Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Spiritualité - Page 504

  • Le mystère du Pain de Vie

    IMPRIMER

    Homélie du jour (homelies.fr - archive 2004)

    Jésus se présente comme la nourriture essentielle, le pain qui donne la vie. Le lieu par excellence où se partage le pain est la table familiale : le père rompt le pain, fruit de la terre et de son travail, il rend grâce à Dieu de lui permettre de subvenir aux besoins des siens, puis il le distribue à ses enfants pour qu’ils s’en rassasient. Dans ce partage du même pain, ce ne sont pas seulement les corps qui se nourrissent, mais c’est aussi l’unité familiale qui se construit. La commensalité est au service de la convivialité, de l’épanouissement intégral de la vie, qui inclut la relation aux autres et ultimement à Dieu.

    « Moi je suis le Pain de la vie », le pain qui nourrit chacun de nous selon ses besoins personnels et en même temps nous établit dans l’unité d’une même famille : « la famille de Dieu » (Eph 2, 19). C’est le Père lui-même qui « rompt le Pain », qui nous le livre pour qu’en lui nous ayons la vie en plénitude : celui qui, s’approchant de la table, « vient à Jésus », « n’aura plus jamais faim », car dans la foi, il pourra se rassasier sans cesse de sa présence.

    Lire la suite

  • Cet Amour que le monde oublie

    IMPRIMER

    Les Soeurs de Bethléem sont des femmes retirées au désert pour y vivre, dans l'esprit de saint Bruno, la rencontre avec l'Absolu et l'adoration. Inès de Warren nous parle de son livre Cet amour que le monde oublie paru aux éditions Salvator et préfacé par Chantal Delsol.


    Inès de Warren [Jeudi La Procure 28/02/13] par Librairie-La-Procure

    Quatrième de Couverture :

    Cet Amour que le monde oublie

    En quelques semaines, la vie de la soeur de l'auteur bascule. Artiste, elle a 35 ans quand elle annonce aux siens son entrée au monastère, chez les Soeurs de Bethléem. Personne dans son entourage n'avait jamais envisagé qu'une telle chose puisse arriver dans sa famille.

    Les commerçants, les gens du quartier où elle habitait remarquent sa disparition. Ils veulent savoir où est partie « la petite brune », comprendre ce qui peut se passer dans le coeur d'une femme qui lâche tout pour consacrer sa vie à Dieu.

    Les moniales de Bethléem sont des femmes qui se retirent du monde pour adorer Dieu au coeur de la Sainte Trinité. Inès de Warren est partie à leur rencontre avec une besace remplie de questions. Pourquoi elle ? Pourquoi cet ordre monastique ? Peut-elle être heureuse dans cette vie-là ?

    En visitant plusieurs monastères, en France et en Terre Sainte, l'auteur enquête et rencontre des moniales venues des autres coins du monde, aux histoires variées parfois rocambolesques, et des amis de la congrégation, des anciens de l'Assistance Publique bâtisseurs de monastères, une jeune fille aux mains tatouées, un cheikh palestinien, un pasteur suédois, des fils et des filles d'Israël, un ancien mannequin, un cardinal, un homme d'affaires mexicain. Peu à peu viennent les réponses, parfois inattendues mais toujours sincères et authentiques. Et surtout, l'auteur découvre cet Amour que le monde oublie et pour lequel les moniales ont tout quitté.

  • François à Saint-Paul-hors-les-Murs : annoncer, témoigner, adorer

    IMPRIMER

    L'évêque de Rome à Saint-Paul-hors-les-Murs

    Source : ZENIT.ORG

    Le pape François a pris possession de la basilique papale de Saint-Paul-hors-les-Murs, lors d’une messe qu’il a célébrée ce dimanche 14 avril 2013. Il a notamment invité les chrétiens à une vie cohérente avec leur foi.

    Lors de son homélie, le pape a souligné qu’ « adorer c’est se dépouiller de nos idoles mêmes les plus cachées, et choisir le Seigneur comme le centre, comme la voie royale de notre vie ».

    Nous sommes sur la tombe de Saint Paul, un humble et grand Apôtre du Seigneur, qui l’a annoncé par la parole, lui a rendu témoignage par le martyre et l’a adoré de tout son cœur.

    Voilà justement les trois verbes sur lesquels je voudrais réfléchir à la lumière de la Parole de Dieu que nous avons écoutée : annoncer, témoigner, adorer.

    Dans la première lecture, la force de Pierre et des autres Apôtres impressionne. À l’injonction de se taire, de ne plus enseigner au nom de Jésus, de ne plus annoncer son Message, ils répondent avec clarté : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Et le fait d’être flagellés, de subir des outrages et d’être emprisonnés ne les freine pas non plus. Pierre et les Apôtres annoncent avec courage, en toute vérité, ce qu’ils ont reçu, l’Évangile de Jésus. Et nous ? Sommes-nous capables de porter la Parole de Dieu dans nos milieux de vie ? Savons-nous parler du Christ, de ce qu’il représente pour nous, en famille, avec les personnes qui partagent notre vie quotidienne ? La foi naît de l’écoute, et se raffermit dans l’annonce.

    Mais faisons un pas en avant : l’annonce de Pierre et des Apôtres n’est pas faite seulement de paroles, mais la fidélité au Christ touche leur vie, qui est changée, qui reçoit une nouvelle direction, et c’est justement par leur vie qu’ils rendent témoignage à la foi et à l’annonce du Christ. Dans l’Évangile, Jésus demande à Pierre par trois fois de paître son troupeau et de le paître par son amour, et il lui prophétise : « Quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller »

    C’est une parole adressée surtout à nous Pasteurs : nous ne pouvons pas paître le troupeau de Dieu si nous n’acceptons pas d’être conduits par la volonté de Dieu là aussi où nous ne voudrions pas, si nous ne sommes pas prêts à témoigner du Christ par le don de nous-mêmes, sans réserve, sans calculs, quelquefois au prix de notre vie.

    Je voudrais que nous nous posions tous cette question : Toi, moi, adorons-nous le Seigneur ? Allons-nous à Dieu seulement pour demander, pour remercier, ou allons-nous à lui aussi pour l’adorer ? Que veut dire alors adorer Dieu ? Cela signifie apprendre à rester avec lui, à nous arrêter pour dialoguer avec lui, en sentant que sa présence est la plus vraie, la meilleure, la plus importante de toutes. Chacun de nous, dans sa propre vie, de manière inconsciente et peut-être parfois sans s’en rendre compte, a un ordre bien précis des choses qu’il retient plus ou moins importantes. Adorer le Seigneur veut dire lui donner la place qu’il doit avoir ; adorer le Seigneur veut dire affirmer, croire, non pas simplement en paroles, que lui seul guide vraiment notre vie ; adorer le Seigneur veut dire que devant lui nous sommes convaincus qu’il est le seul Dieu, le Dieu de notre vie, de notre histoire.

    Cela a une conséquence dans notre vie : se dépouiller de beaucoup d’idoles petites et grandes que nous avons, et dans lesquelles nous nous réfugions, dans lesquelles nous cherchons et plaçons bien des fois notre sécurité. Ce sont des idoles que nous tenons souvent cachées ; elles peuvent être l’ambition, le goût du succès, le fait de se mettre soi-même au centre, la tendance à dominer les autres, la prétention d’être les seuls maîtres de notre vie, quelques péchés auxquels nous sommes attachés, et beaucoup d’autres. Ce soir, je voudrais qu’une question résonne dans le cœur de chacun et que nous y répondions avec sincérité : ai-je pensé à cette idole cachée que j’ai dans ma vie et qui m’empêche d’adorer le Seigneur ? Adorer c’est se dépouiller de nos idoles mêmes les plus cachées, et choisir le Seigneur comme le centre, comme la voie royale de notre vie.

    On notera que le Pape avait déjà fait référence, lors de la prière du Regina caeli le même jour, au thème de la persécution, invitant à prier pour les chrétiens qui en sont victimes:

    « Prions de façon particulière pour les chrétiens qui souffrent la persécution ; en ce moment tant de chrétiens souffrent des persécutions, tant, tant, et dans tant de pays : prions pour eux, avec amour, dans notre cœur. Qu’ils sentent la présence vive et réconfortante du Seigneur ressuscité ».

  • Herve (Battice), 15 avril : conférence sur la Résurrection par Mgr Léonard

    IMPRIMER
    Mgr Léonard fait une conférence à Herve  15 avril 2013  
    André-Mutien Léonard: « La résurrection du Christ et la nôtre : mythe ou réalité ? ». Homme d’Eglise controversé, souvent mis à mal dans les médias, Monseigneur Léonard est un théologien et un croyant de haut vol. Avec simplicité et beaucoup de conviction, il nous proposera une réflexion autour du « mystère » de la résurrection du Christ et de « l’au-delà » de notre vie et de notre mort. Autant s’y intéresser quand on est vivant…

     

    Date(s), horaire(s) et lieu(x)
      Le 15/04/2013 à 20:00 
    Où ?: Cercle Saint-Vincent, rue du Centre 30 à 4651 Battice
    Personne de contact Abbé Alain Schlim
    Téléphone de contact 0477/34.54.31.
  • Ne dissocions pas Bible et Tradition

    IMPRIMER
    Le pape s'est adressé à la Commission biblique pontificale,vendredi. Le sujet est passionnant: le rapport entre la Bible et la tradition ! Ceci n'est pas sans nous interpeller par rapport à une conception fausse qu'on entend souvent: le christianisme est une des religions du livre :
     

    La "nature profonde" de la Bible; pas d'interprétation sans tradition

    Source:  ZENIT.ORG

    Le Pape François s’est adressé aux membres de la Commission biblique pontificale, ce 12 avril. Il invite au « respect de la nature profonde » des Saintes Ecritures : l’exégète doit étudier la Bible « à l’intérieur de la foi de l’Eglise » car « l'interprétation des Saintes Ecritures ne peut être seulement un effort scientifique individuel, mais doit être toujours confrontée, intégrée et authentifiée par la tradition vivante de l’Eglise ».

    Pour le pape, « le respect de la nature profonde des Ecritures conditionne la validité même et l’efficacité de l'herméneutique biblique » car il faut un « rapport correct et réciproque entre l’exégèse et le Magistère de l’Eglise ».

    Discours du pape François

    … La vie et la mission de l’Eglise se fondent sur la Parole de Dieu, qui est l’âme de la théologie et l’inspiratrice de toute l’existence chrétienne.

    Lire la suite

  • Jacques Fesch: quand la rédemption conduit sur les chemins de la sainteté

    IMPRIMER

     Source: http://pagesfeuilletees.free.fr/chroniques/jfesch.htm

    Mardi dernier,  2 avril, France 2 programmait “Histoires en série”, un programme au cours duquel on a pu voir différents parcours, souvent difficiles, des vies brisées, avec pour thème: “Quand les fantômes du passé bouleversent nos vies”.

    Il fut ainsi question, notamment, du fils caché d’un condamné, Gérard, enfant de la DDASS (l’équivalent français de notre Assistance publique de l’époque), devenu professeur de musique et père de famille… lui-même fils d’un homme qui défraya la chronique en France, dans les années 1950: Jacques Fesch. Gérard finira par retrouver les traces de son père biologique, Jacques. Il prendra son nom.

    Lire la suite

  • 8 avril : l'annonce faite à Marie

    IMPRIMER

    angelico2.jpgCette année, l'Annonciation est fêtée ce lundi 8 avril en raison des célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques. Voici l'homéle du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr - Archive 2007) :

    Matin, midi et soir, trois fois par jour, l’Angélus sonne – ou sonnait – dans nous campagnes pour célébrer le mystère de l’Incarnation. L’Ave Maria, la salutation de l’Ange, scande ainsi le début, le milieu et la fin de nos journées. Aussi, la péricope que la liturgie nous propose en cette solennité de l’Annonciation, est-elle parmi les plus connues de l’Évangile. Dieu attendait cette rencontre depuis le jour où l’humanité s’est éloignée de lui par le péché, mettant en péril son dessein d’amour. Voilà qu’enfin s’élève des profondeurs de la terre, un « oui » capable d’attirer sa bienveillance ; sans plus attendre, il vient, il accourt : le Verbe se fait chair, Dieu s’unit à sa créature et se compromet pour toujours avec elle. L’amour a trouvé où habiter ; les noces de Dieu avec l’humanité peuvent commencer ; une alliance plus forte que la mort sera bientôt scellée (Ct 8, 6).

    Lire la suite

  • Le pape s'installe dans sa cathédrale et dit l'attente de Dieu

    IMPRIMER

    "Dieu attend l'homme" (zenit.org)

    Homélie du pape François, Saint-Jean-du-Latran

    « Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui », a déclaré le pape François lors de son homélie, en ce dimanche de la Miséricorde, 7 avril 2013.

    Le pape a pris "possession", au cours de la messe, à 17 h 30, de la basilique papale de Saint-Jean-du-Latran, sa cathédrale, en présence du clergé et de fidèles du diocèse.

    « Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur », a-t-il souligné, encourageant à revenir à Dieu, « quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie » car « la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui ».

    Homélie du pape François

    Chers frères et sœurs,

    Avec joie je célèbre pour la première fois l’Eucharistie dans cette Basilique du Latran, Cathédrale de l’Évêque de Rome. Je vous salue tous avec grande affection : le Cardinal Vicaire, les évêques auxiliaires, le clergé diocésain, les diacres, les religieuses et les religieux et tous les fidèles laïcs. J’adresse aussi mon salut à Monsieur le maire de Rome, à son épouse et à toutes les autorités. Marchons ensemble dans la lumière du Seigneur Ressuscité.

    Lire la suite

  • Revival dominicain en Irlande

    IMPRIMER

    C’est Natalia Trouiller qui nous l’apprend, sur le site de “La Vie”:

    Le New York Times rapporte que, alors que la plupart des ordres religieux en Irlande ferment des maisons faute de postulants, les dominicains enregistrent une croissance significative des vocations. La raison? Selon le père Gerard Dunne, ancien conseiller en ressources humaines devenu moine, c'est le "retour aux fondamentaux", à savoir... à la robe de bure. "Nous avons pris la décision consciente il y a quelques années, de porter l'habit. Parce que nous n'avions pas de vocations et nous étions dans une mauvaise voie', a déclaré le père Dunne, 46 ans, qui estime avoir parcouru près d'un demi-million de miles le long des ruelles champêtres et des routes d'Irlande à la recherche de nouvelles recrues. 'Si nous ne nous présentons pas d'une manière authentique, qui voudrait nous rejoindre?" Un engouement pour la robe blanche et noire à capuchon qui ne touche pas, selon l'auteur de l'article, que l'Irlande: l'Ordre des frères prêcheurs serait en pleine croissance un peu partout. "Aux États-Unis, la plus grande province du Nord attend 18 novices dans son école de théologie à Washington, qui a été agrandie il ya trois ans. Dans la plus petite province du Sud basée à la Nouvelle-Orléans, les Dominicains se cassent la tête pour financer un afflux de novices - six cette année - avec des dépenses annuelles de 30.000 dollars pour l'éducation l'hébergement et la théologie pour sept ans".

    Ici: L'insolente santé des dominicains irlandais

    “Un peu partout” : la Belgique serait-elle l’exception qui confirme la règle ?

  • Retour sur la semaine sainte 2013 à Liège

    IMPRIMER

    Lu dans « La Libre-Gazette de Liège » du mercredi  3 avril:

    semaine ste 2013 Liège511.jpg Voir aussi ici: Le chemin de Croix a traversé le centre de Liège Et là :Ouvrez les portes des églises !

  • Pape François : Interview du Prélat de l’Opus Dei

    IMPRIMER

    ordopusdei.jpgNous avons reçu du vicariat régional de l’Opus Dei en Belgique le texte d’une interview accordée par Mgr Xavier Echevarria, Prélat de l’Opus Dei (photo), à José Beltrán, du journal « La Razón », en Espagne, publiée le dimanche 24 mars. Extraits :

    - Dans le communiqué que vous avez publié il y a quelques jours, vous avez souligné l’appel du Pape François à évangéliser. Comment cette invitation du Saint-Père se traduit-elle dans le cas du charisme concret de l’Opus Dei ? Quels sont les défis dans ce sens ?

    La devise du cardinal Bergoglio a été « miserando et eligendo ». Elle vient d’un texte de saint Bède le Vénérable, que nous lisons chaque année dans la liturgie des heures. Il s’agit d’un commentaire à l’appel de Matthieu. Jésus avait de la pitié, de la miséricorde, et en même temps il appelait ses disciples pour qu’ils le suivent. La vocation contient une marque d’amour : elle naît du cœur divin plein de miséricorde. Saint Bède commente que Jésus a regardé « plus avec le regard intérieur de son cœur qu’avec ses yeux corporels ».

    Saint Josémaria, avec le message reçu de Dieu, a rappelé que nous sommes tous appelés à la sainteté, et il commentait souvent : « Que je voie avec tes yeux, mon Christ, Jésus de mon âme ». Je pense que l’urgence d’évangéliser —qui est toujours actuelle dans l’Église— se traduit en une invitation à regarder les gens, tous, avec une vision apostolique, avec miséricorde et avec affection, avec le désir de les aider à recevoir le grand don de la connaissance et de l’amour du Christ.

    L’esprit de l’Opus Dei pousse les fidèles de la Prélature —prêtres et laïcs— à prendre conscience que dans la vie ordinaire, dans le monde professionnel, dans la famille, dans les relations sociales, nous devons nous efforcer pour découvrir que les autres ont besoin de nous, non parce que nous sommes meilleurs, mais parce que nous sommes des frères. Comme saint Josémaria l’a dit, précisément pendant une catéchèse à Buenos Aires, « lorsque vous travaillez et aidez votre ami, votre collègue, votre voisin, de façon qu’il ne le remarque pas, vous êtes en train de le guérir, vous êtes le Christ qui guérit, vous êtes le Christ qui partage l’existence sans faire mine de dégoût avec ceux qui ont besoin de la santé, comme il peut nous arriver à nous-mêmes n’importe quel jour ».

    Tout cela signifie aussi porter et aimer la croix, dont la Pape François a parlé aussi dans sa première homélie. Et, comme le disait le cardinal Bergoglio dans l’homélie de sa dernière messe chrismale, il faut « avoir de la patience envers les gens » pour enseigner, pour expliquer, pour écouter, en comptant toujours sur la grâce de l’Esprit Saint.

    - Comment le fait de savoir que le Pape émérite Benoît XVI est près de lui peut-il aider le Pape François ?

    Je pense que le Pape ressentira surtout la force et la compagnie spirituelle de son prédécesseur. Et qu’il pourra s’appuyer souvent sur le magistère de Benoît XVI, si riche et si actuel. L’affection que nous avons tous dans l’Église envers lui devient plus grande, parce que nous savons qu’il prie pour nous dans sa messe et dans son oraison, et qu’il soutient notre union inconditionnelle au Pape François. En ce sens, je pense qu’il est important de respecter la volonté de Benoît XVI de disparaître aux yeux du monde, pour qu’il soit clair qu’il n’y a qu’un seul Pape, et que l’on ne désoriente pas des gens qui ont peut-être une formation chrétienne moindre ou peu de culture théologique. Le Souverain Pontife est maintenant le Pape François, à qui le Pontife antérieur a promis une vénération et une obéissance joyeuses et totales.

    - Est-ce que vous connaissez le Pape actuel ?

    « Je l’ai rencontré à plusieurs reprises ici, à Rome (par exemple, à l’occasion des assemblées du Synode des évêques) et à Buenos Aires. C’est une personne affectueuse, un prêtre austère et souriant en même temps. Proche des malades et de ceux qui sont dans le besoin aussi bien matériel que spirituel. Il possède une forte personnalité. Il sait avec la clarté des fils de Dieu ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Il est bien connu de tous qu’il demande toujours des prières pour lui-même et qu’il prie beaucoup pour les autres. En une occasion il est venu au siège de l’Opus Dei il y a déjà quelques années, pour visiter la tombe de saint Josémaria, qui se trouve dans l’église Prélatice de Sainte Marie de la Paix. Le cardinal Bergoglio est resté agenouillé environ 45 minutes. Sa capacité de prier —sans être pressé— est un exemple pour tous, parce que dans la prière le chrétien trouve aussi la lumière et le réconfort du Seigneur ».

     Toute l’interview ici : http://fr.be.opusdei.org/art.php?p=52958