Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Une épidémie récurrente : « Ils » ne croient plus dans la sainte eucharistie

    IMPRIMER

    Lu sur le site web du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    « L’interdiction actuelle d’assister à la messe, les manifestations pour demander son rétablissement, les réactions de certains évêques, révèlent une crise beaucoup plus profonde sur ce qu’est réellement la messe et la sainte eucharistie. Une crise qui n’est pas nouvelle et dont les manifestations les plus fortes sont apparues après le Concile Vatican II et qui sont le fruit d’une mauvais enseignement de la foi, d’une conception moderniste et de ce que Benoît XVI a dénoncé sous le terme de relativisme.

     Dans le Figaro (23 novembre), Jean-Marie Guénois constate que cette crise touche jusqu’au plus haut de la hiérarchie de l’Église :

    « Il existe une division plus profonde dans l’Église. Elle n’est pas tactique, mais théologique. Elle porte sur la foi en « l’eucharistie », à savoir l’hostie consacrée donnée lors de la communion.

    Les catholiques - on le constate avec cette crise, tous n’y croient pas vraiment - sont avec les orthodoxes et certains protestants luthériens [point à nuancer, ndlrHN], les seuls à croire dans « la présence réelle ». C’est-à-dire en la « présence du Christ », sous « les espèces consacrées » du pain et du vin, par le prêtre, lors de la messe. Ce sont ces « hosties consacrées » qui sont données comme une nourriture lors de la communion et qui sont ensuite conservées dans le tabernacle. Selon leur foi, « l’eucharistie », c’est « Dieu qui est présent ».

    Un évêque très au fait des débats internes à l’épiscopat quand il s’est agi, pour l’Église catholique, d’aller ou non plaider le retour de la messe en public au Conseil d’État, ou de se déterminer pour les manifestations de rue, s’est dit « douloureusement » étonné de constater « une foi catholique eucharistique théologiquement divergente » jusque chez les évêques. Un état de fait qui reflète un débat tabou dans l’Église catholique : une partie des théologiens, prêtres, évêques et certains cardinaux, a épousé les thèses du protestantisme qui considère la « présence » eucharistique du Christ comme « symbolique » et non « réelle ». Donc non absolument « sacrée » au point de se battre pour elle.

    La grande surprise, dans ce registre, est venue de Rome cette semaine. Et d’un futur cardinal - il le deviendra le 29 novembre - choisi par le pape François pour piloter l’important synode des évêques. Mi-novembre, il a taxé ceux qui se plaignaient de ne pouvoir accéder à la messe « d’analphabétisme spirituel » dans la revue jésuite de référence mondiale, La Civilta Cattolica. Il a demandé à l’Église de profiter de cette crise pour rompre avec une pastorale visant à « conduire au sacrement » pour passer, « par les sacrements, à la vie chrétienne ».

    Un cardinal très proche du pape, relativisant l’importance de la messe… Ces propos ont choqué beaucoup d’évêques mais pas tous. Une partie de l’Église catholique doute sur la foi eucharistique, qui est pourtant l’un de ses fondements ».

    Ref.« Ils » ne croient plus dans la sainte eucharistie

    Une vieille tentation qui émerge avec le nominalisme au XIIe siècle, enflamme la Réforme protestante au XVIe et repasse les plats avec la crise moderniste contemporaine : une sorte d’épidémie récurrente qui n’a pas encore trouvé son vaccin.

    JPSC

  • Derrière la liberté du culte, l’enjeu des libertés publiques

    IMPRIMER

    Sur le site web « aleteia », ce billet de Guillaume de Prémare, à méditer aussi par les évêques joséphistes, au nord de Quiévrain et ailleurs…

    Liberté du culte FR322783A.jpg« Alors que certaines mesures sanitaires s’installent dans le temps long, les demandes persistantes en faveur de la liberté du culte montrent que c’est l’ensemble des libertés publiques qui est en jeu.

    Dimanche 15 novembre, l’Agence France Presse mettait à la Une l’information suivante : « Les restrictions pour faire face à la pandémie de Covid-19 pourraient durer plusieurs mois dans les pays européens. De l’Allemagne à la France, les gouvernements se préparent à des mesures sur le long terme malgré des mouvements de contestation. » Certes, le texte est au conditionnel, mais chacun perçoit que cette crise ne constitue plus une simple parenthèse. Elle pourrait inaugurer en quelque sorte un « nouvel état du monde » pour une assez longue période. Si tel est le cas, les gouvernements ont raison de préparer des mesures de long terme.

    Menaces de restrictions durables

    Cependant, ces mesures ne pourront raisonnablement constituer une simple continuité, en quelque sorte renforcée, des mesures actuelles, ou la poursuite d’un cycle un peu erratique de resserrage et de desserrage de vis. En effet, les restrictions sanitaires mettent en jeu des libertés publiques fondamentales. S’il est acceptable de mettre entre parenthèse quelques libertés fondamentales sur un temps court, cela ne peut se concevoir sur une longue durée. Ainsi, entre les mois de mars et mai, les différentes mesures restrictives n’avaient pas été exemptes de critiques mais elles avaient été globalement admises, au motif même qu’il s’agissait de dispositions provisoires et de courte durée.

    C’est ainsi, notamment, que la suspension du culte public le 17 mars dernier n’avait pas entraîné de manifestations. Pendant trois mois, cette privation a donc été supportée comme un effort coûteux mais inévitable, jusqu’au recours devant le Conseil d’État au mois de mai, lors du déconfinement partiel. Cette fois, la crainte s’installe de vivre dans un pays où le culte public pourrait être atteint durablement. Il est toutefois important de préciser qu’il ne s’agit pas uniquement de la liberté de culte : celle-ci est l’une des libertés publiques essentielles, dont le Conseil d’État avait rappelé en mai le caractère constitutionnel, mais elle n’est pas la seule.

    L’ensemble des libertés publiques

    C’est donc probablement une défense plus large des libertés publiques qui est nécessaire. Cependant, en demandant la messe, les catholiques montrent d’une certaine manière un bon exemple à la société tout entière. Le chemin à suivre est de demander au gouvernement que les mesures de long terme qui se profilent soient compatibles avec les libertés publiques dans leur ensemble. À défaut, nous pourrions vivre un point de bascule historique qui fragiliserait l’état de droit.

    Ce n’est donc pas un caprice de demander le rétablissement de la messe dans des conditions permettant d’assurer un certain niveau de sécurité sanitaire, mais c’est un premier pas pour mettre sur le tapis la question des libertés publiques dans leur ensemble. Cette demande n’est pas non plus une revendication purement catégorielle des catholiques : si le culte est rétabli — ce qui est envisagé pour le début du mois de décembre — ce sera pour toutes les confessions religieuses. L’Église de France ne demande pas une exception catholique.

    Au nom du bien commun

    Il y a parfois une mauvaise compréhension des manifestations pour la messe. Par exemple, Gilles Clavreul, membre du Printemps républicain, y voit « une instrumentalisation identitaire de la religion » qui participe « d’une remise en cause du commun ». C’est une erreur de perspective : défendre une liberté publique essentielle, comme la liberté de culte, ne constitue pas une remise en cause du commun, mais au contraire protège le commun, c’est-à-dire cet état de droit qui demeure l’un des rares « communs » à faire encore consensus dans la société.

    Chronique publiée en partenariat avec Radio Espérance, 18 novembre 2020.

    Ref. Derrière la liberté du culte, l’enjeu des libertés publiques

    JPSC

  • Covid-19 : la déraison sanitaire

    IMPRIMER

    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    « Nos héritiers nous reprocheront notre irresponsabilité »

    Posted: 22 Nov 2020 10:48 PM PST

    Alexandra Laignel-Lavastine vient de publier « La Déraison sanitaire. Le Covid-19 et le culte de la vie par-dessus tout » aux Éditions Le Bord de l’Eau. Un essai aussi brillant que dérangeant dans lequel la philosophe interroge notre « sanitairement correct ». Entretien d’Alexandre de Vecchio avec Alexandra Laignel-Lavastine.

    – Vous écrivez : « Jamais l’humanité n’avait été mieux armée médicalement face à une épidémie ; jamais elle ne se sera montrée aussi désarmée moralement. » Pourquoi ?

    – Vu l’amplitude de la catastrophe qui s’annonce, nous serions en effet bien inspirés d’y réfléchir, car nos descendants, qui sont notre conscience, nous réclameront assurément des comptes. Je vois plusieurs raisons à cette déconfiture. D’abord, notre basculement, depuis quatre décennies, dans un « nouvel humanisme » (Luc Ferry) tel que jamais, dans l’Histoire, nous n’avions accordé une aussi grande valeur à la vie humaine. Il n’est donc plus question de consentir, en 2020, aux scènes d’épouvante que nos parents ou grands-parents, qui avaient connu la guerre, étaient encore capables d’endurer lors des grandes épidémies de grippe asiatique de 1957 ou de 1968.

    Ensuite, il y a ce calamiteux désaveu du tragique, à l’œuvre et même à la manœuvre à chaque étape de cette pandémie, comme si nous étions partis de l’idée folle selon laquelle, pour en finir avec les tragédies du XXe siècle, il suffirait d’en finir avec le tragique même. La fatalité, la finitude et la mort feraient ainsi insulte à notre condition. Trancher ? Nos technocrates optent pour l’antistratégie du moindre risque en se défaussant de leur responsabilité sur les médecins. D’où un bilan churchillien : on a confiné puis reconfiné afin d’éviter l’effondrement (des services de réa[nimation]) ; à la fin, on aura eu et le confinement, et l’effondrement (du pays). Mais la question de notre désarmement moral en soulève encore une troisième, qui constitue le surprenant angle mort de notre sanitairement correct : dans quelle mesure le fait de ravaler l’homme à la vie et d’élever la vie biologique au rang de valeur suprême est-il hautement périlleux et déraisonnable sur le plan civilisationnel ?

    Lire la suite

  • Saint Clément, troisième successeur de Pierre (23 novembre)

    IMPRIMER

    414.jpgLors de l'audience générale du mercredi 7 mars 2007, le pape Benoît XVI consacrait son enseignement à la belle figure du troisième successeur de saint Pierre, saint Clément, évêque de Rome à la fin du premier siècle :

    Chers frères et soeurs,

    Nous avons médité au cours des derniers mois sur les figures de chaque Apôtre et sur les premiers témoins de la foi chrétienne, que les écrits du Nouveau Testament mentionnent. A présent, nous consacrons notre attention aux Pères apostoliques, c'est-à-dire à la première et à la deuxième génération dans l'Eglise après les Apôtres. Et nous pouvons ainsi voir comment débute le chemin de l'Eglise dans l'histoire.

    Saint Clément, Evêque de Rome au cours des dernières années du premier siècle, est le troisième Successeur de Pierre, après Lin et Anaclet. Sur sa vie, le témoignage le plus important est celui de saint Irénée, Evêque de Lyon jusqu'en 202. Il atteste que Clément "avait vu les Apôtres", "les avait rencontrés", et avait "encore dans les oreilles leur prédication, et devant les yeux leur tradition" (Adv. haer. 3, 3, 3). Des témoignages tardifs, entre le quatrième et le sixième siècle, attribuent à Clément le titre de martyr.

    L'autorité et le prestige de cet Evêque de Rome étaient tels que divers écrits lui furent attribués, mais son unique œuvre certaine est la Lettre aux Corinthiens. Eusèbe de Césarée, le grand "archiviste" des origines chrétiennes, la présente en ces termes:  "Une lettre de Clément reconnue comme authentique, grande et admirable nous a été transmise. Elle fut écrite par lui, de la part de l'Eglise de Rome, à l'Eglise de Corinthe... Nous savons que depuis longtemps, et encore de nos jours, celle-ci est lue publiquement au cours de la réunion des fidèles" (Hist. Eccl. 3, 16). On attribuait à cette lettre un caractère presque canonique. Au début de ce texte - écrit en grec - Clément regrette que "les adversités imprévues, qui ont eu lieu l'une après l'autre" (1, 1), ne lui aient pas permis une intervention plus prompte. Ces "adversités" doivent être comprises comme la persécution de Domitien:  c'est pourquoi la date de la rédaction de la lettre doit remonter à l'époque qui suivit immédiatement la mort de l'empereur et la fin de la persécution, c'est-à-dire tout de suite après 96. 
    L'intervention de Clément - nous sommes encore au I siècle - était rendue nécessaire par les graves problèmes que traversait l'Eglise de Corinthe:  en effet, les prêtres des communautés avaient été déposés par plusieurs jeunes contestataires. Cet événement douloureux est rappelé, encore une fois, par saint Irénée, qui écrit:  "Sous Clément, un conflit important étant apparu parmi les frères de Corinthe, l'Eglise de Rome envoya aux Corinthiens une lettre très importante pour qu'ils se réconcilient dans la paix, qu'ils renouvellent leur foi et annoncent la tradition, qu'ils avaient reçue des Apôtres depuis peu de temps" (Adv. haer. 3, 3, 3). Nous pourrions donc dire que cette lettre constitue un premier exercice du Primat romain après la mort de saint Pierre. La lettre de Clément reprend des thèmes chers à saint Paul, qui avait écrit deux longues lettres aux Corinthiens, en particulier la dialectique théologique, éternellement actuelle, entre l'indicatif du salut et l'impératif de l'engagement moral. Il y a avant tout l'heureuse annonce de la grâce qui sauve. Le Seigneur nous prévient et nous donne le pardon, il nous donne son amour, la grâce d'être chrétiens, ses frères et soeurs. C'est une annonce qui remplit notre vie de joie et qui donne de l'assurance à notre action:  le Seigneur nous prévient toujours avec sa bonté et la bonté du Seigneur est toujours plus grande que tous nos péchés. Il faut cependant que nous nous engagions de manière cohérente avec le don reçu et que nous répondions à l'annonce de salut par un chemin généreux et courageux de conversion. Par rapport au modèle paulinien, la nouveauté est que Clément fait suivre la partie doctrinale et la partie  pratique, qui étaient constitutives de toutes les lettres pauliniennes, par une "grande prière" qui conclut pratiquement la lettre.

    Lire la suite

  • "Rendez-nous la messe" : des centaines de catholiques français mobilisés devant les églises

    IMPRIMER

    Du site de RTFrance :

    «Rendez-nous la messe» : des centaines de catholiques prient à l'extérieur des églises en France

    22 nov. 2020

    Des centaines de catholiques se sont rassemblés devant des cathédrales et des églises à Paris, Toulouse et Bordeaux afin de réclamer la réouverture des églises pour les messes.

    Plusieurs rassemblements de catholiques se sont tenus en France devant l'entrée d'églises et de cathédrales ce dimanche 22 novembre, jour de messe.

    A Paris, ils étaient plusieurs dizaines agenouillés à même le sol devant l'entrée de l'église Saint-Augustin, dans le VIIIe arrondissement. Ils étaient également plusieurs centaines, selon notre reporter, devant l'entrée de l'église Saint-Sulpice, dans le VIe arrondissement de Paris, pour réclamer la levée de l'interdiction des messes publiques en raison du confinement.

    «La messe est vraiment essentielle car c’est là où on reçoit le sacrement, alors que prier, nous pouvons le faire de chez nous», a expliqué Adeline, une fidèle, au micro de notre reporter.

    Les catholiques étaient également plusieurs centaines devant les cathédrales de Bordeaux et Toulouse pour réclamer le retour de la messe dans les églises, interdite pendant le confinement. Agenouillés à l'ombre de la cathédrale Saint-André à Bordeaux, plus de 300 fidèles ont récité un chapelet et entonné des chants et des récitations de prières lors d'un rassemblement statique déclaré en préfecture, sous l’œil d’une présence policière discrète et entre deux banderoles «Rendez-nous la messe» et «Stop à la dictature sanitaire».

    Le 15 novembre, plus de 300 catholiques s'étaient déjà donné rendez-vous sur le parvis de la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Avant la prière collective, l'un des organisateurs a demandé aux fidèles de tendre les bras pour qu'ils s’écartent les uns des autres, afin de respecter la distanciation sociale.

    A Toulouse également, quelques centaines de catholiques, dont beaucoup de familles avec enfants, se sont rassemblés devant la cathédrale Saint-Etienne pour le deuxième dimanche consécutif. 

    Le 23 novembre, le gouvernement a prudemment donné son accord à une reprise des cérémonies religieuses avec public à partir du 1er décembre mais à deux conditions : le respect d'un nouveau protocole sanitaire au sein des lieux de culte et une évolution favorable de la situation épidémiologique.

    En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/80981-rendez-nous-messe-centaines-catholiques-prient-exterieur-eglises-france

  • Un texte inédit du pape préfacé par le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale

    IMPRIMER

    De Vatican News :

    François: le christianisme transforme le monde s'il est enraciné dans l’Évangile

    Un texte inédit du Pape intitulé "Le Ciel sur la terre. Aimer et servir pour transformer le monde" est publié dans un livre édité par la Librairie éditrice vaticane (Lev). Il est préfacé par Martin Junge, secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale.

    «C'est lorsque le christianisme s'enracine dans l'Évangile qu'il donne le meilleur de lui-même à la civilisation», tandis qu'il «perd le meilleur de lui-même lorsqu'il finit par se corrompre et par s'identifier aux logiques et aux structures du monde». Le Pape l’explique dans un texte inédit qui figure dans le livre intitulé "Le Ciel sur la terre. Aimer et servir pour transformer le monde". Le volume, que la Libreria Editrice Vaticana publie en italien mardi 24 novembre, s'inscrit dans la série œcuménique "Échange de dons" et rassemble divers textes déjà prononcés par François sur le thème de la foi qui se transforme en charité envers les autres. La préface est de Martin Junge, secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale.

    Dans ce texte inédit, le Pape souligne le «pouvoir transformateur du christianisme» au cours des siècles, à partir de la considération de la valeur de chaque personne. Un monde nouveau, plus juste et plus fraternel, est né comme «conséquence gratuite d'une foi vécue simplement». Le christianisme, observe-t-il, n'a pas transformé le monde ancien «par des tactiques mondaines ou des volontarismes éthiques, mais seulement par la puissance de l'Esprit de Jésus ressuscité. Tout le fleuve des petites ou grandes œuvres de charité, un courant de solidarité qui traverse l'histoire depuis deux mille ans, a cette source unique. La charité naît de l'émotion, de l'étonnement et de la grâce.»

    Dès le début, historiquement, la charité des chrétiens est devenue l'attention aux besoins des personnes les plus fragiles, les veuves, les pauvres, les esclaves, les malades, les marginaux... Compassion, souffrance avec ceux qui souffrent, partage. Elle devient aussi une dénonciation des injustices et un engagement à les combattre autant que possible. Parce que «prendre soin d'une personne, c'est embrasser toute sa condition et l'aider à se libérer de ce qui l'opprime le plus et le prive de ses droits. La primauté de la Grâce ne conduit pas à la passivité, au contraire, elle multiplie par cent l'énergie et augmente la sensibilité à l'injustice», précise le Pape François.

    Vivre le don de la réconciliation grâce au Christ

    Dans sa préface, Martin Junge, secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, rappelle avec une «profonde gratitude» les paroles du Pape François lors de la commémoration commune de la Réforme à Lund en 2016: «Jésus nous rappelle: "Sans moi, vous ne pouvez rien faire". (Jean 15.5). Il est celui qui nous soutient et nous encourage à chercher des moyens de faire de l'unité une réalité toujours plus évidente»«Dans cette liturgie et cette homélie mémorables, nous, catholiques et luthériens, avons réaffirmé ensemble notre engagement sur un chemin qui mène du conflit à la communion, écrit Martin Junge. Ce chemin n'est possible que grâce au Christ, qui guérit toutes nos blessures et nos souvenirs, nous libérant de la douleur des expériences passées, pour embrasser le don de la réconciliation que le Christ a placé parmi nous.»

    «C'est un engagement qui part de la perspective de l'unité et non du point de vue de la division», car «ce qui nous unit est bien plus que ce qui nous divise», explique le secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale. Et le service commun pour les derniers et les souffrants est un formidable moteur pour cette restauration de l’unité entre chrétiens: «Ensemble, nous témoignons de la miséricorde de Dieu à la fois par la confession de foi et par notre service commun au monde.»

  • Plaidoyer pour les petits à l'usage des grands (de Bessières, dans Récits et expériences eucharistiques (15) (feuillet pour le temps du confinement)

    IMPRIMER

    2020_11_23_08_07_01_Greenshot.png