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  • Garçons en difficulté : l’Europe face à une inversion des inégalités de genre

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    Garçons en difficulté : l’Europe face à une inversion des inégalités de genre

    Pendant des siècles, les sociétés européennes ont privilégié les fils. Aujourd’hui, une tendance inverse se dessine : de plus en plus de parents expriment une préférence pour une fille, tandis que les données montrent que les garçons et les jeunes hommes accumulent des retards dans plusieurs domaines clés. Entre « gender disappointment » et indicateurs scolaires, sanitaires et sociaux alarmants, l’Europe découvre un angle mort de l’égalité.

    Une préférence inversée pour les filles

    Le phénomène du gender disappointment – la déception ressentie lorsque le sexe de l’enfant ne correspond pas aux attentes – a longtemps été associé à la préférence pour les garçons dans les sociétés patriarcales. Dans les pays riches d’Europe et d’Occident, la tendance s’inverse. Des psychologues cliniciens en Australie, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France rapportent une hausse des cas de détresse parentale à l’annonce d’un fils. Les raisons avancées vont des stéréotypes (« les garçons sont plus turbulents, moins affectueux ») aux craintes contemporaines d’élever un « masculiniste » ou un jeune influencé par la manosphère.

    Des articles dans Elle, Le Point ou la Süddeutsche Zeitung documentent des témoignages de mères en larmes à l’échographie bleue. Dans les pays où la sélection de sexe était temporairement autorisée ou dans les statistiques d’adoption, la préférence pour les filles s’affirme. Cette évolution culturelle coïncide avec un constat plus large : les garçons peinent davantage dans plusieurs indicateurs de réussite et de bien-être.

    L’école, premier terrain de décrochage

    Les évaluations internationales sont sans ambiguïté. Selon PISA 2022, les filles surpassent les garçons en lecture dans tous les pays participants, avec un écart moyen de 24 points dans l’OCDE. Les garçons conservent un léger avantage en mathématiques dans la plupart des pays, mais cela ne compense pas les écarts globaux. Dans l’Union européenne, les jeunes hommes restent plus nombreux parmi les sortants précoces de l’éducation et de la formation (environ 10,6 % contre 7,5 % pour les jeunes femmes en 2025).

    À l’université, les jeunes femmes sont désormais majoritaires dans la quasi-totalité des pays européens. Des analyses britanniques évoquent des « missing men » : plusieurs centaines de milliers de jeunes hommes en moins dans l’enseignement supérieur sur une décennie. L’UNESCO, dans son rapport mondial de 2022 Leave no child behind, alerte sur le désengagement des garçons de l’éducation dans de nombreux pays, y compris en Europe. Redoublements plus fréquents, moindre motivation scolaire et normes de masculinité qui valorisent peu la réussite académique figurent parmi les facteurs identifiés.

    Santé mentale et solitude

    Les hommes se suicident trois à quatre fois plus que les femmes en Europe (parfois jusqu’à sept fois dans certains pays d’Europe de l’Est). Sur les quelque 47 000 suicides recensés chaque année sur le continent, une large majorité concerne des hommes. Les jeunes hommes sont particulièrement touchés par l’isolement et la solitude, des phénomènes que le Centre commun de recherche de la Commission européenne considère désormais comme un enjeu de santé publique.

    Si les jeunes femmes déclarent davantage d’anxiété et de dépression, les hommes externalisent davantage leur souffrance, avec des conséquences plus souvent mortelles (suicides, overdoses). La pandémie a aggravé ces tendances chez les 15-29 ans.

    Emploi et transition vers l’âge adulte

    Le taux de jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET) reste élevé dans plusieurs pays, notamment du Sud de l’Europe. Les jeunes hommes peu qualifiés sont surreprésentés dans les situations de décrochage prolongé. Les secteurs traditionnellement masculins (industrie, construction) ont reculé, tandis que les métiers en croissance (santé, éducation, services) sont plus féminisés. Cette mutation laisse une partie des hommes peu diplômés sans trajectoire claire.

    Dans certains pays comme le Royaume-Uni, les autorités parlent déjà d’une « génération perdue » de jeunes, avec une hausse des problèmes de santé mentale comme frein à l’insertion.

    Un écart politique qui se creuse

    Les données électorales confirment une polarisation de genre chez les jeunes. Lors des élections européennes de 2024, le soutien aux partis de droite radicale était nettement plus élevé chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes, avec un écart parfois deux fois plus important que dans les générations plus âgées. Ce fossé reflète, selon plusieurs analyses, un sentiment de perte de statut et d’avenir économique incertain.

    Ni guerre des sexes, ni fatalité

    Ces tendances ne signifient pas que les filles et les femmes n’ont plus de combats à mener. Les inégalités salariales, les violences sexistes et les obstacles à la carrière persistent. Elles indiquent en revanche que certaines politiques et certains discours, concentrés presque exclusivement sur les filles, ont laissé des angles morts pour les garçons, surtout ceux issus de milieux défavorisés.

    Des experts insistent : soutenir les garçons en difficulté ne se fait pas au détriment des filles. C’est même une condition de la cohésion sociale et de l’égalité réelle. Des pistes existent : adapter davantage l’école aux styles d’apprentissage des garçons, multiplier les modèles masculins positifs, investir dans la santé mentale des hommes et lutter contre les stéréotypes qui découragent les uns comme les autres.

    L’Europe a su corriger des injustices historiques envers les filles. Elle doit maintenant regarder en face celles qui touchent une partie de ses garçons. Ignorer ces données ne les fera pas disparaître.

  • "Bâtir sa maison sur le roc" : nouvelle saison de formation à l'amour et au mariage

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    Bâtir sa maison sur le roc. – Formation mariage catholique
     
    Une nouvelle saison de formation à l'amour et au mariage "Bâtir sa maison sur le roc" démarrera d'ici quelques semaines.
     
    Le parcours de formation à Bruxelles (première séance le samedi 10 octobre 2026) aura lieu cette année à SchaerbeekRue Victor Lefevre 52. Les séances auront lieu en après-midi (début à 16h).

    Pour toutes informations, y compris les dates des séances du cycle de cette nouvelle saison, nous vous renvoyons à notre site www.batirsamaisonsurleroc.be.

    Faites la promotion de cette formation auprès de vos amis et connaissances ! Tous les couples sont les bienvenus, fiancés, mariés ou réfléchissant à un engagement. Ils peuvent tous en tirer profit. Mais les inscriptions allant déjà bon train, qu’ils ne tardent pas à se manifester car le nombre de places est limité.
     
    Par ailleurs, comme l'année passée nous organisons en collaboration avec IFFD Belgium, pour les couples mariés désirant rebooster leur relation, un week-end "Vivre l'amour durable", animé par le thérapeute conjugal Marc d'Anselme et l'abbé Stéphane Seminckx, les 13-14 mars 2027 au Sanctuaire de Beauraing. Les informations détaillées ne sont malheureusement pas encore disponibles, mais, compte tenu du succès de la première édition de ce WE en janvier dernier, nous invitons ceux qui souhaiteraient s'inscrire à nous le signaler par retour de courriel. Nous les informerons alors en priorité dès que les inscriptions formelles seront ouvertes.
     
    Sachez que la Communion Priscille & Aquila organise désormais aussi chaque année à Beauraing un week-end Maranatha pour couples. Nous y avons participé l'année dernière et recommandons très chaudement ces WE. Le prochain aura lieu du 22 au 24 janvier 2027
     
    Enfin, nous vous invitons à suivre notre page facebook, sur laquelle vous trouverez de nombreuses publications enrichissantes.
  • Un saint patron des femmes enceintes et des enfants qu'elles portent

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    Saint Raymond Nonnat, fêté le 31 août (source)

    Peut être une image de texte

    "Raymond, né à Portel, au diocèse d'Urgel, en Catalogne, en 1204, fut surnommé « Nonnat » (non natus) parce que sa mère mourut avant de lui donner le jour, ce qui lui vaut d'être le patron des femmes enceintes et de l'enfant qu'elles portent. Sa mère était morte d'une grave maladie dont elle se vit attaquée au septième mois de sa grossesse ; les médecins assuraient que l'enfant était mort aussi, et que c'était même sa mort qui avait provoqué celle de sa mère ; le père, néanmoins, ne put jamais se résoudre à la voir conduire en terre sans avoir la connaissance de ce qu'elle portait dans ses entrailles ; un de ses parents, qui le vit dans cette perplexité, eut la hardiesse de tirer un poignard de son sein pour en fendre le côté gauche de la défunte, et l'on vit paraître aussitôt un bel enfant plein de vie, contre toute espérance humaine et au grand étonnement de tous ceux qui étaient présents. Son père était de la noble famille des Sarrois, depuis appelée Segers, alliée aux maisons de Foix et de Cardone. Enfant pieux et studieux, fort dévôt à Vierge Marie, il était bouleversé par la misère physique et morale...

    Entré dans l'Ordre des Mercédaires[1], récemment fondé par Pierre Nolasque[2] pour venir en aide aux chrétiens tombés aux mains des musulmans, Raymond Nonnat fut chargé d'aller à Alger pour racheter ceux que les barbaresques avaient réduits à l'esclavage. Quand il n'eut plus d'argent, il se livra lui-même contre quelques captifs. D'abord traité durement, il obtint ensuite la permission de circuler pour encourager ses compagnons d'infortune et, comme il avait profité de cette relative liberté pour enseigner quelques musulmans qui se convertirent et qu'il baptisa, il aurait été condamné à être empalé si ceux qui lui servaient de caution n'étaient intervenu ; il fut fouetté dans les rues, puis on lui perça les lèvres avec un fer rouge pour y placer un cadenas dont le gouverneur avait la clef.

    Saint Pierre Nolasque finit par rassembler la rançon de Raymond qui, bien qu'il eût voulu rester pour soulager les esclaves chrétiens, obéit à l'ordre de rentrer en Espagne. Peu après, le pape Grégoire IX qui l'appela auprès de lui, le créa cardinal, au titre de Saint-Eustache, sans lui imposer de quitter l'habit de son Ordre. Raymond Nonnat mourut près de Barcelone, avant que d'avoir rejoint le Souverain Pontife. Dès que Raymond Nonnat fut entré dans la maison du comte de Cardone qui était à deux journées de Barcelone, il fut saisi d'une fièvre très-violente, accompagnée de convulsions et de tous les symptômes qui pouvaient être les marques d'une mort prochaine. Il voulut s'y disposer par les moyens ordinaires que l'Eglise présente à tous les fidèles. Mais les religieux de la Merci dépendaient du curé du lieu qui était absent ; il fallut l'attendre pour lui administrer les derniers Sacrements. Alors Raymond, qui craignait de mourir sans être muni du saint Viatique, éleva les yeux au ciel et pria Dieu de ne pas permettre qu'il fût privé de ce bien qu'il désirait avec tant d'ardeur, quoiqu'il s'en reconnût indigne ; et aussitôt il entra, par la porte de la salle où il était couché, en présence du comte, des religieux et de plusieurs autres personnes qui l'assistaient, une belle procession d'hommes inconnus, revêtus d'habits blancs, comme les religieux de la Merci, et tenant chacun un flambeau allumé à la main. Notre-Seigneur les suivait ayant un saint ciboire entre ses mains ; mais la lumière qu'il répandait était si grande, que tous ceux de l'assemblée en furent éblouis : de sorte que personne ne put voir ce qui se passa dans la suite d'une action si miraculeuse qui dura une bonne demi-heure ; après quoi la procession s'en retourna dans le même ordre qu'elle était venue, avec cette différence seulement, qu'en venant, les religieux n'avaient paru que depuis la porte de la chambre jusqu'autour du lit, et, au retour, ils prirent le chemin de la rivière qui arrose le pied du village, et la passèrent à pied sec, marchant sur les eaux comme sur la terre ferme, et disparurent ensuite. Le comte et tous les assistants, qui étaient sortis pour voir la fin de cette merveille, trouvèrent à leur retour le saint cardinal, les genoux en terre, les yeux baignés de larmes, le visage et les mains levés vers le ciel, et comme sortant d'un profond ravissement ; on lui demanda ce qui s'était passé ; mais il ne dit que ce mot de David : « Que le Dieu d'Israël est bon à ceux qui ont le cour droit et innocent[3] ! » Enfin, il avoua qu'il avait reçu le très-auguste Sacrement de nos autels. Ainsi, tous ses désirs étant accomplis, peu de temps après il rendit son esprit à son Créaleur, en prononçant ces paroles du Sauveur expirant sur la croix : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. »

    Son visage, après sa mort, devint beau et éclatant comme celui de Moïse, quand il descendit de la montagne où il venait de parler avec Dieu ; et, bien que la chaleur de la saison fùt extrême, et qu'elle fût encore augmentée par le grand concours du peuple qui venait de tous côtés, pour honorer ses précieuses dépouilles, son corps néanmoins ne donna jamais aucune marque de corruption ; il répandait au contraire, par toute la salle, une odeur plus suave que le baume et que les parfums les plus précieux, et il se fit même beaucoup de guérisons surnaturelles, en faveur de ceux que la piété y avait amenés et qui avaient le bonheur de le toucher. Cependant il fallut penser au lieu où l'on mettrait en dépôt un si précieux trésor, et il s'éleva à ce sujet un nouveau ditférend entre le comte de Cardonne qui le voulait retenir, et les religieux de la Merci, qui le voulaient emmener dans leur couvent. Pour apaiser leur contestation, on convint que le saint corps serait mis dans une châsse et ensuite chargé sur une mule aveugle qui ne serait guidée que par son propre instinct, et que le lieu où elle s'arrêterait serait choisi pour cette sépulture. Cet accord fut fidèlement exécuté : car la mule, ayant marché quelque temps, alla s'arrêter enfin proche de l'ermitage de Saint-Nicolas où le serviteur de Dieu avait vu naître sa dévotion envers la sainte Vierge et où cette bonne Mère lui avait fait goûter ses faveurs. Jamais il ne fut possible de faire aller plus avant cette bête : elle fit trois fois le tour de l'ermitage, et ensuite elle tomba morte à la porte de la chapelle.


    [1] Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci pour la Rédemption des captifs.

    [2] Issu de la noble famille des Nolasco, apparenté par sa mère aux comtes de Toulouse et aux rois d'Aragon, Pierre Nolasque, né vers 1189 au mas des Saintes-Puelles, dans l'ancien diocèse de Saint-Papoul, après avoir renoncé au mariage pour se consacrer à Dieu, rejoint les armées de Simon de Montfort. A la bataille de Muret où le roi Pierre d'Aragon est tué, son fils, Jacques, âgé de six ans, est fait prisonnier ; Simon de Monfort le met sous la garde de Pierre Nolasque puis les envoie tous deux en Espagne. Loin de la cour, Pierre Nolasque enseigne son royal élève et lui montre l'exemple de sa piété et de sa charité.

    [3] Psaume LXI 1.

    La suite ICI : http://missel.free.fr/Sanctoral/08/31.php