
Depuis quarante ans, le sacrement de pénitence est en crise dans l’Eglise des pays occidentaux : abus des absolutions collectives favorisé par des directives mal inspirées, confusion entre le confessionnal et le divan du psychiatre et finalement abandon d’une pratique sacramentelle dont la nécessité n’apparaît plus clairement.
Dans un discours prononcé lors de l’ « année sacerdotale » qui vient de s’achever, Benoît XVI a, une fois de plus, indiqué la source de cette désaffection : l’Occident est « marqué par une mentalité hédoniste et relativiste, qui a tendance à effacer Dieu de l'horizon de la vie » et qui ne favorise pas la mise en place d'un « cadre clair de valeurs de référence » ni à « discerner le bien du mal » et à faire « mûrir un sens juste du péché ».
C'est ce qui rend «urgent » le « service des administrateurs de la Miséricorde divine ». Le pape diagnostique en effet un « cercle vicieux » entre « l'obscurcissement de l'expérience de Dieu » et « la perte du sens du péché ».
Pour Benoît XVI en effet, « la crise du sacrement de Pénitence (...) interpelle avant tout les prêtres et leur grande responsabilité d'éduquer le Peuple de Dieu aux exigences radicales de l'Evangile », ce qui suppose, ajoute le pape, de « se consacrer généreusement à l'écoute des confessions sacramentelles, de guider le troupeau avec courage afin qu'il ne se conforme pas à la mentalité de ce monde (cf. Rm 12, 2), mais sache faire des choix même à contre-courant, en évitant arrangements et compromis ».
« Pour cela, ajoutait le pape, il est important que le prêtre ait une tension ascétique permanente, nourrie par la communion avec Dieu, et qu'il se consacre avec une mise à jour permanente à l'étude de la théologie morale et des sciences humaines ». (Agence Zenit).
Invité récemment par l’archevêque de Valence (Espagne) pour donner une conférence à l’intention des prêtres du diocèse, l’actuel Prélat de l’Opus Dei, Mgr Javier Echeverria, est revenu sur ce sujet, en réponse à la question posée par un jeune prêtre.
L’extrait vidéo inédit de cet échange est disponible en cliquant ici :
Le prélat de l'Opus Dei répond à une question d'un jeune prêtre diocésain sur la confession
C’est ce que confirme l’Annuaire statistique de l’Eglise
Canonisé en octobre 2010, le frère André est un saint pour notre temps.
Sur l'excellent site "Benoît-et-moi", nous trouvons cette présentation de Pierre Canisius auquel le pape a consacré son audience de mercredi :
Grand producteur de télévision, Thierry Bizot raconte sa conversion dans le best-seller, Catholique anonyme. Aujourd'hui sort en salles Qui a envie d'être aimé ? une adaptation au cinéma par Anne Giafferi, son épouse. C'est « l'un des meilleurs films français du moment » selon Le Point, « un subtil premier film sur la foi » pour 20 Minutes. Famille Chrétienne parle d'un film « atypique » qui touchera les lecteurs du livre dont il est tiré, « mais peut-être encore plus les autres ». Jean-Baptiste Maillard a rencontré Thierry Bizot et l'a interviewé pour Zenit.