stéréotypés envers les autres religions (et celles qui n’en ont aucune), qui semblent avoir supplanté le commandement de prêcher l’Évangile à toutes les nations ? Et n’est-ce pas là aussi une autre conséquence de cette étiquette actuelle selon laquelle tout le monde va éternellement bien, quelles que soient ses croyances ou, bien souvent, même ses actes ?  

    Il fut un temps où tout le monde au sein de l’Église, même les écoliers (comme moi), apprenait les « quatre dernières choses » : la mort, le jugement dernier, le paradis et l’enfer. On ne faisait pas preuve de délicatesse lorsqu’on abordait ces questions ultimes – mais c’était avant l’avènement des « chrétiens fragiles ». Tout cela figure toujours dans le Catéchisme de l’Église catholique (¶ 1020-1060). Mais y a-t-il encore quelqu’un pour prêcher ces vérités ou les prendre au sérieux ? Et combien de temps faudra-t-il avant qu’elles ne disparaissent complètement de la catéchèse, si l’on ne se concentre pas à nouveau sur l’essentiel ? 

    Il existe même des enseignements, des enseignements catholiques, dans le Catéchisme concernant le purgatoire. Un débat de longue date oppose catholiques et protestants sur la question de savoir si le purgatoire est mentionné dans la Bible. Si l’on accepte le texte de l’Ancien Testament utilisé par l’Église primitive, qui comprenait des prières pour les défunts (les Maccabées), le purgatoire en est la conséquence logique. Ce n’est pas le cas si l’on opte pour le canon restreint des Écritures juives, comme le font certains protestants, qui a connu une histoire complexe mais a probablement été défini quelques siècles plus tard par le judaïsme rabbinique après la destruction de Jérusalem et la dispersion des Juifs. 

    Si l’on y réfléchit un instant, à moins que le purgatoire n’existe, cela n’a aucun sens de prier pour les âmes des défunts. Les familles et les amis des défunts peuvent bien sûr se réunir pour faire leur deuil et se souvenir d’eux. Mais sans le purgatoire, il n’est pas étonnant que la prière pour les défunts – même longtemps après leur décès – ou les messes funéraires aient perdu la profondeur que leur confère encore l’ancienne messe tridentine. 

    Cela contraste fortement avec l’ensemble du passé chrétien, où le passage de cette vie à l’autre était l’essentiel, où il s’agissait littéralement de questions de vie et de mort éternelles. 

    Il existe encore certains endroits où ces vérités sont comprises. Et où l’on comprend également que cette perspective sur l’éternité a aussi des conséquences dans ce monde-ci.

    Dans un récent podcast de « Faith under Siege » (ici), je me suis entretenu avec Mgr Bashar Warda, archevêque catholique chaldéen d’Irbil, en Irak, où le christianisme est présent sans interruption depuis environ l’an 100 après J.-C. Parmi les propos marquants qu’il a tenus, il a parlé avec éloquence – nous n’avions pas prévu cela à l’avance – de la manière dont l’Église locale est confrontée à une réalité difficile, au-delà des tensions habituelles du Moyen-Orient. 

    Des musulmans viennent les voir après avoir rêvé de Jésus et souhaitent en savoir plus sur Lui (le vrai Jésus, et non la version islamique erronée d’un point de vue historique). C’est dangereux, comme il le dit franchement à ces personnes en quête de vérité – tant pour elles que pour l’Église, car l’apostasie de l’islam peut entraîner la mort de toutes les personnes impliquées. 

    Le bon archevêque gère ces situations du mieux qu’il peut, mais il a avoué craindre de se retrouver un jour devant saint Pierre et de devoir rendre compte de la manière dont il a traité les personnes venues vers lui à la recherche de Jésus-Christ. Et l’on entend des récits similaires concernant des musulmans en Europe occidentale, voire en Iran.

    C’est une bonne chose, mais relativement plus facile, que de rechercher la paix avec les autres religions, entre les nations, voire avec la Création.

    Mais combien d’entre nous qui lisons ces lignes – y compris l’auteur de ces lignes – prenons le risque plus grand de proclamer la Vérité ? On ne le fait que si l’on est capable de voir au-delà des choses présentes, qui passeront, et de comprendre que seules les fins dernières subsisteront en définitive.

  • Faites de cet été un été de prière : prenez le temps de vous recueillir auprès du Christ, même en vacances.

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    De sur le NCR :

    Faites de cet été un été de prière : prenez le temps de vous recueillir auprès du Christ, même en vacances.

    La vérité de la nature humaine est que nous ne trouverons le repos que lorsque nous trouverons le repos dans le cœur de Dieu.

    L'été n'est pas seulement fait pour se détendre. C'est une occasion idéale de se rapprocher du Christ et de s'unir plus profondément à Jésus.

    S'accorder du temps pour se déconnecter de son quotidien et du rythme effréné de sa carrière est sain et nécessaire. Cependant, nous pouvons être tentés de trouver le repos dans le sommeil et l'utilisation de nos téléphones plutôt que de nous tourner vers la présence divine.

    La vérité de la nature humaine est que nous ne trouverons le repos qu'au cœur de Dieu. Pour parvenir à une plus grande intimité avec le Seigneur, nous devons nous appuyer sur la communion avec lui à travers la messe et les sacrements, ainsi que sur les Saintes Écritures, et sur les paroles et le témoignage des saints.

    Tout d'abord, nous pouvons nous instruire de la sagesse des Psaumes. Ils nous permettent d'accéder à l'essence même de la condition humaine et de contempler la présence aimante de Dieu. Tout au long du Psautier, il nous est rappelé que nous pouvons trouver le repos en Dieu et qu'il est notre protecteur. Nous y apprenons aussi constamment comment prier et nous adresser au Seigneur.

    Par exemple : « Écoute mon cri, ô Dieu ; prête l’oreille à ma prière. Des extrémités de la terre je crie vers toi, je crie, car mon cœur défaille ; conduis-moi sur le rocher qui est plus haut que moi. Car tu as été mon refuge, une tour forte contre l’ennemi. Je désire demeurer à jamais dans ta tente et me réfugier à l’abri de tes ailes » (Psaume 61:1-4b).

    Le Psaume 61 devrait guider notre été de prière, nous incitant à invoquer constamment le nom de Dieu. Il est essentiel de réserver du temps pour la prière et de consacrer chaque jour un moment au recueillement avec le Christ. Cependant, nous sommes appelés à vivre en ayant conscience que l'Esprit de Dieu ne nous quitte jamais. Nous pouvons lui parler et ressentir son amour inconditionnel à tout moment. Appliquer ce principe à nos moments de détente estivaux nous incitera à rechercher Dieu dans notre repos plutôt que de nous replier sur nous-mêmes.

    Les paroles de saint Paul sont également riches de sens. Il écrit : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4, 6-7).

    Même pendant des jours ou des semaines de repos, la tentation est grande de se laisser envahir par les soucis liés au travail ou à notre carrière. L'anxiété peut aussi nous accabler lorsque nous sommes seuls, loin des tâches à accomplir. Saint Paul nous exhorte à parler constamment au Seigneur et à le louer pour apaiser nos angoisses. Rendre grâce à Dieu est le remède à un cœur inquiet, car cela nous permet de nous tourner vers lui plutôt que de nous laisser consumer par nos propres désirs ou nos peurs.

    Enfin, les paroles de trois saints peuvent nous aider à approfondir notre vie spirituelle cet été. Ces trois citations nous invitent à nous ancrer dans le moment présent et à trouver le repos en Dieu seul.

    Sainte Thérèse de Lisieux disait : « C’est une telle folie de passer son temps à s’inquiéter, au lieu de se reposer en paix sur le Cœur de Jésus. » La Petite Fleur pouvait être si unie au Christ parce qu’elle a accepté la grâce de l’abandon total à sa volonté. Même notre repos et notre détente appartiennent à Dieu.

    Comme le disait saint François de Sales : « Ne perdez pas votre paix intérieure… Si vous vous apercevez que vous vous êtes éloigné de la protection de Dieu, ramenez votre cœur à Lui, doucement et simplement. »

    L'été est l'occasion idéale de se demander si, dans les tâches quotidiennes, nous vivons pour Dieu. Cherchons-nous avant tout à communier avec le Dieu vivant ? Vivons-nous avec la conviction que Dieu peut se révéler à nous avec puissance à tout moment ?

    Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) l’expliquait ainsi : « Dieu est présent dans ces moments de repos et peut nous donner en un instant exactement ce dont nous avons besoin. » Stein savait que la conversion est un processus qui dure toute la vie, mais aussi un cheminement qui consiste à rester constamment ouvert à l’action de Jésus dans le moment présent.

    L'été est le moment présent pour chacun d'entre nous. Efforçons-nous donc d'approfondir notre relation avec Dieu, même pendant nos moments de repos.

  • 13 juillet 1917 : comment la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain

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    De Tom Hoopes (archive du 11 juillet 2017) sur Aleteia.org :

    Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

    11/07/17 - mise à jour du 12/07/22

    Le message, délivré par Notre Dame de Fatima le 13 juillet 1917 a suscité de nombreuses conversions mais a aussi conduit certains à rejeter la foi.

    C’est un 13 juillet que la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima est survenue. Nous sommes en 1917. Le message qu’elle a délivré ce jour-là a inspiré à certains un parcours de conversion mais a provoqué chez d’autres une forte répulsion face à la foi. Certains ont pu y perdre la raison, d’autres s’y sont ralliés contre leur même raison. Ce jour-là, en effet, la Sainte Vierge fit un récit effrayant aux trois pastoureaux de Fatima, en les ouvrant à cette occasion à une vision de l’enfer, et en les mettant sévèrement en garde contre le risque d’une nouvelle guerre mondiale et d’une nouvelle ère des martyrs. Mais surtout, le message du 13 juillet 1917, la Vierge Marie a changé le regard de l’Église sur le monde contemporain.

    L’enfer replacé au centre de la conscience catholique

    La petite Lucie Dos Santos n’était âgée que de 10 ans lorsque Notre-Dame de Fatima lui est apparue pour la première fois, revenant chaque mois à partir du 13 mai 1917. La petite bergère était accompagnée de ses cousins François et Jacinthe, respectivement âgés de 8 et 7 ans, que le pape François a canonisés en mai 2017. Mais en juillet, au lieu de ne les inciter qu’à la récitation du Rosaire et à leur montrer le Ciel  — comme elle l’avait fait lors des deux premières apparitions  — elle leur a révélé un terrible signe.

    Lire la suite sur Aleteia.org

    Lire aussi : VENDREDI 13 JUILLET 1917 :
    La révélation du grand Secret

  • 13 juillet 1917 : la Vierge enseigne deux prières aux petits voyants de Fatima

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Les deux prières que la Vierge a enseignées aux enfants de Fatima le 13 juillet 1917

     

    12/07/21

    Lors de sa troisième apparition à Fatima, le 13 juillet 1917, la Vierge Marie transmet aux jeunes bergers deux prières : la prière de dizaine et la prière du sacrifice.

    L’apparition du 13 juillet demeure la plus complexe des sept apparitions de Marie à Fatima. C’est en effet ce jour-là que la « dame en blanc » offre à Francisco, Jacinta et Lucia une effrayante vision de l’enfer et confie un secret aux enfants. Un secret dont la première partie ne sera dévoilée qu’en 1942, et la troisième en 2000.

    Comme à chaque apparition, elle s’adresse à Lucia. Les premières paroles du 13 juillet 1917 sont celles-ci : « Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule pourra vous secourir. »

    La prière de dizaine

    Quelques instants plus tard, la Vierge précise :

    « Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque mystère :

    Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, sauvez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »

    L’utilisation publique de cette prière dite « de dizaine » a été approuvée en 1930 et est devenue une étape commune (bien qu’optionnelle) du chapelet. Elle est récitée après chaque Gloire à Dieu à la fin de chaque dizaine.

    La prière du sacrifice

    Avant cela, la Vierge Marie donne aux enfants une terrible vision de l’enfer : « Nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes (des damnés). Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant formes humaines. Elles flottaient dans cet incendie, soulevées par les flammes qui sortaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée », racontera Lucia.

    Pendant ce temps, la Vierge dit aux enfants qu’ils devaient offrir tous leurs sacrifices personnels à Dieu, en s’ouvrant ainsi à Jésus :

    « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

    Ô Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

    Lire aussi : Fatima : comment le 13 juillet 1917 a changé l’Église

  • Saint Henri II (13 juillet)

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    Du site Hozanna.org :

    Saint Henri II : vie, règne et prières

    Saint Henri II

    Saint Henri, duc de Bavièreroi de Germanie et empereur du saint empire romain germanique, était avant tout un homme très pieux et profondément dévoué au Seigneur. Il a gouverné son royaume avec sagessejustice et bonté. Henri était aimé par son peuple pour cela. Son couple était admirable. Il fût canonisé en 1146 et sa femme, sainte Cunégonde, fût canonisée peu après lui, en 1200. Saint Henri est célébré le 13 juillet.

    Biographie de saint Henri

    Saint Henri est né le 6 mai 973 à Ratisbonne. Il est le fils du duc de Bavière, Henri II le Querelleur. Il reçut, dès sa plus tendre enfance, une solide éducation religieuse. Il fût même éduqué par les chanoines de Hildesheim et par l’évêque bénédictin de Ratisbonne, saint Wolfgang. Il succède à son père, à l’âge de 22 ans, et devient donc duc de Bavière, en 995. Il rencontre peu de temps après la future sainte Cunégonde, la fille du comte de Luxembourg, Siegfried, et l’épouse. Leur mariage demeura sans enfant. Malgré cela, un amour et une fidélité profonde les unissaient. Ils restèrent mariés jusqu’à leur mort. Saint Henri gouverna son duché, pendant sept ans, avec dévouementsagesse et loyauté. Lorsque son cousin, l’empereur du Saint Empire romain germaniqueOthon IIImourut en 1002, c’est Henri qui fût désigné par les seigneurs de l’empire pour lui succéder. Il fût alorscouronné le 7 juin 1002 à Mayence. Le duc de Bavière, Henri III devint alors Henri II, roi de Germanie. Il devint roi d’Italie en 1004 lorsque son frère, Bruno, renonça à ce titre pour se retirer dans les ordres (il devint évêque d’Augusta). En 1014, le pape Benoît VIII le sacra alors, à Rome, officiellement empereur du Saint Empire romain germanique. 

    Saint Henri, avec le soutien de sainte Cunégonde, consacra sa vie aux devoirs de sa charge impériale. En parallèle, il s’intéressait beaucoup à la vie de l’Église et à ses réformes. Il participait aux synodes et aux élections des évêques, en faisant en sorte qu’ils soient intègres. Il se faisait régulièrement conseiller par des religieux dans ses décisions, notamment par l’abbé Odilon de Cluny. Saint Henri lutta fermement contre la simonie (l’acquisition des charges religieuses contre rémunération) et pour redonner au célibat des prêtres une place centrale dans leur sacerdoce. Il fonda également de nombreux monastères, mais aussi le diocèse de Bamberg et sa cathédrale, où il fût enterré, avec son épouse. C’est saint Henri qui imposa que le Credo soit récité à chaque messe dominicale. Il était aussi, bien entendu, très préoccupé par les affaires politiques, s’efforçant de gouverner avec justesse et de rétablir la paix dans son empire.

    Sa santé commença à décliner en 1024. Il se retira alors trois mois à Bamberg afin de s’y reposer. Malheureusement, son retour à ses obligations impériales l’acheva. Saint Henri rendit son âme à Dieu le 13 juillet 1024. C’est le pape Eugène III qui le canonisa le 12 mars 1146. Saint Henri est le saint patron des laïcs oblats de saint Benoît.

    Prier avec saint Henri II

    Prière à saint Henri pour être juste bon, à son image

    “Ô Dieu, qui avez pris saint Henri, ému par la générosité de votre grâce, à la contemplation des choses éternelles, des soucis du gouvernement temporel, accordez-nous par vos prières de marcher vers vous avec simplicité de cœur au milieu des vicissitudes de ce monde.

    Empereur, Saint Henri, plus haut patron allemand et patriarche européen reconnu, gentilhomme aux vertus brillantes, chevalier miséricordieux, je vous demande de prendre soin de moi, de mes ennemis, aidez-moi à leur pardonner tout comme vous avez pardonné la trahison de vos sujets.

    Nourris mon cœur de tout le bien qu’il y a en toi, protège moi avec ton bouclier miraculeux que vous avez fait dans vos merveilleuses expéditions ; sois l’empereur de mes décisions à prendre désormais. Dieu, qui en ce jour avez fait passer le bienheureux Henri, votre confesseur, d’un trône terrestre au royaume éternel, faites, nous vous en supplions, comme il a triomphé par ta grâce des séductions du siècle. Dédaignons aussi les vaines attractions du monde pour nous présenter à vous avec un cœur pur.

    Glorieux saint Henri, serviteur de Dieu, toi qui as su suivre le chemin du Maître, intercède pour nous tous, pour nos besoins matériels et spirituels, afin que nous puissions atteindre la main droite du père ; pour que des milliers de personnes affamées et assoiffées de justice puissent vivre dans la dignité. Par notre Seigneur Jésus-Christ, ton fils qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit et qui est Dieu pour toujours et à jamais. Amen.”

    Prière pour être humble de cœur avec saint Henri

    “Seigneur, tu as comblé saint Henri de ta grâce pour qu'il sache gouverner son empire et tu l'as élevé à la gloire du ciel ; accorde-nous par ton intercession, au milieu des changements de ce monde, de tendre vers toi dans la simplicité du cœur. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Amen.”