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  • Traditionalistes à la mode de Bretagne

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    Vu sur le site web « salon beige » :

     

    Plus de six cents fidèles assistèrent, dimanche dernier 30 septembre à Sainte-Anne-d’Auray, à la messe de clôture du premier « Pèlerinage pour la Bretagne ». Messe solennelle, dans une nef comble, célébrée au maître-autel de la basilique. Orgue et bombarde soutenaient les cantiques bretons chantés par une foule fervente. Des pèlerins de toute la Bretagne historique avaient marché durant deux jours pour honorer sainte Anne, patronne de leur pays et de leurs familles.

    Organisé par l’association Feiz e Breizh (Foi en Bretagne), ce pèlerinage novateur, ouvert à tous, se veut avant tout missionnaire. Il repose sur l’esprit de tradition et de chrétienté, dans un esprit d’attachement à la langue bretonne et d’enracinement. D’ores et déjà, Feiz e Breizh donne rendez-vous l’année prochaine – pour la seconde édition de ce pèlerinage – à tous les Bretons de cœur !

    www.feiz.bzh

     Ref. Succès du premier pèlerinage pour la Bretagne

    JPSC

     

  • Du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire...

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Cardinal Sarah : Le chant grégorien, 
    du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire

    Rédigé par Son Eminence le Cardinal Robert Sarah le  dans Religion

    Cardinal Sarah : Le chant grégorien, <br>du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire

    Les 22 et 23 septembre derniers, à l’occasion de l'Assemblée Générale de l'association Pro Liturgia (association fondée en 1988 qui milite pour l’application exactes des décisions du Concile Vatican II) dans l'Ain, Son Éminence le Cardinal Robert Sarah a adressé aux membres un message de reconnaissance et d'encouragement. À cette occasion le Cardinal a développé un élément essentiel du chant grégorien et qui peut sembler paradoxal : le silence sacré. Afin de faire profiter nos lecteurs de cette réflexion nous vous publions le texte complet ci-dessous :

    Chers amis de l’association Pro Liturgia,

    Je suis heureux de vous adresser ce message d’encouragement et de reconnaissance à l’occasion de votre Assemblée Générale. En vous assurant de ma prière aux intentions qui vous sont chères, je profite volontiers de cette opportunité pour exprimer ma profonde gratitude à votre président, M. Denis Crouan et, par son entremise, à chacun d’entre vous pour votre détermination, malgré les obstacles qui jalonnent votre engagement, à défendre et à promouvoir la liturgie en langue latine de la forme ordinaire du Rite romain. Cette défense ne doit pas être menée avec des armes de guerre, ou avec la haine et la colère dans le cœur, mais au contraire « revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l’espérance du salut » . Que Dieu bénisse vos efforts si méritants et qu’il les rende toujours plus fructueux !

    Je voudrais que nous réfléchissions ensemble sur l’un des éléments essentiels du chant grégorien, à savoir le silence sacré. Cela peut paraître paradoxal, mais nous allons voir que si le chant grégorien, que vous défendez et promouvez avec ardeur, est si important, c’est en raison de sa capacité irremplaçable de nous introduire dans le silence de la contemplation, de l’écoute et de l’adoration du Dieu vivant. Du silence de l’âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire : tel est le titre de ce bref message qui vous apporte mon amitié et mon soutien. En effet, nous allons voir que le chant grégorien et sa parure visible et splendide, le manuscrit enluminé du livre liturgique, naît du silence et conduit au silence.

    Le chant grégorien comporte un double fondement indissociable : la Sainte Ecriture, qui constitue la trame de la prosodie, et la cantillation. Il est établi que, à l’ombre des cloîtres et dans la méditation silencieuse de la Parole de Dieu, les moines bénédictins ont élaboré, au fil des siècles, et pour les besoins de la prière de l’Office Divin chanté en commun, le phrasé cantillatoire pour chaque verset de la Bible qu’ils devaient proclamer, à commencer par les Psaumes. Il s’agissait de revêtir la Parole très sainte de Dieu, si délicate et subtile à l’ouïe et à la vue, cette double porte de l’âme, du parement très humble d’une mélodie à la fois dépouillée, élégante et raffinée de caractère modal qui respecte le rythme de la prosodie. L’ouïe, et aussi la vue, dis-je. En effet, le moine chante et il contemple ce qu’il psalmodie : des premiers manuscrits médiévaux aux incunables des premières années de la Renaissance, qui précédèrent l’apparition de l’imprimerie (la Bible de Gutenberg date de 1455), les psautiers, les antiphonaires, puis les lectionnaires et les évangéliaires se sont progressivement couverts d’ornements et d’enluminures. Les lettres ornées utilisées pour les titres des ouvrages et des divisions principales reçurent les formes les plus variées : ornements gothiques, armoiries, initiales en or… Elles représentaient des personnages de l’époque aussi divers que le laboureur, l’artisan, le ménestrel, la châtelaine filant la laine à l’aide du rouet, mais aussi des plantes, des fruits, des animaux : oiseaux multicolores s’élançant vers le ciel, poissons dans l’onde bienfaisante de la rivière… La salle où se tenaient les moines copistes portait le nom de « scriptorium ». Comme le chant grégorien, au cours de sa lente et patiente éclosion, le travail des copistes était le fruit de leur méditation silencieuse, car ils devaient travailler en silence et en lien intime avec Dieu ; c’est pourquoi, pour qu’ils ne fussent pas dérangés, seuls l’abbé, le prieur, le sous-prieur et le bibliothécaire avaient le droit d’entrer dans leur salle. C’était le bibliothécaire qui était chargé de leur indiquer ce qu’ils devaient transcrire, et de leur fournir tous les objets dont ils pouvaient avoir besoin.

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  • Quand Charles Aznavour chantait la Vierge Marie

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    Sur le site web de « Famille chrétienne » :

    Le célèbre chanteur Charles Aznavour, d'origine arménienne, est décédé ce lundi 1er octobre à l'âge de 94 ans. On lui doit de nombreuses chansons dans un magnifique Ave Maria qu'il avait notamment chanté avec les Petits Chanteurs à la Croix de Bois.


    Ave Maria
    Ceux qui souffrent viennent à toi
    Toi qui as tant souffert
    Tu comprends leurs misères
    Et les partages
    Marie courage

    Ave Maria
    Ave Maria
    Ceux qui pleurent sont tes enfants
    Toi qui donnas le tien
    Pour laver les humains
    De leurs souillures
    Marie la pure

    Ave Maria
    Ave Maria
    Ceux qui doutent sont dans la nuit
    Maria
    Éclaire leur chemin
    Et prends-les par la main
    Ave Maria
    Ave Maria, Ave Maria
    Amen

    JPSC

     

  • Se convertir, la priorité

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    Un éditorial de Mgr Marc Aillet (revue diocésaine du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron "Notre Eglise" du mois d'octobre 2018)

    Un appel à nous convertir

    Un appel à nous convertir

    Notre année pastorale a commencé sur fond de turbulences, celles en particulier qui agitent l’Eglise de l’intérieur et qui viennent des péchés de ses membres ! La presse se fait l’écho complaisant de ces rapports établis sur les abus sexuels des membres du clergé depuis 70 ans, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne… Le monde, qui ne distingue plus le bien du mal, qui se refuse à dénoncer le péché, se plaît paradoxalement à traquer les coupables au sein de notre Eglise, à faire des dénonciations publiques, à organiser des procès médiatiques à l’échelle planétaire ! Il ne s’agit certes pas de minorer la gravité de tels agissements. Pour avoir écouté longuement des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres, je mesure mieux la souffrance de ceux qui ont été ainsi durablement et profondément abîmés dans leur corps et dans leur âme, et j’en éprouve une grande honte.

    Et nous avons raison d’améliorer nos programmes de prévention, d’accompagnement concret des victimes de la pédophilie au sein de l’Eglise, de collaboration avec la justice pour attribuer de justes peines aux coupables. Nous avons raison de dénoncer la conspiration du silence qui a trop longtemps régné au sein de la hiérarchie de l’Eglise et nous devons savoir gré au Pape Benoît XVI d’avoir exigé des évêques une gestion plus transparente et plus efficace de ces affaires. Trop souvent, on a voulu soigner l’image de l’Eglise : or, l’Eglise, ce sont des âmes avant d’être une Institution, fût-elle divine, à commencer par les victimes innocentes qui doivent avoir la priorité absolue dans nos préoccupations et nos décisions pastorales.

    Il reste que les prêtres, dans leur immense majorité, se dévouent avec générosité et intégrité à leur ministère, et ils ont droit plus que jamais à être encouragés et soutenus par leurs évêques, comme par le peuple des fidèles, tant ces campagnes médiatiques à répétition, qui exhument des faits souvent très anciens, jettent sur eux l’opprobre et la défiance. Je ne suis pas sûr, en ce sens, que le lien fait de manière insistante entre la pédophilie et le cléricalisme soit du meilleur effet pour leur redonner le moral. N’est-ce pas plutôt l’autoréférentialité qui est la principale cause de l’affaiblissement du sens moral dans l’Eglise : quand des théologiens ou des pasteurs, à commencer par des évêques, prennent publiquement leurs distances par rapport à l’enseignement moral de l’Eglise fondé dans l’Ecriture sainte et dans la tradition, ils participent à l’anesthésie de la conscience morale au sein du clergé et du peuple des fidèles… Ce fut le cas très particulièrement lors de la publication par le bienheureux Paul VI de l’encyclique Humanae Vitae et ce fut lourd de conséquences.

    Nous ne pourrons pas faire l’économie d’un sérieux examen de conscience, en reconnaissant les responsabilités que nous avons, nous aussi, dans les maux de notre temps. Ne sommes-nous pas complices de cette anesthésie de la conscience morale, en affirmant depuis des décennies qu’il n’y a plus de péchés, sous prétexte qu’une certaine mentalité janséniste en cultivait l’obsession auprès de générations qui purent en être à juste titre traumatisées ? Certes, nous devons nous réjouir de l’accent mis par les derniers Papes sur la Miséricorde, mais « La miséricorde du Christ n'est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal » (Benoît XVI). Sous prétexte de miséricorde, nous prenons le risque de banaliser le mal et de sombrer dans ce que le Pape François appelle la « corruption spirituelle » : « Ceux qui ont le sentiment qu’ils ne commettent pas de fautes graves contre la Loi de Dieu peuvent tomber dans une sorte d’étourdissement ou de torpeur. Comme ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle et ils finissent par se débiliter et se corrompre ». Et c’est ainsi que le Sacrement de la Réconciliation a été déserté par les fidèles.

    Il reste que ces perversions qui salissent les vêtements et le visage de l’Eglise nous appellent tous à un sursaut. Loin d’accabler les coupables, pour s’exonérer des exigences de conversion qui s’adressent à tous, nous devons cultiver un esprit de repentir, car nous sommes tous pécheurs et membres les uns des autres. Le Christ ne s’est pas présenté en justicier châtiant des coupables, mais « Il s’est fait péché pour nous », détournant « la vengeance de Dieu » sur sa propre personne dans sa passion et sa mort sur la croix, vécues comme un sacrifice d’expiation. Aussi sommes-nous d’abord invités à nous associer, par notre repentir et le témoignage de notre sainteté, unis au sacrifice du Christ, en particulier à l’heure de l’Eucharistie, à cette salutaire expiation pour les péchés du monde. Comme le demande le Saint-Père, nous promulguerons prochainement une journée diocésaine de jeûne et de prière pour prendre un peu de hauteur.

  • Mais qui est vraiment le pape ?

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    Des propos recueillis par Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :

    Qui est vraiment ce Pape ?

    Christiane Rancé porte un nom célèbre dans l’histoire de France, et même de la France religieuse, puisqu’elle est apparentée au Rancé célébré par Chateaubriand, celui qui réforma la Trappe. Elle-même écrivain et grand reporter, est tributaire d’une forte sensibilité religieuse qu’elle a exprimée dans plusieurs essais, notamment celui sur sainte Thérèse d’Avila. Elle est également proche de la pensée de la philosophe Simone Weil et elle a eu pour maître Lucien Jerphagnon avec qui elle a publié un livre d’entretiens. Ayant vécu à Buenos Aires, elle a été forcément marquée par l’élection au siège de Rome du cardinal Bergoglio. Dès 2014, elle a publié un ouvrage intitulé François, « Un Pape parmi les hommes », qui tient du portrait et de la biographie. Une édition revue et augmentée vient de paraître. C’est à cette occasion que nous lui avons demandé d’exprimer son sentiment sur la personnalité de ce Pape qu’elle aime bien mais qui est entré dans une zone d’intenses turbulences.

    Nous vivons actuellement dans les tourments de l’affaire Viganò. Il y a évidemment énormément à dire sur un tel scandale. Mais en ce qui concerne le pape François, comment le percevez-vous au cœur de cette tempête, où il y va de son avenir de Pape mais aussi de l’avenir de toute l’Église catholique ?

    Christiane Rancé : Je rappellerai d’abord que pour l’instant, personne n’a pu prouver que les accusations de Mgr Viganò – sur le fait que le pape François aurait couvert le cardinal McCarrick, accusé d’abus sexuels – étaient fondées ou pas. Une enquête est en cours et ce ne sera que sur la base de faits avérés que nous serons autorisés à faire des commentaires. Rappelons-nous l’affaire Dreyfus. L’affaire Baudis. Le respect de la présomption d’innocence est d’autant plus nécessaire que cette affaire est très grave pour l’Église en général, et pour le Pape en particulier. On peut même parler d’épreuve de vérité, dont l’issue renforcera – ou compromettra, ce sera selon – l’avenir de l’Église. Ce qui ne sera pas anodin pour l’avenir de l’humanité, qui a plus que jamais besoin des Évangiles et de ce qu’ils portent. Comme l’avait demandé Benoît XVI, toute la vérité doit être faite sur les crimes sexuels commis par des ministres du culte – des représentants du Christ sur terre. Vérité, et justice aussi, car il incombe aux instances du Vatican de juger et de punir les éléments coupables de sa Hiérarchie, du plus humble au plus prestigieux. C’est la raison même de l’existence d’un clergé, cette responsabilité d’une bonne marche, d’une bonne conduite. Or, protéger les criminels, c’est trahir la mission du clergé, détruire sa légitimité, et anéantir ce qui fait le lien essentiel du catholique avec l’institution qui le représente : la confiance. La foi qu’il a en elle. Cela dit, si Viganò avait raison et que le pape François ait bien couvert le cardinal McCarrick – étant bien entendu qu’il l’aura couvert dans le seul souci d’épargner à l’Église un nouveau scandale – alors il faudra sans doute que François démissionne, comme il a demandé aux évêques chiliens, coupables du même délit de dissimulation, de le faire. Et le faire après avoir radicalement mis fin aux agissements de criminels par action et par omission dans leur devoir de justice. Le christianisme est la religion de l’Incarnation. Le Pape doit incarner la vérité qu’il proclame, et la sainteté qu’il promeut. Quitte à se sacrifier pour elle, à l’exemple du Christ. Ce sera une épreuve terrible pour l’Église, mais elle s’en relèvera. Elle a l’avenir pour elle si elle choisit la Vérité, la justice et la sainteté.

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