Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

    IMPRIMER

    Du site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Bioéthique en 2026 : à quels développements s'attendre au niveau national et européen ?

    L’année qui s’ouvre augure de nouveaux débats importants dans plusieurs pays européens ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, notamment sur le plan de la procréation artificielle, des mères porteuses, de l’euthanasie ou de l’avortement, mais aussi sur les nouveaux enjeux liés à l’intelligence artificielle et aux neurotechnologies. Quels développements bioéthiques pouvons-nous prévoir en 2026, sur le plan politique, juridique ou médical ? Cet article propose un tour d’horizon des enjeux à venir.

    Procréation artificielle (PMA) : accès aux origines et suivi des donneurs

    Concernant la procréation artificielle, les mois qui viennent seront encore certainement rythmés par les conséquences des révélations relatives à l’absence de contrôle effectif des dons de gamètes (en lien avec le donneur danois porteur d’un gène cancérigène). En dépit des récentes modifications (notamment via le règlement SoHo au niveau de l’UE et la révision de la loi belge sur la PMA), le cadre réglementaire sera encore amené à évoluer en la matière sur le plan national et européen, en particulier concernant l’établissement de quotas effectifs quant au nombre d’enfants pouvant être conçus à partir des gamètes d’un même donneur (au niveau national, européen voire mondial). La question des limites éthiques d’une telle approche continue toutefois d’être posée, en particulier s’agissant des dérives eugénistes potentielles d’un contrôle toujours plus poussé des gamètes et embryons dans le cadre de la procréation artificielle.

    Lire la suite sur le site de l'IEB

  • Le Christ, Médiateur et plénitude de toute la Révélation

    IMPRIMER

    LÉON XIV

    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Salle Paul VI
    Mercredi 21 janvier 2026

    Catéchèse. Les documents du Concile vatican II I. La Constitution dogmatique Dei Verbum 2. Jésus-Christ, révélateur du Père

    Chers frères et sœurs, bonjour, et bienvenue !

    Nous poursuivons notre catéchèse sur la Constitution dogmatique Dei Verbum du Concile Vatican II, sur la Révélation divine. Nous avons vu que Dieu se révèle dans un dialogue d'alliance, dans lequel il s'adresse à nous comme à des amis. Il s'agit donc d'une connaissance relationnelle, qui ne communique pas seulement des idées, mais partage une histoire et appelle à la communion dans la réciprocité. L'accomplissement de cette révélation se réalise dans une rencontre historique et personnelle où Dieu lui-même se donne à nous, se rendant présent, et nous nous découvrons reconnus dans notre vérité la plus profonde. C'est ce qui s'est produit en Jésus-Christ. Le document dit que la profonde vérité que cette Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l’homme, resplendit pour nous dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur et la plénitude de toute la Révélation (cf. DV, 2).

    Jésus nous révèle le Père en nous impliquant dans sa propre relation avec Lui. Dans le Fils envoyé par Dieu le Père, « les hommes [...] peuvent se présenter au Père dans l'Esprit Saint et sont rendus participants de la nature divine » (ibid.). Nous parvenons donc à la pleine connaissance de Dieu en entrant dans la relation du Fils avec son Père, en vertu de l'action de l'Esprit. L'évangéliste Luc en témoigne par exemple lorsqu'il nous raconte la prière d’action de grâce du Seigneur : « À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : “Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler” » (Lc 10, 21-22).

    Grâce à Jésus, nous connaissons Dieu comme nous sommes connus de Lui (cf. Ga 4, 9 ; 1Co 13, 13). En effet, en Christ, Dieu s'est communiqué à nous et, en même temps, il nous a révélé notre véritable identité de fils, créés à l'image du Verbe. Ce « Verbe éternel illumine tous les hommes » (DV, 4) en leur dévoilant leur vérité dans le regard du Père : « Ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera » (Mt 6, 4.6.8), dit Jésus ; et il ajoute que « le Père connaît nos besoins » (cf. Mt 6, 32). Jésus-Christ est le lieu où nous reconnaissons la vérité de Dieu le Père tandis que nous nous découvrons connus de Lui comme des enfants dans le Fils, appelés au même destin de vie pleine. Saint Paul écrit : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, […] afin que nous recevions l'adoption filiale. Et ce qui prouve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, qui crie : “Abba ! Père !” » (Ga 4, 4-6).

    Enfin, Jésus-Christ est révélateur du Père par sa propre humanité. C'est précisément parce qu'il est le Verbe incarné qui habite parmi les hommes que Jésus nous révèle Dieu par sa propre véritable et intégrale humanité: « C'est pourquoi, dit le Concile, le voir, c’est voir le Père (cf. Jn 14, 9) – qui, par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles, et plus particulièrement par sa mort et sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève en l’accomplissant la révélation » (DV, 4). Pour connaître Dieu dans le Christ, nous devons accueillir son humanité intégrale : la vérité de Dieu ne se révèle pas pleinement là où l'on enlève quelque chose à l'humain, tout comme l'intégrité de l'humanité de Jésus ne diminue pas la plénitude du don divin. C'est l'humanité intégrale de Jésus qui nous révèle la vérité du Père (cf. Jn 1, 18).

    Ce ne sont pas seulement la mort et la résurrection de Jésus qui nous sauvent et nous rassemblent, mais sa personne même : le Seigneur qui s'incarne, naît, soigne, enseigne, souffre, meurt, ressuscite et reste parmi nous. Par conséquent, pour honorer la grandeur de l'Incarnation, il ne suffit pas de considérer Jésus comme le canal de transmission de vérités intellectuelles. Si Jésus a un corps réel, la communication de la vérité de Dieu se réalise dans ce corps, avec sa manière propre de percevoir et de ressentir la réalité, avec sa manière d'habiter le monde et de le traverser. Jésus lui-même nous invite à partager son regard sur la réalité : « Regardez les oiseaux du ciel, dit-il, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas plus qu'eux ? » (Mt 6, 26).

    Frères et sœurs, en suivant jusqu'au bout le chemin de Jésus, nous arrivons à la certitude que rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu : « Si Dieu est pour nous, écrit encore saint Paul, qui sera contre nous ? Il n'a pas épargné son propre Fils, [...] comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? » (Rm 8, 31-32). Grâce à Jésus, le chrétien connaît Dieu le Père et s'abandonne à lui avec confiance.

  • Les catholiques demeurent le groupe religieux le plus important en Amérique latine, selon le Pew Research Center

    IMPRIMER

    De Tessa Gervasini pour EWTN News (CWR) :

    Les catholiques demeurent le groupe religieux le plus important en Amérique latine, selon Pew.

    Un rapport du Pew Research Center a révélé que malgré l'augmentation du nombre de personnes sans affiliation religieuse, la croyance en Dieu reste élevée.
     

    Un rapport du Pew Research Center a révélé que les catholiques restent le groupe religieux le plus important en Amérique latine malgré la croissance d'autres confessions.

    Le rapport, intitulé « Le catholicisme a décliné en Amérique latine au cours de la dernière décennie », s’appuie sur une enquête en face à face représentative à l’échelle nationale menée auprès de 6 234 adultes, du 22 janvier au 27 avril 2024, en Argentine, au Brésil, au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou.

    Cette analyse a été réalisée par le Pew Research Center dans le cadre du projet Pew-Templeton Global Religious Futures , qui analyse les changements religieux et leur impact sur les sociétés du monde entier.

    L'étude publiée le 21 janvier a révélé que les adultes latino-américains sont plus religieux que les adultes de nombreux autres pays étudiés par Pew ces dernières années, notamment en Europe où beaucoup d'adultes ont abandonné le christianisme depuis leur enfance.

    Une étude de Pew a analysé l'évolution de la religion chez les adultes en Amérique latine entre 2013 et 2024. Elle a révélé que la probabilité de croire en Dieu est sensiblement la même qu'il y a dix ans. Même parmi ceux qui se déclarent sans appartenance religieuse, la plupart affirment croire en Dieu.

    Parmi les personnes interrogées, 97 % des adultes au Pérou ont déclaré croire en Dieu, 98 % au Brésil, 94 % au Mexique, 97 % en Colombie, 90 % en Argentine et 89 % au Chili.

    La plupart des adultes sont pratiquants, selon un sondage.

    Le catholicisme demeure la religion majoritaire en Amérique latine. En 2024, environ la moitié des Brésiliens (46 %) et des Chiliens (46 %) se déclaraient catholiques, et la majorité des adultes au Pérou (67 %), au Mexique (67 %), en Colombie (60 %) et en Argentine (58 %) partageaient cette affirmation.

    Dans ces pays, la plupart des adultes pratiquent activement leur foi. En 2024, la majorité des adultes au Brésil (76 %), en Colombie (71 %) et au Pérou (58 %) ont déclaré prier « quotidiennement ou plus souvent ».

    Depuis 2013-2014, la population catholique a diminué dans les six pays étudiés. La Colombie a enregistré la plus forte baisse, avec une diminution de 19 points de pourcentage. Le Pérou a connu la plus faible baisse, avec une diminution de 9 points.

    En Amérique latine, les anciens catholiques ont tendance à se déclarer soit sans appartenance religieuse, soit protestants, tandis que les anciens protestants ont tendance à devenir « sans religion ». En 2024, on comptait plus d'adultes sans appartenance religieuse que de protestants en Argentine, au Chili, en Colombie et au Mexique.

    Le rapport souligne que le déclin du catholicisme et la croissance des populations sans affiliation religieuse en Amérique latine s'expliquent notamment par la conversion d'adultes élevés dans la religion catholique mais qui ne s'y reconnaissent plus. Dans les six pays d'Amérique latine étudiés, environ 20 % des adultes interrogés ont déclaré avoir été élevés dans la religion catholique avant de la quitter.

    L’étude a révélé que le Brésil est le seul pays étudié où les anciens catholiques sont plus susceptibles d’être devenus protestants (13 %) que de se déclarer sans appartenance religieuse (7 %). Elle a également constaté qu’au Pérou, le nombre d’anciens catholiques devenus protestants (9 %) et celui des personnes sans appartenance religieuse (7 %) sont à peu près égaux.

    L'étude Pew a également révélé qu'environ la moitié, voire plus, des adultes interrogés au Brésil, en Colombie, au Mexique et au Pérou considèrent la religion comme très importante dans leur vie. La prière est une pratique courante, la majorité des adultes brésiliens, colombiens et péruviens affirmant prier au moins une fois par jour.

    Les catholiques hispaniques aux États-Unis

    À l’instar des changements religieux en Amérique latine, moins d’Hispaniques aux États-Unis s’identifient comme catholiques en 2024 (42 %) qu’il y a dix ans (58 %), selon l’étude sur le paysage religieux 2023-24 du Pew Research Center .

    Aux États-Unis, le nombre d'Hispaniques sans affiliation religieuse a également augmenté depuis 2014, environ un quart d'entre eux se décrivant désormais comme athées, agnostiques ou « sans religion particulière ».

    Aux États-Unis, 40 % des adultes hispaniques considèrent la religion comme très importante et 47 % affirment prier au moins une fois par jour. Une large majorité (83 %) se déclare également croyante, selon un sondage du Pew Center réalisé en 2023.

  • C’est seulement en Jésus-Christ que l’Église peut être le sacrement du salut pour le monde

    IMPRIMER

    De kath.net/news :

    « Le pape Léon XIV place toujours Jésus-Christ au centre de tous ses sermons et discours. »

    22 janvier 2026

    « Car le Fils de Dieu, par sa croix et sa résurrection, est l’unique espérance pour tout homme, dans la vie comme dans la mort. Et c’est seulement en Jésus-Christ que l’Église peut être le sacrement du salut pour le monde. » Prédication du cardinal Gerhard Müller

    Rome (kath.net) kath.net publie l'intégralité du sermon du cardinal Gerhard Ludwig Müller prononcé à l'occasion de la fête de sainte Agnès 2026 dans son église titulaire Sant'Agnese in Agone à Rome et remercie Son Excellence pour l'aimable autorisation de le republier :

    Le pape Léon XIV a toujours placé Jésus-Christ au centre de ses sermons et de ses discours. Car le Fils de Dieu, par sa croix et sa résurrection, est l'unique espérance pour tout homme, dans la vie comme dans la mort. Et c'est seulement en Jésus-Christ que l'Église peut être le sacrement du salut pour le monde. C'est seulement en lui qu'elle acquiert son identité propre, distincte de toutes les doctrines du salut, idéologies, programmes et projets conçus et créés par les hommes. 

    Notre Saint-Père possède non seulement la volonté de défendre la vérité dogmatique, mais aussi le courage de s'exprimer politiquement avec clarté devant les dirigeants du monde. Dans son message de Nouvel An au Corps diplomatique du Saint-Siège, il a déclaré ouvertement que 380 millions de chrétiens dans le monde sont victimes de persécution, de discrimination et de violence. L'organisation humanitaire internationale Portes Ouvertes a calculé que près de 5 000 chrétiens ont été assassinés en 2024. 

    Quand on se penche sur l'histoire des 4 000 dernières années, on constate que le judaïsme et le christianisme ont été persécutés sans relâche. La raison profonde de cette haine féroce envers le peuple de Dieu des Ancien et Nouveau Testaments réside dans l'incapacité des puissants et des sages de ce monde à croire au seul vrai Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Car ils aspirent à être Dieu eux-mêmes, à régner sur la vie et la mort, à se complaire dans un culte de la personnalité narcissique. Or, le principe chrétien qui enjoint d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Actes 5, 29) démasque leur prétention à une omniscience et une omnipotence quasi divines comme la ridicule arrogance de simples mortels. Et à l'heure de la chute de tous les tyrans, autocrates et dirigeants, leur véritable nature misérable se révèle. 

    Dès le début, les chrétiens de l'Empire romain furent considérés avec suspicion, mépris et persécutés : que ce soit par la populace païenne ou par les philosophes, pour qui l'incarnation de Dieu et sa mort sanglante sur la croix apparaissaient comme une perversion irrationnelle, contrastant avec leur conception hautement spéculative d'un Dieu pur esprit, sans aucun contact avec la matière et l'humanité terrestre. Leur idéal était la libération de l'âme de la prison du corps, non la résurrection des corps. Enfin, ceux qui détenaient le pouvoir politique absolu ne pouvaient et ne peuvent toujours pas tolérer que les chrétiens limitent le rôle de l'empereur et de l'État au bien-être temporel, tout en reconnaissant en conscience et en foi le Christ seul comme leur Seigneur et Roi. 

    Sainte Agnès, dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire sur le lieu de son martyre, était une jeune fille fragile, à peine âgée de douze ans, qui, malgré toutes les menaces et les tentations, resta fidèle au Christ jusqu'à sa mort violente par décapitation, selon le rite d'immolation des agneaux de l'époque. Ce faisant, elle nous renvoie sans cesse au Christ, immolé sur l'autel de la croix, Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et combien de milliers de jeunes sont restés fermes face à la persécution, refusant de s'incliner ou de se prosterner devant Baal, l'idole de ce monde (Osée 2, 8-13), « à cause de leur témoignage de Jésus et de la parole de Dieu » (Apocalypse 20, 4). Des êtres misérables s'érigent en sauveurs du monde et se laissent glorifier comme des idoles par les masses trompées. Mais comment mouraient les persécuteurs des chrétiens ? Néron se suicida, l'empereur Valérien tomba aux mains de ses ennemis, et les Parthes, à la honte de l'empire, envoyèrent sa peau écorchée à Rome. Hitler, dans le Führerbunker, gémissait comme un chien battu, incapable de comprendre que son tour était venu, lui qui avait impitoyablement envoyé des millions d'innocents à la mort. Et Staline, athée convaincu, dans sa datcha, tel un charlatan, essaya toutes sortes de remèdes censés lui garantir une immortalité terrestre, celle dont rêvent tous les oligarques et autocrates, la considérant comme une bénédiction irremplaçable pour l'humanité. En réalité, il mourut misérablement dans sa crasse, les yeux emplis de peur, de haine et d'une rage impuissante, avant que le diable ne l'emporte.

    Lire la suite

  • Saint Vincent de Saragosse, diacre et martyr (22 janvier)

    IMPRIMER

    22 Janvier – Saint Vincent de Saragosse, diacre et martyr, † 304 (source)

    VINCENT

    Après saint Fabien, saint Sébastien et sainte Agnès, nous fêtons un quatrième martyr de la persécution de Dioclétien. Celle-ci, qui avait commencé par l’épuration de l’armée (300), frappa ensuite le clergé (303) avant de s’abattre sur les fidèles (304), comme l’avait déjà fait, quarante-cinq ans plus tôt, la persécution de Valérien (258). De même qu’alors le diacre romain Laurent s’était illustré aux côtés du pape Sixte II dans sa confession du Christ, ainsi le fit, sous la grande persécution, le diacre Vincent de Saragosse, qui fut mis à mort à Valence avec son évêque Valère (304 ou 305) après avoir subi la torture. Les deux diacres de Rome et de Saragosse avaient marché l’un et l’autre dans le sillage de leur chef de file saint Étienne, donnant sa pleine valeur au ministère diaconal dans l’Église. Aussi, dès le 4e siècle, les chrétiens de tous pays ont-ils réuni dans un même hommage les trois noms d’Étienne, de Laurent et de Vincent. Le diacre Vincent est à l’Espagne ce que saint Laurent est à Rome et saint Etienne à Jérusalem.

    Vers l’an 303, l’empereur Dioclétien promulguait une loi ordonnant que tous les chefs des Eglises fussent enchaînés et incarcérés. On vit alors un spectacle qui dépasse toute parole : une multitude sans nombre d’hommes jetés dans les prisons autrefois réservées aux brigands, et maintenant tellement remplies d’évêques et de prêtres, qu’il n’y avait plus de places pour les criminels. Un second édit décrétait que tous ceux qui consentiraient à sacrifier aux idoles seraient mis en liberté ; et qu’ils seraient soumis aux plus durs supplices s’ils refusaient.

    La charge de mettre ces édits à exécution en Espagne avait été confiée à un magistrat nommé Dacien. Il exerçait sa fonction avec une atroce férocité. Dans une de ses sanglantes tournées à travers la péninsule, il était arrivé à Saragosse. Cette ville avait pour évêque Valère, vieillard instruit et pieux, mais qu’un défaut de langue empêchait de prêcher ; il se faisait remplacer dans cet office par son diacre Vincent. Celui-ci, né à Huesca d’une famille consulaire, s’était vite signalé par son zèle et son éloquence, et était devenu le bras droit de l’évêque.

    Lire la suite