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  • Saint-Pierre : un film documentaire dévoile les origines de la basilique

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    La contribution la plus insolite de ce film est la participation de Léon XIV, qui a accepté de se montrer devant les caméras © VATICAN MEDIA

    Saint-Pierre : un documentaire dévoile les origines de la basilique

    Avec la participation exceptionnelle de Léon XIV et de l’acteur Chris Pratt, le film explore les découvertes archéologiques autour du tombeau de l’apôtre.

    ZENIT — 16 octobre 2026

    (ZENIT News / Cité du Vatican, 13 octobre 2026) — Une chambre funéraire cachée sous la basilique Saint-Pierre, des découvertes archéologiques s’étalant sur plusieurs décennies et une apparition exceptionnelle du pape Léon XIV à l’écran sont au cœur d’un nouveau documentaire explorant les origines de l’un des lieux saints les plus importants de la chrétienté.

    Intitulé Pétros ení : À la découverte des origines, le film sera projeté en avant-première le 16 octobre au Festival du film de Rome, à l’approche du 400e anniversaire de la consécration de l’actuelle basilique Saint-Pierre.

    Pétros ení : À la découverte des origines

    « Pétros ení : À la découverte des origines »

    Réalisé par la cinéaste espagnole Paula Ortiz et écrit par Andrea Tornielli, directeur éditorial de Vatican Media, ce documentaire mêle recherche historique, archéologie et foi chrétienne.

    L’acteur américain Chris Pratt guide les spectateurs à travers ce récit, les emmenant dans la nécropole vaticane située sous la basilique, où le tombeau traditionnellement identifié comme celui de saint Pierre demeure inaccessible aux visiteurs.

    Cette production est une collaboration entre AF Films, Vatican Media et la Fabrique de Saint-Pierre, l’institution chargée de l’entretien de la basilique.

    L’apport le plus original du film réside dans la participation de Léon XIV, qui a accepté de témoigner devant les caméras pour évoquer l’importance de l’apôtre et la signification de sa sépulture sous l’église construite en son honneur.

    Son intervention offre une perspective papale contemporaine sur une histoire qui relie les débuts du christianisme à Rome à l’architecture monumentale qui domine aujourd’hui le paysage du Vatican.

    Pratt a décrit l’opportunité de travailler avec le Pape et le Vatican comme un honneur extraordinaire, exprimant sa gratitude pour la confiance et l’accès accordés à la production. Il a déclaré que l’histoire de saint Pierre demeure fondamentale pour la foi chrétienne et qu’il était heureux de contribuer à porter l’héritage de l’apôtre à l’écran.

    Le récit historique du documentaire commence avec Pierre lui-même : le pêcheur de Galilée à qui Jésus confia la direction de l’Église naissante et qui, selon la tradition chrétienne, fut martyrisé à Rome lors des persécutions de l’empereur Néron.

    La colline du Vatican devint peu à peu un lieu de pèlerinage et de dévotion, et les premiers chrétiens cherchèrent des sépultures près du tombeau de l’apôtre.

    Cette dévotion a fini par transformer le paysage. Au IVe siècle, l’empereur Constantin, premier empereur romain à se convertir au christianisme, ordonna la construction d’une basilique majeure sur le site funéraire.

    Pour permettre l’édification, une partie du versant de la colline du Vatican fut nivelée, et le site associé au tombeau de Pierre fut intégré à la structure. La basilique actuelle, dont la colonnade monumentale fut conçue par Gian Lorenzo Bernini, s’inscrit dans cette histoire bien plus ancienne de culte et de commémoration.

    Chris Pratt

    L’acteur américain Chris Pratt guide les spectateurs dans la nécropole vaticane située sous la basilique.

    Les fouilles archéologiques ont permis de mieux comprendre cette histoire. Le pape Pie XII a fortement soutenu les fouilles entreprises pendant la Seconde Guerre mondiale et, en 1950, il a annoncé officiellement la découverte du site identifié comme la sépulture de Pierre dans la nécropole vaticane.

    Les recherches se sont poursuivies, conduisant finalement le pape Paul VI à annoncer en 1968 que les ossements de l’apôtre avaient également été identifiés grâce à ce qu’il considérait comme des preuves convaincantes.

    Paul VI a décrit ces restes comme les rares mais sacrées reliques corporelles du Prince des Apôtres.

    Il est essentiel de distinguer l’identification d’un site funéraire de celle de restes humains pour comprendre cette découverte. Le documentaire s’appuie sur des témoignages historiques et des découvertes archéologiques pour expliquer la démarche des chercheurs, avec l’apport de l’expert Pietro Zander, consultant archéologique et spécialiste reconnu de la nécropole vaticane.

    Le film promet également des images inédites, offrant aux spectateurs un accès à des parties de l’ancien complexe funéraire habituellement dissimulées sous la basilique.

    Sa sortie coïncide avec l’anniversaire de la dédicace de l’actuelle basilique Saint-Pierre, le 18 novembre 1626, soit exactement quatre siècles avant l’anniversaire de 2026.

    https://fr.zenit.org/2026/10/16/244155/

  • Hausse de la haine anti-chrétiens en Europe, deux poids deux mesures

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    Hausse de la haine anti-chrétiens en Europe, deux poids deux mesures

    (source)

    Thibault van den Bossche, chargé de plaidoyer pour la liberté religieuse  l’ECLJ (le Centre européen pour le droit et la justice), a été auditionné le lundi 12 octobre 2026 par la commission des pétitions du Parlement européen. Face à l’inertie de Bruxelles, la commission maintient ouverte la pétition de l’ECLJ « sur la montée présumée des sentiments antichrétiens et la nécessité d’une protection égale dans l’ensemble de l’Union », et poussera pour une résolution en plénière.

    La nécessité d’agir s’appuie sur la réalité des chiffres globaux fournis par l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens en Europe (OIDAC Europe), qui a recensé 2 211 crimes de haine antichrétiens sur le continent pour la seule année 2024, incluant 274 agressions physiques directes et 94 incendies criminels d’églises. L’ECLJ a ouvert l’audition sur le rappel du meurtre atroce d’Ashur Sarnaya, réfugié irakien chrétien ayant fui l’État islamique en 2014 pour finalement être égorgé à Lyon en septembre 2025 par un Algérien musulman radicalisé.

    Les trois visages d’une invisibilisation systémique

    Cette violence antichrétienne en Europe demeure largement occultée en raison de trois obstacles majeurs :

    • La sous-comptabilisation par les États, qui qualifient souvent le vandalisme des églises de simples « atteintes aux biens » et omettent de transmettre leurs données aux instances internationales comme l’OSCE.
    • La sous-déclaration par les victimes, qui renoncent à porter plainte par résignation, par peur ou par tendance à relativiser les faits.
    •  Un biais idéologique et politique, qui perçoit le christianisme uniquement comme une religion historiquement dominante et refuse de concevoir que les chrétiens puissent, eux aussi, être des victimes.

    En réponse, l’ECLJ demande dans sa pétition la nomination d’un Coordinateur de l’Union européenne chargé de la lutte contre les attaques et les discriminations contre les chrétiens, à l’instar des postes créés en 2015 pour les communautés musulmanes et juives. Nous réclamons également le renforcement de la collaboration entre les communautés, la société civile et les États afin de bâtir des cadres nationaux de coopération, briser l’autocensure et déployer des protections efficaces.

    Le clivage politique de Bruxelles face au «deux poids, deux mesures »

    Lors des débats, les représentants du Parti populaire européen (PPE), des Patriotes pour l’Europe (PFE), des Conservateurs et réformistes européens (ECR) et de l’Europe des nations souveraines (ESN) ont unanimement soutenu le maintien de la pétition, dénonçant une politique du « deux poids, deux mesures ». À l’inverse, les bancs des groupes du centre et de gauche sont restés intégralement vides. Ce désintérêt flagrant a été vivement fustigé par l’eurodéputé allemand Tomasz Froelich (ESN), rappelant qu’il s’agit pourtant de violations caractérisées des droits de l’homme.

    De son côté, le représentant de la Commission européenne au titre de l’article 17 du TFUE (relations avec les Églises) a livré une réponse particulièrement timorée. Tout en concédant le caractère inacceptable des violences, l’exécutif européen a affirmé qu’il comptait utiliser les textes existants mais « ne prévoyait pas de développer de nouveaux dispositifs », se défaussant ainsi sur la seule responsabilité des États membres. Illustrant cet immobilisme persistant, l’eurodéputée française Virginie Joron (PFE) a rappelé qu’une question écrite avait été déposée dès le 22 octobre 2025 par Fabrice Leggeri (PFE) pour exiger la nomination d’un Coordinateur européen, une interpellation restée sans réponse satisfaisante de la part de la Commission.

    La situation locale n’en demeure pas moins alarmante. L’eurodéputée espagnole Margarita de la Pisa Carrión (PFE) a condamné le silence des institutions face à ce qui s’apparente à la plus grande persécution religieuse sur le continent, rappelant que 67% des prêtres espagnols rapportent avoir subi des insultes ou des moqueries. En France, l’eurodéputée Laurence Trochu (ECR), qui conduit une pétition connexe réunissant déjà plus de 15 000 signatures, a pointé du doigt l’explosion de 70 % des atteintes aux personnes chrétiennes entre 2024 et 2025. Elle a également rappelé que le Parlement européen avait déjà validé le principe d’une telle protection en adoptant dans une résolution du 21 janvier 2026 un amendement qu’elle avait proposé déplorant l’absence de coordinateur dédié, tout en mettant en parallèle le sort des 380 millions de chrétiens persécutés à travers le monde.

    Face à l’insuffisance des réponses de l’exécutif, la commission PETI a choisi de maintenir la pétition ouverte. Elle exige désormais des informations officielles complémentaires de la Commission européenne et poussera pour obtenir un débat en plénière suivi d’une résolution. La nomination d’un Coordinateur européen est une pure question d’égalité et de justice, une demande d’ailleurs largement soutenue par l’Intergroupe sur la liberté de religion, la COMECE (Conférence des évêques de l’UE), le nonce apostolique Monseigneur Noël Treanor, ainsi que de nombreuses organisations de la société civile européenne.

    Signe qu’une prise de conscience globale est en cours, le 8 octobre 2026, le Parlement européen a adopté une résolution majeure sur la nécessité pour l’Union de se doter d’une stratégie contre l’entrisme islamiste et l’influence du réseau des Frères musulmans. Les eurodéputés y identifient explicitement la « haine antichrétienne » au même titre que l’antisémitisme, la soumission des femmes ou la remise en cause de la laïcité, comme un marqueur clair de radicalisation idéologique. De plus, le 24 juin 2026, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) est elle aussi saisie du sujet à travers une motion de résolution transpartisane intitulée « Crimes de haine, intolérance et discrimination à l’encontre des chrétiens d’Europe », exhortant les États à développer une stratégie commune pour prévenir ces crimes, y compris en ligne, et pour sécuriser les lieux de culte.

  • À l'occasion de l'exécution de la Reine Marie-Antoinette; un regard chrétien sur le chemin qu'elle a suivi vers la vie éternelle

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    16 octobre 1793 : À l'occasion de l'exécution de la Reine Marie-Antoinette. Un regard chrétien Sur le chemin Qu'elle a suivi vers la vie éternelle.

    L'ancienne reine de France Marie-Antoinette a été exécutée le 16 octobre 1793. Après avoir été condamnée à la peine capitale pour haute trahison par le Tribunal révolutionnaire au petit matin, elle a été guillotinée à 12h15 sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) à Paris. 

    Jeune femme légère et peu préparée à assumer le rôle de reine de France, on la retrouve à l’âge de 36 ans confrontée à des épreuves qu’aucune femme au monde ne devrait vivre. Elles vont profondément changer son âme. Son martyre (Exécution de son mari, séparation de ses enfants, abandon de ses amis, cancer, accusation d’inceste, faux témoignages et calomnies, condamnation à mort) permet de comprendre la notion théologique de « purgatoire » de la Terre.

  • Ignace d'Antioche : l'ardent désir d'union avec le Christ et de vie en Lui (17 octobre)

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    0201ignace2.jpgLors de l'audience générale du mercredi 14 mars 2007, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Ignace d'Antioche (vatican.va) :

    Chers frères et sœurs!

    Comme nous l'avons déjà fait mercredi, nous parlons des personnalités de l'Eglise naissante. La semaine dernière, nous avons parlé du Pape Clément I, troisième Successeur de saint Pierre. Aujourd'hui, nous parlons de saint Ignace, qui a été le troisième Evêque d'Antioche, de 70 à 107, date de son martyre. A cette époque, Rome, Alexandrie et Antioche étaient les trois grandes métropoles  de  l'empire  romain. Le Concile de Nicée parle de trois "primats":  celui de Rome, mais Alexandrie et Antioche également participent, d'une certaine manière, à un "primat". Saint Ignace était Evêque d'Antioche, qui se trouve aujourd'hui en Turquie. Là, à Antioche, comme nous l'apprenons des Actes des Apôtres, se développa une communauté chrétienne florissante:  le premier Evêque fut l'apôtre Pierre - c'est ce que nous rapporte la tradition - et là, "pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens" (Ac 11, 26). Eusèbe de Césarée, un historien du IV siècle, consacre un chapitre entier de son Histoire ecclésiastique à la vie et à l'œuvre littéraire d'Ignace (3, 36). "De Syrie", écrit-il, "Ignace fut envoyé à Rome pour être livré en pâture aux bêtes sauvages, à cause du témoignage qu'il avait rendu du Christ. En accomplissant son voyage à travers l'Asie, sous la surveillance sévère des gardes" (qu'il appelle les "dix léopards" dans sa Lettre aux Romains, 5, 1), "dans toutes les villes où il s'arrêtait, à travers des prédications et des avertissements, il renforçait les Eglises; et surtout, il exhortait, avec la plus grande vigueur, à se garder des hérésies, qui commençaient alors à se multiplier, et recommandait de ne pas se détacher de la tradition apostolique". La première étape du voyage d'Ignace vers le martyre fut la ville de Smyrne, où était Evêque saint Polycarpe, disciple de saint Jean. Ici, Ignace écrivit quatre lettres, respectivement  aux  Eglises  d'Ephèse, de Magnésie, de Tralles et de Rome. "Parti de Smyrne", poursuit Eusèbe "Ignace arriva à Troade, et de là, envoya de nouvelles lettres":  deux aux Eglises de Philadelphie et de Smyrne, et une à l'Evêque Polycarpe. Eusèbe complète ainsi la liste des lettres, qui nous sont parvenues de l'Eglise du premier siècle comme un trésor précieux. En lisant ces textes, on sent la fraîcheur de la foi de la génération qui avait encore connu les Apôtres. On perçoit également dans ces lettres l'amour ardent d'un saint. Enfin, de Troade, le martyr arriva à Rome où, dans l'amphithéâtre Flavien, il fut livré aux bêtes féroces.

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  • Ignace d'Antioche (17 octobre) : "priez sans cesse"

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    Priez sans cesse (1 Th 5, 17) pour les autres hommes, car on peut espérer les voir arriver à Dieu par la conversion.

    Permettez-leur au moins d’être enseignés par vos actions. À leurs colères, vous, opposez la douceur, à leur vantardise l’humilité, à leurs blasphèmes les prières, à leurs erreurs la fermeté de la foi, à leur sauvagerie la civilité, sans chercher à les imiter.

    Soyons leurs frères par la bonté. Cherchons à être des imitateurs du Seigneur : qui davantage a subi l’injustice ? le dépouillement ? le mépris ? pour qu’aucune herbe du diable ne se trouve parmi vous, mais qu’en toute pureté et tempérance, vous demeuriez, de chair et d’esprit, en Jésus-Christ…

    Mieux vaut se taire et être que de parler sans être. Il est bon d’enseigner, si celui qui parle agit. Il n’y a donc qu’un seul enseignant, celui qui a dit et a fait (Ps 32, 9) et ce qu’il a fait dans le silence est digne de son Père. Celui qui possède véritablement la parole de Jésus peut entendre même son silence, afin d’être parfait, c’est-à-dire d’agir par sa parole et d’être reconnu par son silence.Rien n’échappe au Seigneur.

    Nos secrets mêmes sont près de lui. Faisons donc tout en nous souvenant qu’il habite en nous. Nous serons ainsi ses temples et il sera en nous notre Dieu, ce qu’il est en effet, et qui apparaîtra devant notre face si nous l’aimons selon ce qui est juste.

    Source : Ignace d’Antioche (fêté ce 17 octobre), Lettre aux Éphesiens, X et XV.

    Et aussi :

    «Soyez donc sourds quand on vous parle d’autre chose que de Jésus-Christ, de la race de David, [fils] de Marie, qui est véritablement né, qui a mangé et qui a bu, qui a été véritablement persécuté sous Ponce Pilate, qui a été véritablement crucifié et est morts, aux regards du ciel, de la terre et des enfers, qui est aussi véritablement ressuscité d’entre les morts. C’est son Père qui l’a ressuscité, et c’est lui aussi, [le Père], qui à sa ressemblance nous ressuscitera en Jésus-Christ, nous qui croyons en lui, en dehors de qui nous n’avons pas la vie véritable.»

    Ignace d’Antioche, Lettre aux Tralliens 9.1-2

    "...je mourrai de grand cœur pour Dieu, si vous ne m'en empêchez. Je vous en conjure, épargnez-moi une bienveillance intempestive. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : c'est par elles qu'il me sera donné d'arriver à Dieu. Je suis le froment de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour devenir le pain immaculé du Christ. Caressez-les plutôt, afin qu'elles soient mon tombeau, et qu'elles ne laissent rien subsister de mon corps . Les funérailles ne seront ainsi à charge à personne. C'est quand le monde ne verra même plus mon corps, que je serai un véritable disciple de Jésus-Christ. Priez le Christ de daigner faire de moi, par la dent des fauves, une victime pour Dieu. Je ne vous donne pas des ordres, comme Pierre et Paul : ils étaient des Apôtres, et moi je ne suis qu'un condamné, ils étaient libres, et moi, jusqu'à présent,  je suis esclave ; mais la mort fera de moi un affranchi de Jésus-Christ en qui je ressusciterai libre. Pour le moment j'apprends dans les fers à ne rien désirer."

    Extrait de son "épître aux Romains", http://missel.free.fr/

  • Saint Ignace d'Antioche (17 octobre)

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    images.jpg"Ignace fut envoyé de Syrie à Rome pour y être jeté en pâture aux bêtes féroces, à cause du témoignage qu’il avait rendu au Christ. Accomplissant son voyage à travers l’Asie mineure sous la surveillance sévère de gardes qu’il appelle « les dix léopards » (dans sa Lettre aux Romains, 5, 1), dans toutes les cités où il s’arrêtait il renforçait les Églises par ses prédications et ses admonitions ; surtout, il exhortait avec grande chaleur à se garder des hérésies qui commençaient alors à pulluler, et il recommandait de ne pas s’éloigner de la tradition apostolique." (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique)

    "...je mourrai de grand cœur pour Dieu, si vous ne m'en empêchez. Je vous en conjure, épargnez-moi une bienveillance intempestive. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : c'est par elles qu'il me sera donné d'arriver à Dieu. Je suis le froment de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour devenir le pain immaculé du Christ. Caressez-les plutôt, afin qu'elles soient mon tombeau, et qu'elles ne laissent rien subsister de mon corps . Les funérailles ne seront ainsi à charge à personne. C'est quand le monde ne verra même plus mon corps, que je serai un véritable disciple de Jésus-Christ. Priez le Christ de daigner faire de moi, par la dent des fauves, une victime pour Dieu. Je ne vous donne pas des ordres, comme Pierre et Paul : ils étaient des Apôtres, et moi je ne suis qu'un condamné, ils étaient libres, et moi, jusqu'à présent,  je suis esclave ; mais la mort fera de moi un affranchi de Jésus-Christ en qui je ressusciterai libre. Pour le moment j'apprends dans les fers à ne rien désirer." (Extrait de son "épître aux Romains", http://missel.free.fr/)