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liturgie - Page 184

  • Sacra Musica : un site à découvrir

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    L’excellent site web de l’association « Sacra Musica », animée par l’abbé Bernard Lorber, communique : « à nouveau temps liturgique, nouvelles partitions, nouvelles répétitions. Nous convions les acteurs de la musique liturgique à se plonger dans le répertoire grégorien, qui pour la préparation au Carême - appelée Septuagésime - présente une de ses plus belles parties.

    A vous de vous y plonger ! »

     Le répertoire grégorien du temps de la Septuagésime, comme celui du Carême, est en effet l’un des plus beaux (et des plus difficiles) de l’année grégorienne : à découvrir ou à réviser d’urgence par les chorales animant des messes classiques ou traditionnelles. Ajoutons que le site propose aussi, entre autres, des partitions de motets polyphoniques anciens intéressantes (et  directement imprimables) pour chaque temps liturgique.

    Tous les détails sur www.musique-liturgique.com et l’adresse postale : Association Sacra Musica, 50, rue de la gare - 59170 Croix – France (Association à but non lucratif).

  • Il n'y a pas que des églises vides ou peuplées d'une douzaine de vieux...

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    salzinnes.jpgMesse en direct sur RTBF et France2 à Ste Julienne (Salzinnes - Namur) le 20 février à 10h45. Rendez-vous pour tous à 10h15 dans l'église

    Vous pouvez regarder le petit film d'introduction de la messe de Salzinnes via le lien suivant:
    http://www.dailymotion.com/Coeur-et-Esprit#videoId=xgzldh
     
    Merci de bien prier pour ce projet.
    Père Cédric Claessens ,Rue Ste Julienne, 4, B-5000 Namur Tél. 081/73.58.75 claessens2@me.com
  • Les mots de la messe. La vraie beauté liturgique

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    Les_mots_de_la_messe_s.jpgBernard Dumont, directeur de la Revue Catholica  commente (dans le n° 110, Hiver 2011 de ce périodique trimestriel)) la parution du livre posthume de Mgr Michel Dangoisse (décédé en août 2010)  «Les mots de la messe. La vraie beau­té de la li­tur­gie  (Ad Solem, octobre 2010, 23€) : « Petite en vo­lume (114 p.) mais très pré­cise, cette ana­lyse com­pa­ra­tive des textes du nou­vel Ordo Mis­sae dans ses ver­sions of­fi­cielles et ses tra­duc­tions en langue fran­çaise est pré­fa­cée par Mgr Mi­chel Schooyans (…) ».

    Comme le souligne Bernard Dumont, l’originalité de cette étude, revêtue de l’imprimatur de Monseigneur Léonard, tient à ce que «  chaque tra­hi­son de sens - ma­ni­fes­tée par la com­pa­rai­son entre texte latin, tra­duc­tion of­fi­cielle et tra­duc­tion stricte par Mgr Dan­goisse- est cri­ti­quée, briè­ve­ment mais net­te­ment, à par­tir des don­nées dog­ma­tiques et de la sym­bo­lique li­tur­gique tra­di­tion­nelle. La somme des in­flé­chis­se­ments et tra­ves­tis­se­ments est ac­ca­blante. En­core faut-​il avoir à l’es­prit qu’ils ne consti­tuent pas des dé­via­tions pri­vées, si nom­breuses et com­mises jusque par des évêques (…). Il s’agit bien des tra­duc­tions ap­prou­vées par les confé­rences épis­co­pales de langue fran­çaise – des phé­no­mènes ana­logues se posent ailleurs, en par­ti­cu­lier dans l’es­pace an­glo­saxon –, et agréées en leur temps par Rome (…) »

    Dans l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », le Père Alain Bandelier confirme ce jugement : « Bien que sensibilisé depuis longtemps à ces questions, je dois avouer, écrit-il, que j’ai été impressionné devant les innombrables glissements de sens que l’on peut constater quand on passe du Missel latin au Missel français (…) » .

    « La guerre des messes, ajoute-t-il, ne doit pas durer encore cinquante ans ! C’est pourquoi une traduction française plus authentique d’une part, et d’autre part, une célébration plus traditionnelle (au sens positif du mot, c’est-à-dire moins captive de la subjectivité du célébrant ou de l’assemblée), ne peuvent que contribuer à une communion tellement désirable afin que le monde croie »

    On sait que l’Association épiscopale pour la liturgie des pays francophones (AELF) «  travaille » à cette révision – révision demandée fermement il y a presque dix ans par l’instruction « Authenticam liturgiam » de la Congrégation romaine pour le culte divin. Où sont alors les résistances ?

  • Revenir au confessionnal...

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    Depuis quarante ans, le sacrement de pénitence est en crise dans l’Eglise des pays occidentaux : abus des absolutions collectives favorisé par des directives mal inspirées, confusion entre le confessionnal et le divan du psychiatre et finalement abandon d’une pratique sacramentelle dont la nécessité n’apparaît plus clairement. 

    Dans un discours prononcé lors de l’ « année sacerdotale » qui vient de s’achever, Benoît XVI  a, une fois de plus, indiqué la source de cette désaffection : l’Occident est « marqué par une mentalité hédoniste et relativiste, qui a tendance à effacer Dieu de l'horizon de la vie » et qui ne favorise pas la mise en place d'un « cadre clair de valeurs de référence » ni à « discerner le bien du mal » et à faire « mûrir un sens juste du péché ».

    C'est ce qui rend «urgent » le « service des administrateurs de la Miséricorde divine ». Le pape diagnostique en effet un « cercle vicieux » entre « l'obscurcissement de l'expérience de Dieu » et « la perte du sens du péché ».

    Pour Benoît XVI en effet, « la crise du sacrement de Pénitence (...) interpelle avant tout les prêtres et leur grande responsabilité d'éduquer le Peuple de Dieu aux exigences radicales de l'Evangile », ce qui suppose, ajoute le pape, de « se consacrer généreusement à l'écoute des confessions sacramentelles, de guider le troupeau avec courage afin qu'il ne se conforme pas à la mentalité de ce monde  (cf. Rm 12, 2), mais sache faire des choix même à contre-courant, en évitant arrangements et compromis ».

    « Pour cela, ajoutait le pape, il est important que le prêtre ait une tension ascétique permanente, nourrie par la communion avec Dieu, et qu'il se consacre avec une mise à jour permanente à l'étude de la théologie morale et des sciences humaines ». (Agence Zenit).

    Invité récemment par l’archevêque de Valence (Espagne) pour donner une conférence à l’intention des prêtres du diocèse, l’actuel Prélat de l’Opus Dei, Mgr Javier Echeverria, est revenu sur ce sujet, en réponse à la question posée par un jeune prêtre.

    L’extrait vidéo inédit de cet échange est disponible en cliquant ici :

    Le prélat de l'Opus Dei répond à une question d'un jeune prêtre diocésain sur la confession

  • Un nouveau motu proprio sur la liturgie

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    Benoît XVI publiera prochainement un nouveau Motu Proprio

    sur "E.S.M." - "Au cours des semaines à venir, notre Saint Père Benoît XVI publiera un document portant sur la réorganisation de la Congrégation pour le culte divin. Celle-ci aura pour mission essentielle de promouvoir une liturgie qui soit plus fidèle aux intentions initiales de Vatican II, c'est-à-dire une liturgie ne laissant plus de place pour les changements arbitraires et donnant plus d'espace pour tout ce qui exprime le sacré.

    Ce document du Souverain Pontife, qui prendra la forme d'un Motu proprio, sera le résultat d'un long travail établi à partir des réflexions du Conseil pontifical pour l'Interprétation des Textes législatifs et des travaux menés par les différents bureaux de la Secrétaire d'Etat.

    Selon plusieurs informations, certains passages de ce prochain Motu proprio pourront être considérés comme une mise en route du "nouveau mouvement liturgique" dont a parlé le Cardinal Antonio Cañizares au cours du Consistoire de novembre dernier.
    Au cours d'une interview publiée à la veille de Noël dernier, en effet, le Cardinal Cañizares avait déclaré que la réforme liturgique avait été réalisée trop rapidement et que le renouveau voulu par le Concile avait été confondu par beaucoup avec une possibilité de transformer la liturgie en laboratoire de recherche où pourrait s'exprimer la "créativité" - le mot magique - des célébrants. Le Cardinal avait ajouté: "Il est absolument nécessaire et urgent d'initier, comme le demande le pape, un nouveau mouvement liturgique qui puisse mettre un terme aux déformations arbitraires et au processus de sécularisation qui, malheureusement, affecte aussi l'Eglise."

    On sait que Benoît XVI tente de donner l'exemple de ce qui doit se faire en liturgie en introduisant dans les cérémonies pontificales des éléments que certains avaient abusivement supprimés au nom de ce qu'ils voulaient faire passer pour une "fidélité à Vatican II". Ces éléments sont la dignité, la croix au centre de l'autel, la communion à genoux, le chant grégorien, le silence, l'orientation de la prière...

    La Congrégation pour le Culte divin aura donc à cœur de travailler pour que la liturgie issue de Vatican II à laquelle participent les fidèles puissent à nouveau être qualifiée de "divine" ou de "sainte". C'est également dans cette perspective qu'on assistera prochainement à l'ouverture d'un département, au sein de la Congrégation pour le Culte divin, qui aura pour tâche de veiller à la qualité de l'art sacré et de la musique sacrée.
    Prions pour que le Saint Père soit obéi et pour que les fidèles comprennent tout l'intérêt qu'il y a à participer à la liturgie qui soit celle de l'Eglise et non celle d'un particulier."

    Sources : Proliturgia
    Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
    Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 12.02.2011 - T/Benoît XVI

  • 14 février : fête des saints Cyrille et Méthode, patrons de l'Europe

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    San_Cirillo_P.jpgSAINT CYRILLE, moine et SAINT MÉTHODE, évêque de Moravie
    Patrons de l'Europe
    Fête en Europe
    (IXe siècle)

     

            Jusqu'à ces derniers temps, saint Cyrille et saint Méthode n'étaient honorés qu'en certains lieux, surtout aux divers pays slaves qu'ils avaient évangélisés et à Rome. Le pape Léon XIII étendit leur culte à toute l'Église.

            Ces deux nobles frères, nés à Thessalonique, allèrent s'instruire à Constantinople. Après de profondes études, Méthode se fit moine; Cyrille reçut de l'impératrice Théodora la mission de christianiser certains peuples voisins de la Grèce; de là, il fut appelé avec son frère à l'évangélisation de la Moravie, où leur zèle produisit des merveilles de conversions.

            Ils traduisirent la Bible en langue slave, langue qui leur doit sa formation régulière. Leur renommée les fit appeler à Rome par le pape Nicolas Ier; ils y arrivèrent porteurs des reliques du pape saint Clément Ier, que Cyrille avait découvertes dans la Chersonèse.

            Revenus à leur apostolat, ils furent accusés d'employer la langue slave dans les cérémonies liturgiques; mais ils se défendirent victorieusement auprès du pape Adrien II. Cyrille étant mort à Rome, dans la force de l'âge, eut son tombeau auprès de celui de saint Clément; son frère évangélisa la Pannonie, la Bulgarie, la Dalmatie, la Carinthie.

            Accusé de nouveau à Rome, il se justifia si bien qu'il revint à son apostolat revêtu du caractère épiscopal. Après avoir prêché l'Évangile à la Bohême et à la Pologne, il alla mourir en Moravie, chargé de mérites et de gloire. (Evangelizo.org)

  • Chant grégorien : stage d'été à Bois-Seigneur-Isaac (Brabant wallon)

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    Sigle académie.pngL’Académie belge de chant grégorien organise son huitième stage résidentiel d’été, du samedi 16 juillet au dimanche 24 juillet 2011. Cette année, le stage aura lieu à l’ Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac  sise à Ophain-Bois Seigneur-Isaac ( sur le territoire de la commune de Braine-l'Alleud dans le Brabant wallon).

    Le monastère était, jusqu’il y a peu, un prieuré de chanoines Prémontrés dépendant de l’abbaye d'Averbode.  Il a été repris en 2010 par  l'Ordre libanais maronite. Les religieux de cet Ordre désirent continuer la mission des Prémontrés. L'abbaye reste un sanctuaire de dévotion au Saint-Sang. Les moines maronites ont apporté avec eux les reliques de saint Charbel Makhlouf, un ermite du XIXe siècle, membre de cet Ordre.

    Le stage de chant grégorien sera animé, comme les trois éditions précédentes, par Eugeen Liven d'Abelardo  (Amsterdam) et Adrija Čepaitė (Vilnius).Il se terminera  par un concert dans l’église abbatiale où les stagiaires chanteront également la messe du dimanche 24 juillet. Ce stage est réservé aux personnes ayant une pratique régulière du chant choral. Elles peuvent s’inscrire dès maintenant à l’aide du formulaire joint ou en ligne. Plus d’information sur le site de l’Academie de chant gregorien 

    L'objectif de cette Académie, fondée en mars 2000, est de réunir des personnes qui aiment ou pratiquent le chant grégorien, qui désirent le promouvoir et assurer sa pérennité dans tous ses aspects, notamment dans sa fonction liturgique et dans sa valeur spirituelle, historique, musicale et vocale. En particulier, l'Académie a pour mission de favoriser la fondation de nouvelles chorales grégoriennes, d'enseigner le chant grégorien et de susciter des activités pour le pratiquer, l'améliorer, l'étudier et le faire connaître. Elle organise notamment des cycles annuels d’initiation à Liège (Eglise du Saint-Sacrement  au Boulevard d’Avroy) et à  Bruxelles (église Sainte-Anne à Koekelgerg) et plusieurs stages de perfectionnement dirigés par des chefs de chœur de renom.

  • On ne se confesse pas via un Iphone !

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    Il ne peut y avoir de confession par l'intermédiaire des iPhone, a précisé mercredi le porte-parole du Vatican après l'annonce de la sortie aux Etats-Unis d'une application pour les produits Apple baptisée "Confession" et destinée à guider les croyants vers l'absolution.

    "Il est essentiel de bien comprendre que le sacrement de la pénitence demande nécessairement un rapport de dialogue personnel entre le pénitent et le confesseur et l’absolution de la part du confesseur présent. Cela ne peut être remplacé par aucune application informatique", a affirmé aux journalistes le père Federico Lombardi, directeur du bureau de presse du Vatican.

    "Il faut mettre l’accent sur cela afin d’éviter toute ambiguïté, on ne peut parler en aucun cas de +confession par iPhone+", a souligné le porte-parole du Vatican.

    L'application, créée par l'entreprise Little iApps, est vendue au prix de 1,99 dollar sur iTunes.

    Pour mener les fidèles sur le chemin de la confession, l'application leur propose par exemple de répondre à des questions pour vérifier s'ils se comportent conformément aux règles fixées par les Ecritures, comme "Ai-je été impliqué dans des pratiques occultes?", ou "Ai-je bien cherché à donner à (Dieu) tout l'amour de mon coeur?".

    Son créateur, Patrick Leinen, explique qu'elle a été conçue pour être utilisée dans le confessionnal et qu'elle est destinée "à ceux qui vont à la messe comme à ceux qui veulent y retourner". "Notre volonté est d'inviter les catholiques à exprimer leur foi à travers les nouvelles technologies", a ajouté M. Leinen dans un communiqué.

    "Dans un monde où de nombreuses personnes utilisent des supports informatiques pour lire et réfléchir (...) On ne peut pas empêcher quelqu’un de réfléchir en vue de la confession à l’aide d’outils numériques", a ajouté cependant le père Lombardi, soulignant une fois de plus que "cela ne remplace en aucun cas le sacrement".

    Telepro

  • Messe pour la Vie à Bruxelles, vendredi, à 18H00

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    Bruxelles, église de la Madeleine,

    comme chaque deuxième vendredi du mois,

    l’EUCHARISTIE sera célébrée pour la vie

    par un prêtre de la communauté Saint Jean,

    et précédée de l’adoration silencieuse, à 17h.

    Congrégation Saint Jean « Couvent de la Madeleine,

    225 avenue de Jette    1090 Jette    Bruxelles.

    http://www.missiondemarie.org

  • Requiem pour les messes de funérailles

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    imagesCA0ZC66N.jpgAvec ce mois de février 2011 entre en vigueur le décret épiscopal  du 2 novembre 2010 qui, sauf demandes formelles soumises à un examen au cas par cas, supprime les messes de funérailles dans le diocèse de Liège.

    Malgré les remous suscités par ses directives, Mgr Jousten persiste et signe. Il vient de publier à ce sujet, dans la revue « Église de Liège », de nouvelles explications intitulées Funérailles aujourd'hui et demain . Nous en extrayons ce passage significatif :

    « (…) Tôt ou tard, la raréfaction de prêtres nous aurait obligés à prendre des mesures. Dans de nombreuses paroisses, la pratique dominicale régulière est faible. Tout le monde en est bien conscient. Par conséquent, parmi les défunts ou leurs familles, on rencontrera également la même proportion de non-pratiquants ou de baptisés qui n’ont plus qu’une relation sporadique avec l’Église. Nous sommes tous heureux de constater que, malgré cela, beaucoup parmi eux souhaitent des funérailles chrétiennes. Cette même observation est faite pour le mariage : beaucoup de fiancés souhaitent passer par l’église.

    « La question, longuement discutée avant d’en arriver aux directives actuelles, est de savoir si la célébration des funérailles et du mariage doit nécessairement se faire dans le cadre de la messe. Depuis un certain temps déjà, la réponse semble évoluer vers un non pour les mariages. En ce qui concerne les funérailles, je voudrais inviter les chrétiens à y réfléchir sérieusement. Pour donner une assise sereine à cette réflexion, il faut absolument dissiper le malentendu qui fait croire que les funérailles sans messe seraient moins valables ou moins belles que celles avec messe. Il y a toujours proclamation de la Parole de Dieu et homélie ; ces liturgies sont soignées. Qu’on songe au déroulement des mariages sans messe. Les directives prévoient que la forme liturgique des funérailles est à discuter entre la famille et le prêtre ou le diacre ou encore l’équipe funérailles. C’est en toute vérité et sans le moindre jugement sur la personne défunte ou la famille qu’une décision doit être prise.

    « Et puis, il y a encore l’assemblée qui participera aux funérailles (tout comme c’est également le cas pour les mariages). Certains, et même parfois beaucoup, ne sont plus en « terrain connu » quand ils participent à une messe. On peut le regretter, mais telle est la réalité. Je suis convaincu qu’eux aussi apprécient à sa juste valeur, une célébration de la Parole de Dieu lors de funérailles (…) ».

    Ces vues  pastorales sont difficiles à comprendre pour les pauvres chrétiens sociologiques que nous sommes.

    Que la raréfaction du clergé dans le diocèse de Liège pose un problème pratique pour la célébration des messes de funérailles, on le concède, tout en se demandant pourquoi ce diocèse accueille si peu de prêtres issus de communautés ou de pays étrangers où les vocations fleurissent aujourd’hui.

    Que la célébration d’un mariage ou, a fortiori, de funérailles religieuses ne doive pas obligatoirement se faire dans le cadre d’une messe nous l’avons toujours su, mais ajouter que la célébration n’est pas de moindre valeur puisqu’il y a toujours « la proclamation de la parole de Dieu et l’homélie » est une formulation qui nous semble pour le moins malheureuse. Des absoutes sont moins qu’une messe : le Saint-Sacrifice applique les mérites infinis de la passion du Christ aux âmes du purgatoire bien plus qu’une simple prière. Preces nostrae non sunt dignae.

    Qu’une simple « célébration de la parole »  convienne mieux aux assemblées de pratiquants irréguliers nous semble aussi un argument de « pastorale » élitiste : le témoignage d’un saint prêtre accueillant avec foi et piété la présence réelle du Christ dans la messe qu’il célèbre n’est-il pas, au contraire, d’une valeur supérieure, tant pour le défunt que pour les vivants associés au rite des funérailles ? A fortiori s’agissant  de personnes dont les contacts avec la communauté chrétienne sont rares ou distendus.

  • L’orientation de la prière liturgique

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    images.jpgMgr Guido Marini, le nouveau le maître des célébrations liturgiques pontificales (nommé par Benoît XVI en 2007)  vient de publier aux éditions Artège « La liturgie, mystère du salut », un petit ouvrage qui aborde notamment la question de l’orientation de la prière liturgique, question récurrente depuis la réforme liturgique de Paul VI. A cet égard, Mgr Guido Marini écrit notamment :

    « Depuis les origines jusqu’à nos jours et au-delà des changements qui ont caractérisé, dans l’histoire, l’organisation architecturale des églises et des espaces liturgiques, une conviction est toujours demeurée présente au sein de la communauté chrétienne : je veux parler de l’orientation, de la prière tournée vers l’Orient. Cette tradition remonte aux origines même du christianisme. Que veut dire « prière tournée vers l’Orient » ? On entend par là l’orientation du cœur en direction du Christ, Celui par lequel nous vient le salut et vers lequel nous tendons en tant qu’il est le Principe et la Fin de l’histoire. Le soleil se lève à l’Est et le soleil est le symbole du Christ, la lumière qui vient de l’Orient (…) 

    « La prière orientée, tournée vers le Seigneur, est l’expression caractéristique d’un authentique esprit liturgique. En ce sens, comme nous le rappelle le dialogue introductif de la préface, nous sommes tous invités à tourner notre cœur vers le Seigneur au moment de la liturgie eucharistique. Le prêtre exhorte : « Élevons notre cœur » ; et tous répondent : « Nous le tournons vers le Seigneur. » Si cette orientation doit toujours être présente au cœur de la communauté chrétienne réunie en prière, elle doit aussi pouvoir trouver une expression, une manifestation extérieure (…) »

    « Écoutons directement les paroles que nous adresse Benoît XVI dans la préface du premier volume de ses Œuvres complètes qui est consacré à la liturgie : ‘  l’idée qui veut que le prêtre et le peuple doivent se regarder dans la prière n’est apparue que dans la chrétienté moderne et se trouve complètement étrangère à l’Antiquité. Le prêtre et le peuple ne prient pas l’un vers l’autre mais vers l’unique Seigneur. Ils sont donc orientés, dans la prière, dans la même direction, vers l’Orient, un Orient entendu comme symbole cosmique du Seigneur qui vient et, là où cela n’est pas possible, vers une image du Christ placé dans l’abside, vers une croix ou vers le ciel comme le Seigneur lui-même a fait dans la prière sacerdotale le soir qui a précédé sa Passion (Jn 7, 1). D’une manière heureuse, la proposition que j’avais faite à la fin de ma réflexion sur l’orientation dans L’esprit de la liturgie, se répand de plus en plus : ne pas procéder à de nouvelles transformations mais simplement placer la Croix au centre de l’autel afin que tous puissent la regarder, prêtres et fidèles, et que tous se laissent ainsi guider vers le Seigneur que tous prient ensemble.’

    « On ne peut nous objecter que la présence du crucifix fait obstacle à la vue des fidèles. Lors de la liturgie eucharistique, les fidèles ne doivent pas regarder le célébrant ! Ils doivent regarder le Seigneur ! Celui qui préside la célébration doit pouvoir aussi regarder le Seigneur ! La Croix n’occulte pas la vue mais ouvre l’horizon sur le monde de Dieu, nous oriente vers la contemplation du mystère et nous introduit dans ce ciel dont nous provient l’unique lumière capable de donner sens à notre vie terrestre. La vue, en vérité, est obscurcie et empêchée si les yeux demeurent fixés sur ce qui est seulement présence de l’homme et de son œuvre. C’est ainsi que l’on doit comprendre pourquoi il est encore aujourd’hui tout à fait légitime de célébrer la messe sur les anciens autels lorsque les caractéristiques architecturales et artistiques de nos églises le rendent possible. En cela aussi, le Saint-Père nous donne l’exemple lorsqu’il célèbre l’eucharistie sur l’autel historique de la chapelle Sixtine lors de la fête du Baptême du Seigneur.

    «  L’expression ‘ célébration face au peuple’ est entrée dans le langage courant. Si elle rend compte de la topographie des lieux et de ce que le prêtre, aujourd’hui, en raison de la position de l’autel, se trouve souvent face à l’assemblée, une telle expression est acceptable. Mais elle ne doit absolument pas être tolérée si elle reçoit un contenu théologique. La messe est, en effet, d’un point de vue théologique, toujours tournée vers Dieu par le Christ Seigneur et ce serait une grave erreur d’imaginer que l’action sacrificielle soit principalement orientée vers la communauté. Une telle orientation, l’orientation vers le Seigneur, doit être au fondement de la participation de tous à la liturgie. Il est donc important qu’elle puisse être rendue visible dans la symbolique liturgique ». Source : mensuel « La Nef », n° 223, février 2011 L’orientation de la prière liturgique,

  • Monseigneur Léonard ouvre Bruxelles aux Communautés « Ecclesia Dei »

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    02-Leonard-Entree-Choeur-640x425.jpgMgr Léonard vient de confier à l' Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) l'église du couvent Sainte-Anne à Bruxelles, en y nommant recteur le chanoine W. Hudson. Ce dernier est aussi directeur de la Brussels International Catholic School , une école privée bilingue français-anglais aujourd’hui située à proximité du siège des institutions européennes.

    L’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre est une société apostolique en forme canoniale, de droit pontifical, inspirée par la spiritualité de saint François de Sales. Elle rassemble des prêtres célébrant la messe selon la forme traditionnelle du rite romain (missel de 1962)

    L’église conventuelle Sainte-Anne, maintenant confiée à l’ICRSP, se trouve à Watermael-Boitsfort (à l’avenue Léopold Wiener, 26). Le couvent Sainte-Anne est la maison mère des Religieuses du Saint-Sacrement, une congrégation belge fondée au XIX siècle. Celle-ci a décliné après le concile Vatican II et ne comporte plus aujourd’hui que quelques religieuses très âgées. Rappelons qu’à Liège, l’église du Saint-Sacrement, qui desservait aussi un couvent des religieuses de cet Ordre, a été rachetée en 2003 par une association de fidèles (sans lien avec l’I.C.R.S.P.). Cette église liégeoise est aujourd’hui desservie par  deux prêtres diocésains  attachés (sans exclusive) à la célébration de la messe selon le missel de 1962.

    À l’église Sainte-Anne de Watermael-Boitsfort, la messe latine traditionnelle sera célébrée selon l’horaire suivant : les dimanches et fêtes à 10h30, en  semaine (du lundi au vendredi): à 18h00. Le samedi, une adoration eucharistique est organisée de 10h00 à 12h00 et suivie de la messe.

    Voici trois mois, le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles avait, par ailleurs, implanté dans la capitale belge une autre société sacerdotale traditionnelle : la  FSSP - Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre . Celle-ci œuvre à l’église Saints Jean et Etienne «aux Minimes», sise dans la partie haute du centre historique de la ville de Bruxelles (rue des Minimes, 57),  Les activités de la FSSP à Bruxelles s’y déroulent comme suit : messe dominicale traditionnelle chantée à 9h, messes basses le vendredi à 18h30 et le samedi à 9h. En outre, la Fraternité est autorisée à organiser un certain nombre d’activités, selon un calendrier mensuel comportant  l’adoration du T.S. Sacrement, un Cercle thomiste, Domus Christiani (groupe de foyers catholiques) et des catéchismes pour enfants et adultes. Ajoutons que dimanche dernier 30 janvier à 18h30,  Mgr Léonard a lui-même célébré une messe pontificale selon le rite traditionnel pour de nombreux fidèles réunis dans cette belle église des Minimes (XVIIIe siècle).