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Voici une prière du saint martyr fêté ce jour et qui témoigne de son attachement à l'Immaculée. Sa biographie figure ICI; le moins qu'on puisse dire est que ce saint qui s'est sacrifié dans un camp de la mort n'est vraiment pas en phase avec le climat "spirituel" qui sévit dans l'Eglise depuis des décennies, en particulier depuis le Concile Vatican II.
Daignez recevoir ma louange, ô Vierge bénie !
Immaculée Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très-aimante, à qui Dieu a voulu confier tout l'ordre de la miséricorde, me voici à vos pieds, moi, pauvre pécheur.
Je vous en supplie, acceptez mon être tout entier comme votre bien et votre propriété.
Agissez en moi selon votre volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité.
Disposez avant tout de moi comme vous le désirez, pour que se réalise enfin ce qui est dit de vous : La Femme écrasera la tête du serpent et aussi : Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier.
Qu'en vos mains immaculées, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de votre amour, capable de ranimer et d'épanouir pleinement tant d'âmes tièdes ou égarées. Ainsi s'étendra sans fin le règne du Coeur divin de Jésus.
Vraiment, votre seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la grâce jaillit du Coeur divin de Jésus sur nous tous, en passant par vos mains maternelles.
Le Père Maximilien Kolbe est né le 8 janvier 1894 à Zdunska Wola en Pologne, et baptisé le même jour à l'église Notre Dame de l'Assomption. Ses parents, ouvriers tisserands sont de fervents catholiques. Ils habitent une modeste maison où ils ont installés un petit autel à Notre Dame. Les enfants reçoivent une solide éducation. Raymond, délicat et chétif avait un tempérament vif et obéissant. Très doué pour les études, il va à l'école de Pabianice.
Un événement marque l'enfance de Raymond. En 1904-1905, sa maman le gronde, il prie Marie et se trouvant à l'église, la Vierge lui apparaît tenant dans ses mains deux couronnes : une blanche signe de la pureté, et une rouge signe du martyr. Il les accepte toutes les deux. Toute sa vie se réalisa selon ce dessein. Dès ce moment, il se confie totalement à Marie. La prière devient pour lui source de grâces et de conversion.
Faire aimer l'Immaculée, le testament du père Kolbe
13-08-2022
Dans son "testament spirituel", prononcé à Rome en 1933, saint Maximilien Kolbe a légué à ses confrères la mission de répandre la dévotion à l'Immaculée, le chemin vers Jésus, "jusqu'aux extrémités de la terre". Pour y parvenir, il faut s'appuyer sur trois armes (prière, travail, souffrance) et utiliser tous les moyens, à commencer par la presse.
A l'occasion de la fête de saint Maximilien Marie Kolbe (1894-1941), qui tombe le 14 août, nous approfondissons les enseignements de son "testament spirituel", prononcé à Rome en mai 1933. Nous voyons ici à l'œuvre toute sa grande et ardente âme d'apôtre marial, désireux d'amener l'humanité entière à Marie, jusqu'au bout du monde et jusqu'au martyre, dans le camp de concentration d'Auschwitz.
Au retour de son voyage missionnaire au Japon, saint Maximilien est resté quelques jours à Rome, au Collège séraphique international. Là, après avoir convoqué tous les clercs dans l'Aula Magna, il prononce son testament spirituel. "Nous devons donc tous nous approcher de l'Immaculée Conception pour pouvoir nous approcher plus facilement de Jésus. [...] Nos pères ont lutté pour l'Immaculée Conception, et maintenant, après la victoire, il ne nous est pas permis de nous reposer, car c'est précisément maintenant que ce qui est connu en théorie doit être traduit en pratique".
Auparavant, le saint polonais avait expliqué comment ses prédécesseurs franciscains s'étaient battus avec acharnement pour la définition du dogme de l'Immaculée Conception, et comment il appartient maintenant à la génération actuelle de faire en sorte que l'Immaculée Conception règne dans chaque cœur. On se souvient en effet de la querelle menée par le théologien franciscain Duns Scot, qui a vécu entre le 13e et le 14e siècle, originaire d'Écosse et surnommé le Thin Doctor en raison de la subtilité de sa pensée. Pour affirmer la doctrine de l'Immaculée Conception, Scot s'est opposé à la pensée thomiste de l'époque, à savoir que la Vierge a été sanctifiée pendant qu'elle était dans le sein de sa mère, mais après avoir été marquée par le péché originel. Scot a surmonté l'obstacle avec la thèse de la rédemption préventive : en prévision des mérites de son Fils, la Vierge a été rachetée par Jésus.
Mais revenons au testament du père Kolbe, qui condense en quelques lignes les principaux enseignements que le saint a voulu transmettre à ses enfants : "Lorsque vous apprendrez ma mort, sachez que vous êtes, par testament, mes héritiers. Jusqu'à présent, nous avons tous travaillé ensemble pour l'Immaculée Conception ; lorsque je serai mort, rappelez-vous que c'est votre tour de continuer, c'est à vous que je recommande la Milice de l'Immaculée Conception. Sans limites et sans retenue, consacrez-vous à la cause de l'Immaculée Conception, affrontez pour elle tous les sacrifices, jusqu'à l'effusion de sang s'il le faut et vous devez répandre la Milice de l'Immaculée Conception jusqu'aux extrémités de la terre, car c'est une cause sainte et c'est la volonté de la divine Mère que nous, Frères Mineurs Conventuels, qui dans le passé avons prôné son Immaculée Conception, répandions maintenant aussi son culte. Voici mon testament".
Comment peut-on, simplement en regardant la photo de quelqu'un, être convaincu qu'il est un saint ? Cette conviction semble être une simple intuition, mais on découvre plus tard qu'elle est fondée. Il en fut de même pour Maximilien Kolbe et moi. Avant qu'il ne devienne célèbre, en voyant sa photo dans un journal paroissial – le journal familier, où il porte sa longue barbe et son habit –, une conviction profonde s'est imposée en moi : je devais suivre cet homme, car il était l'un des « saints ». C'est ainsi que je l'ai suivi et que j'ai appris sa mort remarquable et sa vie extraordinaire.
Vous connaissez probablement les détails de sa mort. Comme d'autres religieux en Pologne, il fut arrêté et envoyé à Auschwitz. Là, un prisonnier s'évada et les gardes du camp de concentration, suivant leur méthode habituelle de représailles, s'apprêtaient à exécuter dix prisonniers innocents par la famine dans la tristement célèbre salle de torture, le « Bunker de la Faim ». Un malheureux homme, lorsqu'on le sortit de la file d'attente, s'écria : « Ma femme, mes enfants ! »
À ce moment-là, Kolbe, qui se tenait à proximité, s'avança, se présenta comme prêtre catholique et déclara qu'il prendrait sa place. Le commandant adjoint du camp, Karl Fritzsch, accepta, et Kolbe se rendit au bunker de la faim, passant les jours suivants à encourager les hommes par des prières et des chants. Il ne mourut pas de faim dans le délai imparti ; il fallut donc le tuer par une injection d'acide phénique.
La vie d'apôtre de Kolbe en Pologne et au Japon, où il a édifié les Chevaliers de l'Immaculée et enseigné la vérité catholique, fut tout aussi extraordinaire, quoique discrète. Mais je souhaite ici me concentrer sur sa mort et sa signification.
Si vous doutez du pouvoir inspirant de la mort de Kolbe, je vous invite à découvrir, et à soutenir si vous le souhaitez, un nouveau film sur lui, judicieusement intitulé Le Triomphe du Cœur. Le scénariste et réalisateur, Anthony d'Ambrosio, raconte comment il s'est tourné vers Kolbe alors qu'il souffrait d'une grave maladie :
L'obscurité s'est installée et j'ai perdu la foi. Je ne voulais plus vivre. Mais soudain, je me suis souvenu de Kolbe… J'ai pensé à la façon dont il avait forgé une fraternité dans cette obscurité, à la façon dont il avait transformé le désespoir en espoir. Lentement, une lumière a commencé à percer. L'histoire de Kolbe m'a ouvert la voie, et ce film est ma façon de partager cette lumière avec le monde.
Mais pourquoi sa mort est-elle si inspirante ? Comment le sacrifice d’un saint homme peut-il « triompher » sur les millions de meurtres commis par les nazis ?
Saint Kolbe au Japon , vers 1932 [photo : domaine public]
En étudiant le dossier de Kolbe, j'ai découvert qu'un témoin avait déclaré que c'était un miracle que le commandant adjoint Fritzsch ait laissé Kolbe prendre la place de l'autre homme. Il aurait été plus représentatif de sa façon de se moquer de l'idéalisme de Kolbe en l'envoyant au Bunker de la Faim comme onzième homme.
C'était aussi un miracle, je suppose, qu'un prisonnier se soit échappé d'Auschwitz (un événement rare) juste au moment où Kolbe était là ; que les dix malheureux aient été choisis parmi le groupe de Kolbe ; que Kolbe se soit trouvé juste là ; que les paroles de Kolbe aient même été entendues ; que quelqu'un ait survécu pour pouvoir en rendre compte.
Autrement dit, nous considérons l'acte de Kolbe comme un acte héroïque, mais plus fondamentalement, il s'agissait de son acceptation d'un don, de jouer un rôle et d'être le témoin éclairé d'une vérité. Enfant, Kolbe vit la Vierge Marie lui apparaître et lui tendre deux couronnes, lui demandant laquelle il choisirait : la couronne blanche de la sainte pureté ou la couronne rouge du martyre sanglant. Kolbe répondit qu'il aimerait les deux.
Ce qui amène un autre miracle dans toute cette affaire, à savoir que les nazis décidèrent de lui injecter de l'acide phénique le 14 août 1944, la veille de l'Assomption, afin que son dies natalis soit, semble- t-il , aussi proche que possible d'une grande solennité de Notre-Dame.
Et un autre miracle est que l'homme que Kolbe a sauvé (Franciszek Gajowniczek) a survécu à Auschwitz et a vécu assez longtemps pour assister, à l'âge de 80 ans, à la canonisation de Kolbe par le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre le 10 octobre 1982.
Il faudrait être une personne assez stupide pour se familiariser avec cette série d’improbabilités extrêmes et ne pas conclure que la mort de Kolbe était un moyen conçu par Dieu pour nous enseigner une vérité importante – une vérité à mettre en pratique et à vivre.
Quelle est cette vérité ? Ce n'est pas une vérité sur le simple héroïsme, le sacrifice de soi, l'altruisme, l'amour du prochain, ni rien de ce genre. Il ne s'agit pas de savoir comment le monde pourrait être réformé ou sauvé. (C'est l'Armée rouge, après tout, qui a libéré Auschwitz.) C'est plutôt une vérité sur le rapport de cette vie à l'éternité. (Rappelons-nous comment Viktor Frankl souhaitait interpréter les camps comme ayant une signification éternelle.)
Kolbe, en tant que prêtre catholique, est un autre Christ, se tenant à la place du Christ, ipse Christus. Par conséquent, ce que fait Kolbe symbolise ce que le Christ a fait et fait encore pour chacun de nous :
Kolbe a pris la place d’un étranger : le Christ a donné sa vie en échange de la créature humaine éloignée de Dieu.
Kolbe a pris la place d’un homme condamné mais innocent : le Christ a donné sa vie pour la créature humaine condamnée par le péché mais toujours « innocente », dans le sens où elle est faite à l’image de Dieu et n’est pas « destinée » à être ruinée par le péché.
Kolbe a gagné la vie au-delà des camps et la liberté des camps pour cet homme : le Christ gagne pour nous la liberté de cette « vallée de larmes » et la vie au-delà.
Alors, comment le sacrifice de ce saint homme peut-il « triompher » des millions de meurtres nazis ? Non. Mais le sacrifice du Christ, oui, dont Kolbe est témoin.
La dernière photo de Saint Kolbe, prise peu avant son arrestation par la Gestapo. [photo : domaine public]
Citation de Sainte Jeanne de Chantal (extraite des entretiens spirituels au Filles de la Visitation) :
« Ne pensez point à ce que vous ferez et à ce qui vous arrivera ; abandonnez toute votre âme, votre esprit, et même votre corps dans le sein de la Divine Providence ; car Notre-Seigneur en aura assez ayant plus d’amour et de soin pour nous, que la mère la plus passionnée n’a de nourrir et élever son enfant. oui, certainement, Dieu pense plus par le menu à nos nécessités pour petites et minces qu’elles soient, en a plus de soin qu’une tendre mère et nourrice ne fait de son petit qu’elle aime tendrement. »
Prière du matin extraite d’une lettre de Sainte Jeanne de Chantal à son frère Monseigneur André Frémyot :
O très sainte Volonté de mon Dieu, qui m’avez environnée de Vos Miséricordes, je Vous en rends infinies grâces : je Vous adore du profond de mon âme ; et, de toutes mes forces et affections, j’unis dès maintenant et pour toujours ma volonté à la Vôtre, particulièrement en tout ce que je ferai, et en tout ce qu’il Vous plaira de m’envoyer cette journée, consacrant de nouveau à Votre souveraine Gloire mon âme, mon esprit, mon corps, et toutes mes actions et pensées, paroles, œuvres, et tout mon être, Vous suppliant de toute l’humilité de mon cœur d’accomplir en moi Vos éternels Desseins, sans me permettre que j’y donne aucun empêchement. Vos yeux qui pénètrent les plus intimes replis de mon cœur, voient que tout mon désir est d’accomplir cette sainte Volonté ; mais ils voient aussi ma faiblesse et mon impuissance : c’est pourquoi, prosterné aux pieds de votre infinie Miséricorde, je Vous conjure mon Sauveur, de m’octroyer la grâce de l’accomplir parfaitement, afin que, comme un feu de votre céleste Amour, je Lui sois un sacrifice agréable, qui sans fin Vous loue et bénisse avec la glorieuse Vierge et tous les saints. Ainsi soit-il.
Citation (extraite des entretiens spirituels aux Filles de la Visitation) :
« Sachez que la mesure de la Providence de Dieu sur nous, est la même que celle de la confiance que nous avons pour Lui, et que son soin est d’autant plus achevé que notre abandon entre ses Mains sacrées est plus parfait et plus entier. »
Prière d’abandon à la divine Providence :
O Bonté souveraine de la souveraine Providence de mon Dieu, je me délaisse pour jamais entre Vos bras ; soit que Vous me soyez douce ou rigoureuse, menez-moi désormais par où il Vous plaira. Je ne regarderai point les chemins par où Vous me ferez passer, mais Vous, ô mon Dieu, qui me conduisez ; mon cœur ne trouve point de repos hors des bras et du sein de cette céleste Providence, ma vraie mère, ma force et mon rempart ; c’est pourquoi je me résous, moyennant Votre aide divine, ô mon Sauveur, de suivre Vos désirs et ordonnances sans jamais regarder où éplucher les causes de pourquoi Vous faites ceci plutôt que cela, mais à yeux clos je Vous suivrai selon Vos volontés divines sans rechercher mon propre goût ; c’est à quoi je me détermine de laisser tout faire à Dieu, ne me mêlant que de me tenir en repos entre Ses bras, sans désirer chose quelconque, que selon qu’Il m’incitera à désirer, à vouloir et à souhaiter. Je Vous offre ce désir, ô mon Dieu, Vous suppliant de le bénir, entreprenant le tout appuyé sur Votre bonté, libéralité et miséricorde, en la totale confiance en Vous et défiance de moi et de mon infinie misère et infirmité. Ainsi soit-il.
Vous pouvez aussi lire ou relire dans ce blogue : - Lettre de Sainte Jeanne de Chantal après la mort de Saint François de Sales > ici - Lettre de Sainte Jeanne de Chantal sur le support des imperfections du prochain > ici
Lors de son pèlerinage apostolique en France, le 7 octobre 1986 à Annecy, le pape Jean-Paul II a prononcé une homélie consacrée aux figures de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal :
(...) Votre ville honore, avec son grand évêque, sainte Jeanne de Chantal, qui demeure la plus proche de lui. Elle nommait François de Sales son “bienheureux père” car il fut, dans une admirable amitié, l’interprète respectueux et le guide éclairé de sa conscience. Nous aimons l’évoquer parce que son itinéraire a été extraordinairement riche. Jeanne de Chantal a vécu, en suivant avec ferveur les simples chemins de la foi, les étapes de la vie d’une femme qui rayonne de sagesse humaine et spirituelle.
Jeune fille, épouse, mère, veuve, en peu d’années elle a connu la joie et l’épreuve, elle a mûri par le don d’elle-même. Dans l’épanouissement d’un couple qui s’aime et de la maternité, elle a développé sa foi et mis en pratique la charité en soignant les malades et en apportant aux pauvres une aide respectueuse. Meurtrie par la mort de son époux, la souffrance l’a marquée encore de bien des manières. Elle a su la difficulté du pardon, l’inquiétude pour l’avenir de ses enfants. D’autres deuils l’ont douloureusement frappée. Et même, il ne faut pas l’oublier, à toutes les étapes de sa vie, Jeanne de Chantal s’est vue ébranlée dans sa foi. Le doute et l’obscurité l’ont saisie au moment de tracer sa voie, dans une réelle souffrance. La sainteté est traversée de ces combats.
Au long de cette route, elle qui aimait chanter les Psaumes, elle a pu méditer ces paroles:
“Je cherche le Seigneur, il me répond: / de toutes mes frayeurs, il me délivre . . . / Goûtez et voyez, le Seigneur est bon! / Heureux qui trouve en lui son refuge!” (Ps 33, 5. 9).
Oui, elle affirmera sa résolution de se donner toute entière au Seigneur “dans une toute simple confiance”. Elle poursuivra son chemin en s’appuyant sur le pur amour de Dieu. Des frayeurs, elle est délivrée; en Dieu, elle trouve sa paix.
8. Dans le cours de sa vie, heureuse puis blessée, elle reçoit le message de salut et devient une vraie servante de l’Alliance. Et voici que Jeanne prend le chemin de ces montagnes, dans l’esprit même de la Vierge de l’Annonciation se rendant auprès d’Elisabeth: elle est toute soumise à la Parole du salut, toute adorante du Verbe incarné, elle rend grâce pour les “merveilles de Dieu”, elle est prompte à exercer une charité humble et quotidienne. Elle est prête à fonder avec François de Sales la Visitation.
Nous rendons grâce aujourd’hui pour l’action complémentaire de ces deux saints, pour l’admirable foyer de contemplation qu’est la Visitation, modelé grâce à leur riche amitié spirituelle. Mère commune, Jeanne de Chantal établit la Visitation avec douceur et avec sûreté. Elle “enracine l’union” dans l’amour mutuel, l’humilité, la simplicité, la pauvreté. Ayant “tout remis à Dieu”, “revêtue de Notre Seigneur crucifié”, elle est une incomparable maîtresse d’oraison, amenant ses Sœurs et bien d’autres personnes à connaître comme elle-même “une grande liberté intérieure, . . . une sorte d’oraison toute cordiale et intime”.. (cf. Mémoire de la Mère de Chaugy)
“Je bénirai le Seigneur en tout temps, / sa louange sans cesse à mes lèvres” (Ps 33, 2).
Lors de l'audience générale du 15 septembre 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à cette belle figure féminine de l'Eglise du XIIIe siècle :
Chers frères et sœurs,
L’une des saintes les plus aimées est sans aucun doute sainte Claire d’Assise, qui vécut au XIIIe siècle, et qui fut contemporaine de saint François. Son témoignage nous montre combien l’Eglise tout entière possède une dette envers des femmes courageuses et riches de foi comme elle, capables d’apporter une impulsion décisive au renouveau de l’Eglise.
Qui était donc Claire d’Assise? Pour répondre à cette question, nous possédons des sources sûres: non seulement les anciennes biographies, comme celles de Thomas de Celano, mais également les Actes du procès de canonisation promu par le Pape quelques mois seulement après la mort de Claire et qui contiennent les témoignages de ceux qui vécurent à ses côtés pendant longtemps.
Née en 1193, Claire appartenait à une riche famille aristocratique. Elle renonça à la noblesse et à la richesse pour vivre dans l’humilité et la pauvreté, adoptant la forme de vie que François d’Assise proposait. Même si ses parents, comme cela arrivait alors, projetaient pour elle un mariage avec un personnage important, à 18 ans, Claire, à travers un geste audacieux inspiré par le profond désir de suivre le Christ et par son admiration pour François, quitta la maison paternelle et, en compagnie de son amie, Bona de Guelfuccio, rejoignit en secret les frères mineurs dans la petite église de la Portioncule. C’était le soir du dimanche des Rameaux de l’an 1211. Dans l’émotion générale, fut accompli un geste hautement symbolique: tandis que ses compagnons tenaient entre les mains des flambeaux allumés, François lui coupa les cheveux et Claire se vêtit d’un habit de pénitence en toile rêche. A partir de ce moment, elle devint l’épouse vierge du Christ, humble et pauvre, et se consacra entièrement à Lui. Comme Claire et ses compagnes, d’innombrables femmes au cours de l’histoire ont été fascinées par l’amour pour le Christ qui, dans la beauté de sa Personne divine, remplit leur cœur. Et l’Eglise tout entière, au moyen de la mystique vocation nuptiale des vierges consacrées, apparaît ce qu’elle sera pour toujours: l’Epouse belle et pure du Christ.
“Claire par son nom, plus claire encore par sa vie, très claire par son amour”: tels furent les premiers mots du pape Alexandre IV quand il canonisa Claire, deux ans après sa mort.
Née à Assise en 1193 d’une famille noble, Claire réalise la prédiction faite avant sa naissance: “Cette enfant sera une lumière plus resplendissante que le jour.” Adolescente, elle est séduite par la vie de pauvreté et la prédication de François qui l’encourage dans son projet de se consacrer à Dieu. La nuit des Rameaux 1212, laissant derrière elle sa maison et sa famille, elle se rend à la petite église de la Portioncule où François lui coupe les cheveux. L’Ordre des clarisses est né. Claire a 18 ans.
Non seulement les gens du peuple et les frères mineurs, mais aussi les papes et les cardinaux viennent prendre conseil auprès de soeur Claire et solliciter ses prières. Elle sera la première femme à rédiger une Règle, qu’elle appelle Forme de vie. Elle osera même solliciter du Pape le privilège de pauvreté qui lui permet de refuser toute possession.
Après 42 ans d’une vie de prière, de travail et de joyeuse pauvreté, Claire meurt en remerciant Dieu de l’avoir créée. C’était le 11 août 1253.
Aujourd’hui,c’est encore comme femme de lumière que Claire reste présente à notre monde. Femme réussie, sa vie jette une clarté d’Évangile sur notre génération en quête de sens. Car toute la Forme de vie que sainte Claire a écrite tient en ces trois mots: observer le saint Évangile.
La lumineuse figure de sainte Claire d'Assise a été évoquée par le Saint-Père dans une Lettre, en date du 11 août 1993, adressée aux Clarisses à l'occasion du VIII° centenaire de la naissance de la sainte fondatrice. Voici une traduction du texte du message de Jean-Paul II (source) :
Très chères religieuses de clôture !
1. Il y a huit cents ans naissait Claire d'Assise du noble Favarone d'Offreduccio.
Cette " femme nouvelle ", comme l'ont écrit d'elle dans une Lettre récente les Ministres généraux des familles franciscaines, vécut comme une " petite plante " à l'ombre de saint François qui la conduisit au sommet de la perfection chrétienne. La commémoration d'une telle créature véritablement évangélique veut surtout être une invitation à la redécouverte de la contemplation, de cet itinéraire spirituel dont seuls les mystiques ont une profonde expérience. Lire son ancienne biographie et ses écrits - la Forme de vie, le Testament et lesquatre Lettres qui nous sont restées des nombreuses qu'elle a adressées à sainte Agnès de Prague - signifie s'immerger à tel point dans le mystère de Dieu Un et Trine et du Christ, Verbe incarné, que l'on en reste comme ébloui. Ses écrits sont tellement marqués par l'amour suscité en elle par le regard ardent et prolongé posé sur le Christ Seigneur, qu'il n'est pas facile de redire ce que seul un coeur de femme a pu expérimenter.
2. L'itinéraire contemplatif de Claire, qui se conclura par la vision du " Roi de gloire " (Proc. IV, 19 : FF 3017 ),commence précisément lorsqu'elle se remet totalement à l'Esprit du Seigneur, à la manière de Marie lors de l'Annonciation : c'est-à-dire qu'il commence par cet esprit de pauvreté ( cf.. Lc I, 26-38 ) qui ne laisse plus rien en elle si ce n'est la simplicité du regard fixé sur Dieu.
Pour Claire, la pauvreté - tant aimée et si souvent invoquée dans ses écrits - est la richesse de l'âme qui, dépouillée de ses propres biens, s'ouvre à l' "Esprit du Seigneur et à sa sainte opération " (cf. Reg. S. Ch. X, 10 : FF 2811 ), comme une coquille vide où Dieu peut déverser l'abondance de ses dons. Le parallèle Marie - Claire apparaît dans le premier écrit de saint François, dans la " Forma vivendi " donnée à Claire : " Par inspiration divine, vous vous êtes faites filles et servantes du très haut Roi suprême, le Père céleste, et vous avez épousé l'Esprit Saint, en choisissant de vivre selon la perfection du saint Evangile " ( Forma vivendi,in Reg. S. Ch. VI, 3 : FF 2788 ).
Pourquoi je crois : un entretien avec un sceptique respectueux
Le grand G.K. Chesterton a écrit un jour : « Un homme est censé douter de lui-même, mais ne jamais douter de la vérité. »
9 août 2026
Le récit évangélique de Jésus marchant sur l'eau est une histoire extraordinaire. Comment une personne aussi raffinée que vous pourrait-elle croire à une chose pareille ?
Je crois à ce récit car mon catéchisme de première communion m'a appris à prier ainsi : « Ô mon Dieu, je crois à toutes les vérités que la Sainte Église catholique enseigne, car tu les as fait connaître. »
Vous croyez parce que « l’Église » vous l’enseigne ? Vous ne croyez pas en la Bible ?
Les deux. Je crois en l'Église parce que le Christ l'a fondée et a confié sa révélation aux Apôtres, dont elle a préservé et transmis la foi à travers les siècles. Sans la Tradition apostolique et le discernement autorisé de l'Église, nous ne saurions avec certitude quels livres appartiennent au canon de l'Écriture Sainte. L'Église est la gardienne et l'interprète autorisée de la Parole vivante de Dieu. Le Magistère présente les vérités de la foi à chaque génération. L'Église est toujours ancienne car elle remonte au temps du Christ. Elle est toujours nouvelle car elle nous aide à affronter les problèmes et les questions de chaque époque.
Mais la foi est-elle fiable ?
La majeure partie de notre savoir repose sur des croyances. Accepter l'autorité d'autrui n'est ni irrationnel ni peu fiable ; c'est une démarche pratique et incontournable. Nous faisons confiance aux médecins lorsqu'ils nous prescrivent des médicaments, car ils ont étudié la médecine. Les jurés se fient à des témoins crédibles. Il n'est pas nécessaire de recourir à la méthode scientifique pour valider chaque croyance. Le progrès humain s'appuie sur un ensemble de croyances. Les catholiques font confiance au témoignage de témoins dont l'enseignement remonte aux Apôtres à travers les siècles.
En quoi la foi catholique diffère-t-elle de la somme des croyances religieuses ?
La foi catholique est globale ; elle n'est pas un simple ensemble de croyances. Le dépôt de la foi est cohérent. Cependant, le rejet formel de doctrines catholiques essentielles peut réduire la foi à un système fragmenté de croyances. Un catholique fidèle distingue les vérités immuables de la foi des disciplines ecclésiastiques, qui peuvent évoluer.
La totalité de la foi est-elle raisonnable ?
La foi et la raison sont parfaitement compatibles car Jésus-Christ est le Verbe incarné. Il réconcilie Dieu et l'homme, la foi et la raison, la religion et les vérités accessibles à la raison humaine. Les vérités de la foi ne peuvent contredire les vérités établies par la raison et la science, car Dieu est la source de toute vérité. La Résurrection de Jésus est raisonnable, mais, en tant que mystère central de notre foi, elle dépasse aussi notre pleine compréhension.
D'accord, vous avez confiance en l'ensemble de l'enseignement de l'Église. Mais vous n'avez pas expliqué pourquoi vous l'acceptez comme entièrement vrai.
La foi est impossible sans la grâce mystérieuse de Dieu. Dieu attire les gens à la foi catholique de différentes manières. La beauté et l'ordre de la création en attirent certains. Le témoignage et la bonté des fidèles catholiques en attirent d'autres. D'autres encore — comme moi — sont fondamentalement attirés par la raison et la cohérence de l'enseignement moral catholique. La foi, mue par la grâce de Dieu, embrasse l'intégralité de l'enseignement essentiel de l'Église.
Comment la raison vous soutient-elle dans votre foi en Jésus à travers l'Église ?
Lorsque je considère les Dix Commandements et les préceptes de la Loi naturelle que les théologiens ont formulés à leur sujet, je ne peux m'empêcher d'admirer la constance, la cohérence, l'intégrité et la beauté de l'enseignement moral catholique. Nous adorons Dieu librement. Nous nous réjouissons des familles heureuses et obéissantes. Nous déplorons qu'on prenne la vie d'un être humain innocent dès sa conception. Nous célébrons le sacrement du mariage. Nous n'avons pas à être esclaves de pulsions qui dégradent notre humanité. Malgré l'évolution des pressions sociales au fil des siècles, ces vérités morales demeurent immuables.
Mais le monde déteste souvent les préceptes de la morale catholique, les considérant comme des contraintes excessives.
L'étude de la morale catholique est en définitive l'étude de la liberté humaine. Nombre de catholiques ont préféré mourir plutôt que d'abandonner les enseignements moraux de l'Église. Ils comprenaient que la liberté ne consiste pas à faire tout ce que l'on désire. La véritable liberté est la capacité de choisir ce qui est bon : le bonheur dans cette vie et dans la vie à venir.
Beaucoup de gens ne sont pas très instruits en théologie catholique. La foi leur est-elle inaccessible ?
Les vérités essentielles de la foi sont accessibles à tous. Les petits enfants récitent l'Acte de Foi. La grâce de Dieu unit la foi et la raison, et elle est à l'origine de notre attirance pour la foi dès le commencement. L'amour chrétien est le couronnement de la foi. Les démons connaissent toute la foi mieux que nous. Mais ils sont dépourvus de charité.
Que pensez-vous des nombreuses controverses qui ont secoué l'Église ces cinquante dernières années ?
Pourquoi s'arrêter à cinquante ans ? Le grand G.K. Chesterton écrivait : « L'homme est fait pour douter de lui-même, mais pour être inébranlable dans la vérité. » Notre confiance ne repose pas en définitive sur nous-mêmes, mais sur le Christ et sur la vérité qu'il a révélée. Saint Jean Chrysostome lui-même mettait en garde contre la grave responsabilité des dirigeants de l'Église : « Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'évêques qui seront sauvés, mais beaucoup plus qui périront. » (Homélie III sur les Actes des Apôtres)
Vous ne m'avez pas convaincu de la raison pour laquelle un homme intelligent comme vous croit aux histoires fantastiques des Évangiles.
Le Credo des Apôtres est au cœur de l'enseignement catholique et offre un cadre de compréhension de toute l'histoire, d'Adam à la fin des temps. La grâce ne remplace pas la raison ; elle l'élève et la perfectionne.
Je crois parce que l'Église catholique, par garantie divine, préserve et proclame la révélation de Jésus-Christ.
Je crois parce que j'ai rencontré un récit cohérent, convaincant et complet de la réalité dans la foi catholique, enraciné dans un témoignage apostolique fiable et scellé par le sang des martyrs.
Jésus promet : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Étonnant !
Par conséquent, je crois que Jésus a transformé l'eau en vin, guéri les malades, marché sur l'eau, prêché la Bonne Nouvelle, souffert pour nos péchés et ressuscité des morts.
Chacun est confronté à cette question fondamentale : quelle est votre vision du monde et comment justifiez-vous vos croyances par la raison ?
Le père Jerry J. Pokorsky est prêtre du diocèse d'Arlington. Il est curé de la paroisse Sainte-Catherine-de-Sienne à Great Falls, en Virginie. Il est titulaire d'une maîtrise en théologie et d'une maîtrise en théologie morale.
(Source) Saint Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre. L'an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant : « Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ? ». Le saint Pape, ému, lui dit : « Je ne vous abandonne point, mon fils; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées; vous me suivrez dans trois jours ». Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs : mission que Laurent accomplit avec joie.
Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes : « J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer ». Le préfet (Dacien ou Déce) accorda trois jours de délai. Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : « Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu; l'Église n'a point d'autres richesses. – Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ? ». Puis il le fit déchirer à coups de fouets.
Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : « Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices ». Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : « Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant; faites-moi rôtir de l'autre ». Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme.
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église (EAQ)
Sermon 302, pour la fête de saint Laurent
« L'homme qui donne aux pauvres à pleines mains demeure juste pour toujours » (Ps 111,9)
Saint Laurent était diacre à Rome. Les persécuteurs de l'Église lui demandaient de livrer les trésors de l'Église ; c'est pour obtenir un vrai trésor dans le ciel qu'il a souffert des tourments dont on ne peut entendre le récit sans horreur : il a été étendu sur un gril sur un feu... Cependant, il a triomphé de toutes les douleurs physiques par la force extraordinaire qu'il puisait dans sa charité et dans le secours de Celui qui le rendait inébranlable : « C'est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre » (Ep 2,10).
Voici ce qui a provoqué la colère des persécuteurs... Laurent a dit : « Faites venir avec moi des chariots sur lesquels je puisse vous apporter les trésors de l'Église. » On lui a donné des chariots ; il les a chargés de pauvres et les a fait revenir, en disant : « Voici les trésors de l'Église. »
Rien n'est plus vrai, mes frères ; dans les besoins des pauvres se trouvent les grandes richesses des chrétiens, si nous comprenons bien comment faire fructifier ce que nous possédons. Les pauvres sont toujours devant nous ; si nous leur confions nos trésors, nous ne les perdrons pas.
Voir également l'homélie de frère Elie (homelies.fr) (Archive 2010)
Martyre de saint Laurent - Mausolée de Galla Placidia - Ravenne
"Laurent serait né vers 210 ou 220 en Espagne, à Huesca, au royaume d'Aragon. Son père s'appelait Orence, et sa mère Patience. Afin de compléter ses études humanistiques et liturgiques il fut envoyé, tout jeune encore, dans la ville de Saragosse, où il fit la connaissance du futur pape Sixte II. Ce dernier, originaire de la Grèce, était investi d’une charge d’enseignant dans l’un des plus importants centres d’études de l'époque et, parmi ses maîtres, le pape était l’un des plus connus et des plus appréciés.