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  • Joe Biden en fâcheuse posture

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    D'Anthony Lacoudre, en opinion, sur le site de France Soir :

    La Constitution américaine vient de sauver la République

     29/12/2021

    CHRONIQUE — Après onze mois au pouvoir, Joe Biden a perdu le contrôle du pays. 

    En moins d'un an d'exercice du pouvoir par Joe Biden, l'inflation est à un niveau jamais atteint aux États-Unis depuis 39 ans (6,9 % en rythme annuel — on rappellera que la Maison-Blanche et Janet Yellen, son ministre du Budget ont promis au printemps dernier que l'inflation serait "transitoire"). 

    Le prix de l'essence à la pompe a augmenté de 60 % (après que le président ait interdit la construction aux États-Unis de pipelines ainsi que l'exploration et le forage de gaz naturel sur le domaine national), plus de 2 millions d'immigrés clandestins ont franchi la frontière avec le Mexique (le chiffre le plus élevé depuis 60 ans, ce qui correspond d'ailleurs à une promesse électorale formulée par Joe Biden pendant la campagne, citant même l'objectif de deux millions d'entrées), l'armée américaine a quitté l'Afghanistan dans le chaos (laissant 13 soldats américains morts, des centaines de citoyens américains prisonniers des Talibans et des milliards de dollars d'équipements militaires, Joe Biden qualifiant l'opération de "succès extraordinaire"), la criminalité atteint des niveaux records dans les villes des États-Unis gérées par des maires démocrates, la dette publique a augmenté de quatre trillions de dollars, 400 000 Américains sont décédés du virus du Covid en 2021, c'est-à-dire plus qu'en 2020, et ce, en dépit de la distribution de vaccins et de traitements, alors que le président avait annoncé pendant la campagne électorale qu'il avait un plan pour éliminer le virus. 

    Joe Biden essuie donc échec sur échec et transforme chacune de ses initiatives en désastre. 

    Le déclin physique et mental de Joe Biden

    Son déclin physique et mental est évident. Il s'écroule à plusieurs reprises quand il monte les escaliers d'Air Force 1, il est incapable de s'exprimer en public sans lire un téléprompteur (et quand il ne lit pas son téléprompteur, personne ne comprend ce qu'il dit) et son entourage empêche désormais les journalistes de lui poser des questions à la fin de ses interventions publiques. 

    "Le dirigeant du pays le plus libre de la planète — en fait le dirigeant du monde libre — a peur de répondre aux questions. C'est une atteinte à la liberté de la presse", s'indigne à ce sujet le sénateur Kevin Cramer.

    Un couple Biden / Harris historiquement impopulaire

    Joe Biden est devenu le président le plus impopulaire de l'histoire des États-Unis en moins d'un an au pouvoir, avec 38 % d'opinions favorables. Cerise sur le gâteau, le vice-président Kamala Harris, qui ne manque pas une occasion de dévoiler au public son incompétence crasse, réussit à être encore plus impopulaire que lui, avec seulement 28 % d'opinion favorable.

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  • "Ceux qui préparent le prochain conclave"

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    Le collège des cardinaux comptera dix cardinaux électeurs de moins en 2022 :

    Le Collège des Cardinaux perdra 10 cardinaux électeurs en 2022

    I.Media pour Aleteia - 28/12/21

    Au 31 décembre 2022, le Collège des Cardinaux comptera 110 électeurs et 105 non-électeurs.
    Actuellement composé de 120 cardinaux électeurs qui peuvent élire un futur pape lors d'un conclave, le Collège des cardinaux perdra 10 cardinaux électeurs pour cause d'âge en 2022. Au 31 décembre 2022, le Collège des cardinaux comptera 110 électeurs et 105 non-électeurs, sans compter les décès ou la nomination éventuelle de nouveaux cardinaux par le pape François.

    Les dix cardinaux qui atteindront l'âge canonique de 80 ans et perdront leur droit de vote en cas de conclave sont :

    7 janvier : le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque émérite de Santiago (Chili).
    7 avril : le cardinal Gualtiero Bassetti, archevêque de Pérouse, président de la Conférence épiscopale italienne (Italie).
    13 avril : le cardinal Ricardo Blazquez Pérez, archevêque de Valladolid (Espagne).
    6 juin : Le cardinal Norberto Rivera Carrera, archevêque émérite de Mexico (Mexique).
    3 septembre : Le cardinal Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador (El Salvador).
    22 septembre : Le cardinal Rubén Salazar Gomez, archevêque émérite de Bogota (Colombie).
    1er octobre : Le cardinal Giuseppe Bertello, président émérite du gouvernorat de la Cité du Vatican (Italie).
    18 octobre : Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture (Italie).
    7 novembre : Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque émérite de Paris (France).
    29 décembre : Cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa (Honduras).

    Il est intéressant de noter que cette liste comprend deux cardinaux membres du Conseil des cardinaux (ou C7), l'organe chargé d'accompagner le pape François dans sa réforme de la Curie. Il s'agit des cardinaux Bertello et Maradiaga.

    Le Collège des Cardinaux étant sur le point de passer sous la barre des 120 électeurs - le nombre maximum en théorie mais le minimum en pratique depuis 20 ans - on peut s'attendre à ce que le Pape François crée de nouveaux cardinaux lors d'un consistoire au début de l'année prochaine.

    Sur FSSPX.news, on peut lire cette analyse sur les perspectives qui s'ouvrent pour le prochain conclave :

    Qui sont ceux qui préparent le prochain conclave ?

    28-29 DÉCEMBRE, 2021
    Entrée en conclave, le 12 mars 2013

    Au cours de l’entretien qu’il a eu avec ses confrères jésuites en Slovaquie, le 12 septembre 2021, le pape François avait dénoncé le comportement suspect de certains prélats, pendant et après son opération chirurgicale du 4 juillet. « Ils préparaient le conclave », avait-il déclaré.

    La révélation d’une sorte de conspiration visant à préparer sa succession a suscité l’étonnement de plusieurs commentateurs dont celui de Giovanni Butta, repris sur le site d’Aldo Maria Valli le 28 septembre. La surprise ne venait pas tant du contenu de cette révélation que de celui qui la faisait…

    On se souvient, en effet, que le cardinal Jorge Mario Bergoglio a lui-même bénéficié du soutien efficace et discret de prélats progressistes pour son élection.

    Sur ce point, on peut se reporter à la Confession d’un cardinal [Jean-Claude Lattès, 2007] où, de façon anonyme, le cardinal Achille Silvestrini (1923-2019) avoue que des réunions ont eu lieu en vue de préparer la succession de Benoît XVI, dès le début de son pontificat.

    Egalement, on peut consulter la biographie du cardinal Godfried Danneels (1933-2019), [Karim Schelkens Jurgen Mettepenningen Godfried Danneels, Polis éd., Anvers, 2015] où le prélat belge désigne sous le nom de « mafia de Saint-Gall » le groupe des prélats qui se rencontraient, à l’initiative du cardinal Silvestrini, dans cette ville suisse.

    Un mois après cette révélation du pape sur un hypothétique « complot », le journaliste Francesco Boezi reconnaît sans peine, dans un article d’Il Giornale du 17 octobre, que les factions à l’intérieur du Collège cardinalice s’organisent déjà « afin de n’être pas prises au dépourvu lorsque le sede vacante [la vacance du Siège apostolique] commencera ».

    Le journaliste italien décrit une assemblée d’électeurs actuellement divisée en trois grands courants : les cardinaux « bergogliens », « progressistes » et enclins à poursuivre la réforme de l’Eglise ; les « ratzingeriens », « conservateurs » et désireux de recentrer l’Eglise ; et le « grand centre » qui regroupe les hauts prélats oscillant entre les deux fronts.

    Francesco Boezi note que les « ratzingeriens » se comptent aujourd’hui « sur les doigts d’une main ». Ce qui lui fait dire que l’élection d’un nouveau pape de tendance conservatrice est « totalement improbable ».

    Dans l’hypothèse d’une large prééminence du clan progressiste, le journaliste affirme qu’il y aurait « beaucoup de noms pour la papauté », dont celui du cardinal philippin Antonio Tagle ou encore de l’Allemand Reinhard Marx.

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  • L'Inde contre Mère Teresa : une gifle de Modi au visage des chrétiens

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    De Gian Micalessin sur le site de Il Giornale . it :

    L'Inde contre Mère Teresa. La gifle de Modi au visage des chrétiens

    29 décembre 2021

    Le financement étranger de l'organisme fondé par la sainte a été bloqué. C'est la persécution du nationalisme hindou.

    En Inde, la dernière fiction s'est dissipée. Jusqu'à présent, le gouvernement du Premier ministre nationaliste Narendra Modi a toujours imputé aux groupes extrémistes hindous la responsabilité des persécutions antichrétiennes récurrentes qui se sont souvent traduites par des attaques violentes contre des croyants ou des institutions religieuses. Aujourd'hui, cependant, il n'y a plus de justification. La décision du gouvernement central de bloquer le financement étranger des Missionnaires de la Charité, l'organisation caritative fondée par Mère Térésa de Calcutta, est en fait une institutionnalisation de la persécution alimentée par le nationalisme hindou. Un nationalisme dont le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti de Modi au pouvoir depuis 2014, est l'incarnation politique directe. Le blocage des fonds a été décidé par le ministère de l'Intérieur, qui a annoncé le 25 décembre, c'est-à-dire le jour de Noël, qu'il ne renouvellerait pas la licence nécessaire pour utiliser les dons étrangers. Le gel des dons contraint les Missionnaires de la Charité à renoncer aux fonds, d'une valeur de plus de 750 millions de dollars par an, qui sont indispensables pour gérer les foyers dispersés sur le vaste territoire indien. Selon une déclaration publiée par le ministère de l'intérieur, le renouvellement de la licence de l'organisation caritative a été "refusé" car "les conditions d'éligibilité" fixées par la loi n'étaient pas remplies. Selon Mamata Banerjee, gouverneur du Parti du Congrès, qui dirige l'État de Calcutta, où la congrégation missionnaire a son siège, "au moins 22 000 personnes assistées et collaborées" par l'organisation caritative pourraient se retrouver sans nourriture ni médicaments.

    Toutefois, ce choix risque de compromettre l'image de l'exécutif nationaliste. Depuis des mois, les communautés chrétiennes sont la cible de violences qui ont culminé, la nuit de Noël, avec l'attaque de l'église du Saint Rédempteur à Ambala, dans l'État d'Haryana, qui s'est terminée par la destruction de la statue du Christ. Les lois controversées contre la conversion, déjà en vigueur dans sept États contrôlés par les nationalistes hindous, qui prévoient jusqu'à dix ans de prison pour toute personne reconnue coupable de convertir une personne "par la force", par des "méthodes frauduleuses" ou "par le mariage", contribuent à la violence et aux persécutions. Introduites pour mettre un terme au nombre croissant de conversions parmi les membres des castes inférieures, ces lois sont en fait une incitation à la discrimination anti-chrétienne. Aujourd'hui, cependant, le Premier ministre indien risque de devoir assumer les conséquences de ses choix. Cibler 30 millions de chrétiens indiens, après avoir légitimé de facto la discrimination à l'égard des musulmans, c'est abandonner définitivement l'icône d'un pays laïc et multireligieux qui identifiait l'Inde. Ce revirement risque également d'entamer la crédibilité du Premier ministre. Le 30 octobre, après une rencontre avec le pape François au Vatican, le Premier ministre a annoncé que le souverain pontife se rendrait bientôt dans le sous-continent indien. Un engagement qui, compte tenu de la situation, semble hautement improbable.

    Mais la légitimation des persécutions anti-chrétiennes risque également d'aigrir les relations de Modi avec les États-Unis, qui s'alarment depuis longtemps des inculpations de groupes évangéliques "coupables" de convertir les basses castes. En fait, la "Commission américaine sur la liberté religieuse internationale" a déjà inclus l'Inde parmi les pays qui suscitent une "préoccupation particulière".

  • Philo à Bruxelles avec Stéphane Mercier, 4 janvier : "L'avarice, tout perdre en voulant tout gagner"

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  • Une visite numérique de la cathédrale des Saints Michel et Gudule

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    De KerkNet.be :

    Op virtueel bezoek door de Sint-Goedele kathedraal © Sint-Michiels- en Sint-Goedelekathedraal Brussel

    Visite numérique de la cathédrale Sts Michel et Gudule

    28 DÉCEMBRE 2021

    Avez-vous déjà visité la cathédrale Saint-Michel et Sainte-Gudule à Bruxelles ? À partir de maintenant, vous pouvez visiter le bâtiment grâce à une visite virtuelle.

    L'histoire de la cathédrale Saint-Michel et Sainte-Gudule remonte au IXe siècle, époque à laquelle il y avait probablement déjà une chapelle. Deux siècles plus tard, elle est devenue une église romane dans laquelle les reliques de Sainte-Gudule ont été déposées. En 1226, les travaux de l'église actuelle, de style gothique brabançon, ont commencé. La nef et le transept ont été ajoutés aux 14ème et 15ème siècles.

    Dans les années 1960, l'édifice a reçu le titre de cathédrale Saint-Michel. Avec la cathédrale Saint-Rombaut de Malines, elle était le siège de l'archevêque de Malines-Bruxelles. Des années 1980 à la fin des années 1990, une restauration totale a été effectuée et les restes de l'église romane ont été retrouvés, avec une crypte sous le chœur actuel. Vous pouvez également la visiter virtuellement : pour cela, prenez les escaliers à gauche au début de la cathédrale.

    Une histoire fascinante d'un magnifique bâtiment qui peut désormais être visité par voie numérique. 

    cliquer en-dessous à droite sur le petit cadre pour "voir en plein écran"
  • Thomas Becket : un témoin qui nous encourage à prendre position pour ce qui est juste

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    De K.V. Turley  sur le National Catholic Register :

    Saint Thomas Becket - Un saint pour cette saison ?

    L'archevêque martyr de Canterbury a beaucoup à nous apprendre sur les relations entre l'Église et l'État aujourd'hui.

    Thomas Becket forbids Robert de Beaumont, 2nd Earl of Leicester, and Reginald de Dunstanville, 1st Earl of Cornwall, to pass sentence on him.
    Thomas Becket interdit à Robert de Beaumont, 2e comte de Leicester, et à Reginald de Dunstanville, 1er comte de Cornouailles, de prononcer une sentence à son encontre. (photo : James William Edmund Doyle / Domaine public)

    Le 29 décembre 2021

    Le 29 décembre est la fête de saint Thomas Becket. Cet évêque martyr du 12e siècle est connu pour son opposition à l'excès de pouvoir de l'État en la personne du roi d'Angleterre Henri II. 

    Dans le monde d'aujourd'hui, on assiste à un nouvel affrontement entre l'Église et les autorités étatiques. Ce saint médiéval a-t-il donc quelque chose de pertinent à dire aux catholiques contemporains ? 

    Son biographe, le père John Hogan, le pense. Prêtre du diocèse de Meath (Irlande), il travaille dans le ministère paroissial et l'enseignement depuis son ordination. En outre, il a fondé la Fraternité Saint Genesius comme moyen de prière pour les personnes travaillant dans les arts et les médias, et a co-animé la série EWTN : Forgotten Heritage. Il a récemment publié Thomas Becket : Defender of the Church (Our Sunday Visitor) est un rappel opportun de ce que les catholiques en général et les évêques en particulier sont appelés à témoigner à toute époque. 

    Book cover OSV
    Couverture du livre "Thomas Becket : Defender of the Church".

    The Register s'est entretenu avec le Père Hogan le 17 décembre 2021. 

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  • Thomas Becket

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    martyrdom.jpgThomas Becket ou Thomas de Londres comme on l'appelait alors, naquit probablement en 1118 dans une famille de la bourgeoisie londonienne qui connut des revers de fortune. Le soutien d’un de ses parents lui permit de faire de brillantes études à Paris. Il entra au service de l'archevêque Thibaud de Cantorbéry qui lui fit faire d'intéressants voyages à Rome (1151-1153) et aux écoles de Bologne et d’Auxerre où l’on formait des juristes. Finalement il se lia avec le futur Henri II Plantagenêt, qui, un an après son accession au trône d’Angleterre, le nomma chancelier d’Angleterre, après que l’archevêque l’eut nommé archidiacre de Cantorbéry.

    Thomas, fastueux ministre, seconda efficacement Henri II dans son œuvre générale de restauration monarchique après les troubles du règne d'Etienne de Blois (1135-1154). L'Eglise d'Angleterre avait profité de cette période de faiblesse pour sortir de la soumission où la tenait jadis la monarchie normande, pour conquérir ses « libertés » que le Roi entendait rogner. Croyant trouver un auxiliaire docile en son chancelier, Henri II nomma Thomas archevêque de Cantorbéry (mai 1162), réunissant entre les mêmes mains la chancellerie et une province ecclésiastique qui comprenait dix-sept des dix-neuf diocèses anglais. Thomas qui avait reçu en deux jours l’ordination sacerdotale et le sacre épiscopal, abandonna sa charge séculière, changea sa vie du tout au tout et se voua sans réserve à la défense des droits de l'Eglise. Lorsqu’en janvier 1164 Henri II voulut imposer à l’Eglise les Constitutions de Clarendon qui prétendaient revenir aux anciennes coutumes du royaume contre le droit canon, Thomas Becket fut un adversaire résolu. Après de multiples péripéties juridiques où l’archevêque-primat fut trahi par ses confrères d’York et de Londres, il dut s'exiler en France où il demeura six ans (1164-1170), notamment à l'abbaye cistercienne de Pontigny où il s’imposa l’observance monastique. Lorsqu'il rentra dans sa patrie après une paix boiteuse conclue à Fréteval dans le Maine (22 juillet 1170), les difficultés recommencèrent d’autant plus qu’avant de s’embarquer il avait frappé de suspense tous ses suffragants plus ou moins coupables de rébellion contre lui  (1er décembre 1170).

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  • Sur les petits écrans : « Le Tour du monde en 80 jours » revisité

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    « Le Tour du monde en 80 jours » revisité : Phileas Fogg est un anti-héros, Passepartout est d'origine malienne, le détective Fix une femme journaliste

    Des chaînes francophones comme France 2 et la RTBF diffusent depuis la semaine dernière les premiers épisodes du « Tour du monde en 80 jours », une version « modernisée » du chef-d’œuvre de Jules Verne, portée par le Britannique David Tennant.

     

    Extraits de la version de 1956 avec David Niven dans le rôle de Phileas Fogg

    Coproduite pour l’Alliance européenne (un consortium de télévisions publiques notamment française, britannique, belge, italienne et allemande), ce feuilleton tourné en anglais met en scène David Tennant dans la peau du gentleman Phileas Fogg aux côtés de l’acteur d’origine malienne Ibrahim Koma dans le rôle de son fidèle serviteur Jean Passepartout. On a avait déjà plus tôt cette année, le très français Arsène Lupin incarné par Omar Sy, acteur d’origine sénégalaise exilé en Californie. Qui propose ces acteurs d’origine africaine dans le rôle de Français lors des « réinventions » des classiques de la littérature française ?

    Il s’agit donc d’une version « modernisée » du chef-d’œuvre de Jules Verne. C’est ainsi que le détective Fix du livre disparaît dans cette version. Il est remplacé par une journaliste intrépide et féministe, Abigail Fix. Passepartout, comme on l’a vu est un Français d’origine africaine. Quant à Fogg, c’est un antihéros. La princesse indienne sauvée in extremis d’un satî disparaît. Pas de mariage en vue entre elle et Fogg donc. L’idylle naît plutôt sous nos yeux entre Passepartout au torse nu et avantageusement brillant et Abaigail Fix de plus en plus émoustillée. Idylle que Fogg, grand distrait, ne voit pas naître. On comprend sa cécité : Ibrahim Koma n’a pas le visage avenant d’un jeune premier avec son nez busqué et épaté.

    Extraits de la version 2021

    Cette version « réinventée » a visiblement bénéficié des largesses des diffuseurs publics européens : les décors, costumes, animations et trucages respirent l’argent. Elle est plus animée que la version de 1956. La version avec David Niven, assez fidèle au roman de Jules, pêchait aussi par des scènes longues qui viraient au documentaire folklorique, sans doute intéressant à une époque où très peu de gens prenaient l’avion. Malgré ces défauts, le long métrage de 1956 était un véritable divertissement familial qui ne donnait pas dans la culpabilisation.

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  • 2021 - 2022 au Grand Séminaire francophone de Belgique (Namur)

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    De la lettre adressée le 30/11/2021 par le Recteur du Grand Séminaire de Namur aux amis de celui-ci :

    Le Grand Séminaire francophone de Belgique (Namur) en 2021-2022

    " (...) Depuis plusieurs années, les séminaristes des quatre diocèses francophones de Belgique sont  regroupés à Namur pour leur formation. La formation au ministère presbytéral se déploie sur quatre étapes : propédeutique, philosophie, théologie, stage pastoral.

    Actuellement, on compte : 24 séminaristes diocésains : 6 pour Namur ; 6 pour Malines-Bruxelles (F), dont 2 étudient à Paris; 4 pour Tournai; 8 pour Liège, dont 1 est formé en Allemagne. 13 séminaristes diocésains appartenant au chemin néo-catéchuménal (Séminaire Redemptoris Mater) : 6 pour Namur et 7 pour Malines-Bruxelles. Une quinzaine de religieux, confiés par leurs supérieurs au Séminaire pour leur formation : des moines et des moniales (Maredsous, Maredret, Scourmont-Chimay, …), des membres de diverses communautés. Nous accueillons ainsi une salésienne de Don Bosco et 5 postulants franciscains de Bruxelles.

    (...)

    La joie des ordinations

    Enfin, au terme de cette année bousculée par la pandémie, rendons grâces pour toutes les ordinations (diaconales et presbytérales) que nous avons pu vivre en différents lieux. Tous les séminaristes ci-dessous ont suivi leur formation au Séminaire à Namur :
    • Joseph-François NGUYEN VAN HUNG et Joseph-Marie TRAN MINH THANH ont été ordonnés diacres à Namur le 24 janvier 2021 et prêtres pour leur diocèse de Thanh Hóa (Vietnam) le 29 octobre dernier.
    • Isaac TORRES a été ordonné diacre à Namur le 24 janvier 2021 et prêtre pour le même diocèse le 27 juin.    
    • Frère Jean-Baptiste, o.s.b., a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 1er mai 2021 en son abbaye de Maredsous.
    • Antonio LUQUE a été ordonné prêtre le 20 juin 2021 à Bruxelles, pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.
    • Ignace AMETONOU a été ordonné prêtre le 26 juin 2021 à Liège, pour le même diocèse.
    • Allan AZOFEIFA a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 19 septembre 2021 à Arras, pour ce même diocèse.
    • Marc GIRAUD a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 10 octobre 2021 à Jette, pour l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.
    • Guillaume GIROUL a été ordonné diacre en vue du presbytérat le 13 novembre 2021 à Aywaille, pour le diocèse de Liège.
    • Boris HOUENGNISSOU sera ordonné diacre en vue du presbytérat le 23 janvier 2022 à Martelange, pour le diocèse de Namur.

    Mentionnons enfin la présence de 9 propédeutes de la communauté de l’Emmanuel accueillis à la Maison St Joseph (Salzinnes),  qui suivent un cours au Séminaire.    

    Au total, le Séminaire accueille donc cette année une soixantaine de séminaristes et religieux en formation. À ceux-ci s’ajoutent également quelques dizaines d’étudiants de l’Institut Diocésain de Formation (IDF), qui suivent des cours en vue de devenir professeur de religion ou assistant paroissial."

  • Les chrétiens ont cessé d'être majoritaires en Allemagne

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    De Gunnar Schupelius sur le site du Berliner Zeitung :

    Les chrétiens ne sont plus majoritaires en Allemagne

    27 décembre 2021

    A la fin de cette année, moins de 50 pour cent des Allemands seront probablement encore membres de l'Eglise protestante ou de l'Eglise catholique. Une évolution à laquelle les Eglises elles-mêmes ne sont pas innocentes, estime Gunnar Schupelius.

    Dans les églises chrétiennes, la peur de perdre leur importance se propage. C'est avec une grande inquiétude que les pasteurs regardent les chiffres qui s'approchent d'une limite magique vers le bas : à la fin de cette année, moins de 50 pour cent des Allemands seront encore membres de l'Eglise protestante ou de l'Eglise catholique, un chiffre qui n'a plus été atteint depuis des siècles.

    Cette perspective repose encore sur des extrapolations, l'Office fédéral des statistiques fournira les valeurs exactes à la fin de l'année. Mais il est fort probable que l'on soit déjà passé sous la barre des 50 pour cent.

    Il y a un an, le 31 décembre 2020, les chrétiens protestants et catholiques représentaient encore tout juste la majorité avec 51 pour cent. En 1990, il y a donc seulement 31 ans, deux tiers de la population appartenaient encore à l'Église. Il y a 50 ans, 90 pour cent des habitants de la République fédérale étaient membres d'une église.

    L'exode des Eglises s'effectue à un rythme croissant et de manière inexorable. Les personnes âgées, qui sont encore nombreuses à appartenir aux Eglises, disparaissent, le nombre de baptêmes et de confirmations s'effondre, sans compter les sorties d'église.

    Berlin est très en avance sur l'évolution. Ici, seuls 28 pour cent sont encore membres d'une Eglise, la grande majorité n'appartient à aucune confession, environ huit pour cent sont musulmans. Dans cette ville, de nombreuses personnes n'ont encore jamais vu l'intérieur d'une église et ne savent pas ce qui se passe pendant le culte.

    Le christianisme en tant que base de valeurs communes et de toute notre culture se perd dans la conscience de la majorité. Quant aux Eglises - ou ce qu'il en reste - elles sont fortement politisées de manière unilatérale, ce qui effraie à nouveau une partie du public.

    Pour les pasteurs protestants, par exemple, des thèmes tels que la protection de la vie à naître, la famille, une culture chrétienne dominante sont d'une importance secondaire. Ce qui leur importe, c'est la protection du climat et une "culture de bienvenue envers les migrants". C'est ce qui ressort d'une enquête représentative menée par l'université de Hanovre.

    Mais ces thèmes à eux seuls ne sont pas porteurs. L'Eglise prend constamment parti politiquement et ne parvient plus à formuler des réponses théologiques aux grandes questions de la vie.

    C'est précisément ce qu'elle a manqué de faire à l'époque des Corona. Elle aurait dû donner d'autres réponses que la politique, qui laissait les mourants seuls, les excluait sans retenue et intervenait dans la vie privée des gens comme jamais auparavant. L'Eglise n'a même pas contesté l'interdiction des services religieux en 2020 et a mis à la porte les personnes non vaccinées en 2021.

    La plus haute représentante de l'Eglise protestante en Allemagne, Annette Kurschus, s'est prononcée à Noël pour une vaccination obligatoire générale. Une telle obligation relève de "l'amour chrétien du prochain", a-t-elle déclaré à la radio allemande, ajoutant qu'elle ne pouvait "pas accepter les personnes qui refusent de se faire vacciner".

    Elle ne devrait pas s'étonner que davantage de membres quittent désormais l'Eglise.

  • Une "adresse au pape François" (Pro Liturgia)

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    De Pro Liturgia :

    Adresse au pape François :

    Saint Père,

    Par votre Motu proprio « Traditionis custodes », vous avez souhaité limiter l’usage de la célébration de la liturgie romaine dans la forme qu’elle avait avant le concile Vatican II. Nul ne saurait vous reprocher cette initiative ; nul ne saurait vous reprocher de veiller à ce que l’unité de l’Église latine puisse se réaliser et s’exprimer à travers l’unité de la liturgie romaine.

    Cependant, on comprend mal - très mal, même - que votre attention se focalise presqu’exclusivement sur la forme dite « extraordinaire » de la liturgie et que vous ne disiez rien au sujet des très nombreux prêtres, évêques en tête, qui depuis maintenant plus de cinquante ans s’emploient en toute liberté à distordre et à dénaturer le rite romain tel qu’il a été ordonnancé à la suite de Vatican II. Votre silence sur cette réalité vécue - pour ne pas dire « institutionnalisée - dans une majorité de paroisses fait que vous privez de nombreux fidèles d’une authentique célébration de la foi catholique ; que vous faites obstacle à la transmission de ce qu’exprime notre liturgie par une harmonieuse continuité de ses rites ; que, finalement, sans le vouloir expressément, vous encouragez ces mêmes fidèles à ne plus fréquenter les églises, à ne plus pratiquer.

    Saint Père, nous ne mettons en cause ni votre autorité ni votre gouvernance pastorale ; ce qui nous pose un réel problème, c’est l’angle sous lequel vous abordez la question liturgique : fermeté à l’encontre de ceux qui s’en tiennent à la forme de la liturgie en usage avant Vatican II et magnanimité à l’égard de ceux qui, messe après messe, outrepassent les enseignements conciliaires et enfreignent, au nom d’une « pastorale » dont on n’a jamais vu les fruits, les principes liturgiques précisés dans le Missel romain que vous considérez à juste titre comme normatif.

    Saint Père, dans la lettre explicative qui accompagne et explicite votre Motu proprio, vous reprenez à votre compte les mots de votre prédécesseur Benoît XVI : « Dans de nombreux endroits on ne célèbre pas de façon fidèle aux prescriptions du nouveau Missel [lequel est] même compris comme une autorisation ou jusqu’à une obligation à la créativité, qui conduit souvent à des déformations à la limite de ce qui est supportable. » Or voilà plus de cinquante ans que les fidèles qui ont compris et accepté Vatican II sont obligés de se conformer à contrecœur à des célébrations qui sont à la limite du supportable ou même carrément insupportables. N’est-il pas temps d’entendre ces fidèles ? N’est-il pas temps de rendre à ces fidèles la liturgie que l’Église entend leur donner aujourd’hui ?

    Saint Père, avec « Traditionis custodes », nous avons pu avoir l’impression, à tort ou à raison, que vous cherchiez à contourner le vrai problème auquel l’Église doit faire face, à savoir la désagrégation de la liturgie avec, pour corollaire, l’affaiblissement de la foi et de la morale ainsi que la chute des vocations et de la pratique dominicale. Nous attendons donc de vous une nouvelle exhortation, un nouveau Motu proprio qui, cette fois, mettrait l’accent sur la nécessité de connaître et de faire connaître, de respecter et de faire respecter la liturgie. Et de rappeler fermement le rôle primordial joué par nos évêques dans cette entreprise décisive pour l’avenir de notre Eglise : c’est leur crédibilité autant que notre fidélité à l’Église qui est désormais en jeu.

    Avec notre filial respect.

  • Clervaux : des moines et des entrepreneurs

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    D'Antoine Bordier sur le site de la revue "Entreprendre" :

    Au Luxembourg, les moines de l’abbaye de Clervaux sont aussi des entrepreneurs

    Photos Antoine Bordier

    A l’abbaye bénédictine de Clervaux, ils sont, encore, une douzaine à vivre selon la Règle de saint Benoît, qui date du 6è siècle. Aujourd’hui, la vie de ces moines est rythmée par les offices, l’accueil des pèlerins, le travail scripturaire à la bibliothèque, l’écriture d’ouvrages religieux, la gestion de leurs terres agricoles, l’hôtellerie, la librairie, la production de leur jus de pomme, et, la recherche de fonds.

    De quoi remplir abondamment toute une journée, toute une vie. Reportage entre terre et ciel sur ces hommes en noir, qui défient le temps.

    Les lacets de la route se multiplient à l’arrivée de l’abbaye Saint-Maurice-et-Saint-Maur, que l’on aperçoit partiellement à travers les sapins. Le brouillard matinal a envahi la vallée, qui semble, encore, endormie. Le soleil pointe le bout de son nez et baigne de sa lumière tamisée les contours du clocher de l’abbaye qui culmine à plus de 60 mètres. Les températures ne sont pas négatives et la neige n’est pas, encore, tombée sur cette terre du Grand-Duché du Luxembourg, que certains comparent aux collines et vallons de la Suisse alémanique.

    Le village de Clervaux est là, en contrebas, avec ces 5 500 âmes. Il est magnifique et pourrait attirer de nombreux peintres réalistes en quête d’ombres et de lumières, de vieilles pierres restaurées, posées au milieu des sapins. L’imposant château, tout de blanc vêtu, sert d’écrin à la mairie. Ses murs épais, blanchis à la chaux, témoignent du long passé féodal de Clervaux. Il servait de place forte et de verrou entre les contrées du nord et celles du sud. Il a été détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale, et, a été totalement reconstruit depuis. L’abbaye qui se situe au-dessus dénote un peu, car le style architectural est différent, beaucoup plus récent. Mais l’ensemble, avec l’église paroissiale, construite entre 1910 et 1911, qui se rapproche par ses tours jumelles du style de l’abbaye, forme comme un triptyque où l’art, l’histoire et le religieux sont omniprésents.

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