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Foi - Page 1142

  • Diocèse de Tournai : bientôt un synode diocésain

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    Diocèse de Tournai

    L'annonce officielle d'un synode diocésain doit être faite à la Pentecôte et il devrait durer un ou deux ans. Mgr Harpigny écrit : "Un synode diocésain est source de communion dans un diocèse. Tous ceux qui exercent la mission de l'Eglise et tous les acteurs de la pastorale se sentent parties prenantes pour discerner ce que le Seigneur propose aujourd'hui". (...) Dans l'attente des suggestions des catholiques du Hainaut, l'évêque avance quatre thèmes.

    "Les communautés ecclésiales comme lieux d'accueil de la Parole de Dieu et signes de l'appel et de l'envoi en mission"

    Mgr Harpigny s'interroge : "Pouvons-nous imaginer des communautés ecclésiales qui ne célèbrent pas l'eucharistie ? Comment envisager l'avenir des communautés ecclésiales dans le contexte actuel ?" (...)

    "Comment progresser dans la dynamique des unités pastorales ?"

    Depuis 1997 et l'envoi en mission de l'Equipe d'animation pastorale de Dour, la plupart des 49 unités pastorales ont vécu une année de Renaissance. "Les unités pastorales, telles qu'elles ont été conçues, ont gardé toutes les paroisses. Certaines unités éprouvent des difficultés à articuler la pastorale dans chaque paroisse avec la pastorale de l'ensemble de l'unité. Comment discerner dans ce qui se passe ce qui est porteur de la mission de l'Eglise et ce qui pourrait être changements structurels ? Doit-on garder toutes les paroisses ? Faut-il distinguer paroisse, lieu de culte, fabrique, presbytère, postes de desservants, de vicaires et de chapelains du cadre de l'Eglise catholique ?"

    Des acteurs pastoraux pour donner souffle aux communautés ecclésiales :

    "Nous avons bien entendu tous les laïcs qui désirent vivre de l'Evangile, écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique. Nous avons aussi, en certains lieux, des communautés de vie consacrée (...). Mais nous avons surtout des acteurs pastoraux : prêtres, diacres et laïcs qui, avec l'équipe d'animation pastorale, veillent à ce que la mission de l'Eglise soit effectivement exercée, dans tous ses aspects. Comment discerner ce que le Seigneur propose pour appeler aux ministères ecclésiaux, prêtres, diacres et animateurs en pastorale, des ministères ordonnés et des ministères confiés à des laïcs ? Comment appeler au ministère presbytéral ? Tout le monde sait bien que, sans prêtres, l'Eglise ne peut vivre de manière plénière sa mission en ce monde, puisque sans sacrements, sans le sacrement de l'eucharistie, elle ne peut être signe de l'Eglise en un lieu. Comment allons-nous progresser dans ce domaine ?
    "

    La famille, aspect fondamental de la vie en société et de la mission de l'Eglise :

    "Depuis des décennies, beaucoup d'efforts ont été entrepris pour accompagner les familles brisées, les familles recomposées afin que, dans l'épreuve, l'Evangile soit toujours annoncé et vécu. Il va de soi que cette manière de faire doit être poursuivie. Cependant, il existe aussi des familles dont les parents pratiquent fidèlement les engagments pris et cherchent à témoigner de leur foi auprès de leurs enfants. Bien souvent, nous confions à la catéchèse le témoignage de la foi et l'initiation chrétienne. Peut-être pourrions-nous faire un pas pour fortifier la préparation au mariage sacramentel et faire des propositions pour aider les parents dans l'initiation chrétienne des enfants. Peut-être pourrions-nous encourager de manière plus explicite l'accompagnement des couples et inviter davantage les jeunes qui désirent connaître le Christ, le suivre et l'aimer." (...)

    H.W.
  • Augmentation des ordinations sacerdotales dans le monde

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    7b0167nig-ordination-nigeria0001.jpgC’est ce que confirme l’Annuaire statistique de l’Eglise

    ROME, Vendredi 11 février 2011 (ZENIT.org) - Le nombre de prêtres ordonnés dans le monde a augmenté alors que le nombre de ceux qui ont renoncé à l'exercice du sacerdoce a diminué sensiblement.

    C'est ce que révèle L'Osservatore Romano qui a anticipé quelques passages de l'Annuarium Statisticum Ecclesiae 2009, préparé comme chaque année par le Bureau central de statistique de l'Eglise et publié par la Librairie éditrice du Vatican. Celui-ci sera présenté dans quelques jours au Vatican.

    Les statistiques officielles les plus récentes se réfèrent à 2009. Le nombre total de prêtres à cette date-là était de 410 593, dont 275 542 membres du clergé diocésain et 135 051 du clergé religieux. En 1999, ils étaient en revanche 405 009 partagés en 265 012 diocésains et 139 997 religieux.

    L'incidence du clergé diocésain et du clergé religieux n'a pas bougé de manière significative : respectivement 65% et 35% en 1999 contre 67% et 33% en 2009.

    Le nombre total de prêtres dans le monde en 2009, par rapport à 1999 - rapporte encore L'Osservatore Romano -, a donc subi une croissance d'1,4 % résultant de l'augmentation de 4 % du clergé diocésain et de la flexion de 3,5 % du clergé religieux.

    Une baisse de pourcentage a concerné l'Amérique du Nord (environ 7 % pour le clergé diocésain et 21 % pour le clergé religieux), l'Europe (avec 9 %) et l'Océanie (avec 4,6 %). En revanche, les prêtres africains ont augmenté (38,5 %), ainsi que ceux d'Asie (30,5 %) et les prêtres diocésains d'Amérique centrale et méridionale.

    En revanche, en Afrique et en Asie, le clergé religieux a diminué. La distribution par continents du clergé en 2009 - rapporte enfin le quotidien du Saint-Siège -, est caractérisée par une forte prédominance de prêtres européens (46,5 %) qui sont environ 56 % de plus que les Américains. Le clergé asiatique est estimé à 13,5 %, le clergé africain à 8,9 % et celui d'Océanie à 1,2 %.

    Marine Soreau sur Zenit

  • La Saint-Valentin, autrement

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    st_valentin_bassano  Dépêche CATHOBEL

    Qui ne connaît la Saint-Valentin et son cortège de coeurs ? Cette fête jouit d'un véritable engouement commercial. Stratégiquement placée pendant une période creuse, entre les fêtes de fin d'année et la fête pascale, la Saint-Valentin bénéficie chaque année des feux des projecteurs roses du marketing. Achats en tous genres sont vantés à cette occasion : du matériel électroménager en passant par le rayon de la cosmétique. Alors, uniquement commerciale cette fête ?

    Le bonheur... Un substantif couru au point d'en perdre son essence. Et pourtant ce jour du 14 février peut être une occasion de célébrer son quotidien dans toute sa réalité humaine. Le printemps est proche, la lumière reprend force, ... Non, le bonheur ne passe pas par l'achat d'un nouvel ustensile, mais il nous invite à affirmer nos affections, tout simplement.

    Tous les Etats contemporains sont loin d'avoir adopté la Saint-Valentin. Ainsi, en Russie, le gouvernement de la région de Belgorod a interdit cette célébration dans les établissements publics, estimant qu'il s'agit (tout comme la fête d'Halloween) d'une fête contraire à la culture russe. Dans cette région où la population se dit orthodoxe à 97 %, l'archevêché orthodoxe soutient l'interdiction d'une fête considérée comme étant catholique.
    En réaction à l'implantation récente de cette fête occidentale, l'épouse du président russe, Svetlana Medvedeva, a même lancé en 2008 un "jour de la famille, de l'amour et de la fidélité", une alternative russe célébrée le 8 juillet.

    En Belgique, plusieurs initiatives sont prévues à l'occasion de la Saint-Valentin, notamment dans des paroisses. Citons :
    - une veillée de prière avec un renouvellement du oui sacramentel, le 14 février à 20h, en l'église Saint-Pierre, à Woluwe-Saint-Pierre. Des témoignages, une adoration, le sacrement de réconciliation sont également prévus au cours de cette soirée organisée par l'unité pastorale de Woluwe et la Communion Notre-Dame de l'Alliance;
    - une messe pour les couples, le 14 février à 20h15, en la chapelle Notre-Dame du Bel Amour (rue de Stalle à Uccle);
    - le dimanche 13 février aura lieu, à Wavre, une journée organisée à l'attention des couples fiancés ou en couple : "Avant le Oui - Un mariage ça se prépare !". Information : http://www.catho.be/?id=281&281

  • Namur : réservé aux 16-30 ans

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    P1011230.JPGUn week-end ''Jeunesse 2000'' aura lieu à Namur du vendredi 25 février (au soir) au dimanche 27 février dans l'après-midi. Il s'adresse aux 16-30 ans. Au départ de ''Jeunesse 2000'', il y a ''Youth 2000'' né à l'initiative du pape Jean-Paul II. Le pape avait souhaité, en 1989, lors des JMJ de Compostelle que les jeunes évangélisent et mettent Jésus au centre de leur vie. Un week-end où chacun, en compagnie de prêtres, est invité à revisiter les bases de sa foi, à revenir aux fondements de l'Eglise Catholique.

    Ce mouvement est parti d'Angleterre avant d'être présent, aujourd'hui, quasi partout dans le monde. ''Jeunesse 2000'' lance des week-ends retraites organisés par des jeunes catholiques et pour les jeunes de 16 à 30 ans venant de tous horizons, croyants ou non. La particularité de ces ''WE J2000'': le Saint-Sacrement est exposé du début jusqu’à la fin, jour et nuit. Le but est d'offrir aux uns et aux autres une rencontre personnelle avec le Christ à travers l’Eucharistie.
    Les premières rencontres ont été animées par les franciscains du Bronx, qui depuis ne cessent d’accompagner Jeunesse 2000 à travers le monde entier. L'année dernière, la Belgique organisait, pour la première fois, un week-end Jeunesse 2000. C'était à Bruxelles et plus de 200 jeunes étaient présents. Le prochain aura lieu, à Namur, à l'Institut Sainte-Marie les 25, 26 et 27 février avec, bien sûr, les Franciscains du Bronx. Tout au long du week-end, les jeunes participants sont invités à revisiter les bases mêmes de la foi, à revenir aux fondements de l’Église Catholique à travers différents temps forts: des témoignages, des échanges... Cela permet ainsi aux jeunes de vivre la Foi et de se sentir portés par la foi d’autres jeunes.

    Lire la suite ici :Un week-end pour (re)mettre le Christ au centre de sa vie

  • Une belle figure du clergé canadien

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    166010-frere-andre-sera-canonise-rome.jpgCanonisé en octobre 2010, le frère André est un saint pour notre temps.

    " (...) Dans le Québec de ce début de XXIe siècle, qui a largement pris ses distances par rapport à l’institution religieuse catholique, la figure du frère André tranche sur le paysage. À la différence de ce qui se vivait au début du siècle dernier, le Québec d’aujourd’hui est pris d’assaut par une surenchère de consommation, ainsi que par les pressions constantes du modèle économique néo-libéral. Notre société est aussi marquée par des avancées technologiques qui progressent à un rythme ahurissant et ne cessent de faire reculer les frontières du savoir. Dans ce contexte, le message de foi du frère André peut sembler anachronique.

    Pourtant, les manifestations populaires qui ont entouré sa canonisation en 2010 nous portent à croire que malgré le fossé qui sépare ces deux mondes, le charisme du petit frère du Mont-Royal a une portée bien contemporaine. Si plusieurs églises du Québec sont aujourd’hui contraintes à la fermeture – dans une société où l’institution est souvent malmenée par l’opinion publique – on peut s’étonner de constater que les foules continuent de se rendre nombreuses à l’Oratoire Saint-Joseph pour s’arrêter, prier, se confesser ou prendre part à l’une des nombreuses eucharisties qui y sont célébrées dans le courant d’une journée. "

    découvrir la suite

  • Un modèle de catéchiste pour l'Allemagne d'aujourd'hui

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    canisius2.jpgSur l'excellent site "Benoît-et-moi", nous trouvons cette présentation de Pierre Canisius auquel le pape a consacré son audience de mercredi :

    "Deux allusions très personnelles dans la catéchèse d'aujourd'hui, consacrée à saint Pierre Canisius, (1521 - 1597), proclamé par Léon XIII Second Apôtre de l'Allemagne, canonisé en 1925 par Pie XI et proclamé Docteur de l'Eglise. Né à Nimègue (Pays Bas) Pierre Canisius entra dans la Compagnie de Jésus en 1543 et fut ordonné prêtre en 1546. Deux ans plus tard saint Ignace de Loyola l'envoya compléter sa formation à Rome, d'où il partit en 1549 pour la Bavière (VIS)

    Ayant obtenu son doctorat en théologie à Bologne, le 4 Octobre 1549, il fut destiné par saint Ignace à l'apostolat en Allemagne. Le 2 Septembre de cette année 49, il rendit visite au pape Paul III, à Castel Gandolfo, et se rendit ensuite dans la basilique Saint-Pierre pour prier. Là, il implora l'aide des grands saints apôtres Pierre et Paul, afin qu'ils donnent un efficacité permanente à la Bénédiction apostolique pour sa grande destinée, pour sa nouvelle mission. Dans son journal, il a noté quelques mots de cette prière. Il dit: "Là, j'ai senti qu'une grande consolation et la présence de la grâce me furent concédées par ces intercesseurs [Pierre et Paul]. Ils ont confirmé ma mission en Allemagne et semblaient me transmettre, comme apôtre de l'Allemagne, le soutien de leur bienveillance. Tu connais, Seigneur, de combien de façons et combien de fois, ce jour-là, tu m'as confié l'Allemagne, à laquelle par la suite j'ai continué à être attentif, pour laquelle j'aurais voulu vivre et mourir. "

    Nous devons garder à l'esprit que nous étions à l'époque de la Réforme, où la foi catholique dans les pays de langue germanique, devant la fascination de la Réforme, semblait s'éteindre. C'était une tâche presque impossible, celle de Canisius, chargé de revitaliser, de renouveler, la foi catholique dans les pays germaniques. Cela n'était possible que dans la force de la prière. Cela n'était possible que du centre, c'est-à-dire une profonde amitié personnelle avec Jésus-Christ; l'amitié avec le Christ dans son Corps, l'Église, qui se nourrit de l'Eucharistie, sa présence réelle.

    (...) Ses écrits les plus répandus ont été les trois catéchismes écrits entre 1555 et 1558. Le premier catéchisme était destiné aux étudiants en mesure de comprendre les connaissances de base de la théologie, le second aux enfants du peuple, pour une première instruction religieuse et le troisième aux enfants ayant une formation scolaire de niveau intermédiaire et supérieur. La doctrine catholique y était exposée avec questions et réponses, brièvement, en termes bibliques, très clairement et sans aucun accent polémique. Rien que de son vivant, il y a bien eu 200 éditions de ce catéchisme! Et des centaines d'éditions se sont succèdés jusqu'au XXe siècle. Ainsi, en Allemagne, encore dans la génération de mon père, on appelait le Catéchisme simplement le Canisius: c'est réellement le catéchiste pour les siècles, il a formé la foi des gens pendant des siècles."

  • Qui a envie d'être aimé ? Entretien avec Thierry Bizot

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    index.jpgGrand producteur de télévision, Thierry Bizot raconte sa conversion dans le best-seller, Catholique anonyme. Aujourd'hui sort en salles Qui a envie d'être aimé ? une adaptation au cinéma par Anne Giafferi, son épouse. C'est « l'un des meilleurs films français du moment » selon Le Point, « un subtil premier film sur la foi » pour 20 Minutes. Famille Chrétienne parle d'un film « atypique » qui touchera les lecteurs du livre dont il est tiré, « mais peut-être encore plus les autres ». Jean-Baptiste Maillard a rencontré Thierry Bizot et l'a interviewé pour Zenit.

     

    Pour découvrir cette interview, cliquer sur ce lien : http://www.zenit.org/article-26912?l=french

    Qui a envie d'être aimé ?, une comédie réalisée par Anne Giafferi avec Eric Caravaca, Benjamin Biolay, Arly Jover, en salles le 9 février. Lien vers la page du film sur Allociné (séances, bande-annonce http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=188254.html ). Le blog de Thierry Bizot : bizot.blog.croire.com

  • La majorité des Français et Dieu

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    La majorité des Français (58%) croient en Dieu ou se posent la question de Dieu : c'est ce que révèle un sondage publié par le Parisien et les parcours Alpha, le 6 février dernier, à l'occasion de la sortie du film français « Qui a envie d'être aimé ? », qui sortira le 9 février prochain.

    Anne Giafferi, la réalisatrice, adapte ici au cinéma Catholique anonyme, le roman autobiographique de son mari, Thierry Bizot, qui relate sa conversion au catholicisme.

    Ce sondage rapporte aussi que 34% des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Seuls 8 % répondent ne pas savoir s'ils croient en Dieu et ne se posent pas la question.

    Les Français font aussi part de l'importance de trouver des personnes à qui poser des questions sur Dieu. 42 % des Français trouvent difficile de parler de Dieu, soit parce qu'ils n'y pensent pas, soit parce qu'ils n'ont pas trouvé le bon environnement pour en parler : 50% d'entre eux ne savent pas comment et avec qui en parler.

    Pourtant, 62 % des Français aimeraient pouvoir discuter des questions qu'ils se posent sur Dieu avec quelqu'un, dans un climat de confiance. Ce sont les 25-34 ans qui trouvent le plus facile d'échanger sur Dieu. Zenit

  • Jésus ou Bouddha ?

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    De Don Divo Barsotti, prêtre, ami de Paul VI, ces extraits d'un article paru dans la revue 30 jours, n°2 de 1994.

    "Ce qui me fait peur, c’est le bouddhisme. Et nous sommes nous-mêmes responsables de cette progression du bouddhisme. Parce que dans la culture moderne, on ne veut absolument pas que l’homme dépende : c’est l’homme qui devient idole à ses propres yeux. (…) Le bouddhisme ignore Dieu, le refuse. Il fait de l’homme l’artisan de son destin, capable de faire son propre salut. Il repose sur l’orgueil de l’homme. (…) Voilà pourquoi le bouddhisme progresse facilement. Le Nirvâna, (…) C’est une bienveillance sans désir, le fait de se maintenir dans un état tel que rien ne vous trouble. Il s’agit de cette paix intérieure où il n’y a pas de passion. Mais regardez la figure du Bouddha, symbole de la paix satisfaite, de la conquête. Et puis regardez Jésus-Christ, le Crucifié suspendu à la croix, en proie à la souffrance extrême, parce qu’il aime, parce qu’il vit, en somme. Dans le bouddhisme, au contraire, on élimine tout désir pour vivre seulement dans le vide. Cela est appelé "libération". De quoi ? De tout. On retourne au Néant originel. C’est comme durant les premiers siècles de l’Eglise, où la culture grecque représentait un grand danger. Elle proposait Dieu, certes, mais un Dieu impersonnel, l’Un, la mystique néoplatonicienne. De même, aujourd’hui nous ne savons pas nous défendre contre des doctrines qui viennent de l’Asie, d’autant plus qu’elles flattent l’amour propre, en laissant croire à l’homme qu’il est maître de soi. (…) Raimundo Panikkar me disait une fois: tu peux reconnaître un chrétien d’un bouddhiste (…) à ses yeux. Les yeux du chrétien se posent sur les choses, sur les personnes, et s’arrêtent. Tu sens que tu es regardé et que, toi-même, tu regardes. Les yeux d’un bouddhiste te transpercent. Tu n’es pas là, tu n’es pas touché, le regard est libre. Cela, ce serait la liberté. Etre libre de tout conditionnement et, par conséquent, libre de tout amour.(…)

    Pour moi, la grave tentation, de nos jours, est là: on a fait du christianisme une idéologie. Alors que c’est un Mystère. Ou pour dire les choses autrement: le christianisme est tout entier dans le rapport, qui se produit, entre Dieu et l’homme, entre Dieu et toi. Mais il est devenu au contraire idéologie, loi. Nous avons réduit l’aventure d’une rencontre réelle, d’où vient un rapport concret, dramatique. On a transformé Jésus-Christ en un symbole. Et l’on a fait de la vie spirituelle une sagesse: c’est terrible. Il est beaucoup plus beau d’être pécheur. Et il faut reconnaître que l’on est pécheur. (…) Il est décisif de vivre et d’affirmer la relation moi, Toi. De pouvoir dire: Toi, ô Dieu. Il est nécessaire de retrouver ce sens dramatique d’une rencontre réelle avec le Dieu vivant. (…) Le danger qui nous menace, c’est que nous fassions du christianisme une théologie qui devienne ensuite une gnose. Il n’y a plus de rencontres, rien n’arrive parce que rien n’est arrivé. (…) Qu’est-ce donc que ce christianisme, cette espèce de religiosité à moitié bouddhiste, cette grisaille où il n’y a ni blasphème ni amour ? C’est le Royaume de l’impersonnel, un christianisme qui serait théologie et loi, l’une et l’autre constructions humaines tirées de principes, et non pas ancrées dans la réelle intervention de Dieu dans l’histoire de l’homme. Cette présence de Dieu dans l’histoire, on ne peut pas l’inventer, on peut seulement la reconnaître. Si l'on considère la messe de l'extérieur, elle peut apparaître comme un rite stupide. Or, en fait, la messe est vraiment ce que l’Eglise dit d’elle, elle est le sacrifice de Jésus-Christ, l’acte du Fils qui s’offre comme victime. Et Dieu le reçoit de moi pour le salut des hommes. Et c’est cela que la mission de l’Eglise garantit." (sur e-deo)

  • Qui a envie d'être aimé ?

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    Qui a envie d'être aimé ? sur Topchrétien

     

    Cette question toute simple a changé la vie d'un homme.

    Certains d'entre vous ont peut être lu le livre "Catholique Anonyme" de Thierry Bizot dans lequel il raconte comment il a rencontré Dieu. Son témoignage a été adapté et réalisé au cinéma par sa femme, Anne. Il sort sur grand écran le 9 février 2011 dans toute la France, sous le titre "Qui a envie d'être aimé ?"

    J'ai pu voir ce film en avant-première, et je vous assure que l'histoire, les personnages et la réalisation m'ont totalement enthousiasmé. 

    Ce long métrage s'adresse au grand public. Il montre que toute personne peut être amenée, à un moment dans sa vie, à se poser la question du sens de la vie, de la foi... Quoique traitant d'un sujet original et délicat, il propose une réalisation contemporaine, à la fois subtile et réaliste, souriante et personnelle.

    Pour nous tous, il représente un fabuleux outil pour partager ce que nous croyons avec le plus grand nombre... Nos familles, nos amis, nos collègues, nos groupes de réflexions, nos mouvements associatifs,...

    Alors soutenons-le ! En allant le voir dès le 9 février au cinéma, en en parlant autour de nous, en le recommandant sur Internet ou en le proposant dans le cadre de nos activités de groupe.
    On vous encourage à aller à la rencontre de ce film, et inviter vos amis, vos proches d'aller au cinéma. Une excellente occasion de témoigner !

    L'histoire :
    Antoine a quarante ans. Heureux avec sa femme, père de deux beaux enfants, brillant avocat, on peut dire qu'il a réussi sa vie ! Mais un jour Antoine va faire une rencontre inattendue, irrationnelle, bouleversante... Un peu honteuse aussi. Antoine va rencontrer Dieu et il ne s'y attendait pas, mais alors pas du tout !.. Sa femme non plus.

    Voir la bande annonce

  • JMJ : "Parler de sa foi sans craindre d'être ridicules"

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    slider_jmj_1.jpg"Les jeunes qui parlent la même langue se retrouvent durant quatre voire cinq jours pour, en plus petits groupes, participer à des catéchèses, à des temps d'approfondissement de leurs convictions, des moments de prières.... ''Une fraternité va naître lors de ces rencontres. Ces pré-JMJ sont des lieux de crédibilité, souligne Mgr Vancottem. Et lorsque les JMJ démarrent, ces jeunes sont déjà très riches de partages. Ce qu'ils ont vécu, c'est un crédit pour l'avenir. Ils ont pu se rendre compte qu'être chrétien a un sens. Pour nous, en Europe occidentale, l'Eglise est confrontée au sécularisme, à la laïcisation de la société alors c'est important que les jeunes puissent rencontrer d'autres jeunes qui, comme eux, ont la foi. Ils peuvent parler de leur foi sans craindre d'être ridicules. Lors des catéchèses, des rencontres, ils posent des questions. Ils constatent que leurs préoccupations sont aussi celles de centaines d'autres jeunes qui vivent pourtant peut-être dans des pays moins réfractaires à la religion que le nôtre. Ils voient qu'ils ne sont pas seuls à croire. Cela fait beaucoup bien. J'ai pu vérifier qu'il existe vraiment une solidarité dans la recherche de la foi.'' L'évêque de Namur se souvient ainsi de la confidence reçue d'une jeune femme. Elle avait osé dire à ses collègues qui l'interrogeaient sur ses vacances qu'elle avait participé aux JMJ. Elle reconnaissait avoir puisé la force d'exprimer ses convictions lors de ce rendez-vous entre jeunes du monde entier. ''Aujourd'hui, ajoute Mgr Vancottem, le tabou est religieux.''
    Mais les JMJ ne seraient pas les JMJ sans ces veillées ou ces eucharisties vécues par des centaines de milliers de personnes rassemblées devant le pape. Mgr Vancottem apprécie bien sûr. ''On ressent ce feu, cette exaltation qui vient de la foule. Cela se vit tout particulièrement lorsque le pape salue des délégations de chacun des pays.'' Un enthousiasme communicatif. Mgr Vancottem reconnaît volontiers s'être déjà laissé emporter par cette ferveur. ''Cela n'empêche pas l'eucharistie d'être fervente, de se dérouler dans un profond silence. Je suis chaque fois étonné.''

    Sur le site du diocèse de Namur

    http://www.jmj.be/

  • Le "Parvis des gentils"

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    "Le Saint-Père va  s’exprimer publiquement de Rome sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris (place Jean-Paul II) le 25 mars prochain à 21h30. Cette allocution, sur écran géant, interviendra dans le cadre d’une initiative du Saint-Siège intitulée « le Parvis des gentils ».

    Originellement, ce « parvis »  était, chez les hébreux, celui où les « gentils », c’est-à-dire les non juifs, étaient admis dans l’ancien temple de Jérusalem. Le Pape Benoît XVI a exprimé cette idée en 2009, à l’occasion de ses vœux adressés à la Curie, il déclarait alors : « Je pense que l'Eglise devrait aujourd'hui aussi ouvrir une sorte de « parvis des Gentils », où les hommes puissent d'une certaine manière s'accrocher à Dieu, sans le connaître et avant d'avoir trouvé l'accès à son mystère, au service duquel se trouve la vie interne de l'Eglise. Au dialogue avec les religions doit aujourd'hui surtout s'ajouter le dialogue avec ceux pour qui la religion est une chose étrangère, pour qui Dieu est inconnu et qui, cependant, ne voudraient pas rester simplement sans Dieu, mais l'approcher au moins comme Inconnu. "  voir la suite sur "Nouvelles de France"