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  • Les Mutations de l'Église catholique au XXe siècle (Marcel De Corte)

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    Aux Editions de l'Homme Nouveau :

    Les Mutations de l'Église catholique au XXe siècle

    Marcel De Corte

    Introduction de Mère Marie-Geneviève Rivière

    Deuxième édition revue et augmentée

    1re édition : novembre 2025

    540 pages

    25,50 €

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    Les textes et les analyses du célèbre philosophe sur la crise traversée par l'Église après le concile Vatican II, telle qu’il a pu la vivre à son rang de laïc engagé et d’intellectuel catholique intervenant dans les débats de l’époque. Après d’autres, il s’agit là d’un témoignage historique sur une époque difficile pour l'Église.

    > Moins d’un an après sa parution, ce livre était déjà épuisé. Le voici donc revu, augmenté et réédité.

    Marcel De Corte, Les mutations de l’Église catholique au xxe siècle. Où en est le catholicisme ?, avec une préface de Mère Marie-Geneviève Rivière du Saint-Nom-de-Jésus de Fanjeaux, Paris, Hora Maxima, « Marcel de Corte », 2025, 540 p., 25,50 €

    Recension d'Olivier Rota (source) :

    Marcel De Corte (1905-1994) fait partie de cette génération de catholiques, néothomistes et maurrassiens, qui ont été révulsés par le second Concile du Vatican. Le présent volume rassemble un grand nombre de ses articles, publiés dans des revues traditionalistes telles que ItinérairesCourrier de Rome ou encore L’Ordre français. On retrouvera dans ces articles la tonalité de ces revues : l’écriture est précise et élégante, le ton hautement polémique, les accusations souvent ad hominen. Y. Congar, Mgr Liénart ou encore Mgr Elchinger ne sont pas épargnés ; tout comme Jean XXIII, Paul VI et la « mafia des évêques », tous ensemble accusés d’avoir fondé une « nouvelle Église » opposée aux vérités dogmatiques les plus élémentaires.

    M. D. C. regrette en premier lieu que le concile ne se soit pas constitué en tribunal des erreurs modernes (p. 190). Pour l’auteur, le concile a succombé au goût de la nouveauté et au subjectivisme. En s’efforçant d’adapter le langage de l’Église, Vatican II aurait déréglé jusqu’à l’idée chrétienne de vérité (p. 53, 67). Plutôt que de s’adresser au monde, le concile aurait fait entrer le monde moderne dans l’Église. Or, soutient l’A., « à un monde cassé ne peut correspondre qu’une Église cassée à son tour par sa “pastorale” d’ouverture et d’adaptation » (p. 290). Pour expliquer cet état de fait, la responsabilité d’une « minorité » progressiste est pointée, tout comme la faiblesse des évêques conciliaires. M. D. C. écrit :

    Il me paraît évident que si la majorité des Pères [conciliaires] n’a pas résisté au complot de la minorité, c’est en raison de la dégradation de la foi objective dans l’intelligence et dans le cœur de la plupart d’entre eux. Nul ne met en cause la foi subjective du très grand nombre, mais cette foi est visiblement tributaire chez eux d’une théologie et d’une philosophie qui n’ont plus rien en commun avec la vertu de foi tel que saint Thomas, le théologien et le philosophe par excellence de l’Église, du moins en parole, en sonde le mystère dans toute son œuvre. (p. 191)

    (...)
  • «Demandons à Marie son Bon Conseil, pour accueillir la Parole divine» (Léon XIV)

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    SAINTE MESSE DE LA NATIVITÉ DE LA B.V. MARIE
    HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV
    Genazzano, Sanctuaire de la Mère du Bon Conseil
    Lundi 7 septembre 2026


    Chers frères et sœurs,

    Comme vous vous en souvenez, déjà « dans les premiers jours du pontificat, j’ai senti le devoir et un profond désir de m’approcher de Genazzano, du sanctuaire de Notre-Dame du Bon Conseil, qui, tout au long de ma vie, m’a accompagné de sa présence maternelle, de sa sagesse et de l’exemple de son amour pour le Fils, qui est toujours le centre de ma foi » (Dédicace dans le livre des signatures du Sanctuaire, 10 mai 2025). C’est avec joie que je suis de nouveau ici, pour célébrer avec vous la Vigile de la Nativité de la Très Sainte Vierge et confier à Marie Enfant ce qui, dans cette pauvre et magnifique humanité, naît encore : fragile comme un germe, mais signe de la fidélité de Dieu. Oui, Marie est l’aurore d’un jour différent, de notre monde enfin libéré du mal. Et nous voici auprès d’Elle, autour de l’Autel d’où le salut vient à nous et nous transforme, fils dans le Fils. Demandons-lui son Bon Conseil, pour accueillir la Parole divine, la garder en nous et la mettre au monde à travers des décisions courageuses et sages, des décisions d’authentique conversion.

    Très chers amis, en ce lieu d’antique présence augustinienne, je reviendrai sur les pages bibliques que nous venons d’entendre, avec l’aide de saint Thomas de Villeneuve, frère et évêque augustinien qui, en consacrant sa vie au service des pauvres, a pénétré en profondeur la vérité de la foi. Il a su voir le paradoxe de la petitesse et, pour ainsi dire, de la marginalité de Marie, rendue centrale dans l’économie du salut. Demandons-nous : que devait être, au temps de Joachim et d’Anne, la naissance d’une petite fille ? Saint Thomas creuse en profondeur : « J’ai réfléchi maintes fois – écrit-il – et je me suis demandé pourquoi les évangélistes, qui ont parlé si longuement de saint Jean-Baptiste et des apôtres, nous racontent de façon si succincte l’histoire de la Vierge Marie, qui les surpasse tous par son histoire et sa stature personnelle. Pourquoi, me demande-je, ne nous a-t-on pas décrit la manière de sa conception, de sa naissance, de son éducation, de ses habitudes, des vertus qui l’ornaient, quel rapport humain elle entretenait avec son fils, comment elle se reliait à lui, comment elle a vécu avec les apôtres après son Ascension ? Toutes ces choses étaient importantes et les fidèles les auraient lues avec une dévotion singulière et elles auraient plu au peuple. Ô évangélistes, je m’adresse à vous ! Pourquoi nous avez-vous privés d’une si grande joie par votre silence ? Pourquoi avez-vous omis des détails si joyeux, si attendus, si agréables ? » (Œuvres complètes VII, 266,8).

    Nous trouvons dans ces paroles une suggestion importante pour notre foi : interroger l’Écriture et ses auteurs, discuter avec le texte et dialoguer avec les témoins de la Révélation, comme avec des amis. Nous sommes en effet « concitoyens des saints et familiers de Dieu » (Ep 2,19) et de Marie elle-même nous apprenons l’intelligence qui converse avec Dieu, qui pose des questions (cf. Lc 1,34) et interprète les événements en les gardant et en les reliant dans le cœur (cf. Lc 2,19.51). L’Évangile selon Matthieu, cependant, semble donner raison par son silence à saint Thomas de Villeneuve. Nous l’avons entendu : de Marie, il rapporte la présence, mais pas une parole. Et pourtant, le simple être-là de Marie – et du Fils en elle – meut l’histoire tout entière : celle de Joseph et de toute sa maison. La présence de Marie provoque comme un saut dans la généalogie, comme une nouveauté inattendue, capable de modifier non seulement les attentes, mais aussi les comportements prévisibles d’un homme. Ce que Joseph entend, ce qu’il décide et ce qu’il fait, en effet, est réponse à Dieu et à la présence de Marie, à sa différence absolue, qui dépasse tout discours et tout récit possibles. En Marie le salut trouve demeure : Dieu avec nous !

    Notre saint Thomas écrit encore : « Eh bien, au sujet de ces réflexions auxquelles je me référais, sur la raison pour laquelle un livre n’a pas été écrit sur les gestes de la Vierge, comme cela a été fait pour les gestes de Paul, […] il ne me vient à l’esprit que ceci : c’est ainsi parce que cela a plu ainsi à l’Esprit Saint, et que, sous son impulsion, les évangélistes, à son sujet, se sont tus, pour la simple raison que la gloire de la Vierge, comme nous le lisons dans le psaume, était tout entière en elle (cf. Ps 44,14 Vulgate), et qu’elle pouvait être imaginée plus que décrite, et que, comme synthèse de son histoire, suffit ce qui est exprimé dans le titre : que d’elle naquit Jésus. Que veux-tu savoir d’autre ? Que cherches-tu d’autre dans la Vierge ? Qu’il te suffise de savoir qu’elle est la Mère de Dieu » (ibid.).

    Chers frères et sœurs, nous éprouvons comme un vertige devant ce Mystère : il est impossible de s’y habituer ! Nous célébrons la naissance d’une petite fille appelée à devenir la Mère de son Créateur, la Mère de Dieu qui sauve. Et pourtant, c’est simplement une petite fille qui naît, comme les filles et les petites-filles que nous tenons dans nos bras. Nous avons aujourd’hui pour elle des titres nobles et très élevés, de Dame et de Reine, mais la voie de Dieu a été et demeure plus simple et plus silencieuse, et pourtant non moins puissante et transformatrice. C’est la voie de Jésus lui-même, « le premier-né d’une multitude de frères » (Rm 8,29). Eh bien, comme Marie, nous aussi sommes « prédestinés à être conformes à l’image du Fils » (ibid.) : par grâce, certes, mais en désirant et en préférant à d’autres voies son chemin, ses choix, sa route. En Jésus-Christ, Dieu a choisi les conditions historiques les plus humbles et la plus humble des créatures pour manifester l’originalité de son Royaume, où la prépotence n’a pas de place et où l’omnipotence est création, service et soin de la vie.

    Saint Thomas de Villeneuve ajoute ensuite : « Laisse courir ton imagination, élargis les confins de la compréhension et peins dans le plus profond de ton âme une jeune fille très pure, très prudente, très belle, très dévote, très humble, très douce, pleine de toute grâce, très riche de sainteté, ornée de toutes les vertus, embellie de tous les charismes, absolument agréable à Dieu ; amplifie-la autant que tu peux, imagine autant que tu es capable » (ibid.). Saint Thomas nous invite à ce merveilleux exercice d’imagination. Et il observe : « L’Esprit Saint ne l’a pas décrite par écrit, mais a attendu que tu la peignes intérieurement » (ibid., VII, 266,9). Chers frères et sœurs, c’est bien ainsi : dans la prière contemplative prend forme ce que le monde ne nous raconte pas, mais qui existe déjà ; ce qui est encore invisible, mais qui possède en soi un nouveau type de force. Il ne s’agit pas de fantaisie, mais de prophétie. Nous en avons besoin, en des temps de destruction et d’incertitude, pour voir l’œuvre de Dieu et la servir.

    Le prophète Michée, dans la minuscule Bethléem, a pressenti le lever d’un Roi de paix, grâce auquel habiter la terre enfin en sécurité (cf. Mi 5,1-4). Et aujourd’hui, dans l’oraison de collecte, en nous tournant vers la petite Marie, nous avons demandé que « la fête de sa naissance accroisse en nous la paix ». Oui, très chers amis, nous voulons imaginer la paix – élargir les confins de la compréhension et nous la peindre dans l’âme – pour reconnaître qu’elle existe déjà, pour l’accueillir et la servir. C’est le don de Dieu, le souffle du Ressuscité, l’œuvre de l’Esprit Saint. Laissons croître la paix en nous. Elle germera dans le monde. Et la Mère du Bon Conseil nous accompagnera dans cette mission.

  • La Nativité de la Vierge Marie; historique de la fête

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    la Naissance de la Vierge - Giotto (XIVe s.) Padoue

    Historique de la fête de la Nativité de Marie (missel.free.fr)

    Il faut assurément chercher l'origine de la fête de la Nativité de la sainte Vierge en Orient où le synaxaire de Constantinople la marquait déjà au 8 septembre1, selon ce qu’avait décrété l’empereur Maurice (582 + 602).  Il est probable que l’Eglise de Jérusalem fut la première à honorer le souvenir de la Nativité de Notre-Dame qu’elle célébrait dans une basilique proche de la piscine probatique, sur l’emplacement de la maison où, suivant la tradition, serait née la sainte Vierge.

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  • La Nativité de la Vierge Marie (8 septembre)

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr - archive 2008)

    Tous les mystères que nous célébrons dans la liturgie procèdent et convergent vers le mystère de l’Incarnation rédemptrice. C’est donc à la lumière de la victoire de Jésus ressuscité sur le péché et sur la mort, qu’il nous faut contempler la nativité de celle qui fut sa mère selon la chair.

    La nativité de Marie est pour nous cause de joie et d’allégresse, parce qu’elle nous annonce une autre naissance : celle de l’Homme nouveau, qui au matin de Pâques surgit des entrailles de la mort et des enfers, pour s’élever dans la gloire de la vie divine triomphante. Jésus ressuscité est « le premier-né d’entre les morts », en qui « toute chose trouve son accomplissement total », car « par lui et en lui Dieu se réconciliait toute chose, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de la croix » (Col 1, 19-20). Au matin de Pâques, l’humanité du Verbe incarné est introduite au cœur même de la divinité. La transfiguration annonçait déjà cette glorification de la nature humaine du Christ qui s’accomplit pleinement et définitivement dans la résurrection. Cette nouvelle condition ontologique de la nature créée est le fruit d’une initiative de Dieu qui surélève la créature au-dessus de sa condition, pour la rendre participante de sa divinité (cf. 2 P 1, 4). Cette nouveauté est à ce point radicale qu’elle peut à juste titre être comparée à une nouvelle naissance. « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n’est que chair ; ce qui est né de l’Esprit est Esprit » (Jn 3, 5-6).

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  • 8 septembre : fête de la Nativité de la Vierge

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    Du Père Simon Noël osb sur son blog :

    Nativité de la Vierge


    Celle dont nous fêtons aujourd'hui la Nativité est par excellence un enfant de la Grâce. A de nombreuses reprises, la liturgie byzantine appelle Marie la Toute-Sainte et Immaculée Mère de Dieu. Jamais Marie n'a été effleurée par l'ombre du péché. Le péché ! Lorsque quelqu'un, consciemment et volontairement, fait quelque chose de mal, il commet un péché. Il en est responsable. Il est coupable. Bien sûr, il existe de faux sentiments de culpabilité, mais cela relève du psychiatre.

    Mais le péché est plus que la simple culpabilité. Le péché est d'abord et essentiellement un état de séparation avec Dieu. Tous ont péché et sont privés de la Gloire de Dieu, a dit Saint Paul. Nous sommes tous nés dans le péché, séparés de Dieu. Or, c'est évident, à notre naissance, nous n'avons pas encore commis de faute personnelle. Mais nous avons déjà besoin d'être sauvés par le Christ.

    Marie elle n'a jamais été, depuis le début, séparée de Dieu. C'est pourquoi l'archange Gabriel la salue ainsi : Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi, tu as trouvé grâce aux yeux de Dieu. La plénitude de la Grâce a toujours été en Marie, la Toute-Sainte.

    Marie est l'aurore du salut. L'aurore, ce n'est pas la pleine lumière du midi, mais c'est déjà l'annonce de cette lumière. Le Christ est notre seul Sauveur et Marie, elle aussi, comme chacun d'entre nous, a été sauvée par le Christ. Elle est donc de notre race. Et donc elle est toute proche de nous. Tout en elle est don gratuit de l'amour divin.

    Marie est notre Mère, dit-on, et c'est vrai. Mais elle est aussi notre sœur en humanité, elle est la nouvelle Eve. Bernanos aimait dire de Marie qu'elle était la sœur cadette du genre humain. La plus jeune de nos sœurs, la plus petite, la plus humble, la plus aimante. Aujourd'hui nous la contemplons petite enfant. Nous pouvons avoir avec elle la plus grande familiarité. Elle s'occupe de notre vie, même des petits détails, comme elle le fit à Cana pour le vin qui manquait à la fête.

    Elle est, disent les moines d'orient, la Mère de la prière incessante. Elle peut nous communiquer la grâce de la prière du cœur, qui lorsqu'elle sera enracinée en nous, fera que nous ne serons plus séparés de Dieu. Notre vie chrétienne connaîtra alors son plein épanouissement.

  • Homélie de saint Jean de Damas pour la fête de la Nativité de la Vierge Marie (8 septembre)

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    La nativité de la Vierge par Uccello (XVe s.)

    Première homélie pour la nativité de la Vierge Marie, de saint Jean Damascène

    Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l'appela du nom de Marie. Quand elle l'eut sevrée, la troisième année, Joachim et elle se rendirent au temple du Seigneur et, ayant offert au Seigneur des victimes, ils présentèrent leur petite fille Marie pour qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu.

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  • Les apparitions de Beauraing face aux sceptiques

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Il y a 90 ans, les apparitions secouaient la bourgade de Beauraing (vidéo)  - L'Avenir

    Les apparitions de Beauraing face aux sceptiques
     
    Comment vous le savez sans doute (mes écrits en témoignent), j'accorde une très grande importance aux apparitions de Beauraing. Pourquoi? Parce qu'elles me semblent les plus fiables et qu'à travers leur crédibilité, elles sont un signe très pertinent en faveur de l'existence de Dieu, de la vie après la mort et de la véracité du christianisme. Cela dit, que pourrait-on répondre à ceux qui n'y croient pas? Quels sont les principaux arguments qui permettraient de nier que la Vierge soit réellement apparue? Personnellement, j'en vois deux qui me semblent particulièrement solides: l'hallucination et l'auto-suggestion. Au niveau rationnel, permettez-moi de les passer en revue...
     
    1) L'hypothèse de l'hallucination. 
     
    -Une hallucination est un dysfonctionnement interne du système nerveux d'un individu. Cela dit, il est statistiquement et biologiquement impossible que 5 cerveaux distincts génèrent de manière autonome et synchronisée la même image complexe avec les mêmes détails. Vouloir à tout prix expliquer des phénomènes tels que les apparitions par de simples bugs du cerveau ou par des mécanismes psychologique alambiqués finit par devenir moins rationnel que d'admettre la communication d'une réalité spirituelle. Prêter au cerveau des capacités quasi magiques, demande une sacrée dose d'imagination. Choisir l'hypothèse du surnaturel n'est donc nullement un rejet de la raison mais est au contraire refuser une rationalité étroite qui s'interdit d'envisager le cadre étriqué du laboratoire. 
     
    -Le test d'une entrave physique. A plusieurs reprises, des médecins ont placé un chapeau ou un tissu devant les yeux des enfants pendant qu'ils voyaient. Résultat? Tous ont alors déclaré ne plus pouvoir voir la Vierge. Dans une hallucination purement mentale, générée par le cerveau, le fait de placer un objet devant les yeux physiques ne devraient pas interrompre la vision, puisque l'image est projetée par l'esprit.  
     
    -Interrogés séparément après une apparition où la Vierge était apparue avec un reflet bleu sur sa robe blanche, les 5 enfants ont été soumis à un test minutieux par les enquêteurs. On leur a présenté dans des pièces différentes, un nuancier composé de 44 teintes de bleu. Placés dans l'impossibilité de tricher ou de se concerter, tous ont désigné exactement la même teinte. Par conséquent, ce résultat annule l'idée d'une subjectivité aléatoire et cette concordance parfaite pointe vers la perception d'un objet extérieur réel et précis dont ils ont tous reçu la même empreinte visuelle.
     
    -Le comportement des chiens. On le sait, pour dissuader les gens de venir sur place, on avait lâché des chiens de garde. Hors des visions, ceux-ci aboyaient, menaçaient et contribuaient à repousser la foule. Cependant, dès l'instant où la Vierge apparaissait, ils cessaient d'aboyer, se couchaient et restaient totalement silencieux pour reprendre de plus belle leurs aboiements dès que l'apparition prenait fin. Rien qu'en fonction de ces éléments (auxquels on pourrait ajouter le fait que les enfants ne sentaient absolument rien lorsqu'on les piquait, les pinçait ou les brûlait pendant qu'il voyaient et qu'à la même fraction de seconde ils tombaient brutalement sur les pavés du sol sans ressentir la moindre douleur), il me semble raisonnablement impossible de persister à soutenir l'hypothèse de l'hallucination. 
     
    2) L'hypothèse d'une auto-suggestion.
     
    A Beauraing, les 5 enfants étaient dans un état d'attente immense et ne désiraient qu'une chose: que la Vierge prolonge ses visites après sa dernière apparition le 3 janvier 1933.  Si le phénomène avait été le fruit de leur imagination ou d'une construction psychologique inconsciente, leur esprit aurait continué à produire ces visions. Or, c'est exactement l'inverse qui s'est produit. Malgré leurs pleurs, leurs prières répétées, leur déception douloureuse et leur ardent désir de la revoir, plus rien ne s'est plus jamais produit jusqu'à leur mort. "Quand on a vu un coin du ciel, il est très difficile de rester dans la brume d'ici-bas", m'a souvent dit Albert Voisin (l'un des 5 visionnaires).  Comment en pas le comprendre? Conclusion: en face de ces données objectives (hélas trop peu connues), comment ne pas souscrire à l'évidence qui veut qu'à la source de tout, il y a un monde spirituel qui seul, peut nous donner les clefs pour comprendre notre véritable destinée?...