Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Films

  • KTO : un film sur Saint Grégoire le Grand

    IMPRIMER

    saint grégoire.jpgGrégoire Ier, dit le Grand, est le 64e pape de l'Église catholique. Il est l'auteur d'œuvres patristiques majeures qui ont marqué et marquent toujours l'histoire de l'Église. Né vers 540, il est élu pape en 590 et décède le 12 mars 604.

    Docteur de l'Église, il est l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge fut considérable.

    C'est en son honneur que, deux siècles après sa mort, le chant élaboré dans les abbayes du diocèse de Metz est appelé « chant grégorien » (sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique).

     Au risque de blesser sa très chrétienne modestie, ce film se propose de sortir de l’ombre ce noble personnage, dont quatorze siècles n’ont pas encore altéré l’oeuvre immense. SAINT GREGOIRE LE GRAND - Une coproduction KTO/CAT Productions 2020 - Réalisée par Armand Isnard :

    JPSC

  • Familles homosexuelles. Ce que le pape a dit et ce que lui a fait dire Afineevsky

    IMPRIMER

    De Sandro Magister (Settimo Cielo) :

    23 octobre

    Familles homosexuelles. Ce que le pape a dit et ce que lui a fait dire Afineevsky

    C'est ce que dit le Pape à propos des "familles" homosexuelles dans le docufilm "Francesco" du réalisateur Evgeny Afineevsky (en photo) présenté le 21 octobre au Festival du film de Rome :

    "Las personas homosexuales tienenen derecho a estar en la familia. Son hijos de Dios, tienenen derecho a una familia. No se puede echar de la familia a nadie, ni hacer la vida imposible por eso. Lo que tenemos que hacer es una ley de convivencia civil. Tienenen derecho a estar cubiertos legally. Yo defendí eso".

    Cela ressemble à ceci :

    "Les personnes homosexuelles ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu, ils ont droit à une famille. Vous ne pouvez pas éloigner quelqu'un de sa famille ou lui rendre la vie impossible. Ce que nous devons faire, c'est une loi de coexistence civile. Ils ont le droit d'être légalement couverts. Je l'ai défendue".

    D'où l'on apprend que François, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, bénit des "familles" et donc des mariages homosexuels, comme l'illustre la suite du film avec le couple italien d'homosexuels catholiques "marié" avec trois enfants nés de la gestation pour autrui au Canada, auquel le Pape lui-même exprime tous ses encouragements.

    *

    Et pourtant, le père Antonio Spadaro, un jésuite très proche de Jorge Mario Bergoglio, a immédiatement déclaré qu'il n'y avait rien de nouveau dans ces mots et que ce sont les mêmes mots déjà prononcés par François dans une précédente interview de la journaliste Valentina Alazraki, pour la télévision mexicaine Televisa.

    Et c'est vrai. Mais avec des coupures, des coutures et des interpolations qui ont en fait radicalement changé le sens de ces mots.

    Voici en effet (...) le texte original de cette interview dans la partie utilisée dans le film, dans la transcription du texte publiée par le Vatican le 28 mai 2019 avec la cassette vidéo. Les mots saillants sont mis en italique, et les quelques phrases reproduites dans le film sont soulignées en gras.

    FRANCOIS- Ils m'ont posé une question pendant le vol - après je me suis fâché, je me suis fâché parce qu'un journal l'a rapporté - sur l'intégration familiale des personnes d'orientation homosexuelle. J'ai dit : les homosexuels ont le droit de rester dans la famille, les personnes ayant une orientation homosexuelle ont le droit de rester dans la famille et les parents ont le droit de reconnaître cet enfant comme homosexuel, cette fille comme homosexuelle, vous ne pouvez pas expulser quelqu'un de la famille ou lui rendre la vie impossible. Une autre chose que j'ai dite, c'est que lorsque vous voyez des signes chez les garçons qui grandissent, vous devez les envoyer, j'aurais dû le dire auprès d'un professionnel, et au lieu de cela, j'ai sorti 'psychiatre'. D'où le titre de ce journal : "Le Pape envoie les homosexuels chez le psychiatre". Ce n'est pas vrai ! Ils m'ont encore posé la même question et je leur ai répété : ils sont enfants de Dieu, ils ont droit à une famille, et c'est tout. Et j'ai expliqué : j'ai eu tort d'utiliser ce mot, mais je voulais dire ceci. Lorsque vous remarquez quelque chose d'étrange, non, pas étrange, quelque chose qui sort de l'ordinaire, ne prenez pas ce petit mot pour déformer le contexte. Ce qu'il dit, c'est qu'il a droit à une famille. Et cela ne signifie pas qu'il faut approuver les actes homosexuels, bien au contraire.

    Lire la suite

  • L'ex-directrice d'une clinique d'avortement se confie

    IMPRIMER

    D'Antoine Pasquier sur le site de Famille Chrétienne :

    Les confidences de l’ex directrice d’une clinique d’avortement qui a inspiré le film Unplanned

    1/10/2020

    Le film Unplanned, diffusé en France à partir du 1er octobre, s’est inspiré de l’histoire vraie d’Abby Johnson, ancienne directrice d’un planning familial au Texas devenue une farouche opposante à l’avortement. Depuis, 550 autres employés ont suivi son exemple. Entretien.

    Le film « Unplanned » sort en France cette semaine. Pourquoi avez-vous accepté de raconter votre vie dans un film ?

    Eh bien, ce n’était pas prévu ! J'ai été approchée par les réalisateurs après qu’ils aient lu mon livre intitulé, lui aussi, « Unplanned ». Ils voulaient en faire un film. J'ai accepté leur proposition après avoir beaucoup prié parce que je pense que ce film peut (et a déjà) apporté beaucoup de guérison et contribué à sauver de nombreuses vies.

    Quand avez-vous changé d'avis sur l'avortement ?

    Au moment précis où, lorsque je travaillais au Planning Familial, j'ai vu ce bébé bouger sur l'écran de l’échographie juste avant son avortement. J'ai alors réalisé que la vie humaine existe dans l'utérus et que l'avortement tue cette vie.

    Êtes-vous une autre personne depuis que vous avez changé de camp ?

    Je suis une autre personne grâce à Dieu. Cela a été un long cheminement avec Lui, et même si je n’ai pas perdu l’essentiel de ma personnalité lorsque je suis devenu pro-vie, j’ai changé d’une manière significative grâce à Lui.

    Qui vous a aidé à quitter le Planning Familial ?

    Les membres de la Coalition for Life au Texas ont été d'une aide considérable. C’est seulement quand j’ai quitté Planned Parenthood (le Planning familial américain, NDLR) que j'ai découvert que beaucoup de gens priaient pour mon départ. Leurs prières ont été exaucées.

    D'autres femmes ont-elles suivi votre exemple en abandonnant le Planning Familial après avoir découvert la vérité sur l'avortement ?

    Mon ministère au sein de ATTWN (And Then There Were None), un mouvement d’anciens salariés du Planned Parenthood, a aidé plus de 550 employés de cliniques d’avortement à quitter leur travail. Donc oui, beaucoup ont suivi mes traces !

    Qu'est-ce qui choque le plus les anciens employés dans les pratiques du Planning Familial ?

    Outre les terribles conséquences de l'avortement lui-même, les anciens employés du Planned Parenthood découvrent vraiment comment l'industrie de l'avortement traite les femmes, comment elles les poussent à avorter et leur disent qu'elles ont besoin de l'avortement pour réussir dans la vie. C'est un énorme mensonge. Et les nombreuses révélations des cliniques et des médecins de l'avortement eux-mêmes – comme l'utilisation de médicaments périmés, le manque de personnel médical approprié à la clinique ou le refus d'appeler des ambulances lorsque la vie d'une femme est en danger – démontrent à ces employés que l'industrie de l'avortement ne se soucie que de l'argent, et rien d’autre.

    Lire la suite

  • "Résurrection", la suite de "la Passion du Christ" de Mel Gibson, est en voie d'achèvement

    IMPRIMER

    Du Figaro :

    La suite de La Passion du Christ de Mel Gibson est en bonne voie

    Le réalisateur a envoyé le scénario de Résurrection à son acteur principal, Jim Caviezel, déjà interprète de Jésus il y a seize ans.

    Jim Caviezel et Mel Gibson devraient se retrouver pour le tournage de Résurrection, la suite très attendue de La Passion du Christ.
    Jim Caviezel et Mel Gibson devraient se retrouver pour le tournage de Résurrection, la suite très attendue de La Passion du Christ. Icon Productions

    Jim Caviezel a lâché le morceau dans le média américain Breitbart news, la semaine dernière : Mel Gibson lui aurait envoyé la «troisième ébauche» du scénario de Résurrection, la suite de La Passion du Christ. Déjà interprète du Christ dans le premier volet, l'acteur américain devrait lui aussi ressusciter avec ce qui sera, selon lui, «le plus grand film de l'histoire».

    Tombé du pinacle malgré le succès commercial immense de la Passion du Christ, Jim Caviezel avait, selon lui, été boycotté par Hollywood pour le caractère polémique du film de Mel Gibson. Ciblé pour sa violence et pour ce qui fut considéré par certains comme une incitation à l'antisémitisme, la Passion du Christ, n'en devint pas moins le film indépendant le plus rentable de tous les temps, avec 612 millions dollars de gains pour un budget de production estimé à 30 millions de dollars environ.

    À LIRE AUSSI : Mel Gibson: «La suite de La Passion du Christ ? La Résurrection»

    Seize ans après, Jim Caviezel semble davantage guidé par sa foi et par la dimension historique du rôle que par des questions d'argent. Très croyant, l'acteur avait exposé à Fox News, en mars 2020, l'importance d'un tel film selon lui : « Les films produits aujourd'hui appartiennent à l'univers Marvel. Vous verrez Superman mais vous ne verrez plus JésusJe me dois de jouer le plus grand super-héros de l'histoire».

    Une Ascension attendue au box-office ?

    La Passion du Christ s'était concentré sur les douze dernières heures de la vie de Jésus, de son arrestation au Jardin des Oliviers jusqu'à sa crucifixion. Résurrection, relatera la sortie du tombeau au troisième jour et dépeindra les événements qui suivirent.

    Trouvera-t-on, telles les femmes venues l'embaumer, le tombeau vide ? Ou verra-t-on, de l'intérieur, la lumière éblouir Jésus sortant de son tombeau ? Comme annoncé en 2016, le scénario a été confié à Randall Wallace, pour qui le thème est familier, puisqu'on doit à celui qui suivit des cours de religion à l'université de Duke, la réalisation de Et si le ciel existait ? Quatre ans après les premières révélations sur cette suite très attendue, Randall Wallace serait donc toujours «l'homme de la situation» pour Mel Gibson.

  • Michael Lonsdale, une voix, une foi... sur KTO

    IMPRIMER

    Michael Lonsdale : une voix, une foi...

    Publié le 22/09/2020

    "Le coeur, c'est pour moi l'essentiel", confiait en 2017 Michael Lonsdale au micro de KTO.

    Le comédien, qui s’est éteint lundi 21 septembre dernier à l’âge de 89 ans, signe une carrière riche de brio et empreinte de spritualité.

    Un homme de cœur et d'esprit

    Michael Lonsdale aura interprété avec brio les rôles les plus variés. Il aimait être là où l’on ne l’attendait pas. De la comédie, avec Louis de Funès dans Hibernatus, au rôle de méchant sadique face à Roger Moore dans James Bond. Mais Michael Lonsdale aura surtout marqué le cinéma français par son empreinte spirituelle, concrétisée par son rôle de Frère Luc, l'un des moines de Tibhirine assassinés, dans Des Hommes et des Dieux. Une expérience bouleversante pour laquelle il obtiendra le César de meilleur acteur dans un second rôle en 2011. Il confiera à la presse que ce film "est entré dans nos vies saturées de mouvements et de bruits comme une respiration, où la rencontre et la prière sont essentielles".

    Itinéraire d'une conversion

    Homme de cœur et d'esprit, Michael Lonsdale a fait de sa foi un moteur essentiel de sa vie. Baptisé à l'âge de 22 ans, il apprend peu à peu à ouvrir son coeur et le laisser parler. Une spiritualité qu'il met au profit de son art, qu'il s'agisse de cinéma ou de peinture. Parrain des JMJ à Madrid en 2011, Michael Lonsdale assume pleinement sa foi. Ami de KTO, il s’est d'ailleurs régulièrement confié auprès de la chaîne sur sa façon bien personnelle de penser la spiritualité, sur le grand écran comme dans la vie réelle.

  • Michael Lonsdale et son chemin de foi

    IMPRIMER

    Michael Lonsdale est mort à 89 ans; la RTBF lui rend hommage :

    Le chemin de foi de Michael Lonsdale

    Le chemin de foi de Michael Lonsdale

    Le chemin de foi de Michael Lonsdale - ©

    L'acteur Michael Lonsdale s’est glissé dans la peau de plusieurs religieux au cours de sa longue carrière. Il a, par exemple, interprété le rôle de frère Luc, l’un des moines trappistes de Tibhirine assassinés dans les années 90. A 88 ans, il se confie sans tabous à propos de sa foi et sa relation avec Dieu.

    Michael Lonsdale exprime sa foi dans ses récents ouvrages : 'Pèlerin à Tibhirine' (Salvator), 'L’âme de Tibhirine' (Les éditions du Cerf), 'Mes étoiles. Les rencontres qui ont éclairé mon chemin' (Bayard), et 'Sur la voie de la Beauté et de l’Amour', des entretiens avec le cardinal Paul Poupard, menés par Anne Facérias (Pierre TEQUI éditeur).

    Cependant, il faut que ma joie demeure. Un homme âgé n'est qu'une chose misérable, à moins que son âme chante (Frère Luc)

    Michael Lonsdale est Frère Luc dans le magnifique film Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, sorti en 2010. Cela a été pour lui une grâce de l'incarner au cinéma et de faire passer les messages merveilleux de cet homme qui aimait le genre humain. Il est entré dans sa vie, comme un trésor, et est devenu comme un ami. Il confie aujourd'hui : "Plus le temps passe et plus la figure de Luc m'habite, c'est très troublant."

    Les sept moines de Tibhirine ont été béatifiés en décembre 2018. Michael Lonsdale était allé peu avant se recueillir au monastère de Tibhirine et fleurir la tombe de Frère Luc. 

    La joie, la foi

    Michael Lonsdale a été baptisé à l'âge de 22 ans à Rabat, par un père dominicain qui a été son père spirituel pour toute sa vie. La vie monastique aurait pu lui plaire, mais il n'a pas voulu abandonner sa famille ruinée, qui avait besoin de son aide. "Ma mère malade et mes soeurs ne pouvaient pas gagner leur vie, elles étaient comme des enfants. Je ne pouvais pas les abandonner pour satisfaire mes besoins à moi."

    Maintenir en vie la joie n'est pas toujours facile, il faut demander au Seigneur de nous aider. C'est lui qui nous offre de la joie, qui nous touche au plus profond de notre âme.  Michael Lonsdale remercie sans cesse le Seigneur. Il veut témoigner de sa foi parce qu'il souhaite à sa mesure faire voir aux gens ce qu'est la présence surnaturelle de Dieu.

    "Je sens ma foi dans mon corps et dans mon coeur, comme une paix. Il n'y a plus de trouble, plus d'angoisse, c'est un moment de grâce, de lumière intérieure. C'est un état physique où tout est relaxé dans une attention émerveillée, dans la sécurité d'avoir trouvé l'essentiel. L'essentiel, c'est de faire ce que le Christ demande : aimez-vous les uns les autres."

    Le silence, la prière

    "Dans le silence, il y a une oreille qui s'ouvre toute seule et puis qui ressent, c'est comme la musique. Il y a une telle paix, un tel bien-être physique de tous nos membres, de notre coeur, de notre tête. C'est délicieux."

    "La prière est la façon d'énoncer ce qu'on ressent, de dire : "Je suis avec toi et j'écoute, je sais fortement ce que tu souhaites". C'est comme une évidence. Je prie tous les jours, dès que je peux, dans le métro, dans le train... "

    "Chacun porte Dieu en lui, il faut le laisser vivre. L'homme est une créature voulue par Dieu. Il a voulu chacun de nous précieux, imbattable. Il attend, il a tout le temps, il n'est pas pressé. Son réservoir d'amour est énorme."

    L'amour, la beauté

    A l'origine de tout amour, il y a Dieu. La scène où Michael Lonsdale parle de ce qu'est l'amour à une jeune Algérienne est tout à fait improvisée. C'est l'une des scènes les plus fortes du film, où il a laissé son coeur s'exprimer.

    La nature est le reflet de Dieu. Pour lui, les fleurs sont comme un cadeau, une invention adorable de Dieu, une évocation de l'au-delà. Michael Lonsdale est aussi peintre, les végétaux l'inspirent, 'les paradis perdus', dit-il, à l'image de ceux du Douanier Rousseau. 

    Les regrets, la mort

    Michael Lonsdale regrette plein de choses de sa vie : des moments d'égoïsme et de paresse, des moments où il aurait pu sauver quelque chose. "Je ne suis pas parfait, vous savez."

    "Je ne crois pas que la mort ait sur nous le dernier mot", dit Frère Luc. Et comme lui, Michael Lonsdale croit en la résurrection : "Nous ne sommes qu'un passage".

  • Les martyrs coptes massacrés par les djihadistes en Libye bientôt sur les écrans

    IMPRIMER

    Dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/EGYPTE - « Martyrs de la foi et de la nation », première œuvre cinématographique sur les coptes orthodoxes massacrés en Libye par des djihadistes

    8 juillet 2020

    CoptsUnited

    Samalut (Agence Fides) – La première œuvre cinématographique dédiée aux 20 chrétiens coptes orthodoxes décapités en 2015 par des djihadistes en compagnie de leur compagnon de travail ghanéen s'intitulera “Martyrs de la foi et de la nation ». L'initiative est partie avec la bénédiction du Patriarche copte orthodoxe Tawadros II et sera réalisée sous la supervision de l'Evêque copte orthodoxe de Samalut, Pavnotios.

    Dans un récent communiqué diffusé par ce même Diocèse de Samalut, était annoncé l'imminent début des reprises prévu dès janvier dernier et reporté à cause de la pandémie de corona virus. Le recueil des témoignages et du matériel utile à la rédaction et à la révision du scénario, confié à l'écrivain Mina Magdy, avait débuté depuis longtemps. Le texte du scénario est basé notamment sur les récits des membres des familles des martyrs, presque tous natifs de la région de Samalut. Le texte à transformer en film, avant d'arriver aux scènes relatives au martyre, à la découverte des corps dans une fosse commune et au retour des dépouilles en Egypte, parcourt les vies des jeunes coptes orthodoxes massacrés par les djihadistes, arrachés à leur vie quotidienne et familiale, faite de fatigue, d'espérances et de désirs d'un avenir meilleur, ces désirs mêmes qui avaient poussé les martyrs à émigrer en Libye à la recherche d'un travail digne et utile à subvenir aux besoins de leurs familles respectives.

    La mise en scène de l'oeuvre est confiée au cinéaste Yussef Nabil, qui a déjà par le passé raconté sur la pellicule des histoires de martyre chrétien. L'annonce du plan de l'oeuvre et du début des travaux – explique sur le site Internet Wataninet.com Nader Shoukry, membre de la commission chargée de revoir le scénario – vise également à chercher des subventions permettant de soutenir l'ambitieux plan de travail. Le communiqué du Diocèse copte orthodoxe de Samalut reporte également le message des cinéastes impliqués dans le projet qui demandent à tout un chacun « de prier afin que le Seigneur complète l'oeuvre avec nous, en nous aidant à réaliser le film de la meilleure des manières possibles, de sorte qu'il devienne un témoignage de la force des martyrs pour toutes les générations futures ».

    Les 20 coptes égyptiens et leur compagnon de travail ghanéen avaient été enlevés en Libye au début de janvier 2015. La vidéo de leur décapitation fut mise en ligne par les sites djihadistes le 15 février suivant. Une semaine après la nouvelle du massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés par le prétendu « Etat islamique » au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Eglise copte orthodoxe, établissant pour la célébration de leur mémoire la date du 15 février.

    Les dépouilles mortelles des coptes tués en Libye par des djihadistes avaient été identifiées fin septembre dernier dans une fosse commune de la côte libyenne, non loin de la ville de Syrte. Leurs corps avaient été trouvés les mains liées derrière le dos, revêtant encore les combinaisons orange qu’ils portaient dans la vidéo macabre tournée par leurs bourreaux au moment de leur décapitation.

    Le rapatriement des dépouilles des martyrs en Egypte, annoncé à plusieurs reprises par les moyens de communication égyptiens, a demandé plus de temps que prévu et n’a pu avoir lieu qu’à la mi-mai (voir Fides 15/05/2018). Entre temps, les analyses de l’ADN ont permis d’identifier chacun des corps des 21 martyrs.

    Cette année, comme eut à l'indiquer l'Agence Fides (voir Fides 07/02/2020), au sein du Diocèse copte orthodoxe de Samalut, sont en cours les célébrations visant à commémorer les martyrs coptes de Libye alors que 5 ans se sont écoulés depuis les faits. Ayant débuté le 1er février, les célébrations en question s’achèveront le 16 février et se déroulent principalement dans l’église et au Musée dédiés aux martyrs, édifiés rapidement avec le soutien concret du gouvernement égyptien.

    « La vidéo qui montre leur exécution – indiquait en son temps à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique émérite de Gizeh – a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent « Seigneur Jésus Christ ». Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre ». (GV) (Agence Fides 08/07/2020)

  • Ennio Morricone voyait la main de Dieu dans sa vie de compositeur

    IMPRIMER

    Archive de zenit.org (15 septembre 2009) :

    Ennio Morricone voit la main de Dieu dans sa vie de compositeur

    Son nom ne vous dira peut-être rien, mais sa musique vous sera sûrement familière. Ennio Morricone est largement considéré comme l’un des meilleurs compositeurs de musiques de films d’Hollywood. S’il est connu surtout pour ses mémorables et mélancoliques bandes originales des Spaghetti Westerns des années 1960, comme « Le Bon, la Brute et le Truand », « Pour une poignée de dollars », « Il était une fois dans l’Ouest », de nombreux catholiques l’apprécient peut-être davantage encore pour son émouvante partition dans « Mission », un film de 1986 sur les missionnaires jésuites dans l’Amérique du Sud du 18e siècle.

    Mais sa contribution à l’industrie du cinéma s’étend bien au-delà de ses œuvres les plus célèbres : il a, en effet, écrit la musique de quelque 450 films et travaillé avec de grands réalisateurs d’Hollywood, de Sergio Leone et Bernardo Bertolucci à Brian De Palma et Roman Polanski.

    Il a 80 ans et toujours bon pied, bon oeil. Le légendaire compositeur vient de terminer la bande originale de « Baaria » de Giuseppe Tornatore, un film italien qui a fait l’ouverture du Festival international du Film de Venise cette année, tandis que Quentin Tarantino l’a invité à écrire la musique de son dernier film « Inglourious Basterds » (des difficultés de calendrier ont empêché Morricone de le faire, mais il autorisé Tarantino à utiliser dans le film des extraits (clips) de sa précédente œuvre).

    Le célèbre compositeur italien continue aussi à décrocher des prix prestigieux : au début de cette année, le président français Nicolas Sarkozy l’a élevé au grade de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, la plus haute distinction française. Elle vient s’ajouter à une longue liste d’autres récompenses importantes dont un Oscar d’honneur (Honorary Academy Award), cinq nominations aux Oscars, cinq Baftas, et une Grammy award (distinction récompensant les meilleurs œuvres musicales américaines de l’année, classique exclu, ndlr).

    Pourtant Ennio Morricone, qui est né à Rome, préfère rester dans l’ombre et n’accorde que rarement des interviews. Aussi quelle ne fut pas notre surprise quand, un matin d’août, il a aimablement accepté de faire une exception et a invité ZENIT dans son appartement du centre de Rome pour parler principalement de sa foi et de sa musique.

    Son intérieur dépasse tout ce que l’on peut imaginer : un grand piano noir immaculé se détache près de la fenêtre d’un grand salon décoré avec goût, artistiquement agrémenté de peintures murales, de tableaux classiques et de panneaux en bois d’acajou. Mais Morricone, qui est marié et a quatre enfants adultes, est un homme humble, sans façon, et il répond aux questions d’une façon typiquement romaine : directement, en allant droit à l’essentiel.

    Lire la suite

  • Ennio Morricone : un homme de foi qui a entretenu un lien particulier avec l'Eglise

    IMPRIMER

    D'I.Media via aleteia.org :

    Ennio Morricone, l’ami des papes

    Le célèbre compositeur Ennio Morricone s’est éteint à l’âge de 91 ans, le 6 juillet 2020. Issu d’une famille catholique et se définissant lui-même comme un « homme de foi », le musicien italien a eu pendant toute sa vie un lien particulier avec l’Église, au point d’influencer son art, particulièrement dans son rapport à la musique sacrée. Une connivence qui se retrouve aussi dans les rapports singuliers qu’il a entretenus avec les papes de son temps.

    Auteur plus de 500 musiques pour le cinéma, deux fois oscarisé, le compositeur italien Ennio Morricone a tiré sa révérence ce lundi 6 juillet à Rome à l’âge de 91 ans. Un grand artiste mais aussi un homme qui n’a pas hésité à mettre son talent au service de sa foi. Né le 10 novembre 1928 dans la Ville Éternelle, Ennio Morricone, diplômé de l’Académie nationale de Sainte-Cécile à Rome en trompette, composition, instrumentation et direction d’orchestre, voit sa carrière décoller spectaculairement grâce aux musiques originales qu’il réalise pour les fameux westerns spaghettis de Sergio Leone dans les années 1960. Pour une poignée de dollars (1964) puis Pour quelques dollars de plus (1965) et Le Bon, la Brute et le Truand en 1966, par leurs succès internationaux, le placent immédiatement dans la cour des plus grands compositeurs de son temps.

    Mais la notoriété et la réussite qu’il connaît dès lors n’ont jamais suscité chez Ennio Morricone la folie des grandeurs. Issu d’une famille religieuse, le musicien est resté toute sa vie très en retrait des podiums et paillettes que lui offrait Hollywood. À l’origine de cette foi simple et humble, il y a ces moments où, au temps de la Seconde Guerre mondiale, il priait le chapelet chaque jour, bercé par la voix maternelle récitant les Ave Maria. « Ma foi est née en famille », a-t-il déclaré à Credere lors d’un entretien le 5 juillet 2015. Au nom de ce catholicisme enraciné et fervent, il protège sa propre famille durant toute sa vie, malgré la renommée immense qu’il a obtenue grâce au cinéma.

    Le Saint-Siège n’est pas indifférent à ses compositions qui montrent une vraie sensibilité religieuse comme Mission en 1986, mais ce sont surtout les bandes sonores très touchantes d’un téléfilm sur Jean XXIII, Il papa buono (2002) puis de deux autres sur Jean Paul II en 2005 et 2006 qui le mènent à rencontrer des papes, lui le Romain habitué à les contempler de loin, depuis la place Saint-Pierre.

    Lire la suite

  • "L'Ombre de Staline" : un film que l'on espère voir sur les écrans belges

    IMPRIMER

    De Céline Rouden sur le site du journal La Croix :

    « L’ombre de Staline », une vérité indésirable

    L'Ombre de Staline, le dernier film d'Agnieszka Holland ...

    Agnieszka Holland retrace l’itinéraire du journaliste qui dès 1933 a révélé au monde la famine orchestrée par Staline en Ukraine et, à l’heure des « fake news », sonne le rappel de nos aveuglements collectifs.

    21/06/2020

    L’ombre de Staline, un film d’Agnieszka HollandCONDOR FILMS

    Film britannico-polonais, 1 h 59

    Le nom de Gareth Jones n’est pas resté dans la mémoire collective. Pourtant, ce jeune journaliste gallois qui a été conseiller aux affaires étrangères du premier ministre Lloyd George est le premier à avoir dénoncé dès 1933 l’Holodomor, l’extermination par la faim de millions de personnes en Ukraine, orchestré par Staline pour financer le « miracle soviétique ». S’il est tombé dans l’oubli, c’est que sa vérité, démentie à l’époque par les correspondants en poste à Moscou, parmi lesquels le respecté Walter Duranty du New York Times, aura bien du mal à s’imposer à une opinion occidentale qui voit encore dans l’expérience socialiste l’espoir d’une société plus égalitaire.

    Son récit aurait en partie inspiré La ferme des animaux, célèbre fable anti-totalitariste de George Orwell dans laquelle le fermier est un certain Mr. Jones (titre original du film). C’est le point de vue développé par la réalisatrice qui met en parallèle, dans ce thriller historique, l’écriture du livre et l’incroyable quête de vérité du jeune homme interprété par James Norton. Venu à Moscou avec l’espoir naïf d’interviewer Staline, Gareth Jones cherche des réponses à des questions que plus personne n’ose se poser dans un pays où tout le monde est étroitement surveillé. Elles vont le conduire clandestinement jusqu’en Ukraine où il découvre, effaré, le drame en train de se nouer.

    Une page d’histoire aux résonances contemporaines

    Tout l’intérêt du film d’Agnieszka Holland est de mettre en lumière une page de l’histoire longtemps occultée. « Il y a encore beaucoup de crimes commis par le régime communiste dont on ne parle pas », défend la réalisatrice polonaise. Et elle n’hésite pas à les restituer dans le réalisme le plus cru. À l’atmosphère ouatée et étouffante qui règne à Moscou, succèdent les vastes espaces de l’Ukraine enneigée où dans des villages désertés, les cadavres côtoient des orphelins livrés à eux-mêmes et réduits au cannibalisme. Une vérité si aveuglante qu’elle ne peut être admise et que le journaliste, de retour en Angleterre, en deviendra quasiment fou.

    Le savoir-faire d’Agnieszka Holland pour raconter une histoire est indéniable, tout comme son engagement constant contre les dérives totalitaires de la Russie d’hier et d’aujourd’hui (elle avait signé en 1988, Le complot sur l’assassinat du père Popieluszko). À l’heure des fake news et de la post-vérité, l’aventure de Gareth Jones a le mérite de sonner comme le rappel de nos aveuglements collectifs. (...)

  • Vativision, le "netflix du Vatican", est lancé

    IMPRIMER

    Sans titre.png

    Ça y est : Vativision, plateforme catholique de films à la demande est lancée dès ce lundi comme annoncé. Voici ce dont il s'agit sur cet article d'Olivier Tosseri publié sur le site "Les Echos" en octobre dernier :

    VatiVision, le Netflix du Vatican

    Au printemps 2020, une plateforme offrira en streaming du contenu audiovisuel religieux, artistique et culturel lié à l'Eglise catholique.

    VatiVision estime avoir un public potentiel à travers le monde de 1,3 milliard de chrétiens mais aussi de nombreux non croyants intéressés par ces thématiques. (VatiVision estime avoir un public potentiel à travers le monde de 1,3 milliard de chrétiens mais aussi de nombreux non croyants intéressés par ces thématiques.)

    Les ordinateurs, tablettes et téléphones portables sont les nouvelles terres d'évangélisation. C'est la conviction du Vatican qui bénit la naissance de VatiVision.com. Cette plateforme sera lancée au printemps prochain pour offrir en streaming sur tous les supports numériques des films, des documentaires et des émissions aux contenus religieux.

    Ce projet est né de la collaboration de deux sociétés italiennes. Officina della Comunicazione qui détient 75 % du capital de VatiVision dont le siège est à Bergame, est une société de production. Les 25 % restant sont détenus par Vetrya, groupe international basé en Ombrie, spécialisé dans le développement de services numériques et de plateformes de cloud computing.

    « Souvent les produits télévisuels ou cinématographiques à caractère religieux sont difficilement distribués, constate Nicola Salvi l'un des administrateurs délégués d'Officina della Comunicazione. Nous voulons rendre accessibles au plus grand nombre ces contenus de grande valeur pour contribuer à diffuser le message chrétien. »

    Lire la suite

  • L'émission "Secrets d'histoire" sur Thérèse de Lisieux est en ligne (youtube)

    IMPRIMER

    le commentaire de Gérard Leclerc :

    Près de deux millions et demi de téléspectateurs ont regardé lundi soir la superbe émission de Stéphane Bern consacrée à sainte Thérèse de Lisieux. Événement hautement significatif qui intervient en pleine tourmente et qui nous oblige à nous interroger sur l’essentiel.

    Pour comprendre notre temps et ce qui nous tombe sur le dos, nous avons donc besoin de cette distance de la pensée qui appartient aux philosophes, en raison même de la gratuité de leur discipline qui ne se rapporte pas directement à une utilité. Mais ne nous faut-il pas aller plus loin pour tenter de pénétrer jusqu’au mystère profond de notre existence ? Et de ce point de vue, pour aller vite, nous franchisons cette distance supplémentaire qu’exige la théologie et la mystique. Tout de même, que faisons-nous sur terre ? Tout cela a-t-il un sens ? Jean Guitton expliquait un jour au président François Mitterrand que ce qui le distinguait de Sartre, c’est que ce dernier avait opté pour l’absurde et que lui avait choisi le mystère. Mais ce mystère ne consistait pas en la seule interrogation propre à une sagesse ou à une gnose initiatrice. Il se référait à la réponse de la foi, en ce qu’elle apporte à l’intelligence.

    C’est la démarche d’un Augustin d’Hippone dans ses Confessions : « Tu nous a fait pour Toi et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi. » J’y réfléchissais ces jours-ci. Comment rendre sensible à cette dimension-là ? Et puis l’événement est venu à mon secours, avec la superbe émission de Stéphane Bern, lundi soir, sur Thérèse de l’Enfant Jésus. Nous n’étions pas dans le discours proprement dit, même si le discours doit intervenir à un moment ou à un autre. Pour ceux qui voudront comprendre le secret de Thérèse il faudra absolument lire son Histoire d’une âme. Mais le récit de sa vie, à l’aide des images que nous avons vues lundi, est en soi assez saisissant pour nous introduire à notre propre énigme intérieure. La pure gratuité de cette vie, uniquement vouée à la recherche de son Seigneur, nous ouvre à cet espace immense où Dieu nous invite à respirer à l’approche des profondeurs de la Trinité.

    Nos tentatives dialectiques et rhétoriques n’égaleront jamais la puissance de rayonnement de la petite carmélite de Lisieux. C’est bien pourquoi cette émission, qui lui était consacrée au sein de l’épreuve que nous subissons est un véritable cadeau du Ciel. Il a d’ailleurs été accueilli avec reconnaissance par un immense auditoire. Thérèse, championne de l’audimat c’est sans doute le plus étrange et le plus beau des paradoxes d’aujourd’hui.

    Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 6 mai 2020.