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  • Bruxelles : une nouvelle pétition de paroissiens contre une décision de l'évêché

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    Décidément, on ne peut pas dire que la gestion pastorale de "l'Eglise qui est à Bruxelles" fasse l'unanimité. Après La Cambre et le départ programmé - et contesté - des deux prémontrés qui y résident, c'est à présent le déplacement du Père Tam Nguyen de l’Unité pastorale de Stockel-au-Bois qui suscite le débat. Au vu de tout cela, on peut se demander si l'ordinaire de la capitale est vraiment à l'écoute des paroissiens : 

    Encore une paroisse en danger : NON au déplacement de prêtres sans plan pastoral établi

    source

    Les paroissiens de Saint-Paul, Saint-Alix et Stockel (U.P. Stockel-au-Bois) ont appris avec stupéfaction la décision du Vicariat de Bruxelles de déplacer le Père Tam de Saint-Paul à Uccle dès le 1er septembre 2020.

    Une décision qui détruit ce qui est vivant

    Cette décision vient casser une dynamique pastorale remarquablement initiée par le Père Tam à Saint-Paul et qui a encore besoin de temps pour s’enraciner. Le Père Tam a en effet réussi à faire revenir à l’église une communauté toujours plus nombreuse (familles, couples, jeunes ménages avec enfants, veufs, célibataires, isolés, personnes âgées), heureuse de se retrouver lors des célébrations eucharistiques de la semaine et du week-end. Des laïcs de plus en plus nombreux se sont engagés dans la vie de la paroisse (catéchèse, préparation au mariage, accompagnement des familles en deuil, équipe solidarité, messe des jeunes, …). Cet élan pastoral a permis une dynamique sociétale qui dépasse le cercle des croyants.

    Une décision brutale et sans concertation

    Sans considération pour les centaines de paroissiens qu’il est venu rencontrer le 5 novembre dernier, Mgr Kockerols a demandé au Père Tam de quitter l’Unité pastorale de Stockel-au-Bois. Cette décision, annoncée à la veille du confinement, a été prise sans concertation, sans explication et dans la plus grande confidentialité, mettant chacun devant le fait accompli. Et les diverses demandes d’audience de paroissiens aux autorités hiérarchiques se sont toutes heurtées à une fin de non-recevoir. En tant que fidèles laïcs, « protagonistes de l’Eglise et du monde » selon les mots du Pape François, nous sommes profondément heurtés tant par la décision que par la méthode employée. Nous ne pouvons accepter une Eglise sourde aux préoccupations de ses fidèles !

    Une décision qui ne construit rien

    Le Père Tam est appelé à combler un vide à Uccle, a priori sans préparation, ni anticipation. Aucune alternative ni plan ne sont prévus pour Saint-Paul qui se retrouve église sans pasteur. Ni pour les 500 jeunes des unités scoutes et guides qui se retrouvent sans aumônier. A terme, c’est la disparition pure et simple de Saint-Paul qui se joue. On ne solutionne pas un problème en en créant un autre !

    Une communauté paroissiale est avant tout une communauté humaine et son rôle sociétal est essentiel. L’Eglise ne se gère pas comme une entreprise. D’étape en étape, nous assistons à la désertification spirituelle de Bruxelles. Où s’arrêtera-t-on ?

    Nous demandons une Eglise proche de ses fidèles et de ses pasteurs, qui soutient ce qui porte du fruit. Nous demandons au Vicariat de reconsidérer sa décision, sans précipitation, dans la concertation avec les fidèles, autour d’un plan pastoral construit et étayé.

    La pétition se trouve ici

  • Le Cardinal De Kesel remplacé temporairement pour raisons de santé

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    Nous prierons pour le rétablissement du primat de Belgique.

    Communiqué de la

    Le Cardinal De Kesel remplacé temporairement pour raisons de santé

    Le Cardinal Jozef De Kesel est remplacé temporairement à la tête de l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles et comme Président de la Conférence des Évêques de Belgique pour des raisons de santé

    Le Cardinal Jozef De Kesel souffre actuellement de problèmes de santé. Il ne s’agit pas d’une infection au coronavirus. Suite au traitement médical proposé et qui vient d’être entrepris, le Cardinal ne sera pas en mesure de poursuivre l’exercice de ses fonctions pendant quelques semaines.

    Pour cette raison il sera remplacé comme Président de la Conférence des Évêques de Belgique ainsi qu’à la tête de l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles pour la durée de son traitement.

    La Conférence des Évêques est temporairement dirigée par le Conseil permanent de la Conférence composé de Mgr Guy Harpigny (Évêque de Tournai), de Mgr Johan Bonny (Évêque d’Anvers) et du Secrétaire général Mgr Herman Cosijns.

    La direction de l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles est temporairement confiée aux trois Évêques auxiliaires, Monseigneurs Jean-Luc Hudsyn (vicariat du Brabant wallon), Jean Kockerols (vicariat de Bruxelles) et Koen Vanhoutte (vicariat du Brabant flamand & Malines) ainsi qu’au Vicaire général, le Chanoine Etienne Van Billoen.

    Le Cardinal De Kesel a débuté son traitement médical avec confiance.

    Mgr Herman Cosijns, Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Belgique
    Chanoine Etienne Van Billoen, Vicaire général de l’Archidiocèse Malines-Bruxelles

    SIPI – Bruxelles, 14 avril 2020

  • Octave pascale en confinement; feuillet quotidien du Mardi de Pâques (14 avril 2020) : une fable de La Fontaine

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    2020_04_14_09_27_06_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

     

  • "Nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois"

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    De  sur mediapart.fr :

    Stéphane Audoin-Rouzeau: «Nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois»

     

    Stéphane Audoin-Rouzeau, historien de la guerre de 1914-1918, juge que nous sommes entrés dans un « temps de guerre » et un moment de rupture anthropologique.

    Stéphane Audoin-Rouzeau est directeur d’études à l’EHESS et président du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à la Première Guerre mondiale et à l’anthropologie historique du combat et de la violence de guerre. Nous l’avions reçu pour son dernier livre, Une initiation - Rwanda (1994-2016), publié aux Éditions du Seuil.

    Quel regard porte l’historien de la Grande Guerre que vous êtes sur la situation présente ?

    Stéphane Audoin-Rouzeau : J’ai le sentiment de me trouver plongé, soudainement et concrètement, dans mes objets d’étude ; de vivre, sur un mode évidemment très mineur, quelque chose de ce qu’a été la Grande Guerre – pour les civils naturellement, pas pour les combattants –, cette référence si présente aujourd’hui. La phrase la plus frappante d’Emmanuel Macron, lors de son second discours à Mulhouse, a été celle qui a été la moins relevée : « Ils ont des droits sur nous », pour parler des soignants. C’est le verbatim d’une phrase de Clemenceau pour parler des combattants français à la sortie de la guerre. La référence à la Grande Guerre est explicite, d’autant plus quand on sait que l’ancien directeur de la mission du Centenaire, Joseph Zimet, a rejoint l’équipe de communication de l’Élysée. De même, pour le « nous tiendrons ». « Tenir », c’est un mot de la Grande Guerre, il fallait que les civils « tiennent », que le front « tienne », il fallait « tenir » un quart d’heure de plus que l’adversaire…

    Ce référent 14-18 est pour moi fascinant. Comme historien, je ne peux pas approuver cette rhétorique parce que pour qu’il y ait guerre, il faut qu’il y ait combat et morts violentes, à moins de diluer totalement la notion. Mais ce qui me frappe comme historien de la guerre, c’est qu’on est en effet dans un temps de guerre. D’habitude, on ne fait guère attention au temps, alors que c’est une variable extrêmement importante de nos expériences sociales. Le week-end d’avant le confinement, avec la perception croissante de la gravité de la situation, le temps s’est comme épaissi et on ne s’est plus focalisé que sur un seul sujet, qui a balayé tous les autres. De même, entre le 31 juillet et le 1er août 1914, le temps a changé. Ce qui était inconcevable la veille est devenu possible le lendemain.

    Le propre du temps de guerre est aussi que ce temps devient infini. On ne sait pas quand cela va se terminer. On espère simplement – c’est vrai aujourd’hui comme pendant la Grande Guerre ou l’Occupation – que ce sera fini « bientôt ». Pour Noël 1914, après l’offensive de printemps de 1917, etc. C’est par une addition de courts termes qu’on entre en fait dans le long terme de la guerre. Si on nous avait dit, au début du confinement, que ce serait pour deux mois ou davantage, cela n’aurait pas été accepté de la même façon. Mais on nous a dit, comme pour la guerre, que c’était seulement un mauvais moment à passer. Pour la Grande Guerre, il me paraît évident que si l’on avait annoncé dès le départ aux acteurs sociaux que cela durerait quatre ans et demi et qu’il y aurait 1,4 million de morts, ils n’auraient pas agi de la même façon. Après la contraction du temps initiale, on est entré dans ce temps indéfini qui nous a fait passer dans une temporalité « autre », sans savoir quand elle trouvera son terme.

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  • Les peuples des Amériques consacrés à Notre-Dame de Guadalupe

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    Our Lady of Guadalupe | Poster prints, Catholic art, Blessed ...

    De Vatican News :

    Coronavirus: les peuples des Amériques consacrés à Notre-Dame de Guadalupe

    En ce dimanche 12 avril 2020, solennité de la Résurrection du Seigneur, les peuples des Amériques et des Caraïbes ont été consacrés à leur sainte patronne, Notre-Dame de Guadalupe, depuis la basilique nationale de Mexico.

    «Aujourd’hui, nous nous sentons de nouveau petits et fragiles face à la maladie et à la douleur, et nous te demandons de protéger tous les hommes, surtout les plus vulnérables de tes enfants : les personnes âgées, les enfants, les malades, les indigènes, les migrants». En ce jour de consécration des peuples d’Amériques et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe, Mgr Miguel Cabreros Vidarte, président du CELAM (Conseil épiscopal latino-américain) a rappelé l’ardente dévotion démontrée depuis des siècles par les Américains envers leur sainte patronne, surtout en temps d’épreuves, et l’a priée pour la fin de l’actuelle pandémie.

    Des dizaines de milliers de fidèles devant leurs écrans

    Mgr Cabreros Vidarte a remercié les évêques mexicains d’avoir adhéré à l’initiative du CELAM et d'avoir organisé cet acte de consécration qui s’est déroulé après la messe célébrée ce dimanche par le primat du Mexique, le cardinal Carlos Aguiar Retes. Les évêques d’Amérique latine, des Caraïbes, des États-Unis, du Canada et des Philippines ont pris part à la célébration grâce à sa retransmission en direct à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux. Plus de 40 000 personnes ont également pu prier et suivre la messe ensemble, via facebook.

    L’Amérique latine compte plus de 60 000 cas de contagion au Covid-19 et recense plus de 2 500 décès. Le Brésil figure en tête des pays les plus touchés, parmi lesquels figurent l’Équateur, le Chili et le Pérou. Rappelons que les États-Unis sont à l’heure actuelle, le nouvel épicentre de la pandémie avec ce terrible bilan : plus de 22 000 morts pour environ 550 000 cas déclarés.

    Lire aussi : http://www.fides.org/fr/news/67734-AMERIQUE_Supplique_a_Notre_Dame_de_Guadalupe_pour_la_sante_et_la_fin_de_la_pandemie

  • Comment un migrant albanais athée est devenu évêque

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    De Vatican News :

    Mgr Arjan Dodaj célèbre la messe à Tirana, capitale de l'Albanie

    Mgr Arjan Dodaj célèbre la messe à Tirana, capitale de l'Albanie

    Le migrant albanais athée devenu évêque: le parcours d’Arjan Dodaj

    Voici l'histoire de Don Arjan Dodaj. Né dans une famille athée d'Albanie, il quitte son pays et traverse la mer Adriatique de nuit en 1993 pour travailler en Italie. Ouvrier soudeur, il y découvre la foi de sa grand-mère. Il est ordonné prêtre en 1997, avant de retourner dans son pays il y a trois ans. Il y a quelques jours, le Pape l'a nommé évêque auxiliaire de Tirana.
     

    Andrea Tornielli - Cité du Vatican

    Lorsqu’il décroche le téléphone à Tirana, on perçoit immédiatement dans sa voix la surprise de ce qu’il vient de lui être annoncé. Il vient d’être nommé évêque auxiliaire de Tirana. Son histoire est une de celles, petites ou grandes, fleurissent dans la vie quotidienne de l'Église.

    Né à Laç-Kurbin sur la côte albanaise il y a 43 ans, Arjan Dodaj est arrivé clandestinement en Italie après avoir traversé la mer Adriatique en bateau, comme bon nombre de ses compatriotes de l’époque. Il a fui son pays à l'âge de seize ans par une nuit chaude et étoilée de septembre 1993, à la recherche d'un avenir meilleur et d'un moyen d'aider sa famille. En Italie, il travaillait plus de dix heures par jour comme soudeur et jardinier, avant de rencontrer une communauté qui lui a permis de se sentir chez lui. Il a découvert la foi chrétienne dont restait une trace dans son ADN grâce aux chants que lui chuchotait sa grand-mère.

    Dix ans plus tard, il a été ordonné prêtre par saint Jean-Paul II au sein de la Fraternité sacerdotale des Fils de la Croix. En 2017, il effectue son retour en Albanie comme prêtre Fidei Donum, et le 9 avril 2020, le Pape François le nomme évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Tirana-Durazzo.

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  • Il y a quatre-vingts ans : le massacre de Katyn

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    De Visegrad Post :

    Il y a 80 ans, le massacre de Katyń