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Au rythme de l'année liturgique

  • Notre-Dame de Lourdes (11 février)

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    Lourdes-apparitions.jpgExtraits d'une homélie prononcée par le Pape Jean-Paul II

    (source : missel.free.fr)

    le 11 février 1988, dans la Basilique Saint Pierre,
    pour célébrer la mémoire de la première apparition
    de la Vierge de Lourdes
     

    Aujourd'hui rappelons, chers Frères et Sœurs, une présence significative de cette nouvelle Femme dans notre histoire. Nous célébrons la mémoire liturgique de la première apparition de la Bienheureuse Vierge Marie à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle.

    Rappelons ensuite que - comme je le disais dans mon encyclique Redemptoris Mater - “ Marie est présente dans la mission de l'Église, présente dans l'action de l'Église qui fait entrer dans le monde le Règne de son Fils ” (n. 28). Cette présence se manifeste aussi, entre autre, “ par la force d'attraction et de rayonnement des grands sanctuaires où non seulement les individus ou les groupes locaux, mais parfois des nations et des continents cherchent la rencontre avec la Mère du Seigneur ”.

    Lourdes, comme tant d'autres lieux, est un signe particulier de cette action de Marie dans le cours de notre histoire. En effet -comme le dit Vatican II (Const. Dogm. Lumen Gentium,62) - “ après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas ; par son intercession répétée elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse ”.

    Lourdes Marie accomplit une mission de soulagement de la souffrance et de réconciliation des âmes avec Dieu et avec le prochain.

    Les grâces que cette Mère de Miséricorde obtient aux foules immenses d'une humanité endolorie et égarée, ont toutes le but de les conduire au Christ et de leur obtenir le don de son Esprit.

    Lourdes, Marie, par l'intermédiaire de Sainte Bernadette, s'est révélée, de façon éminente, comme “ porte-parole de la volonté du Fils ” (cf. Enc. Redemptoris Mater, n. 21).

    Tout ce que la Madone dit à la Voyante, tout ce qu'elle l'exhorta à faire, tout ce qui ensuite est né, est arrivé et arrive, reflète, en un certain sens, la “ volonté ” de la Madone : mais au nom de qui a-t-Elle obtenu tout ceci, à la grâce de qui, si ce n'est de son Fils divin ? Donc, Lourdes, nous pouvons le dire, appartient au Christ encore plus qu'à sa Très Sainte Mère. A Lourdes, nous apprenons à connaître le Christ à travers Marie. Les miracles de Lourdes sont les miracles du Christ, obtenus par l'intercession de Marie.

    Pour cela, Lourdes est un lieu privilégié d'expérience chrétienne. A Lourdeson apprend à souffrir comme le Christ a souffert. On accepte la souffrance comme Il l'a acceptée.

    Lourdes la souffrance s'allège parce qu'on la vit avec le Christ. Pourvu qu'on la vive avec le Christ. Soutenus par Marie.

    Lourdes, on apprend que la foi soulage la souffrance, mais pas tellement dans le sens de la diminuer physiquement. C'est le devoir de la médecine, ou cela peut arriver exceptionnellement de façon miraculeuse.

    Lourdes, on apprend que la foi soulage la souffrance en ce qu'elle la rend acceptable comme moyen d'expiation et comme expression d'amour. A Lourdes, on apprend à s'offrir non seulement à la justice divine, mais aussi - comme le disait Sainte Thérèse de Lisieux - à l'Amour miséricordieux de Celui qui, comme je l'ai dit dans ma lettre apostolique Salvifici Doloris(n. 18), a souffert “ volontairement et innocemment ”.

  • Le 11 février, à Lourdes

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    7-haut-ND-de-Lourdes-tableau-14-.jpgOn fête aujourd'hui Notre-Dame de Lourdes...

    A Lourdes, en 1858, la famille de Bernadette Soubirous, ruinée, a trouvé refuge au cachot. Le 11 février 1858, Bernadette, sa sœur Toinette et leur amie Jeanne Abadie, vont chercher du bois. Elles se dirigent vers "l'endroit où le canal rejoint le Gave". Elles arrivent devant la Grotte de Massabielle. Toinette et Jeanne traversent l'eau glaciale du canal. Bernadette, en raison de son asthme chronique, hésite à faire autant. C'est alors qu'elle "entend un bruit comme un coup de vent", mais "aucun arbre ne bouge".  Levant la tête, elle voit, dans le creux du rocher, une petite demoiselle, enveloppée de lumière, qui la regarde et lui sourit". C'est la première apparition de Notre Dame.

    source : le-message-de-lourdes

  • St Pierre de Jésus Maldonado Lucero, prêtre et martyr au Mexique (+ 1937)

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    D'Evangile au Quotidien :

    St Pierre de Jésus Maldonado Lucero

    St Pierre de Jésus Maldonado Lucero

    Fête le 11 Février

    Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero

    Prêtre et martyr au Mexique

    Pedro de Jésus Maldonado naît à Sacramento, Chihuahua, le 8 juin 1892. À l’âge de 17 ans, il répond à l’appel de Dieu et entre au séminaire de Chihuahua. De santé fragile, il souffre des mauvaises conditions sanitaires prévalant à l’époque dans cette institution.

    En 1918, il est envoyé à El Paso, au Texas, pour y recevoir les Ordres; il est ordonné prêtre le 25 janvier 1918 dans la Cathédrale St. Patrick, par Jésus Schuler s.j., évêque de El Paso.
    Le Père Maldonado célèbre sa première Messe dans la paroisse Sagrada Familia de Chihuahua le 11 février, jour de la Fête de Notre-Dame de Lourdes.

    Le 1er janvier 1924, il est nommé curé de la paroisse Santa Isabel, où il suscite l’enthousiasme de ses paroissiens ; l’Adoration au Saint Sacrement, ainsi que d’autres pratiques religieuses, prirent de l’essor. Le Père Maldonado avait aussi encouragé ses ouailles à plus d’amour et de dévotion envers la Vierge Marie.

    En 1926, le gouvernement mexicain entame une persécution à l’encontre de l’Église. Le culte public est suspendu ; les églises, séminaires et écoles religieuses sont fermées. L’État de Chihuahua est en partie épargné des hostilités, grâce aux mesures prudentes instituées par les autorités locales.
    Avant 1931 il y a une nouvelle vague de persécution religieuse ; l’état de Chihuahua aussi est embrasé par la violence. Des prêtres sont persécutés et exilés. Des responsables et des enseignants catholiques sont forcés de signer des déclarations indiquant qu’ils renonçaient à leur Foi. Toute manifestation publique, visant à dénoncer l’action du gouvernement, était aussi interdite.

    En 1934, le P. Maldonado, arrêté et expulsé d’El Paso, demande de réintégrer sa paroisse le plus tôt possible.

    Revenu au Mexique en 1936 à Boquilla del Rio, une ville situé près de Santa Isabel, il  réside là bas en compagnie d’une famille catholique qui avait transformé une partie de sa maison en lieu où célébrer la Messe.

    Le 10 février 1937, Mercredi des cendres, Pedro de Jésus confessait des gens lorsqu’un groupe d’hommes ivres et armés part à sa recherche à travers la ville.
    Bien que des fidèles tentent de le cacher, le Père fut capturé. Ses ravisseurs le firent marcher pieds nus jusqu’au centre de la ville. Tout au long du trajet, le prisonnier récita le rosaire à voix haute, accompagné par ses paroissiens qui marchèrent et prièrent à ses côtés.
    Lorsque le groupe arriva à l’hôtel de ville, un fonctionnaire municipal attrapa le Père Maldonado par les cheveux et le frappa d’un coup de poing. Un leader politique dégaine son pistolet et vise le Père Maldonado qui s’effondre.
    Voyant qu’il vivait toujours, ses persécuteurs le frappèrent avec la crosse de leurs fusils et le trainèrent jusqu’au deuxième étage du bâtiment, l’abandonnant, inconscient. Découvert par un groupe de femmes on l’amena à l’hôpital où on lui donna l’extrême-onction.

    Le Père Maldonado est mort en martyr, le 11 février 1937, et son sacrifice n’a pas été vain. Le 26 avril 1937, le gouverneur de Chihuahua signe, en effet, une requête autorisant la reprise du culte public dans son État.
    Le 1er mai, les cloches de la Cathédrale sonnèrent à nouveau, appelant les fidèles à la Messe. Le jour du premier anniversaire de la mort du père Maldonado, le culte public avait repris partout dans l’État de Chihuahua. Le gouvernement venait de mettre un terme à toutes persécutions à l’encontre des Catholiques.

    Pedro de Jesus Maldonado Lucero, victime de la ‘Guerre Cristera’ a été reconnu comme un authentique martyr de la foi et, comme tel, a été béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé, avec 24 autres martyrs mexicains, le 21 mai 2000, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005)

    Canonisés le 21 mai 2000 :

    Prêtres : Cristóbal Magallanes Jara, Agustín Caloca Cortés, Román Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Alemán, Julio Álvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel de la Mora, Pedro Esqueda Ramírez, Margarito Flores García, José Isabel Flores Varela, David Galván Bermúdez, Pedro de Jesús Maldonado Lucero, Jesús Méndez Montoya, Justino Orona Madrigal, José María Robles Hurtado, Toribio Romo González, Jenaro Sánchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco  Robles.

    Laïcs : Salvador Lara Puente, Manuel Morales, David Roldán Lara.

    Source principale : reflexionchretienne.e-monsite.com (« Rév. x gpm »).
  • Sainte Scholastique, soeur de saint Benoît (10 février)

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    « Elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. » Nous ne savons presque rien sur la vie de sainte Scholastique, mais là est l’essentiel. Selon la tradition, elle menait une vie toute vouée à Dieu, comme son frère saint Benoît. Une fois par an, elle avait l’habitude de venir le rencontrer avec quelques-uns de ses frères près de son monastère, et ils passaient une journée ensemble « à louer Dieu et à parler de choses saintes ».

    Et voici qu’une fois Scholastique demande à son frère de prolonger la rencontre au-delà de l’usuel, pendant la nuit – peut-être pressent-elle que ce sera la dernière fois qu’elle verra son frère avant sa mort. Mais lui, le grand législateur de la vie monastique, de répondre : « Que dis-tu là, ma sœur ! Rester hors du monastère, je ne le peux absolument pas. »

    Scholastique se met à prier – et d’un ciel auparavant parfaitement serein - « ce fut un éclat violent d’éclairs, tonnerre, pluie diluvienne, tant et si bien que ni le vénérable Benoît ni les frères qui l’accompagnaient ne pouvaient franchir le seuil du lieu où ils se trouvaient. » Alors Benoît « commença à se plaindre, tout triste : ‘Que Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur ! Qu’est-ce que tu as fait là ?’ Elle répondit : ‘Voilà ! Je t’ai prié, et tu n’as pas voulu m’écouter. J’ai prié mon Seigneur, et il m’a écoutée. Maintenant donc, si tu peux, sors ! Laisse-moi, et rentre au monastère.’ Mais lui ne pouvait sortir au-delà du toit. Il n’avait pas voulu rester de bon gré, il resta de force. »

    Et Grégoire le Grand termine le récit de cet épisode de la vie de saint Benoît et de sainte Scholastique en disant : « Ce n’est pas étonnant qu’une femme en cette occasion ait été plus forte que lui, l’homme de Dieu : elle voulait voir plus longtemps son frère. Selon la parole de Jean, ‘Dieu est amour’, et par un jugement tout à fait juste, elle fut plus puissante parce qu’elle aima davantage. »

  • La bienheureuse Anne Catherine Emmerick, mystique du Land de Münster (9 février)

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    Bse Anna Katharina Emmerick

    « Mystique du Land de Münster » (source : EAQ)

     

    Anna Katharina Emmerick naît le 8 septembre 1774, dans la communauté d'agriculteurs de lamschen près de Coesfeld (Allemagne).

     

    Elle grandit au sein d'une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l'école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s'aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse.

     

    Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les clarisses de Münster l'acceptèrent à la condition qu'elle apprenne à jouer de l'orgue. Ses parents l'autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l'organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage ; mais elle n'eut jamais la possibilité d'apprendre l'orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre.

     

    En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d'Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses vœux l'année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs.

     

    En 1811, le monastère d'Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l'abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s'occupait de la maison.

     

    C'est au cours de cette période qu'elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché ; le docteur Franz Wesener l'examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent.

    Une caractéristique de sa personnalité était l'amour qu'elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l'Église au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer.

     

    La rencontre avec Clemens Brentano (poète et écrivain allemand) fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu'il publia ensuite. Au cours de l'été 1823, la santé d'Anna Katharina déclina et, la mort approchant, elle décida d'unir sa souffrance à celle de Jésus, en l'offrant pour la rédemption des hommes.

    Elle meurt le 9 février 1824.

     

    La vie d'Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ; les stigmates qu'elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l'égard de Marie. A travers la foi et l'amour elle servit l'œuvre de la rédemption, disant à ce propos: « J'ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j'ai prié Dieu afin qu'il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d'être utile. A présent je sais qu'il a exaucé ma prière. »

     

    Anna Katharina Emmerick a été béatifiée le 3 octobre 2004, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

     

    Pour un approfondissement :

     Télécharger gratuitement les 9 livres d'Anne-Catherine Emmerich

    Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

  • Cinq bonnes raisons pour lesquelles aller à la messe tous les dimanches est absolument nécessaire

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    Du site de l'archidiocèse de Saint-Paul et Minneapolis :

    Donnez-moi cinq bonnes raisons pour lesquelles aller à la messe tous les dimanches est absolument nécessaire.

    La messe du dimanche accomplit la loi de Dieu. Le troisième commandement est : « Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier » (Ex 20,8 ; voir aussi Dt 5,12). Le sabbat chrétien est le dimanche, et les catholiques le sanctifient en accomplissant l’obligation d’assister à la messe (Canons 1246-1248 ; Catéchisme de l’Église catholique, n° 2174-2178). Ce commandement n’est ni une suggestion ni une demande ; c’est un ordre. La loi rend obligatoire ce que nous devrions vouloir faire spontanément.

    Le culte hebdomadaire suit l'exemple de Jésus. Jésus avait l'habitude d'aller à la synagogue le jour du sabbat (Lc 4,16b). Sa mère Marie était « pleine de grâce » (Lc 1,28) et son beau-père Joseph était « un homme juste » (Mt 1,19). Tous deux observaient scrupuleusement « toutes les prescriptions de la loi » (Lc 2,39), c'est-à-dire qu'ils se rendaient à la synagogue chaque sabbat. Non seulement ils observaient eux-mêmes cette loi, mais ils emmenaient leur fils avec eux, et lorsque Jésus fut en âge de le faire, il s'y rendit seul. Si Jésus allait à la synagogue pour observer le sabbat chaque semaine, nous devrions aller à la messe chaque semaine.

    Le dimanche est un jour d'action de grâce. L'Eucharistie est un acte de reconnaissance. Il est juste et bon de rendre grâce au Seigneur notre Dieu, et la messe est la plus belle prière pour exprimer notre gratitude. Dieu nous comble de grâces et nous offre tout ce que nous possédons : la vie et la santé, la nourriture et le logement, la famille et les amis, l'intelligence et les talents, les opportunités et les ressources – et la foi. Ces dons sont si précieux que nous devrions être débordants de gratitude et désireux de lui exprimer notre reconnaissance et nos louanges. L'idéal est de rendre grâce chaque jour. Une action de grâce hebdomadaire est un minimum. Si nous ne rendons grâce que de temps en temps ou rarement, nous manquons à notre devoir d'honorer celui qui nous a donné tous ces dons.

    La prière communautaire est essentielle. Dès les origines de l'Église, la communauté « persévérait dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2, 42). Les chrétiens prient ensemble par nature, et la messe est la forme privilégiée de prière communautaire. Certains affirment malheureusement : « Je peux prier seul et je n'ai pas besoin d'aller à l'église. » Or, généralement, plus une personne néglige sa fréquentation de la messe, plus elle néglige sa prière personnelle. Une vie de prière équilibrée repose sur deux piliers : la prière communautaire et la prière personnelle. Se consacrer exclusivement à l'un ou à l'autre est source de déséquilibre. Plus une personne prie personnellement, plus elle devrait avoir envie de participer à la prière communautaire, et plus elle participe à la prière communautaire, plus elle devrait avoir envie de prier personnellement.

    L'Eucharistie hebdomadaire est une nourriture spirituelle essentielle. La plupart des gens sont soucieux de leur santé. Il est important de bien manger chaque jour pour éviter la faim, la faiblesse, la malnutrition et la maladie. Il en va de même pour notre vie spirituelle. Nous devons être attentifs à notre nourriture spirituelle si nous voulons éviter le vide, la faiblesse spirituelle, la vulnérabilité à la tentation et la maladie due au péché. La messe commence par la liturgie de la Parole. Dieu a dit au prophète Ézéchiel : « Mange ce qui est devant toi ; mange ce livre » (Éz 3, 1). Dieu voulait qu'il se nourrisse de sa Parole, et Dieu veut que nous fassions de même. Pierre a justement observé : « Maître, tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). La seconde partie de la messe est la liturgie eucharistique. Jésus a déclaré : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang le vrai breuvage » (Jn 6, 55). La malnutrition spirituelle commence lorsque nous nous privons de la Parole et des Sacrements pendant plus d'une semaine.

    © 2011, Rév. Michael A. Van Sloun.

  • Venez, adorons Dieu et prosternons-nous (Introit du 5e dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus

    Venite, adoremus Deum
    et procidamus ante Dominum:
    ploremus ante eum, qui fecit nos:
    quia ipse est Dominus Deus noster.

    Venez, adorons Dieu,

    et prosternons-nous devant le Seigneur:
    pleurons devant lui, qui nous a créés:
    car c’est lui le Seigneur notre Dieu.
    Ps.  1

    Venite, exsultemus Domino:
    iubilemus Deo salutari nostro.

    Venez, tressaillons d’allégresse pour le Seigneur:
    jubilons pour Dieu notre sauveur.

  • Sel de la terre et lumière du monde (5e dimanche du temps ordinaire)

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    Evangile : Matthieu, 5, 13-16
    Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
    « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

    Homélie du frère Elie (fsJ) - homelies.fr (archive 2014)

    C'est un appel pressant qui résonne dans l’évangile de ce jour. Appel pressant adressé par Jésus à ses disciples, mais qui nous rejoint, par-delà les siècles, dans l’aujourd’hui de notre existence. Ces paroles du Christ font suite à l’évangile des béatitudes. Ce sont donc des paroles de vie qui nous ouvrent au bonheur de la possession de la vie éternelle. D’une certaine manière, elles sont une invitation à choisir la vie, à dire « oui » à la vie de Dieu. Comment ? En accueillant la vérité de ce que nous sommes.

    Car, en effet, dans ces paroles de Jésus, c’est bien de notre identité de chrétiens dont il est question : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde ». Remarquons que Jésus précise que nous ne sommes pas simplement « sel » et « lumière » mais « le » sel de « la terre » et « la » lumière « du monde ». 

    « Du monde » : Ces paroles sont aussi celles d’un envoi en mission. Etre et agir chrétien se retrouvent ainsi liés, le second ne se révélant tel que dans la mesure où il découle du premier.

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  • Comment être sel, lumière ? Homélie pour le 5ème dimanche du temps ordinaire

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 5ème dimanche du temps ordinaire (A) :

    Libérés d’une fausse sagesse

    (archive 5 février 2023)

    Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde », nous dit le Seigneur. Et veillez à ne pas devenir fades ni invisibles ! (Mt 5,13) Comment être sel, lumière ? Nous pensons d’abord aux bonnes actions que fait l’homme de bien, l’« homme de bonne volonté », comme on entend parfois. Ce à quoi nous invite Jésus doit conduire à rendre gloire au Père. Dans notre monde, tout ce qui soulage les maux dont souffrent nos contemporains rend gloire à Dieu qui a créé l’homme et qui défend sa dignité. La première lecture (Is 58) nous a montré comment cela ouvrait un chemin de bonheur non seulement pour celui qui est secouru, mais aussi pour celui qui fait le bien. Mais, puisqu’il s’agit de rendre gloire à Dieu, cela ne serait pas suffisant si notre action n’ouvrait pas une fenêtre vers le ciel, si elle ne permettait pas à la lumière de Dieu de pénétrer les cœurs si chers de ses enfants.

    Être sel de la Terre et lumière du monde comporte aussi le volet de montrer Dieu, de le rendre accessible, de permettre de vivre avec lui.

    C’est le Christ qui a réalisé cela ; en lui Dieu s’est approché de nous. Reste à faire découvrir à nos contemporains comment s’approcher du Christ. Pour cela, il faut que nous-mêmes nous approchions de lui d’une manière renouvelée. Saint Paul nous montre le chemin : « Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Co 2,5)

    Nous serons sel de la terre et lumière du monde si notre façon de vivre et de parler ne se base pas sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu. Trop souvent, l’Église d’aujourd’hui essaie de s’adapter à la « sagesse » courante que l’on entend déversée sans arrêt dans les médias officiels. Ce n’est pas ce qu’ont fait nos pères dans la foi, les premiers chrétiens qui ont fécondé la culture par l’Évangile. Pourtant ils étudiaient la sagesse humaine, et ils appliquaient le conseil de saint Pierre : « soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1 P 3,15). Ils ont accueilli le meilleur de la philosophie de leur temps, au point même d’y exprimer le plus précieux de la foi, comme par exemple lorsqu’on a utilisé le mot « consubstantiel » pour faire comprendre que le Fils n’était pas un autre dieu que le Père. Mais ils n’ont pas adapté ce qu’on pouvait dire de la foi ou de la morale à ce que le monde était prêt à comprendre, ils n’ont pas réduit l’Évangile aux catégories d’une sagesse humaine. C’est le contraire qu’ils ont fait : agrandir les conceptions de leurs contemporains pour y faire entrer la Bonne Nouvelle sur l’homme et sur l’appel que Dieu lui adresse, même si cela blessait les oreilles des honnêtes citoyens, même si cela leur a coûté d’être la risée du peuple.

    Maintenant nous avons de nouveau à parler de tout cela et à témoigner de la façon dont Dieu voudrait changer notre vie. Comptons sur la puissance de Dieu. Adoptons un langage et un style de vie où le Saint-Esprit a toute sa place. Un langage qui ose parler de péché et de conversion parce que nous savons que Dieu peut changer une vie qui se confie à lui avec persévérance. Un style de vie qui ose renoncer à certaines occasions offertes par la mentalité contemporaine, parce que Dieu ne l’approuve pas et qu’il nous invite à la pureté, à la justice, à la miséricorde.

    Seuls, nous ne pourrons pas faire cela, mais comptons sur Dieu, comptons exagérément sur lui, comptons démesurément sur lui, et nous verrons sa gloire dans nos vies, et beaucoup autour de nous chercherons ce sel et cette lumière qui nous viennent d’en haut. En avant, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume ! (Lc 12,32)

  • Le bienheureux Pie IX, pape et docteur de l'Immaculée Conception

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    Le bienheureux Pie IX, pape et docteur de l’Immaculée

    source

    SE trouvant un jour en butte à de fortes pressions de la part de gouvernements francs-maçons, le pape Pie IX déclara à l’un de ses proches : « J’ai la Sainte Vierge avec moi, j’irai de l’avant. » Cette confidence en dit long sur la mystérieuse alliance avec l’Immaculée qui fit de son pontificat l’un des plus grands.

    Jean-Marie Mastaï est né le 13 mai 1792, à Senigallia, près de Lorette en Italie. Chaque année, toute sa famille participait, le10 décembre, à la veillée de prières  pour commémorer la translation de la Santa Casa.

    Le Bienheureux Pie IX : 1846-1878.

    L’âme de l’enfant fut profondément marquée par la piété de sa mère qui se rendait tôt matin à l’église des Pères servites pour assister à la Messe et prier devant un tableau de Maria Santissima Addolorata. Elle lui enseigna, parmi d’autres sacrifices, à toujours refuser, au cours des repas, les premiers fruits qu’on lui proposait, pour les offrir à la Vierge Marie. Devenu Pape, il confiera : « Voilà une pratique que j’ai apprise sur les genoux de ma mère. J’y suis encore fidèle. » Il conserva précieusement l’image de la Sainte Espérance, reçue lors de sa Première Communion, car elle lui rappelait « la félicité de ce jour béni ».

    Au collège Saint-Michel de Volterra, sa dévotion pour l’Immaculée s’affermit. « Dès Nos plus tendres années, écrira-t-il, Nous n’avons rien eu de plus cher, rien de plus précieux que d’honorer la bienheureuse Vierge Marie d’une piété particulière, d’une vénération spéciale et du dévouement le plus intime de notre cœur, et de faire tout ce qui nous paraîtrait pouvoir contribuer à sa plus grande gloire et louange, et à l’extension de son culte. » (Ubi primum)

    En 1815, Jean-Marie Mastaï ambitionna d’entrer dans la garde noble reconstituée. Mais il souffrait depuis plusieurs années d’une grave infirmité. Un soir de novembre, le carrosse du cardinal Gregorio Fontana s’arrêta brusquement devant un corps étendu sur le pavé : le prélat s’aperçut avec stupeur qu’il s’agissait du jeune Mastaï, frappé d’une crise d’épilepsie. Quelques semaines plus tard, Jean-Marie, accablé, se rendit en pèlerinage « au sanctuaire de Lorette pour épancher son âme dans le Cœur de Celle qui sera toujours sa force. De ce pèlerinage, date la guérison effective et définitive de sa terrible maladie. » (Pierre Fernessole, Pie IX, Lethielleux, 1960, t. 1, p. 26)

    Après ce miracle qui l’avait délivré de son infirmité, il considéra ces longues années d’épreuve comme la marque d’une bienveillante attention de la Divine Providence. Car « cette maladie, en l’écartant de “ la société ” jusqu’à l’âge de vingt-six ans, avait préservé sa jeunesse des périls du monde » (ibid., p. 30).

    SAINT PHILIPPE RESSUSCITÉ

    Pendant sa préparation au sacerdoce, il prend en charge les orphelins, apprentis ou petits ouvriers, de l’hospice Tata Giovanni. De tout son cœur, qu’il avait si bon, il se penche sur la misère de ces enfants avec une totale abnégation. 

    Ordonné prêtre le 10 avril 1819, il manifeste un tel zèle en toutes sortes d’œuvres de piété et de charité, qu’on l’appellera bientôt saint Philippe [Néri] ressuscité. Aussi est-ce un déchirement d’avoir à quitter ses chers pauvres pour accomplir une mission pontificale au Chili !

    Sacré évêque de Spolète, en avril 1827, il touche les cœurs par sa prédication, intarissable pour exalter les privilèges et la puissance de l’Immaculée Médiatrice. « En fait, tout est glorieux en Marie. Sa conception, sa naissance, sa vie, sa mort, et enfin son tombeau. Dans ce tombeau, elle gît sans corruption, et bientôt elle en sortira triomphante... Fils très aimés, voulons-nous mourir comme la Vierge, sans crainte ? Vivons donc comme la Vierge, ayant le péché en haine et abomination... Souvenez-vous que Marie est, dans le Ciel, la Médiatrice puissante, la miséricordieuse avocate, votre Mère. »

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  • Une dévotion oubliée : le premier vendredi du mois

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    a96d8a5b252b480dcbe03cbd524aa188_w600.jpgParmi les dévotions tombées en désuétude depuis la réforme conciliaire, il y a celle qui consiste à consacrer le premier vendredi du mois au Coeur sacré de Jésus.

    En 1688, au cours d'une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles : « Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

    Georges Rouault, le Sacré Coeur

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  • Les martyrs de Nagasaki (6 février)

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    source Missel.free

    Saint Paul Miki et ses compagnons martyrs

    Historique

    Si le nom de Nagasaki évoque pour le monde entier la déflagration atomique du 9 août 1945, il doit aussi rappeler aux catholiques les vingt-six croix dressées face à la mer, le 5 février 1597. Ces vingt-six crucifiés reproduisaient l’image de la nouvelle chrétienté japonaise : il y avait là des missionnaires[1], trois jésuites[2] dont Paul Miki qui était japonais, et six franciscains[3] , dix-sept laïcs, tertiaires franciscains [4], et même deux enfants : Louis (onze ans) et Antoine (treize ans). Alors qu’ils étaient attachés à leur croix, le R.P. Pierre Baptiste chanta le Benedictus et le petit Antoine entonna le Laudate pueri Dominum.  Du haut de sa croix, saint Paul Miki continuait à prêcher, invitant les gens qui l’entouraient à se convertir et pardonnant à ceux qui étaient responsables de sa mort. Tous étaient souriants, plusieurs chantaient. On leur transperça le cœur d’un coup de lance, ce qui achevait de les configurer au Christ. Urbain VIII les béatifia en 1627 et Pie IX les canonisa le 8 juin 1862.


    [1] Les Jésuites et les Franciscains ont été arrêtés à Ozaka le 9 décembre 1596.

    [2] Paul Miki, Jean de Goto et Jacques Kisoï.

    [3] Pierre Baptiste, chef de la mission franciscaine au Japon, qui, un jour de Pentecôte, avait guéri une jeune fille lépreuse ; Martin d’Aguire, professeur de théologie qui prêchait en japonais ; François Blanco, prêtre ; Philippe de Las Casas ; Gonzales Garcia, frère convers ; François de Saint-Michel, frère convers.

    [4] Tous membres de la communauté de Méaco, ils furent arrêtés le 31 décembre 1596 : Côme Tachegia, Michel et Thomas Cozaki, Paul Ibarki, Léon Carasumo (catéchiste et interprète), Mathias, Bonaventure, Joachim Saccakibara (mèdecin), François de Méaco (médecin), Thomas Dauki (interprète), Jean Kinoia, Gabriel de Duisco, Paul Suzuki (catéchiste et interprète) ; François Danto et Pierre Sukejiro n’étaient pas sur la liste des arrestations mais, comme ils s’obstinaient à suivre les prisonniers et à les soigner, ils furent arrêtés à leur tour.