JPSC
-
Lien permanent Catégories : Actualité, Débats, Eglise, Enseignement - Education, Ethique, Foi, Société, Témoignages 0 commentaire
-
Bruxelles, 22 septembre : Journée de formation "Agir en cohérence avec sa Foi dans un monde en mutation"


-
Agressions sexuelles dans l'Eglise : savoir discerner
De Bernard du Puy-Montbrun, Doyen émérite à la Faculté de droit canonique, Docteur en droit canonique, Diplômé en Sciences criminelles, ce regard intelligent qui invite à un sain discernement sur le phénomène des agressions sexuelles sur le site "Smart Reading Press" :
AGRESSIONS SEXUELLES DANS L’ÉGLISE : SÉISME ET EFFACEMENT DU DROIT
14 Sep 2018
Les révélations d’agressions sexuelles sur mineurs par des clercs provoquent à juste titre une émotion extrême. Dans ce contexte, par compassion pour les victimes, certains responsables ecclésiaux cèdent à la précipitation en adoptant des attitudes de repentance qui ne respectent pas suffisamment le droit naturel de la défense et la présomption d’innocence. Au risque de la «mise à mort» de clercs innocents.
Un séisme ébranle actuellement l’Église catholique, et surtout nos évêques diocésains qui, à la suite de la «Lettre du pape François au peuple de Dieu» du 20 août 2018, écrite à bon escient, renchérissent dans leurs propos pour mieux exorciser le mal dont nous souffrons tous : l’agression sexuelle sur mineurs par des clercs. En sachant que le problème est différent selon les pays, qu’il faut raison garder lorsque des études présentent des chiffres massifs qui portent sur des cas qui datent de plus de soixante-dix ans, et en donnant l’impression que les délits se sont passés récemment.
IL ÉTAIT TEMPS DE PRÊTER ATTENTION À LA SOUFFRANCE DES VICTIMES
Les faits sont gravissimes. Ils expliquent l’émoi face à des victimes de tels actes odieux qui ont eu de temps à autre des difficultés pour se faire entendre par les pasteurs lorsqu’ils étaient concernés, et qui désormais méritent une reconnaissance essentielle de leurs souffrances comme du délit commis à leur égard pour qu’elles puissent obtenir justice.
À retenir :
Nos pasteurs confondent justice et compassion en parlant de «souffrance imprescriptible»Il était temps, en effet, de prêter attention à cette souffrance, tout en constatant que nos pasteurs ne savent pas encore faire le diagnostic d’une telle situation et confondent justice et compassion en parlant de «souffrance imprescriptible», formule contestable. Qui a d’ailleurs dit un jour que la souffrance était prescriptible ? Au nom de quel principe faut-il maintenant proclamer le slogan contraire : la souffrance est imprescriptible ? On mélange deux notions à ne pas confondre : la souffrance, qui est ici la résultante d’un éventuelle maltraitance dont il faut acter correctement l’impact1, et le mode d’extinction de la poursuite judiciaire par l’écoulement d’un certain délai fixé par la loi à partir du jour de la commission d’un délit.
Nous passons ainsi d’un registre juridique à un registre psychologique et subjectif, source de toutes les confusions, au risque de laisser à l’opinion publique, voire à des associations, la faculté d’édicter des règles et des sanctions. Quelle régression dans une société de droits et de devoirs ! Les droits fondamentaux de la personne humaine, la culture canonique qui en découle, son savoir-faire n’entrent plus en ligne de compte malgré les bons sentiments – qui, en fait, ne sont pas si bons !
On l’aura compris, le problème se situe sur un autre terrain que de vouloir, dans une relation quasi fusionnelle, se mettre du côté des présumées victimes. Agir de la sorte, n’est-ce pas ignorer la parité processuelle2 ? Loin de moi de ne pas prendre en compte la plainte d’une présumée victime, mais il s’agit de le faire sans développer de nouvelles injustices et provoquer des dysfonctionnements judiciaires. On se perd dans des «écoutes» qui ne sont pas sérieusement régulées, en se laissant impressionner et influencer par l’émotion que suscite l’évocation de gestes sexuels réels ou imaginaires. D’où la question : qu’est-ce que l’on écoute et qu’en fait-on ?
-
Nos évêques et leur étrange silence à l'égard de l'abbé Ringlet
Un ami nous écrit :
"Episkopos" : c'est le terme par lequel on désigne l'évêque, celui qui voit les choses de son poste de responsabilité pour veiller au bien des brebis du troupeau qui lui est confié.
Cela suppose attention et vigilance. Fermeté aussi...
Nos évêques en sont-ils vraiment capables ?
La question se pose avec acuité dans le cas de l'abbé Gabriel Ringlet qui se répand en conférences, déclarations et publications, bénéficiant d'un accès plus que bienveillant à toutes sortes de tribunes et même dans des médias réputés catholiques comme RCF, par exemple.
L'Appel recense la dernière en date : un livre du suave abbé consacré aux "célébrations". D'après lui, tout peut être célébré, y compris les mariages gay, l'euthanasie et même l'avortement.
Qu'attendent nos évêques pour mettre fermement en garde leurs fidèles à l'égard de ce personnage dont les positions divergent diamétralement de celles que défend l'Eglise catholique et l'enseignement constant du magistère? Positions qui déstabilisent également tous les acteurs de terrain qui se consacrent bénévolement à l'accompagnement des personnes souffrantes et âgées dans les hôpitaux et les maisons de retraites.
Le vice-recteur émérite de la prétendue catholique université de Louvain bénéficie-t-il d'une immunité totale au sein de l'Eglise de Belgique ? Nous aimerions entendre la voix de nos évêques au sujet des positions prises dans ce livre par l'oracle de Malèves-Sainte-Marie. Malheureusement, nous risquons d'attendre longtemps tant ils se montrent pusillanimes, à moins qu'ils ne soient complices. (...)
Il ne reste qu'à plaindre les pauvres ouailles de tels pasteurs.
Lien permanent Catégories : Actualité, Belgique, Débats, Eglise, Ethique, Livres - Publications 3 commentaires -
Un «échange fructueux» entre le Pape et l’épiscopat américain

(étonnante photo de cette rencontre; on ne savait pas que les sujets abordés étaient si drôles...)
De Vatican News :
Un «échange fructueux» entre le Pape et l’épiscopat américain
Les responsables de la présidence de la conférence épiscopale américaine ont été reçu ce jeudi par le Saint-Père, alors que le scandale des abus sexuels a pris une ampleur grandissante ces dernières semaines.
Le Pape a reçu ce jeudi midi une délégation de l’épiscopat américain, emmenée par le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Houston et président de la conférence épiscopale américaine.
Le cardinal O’Malley, archevêque de Boston, et président de la commission pontificale pour la protection des mineurs, était également présent, de même que Mgr Jose Gomez, archevêque de Los Angeles et vice-président de la conférence épiscopale, et Mgr Brian Bransfield, secrétaire général.
Cette audience avait été annoncée alors que l’Eglise américaine est en pleine tourmente, après les scandales d’abus révélés ces derniers mois.
Le cardinal DiNardo a délivré un bref communiqué : «Nous sommes reconnaissants au Saint-Père de nous avoir reçus en audience. Nous avons partagé avec le Pape François notre situation aux États-Unis», où «le Corps du Christ est lacéré par le mal des abus sexuels», explique le cardinal texan.
«Il nous a écouté très profondément, avec le cœur. Ce fut un bon échange, long et fructueux. À la fin de l’audience, nous avons prié l’Angélus ensemble pour recevoir la force et la miséricorde de Dieu quand nous travaillons à guérir les blessures. Nous attendons avec intérêt de poursuivre activement notre discernement, ensemble, en identifiant les prochaines étapes les plus efficaces», écrit enfin l’archevêque de Galveston-Houston.
Démission d’un évêque en Virginie-Occidentale (voir ici)
Par ailleurs, l’actualité américaine a été marquée aujourd’hui par la démission de l’évêque de Wheeling-Charleston, Mgr Michael Bransfield, qui était atteint par la limite d’âge de 75 ans, et qui est accusé d’abus sexuels sur des adultes.
Simultanément à l'annonce de cette démission, le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Christophe Pierre, a indiqué que le Pape François avait demandé une enquête sur ces accusations, a rapporté Catholic News Service, l'agence officielle de l'épiscopat américain. Cette enquête sera menée par Mgr William Lori, archevêque de Baltimore, également nommé administrateur apostolique du diocèse de Wheeling-Charleston.
«Je m'engage à mener une enquête approfondie en quête de la vérité sur ces accusations préoccupantes contre Mgr Bransfield», a promis Mgr Lori dans un communiqué publié sur le site du diocèse.
Lire également : http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/le-pape-en-mode-demineur-recoit-la-conference-episcopale-americaine-5b99d281cd704df8b497a599
-
Ce qu'il nous faut : courage et conversion à tous les étages !
-
Rome : de nouvelles déflagrations à prévoir ?
Jeudi, 13 septembre 2018.
Une nouvelle bombe risque d’éclater très prochainement au Vatican
D’après le site internet « Die freie Welt », le quotidien italien « Il Fatto Quotidiano » aurait annoncé cette semaine être en possession d’une liste des noms de tous les membres du lobbie homosexuel au Vatican.
Cette liste serait le résultat d’un travail de recherche entrepris par une commission voulue par Benoît XVI afin de pouvoir enquêter au cas où surgirait une affaire délicate au Vatican. La commission était composée de Julian Herranz, Jozsef Tomko et Salvatore De Giorgi.
Le dossier concernant les noms des collaborateurs homosexuels travaillant au Vatican avait été transmis à cette commission à la veille du retrait de Benoît XVI. Il est intéressant de noter que cette liste « gay » ne comporte pas seulement les noms des personnes concernées, mais contient également des preuves de ce qu’elle avance. D’après « Il Fatto Quotidiano », elle cite les noms de prélats aussi bien que de laïcs. Le quotidien annonce qu’il publiera la liste jour après jour, par petites touches. D’autre part, le même quotidien annonce un scandale qui touchera sous peu le Cardinal Kevin Farrell (USA), nommé par François au poste de Préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.
A propos du cardinal Farrell, le site "Benoît-et-moi" croit pouvoir avancer de graves allégations : http://benoit-et-moi.fr/2018/actualite/une-nouvelle-bombe-en-vue.html