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Médias - Page 215

  • Dans le Figaro : "comment le Pape a amélioré l'image de l'Église"

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    "Il y a un an commençait la crise des prêtres pédophiles qui a considérablement affecté l'Église catholique; mais le récent succès du livre interview de Benoît XVI indique que le rebondissement s'est déjà produit dans l'opinion."  

    Jean-Marie Guénois, dans Le Figaro de ce 09/02/2011; merci au Salon Beige (8H55)

  • généthique.org, un site incontournable

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    www.genethique.org 1er site francophone de bioéthique

     a été créé par la Fondation Jérôme Lejeune pour informer les décideurs des enjeux de société en matière de bioéthique, permettre à tous de suivre, comprendre et analyser l’actualité bioéthique en France et dans le monde. Il décrypte les grands thèmes de l’actualité comme le clonage, la recherche sur l’embryon, l’avortement, l’assistance médicale à la procréation, l’euthanasie…

    Vecteur d’information sur l’actualité bioéthique internationale, www.genethique.org offre :
    - une Synthèse de presse quotidienne factuelle
    - une Lettre mensuelle d’analyse.

    Abonnez-vous, c’est gratuit !

    Outil pédagogique, on peut trouver sur www.genethique.org des dossiers (cellules souches ; dépistage prénatal ; dépistage pré-implantatoire…) où chaque terme est défini, expliqué et placé dans son contexte actuel, où l’on trouve l’intégralité des documents officiels nationaux et internationaux en bioéthique. Vous pouvez les consulter en ligne.

     
    Comment est né le site www.genethique.org ?
    Il a été lancé après le succès de la Lettre Gènéthique. Cette Lettre mensuelle a été publiée pour la 1ère fois en janvier 2000 dans le but de fournir les outils nécessaires à une réflexion éthique sur les découvertes qui touchent à l’intime de l’homme. Cette action s’inscrivait dans la perspective de la révision des lois de bioéthique de 1994 qui ne devait aboutir qu’en 2004. La Fondation s’engageant elle-même sur le plan éthique, en ne finançant pas les travaux qui utilisent les embryons ou les foetus comme matériau de recherche (cf. Label éthique), elle voulait faire profiter les décideurs d’un document de réflexion et de travail rédigé par des spécialistes. Cette Lettre a très vite rencontré un grand succès. Elle répond à une vraie demande d’information.
    Nous avons décidé d’en faire une plus large diffusion sur Internet en créant le site
    www.genethique.org.

    Comment réagit-il par rapport à l’actualité bioéthique ?
    Nous nous sommes rendu compte qu’une veille bioéthique, au jour le jour, était indispensable pour mieux comprendre et appréhender les problématiques majeures de l’actualité. Comment apprécier l’enjeu législatif sur l’euthanasie et les questions de fin de vie sans avoir suivi les affaires Humbert et Tramois ? Comment comprendre l’énormité du scandale Hwang sans avoir suivi auparavant les enjeux scientifiques du clonage ? Et surtout, comment assimiler toutes ces informations sans avoir de définition précise de ces concepts ?
    C’est pourquoi, en plus d’une revue de presse quotidienne factuelle, de la Lettre mensuelle d’analyse, il était indispensable que l’internaute puisse trouver sur
    www.genethique.org les définitions précises des termes utilisés (embryon, cellule souche adulte, acharnement thérapeutique...). www.genethique.org s’est ainsi doté de dossiers où chaque terme est défini, expliqué et placé dans son contexte actuel, où l’on trouve l’intégralité des documents officiels nationaux et internationaux en bioéthique. Très vite le site www.genethique.org s’est enrichi, devenant un outil pédagogique.

    Qui sont les abonnés ?
    Quelle que soit leur appartenance politique ou religieuse, qu'ils considèrent l'embryon comme un "être humain" ou un "amas de cellules", c’est l’information factuelle que nos abonnés apprécient. Se côtoient ainsi sur le forum et dans le courrier des lecteurs, des chercheurs, des médecins, des membres de comités d'éthique, des législateurs français et européens, des philosophes, des journalistes, des évêques, des universitaires, des collégiens...
    Pour le mois de mai 2007, nous avons enregistré plus de 43 000 visiteurs sur le site. Nous avons en moyenne 1 500 visites par jour.

    Quelle est la ligne éditoriale ?
    www.genethique.org est à la fois un vecteur d'information en bioéthique et un outil de formation. www.genethique.org sert en quelque sorte à démaquiller les mots. Par exemple, nous précisons que la transposition nucléaire, c’est le clonage, ou nous expliquons ce qu’est le DPI au lieu de parler de "bébé de l’espoir". Le lecteur peut alors réfléchir par lui-même. Quand le lecteur comprend la réalité qui se cache derrière les pratiques banalisées, il est inutile d’ajouter une analyse critique. Les faits parlent d’eux-mêmes.
    Ainsi dans la revue de presse, nous reprenons les informations bioéthiques publiées dans la grande presse en faisant une synthèse des articles parus. Nos abonnés peuvent alors rapidement appréhender l'actualité bioéthique du jour. Nous nous permettons une "note de la rédaction" quand un article nous heurte particulièrement. La Lettre mensuelle, quant à elle, propose une information approfondie et une analyse. Elle présente 3 ou 4 actualités majeures du mois.


     

    Gènéthique en quelques chiffres :

    65 000 visites par mois

    24 000 abonnements
    (médecins, chercheurs, législateurs, philosophe, journalistes, évêques, universitaires, collégiens…)

    3 500 synthèses de presse référencées

    23 dossiers thématiques

     

  • La bonne nouvelle nous viendra-t-elle de Poitiers ?

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    dyn008_original_800_1203_jpeg_2503128_e4d6ca22435b50c0a0b1f795560962ae.jpg"Depuis quelques mois, les catholiques de Belgique traversent une période de crise. Mais ne pourraient-ils pas en ressortir renouvelés ? Telle est la conviction de Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers."

    Voici ce que nous pourrons trouver dans l'hebdomadaire "Dimanche" de cette semaine. Etait-il vraiment opportun de faire appel à cet évêque qui vient d'accéder à la retraite et dont les propos, frisant souvent la provocation, font les délices de Golias qui voit en lui l'évêque selon son coeur? Pour s'en rendre compte, on vous propose de découvrir cet entretien avec Mgr Rouet publié dans le Monde. C'est nous qui soulignons les passages qui, pour le moins, font débat et dont l'orientation diverge assez rudement de celle de Benoît XVI, de notre nouvel archevêque et de la nôtre...

    Entretien avec Mgr Rouet (Le Monde) (3/4/2010)

    "L'Eglise est menacée de devenir une sous-culture"

     Archevêque de Poitiers, Mgr Albert Rouet est l'une des figures les plus libres de l'épiscopat français. Son ouvrage J'aimerais vous dire (Bayard, 2009) est un best-seller dans sa catégorie. Vendu à plus de 30 000 exemplaires, lauréat du Prix 2010 des lecteurs de La Procure, ce livre d'entretiens porte un regard assez critique sur l'Eglise catholique. A l'occasion de Pâques, Mgr Rouet livre ses réflexions sur l'actualité et son diagnostic sur son institution.

    L'Eglise catholique est secouée depuis plusieurs mois par la révélation de scandales de pédophilie dans plusieurs pays européens. Cela vous a-t-il surpris ? 

    Je voudrais d'abord préciser une chose : pour qu'il y ait pédophilie, il faut deux conditions, une perversion profonde et un pouvoir. Cela signifie que tout système clos, idéalisé, sacralisé est un danger. Dès lors qu'une institution, y compris l'Eglise, s'érige en position de droit privé, s'estime en position de force, les dérives financières et sexuelles deviennent possibles. C'est ce que révèle cette crise, et cela nous oblige à revenir à l'Evangile ; la faiblesse du Christ est constitutive de la manière d'être de l'Eglise.

    En France, l'Eglise n'a plus ce type de pouvoir ; cela explique qu'on est face à des fautes individuelles, graves et regrettables, mais que l'on ne connaît pas une systématisation de ces affaires.

    Ces révélations surviennent après plusieurs crises, qui ont jalonné le pontificat de Benoît XVI. Qui malmène l'Eglise ? 

    Depuis quelque temps, l'Eglise est battue d'orages, externes et internes. On a un pape qui est plus théoricien qu'historien. Il est resté le professeur qui pense que quand un problème est bien posé, il est à moitié résolu. Mais dans la vie, ce n'est pas comme cela ; on se heurte à la complexité, à la résistance du réel. On le voit bien dans nos diocèses, on fait ce qu'on peut ! L'Eglise peine à se situer dans le monde tumultueux dans lequel elle se trouve aujourd'hui. C'est le coeur du problème.

    Au-delà, deux choses me frappent dans la situation actuelle de l'Eglise. Aujourd'hui, on y constate un certain gel de la parole. Désormais, le moindre questionnement sur l'exégèse ou la morale est jugé blasphématoire. Questionner ne va plus de soi, et c'est dommage. Parallèlement, règne dans l'Eglise un climat de suspicion malsain. L'institution fait face à un centralisme romain, qui s'appuie sur tout un réseau de dénonciations. Certains courants passent leur temps à dénoncer les positions de tel ou tel évêque, à faire des dossiers contre l'un, à garder des fiches contre l'autre. Ces comportements s'intensifient avec Internet.

    En outre, je note une évolution de l'Eglise parallèle à celle de notre société. Celle-ci veut plus de sécurité, plus de lois, celle-là plus d'identité, plus de décrets, plus de règlements. On se protège, on s'enferme, c'est le signe même d'un monde clos, c'est catastrophique !

    En général, l'Eglise est un bon miroir de la société. Mais aujourd'hui, dans l'Eglise, les pressions identitaires sont particulièrement fortes. Tout un courant, qui ne réfléchit pas trop, a épousé une identité de revendication. Après la publication de caricatures dans la presse sur la pédophilie dans l'Eglise, j'ai eu des réactions dignes des intégristes islamistes sur les caricatures de Mahomet ! A vouloir paraître offensif, on se disqualifie.

    Le président de la conférence épiscopale, Mgr André Vingt-Trois l'a redit à Lourdes le 26 mars : l'Eglise de France est marquée par la crise des vocations, la baisse de la transmission, la dilution de la présence chrétienne dans la société. Comment vivez-vous cette situation ? 

    J'essaie de prendre acte que nous sommes à la fin d'une époque. On est passés d'un christianisme d'habitude à un christianisme de conviction. Le christianisme s'était maintenu sur le fait qu'il s'était réservé le monopole de la gestion du sacré et des célébrations. Face aux nouvelles religions, à la sécularisation, les gens ne font plus appel à ce sacré.

    Pour autant, peut-on dire que le papillon est "plus" ou "moins" que la chrysalide ? C'est autre chose. Donc, je ne raisonne pas en termes de dégénérescence ou d'abandon : nous sommes en train de muter. Il nous faut mesurer l'ampleur de cette mutation.

    Prenez mon diocèse : il y a soixante-dix ans, il comptait 800 prêtres. Aujourd'hui il en a 200, mais il compte aussi 45 diacres et 10 000 personnes impliquées dans les 320 communautés locales que nous avons créées il y a quinze ans. C'est mieux. Il faut arrêter la pastorale de la SNCF. Il faut fermer des lignes et en ouvrir d'autres. Quand on s'adapte aux gens, à leur manière de vivre, à leurs horaires, la fréquentation augmente, y compris pour le catéchisme ! L'Eglise a cette capacité d'adaptation.

    De quelle manière ? 

    Nous n'avons plus le personnel pour tenir un quadrillage de 36 000 paroisses. Soit l'on considère que c'est une misère dont il faut sortir à tout prix et alors on va resacraliser le prêtre ; soit on invente autre chose. La pauvreté de l'Eglise est une provocation à ouvrir de nouvelles portes. L'Eglise doit-elle s'appuyer sur ses clercs ou sur ses baptisés ? Pour ma part, je pense qu'il faut faire confiance aux laïques et arrêter de fonctionner sur la base d'un quadrillage médiéval. C'est une modification fondamentale. C'est un défi.

    Ce défi suppose-t-il d'ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés ?

    Non et oui ! Non, car imaginez que demain je puisse ordonner dix hommes mariés, j'en connais, ce n'est pas ça qui manque. Je ne pourrais pas les payer. Ils devraient donc travailler et ne seraient disponibles que les week-ends pour les sacrements. On reviendrait alors à une image cultuelle du prêtre. Ce serait une fausse modernité.

    Par contre, si on change la manière d'exercer le ministère, si son positionnement dans la communauté est autre, alors oui, on peut envisager l'ordination d'hommes mariés. Le prêtre ne doit plus être le patron de sa paroisse ; il doit soutenir les baptisés pour qu'ils deviennent des adultes dans la foi, les former, les empêcher de se replier sur eux-mêmes.

    C'est à lui de leur rappeler que l'on est chrétien pour les autres, pas pour soi ; alors il présidera l'eucharistie comme un geste de fraternité. Si les laïques restent des mineurs, l'Eglise n'est pas crédible. Elle doit parler d'adulte à adulte.

    Vous jugez que la parole de l'Eglise n'est plus adaptée au monde. Pourquoi ? 

    Avec la sécularisation, une "bulle spirituelle" se développe dans laquelle les mots flottent; à commencer par le mot "spirituel" qui recouvre à peu près n'importe quelle marchandise. Il est donc important de donner aux chrétiens les moyens d'identifier et d'exprimer les éléments de leur foi. Il ne s'agit pas de répéter une doctrine officielle mais de leur permettre de dire librement leur propre adhésion.

    C'est souvent notre manière de parler qui ne fonctionne pas. Il faut descendre de la montagne et descendre dans la plaine, humblement. Pour cela il faut un énorme travail de formation. Car la foi était devenue ce dont on ne parlait pas entre chrétiens.

    Quelle est votre plus grande inquiétude pour l'Eglise ? 

    Le danger est réel. L'Eglise est menacée de devenir une sous-culture. Ma génération était attachée à l'inculturation, la plongée dans la société. Aujourd'hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu'ils ont l'impression d'être face à un monde d'incompréhension. Mais ce n'est pas en accusant la société de tous les maux qu'on éclaire les gens. Au contraire, il faut une immense miséricorde pour ce monde où des millions de gens meurent de faim. C'est à nous d'apprivoiser le monde et c'est à nous de nous rendre aimables.

    Propos recueillis par Stéphanie Le Bars
  • Les éditocrates, fourriers de la pensée unique

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    Bien que nous soyons encore plus mal lotis en Belgique francophone où deux quotidiens, un hebdomadaire et deux instituts de radio-télévision, se chauffant tous du même bois, font peser sur l'opinion la lourde chape d'un conformisme politiquement et culturellement correct, nous ne résistons pas au plaisir de reproduire ci-dessous un livre qui dénoncé la dictature des éditorialistes...

    Et si l’une des raisons du succès d’Internet était qu’on arrive à y éviter les « éditocrates », cette camarilla qui encombre chaque jour que Dieu fait les pages des journaux, les antennes et les petits écrans ? Une ronde infernale qui explique d’ailleurs en grande partie la défaveur de la « grande presse » et la chute de ses tirages : pourquoi acheter un quotidien puisqu’on peut entendre gratuitement ses vedettes à la radio avant de les retrouver à la télévision, distillant toujours le même message, dans pratiquement les mêmes termes, en usant des mêmes amphigouris… et des mêmes ostracismes ? Une standardisation de l’information dans laquelle il est tentant de voir, en réalité, le triomphe de la désinformation.

    Sous le titre Les éditocrates, l’universitaire Mona Chollet et les journalistes Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle et Mathias Reymond démontent de réjouissante façon le système dont les rouages les plus efficaces — et les plus omniprésents — sont Alain Duhamel, l’inamovible « cardinal des éditocrates », Bernard-Henri Lévy, Christophe Barbier, Jacques Attali, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Philippe Val et quelques autres, qui « se sont érigés en crème de l’aristocratie médiatique, en élite au sein de l’élite ».

    Soumission absolue à l’air du temps

    Une « élite soigneusement cadenassée » où l’on « n’entre que par cooptation, après avoir montré patte blanche. Car « on ne naît pas éditocrate. On le devient à force d’application, au prix de l’abandon de toute velléité de penser par soi-même et d’une soumission absolue à l’air du temps ».

    Ecrivant dans les mêmes journaux, sévissant dans les mêmes média, publiés chez les mêmes éditeurs où, d’ailleurs, ils dirigent souvent une collection, ces nouveaux brahmanes ne se contentent pas de répercuter indéfiniment la doxa de la saison. Chacun d’eux dit aussi tout le bien qu’il pense des compères, et comment en irait-il autrement quand le « centriste » Alain Duhamel, chroniqueur à Libération, doit commenter les livres d’un Laurent Joffrin, directeur de ce quotidien anarcho-bancaire ? A l’inverse, il ferait beau voir que Christophe Barbier, directeur de L’Express, descendît en flammes le dernier opus de Jacques Attali, fleuron de cet hebdomadaire.

    De BHL en Attali, l’imposture ex cathedra

    Certes, on n’avait pas attendu Mathias Reymond pour savoir à quoi s’en tenir sur Attali, « l’insubmersible imposteur » confondant allégrement le Palais d’été de Pékin et le Palais d’hiver de Saint-Petersbourg (ce qui ne l’a pas empêché d’être invité sur France Inter « au moins vingt fois durant deux années, 2007 et 2008 » et « plus de quarante fois sur France 2 et France 3 entre janvier 2005 et fin décembre 2007 ») ni Sébastien Fontenelle pour dénoncer les approximations, les erreurs, l’insoutenable légèreté de « Bernard-Henri Lévy ou la vérité à distance ». Une vérité aussi sélective que fluctuante, déjà bien assaisonnée par Polémia.

    Mais il faut savoir prendre son miel où il est et les charges sont féroces. Particulièrement sur BHL qui détecte partout le « virus du néo-antisémitisme » et qui, s’érigeant sans cesse en Clausewitz pour appeler à la destruction de la Serbie, de l’Irak ou de l’Iran soupçonnées d’agresser des populations civiles (où la fureur de l’ex-nouveau philosophe devant la réticence de Téhéran à faire exécuter l’icône Sakineh, accusée d’adultère et surtout de complicité dans l’assassinat d’un mari gênant), ne se considère plus que comme un pékin ignorant quand il s’agit de gloser sur les exploits de Tsahal : « N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les bombardements israéliens sur Gaza auraient pu être mieux ciblés, moins intenses », écrivait-il ainsi dans Le Point le 9 janvier 2009 à propos de la meurtrière opération « Plomb fondu » que, dans L’Express du 15 janvier 2009, l’ancien normalien Barbier pour sa part saluait en ces termes : « Israël a raison de mener cette guerre (…) Il le fait aussi pour notre tranquillité, ce qui est honteux de ne pas reconnaître . » (...)

    Une maladie contagieuse

    Soulignant ces « références incessantes à la Seconde Guerre mondiale », Mona Chollet, auteur du portrait de Val, estime que « l’épisode pourrait servir d’emblème à la façon dont la petites clique de maîtres à penser à laquelle il [Val] se flatte désormais d’appartenir foule aux pieds les enseignements de l’histoire, et les détourne, pour les mettre au service à la fois de ses privilèges et d’un verrouillage de l’ordre du monde », tout entier soumis au souverain Marché, grand ennemi du quatuor pourfendeur des éditocrates, auquel est beaucoup reproché, du reste à juste titre, le fait de « s’être coulé dans le moule d’une complète adhésion aux dogmes de l’époque ». (...)

    Apogée de la bien-pensance, l’éditocratisme est décidément une maladie bien contagieuse puisque même ceux qui le dénoncent le plus fort en sont atteints…

    Lire l'article entier de Claude Lorne sur Polemia

    M. Chollet, O. Cyran, S. Fontenelle et M. Reymond : Les Editocrates : Ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi, La Découverte/Pocket, octobre 2009, 196 pages, 12,50 euros.

  • Quand l'information journalistique n'inspire plus vraiment confiance...

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    "Avides d’information, les Français sont, en toute logique, vigilants et critiques à l’égard de leurs médias.

    Leur confiance globale s’est quelque peu émoussée à l’égard de la presse écrite depuis l’an dernier : ils ne sont que 49% à penser que «les choses se sont passées comme le journal les raconte», contre 55% en 2010. Malgré un léger effritement, la radio demeure – c’est une constante depuis des années – le média jugé le plus fiable avec un taux de confiance à 57% (contre 60% il y a un an).

    La télévision baisse aussi un peu avec 46% de taux de confiance contre 48% en 2010. On remarque une stabilité surprenante d’Internet à 35%. La généralisation de ce média plus vraiment nouveau ne s’accompagne pas d’une cote de fiabilité accrue, même si les plus jeunes sont 50% à lui faire confiance."

    Lire l'ensemble de l'article sur La Croix

  • Pétition contre Vogue et ses (trop) jeunes Lolitas

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    Dans LaLibre.be Mis en ligne le 06/02/2011

    "Une série de photos de mode parues dans le magazine féminin Vogue crée la polémique. Une pétition a d'ailleurs été lancée sur internet. La raison : l'âge des modèles.

    En effet, les filles qui ont posé pour la rubrique Cadeaux du numéro de décembre de Vogue ont environ six ans et elles posent comme des mannequins adultes.

    Ce n'est pas la première fois que le magazine de mode joue la provocation. Pour se justifier, Vogue présente ce numéro comme un «spécial fantasmes de Noël où les générations s'entrechoquent à l'extrême».

    Certains sites américains, comme Gawker et The Society Pages, se sont indignés de ce travail photographique et n'ont pas hésite à faire le lien avec de la pédophilie.

    En France, une pétition lancée en janvier sur internet et destinée aux autorités, dénonce une "instrumentalisation de l'enfant à des fins commerciales et alerte sur les dangers de l'hypersexualisation dont sont victimes, de façon particulièrement stigmatisante, les petites filles»."

    Nous nous interdisons de reproduire ici des photos parues dans Vogue, mais leur caractère malsain ne peut que renforcer les tendances perverses d'"esprits" dérangés".

  • Les dérapages du New York Times

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    newsbusters.gifLe New York Times met dans le même sac l’Eglise catholique, la Mafia et les Frères Musulmans

    Tim Graham | 4 février 2011 | sur Newsbusters

     Le New York Times n'est pas connu pour le traitement délicat qu’il réserve à l'Eglise Catholique. L'éditeur exécutif Bill Keller … démolissait le pape Jean-Paul en 2002: "Un paradoxe de ce pape polonais est que, bien qu'il soit à juste titre vénéré pour avoir aidé à abattre les sans-Dieu communistes, il a reproduit dans l’Eglise quelque chose qui ressemble très fort à ce qui s’est passé au sein du vieux parti communiste.

    On en est revenu à ce martèlement des esprits, ce mardi, avec la publication d’un article dans le New York Times à propos des agissements sexuels scandaleux du premier ministre Silvio Berlusconi et de la façon dont ils outragent les femmes en Italie. Les journalistes du Times Elisabetta Povoledo et Rachel Donadio y émettent un jugement sévère: "A certains points de vue, les femmes italiennes viennent de loin dans un pays dont les structures puissantes les plus enracinées -- l'Eglise Catholique et le crime organisé -- restent masculines et secrètes."

    C’est un peu comme si l’on disait que le NAACP (qui milite pour l’avancement des gens de couleur ndt) et le Ku Klux Klan sont toutes deux des organisations fraternelles basées sur la race. Mais ce n'était pas le seul exemple en ce jour. Kathryn Lopen de National Review découvrait que l'Eglise Catholique était également comparée à l'organisation des Frères Musulmans qui approuvent le recours au terrorisme d’après le journaliste Scott Shane:

    "La Fraternité ("Fraternité Musulmane" = "Frères musulmans" ndt), fondée en Egypte en 1928, est le plus ancien et le plus grand mouvement islamiste dans le monde, avec des affiliés dans presque chaque pays musulman et des adhérents en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Sa taille et sa diversité, ainsi que son bannissement depuis plusieurs dizaines d'années qui l'a gardé éloigné du pouvoir politique en Egypte, ne permet pas de l’appréhender facilement. Comme l'Eglise Catholique qui conjugue la très gauchiste théologie de la libération avec un discours conservateur  contre l’avortement, de même la Fraternité inclut à la fois des  réformateurs et des idéologues provocateurs.

    Cette approche n’est pas seulement injurieuse, mais aussi inadaptée quand on recourt à des métaphores grossières qui privilégient la politique par rapport à la théologie. Le pape Benoit XVI, en particulier, critique depuis longtemps la soi-disant "théologie de la libération", tout comme Jean-Paul II était opposé au communisme. En tant que Cardinal Joseph Ratzinger, Benoît XVI écrivait qu'elle « constituait une menace fondamentale pour la foi de l'Eglise. »

  • Cathopedia, l'Encyclopédie catholique

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    images.jpgCathopedia est une encyclopédie qui se développe de façon très dynamique sur le web grâce à l'engagement volontariste d'une équipe de rédacteurs, suite à un projet mis en place en 2006.

    Basée sur le software MediaWiki, identique à celui qui est à la base de wikipedia, et en particulier de sa version italienne. Ce type de software permet à qui en reçoit l'accès d'introduire des articles, de réaliser des changements, de petites ou grandes corrections,... de faire croître de manière dynamique et continue le contenu de Cathopedia.

    A la différence de Wikipedia, qui est basée sur un point de vue neutraliste, Cathopedia est caractérisée par son appartenance catholique : les articles ,reflètant fidèlement le point de vue catholique, se proposeront d'être une base de référence pour ceux qui veulent connaître la doctrine et la pensée de l'Eglise, dans la fidélité à son enseignement.

    Cathopedia peut se concevoir comme un approfondissement du Catechisme de l'Eglise catholique d'un point de vue doctrinal, et son complément pour tout ce qui a un rapport avec l'Eglise.

    Cathopedia a déjà son histoire, encore brève, mais très prometteuse.

    Malheureusement, Cathopedia n'est actuellement accessible qu'en italien et en allemand.

  • Il était une foi... les chrétiens d'Irak

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    Logo radio Il était une foi

    Dimanche 6 février, à 19h05, sur la Première: Il était une foi... les chrétiens d'Irak.

    Entretien avec Amir Jaje, supérieur des dominicains à Bagdad, sur la situation des chrétiens en Irak. Craignant pour leur vie, plus de la moitié des chrétiens d'Irak auraient déjà quitté le pays ces dernières années. Comment inverser cette tendance et protéger les minorités religieuses ? C'est l'une des questions que Manu Van Lier aborde lors de cette rencontre avec Amir Jaje.

    Réalisation et présentation : Manu Van Lier  (catho.be)

  • Haro sur la "dictature dogmatique"

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    Une tribune libre paraît aujourd'hui dans un quotidien toujours prompt à relayer la contestation anti-romaine.

    Les « autorités romaines » (en fait, c'est le pape qui est visé) affectionnent, paraît-il, les « formules choc » comme la « dictature du relativisme ». En réalité, voici ce que disait le pape, en novembre dernier :  « Le relativisme (...) apparaît comme l'unique attitude à la hauteur de l'époque actuelle. L'on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. » Est-ce la « formule choc » ou le « slogan » incriminés par nos théologiens?

    Armés du « slogan » comme concept pour désigner l’attitude romaine, ils en concluent à son « caractère autoritaire » ("tout slogan étant autoritaire par nature") et, plus grave, ne permettant pas d’appréhender la réalité. 

    Vient ensuite une digression consensuelle sur le relativisme et sur « le pragmatisme qui évacue les questions de sens », mais c’est pour mieux s’en prendre au discours romain qui pècherait par excès inverse, condamnant « sans nuance la société occidentale d’aujourd’hui, jugée hédoniste, partisane d’une culture de mort, sans cœur ni conscience. »

    A leurs yeux, le discours du « Vatican » traduirait ainsi « l’effroi (sic !) devant l’évolution d’un monde jugé décadent. » Décadence que de nombreux esprits s’accordent pourtant à reconnaître mais mot que Benoît XVI ne prononce pour ainsi dire dire jamais.

    La notion absolue de « Vérité » ferait problème, « vérité enseignée par le magistère catholique et désormais mise en doute, voire tournée en ridicule par de nombreux catholiques eux-mêmes. » Ici, nos auteurs ne font pas dans la nuance car ils laissent entendre que le Vatican prétend à la Vérité en tout et pour tout. Or, dans l’enseignement de l’Eglise, il y a des degrés divers, depuis la Vérité révélée dans les Ecritures et incarnée en Jésus, jusqu’aux instructions concernant le culte ou la discipline ecclésiastique. Tout cela ne bénéficie évidemment pas du même niveau d’infaillibilité ; certaines dispositions pouvant être revues et modifiées.

    Les auteurs stigmatisent l’attitude de l’Eglise qui se voudrait détentrice de la vérité en tout et pour tout : c’est de l’orgueil, de la dictature, du fanatisme ! Et d’appeler l’histoire en renfort où « tant d’affirmations catégoriques  de l’Eglise (lesquelles?) ont été démenties par les découvertes scientifiques (lesquelles?) ou par l’expérience vécue (laquelle?) » ! L’historien hausse les épaules devant cette argumentation éculée ; on sait que l’histoire de l’Eglise n’est pas exempte de dérapages et « d’hommeries », mais cela remet-il en cause la vérité dont-elle est porteuse ? Quand il s’agit de rendre témoignage de l’Evangile, il est question, en effet, de points sur lesquels l’Eglise ne peut transiger; cela n’empêche pas la réflexion contrairement à ce qu’affirment les auteurs. Augustin, Thomas d’Aquin, Pascal, Urs Von Balthasar et bien d’autres ne s’en sont pas privés.

    Dans le même sermon de novembre dernier, Benoît XVI affirmait : « Nous possédons, en revanche, une autre mesure: le Fils de Dieu, l'homme véritable. C'est lui la mesure du véritable humanisme. Une foi "adulte" ne suit pas les courants de la mode et des dernières nouveautés; une foi adulte et mûre est une foi profondément enracinée dans l'amitié avec le Christ. C'est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et qui nous donne le critère permettant de discerner entre le vrai et le faux, entre imposture et vérité. Cette foi adulte doit mûrir en nous, c'est vers cette foi que nous devons guider le troupeau du Christ. Et c'est cette foi, - cette foi seule - qui crée l'unité et qui se réalise dans la charité. Saint Paul nous offre à ce propos - en contraste avec les tribulations incessantes de ceux qui sont comme des enfants ballottés par les flots - une belle parole: faire la vérité dans la charité, comme formule fondamentale de l'existence chrétienne. Dans le Christ, vérité et charité se retrouvent. Dans la mesure où nous nous rapprochons du Christ, la vérité et la charité se confondent aussi dans notre vie. La charité sans vérité serait aveugle; la vérité sans charité serait comme "cymbale qui retentit" (1 Co 13, 1). »

    Cette tribune ne tombe-t-elle pas dans l’excès lorsqu’elle renvoie dos à dos "dictature du relativisme" et "dictature de la pensée dogmatique" ? Cette pensée dogmatique accusée de renoncer à penser en exigeant une obéissance aveugle, comme si, lors des conciles et des synodes et dans de nombreux congrès catholiques, tout le monde était bâillonné; comme si la foi vécue dans la fidélité à l’enseignement de l’église excluait le travail de la raison et le dialogue avec l’autre, dans le respect de l’autre.

    Et nos auteurs de se décerner bravement un brevet d’humanité car ils pratiquent une "saine relativité" qui serait une vertu chrétienne (?) et tout cela en se revendiquant de la Bible, tant il est vrai, pour parodier Boileau, que tout théologien dissident se fait « pape la bible à la main » !

    Une question pour conclure : quand le pape confie la présidence de l’Académie pontificale des Sciences à un médecin protestant, fait-il preuve d’autoritarisme dogmatique ?

  • Rester au balcon ?

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    ReneMagrittePerspectiveLeBalconDeManet1950.pngLancer un blog est une aventure.

    Et effectivement, lorsqu'on s'aperçoit que tant de gens viennent le visiter, on en reste pantois.

    On se dit que ça répond à un réel besoin, que beaucoup de gens aspirent à entendre un autre son de cloche que celui dispensé par la grande presse.

    Alors, on s'attend à ce qu'ils réagissent, qu'ils vous interpellent, qu'ils vous suggèrent telle ou telle chose...

    Mais c'est là qu'on se trompe!

    En effet, malgré des appels réitérés, des mails envoyés tous azimuts, le plus grand nombre préfère rester au balcon, quitte à émettre en aparté des appréciations plus ou moins encourageantes.

    C'est qu'on a autre chose à faire que d'alimenter un blog ou de soutenir ceux qui l'animent!

    Pourtant, la semaine dernière, La Croix soulignait la vitalité des réseaux catholiques sur le web, citant des blogs qui ont pignon sur rue et qui reçoivent la visite de très nombreux visiteurs, au point de susciter une certaine inquiétude dans le monde des médias traditionnels. Et le pape d'en ajouter lors de la journée mondiale des moyens de communication sociale, se félicitant de ces nouveaux modes de communication, tout en émettant une série de recommandations où il est question d'authenticité, de vérité, d'honnêteté...

    Alors, nous aimerions tellement que nos amis, encouragés de si haut, descendent de leurs balcons et investissent peu à peu ces espaces de communication pour la meilleure des causes, puisqu'il s'agit de rétablir la vérité face à la désinformation, de s'indigner face à des réalités qui abiment l'homme, de s'extasier devant des choses belles et susceptibles de nous faire grandir en humanité, de compatir avec ceux qui sont victimes des persécutions et des oppressions, de partager des informations qui peuvent enrichir autrui, etc.

    Cet appel sera-t-il entendu? Peut-être, chi lo sa?

  • Amorce d'une nouvelle campagne médiatique contre le célibat des prêtres

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    En septembre prochain, le pape doit effectuer une visite pastorale en Allemagne. Certains médias sont déjà occupés à miner le terrain sur lequel Benoît XVI sera amené à poser ses pas. C'est ainsi que le Suddeutsche Zeitung exhume une pétition qui a circulé en Allemagne, en 1970, en faveur de la modification de la règle du célibat sacerdotal et que l'abbé Ratzinger aurait signée. Cette information, aussitôt reprise par le Figaro et Europe I, le sera, n'en doutons pas, par les médias de notre petite terre d'héroïsme. En Allemagne, les journalistes appuient ainsi les politiciens, dont la chancelière, qui s'immiscent dans cette question de discipline ecclésiastique et qui voient dans le mariage des prêtres une réponse adéquate aux problèmes de pédophilie.

    Nous avons déjà posté sur ce blog une note qui dénonçait le simplisme d'une telle vision.

    Il ne s'agit pas d'une question dogmatique mais bien d'une question de discipline ecclésiastique qui diffère de la perception qu'en ont d'autres églises. Il faut cependant rappeler que dans les églises d'orient (mêmes catholiques), si on ordonne des hommes mariés, il n'est pas question d'ouvrir le mariage à des prêtres célibataires.

    On lit beaucoup d'âneries dans la presse et dans les réactions des lecteurs influencés par le battage médiatique à ce propos. Certains n'hésitent pas à dénoncer le caractère tardif de l'introduction de la discipline du célibat alors que le Père Cochini, dans une étude scientifique consacrée aux origines apostoliques du célibat sacerdotal tord le cou à ces inepties. Interrogé en 2006, lors de la publication de son ouvrage, il déclarait :

    "L’ouvrage publié aujourd’hui aux éditions Ad Solem est la réédition, augmentée d’une préface du cardinal Castrillon Hoyos, de mon livre sur Les Origines apostoliques du célibat ecclésiastique, publié pour la première fois en 1981 chez Lethielleux. Il a été jugé utile de le republier parce que la question des origines, c’est-à-dire la question historique, est aujourd’hui au centre du débat. Il est frappant, en effet, de voir la quantité de livres ou d’articles qui contestent la discipline de l’Eglise latine concernant le célibat obligatoire des clercs en arguant de l’origine tardive de la loi. Certains, comme vous le dites, y voient une invention médiévale, en se référant au 2ème concile du Latran de 1139, mais ils sont de moins en moins nombreux, car l’argument ne résiste pas à une simple lecture du texte conciliaire : le document du Latran n’établit pas l’obligation du célibat, mais frappe de nullité tout mariage contracté par un clerc déjà ordonné. En revanche, la critique basée sur le concile d’Elvire des années 300, le premier en date des synodes faisant état d’une obligation de continence parfaite pour les membres du clergé supérieur, ainsi que sur l’existence de nombreux évêques, prêtres et diacres mariés au cours des premiers siècles de l’Eglise, est certainement à prendre en compte."

    On le voit, tant sur le fond de la question où il est simpliste de croire que le mariage résoudrait le problème de la pédophilie (alors que tant d'hommes mariés sont pédophiles), que sur sa dimension historique, il y a une véritable entreprise de désinformation qui est à l'oeuvre. Quant à Joseph Ratzinger, on peut imaginer qu'il a évolué et qu'ayant souscrit à certaines positions qui étaient dans l'air du temps conciliaire et post-conciliaire, il a eu le temps et l'accès à d'autres données qui lui ont permis de rectifier certaines de ses positions.