Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Au rythme de l'année liturgique

  • François d'Assise (4 octobre)

    IMPRIMER

    Du pape BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 27 janvier 2010, cette catéchèse consacrée à saint François d’Assise :

    Chers frères et sœurs,

    Dans une récente catéchèse, j'ai déjà illustré le rôle providentiel que l'Ordre des frères mineurs et l'Ordre des frères prêcheurs, fondés respectivement par saint François d'Assise et par saint Dominique Guzman, eurent dans le renouveau de l'Eglise de leur temps. Je voudrais aujourd'hui vous présenter la figure de François, un authentique « géant » de sainteté, qui continue à fasciner de très nombreuses personnes de tous âges et de toutes religions.

    « Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue à la fin de 1181 ou au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l'insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l'époque. A l'âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu'il avait mené jusqu'alors. C'est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s'anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ». Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l'église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l'état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l'Eglise elle-même à cette époque, avec une foi superficielle qui ne forme ni ne transforme la vie, avec un clergé peu zélé, avec un refroidissement de l'amour; une destruction intérieure de l'Eglise qui comporte également une décomposition de l'unité, avec la naissance de mouvements hérétiques. Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l'appel plus profond à renouveler l'Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l'enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l'église mère de toutes les églises, s'écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu'elle ne tombe pas. Il est intéressant de noter, d'une part, que ce n'est pas le Pape qui apporte son aide afin que l'église ne s'écroule pas, mais un religieux petit et insignifiant, dans lequel le Pape reconnaît François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d'une grande culture théologique, et d'un grand pouvoir politique, toutefois, ce n'est pas lui qui renouvelle l'église, mais le religieux petit et insignifiant: c'est saint François, appelé par Dieu. Mais d'autre part, il est intéressant de noter que saint François ne renouvelle pas l'Eglise sans ou contre le Pape, mais seulement en communion avec lui. Les deux réalités vont de pair: le Successeur de Pierre, les évêques, l'Eglise fondée sur la succession des apôtres et le charisme nouveau que l'Esprit Saint crée en ce moment pour renouveler l'Eglise. C'est ensemble que se développe le véritable renouveau.

    Lire la suite

  • Devant le mal, réalisme et espérance (homélie du 27e dimanche A)

    IMPRIMER

    De l'abbé Christophe Cossement sur son blog :

    Devant le mal, réalisme et espérance

    homélie du 27e dimanche A (archive du 8 octobre 2017)

    Aujourd’hui nous avons en quelque sorte accès au problème de Dieu confronté au mal, à l’injustice sous toutes ses formes. Plusieurs possibilités s’offrent à lui. La première, qui n’est pas envisagée ici, serait qu’il déclare : j’oublie tout le mal qui est fait, je passe l’éponge, et je vous demande de faire pareil. Cette façon de faire, qui déclare que le mal n’est finalement pas si grave, est un faux pardon, qui méprise celui qui a enduré l’injustice au plus profond de son être. Et même celui qui fait le mal n’est pas respecté par ce coup d’éponge céleste, car c’est comme si son agir avait peu de valeur et de poids.

    Une autre solution s’offre à Dieu, que nous voyons esquissée dans l’avertissement du prophète Isaïe. Le prophète met dans les possibilités qui s’offrent à Dieu ce dessein : puisque vous commettez l’injustice je vais vous dévaster, vous mettre au pas en faisant retomber sur vous le mal que vous avez commis. Cette attitude, nous la voyons monter en nous aussi lorsque nous voudrions que le coupable paie jusqu’au bout le méfait commis. Nous le faisons payer en le mettant en prison, en l’ignorant dans notre famille, ou par d’autres représailles dont nous avons le secret.

    La troisième solution est évoquée par Jésus dans la parabole des vignerons assassins. Il parle des prophètes que Dieu a envoyé à son peuple inlassablement pour le ramener sur le chemin de la vérité et de la justice. Tous ces prophètes ont été ignorés ou exclus d’une manière ou d’une autre. Jésus parle alors de ce projet fou de Dieu : je vais envoyer mon Fils, ils respecteront mon Fils ! Et il suggère à l’avance la manière dont il mourra, lui le Fils : mis à mort hors de Jérusalem avec préméditation.

    La mise à mort de Jésus pourrait passer pour un échec de plus. Mais Jésus annonce ce qu’il fera par sa mort, en citant le psaume 117 : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Lui, le Fils, l’innocent, il ne fait pas que mourir injustement, il prend sur lui le pouvoir du mal, il le noie dans son amour d’homme-Dieu. Ce que le mal abîme, ce que le mal détruit, il s’en charge en se laissant rejeter et clouer sur une croix, lui le Dieu d’Israël, lui par qui tout a été fait (Col 1,16 et le Credo).

    On dit qu’il nous a « rachetés », et on parle de rédemption. J’aime beaucoup ces mots, à une époque ou se réveille le désir de faire payer le coupable. C’est lui, le Christ, qui a vraiment payé tout ce que le mal détruit, et quand nous contemplons la croix nous le comprenons de plus en plus. Un jour, Jésus a dit que nous devions pardonner comme lui, mais nous nous demandons : comment vais-je faire ? Comment en suis-je capable ? Maintenant nous voyons le chemin. Nous irons près du Christ en croix, nous lui dirons : tu nous as racheté, lui mon agresseur et moi qui suis aussi un pécheur, tu as tout payé pour nous. Donne-moi la force de pardonner ! Toi, la pierre rejetée qui est devenue la pierre angulaire, je viens poser ma vie près de la tienne pour construire ensemble l’Église et le monde.

    Voici 20 ans que je suis prêtre, et je découvre de plus en plus combien le Christ est le chemin d’avenir de l’humanité. Les réponses qu’il apporte, par son enseignement et surtout par sa vie, par sa mort sur la croix et sa résurrection, ces réponses sont exactement ce dont nous avons besoin pour affronter le problème du mal et de la mort avec réalisme et espérance. Ce n’est pas que tout est facile à la suite du Christ, mais tout s’éclaire, chemin faisant. Et quand nous restons fidèles ou que nous le redevenons, notre vie devient belle et féconde.

    Cela fait aussi 20 ans que je sers le Christ dans son Église. Et je remarque ceci : il y a beaucoup d’imperfection dans l’Église, beaucoup de choses qui ne vont pas comme nous trouvons qu’elles devraient aller, mais l’Église réussit sa mission avec l’aide de l’Esprit Saint. Sa mission, c’est de transmettre le Christ, c’est de faire que l’amour du Christ s’allume dans le cœur des gens d’aujourd’hui. Et l’Église réussit sa mission avec toutes les sortes de personnes que nous sommes, ensemble. Elle est un miracle de transmission, qui permet à chacun d’apporter sa pierre. Les saints, bien sûr, mais aussi les médiocres parviennent à porter un peu de fruit pour l’avenir, bien que ce soit au milieu des souffrances. C’est la grandeur de l’Église de réussir cette mission de transmission avec tous, sans être un club de personnes excellentes. Donc, si vous voulez me faire un beau cadeau d’anniversaire, soyez fidèles au Christ et soyez le dans son Église.

  • 27e dimanche ordinaire : "Une allégorie touchante de l'alliance de Dieu avec son peuple"

    IMPRIMER

    193__400x300_01-worker-vineyard_0.jpg27e dimanche ordinaire : homélie prononcée par Benoît XVI le 5 octobre 2008 lors de la messe d'ouverture de la XIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques :

    La première Lecture, tirée du livre du prophète Isaïe, tout comme la page de l'Evangile selon Matthieu, ont proposé à notre assemblée liturgique une image allégorique suggestive des Saintes Ecritures:  l'image de la vigne, dont nous avons déjà entendu parler les dimanches précédents. La péricope initiale du récit évangélique fait référence au "cantique de la vigne" que nous trouvons dans Isaïe. Il s'agit d'un chant situé dans le contexte automnal de la vendange:  un petit chef-d'œuvre de la poésie juive, qui devait être très familier aux auditeurs de Jésus et à partir duquel, ainsi qu'à partir d'autres références des prophètes (cf. Os 10, 1; Jr 2, 21; Ez 17, 3-10; 19, 10-14; Ps 79, 9-17), on comprenait bien que la vigne désignait Israël. A sa vigne, au peuple qu'il s'est choisi, Dieu réserve les mêmes soins qu'un époux fidèle prodigue à son épouse (cf. Ez 16, 1-14; Ep 5, 25-33).

    Lire la suite

  • L'introit "in voluntate tua" du 27ème dimanche du temps ordinaire

    IMPRIMER

    Introitus

    In voluntate tua, Domine, universa sunt posita,
    et non est qui possit resistere voluntati tuae:
    tu enim fecisti omnia, caelum et terram,
    et universa quae caeli ambitu continentur:
    Dominus universorum tu es.
     
    En votre volonté, Seigneur, toutes choses sont placées,
    et il n’est personne qui puisse résister à votre volonté:
    car c’est vous qui avez tout créé, le ciel et la terre,
    et tout ce qui est contenu sous la voûte du ciel:
    le Seigneur de toutes choses, c’est vous.
     
    Ps.  1
    Beati immaculati in via:
    qui ambulant in lege Domini.
     
    Heureux les immaculés sur la voie:
    ceux qui marchent dans la loi du Seigneur !
  • Le 800e anniversaire de la naissance au ciel de saint François d'Assise

    IMPRIMER

    Oct 3rd, 2023: "Transitus" of St Francis

    Le « Transitus » de saint François d'Assise. Fresque de Giotto, basilique supérieure Saint-François d'Assise, fin du XIIIᵉ siècle. François mourut le 3 octobre 1226 à la Portioncule. En 2026, l'Église célèbre le huitième centenaire de sa mort.

    Le 3 octobre 2026 marque bien le 800e anniversaire de la mort de saint François d’Assise, mort le soir du 3 octobre 1226 à la Portioncule, près d’Assise. Sa fête liturgique est célébrée le 4 octobre.

    Mais il ne s’agit pas seulement d’une commémoration de deux jours : l’Église catholique a fait de toute l’année 2026 une Année jubilaire franciscaine, ouverte le 10 janvier 2026 et qui se prolongera jusqu’au 10 janvier 2027. Léon XIV a voulu que ce centenaire soit placé notamment sous le signe de la paix, de la fraternité et du témoignage évangélique.

    Assise, épicentre des célébrations

    C'est naturellement à Assise que les manifestations prennent leur dimension la plus spectaculaire. Les 3 et 4 octobre, des milliers de pèlerins sont attendus dans la cité ombrienne.

    Ce samedi 3 octobre, la commémoration proprement dite du Transitus — le « passage » de François de cette vie à l'autre — aura lieu à Sainte-Marie-des-Anges, autour de la Portioncule où il mourut. Les premières vêpres seront présidées par Mgr Giuseppe Baturi, avec la présence notamment du cardinal Ángel Fernández Artime, légat pontifical pour les basiliques d'Assise, et des responsables des différentes familles franciscaines.

    Un geste particulièrement symbolique a été proposé aux communautés chrétiennes du monde entier : faire sonner les cloches des églises simultanément, afin que la mort du Poverello soit commémorée non seulement à Assise mais dans une véritable communion mondiale.

    Une année qui dépasse largement l'Italie

    L'événement est véritablement mondial. Les familles franciscaines — franciscains, franciscaines, clarisses, capucins et autres communautés issues du mouvement franciscain — organisent des célébrations, pèlerinages, conférences, veillées et initiatives pastorales dans de nombreux pays.

    L'un des aspects importants du jubilé est d'ailleurs l'indulgence plénière accordée aux fidèles qui accomplissent les conditions habituelles et visitent en pèlerinage une église ou un lieu franciscain.

    La célébration prend donc des formes très diverses : liturgie, pèlerinage, catéchèse, culture, œuvres de charité et initiatives en faveur de la paix.

    Les reliques de François : un moment exceptionnel

    L'un des grands moments de l'année a déjà eu lieu en février-mars : les restes de saint François ont été exposés à la vénération des fidèles dans la basilique d'Assise, du 22 février au 22 mars. Il s'agissait d'une exposition exceptionnelle, permettant aux pèlerins de se recueillir directement devant les reliques du saint.

    Cet aspect est important : le jubilé n'est pas conçu uniquement comme un anniversaire historique ou culturel. Il entend renouer avec une mémoire spirituelle et corporelle du saint, en invitant les fidèles à « marcher » à sa suite.

    De la création à la paix

    Le centenaire est aussi l'occasion de remettre en lumière les grands thèmes associés à François : la pauvreté évangélique, la fraternité, la paix, la réconciliation et la sauvegarde de la création.

    À Assise, le Temps de la Création, du 1er septembre au 4 octobre, a ainsi été placé cette année sous le signe de « l'eau vive ».

    Mais il serait réducteur de faire de François uniquement le « saint de l'écologie ». Dans son message d'ouverture du jubilé, Léon XIV insiste surtout sur le Christ, l'Évangile et la paix. Le pape rappelle notamment le salut franciscain : « Le Seigneur te donne la paix », et souhaite que le message de paix de François résonne dans l'Église et dans la société contemporaine.

    Même à Liège…

    Le 800e anniversaire est d'ailleurs célébré très concrètement en Belgique. À Liège, le sanctuaire Sainte-Julienne de Cornillon organise du 2 au 4 octobre un véritable week-end franciscain : projection du film de Zeffirelli, spectacle de marionnettes pour enfants, exposition autour du Cantique des créatures, messe solennelle, repas préparé par les clarisses et promenade historique sur les traces des franciscains dans la ville.

    Et l'on retrouve cette diversité ailleurs : à Padoue, par exemple, la basilique Saint-Antoine organise le Transitus le 3 octobre, une messe solennelle le 4 et une « Nuit de saint François » destinée particulièrement aux jeunes.

    Un anniversaire qui pose une question beaucoup plus actuelle

    Au fond, le 800e anniversaire pose une question assez saisissante : qu'est-ce que saint François peut encore dire au christianisme et au monde huit siècles après sa mort ?

    L'Église semble répondre en mettant moins l'accent sur une simple célébration patrimoniale que sur un retour aux sources : un homme qui a pris l'Évangile au sérieux, jusqu'à la pauvreté, la fraternité, la rencontre de l'autre, la paix et finalement l'accueil de la mort comme une « sœur ».

    C'est précisément ce que souligne Léon XIV dans son message : François a « écrit le mot du salut du Christ » dans le cœur de ses contemporains et son message de paix doit encore trouver un écho dans l'Église et la société.

    Ainsi, le 3 octobre n'est pas seulement la date anniversaire de la mort d'un grand saint médiéval : il constitue le sommet d'une année entière durant laquelle l'Église cherche à faire de François d'Assise une figure vivante de l'Évangile.

    Et le choix du terme « Transitus », plutôt que simplement « mort », est particulièrement significatif : le 3 octobre rappelle non seulement que François est mort en 1226, mais qu'il a voulu faire de sa mort elle-même un dernier acte de confiance en Dieu.

    (avec l'IA)

  • Les saints anges gardiens (2 octobre)

    IMPRIMER

    Les Saints Anges Gardiens (2 octobre) - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../10/.../les-saints-anges-gardiens-5459582.ht...
     
    2 oct. 2014 - De Missel.free.fr : Encore que les Anges Gardiens sont absents de l'index thématique de l'édition française du Catéchisme de l'Eglise...

    Les saints Anges Gardiens (2 octobre) - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../les-saints-anges-gardiens-2-octobre-5186183....
    2 oct. 2013 - Mémoire des Saints anges gardiens (2 octobre) Commentaire du jour ( EAQ ) Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien,...

    Prier son ange gardien (2 octobre) - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../10/.../prier-son-ange-gardien-2-octobre.htm...
     
    2 oct. 2012 - On fait aujourd'hui mémoire des Anges gardiens (voir ICI ) Ange tutélaire, aux soins de qui Dieu m'a spécialement confié, quelles...

    Eglise - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/archives/category/film/index-82.html
    En ce 2 octobre, fête des Saints Anges Gardiens, le Pape François est revenu sur ce « compagnon que Dieu a mis à nos côtés sur notre chemin de vie ».
     

    Notre ange gardien existe

    http://www.belgicatho.be/archive/2014/10/02/notre-ange-gardien-existe-5459924.html

  • À l'occasion de la fête des Saints Anges Gardiens

    IMPRIMER

    De sur The Catholic Thing :

    À l'occasion de la fête des Saints Anges Gardiens

    Jeudi 2 octobre 2025

    « Ange de Dieu, mon cher gardien, à qui l'amour de Dieu me confie ici. Sois à mes côtés en ce jour, pour éclairer, protéger, gouverner et guider. Amen. »

    Je ne sais combien de fois dans ma vie j'ai prié ces mots. Des milliers, sans doute. C'était l'une des premières prières que j'ai apprises, faisant partie de la routine nocturne de mon enfance, et je l'ai enseignée à mes propres enfants lors de nos prières du soir. Ce n'est pas seulement une prière du soir, bien sûr, et elle mérite d'être répétée fréquemment à toute heure du jour et de la nuit. Si besoin était, la récitation fervente de cette vénérable prière est assortie d'une indulgence partielle.

    La prière elle-même est étonnamment ancienne, remontant au moins au XIe ou XIIe siècle. La vénération des anges, bien sûr, est bien plus ancienne, comme le montre une simple connaissance de l'Ancien et du Nouveau Testament. Une dévotion particulière aux anges gardiens, dont la fête tombe aujourd'hui (le 2 octobre), remonte aux premiers siècles de l'Église. Saint Basile le Grand enseignait au IVe siècle que « chaque fidèle a un ange gardien pour le protéger, le garder et le guider tout au long de sa vie ».

    Le pape saint Jean XXIII (dont la dévotion aux anges pourrait avoir un lien avec son nom de baptême, Angelo) exhortait les fidèles à prier leurs anges gardiens, et ce, souvent. « Chacun de nous est confié aux soins d'un ange », disait-il. « C'est pourquoi nous devons éprouver une dévotion vive et profonde envers notre propre ange gardien, et répéter souvent et avec confiance la prière chère à notre enfance. »

    Pour beaucoup d'entre nous, la Prière de l'Ange Gardien est si étroitement associée à l'enfance qu'il est parfois facile d'associer la dévotion aux anges à l'enfance , une erreur d'autant plus fréquente que les représentations voilées des anges gardiens, souvent présentes dans le kitsch catholique, les rendent encore plus fréquentes . Mais les anges gardiens ne sont pas l'équivalent spirituel de Lassie.

    Le Catéchisme nous rappelle, citant saint Augustin, que « “Ange” est le nom de leur fonction, non de leur nature. Si l'on cherche le nom de leur nature, c'est “esprit” ; si l'on cherche le nom de leur fonction, c'est “ange” : de ce qu'ils sont, “esprit”, de ce qu'ils font, “ange”. » En grec, un ange est un messager.

    Le centre du monde angélique, ce monde des esprits-serviteurs messagers, n’est autre que le Christ lui-même, car, comme le continue le Catéchisme, « Ce sont ses anges… Ils lui appartiennent parce qu’ils ont été créés par lui et pour lui. »

    Les êtres immortels, à l'intelligence et à la volonté pures, qui contemplent éternellement le visage du Père (Mt 18,10) et qui servent parfaitement le Christ Seigneur, ne doivent pas être pris à la légère. Autrement dit, les véritables anges gardiens ne ressemblent en rien au maladroit, quoique attachant, Clarence de « La vie est belle ». Ce sont des créatures, mais elles ne sont ni maladroites ni humaines.

    Non humain, mais supérieur aux humains. Les traductions du Psaume 8 diffèrent, mais l'auteur de l'épître aux Hébreux le cite ainsi : « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui ? Tu l'as fait pour un peu de temps inférieur aux anges . » (Souligné par nous.)

    Saint Thomas d’Aquin a demandé si les anges sont plus à l’image de Dieu que l’homme, ce à quoi il a répondu : « Nous devons admettre que, dans l’absolu, les anges sont plus à l’image de Dieu que l’homme, mais que, sous certains aspects, l’homme est plus semblable à Dieu. »

    Le mystère de l’Incarnation jette la plus grande lumière sur l’implication de l’ Imago Dei pour les créatures humaines, mais la magnificence des anges, dans leur proximité avec la Sainte Trinité, reste intacte.

    L'Église met explicitement en garde contre une vision infantile des anges. Dans un document intéressant (quoique peu lu) de l'ancienne Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, les fidèles sont mis en garde contre certaines « déviations » de la piété populaire à l'égard des anges. L'une de ces déviations est :

    Lorsque les événements quotidiens de la vie, qui n'ont que peu ou rien à voir avec notre maturation progressive sur le chemin vers le Christ, sont interprétés de manière schématique ou simpliste, voire enfantine, de manière à attribuer tous les échecs au Diable et tous les succès aux Anges Gardiens. Il convient de décourager la pratique consistant à attribuer des noms aux Saints Anges, sauf dans le cas de Gabriel, Raphaël et Michel, dont les noms sont mentionnés dans les Saintes Écritures.

    Nos anges gardiens nous servent et nous protègent, non pas parce que nous sommes leurs maîtres, mais parce que le Seigneur le leur ordonne. Nous ne devrions certainement pas leur attribuer des noms – sauf exceptions mentionnées – comme s'il s'agissait d'animaux de compagnie ou d'amis imaginaires.

    L’Église met également en garde contre une autre déviation :

    Quand, comme cela peut arriver parfois, les fidèles sont pris par l’idée que le monde est soumis à des luttes démiurgiques, ou à une bataille incessante entre les bons et les mauvais esprits, ou entre les anges et les démons, dans laquelle l’homme est laissé à la merci de forces supérieures et sur lesquelles il est impuissant ; de telles cosmologies ont peu de rapport avec la véritable vision évangélique de la lutte pour vaincre le Diable, qui exige un engagement moral, une option fondamentale pour l’Évangile, l’humilité et la prière.

    Le combat spirituel est bien réel, sans aucun doute. Mais nous ne sommes pas des semi-spectateurs impuissants, pris dans une lutte qui dépasse notre capacité à nous engager.

    Nous ne devrions jamais sous-estimer la valeur inestimable d'avoir été placés sous la protection et la direction personnelles d'un puissant guide et assistant comme nos anges gardiens. En eux, nous trouvons un rappel réconfortant de l'amour de Dieu pour nous, un rappel éclairant des enjeux de la vie spirituelle et un magnifique rappel de la gloire du Créateur, rayonnant à travers la bonté multiple de tout ce qu'il a créé – le visible comme l'invisible.

  • Thérèse de Lisieux (1er octobre) : catéchèse de Benoît XVI

    IMPRIMER

    Lors de l'audience générale du 6 avril 2011, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à sainte Thérèse de Lisieux :

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, qui ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais qui, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l’une des saintes les plus connues et aimées. La «petite Thérèse» n’a jamais cessé d’aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l’Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable Pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l’Eglise, s’ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1927. Mon bien-aimé prédécesseur la définit «experte en scientia amoris» (Novo Millennio ineunte, n. 42). Cette science, qui voit resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, Thérèse l’exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d’une âme. C’est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l’Evangile pleinement vécu! L’Histoire d’une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d’Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu’en être fasciné! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus! La sainte parle continuellement de Jésus. Reparcourons alors les grandes étapes de sa vie, pour entrer au cœur de sa doctrine.

    Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C’est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants; quatre d’entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses. A l’âge de 4 ans, Thérèse fut profondément frappée par la mort de sa mère (Ms A, 13r). Son père s’installa alors avec ses filles dans la ville de Lisieux, où se déroulera toute la vie de la sainte. Plus tard, Thérèse, frappée d’une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu’elle-même définit comme le «sourire de la Vierge» (ibid., 29v-30v). Elle reçut ensuite la Première Communion, intensément vécue (ibid., 35r), et plaça Jésus Eucharistie au centre de son existence.

    La «Grâce de Noël» de 1886 marque un tournant important, qu’elle appelle sa «complète conversion» (ibid., 44v-45v). En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une «course de géant». A l’âge de 14 ans, Thérèse s’approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d’un criminel condamné à mort et impénitent (ibid., 45v-46v). «Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer» écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C’est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle: «tant j'avais de confiance en la Miséricorde infinie de Jésus», écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec «un cœur de mère» (cf. RP 6/10r).

    Lire la suite

  • 1er octobre : sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

    IMPRIMER

    Aleteia.org propose de nombreuses notes consacrées à sainte Thérèse de Lisieux :

  • Octobre, le mois du Rosaire!

    IMPRIMER

    rosaire.jpg

    La réflexion publiée ci-dessous constitue le texte de l’éditorial de la livraison d’octobre 2020 des feuillets mensuels de l’église du Saint-Sacrement à Liège proposés par l’Abbé Marc-Antoine Dor, Recteur de ce sanctuaire :

    « Pourquoi le Rosaire ? Cette forme de dévotion ne rencontre pas toujours l’approbation et il n’est pas rare, surtout chez les intellectuels, d’entendre dire qu’on a du mal à entrer dans cette prière.

    François Mauriac a très bien décrit cette difficulté : « Je n’ai jamais pu me plier au partage qu’elle exige : la bouche qui profère les Ave Maria par dizaines et l’esprit qui médite chacun des mystères joyeux, glorieux, douloureux : quinze en tout, un par dizaine, cinq par chapelet. Il n’y a rien là qui me choque, mais cette dissociation entre la parole et la pensée m’est interdite. Il faut que je sois engagé tout entier dans chaque mot que je prononce. Il n’est pas question pour moi, que la salutation de l’Ange à Marie occupe mes lèvres tandis que mes pensées s’attacheraient à l’une ou l’autre scène de l’Evangile. Mais comment obtenir de soi une attention exclusive à la même parole indéfiniment répétée ? Telles sont, exposées sans fard, les difficultés que je trouve, personnellement, à la dévotion du Rosaire. »[1]

    I - Un album de souvenirs commentés par la Vierge

    Une comparaison peut nous aider à résoudre ce problème bien posé, en nous montrant comment dans le rosaire la méditation des mystères de la vie du Christ et l’humble récitation des Ave forment un tout.

    Qui n’a jamais rendu visite à une vieille maman ou à une grand-mère chargée d’ans et vivant seule ? De quoi parle-t-elle ? De ceux qu’elle porte dans son cœur, en particulier de ses descendants. Une mère aime ses enfants, et elle en est fière. Elle garde en son cœur les souvenirs de leur enfance, de leur scolarité, de leurs jeux, de leurs joies et de leurs peines, de leurs maladies et de leurs succès, de leurs amis, etc. Si elle a eu le malheur de perdre un fils, s’il a été un héros de la guerre, elle aime parler de lui, montrer ses photographies, ses décorations et ses citations, raconter ses exploits. Elle vit dans ses souvenirs qui ne la quittent pas. Souvent son récit rend attachant celui dont elle parle. Au fur et à mesure qu’elle tourne les pages de l’album de famille, des détails, des anecdotes lui reviennent à l’esprit et elle nous en fait profiter. Grâce à une telle maman, à son cœur et à ses souvenirs, on entre dans l’intimité de sa famille, on y vit.

    Un album de souvenirs commenté par une maman : voici une image suggestive qui peut nous faire comprendre de l’intérieur ce qu’est la prière du rosaire. Les paroles récitées au cours des dizaines s’adressent surtout à la Sainte Vierge, la mère du Christ, mais tous les souvenirs, tous les mystères, concernent surtout son fils bien-aimé. C’est évidemment impossible, mais si elle avait eu un album photo, la Sainte Vierge ne nous aurait montré que les clichés de son fils : son fils attendu, né, grandissant, accomplissant des miracles, souffrant, ressuscité, etc. Il y aurait beaucoup de photographies ! C’est pourquoi l’Eglise a sélectionné pour nous les meilleures : ce sont les mystères du rosaire. Et, pour continuer de filer ma métaphore, le pape saint Jean-Paul II a eu la chance de retrouver un lot d’excellents clichés qui s’étaient égarés ou qui passaient inaperçus : ce sont les mystères lumineux de la vie publique de Jésus[2].

    Lire la suite

  • Octobre, mois du Rosaire

    IMPRIMER

    Octobre, le mois du Rosaire!

    Octobre, le mois du Rosaire - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../10/.../octobre-le-mois-du-rosaire-5458911.ht...
    1 oct. 2014 - Octobre, mois du rosaire ! ( source ) Le rosaire est le nom d'une prière composée de quatre chapelets d'oraisons....

    Octobre: mois du Rosaire. - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../09/.../octobre-mois-du-rosaire-5184436.ht...
     
    30 sept. 2013 - Sur le blog du « Petit Placide », ce texte (extraits) du Père Garrigou-Lagrange (1877-1964) ) : « Parmi les formes...

    Mois d'octobre, mois du Rosaire - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/archive/.../mois-d-octobre-mois-du-rosaire.ht...
     
    1 oct. 2012 - Sur prierenfamille.com : OCTOBRE, LE MOIS DU ROSAIRE Dans la tradition de l'Eglise, le mois d'octobre est plus...

    Octobre, mois du rosaire : "Récite ton chapelet, dit Dieu ...

    belgicatho.hautetfort.com/.../octobre-recite-ton-chapelet-dit-dieu.html
     
    2 oct. 2011 - Récite ton chapelet, dit Dieu, et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé : que c'est une dévotion passée et qu'on va...
  • Saint François d'Assise a 800 ans de ciel : Liège fait la fête du 2 au 4 octobre !

    IMPRIMER

    Saint François d'Assise a 800 ans de ciel : Liège fait la fête du 2 au 4 octobre !

    COMMUNIQUÉ

    Liège, le 29 septembre 2026

    Le 3 octobre 1226, le Poverello d'Assise entrait au ciel. Huit siècles plus tard, le Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon, qui abrite le monastère des sœurs Clarisses, invite Liégeois et visiteurs à un week-end lumineux, joyeux et ouvert à tous les âges pour célébrer l'un des saints les plus aimés au monde.

    Jeune chevalier fortuné, François a tout quitté pour une vie pauvre, fraternelle et donnée à Dieu. Avec son amie sainte Claire, il fonde vers 1220 les franciscains et les clarisses, dont naîtront cordeliers, capucins, récollets ou conceptionnistes. Tous deux sont les parfaits contemporains de sainte Julienne de Cornillon (1192-1258). À Liège, l'histoire commence tôt : les premiers franciscains s'y installent dès 1220, six ans avant la mort du saint. Une page d'histoire locale à redécouvrir dans la joie !

    Au programme :

    • Vendredi 2 octobre, 20h – Cinéma : « François et le chemin du soleil », le chef-d'œuvre de Franco
      Zeffirelli. C'est aussi la première soirée ados de la saison : rendez-vous dès 19h pour la fameuse
      pizza ! Salle Saint-Thomas d'Aquin, entrée ouverte à toutes et tous.
    • Samedi 3 octobre, 16h – Marionnettes : « Saint François », des épisodes de sa vie racontés aux
      petits et aux grands par le Théâtre de l'Étoile, dans l'église du sanctuaire.
    • Samedi 3 octobre, 17h – Vernissage de l'exposition « Cantique de la Création » : « Loué sois-tu,
      mon Seigneur, avec toutes tes créatures ». Peintures de Pierre Deuse, professeur à Saint-Luc,
      disparu il y a dix ans jour pour jour, et de Sophie Gilman. À voir jusqu'au 11 octobre, le week-end de
      9h à 17h et en semaine sur rendez-vous.
    • Dimanche 4 octobre, 10h – Messe solennelle chantée par la Chorale Saint-François de Liège, le
      Béguinage et le chœur de la Messe des jeunes de Cornillon.
    • Dimanche 4 octobre, 12h – Buffet franciscain mitonné par les sœurs clarisses (15 €, réservation au
      04 343 64 54).
    • Dimanche 4 octobre, 14h – « Liège sur les pas de saint François » : balade guidée de 6 km (3h)
      avec René Dufour, « d'Assise en bord de Meuse », sur les traces des couvents franciscains et
      clarisses de la Cité. Chassés à la Révolution en 1794, ces religieux ont laissé une empreinte bien
      vivante : chez les Clarisses de Cornillon, mais aussi à Pierreuse-Sainte-Walburge.

    Cinéma, théâtre, art, musique, table partagée et patrimoine : ce week-end d'anniversaire se vit en famille, entre amis ou en solo, dans l'esprit de simplicité, de fraternité et de joie si cher à François.

    Programme complet : www.saintejulienne.org/festivites-des-800-ans-de-saint-francois-dassise/

    Contact : ASBL Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon – Rue de Robermont 2, 4020 Liège –
    www.saintejulienne.org

    2026_09_30_09_27_32_Greenshot.png

    2026_09_30_09_28_44_Greenshot.png

    2026_09_30_09_29_35_Greenshot.png

    2026_09_30_09_30_30_Greenshot.png

    2026_09_30_09_44_57_Greenshot.png

    2026_09_30_09_31_52_Greenshot.png