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Foi - Page 1118

  • Cours de religion : où en est-on ?

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    L'an dernier (19 mai 2010), Mgr Léonard déclarait :

    "Comme les autres évêques, j'ai accepté les différents programmes de cours de religion enseignés dans les écoles. Ceux-ci conçoivent, à juste titre, le cours de religion comme un cours qui s'enseigne à des élèves et non comme un catéchisme qui vise à renforcer la foi de jeunes croyants. Ces programmes invitent l'enseignant à faire le lien entre le cours et la vie concrète des élèves, mais requièrent également que lui soient enseignées - comme dans tous les autres cours - une série de données objectives sur la religion catholique, tels la Bible, la vie et le message de Jésus, l'histoire et l'organisation de l'Eglise,.... Dans une société multiculturelle, où même de nombreux élèves baptisés ne fréquentent plus les paroisses, ce cours n'en est que plus utile pour ceux qui ont choisi de le suivre dans l'enseignement officiel ou qui ont fait le choix d'une école catholique. Il donne, en effet, à l'élève de découvrir intellectuellement le message chrétien dans le respect de ses convictions intimes...."

    Où en est-on aujourd'hui? Ces "données objectives" sont-elles réellement enseignées? Il serait temps qu'un audit sur l'enseignement de la religion soit correctement effectué parce que, ce qui saute aux yeux, c'est l'absence de connaissances un tant soit peu rigoureuses sur des notions telles que les sacrements, l'Incarnation, la Rédemption, le Salut, etc. (Ne parlons pas des structures de l'Eglise où les élèves ignorent tout ou presque!) Il est vrai que les connaissances comptent pour peu dans la pédagogie nouvelle où l'on préfère disserter à perte de vue sur les compétences. Comme si la méthodologie était une fin en soi et les contenus comptaient pour presque rien...

  • Le paradis à la porte

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    L9782020988360.jpgFabrice Hadjadj a fait un tabac, hier soir, à la conférence organisée par l'Institut Sofia et intitulée "le paradis pour les nuls".

    On trouvera ici un excellent compte-rendu de cette conférence

    La preuve que l'on peut être jeune, converti, intelligent, enthousiaste, tout en étant attaché à la foi de l'Eglise et en mettant à la portée de nos contemporains la richesse de son enseignement, sans tomber dans le ringard ni le convenu.

    Son nouveau livre, consacré au même sujet, sera très prochainement en librairie : "Le paradis à la porte" présenté ainsi sur le site du Seuil

    "Vous avez peut-être lu l’Enfer de Dante mais jamais son Paradis : il équivaut à vos yeux à un néant immaculé. Or le paradis dantesque est bien plus différencié et violent que son enfer. Béatrice y déclare au poète : « Si tu voyais mon rire, tu serais réduit en cendres. » C’est pourquoi, au fond, vous mettez le paradis à la porte : vous redoutez l’exigence de sa joie. Alors vous vous fabriquez un petit paradis artificiel, rassurant... qui fait un enfer très convenable.

    Certes, il ne s’agit pas de fuir vers un autre monde imaginaire, ni de régresser vers ce paradis terrestre dont la Genèse nous dit qu’il est définitivement perdu. À la notion d’un au-delà, vous opposez à bon droit la requête de vivre hic et nunc. Mais vous n’arrivez jamais à être vraiment ici, maintenant. C’est là que le vrai paradis révèle son paradoxe et se défend contre ses parodies : il n’est pas évasion vers un ailleurs, mais la grâce déchirante d’être enfin présent à tous et à chacun, dans une ouverture symphonique, une créativité chorale.

    Ce livre vous invite à un itinéraire à travers la philosophie, la théologie et les arts ? de Nietzsche à Bonnefoy, de Baudelaire au Bernin, de Sade à Mozart ? afin d’approcher ce que le paradis a de plus terrible et de plus beau : la béance de sa béatitude. Oh ! il ne s’agit pas de vous consoler, non, mais de vous convoquer à cette joie qui doit vous faire perdre toute contenance ? comme un clown ? et détruire en vous tout contentement ? comme un fleuve, lequel n’est lui-même que de se recevoir et de s’offrir sans fin…"


    Fabrice Hadjadj, professeur agrégé de philosophie et dramaturge, collabore au Figaro, à Art Press et à La Vie. Il a déjà publié plusieurs essais, dont La Profondeur des sexes (Seuil, 2008) et La Foi des démons (Salvator, 2010, Prix de littérature religieuse).

  • Said Musa : prêt à mourir pour le Christ

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    imagesCABM98XW.jpgLe site chrétien « portes ouvertes » publie cette lettre très émouvante de Said Musa (voir les articles de l’observatoire de la cathophobie ici, et ), cet Afghan emprisonné depuis mai dernier, torturé et violé en prison, qui n’a pas le droit aux services d’un avocat et qui pourrait être exécuté prochainement :

     « Ils m’ont demandé si j’étais réellement chrétien. Je leur ai répondu : « Je suis chrétien à cent pour cent ! Je crois au fils du Dieu Tout Puissant, il est mon Sauveur et mon Seigneur. » Je leur ai dit que le seul chemin pour venir à Dieu est d’avoir la foi en Jésus Christ. Il est le chemin, la vie éternelle, la vérité, l’amour, il est réellement Dieu.

    Aujourd’hui une nouvelle personne m’a rendu visite. Cet homme m’a posé des questions comme : « Pourquoi n’acceptes-tu pas l’islam ? Pourquoi ta religion serait meilleure ? » … Je lui ai répondu : « Pour la vie éternelle, l’amour, l’honnêteté et la sincérité. La fraternité entre frères et entre sœurs, la douceur, l’humilité et chose la plus importante, le fait d’aimer nos ennemis comme nous-mêmes. »

    Il m’a dit :
    « Tu sais que tu vas être condamné à mort ? ». Je lui ai répondu : « Je suis prêt. Mon Sauveur a donné sa vie pour moi. Je n’ai pas peur des hommes. Ils peuvent seulement tuer mon corps mais ne peuvent pas blesser mon âme. » J’ai ajouté que je tenais ferme, que je ne trahirai jamais ma foi. Sans Jésus, que signifie la vie dans le monde ou après cette vie ? Rien !

    Que la grâce de notre Sauveur et Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous, Amen

    Saïd Musa »

    On croit entendre l’écho même de la foi des temps apostoliques : est-il seulement perceptible par les chrétiens occidentaux qui ont réduit leur credo à celui des droits de l’homme ?

  • Thierry Bizot : Avoir la foi, c'est comme tomber amoureux

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    "Avoir la foi c'est comme tomber amoureux"
    envoyé par Europe1fr. - L'info internationale vidéo.

  • Sur KTO : Un coeur qui écoute

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    Diffusé le 21/02/2011 / Durée 26 mn

    Le frère Pascal Haegel, médecin, docteur en philosophie et frère de Saint Jean depuis plus de 25 ans est un familier de l'âme humaine. Il a été pendant 10 ans exorciste du diocèse d'Orléans. Il est aujourd'hui prieur d'un sanctuaire marial renaissant dans le diocèse du Mans. Quel est notre rapport à notre âme ? Croyons-nous encore en cette réalité ? Pouvons-nous redécouvrir l'intériorité ? Rencontre avec un praticien du corps et de l'âme. 26 min, à découvrir ICI

  • J'ai rencontré des vivants, par Guibert Terlinden

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    DEPECHE CATHOBEL

    images.jpg

    Le 25 février prochain, Guibert Terlinden donnera une conférence dans le cadre du cycle "A l'écoute de la fragilité", proposé par les communautés de L'Arche, Foi et Lumière et l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH). Celle-ci a pour titre l'intitulé de son livre paru aux éditions Fidélité.

    Prêtre belge ordonné en 1982, Guibert Terlinden est diplômé en psychologie clinique et responsable de l'aumônerie des Cliniques universitaires Saint-Luc depuis plus de dix ans.

    Dans son livre, "À travers des "histoires" de rencontres parfois poignantes, il témoigne de cette mission pastorale en tant que prêtre, responsable de l'équipe d'aumônerie catholique, et en tant qu'homme, frère humain, les deux étant indissociablement liés. Il nous parle de ses questions, doutes, révoltes, impuissances et appels, en résonance à celles de ses interlocuteurs. Il se situe résolument dans la Tradition spirituelle qui est la sienne, celle de la Bible, des psaumes, et de l'Évangile comme appel du Vivant au vivant à venir, y compris dans la tempête et le chaos. Son plus profond désir : donner du temps au temps quand le réel anéantit tout et "réduit le spirituel au niveau zéro"; rendre aux équipes soignantes leur fonction de présence contenante, terreau de lien interhumain retissé et fondement nécessaire pour que "du sujet" apparaisse, qu'un récit émerge, s'ancre aux fondements de la tradition de chacun.".

    Le livre peut être commandé en versant le montant de 17,95 euros (frais de port compris) sur le compte de Dimanche service : 732-7032002-38 (avec en communication "J'ai rencontré des vivants").

    Date : 25 février 2011, à 20h
    Lieu : ICHEC, rue du Duc, 132 à Bruxelles
    Renseignements : tél. 02. 772 79 54 - courriel info@larche.be ou bruxelles@och.asso.fr

  • Lire au-delà des chiffres

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    Stat_cath.jpgLe Bureau central de statistiques de l’Église vient de publier ses nouveaux chiffres dans l’Annuaire 2011. Celui-ci  estime  qu’il y avait 1,181 milliard de baptisés catholiques à travers le monde en 2009. Il y aurait ainsi eu plus de 15 millions de fidèles supplémentaires cette année-là, soit une augmentation de 1,3 % par rapport à 2008.

    Ces chiffres et d’autres, que rapporte, l’Agence Zenit, ont-ils un sens ? En y regardant de plus près et sur l’échelle du temps, on s’aperçoit par exemple qu’en dix ans, l’Europe a perdu plus de trois millions de catholiques (alors que l’Afrique en gagnait 50 millions)

    La tendance n’est sans doute pas près de s’inverser. Sur son site web, La Libre Belgique de ce jour signale qu'en Flandre un phénomène de « débaptisation » (terme théologiquement impropre : on devrait plutôt le qualifier d’apostasie publique consistant à se faire rayer des registres de baptême) est en forte hausse (pour le diocèse d’Anvers, le journal cite le chiffre de 2.136 en 2010, contre 139 en 2009) attribuable évidemment à l’épidémie des révélations de faits de mœurs concernant le clergé. Bien plus grave : il faudrait y ajouter toutes les apostasies silencieuses et la mentalité séculariste qui infeste un grand nombre de catholiques nominaux.

    L’édition 2011 de l’Annuaire de l’Église catholique nous apprend aussi qu’un catholique sur deux se trouve sur le continent américain (49,4 %), où, pourtant, ne se trouve que 13,6% de la population mondiale. Mais, au même moment,  le cardinal brésilien Claudio Hummes, préfet émérite de la Congrégation du Clergé, écrit (dans l’Osservatore Romano du 17 février 2011) qu’ «  en Amérique latine, et en particulier au Brésil, la croissance irréfrénable des sectes pentecôtistes et la déchristianisation, conséquence de l'avènement de la culture post-moderne sécularisée, relativiste et laïciste, sont la cause d'une forte diminution du nombre de personnes qui se déclarent catholiques. Aujourd'hui, sur le continent latino-américain, conlut le cardinal, les catholiques courent le risque réel d'être réduits à moins de la moitié de la population ! »

    Lien permanent Catégories : Eglise, Foi
  • Flandre : l'apostasie bat son plein...

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    apostasie.jpgL'agence Belga nous informe d'une hausse importante des débaptisations en Flandre où elle atteint des taux records à Anvers "où le chiffre est passé de 139 en 2009... à 2.136 en 2010".

    Sans approfondir ici la question de fond, à savoir que le caractère sacramentel reçu au baptême ne peut être biffé de la sorte, il faut bien constater que le mal fait à l'Eglise par les prêtres pédophiles est tangible et que le nombre d'apostasies en témoigne. La Flandre semble avoir été plus touchée que le reste du pays par les affaires d'abus sexuels.

    Il est paradoxal que les médias imputent au style du nouvel archevêque la responsabilité de ce phénomène alors que le scandale provoqué par les aveux de Mgr Vangheluwe a profondément ébranlé l'opinion publique.

    Le nationalisme flamand s'accomode sans doute mal de la présence d'un archevêque issu du sud du pays mais les dérives progressistes en Flandre ont également produit leurs fruits aux saveurs discutables. Par ailleurs, le christianisme très sociologique de la Flandre est fragilisé par le climat matérialiste et consumériste d'une région enivrée par ses succès économiques. Ces tendances se traduisent également par le délitement de la famille et par un très faible taux de natalité qui entraîne un vieillissement inquiétant de sa population.

    Les militants de la laïcité ne manquent évidemment pas d'exploiter cette situation en stimulant les candidats à l'apostasie à effectuer les démarches pour demander leur "débaptisation". Les chiffres augmenteront sans doute encore avec les campagnes médiatiques cathophobes récurrentes: de nombreuses personnes désarçonnées oscillant entre indifférence, frustration et indignation, sont autant de futurs apostats en puissance...

    Il faudra du temps, beaucoup de temps, et encore davantage de foi, pour effacer les traces des scandales qui ont éclaté ces derniers temps et pour rendre à l'Eglise tout son dynamisme évangélisateur.

  • N'hésitons pas...

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    250px-Brescia_39_FrcPriere.jpg"N'hésitons pas à demander à Dieu les choses même les plus difficiles, telles que la conversion de grands pécheurs, de peuples entiers. Demandons-les lui, même d'autant plus qu'elles sont plus difficiles, avec la foi que Dieu nous aime passionnément et que plus un don est grand plus celui qui aime passionnément aime à le faire ; mais demandons avec foi, avec insistance, constance, avec amour, avec bonne volonté. Et soyons sûrs que si nous demandons ainsi et avec assez de constance, nous serons exaucés, en recevant la grâce demandée ou une meilleure. Demandons donc hardiment à notre Seigneur les choses les plus impossibles à obtenir, quand elles sont pour sa gloire, et soyons sûrs que son Cœur nous les accordera d'autant plus qu'elles semblent humainement plus impossibles : car donner l'impossible à ce qu'il aime est doux à son Cœur, et combien ne nous aime-t-il pas ?"

    Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
    Méditations sur l'Évangile au sujet des principales vertus (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 161) sur Evangelizo

  • "Il était une foi" : En route vers Jérusalem…

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    En route vers Jérusalem…

    Emmanuel de Ruyver  et Paul-Augustin Jones racontent leur périple en Coccinelle vers Jérusalem dans un livre intitulé « En route vers Jérusalem ». Une traversée épique de pays comme la Roumanie, la Turquie, la Syrie, la Jordanie… Un «pèlerinage» haut en couleur, parsemé de rencontres plus surprenantes les unes que les autres.

    Quatre maîtres-mots caractérisent ce voyage : aventure (mécanique, humaine et spirituelle), rencontres, foi (avec notamment un temps de pèlerinage en Terre Sainte), et service (au Caire, chez les jeunes des quartiers pauvres et chez les chiffonniers de Mère Teresa).

    Pour en parler, Manu Van Lier rencontre Emmanuel de Ruyver, jeune prêtre du Brabant Wallon et co-auteur de cet ouvrage et Benoît Roels, dessinateur de BD, qui en signe les illustrations. Écoutez ici l’intégralité de cet entretien : Il était une foi / Catho.be 

    29€ aux Editions Fidélité 

    Parution : 15-10-2010 

     
  • Pèlerinage de Pentecôte à Chartres, sous le signe du Bienheureux pape Jean-Paul II

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    Bonnou_IMG_1115_light_web.jpgLe pèlerinage Paris-Chartres (100 km) organisé par l’association « Notre-Dame de Chrétienté » accueille chaque année plus de 8.000 participants, lors du week-end de la Pentecôte : trois jours de marche sous le soleil lors du week-end de la Pentecôte.

    Le thème choisi pour les 11, 12 et 13 juin 2011 est "l'Evangile de la Vie", le premier des points non-négociables. Thème qui répond aux appels répétés de Jean-Paul II, bientôt béatifié, en particulier dans son encyclique prophétique Evangelium Vitae (1995). Et de Benoît XVI, comme il l'a montré au monde entier en faisant organiser dans l'Eglise universelle les veillées de prière pour la vie naissante le 27 novembre dernier.

    Pour citer Jean Raspail (préface de la réédition du "Camp des Saints") :"la minorité catholique se bat, le dos au mur – Le nombre de ses fidèles ne diminuera plus – La tendance s’inverse – les jeunes prêtres sont peu nombreux, mais intensément “motivés” ! Là aussi, le retournement s’amorce, comme aux temps barbares, au moyen âge, dans leurs abbayes, leurs prieurs, les moines et les moniales veillent et prient – et chez eux, les vocations affluent. Si l’on croit à la grâce de Dieu, à la réciprocité des mérites et à la communion des saints, la chrétienté en France voit se lever l’aube de sa renaissance !"

  • le XXe siècle a connu plus de martyrs que les 19 siècles précédents réunis

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    1005386_centene.jpgMonseigneur Centène, évêque de Vannes, a organisé, hier, une marche silencieuse de solidarité avec les chrétiens persécutés à travers le monde. Voici le texte de son appel paru dans "Chrétiens au Morbihan" et reproduit sur http://www.christianophobie.fr/ Y aura-t-il des initiatives semblables dans nos diocèses?

    « En ce début d’année, nos cœurs se tournent tout particulièrement vers les chrétiens d’Orient sauvagement massacrés lors des attaques contre la cathédrale catholique syriaque de Bagdad en Irak et l’église copte des Saints d’Alexandrie en Egypte. Aujourd’hui, les chrétiens sont la minorité la plus opprimée et la plus harcelée du monde. En effet, le XXe siècle a connu plus de martyrs que les 19 siècles précédents réunis. Ici ce sont les idéologies du nazisme et du marxisme qui nient Dieu et ont très fortement combattu les croyants. Certaines dictatures matérialistes, en Asie principalement, pratiquent encore une discrimination très active des chrétiens. Là, des chrétiens sont transformés en citoyens de seconde zone, voire tout simplement supprimés au nom de Dieu. Dans de nombreux pays à majorité musulmane ou hindoue, la conversion et la manifestation publique de la foi chrétienne sont interdites et violemment réprimées tant par les pouvoirs publics que par les autorités religieuses.

    Nos pays occidentaux eux-mêmes, façonnés par des siècles de foi chrétienne, sont traversés par des vagues d’une « christianophobie » dénoncée par Benoît XVI lors de son discours à la curie romaine le 20 décembre dernier. Relayée plus ou moins explicitement et consciemment par les médias, cette volonté de cantonner la foi et la culture chrétienne dans la sphère privée de la conscience, quitte à renier les fondements de nos sociétés occidentales, tend à imposer une dictature de la raison positive qui exclue Dieu de la vie de la communauté et de l’organisation publique, privant ainsi l’homme de critères de discernement à la mesure de sa dignité.

    La prise de conscience récente des persécutions antichrétiennes a provoqué l’indignation de l’opinion publique. Mais cela ne suffit pas. Relayant l’appel anxieux de Benoît XVI à l’occasion du discours des vœux au Corps diplomatique le 10 janvier 2011, nous voulons adresser un appel aux pouvoirs publics et religieux pour que soit pris en compte le respect de la liberté religieuse partout dans le monde. Nous sommes convaincus que la possibilité de pratiquer sa foi librement et sans coercition est un droit humain fondamental car la personne est ainsi reconnue jusque dans sa dimension spirituelle. Cette reconnaissance et cette mise en pratique réelle de la liberté religieuse entendue non seulement comme liberté de culte mais aussi comme liberté de conscience qui suppose pour chacun la possibilité de se convertir, est la garantie d’un chemin vers la paix, protégeant chacun de l’écueil du fondamentalisme tant religieux que laïque. Elle est la garantie d’une juste articulation entre les pouvoirs civils et religieux."

    Cette manifestation a réuni plus de deux mille personnes :

    Près de 2.000 personnes ont défilé en silence à Vannes (56), hier, pour soutenir les chrétiens persécutés dans le monde. Une pétition est lancée par le diocèse.

    L'attentat contre la cathédrale syro-catholique de Bagdad, en Irak, le 31octobre dernier, celui perpétré contre l'église des Saints d'Alexandrie, en Égypte, le 31décembre, et le meurtre d'un prêtre polonais, vendredi, en Tunisie... Ces trois événements révèlent l'ampleur des persécutions exercées dans certains pays contre les chrétiens. Pour manifester le soutien des catholiques morbihannais et, plus largement, pour sensibiliser l'opinion sur cette situation, une marche silencieuse a rassemblé hier après-midi, dans les rues de Vannes, près de 2.000 personnes venues de toute la Bretagne. L'initiative de l'évêque de Vannes, peu banale, a mobilisé large: religieux et religieuses, scouts, familles, jeunes et retraités et même des élus vannetais venus à titre personnel, étaient au rendez-vous fixé par MgrRaymond Centène sur l'esplanade du port, vers 17h. (Le télégramme.com)