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Enseignement - Education

  • Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

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    Avec la nomination de Mgr Michel Aupetit comme archevêque de Paris (2017) et celle de Mgr Olivier de Germay à Lyon (2020), les deux sièges les plus importants de l’Eglise de France sont dotés de deux pilotes particulièrement solides : il faut s’en réjouir, par les temps qui courent à Rome et autres lieux. La France est, en effet, la Fille aînée de l’Eglise, en particulier pour de nombreux francophones de par le monde. Mais qui est ce nouvel archevêque de Lyon dont l’accession à la Primature des Gaules est un signe d’espérance pour l’avenir ? Dans le magazine « Famille chrétienne », Samuel Pruvot lui consacre cet article (JPSC) :

    mgr-olivier-de-germay-eveque-d-ajaccio.jpg« Clin d’œil du ciel, c’est en la fête de saint Jean-Paul II que Mgr Olivier de Germay est nommé archevêque de Lyon. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de sa formation à Rome, au séminaire français et aussi à l’Institut pontifical Jean-Paul II. Cette nomination très attendue – et longtemps différée – n’est pas du tout anecdotique. « J’ai hurlé de joie en l’apprenant, avoue un confrère. Il est représentatif d’une Église qui va de l’avant, attachée à la nouvelle évangélisation. » Un autre évêque salue : « la nomination d’un évêque qui a du cran et des positions affirmées sur les questions bioéthiques ou le Mariage pour tous est très symbolique. Nommer un évêque de 60 ans à Lyon, c’est poser un acte fort. » Il précise ensuite : « Je trouve intéressant que ce ne soit pas un Parisien. Il peut apporter sa liberté de point de vue. »

    Liberté de mouvement aussi. « J’aime le changement » glissait un jour Mgr Olivier de Germay à Famille Chrétienne. Je trouve stimulant d’aller dans des régions qu’on ne connaît pas. » Il ne va pas être déçu du voyage en devenant le futur primat des Gaules. Pour cet homme né au bord de la Loire, il va falloir expérimenter un territoire neuf, au confluent du Rhône et de la Saône. Il faut dire que ce parachutiste de formation n’a pas froid aux yeux et qu’il avait déjà su atterrir dans le diocèse d’Ajaccio en 2012. Primat des Gaules, le titre est sans doute à la hauteur des enjeux. Car le siège occupé dans l’antiquité par le grand saint Irénée porte bien son nom. Lyon est plus qu’un grand diocèse, c’est un univers en soi.

    Un ancien parachutiste à la théologie classique

    Derrière l’évêque en apparence discret et réfléchi, se cache un esprit de sacrifice et un sacré courage. De fait, Olivier de Germay a fait des études en classes préparatoires au Prytanée national militaire de La Flèche, avant d’intégrer la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan d'où il est sorti officier parachutiste en 1983.

    La vocation sacerdotale est venue plus tard. Peut-être à force de côtoyer le ciel ? Olivier de Germay a d’abord servi dans les forces parachutistes, dans des théâtres de guerre, notamment au Tchad, en Centrafrique et en Irak. Il est entré au séminaire de Paray-le-Monial en 1991 et a poursuivi sa formation théologique notamment à l'Institut catholique de Toulouse puis à l'Institut pontifical Jean-Paul II. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Toulouse en 1998. « C’est un homme à la théologie classique, insiste un évêque. Comme diplômé de l’Institut Jean-Paul II, il a la carrure pour affronter les défis anthropologiques de notre temps, surtout à Lyon qui est un lieu de débat… »

    C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin

     « Il a eu la foi d’avoir accepté ! » confie un autre évêque admiratif qui le connait bien. « Je le plains de tout mon cœur... Mais Dieu va l’aider ! » Ce n’est un secret pour personne : le diocèse de Lyon est toujours meurtri par les affaires de pédophilie et les démêlés judiciaire du cardinal Philippe Barbarin, qui a quitté le diocèse en mars dernier. Mgr de Germay, en ancien parachutiste, est au courant qu’il va atterrir – en décembre prochain – sur un volcan.  Pour autant, il sait se faire aimer note un confrère : « Il est très brillant mais il ne la ramène jamais. Quand il ouvre la bouche, c’est toujours pour dire quelque chose de solide. Quand il intervient en assemblée plénière, je sais qu’il va m’apporter quelque chose. »

    Un prêtre de terrain, intègre et lucide

    « Il reste un militaire, un officier, commente le même évêque. Cela veut dire que c’est un homme de stratégie, quelqu’un qui réfléchit toujours avant de se lancer. C’est un combattant, un homme qui n’a pas peur de monter au front si besoin. » Une impression confirmée par un autre évêque qui partage la même province ecclésiastique que lui : « Il a été nommé en Corse dans un contexte de scandales financiers... C’est un évêque intègre qui a su mettre de l’ordre, un homme relationnel et prudentiel. » Un évêque le décrit comme un apôtre : « C’est un prêtre de terrain et pas un bureaucrate. Il peut parfois avoir des paroles rudes… Il peut même parfois passer pour un moine soldat ! » « Il me fait penser au pape François qui a les pieds sur terre. C’est un homme gentil et simple », tempère un autre prélat.

    Selon un ancien confrère prêtre du diocèse de Toulouse, Olivier de Germay est « un homme courageux et un véritable pédagogue. Il est lucide sans être pessimiste sur les situations pastorales. » Il n’a pas peur non plus de prendre position sur des sujets épineux, comme celui des divorcés-remariés. « Il n’est pas juste de dire que ces personnes sont exclues de l’eucharistie, indiquait-il à Famille Chrétienne en 2015. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ». Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. »

    ▶︎ À LIRE AUSSI Mgr Olivier de Germay : « Une religion populaire, c’est-à-dire non élitiste »

    Un évêque rompu aux questions bioéthiques

    En tant qu’évêque, Mgr de Germay estime en effet que son rôle est de s’exprimer sur les questions sociétales qui traversent la société française. En janvier 2013, il marche par exemple avec la Manif pour Tous. A cette époque, il fait partie des 25 évêques qui ont fait connaître, d’une manière ou d’une autre, leur soutien explicite à la mobilisation. Cet engagement ne le quittera finalement jamais.

    On le retrouve par exemple signant une pétition en 2016 – avec six autres évêques – en réaction à la promulgation de la loi Santé sur l'IVG qui a supprimé le délai de réflexion. Ce texte fort n’a pas pris une ride et fait écho à l’actualité législative de 2020 : « Depuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d’avorter. (…) Le bilan est dramatique. Alors que le nombre d’avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l’avortement connaissent un fort succès. » Une alternative, c’est bien ce que préconise Mgr de Germay concernant la PMA en 2018 alors qu’il participe à un groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique. Il estime qu’un enfant ne peut être privé de la double référence paternelle et maternelle.

    La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ.

    Pour autant, on aurait bien tort de vouloir cantonner Mgr de Germay aux questions bioéthiques et sociétales. C’est d’abord un spirituel qui croit à la force de la prière. « C’est un homme de foi insiste un autre évêque. En Corse, il a fait l’expérience d’un certain désert : un diocèse pauvre et pas toujours facile. Il a appris à monter vers les cimes. » Spirituel mais aussi missionnaire. Il fait par exemple partie des premiers évêques à soutenir et participer au Congrès mission. Il écrit à ses diocésains dans un édito récent : « La priorité est de faire de toute demande cultuelle un lieu d’annonce kérygmatique. La priorité est d’accompagner les personnes pour susciter une véritable rencontre avec le Christ. La priorité n’est pas ‘d’attendre que les frères en recherche frappent à notre porte’, dit le pape François ».

    Pour autant Mgr de Germay est aux antipodes du réactionnaire campant sur ses positions. Il explique d’ailleurs à Famille chrétienne à propos des dévotions populaires : « La tradition, c’est ce qui transmet le dépôt de la foi. Le danger est de s’attacher à la tradition pour elle-même et non plus pour ce qu’elle transmet.  Une tradition ne vit que si elle se renouvelle. »

    Le secret de Mgr de Germay, il le laisse peut-être percevoir quand il s’adresse aux Corses au début du confinement : « N’ayez pas peur ! Gardez la foi, l’espérance et la charité ! » Ce message de réconfort, aux accents très théologiques, c’est un peu son programme aujourd’hui : « Tous nos projets s’écroulent les uns après les autres, l’essentiel est de faire la volonté de Dieu dans l’instant présent. »

    Ref. Qui est Mgr Olivier de Germay, le nouvel archevêque de Lyon ?

    L’installation de Monseigneur Olivier de Germay aura lieu le dimanche 20 décembre en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. L’heure reste à préciser. 

    JPSC

     

  • Cameroun : des écoliers de 9 à 12 ans massacrés à Kumba

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/CAMEROUN - Déclaration de l'Evêque de Kumba après le massacre de six écoliers

    26 octobre 2020

    Yaoundé (Agence Fides) – « Aujourd'hui est le jour le plus sombre et le plus triste à Kumba depuis la crise sociopolitique qui a frappé le nord-ouest et le sud-ouest en 2016 et a impliqué cette région dans la guerre » a affirmé S.Exc. Mgr Agapitus Nfon, Evêque de Kumba, dans le sud-ouest du Cameroun, lequel a dénoncé le massacre d'au moins 6 écoliers de 9 à 12 ans à l'arme à feu et à l'arme blanche. Plusieurs autres écoliers ont été blessés.

    Le massacre a été perpétré le 24 octobre au Collège de l'Académie bilingue internationale Madre Francisca, lorsque, aux alentours de 11.30 locales, un groupe non identifié a fait irruption dans la cour de l'établissement avant d'ouvrir le feu sur les élèves qui se trouvaient en classe.

    « Quelle était leur faute ? Celle d'étudier ? » se demande l'Evêque. « Pendant combien de temps les autorités concernées se contenteront de regarder ? Nos enfants devront-ils mourir de nouveau avant que quelque chose ne soit fait ? ».

    « A cause de cet acte barbare, la population de Kumba est en larmes et l'ensemble du Diocèse en deuil. Nos cœurs sont brisés parce que nos enfants innocents ne sont plus » affirme l'Evêque qui demande au gouvernement camerounais et à la communauté internationale de mettre un terme aux exécutions de civils dans la partie anglophone du Cameroun. Mgr Nfon a annoncé que les obsèques des victimes se tiendront le 30 octobre en la Cathédrale du Sacré-Coeur de Kumba. Aucun groupe n'a jusqu'ici revendiqué la responsabilité du massacre mais le gouvernement et les séparatistes de la région se sont échangés des accusations réciproques.

    L'attaque contre l'établissement scolaire a suscité une condamnation dans tout le pays alors que la diaspora camerounaise sensibilise actuellement le monde par Internet sous l'hashtag #EndAnglophoneCrisis sur les réseaux sociaux. Les habitants de Kumba ont organisé une marche de protestation dans toute la ville para solidarité avec les victimes de l'attaque. De son coté, le gouvernement a condamné les homicides et s'est déclaré « choqué et profondément indigné », promettant de trouver les coupables.

    Au sein des deux provinces anglophones, le conflit est en cours depuis 2016 lorsque le Président Paul Biya avait proclamé vouloir déplacer les enseignants francophones dans les écoles anglophones. Cette mesure avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vas, portant à un affrontement très dur entre les autorités et les milices qui réclament l'indépendance des provinces anglophones. (L.M.) (Agence Fides 26/10/2020)

  • CNEWS: la liberté de parole des chrétiens est-elle menacée ?

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  • Ce que le pape François a vraiment dit sur l'union des couples homosexuels

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    Lu sur le site web « aleteia » cette note puisée à la source d’I.Media : « Ce que nous devons faire, c’est une loi de cohabitation civile, ils ont le droit d’être légalement couverts », déclare le pape à propos des couples homosexuels dans le documentaire Francesco d’Evgeny Afineevsky, sorti en Italie le 21 octobre 2020. « Les homosexuels ont le droit d’être dans la famille, ils sont les enfants de Dieu, ils ont le droit à une famille » :

    « Dans le documentaire Francesco d’Evgeny Afineevsky, qui doit être présenté le 21 octobre à la Fête du Cinéma du Rome, les grandes étapes du pontificat en cours du pape sont présentées en s’appuyant principalement sur des témoignages, des images d’archive, mais aussi sur quelques brefs entretiens exclusifs. Lors de l’un d’entre eux, le pontife répond à une question coupée au montage, mais qui semble porter sur la façon dont l’Église catholique doivent accueillir les homosexuels et la société les protéger.

    La réponse exacte du pape est celle-ci : « Les homosexuels ont le droit d’être dans la famille, ils sont les enfants de Dieu, ils ont le droit à une famille. On ne peut pas expulser quelqu’un d’une famille ou lui rendre la vie impossible à cause de cela. Ce que nous devons faire, c’est une loi de cohabitation civile, ils ont le droit d’être légalement couverts. J’ai défendu cela. » À noter que l’expression « cohabitation civile » (“convivencia civil” en espagnol) est traduite en sous-titre anglais dans le documentaire par « union civile ».

    Le pontife semble faire référence, quand il affirme avoir « défendu cela », à son passé argentin. En 2002, la ville de Buenos Aires est sur le point d’adopter une union civile et son évêque – Mgr Bergoglio – aurait, selon plusieurs sources, fait savoir son désaccord, sans pour autant s’opposer publiquement. Mais en 2010, avant que le gouvernement Kirchner autorise le mariage homosexuel partout en Argentine, le primat du pays serait revenu sur sa première position et aurait soutenu la solution d’une union civile. Cependant, il aurait été mis en minorité par une partie plus conservatrice de l’épiscopat argentin et l’Église catholique aurait officiellement maintenu une ligne plus “dure”.

    La réponse du pape à un homosexuel

    À noter que la déclaration du pape intervient, dans le documentaire, après le témoignage d’Andrea Rubera, homosexuel italien, qui raconte avoir reçu un coup de téléphone du pape après lui avoir demandé par lettre si c’était une bonne idée de confier ses enfants à sa paroisse. Il disait s’inquiéter du “trauma” que cela pouvait constituer pour eux s’ils étaient mal accueillis.

    Andrea Rubera, qui dans la vie est inclusion manager dans une grande entreprise italienne – c’est-à-dire en charge de l’intégration des homosexuels et des personnes d’origine étrangère dans l’entreprise – explique que le pontife lui a demandé de confier ses enfants à sa paroisse tout en étant « transparents » à propos de leur famille. Mais, explique-t-il, il n’a pas donné de point de vue personnel sur leur position.

    Une position officielle ouverte sur la question des unions civiles

    C’est la première fois qu’un pontife s’exprime officiellement en faveur de cette option. En 2014, un officiel du Vatican, Mgr Bruno Forte, avait affirmé que l’Église rejetait l’usage d’une « terminologie similaire » pour définir l’union hétérosexuelle et homosexuelle, mais n’excluait pas « la recherche d’une éventuelle codification des droits qui peuvent être accordés aux personnes vivant dans une union homosexuelle » afin de les protéger.

    Le pontife avait cependant déjà fait le même constat dans le livre d’entretien avec Dominique Wolton Politique et Société, paru en 2017, sans pour autant s’engager clairement. Interrogé par le sociologue français sur le mariage des personnes du même sexe, il affirmait alors : « le “mariage” est un mot historique. Depuis toujours dans l’humanité, et non pas seulement dans l’Église, c’est un homme et une femme. On ne peut pas changer cela comme ça, à la belle étoile […] C’est la nature des choses. Elles sont comme ça. Appelons donc cela les “unions civiles”.»

    À noter que le réalisateur Evgeny Afineevsky a déjà par le passé été investi dans le rapprochement entre cause homosexuelle et religion, en l’occurence avec la communauté juive. En effet, en 2009, il avait fait paraître une comédie engagée Oy Vey! My Son Is Gay!! dans laquelle il racontait l’histoire d’une famille juive de New-York où un fils se révèle être homosexuel…

    Ref. Ce que le pape François a vraiment dit sur l'union des couples homosexuels

    Cohabitation civile, union civile ou mariage (civil ?) ce n’est pas la même chose : pour débrouiller ces  qualifications successives, le site « aleteia » vous propose d'ailleurs un « décryptage » de Camille Dalmas intitulé " Derrière la phrase du Pape sur les homosexuels, un montage habile ».Et si on laissait au pape Bergoglio le soin de préciser plus soigneusement sa pensée pour sortir de l'imbroglio ?

    JPSC

  • Le leadership vertueux : un idéal de vie, très concret et très enthousiasmant

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    De Véronique Depreter sur didoc.be :

    Le Leadership Vertueux

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    Le leadership vertueux - Le Laurier

    « Il faut casser la pierre pour y trouver le diamant caché à l’intérieur ». Cette phrase, prononcée par Edouard Michelin (1859-1940), résume ce qu’est le Leadership Vertueux.

    Le livre « Le Leadership Vertueux » écrit par Alexandre Dianine-Havard est le résultat de nombreux séminaires animés par son auteur sur le sujet. Alexandre Havard a été amené à donner ces formations pour répondre aux questions de ses étudiants à propos de grands hommes, c’est-à-dire d’hommes ayant réalisé de grandes choses, d’hommes ayant rêvé de grands rêves et les ayant concrétisés, en l’occurrence les pères fondateurs de l’Union Européenne.

    Le Leadership Vertueux n’est pourtant pas réservé à une élite intellectuelle ou économique : il est à la portée de tout le monde, professionnels, parents, étudiants…, quels que soient la culture, l’option philosophique, l’âge, la profession. Il n’est pas non plus une technique de plus sur le marché : l’essence du Leadership Vertueux n’est pas l’ambition, l’habileté ou le charisme, mais le caractère. Il s’agit vraiment d’un idéal de vie, très concret et très enthousiasmant et ce livre nous donne une méthode pour se lancer.

    Ce qui fait le leader, c’est son caractère, lequel se construit en développant une série de vertus. Une vertu est une force, une énergie d’ordre spirituel (dans le sens de non-biologique) que l’on acquiert en répétant des actes de ladite vertu, de façon à ce qu’elle devienne une habitude stable.

    Alexandre Havard aborde dans son ouvrage les quatre vertus de base déjà repérées par Aristote comme étant fondamentales.

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  • Le parcours d’Olave Baden-Powell ou l’aventure scoute au féminin

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    bol.com | Olave Baden-Powell (ebook), Philippe Maxence | 9791033610120 |  Boeken

    De Malo Tresca sur le site du journal La Croix :

    « Olave Baden-Powell », une vie au service du guidisme mondial racontée par Philippe Maxence

    Critique 

    Journaliste et écrivain, Philippe Maxence publie une première biographie en français de l’épouse du fondateur du scoutisme. Il brosse le portrait d’une femme forte, qui s’est engagée avec ténacité contre les conformismes de son époque.

    Olave Baden-Powell, L’aventure scoute au féminin

    de Philippe Maxence,

    Ed. Artège, 320 p. 20,90 €

    Dans la conscience collective, elle demeure toujours largement cantonnée à l’ombre de son mari, l’iconique fondateur du scoutisme mondial. Aucune biographie d’elle n’existait d’ailleurs encore en français… Un « affront » désormais réparé. Dans son dernier livre, le journaliste Philippe Maxence a en effet choisi de braquer les projecteurs sur l’atypique et trépidant parcours d’Olave Baden-Powell (1889-1977), qui joua aux côtés de son époux un rôle clé dans l’essor du scoutisme féminin. Sans toutefois en avoir été la fondatrice, ni même l’inspiratrice.

    Cadette d’une famille aisée de trois enfants, la jeune Olave St Clair Soames a la petite vingtaine quand elle rencontre, lors d’une croisière à bord de l’Arcadian en 1912le célèbre général britannique en retraite Lord Robert Baden-Powell. Le mouvement de jeunesse qu’il a fondé, quelques années plus tôt, jouit déjà d’une certaine notoriété. En dépit de leur trentaine d’années d’écart, des affinités se nouent entre les deux, et ne tardent pas à se muer en amour caché. En octobre de la même année, ils se marient, faisant fi de réticences familiales.

    Grande dévotion

    Peu conformiste - elle était notamment excédée par les us et coutumes du modèle de la femme victorienne, contrairement à sa mère qui s’en faisait le chantre -, spontanée et très sportive, Olave a rapidement su se faire apprécier au sein du mouvement. Dépassant sa timidité d’adolescente, elle s’est éperdument dévouée à la cause du guidisme naissant pour conduire son développement en Angleterre, puis dans le monde entier - en France, en Afrique, sur le continent nord-américain… -, au cœur d’un siècle profondément tourmenté par les guerres.

    Son investissement aura toutefois eu quelques répercussions moins heureuses, notamment sur sa vie de famille. Dans un univers fantaisiste largement inspiré par Peter Pan, les trois enfants du couple Baden-Powell ont en effet reçu une éducation très libre, bien qu’entachée par certaines souffrances liées aux absences parentales récurrentes.

    En janvier 1941, la mort de Lord Robert a aussi plongé Olave dans des pensées suicidaires. Alors portée par son combat pour le scoutisme, la fidèle anglicane poursuivra pendant ses 35 dernières années l’œuvre de son époux décédé. Bien documenté, cet ouvrage retrace avec finesse la vie de cette personnalité engagée, sans prétendre explorer les recoins de son âme.

  • Décapitation de Samuel Paty : sommes-nous tous "prof" ?

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    Avec #jesuisprof, la France se mobilise pour les enseignants

    L'acte barbare commis par un jeune Tchétchène sur la personne d'un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine doit être condamné sans aucune restriction. Nous sommes bien évidemment horrifiés devant cette décapitation, acte relevant d'un fanatisme aveugle mais procédant d'une certaine logique propre à l'islam (voir la loi sur le blasphème au Pakistan).

    Mais cela doit-il nous rendre solidaires des agissements d'un enseignant qui, pour inculquer le respect de la liberté d'expression à ses (très) jeunes élèves, leur montrait les caricatures provocantes et abjectes de Charlie Hebdo ? Procéder à de telles exhibitions dans le cadre d'un cours d'éducation civique nous semble inapproprié, surtout lorsqu'on sait que l'on offense ainsi le sentiment religieux de jeunes appartenant à la communauté musulmane bien présente dans cette école. Sans compter que l'enseignant doit plutôt apprendre à ses élèves à prendre leurs distances à l'égard de phénomènes passionnels ou émotionnels tels que celui activé par le procès de Charlie Hebdo et par les provocations qui l'accompagnent. Ces provocations (nouvelle publication des caricatures), ont d'ailleurs déjà failli conduire à de nouveaux drames.

    Il faut dénoncer le radicalisme et le fanatisme des islamistes qui n'hésitent pas à recourir à des crimes odieux que l'on ne peut légitimer en aucune manière mais cela justifie-t-il que l'on se solidarise avec des pratiques pédagogiques discutables ? Se mobiliser autour de la figure de Samuel Paty pour en faire le symbole de la liberté d'expression et de la mission des enseignants est abusif et constitue une exploitation discutable de l'indignation provoquée par un acte barbare.

    Nous n'étions pas Charlie, nous ne serons pas davantage "prof".

  • Le Club des Hommes en Noir analyse Tutti Fratelli

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    Le Club des Hommes en Noir attaque sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L'Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! Les nouveaux épisodes sont disponibles chaque vendredi.

    Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l'abbé Celier, des pères Thomas sj et Viot, de Jean-Pierre Maugendre et animé par Philippe Maxence aborde la dernière encyclique du pape François : Tutti fratelli.

    JPSC

  • RDC : Cardinal Ambongo : « un sentiment de joie et d’un peu de crainte pour ma nomination au Conseil des cardinaux »

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    Ambongo-Maluku.jpgL’archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, nommé tout récemment par le Pape François au Conseil des Cardinaux, réagit à sa nomination au sein de ce Conseil dans une interview donnée au Père Jésuite Jean-Pierre Bodjoko pour « Vatican News ».

    Le Cardinal Ambongo en a profité pour donner aussi son opinion sur la nouvelle encyclique du Pape « Fratelli tutti » et s’exprimer sur les questions abordées lors des dernières réunions de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), sans oublier la problématique des enseignants dans les écoles conventionnées catholiques en RDC. Extrait :

    « Question : « Dernièrement, vous avez été « incompris », si je peux utiliser ce terme, à la suite de votre rappel que les enseignants des écoles conventionnées catholiques, surtout au niveau primaire, doivent être catholiques. Pourtant, cela fait partie de la convention signée entre l’Eglise et l’Etat en RDC ?

    Réponse :

    Toutes ces réactions dérivent clairement du fait de comment on arrive à tout mélanger au Congo. Ça donne l’impression que nous sommes tombés dans une sorte de médiocrité, où on veut tout ramener au plus petit commun dénominateur. Le point de départ de notre prise de position est une convention avec l’Etat depuis 1977, à travers ce que l’on appelle les écoles conventionnées catholiques. Toutes les écoles de l’Etat au Congo sont publiques. Mais, il y en a qui sont conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguistes, etc. Il y a aussi des écoles qui sont gérées directement par l’Etat. Nous devons apprendre à prendre au sérieux les parents des élèves. Quand un parent décide d’envoyer son enfant dans une école conventionnée catholique, c’est parce que ce parent a réfléchi, a évalué et est arrivé à la conclusion selon laquelle il veut que son enfant soit éduqué selon les valeurs de telle ou telle convention. S’il envoie son enfant chez nous les catholiques, c’est parce qu’il veut que son enfant soit éduqué conformément aux valeurs catholiques. L’enfant qui étudie dans nos écoles catholiques et qui est formé par un musulman, un protestant ou quelqu’un issu des églises de réveil, aura-t-il, au sortir de l’école, les valeurs catholiques auxquelles les parents ont cru et pour lesquelles ils ont envoyé leurs enfants chez nous ? Si nous nous comportons de cette manière, c’est que nous avons failli devant les parents qui ont cru aux valeurs catholiques. C’est pourquoi, nous avons levé l’option qu’à l’école primaire, où l’enseignant est aussi catéchète, que ce dernier soit aussi de confession catholique, parce qu’un enseignant de l’école primaire enseigne toutes les matières y compris la religion. Je ne sais pas qui accepterait que le cours de religion, dans l’église catholique, soit enseigné par un musulman, par exemple. C’est le bons sens. Et nous sommes vraiment déterminés sur cette question. Nous allons tenir à notre identité catholique. Mais, cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas des autres. Nous sommes des catholiques et nous voulons être des catholiques. Que les protestants soient des protestants et que les musulmans soient des musulmans. Nous allons collaborer avec eux. Mais, chacun doit garder son identité. C’est la question de savoir ce que nous voulons. Ou nous sommes des catholiques, ou nous ne le sommes pas. Et, si nous sommes des catholiques, nous devons aussi éduquer conformément aux valeurs auxquelles les catholiques croient. C’est une question de responsabilité vis-à-vis des parents d’élèves. Il serait inacceptable et irresponsable de notre part qu’un parent envoie son enfant chez nous et que cet enfant parte de chez nous avec des valeurs qui ne sont pas catholiques .

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  • Voici comment Benoît XVI s’imagine l’au-delà

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    « Yahvé, je n'ai pas le coeur fier, ni le regard hautain. Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi » : c’est à ce psaume 131, évoquant l’esprit d’enfance ouvert sur les cieux, que nous renvoie irrésistiblement le grand théologien Benoît XVI lorsqu’il évoque humblement le mystère de la mort et de l’au-delà.

    De Philippe de Saint-Germain sur le site web « aleteia » :

    WEB3-BENEDICT-XVI-GERMANY-PLANE-043_dpa-pa_200622-99-518809_dpai-SVEN-HOPPE-dpa-Pool-dpa-Picture-Alliance-via-AFP.jpg« Je prierai Dieu d’être indulgent avec ma misère », déclarait en 2016 le pape émérite dans “Dernières conversations”, un livre d’entretiens avec le journaliste allemand Peter Seewald. Il affirmait également se préparer à la mort.

    Le pape émérite Benoît XVI est-il vraiment en fin de vie ? Cette question revient régulièrement dans l’actualité, alors qu’il est apparu quelque peu affaibli sur des photos, notamment lors de la visite qu’il a fait en Allemagne au chevet de son frère. Une chose est sûre : il se prépare à mourir, comme il l’a lui-même affirmé dans le livre Dernières conversations, paru en 2016 (Fayard). Cet ouvrage est un condensé d’entretiens réalisés entre 2012 et 2016 avec son ami Peter Seewald, journaliste allemand. Dans le premier chapitre du livre – Jours tranquilles à Mater Ecclesiæ –, Peter Seewald interroge le pape émérite sur sa vie monastique « dans l’enclos de Pierre », et notamment sur ses activités quotidiennes. Il aborde notamment la passion de Benoît XVI pour l’écriture et la prédication. Puis, il l’interroge : « Est-ce que même un pape émérite a peur de la mort ? » Voici la réponse de Benoît XVI : 

    « Dans une certaine mesure, oui. Il y a d’abord la crainte d’être une charge pour autrui en raison d’une longue période d’invalidité. Pour moi cela serait très attristant. C’est une chose que mon père a toujours redoutée, mais cette épreuve lui a été épargnée. Ensuite, bien que je pense en toute confiance que Dieu ne me rejettera pas, plus on s’approche de Lui, plus on ressent avec force tout ce que l’on n’a pas bien fait. D’où le poids de la faute qui vous oppresse, même si la confiance de fond est  toujours présente, évidemment. »

    Quand Peter Seewald lui demande ce qu’il dira au Seigneur lorsqu’il sera face à face avec Lui, le pape émérite répond : « Je lui demanderai d’être indulgent à l’égard de ma misère. »

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  • Fratelli tutti : le pape François ou la vertu d’utopie

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    Tanouarn ob_2dcd16_paris-8.jpgAutre point de vue, autre regard:  lu sur le site web « aleteia » cette analyse de l’abbé Guillaume de Tanoüarn, membre fondateur de l’Institut traditionaliste du Bon Pasteur et animateur du Centre culturel Saint-Paul :

    « Comment « changer le cours de l’histoire en faveur des pauvres » ? Loin du rationalisme des Lumières, explique l’abbé de Tanoüarn, auteur du “Prix de la fraternité”, le grand dessein du pape François est de montrer que les hommes doivent découvrir leur unité à travers la conscience retrouvée d’une foi naturelle commune.

    Le pape François a choisi de mettre sa troisième encyclique, Fratelli tutti, comme la précédente, Laudato si, sous le signe de saint François d’Assise. Il invoque celui qu’il a choisi comme patron dans le ministère apostolique et il exalte « son cœur sans limites, capable de franchir les distances liées à l’origine, à la nationalité, à la couleur ou à la religion » (n. 3). Il me semble que d’emblée il dévoile ses batteries. L’encyclique commence par François d’Assise et se conclut par une évocation du bienheureux Charles de Foucauld, celui qui, dans son désert, voulait être « le frère universel ». On sent bien, à travers cette double référence que le premier objectif du pape François est de présenter l’Église catholique comme « la sœur universelle » justement, celle qui accompagne tout être humain, aussi bien le migrant sans papier que le mâle blanc hétérosexuel, dont on dit aujourd’hui tant de mal. Cette encyclique, qui comporte tout un chapitre de réflexion sur la parabole du Bon Samaritain, unit étroitement la charité et la politique jusqu’à les identifier : « La charité, écrit le pape François, est le cœur de l’esprit de la politique » (n. 187). 

    Lire aussi :

    Fratelli tutti : l’encyclique de la fraternité et de l’amitié sociale

    L’amitié politique

    Autant que de fraternité, il entend donc nous parler d’« amitié politique » conformément au sous-titre de son encyclique . Qu’est-ce que l’amitié politique ? Un concept qui provient d’Aristote, repris par saint Thomas d’Aquin et que l’on peut identifier à une autre expression souvent utilisée dans l’encyclique : celle du bien commun. C’est à ma connaissance la première fois qu’un pontife se montre aussi ambitieux dans sa description du bien commun politique mondial. Pour lui, l’Église a une mission politique, qui n’est pas la mission pragmatique des hommes politiques, mais une sorte d’aiguillon, qui les pousserait à aller plus outre : « Si l’Église respecte l’autonomie du politique, elle ne limite pas sa mission au domaine privé » (n. 276) déclare François. Et il ajoute, rappelant que toute société doit faire sa place à Dieu : « Lorsqu’au nom d’une idéologie on veut expulser Dieu de la société, on finit par adorer les idoles. L’homme s’égare lui-même, sa dignité est piétinée, ses droits violés » (n. 274). Non à la société sans Dieu ! Non au libéralisme qui fait bon marché de toutes valeurs qui n’est pas marchande : François est ici très proche du discours ecclésial antilibéral du XIXe siècle. Certes il ne parle pas de libéralisme mais d’individualisme, ici par exemple : « L’individualisme indifférent et impitoyable n’est-il pas le résultat de la paresse à rechercher les valeurs les plus élevées, qui, elles, sont au-dessus des besoins et des circonstances » (n. 209).

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  • 27 octobre : Philo à Bruxelles avec Stéphane Mercier; "L'origine de la connaissance"

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