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Au rythme de l'année liturgique

  • Le dimanche après l'Ascension - évangile et homélie

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    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1b-11a.

    En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
    Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
    Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
    J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
    Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
    Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

    Du blog du Père Simon Noël osb :

    Dimanche après l'ascension - homélie

    Le soir du Jeudi-Saint, Jésus quitta le cénacle pour se rendre au jardin des oliviers. A un moment donné, il s'arrêta sur le chemin, et, levant les yeux au ciel, il pria son Père. C’est ce qu'on appelle la prière sacerdotale de Jésus, dont on vient de nous lire le début dans l'évangile de ce jour.

    Jésus voit déjà plus loin que les souffrances de sa passion qui va commencer dans quelques instants avec son agonie au jardin des oliviers. Il voit déjà la gloire qui sera la sienne, sa résurrection et son ascension auprès du Père. Cette glorification à venir, Jésus la demande, à son Père, comme s'il disait ceci : puisque j'ai accompli sur la terre l’œuvre pour laquelle tu m'as envoyé, il faut maintenant que je sois récompensé, par la glorification de cette nature humaine que j'ai prise en descendant dans le monde des hommes. Jésus demande la gloire du ciel pour son humanité à lui, mais aussi pour toute l'humanité, pour nous tous.

    Ainsi Jésus aura accompli sa mission. Il pourra donner la vie éternelle à tous les hommes, qui ne le rejetteront pas. Maintenant Jésus-Christ est dans le ciel, comme dans l'eucharistie, et il nous communique la vie éternelle.

    Or la vie éternelle c'est d'abord de connaître le vrai Dieu et de l'aimer. Le vrai Dieu, c'est-à-dire la Sainte Trinité, une seule divinité, une seule vie, un seul amour, mais en trois personnes. Dans l'éternité, nous verrons le vrai Dieu, face à face, et cela nous rendra parfaitement heureux. Mais ici-bas tout commence par la foi, croire en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. La vie éternelle commence déjà pour nous par la connaissance du vrai Dieu, mais ici-bas, c'est dans l'obscurité de la foi, plus tard ce sera dans la clarté de la lumière éternelle. Pensons-nous à louer et à remercier Dieu pour le don de la foi et de la vie éternelle ?

    Jésus dit qu'il ne prie pas pour le monde. Pourtant Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique et Jésus va mourir sur la croix pour tous les hommes. Jésus ici ne veut pas dire qu'il refuse de prier pour le monde, mais en fait il entend d'une manière spéciale prier pour ses apôtres et pour tous ceux qui croiront en lui. Jésus sait que sous peu il ne sera plus dans le monde, il sera dans la gloire du ciel, mais ses apôtres vont rester dans ce monde pour continuer sa mission.

    Ils auront besoin pour continuer cette mission et pour être des témoins, de la force de l'Esprit Saint. Après sa résurrection, Jésus à plusieurs reprises annoncera la venue de l'Esprit et enjoindra à ses disciples de l'attendre à Jérusalem. Après l'ascension, comme nous l'avons entendu dans la première lecture, les apôtres vont passer des jours à prier pour la venue de l'Esprit Saint, avec Marie, qui nous apparaît ici comme la Mère de l’Église. Ils vont prier pendant neuf jours. C'est la première neuvaine de l'histoire, la neuvaine du Saint-Esprit. Nous sommes maintenant dans cette neuvaine. A vêpres l’Église chante l'hymne du Veni Creator, pour implorer à nouveau la venue du Saint-Esprit à la pentecôte, pour que de nos jours aussi nous soyons de vrais témoins du Christ et que l’Église puisse rayonner dans le monde. Durant cette neuvaine, il faut prier avec la Sainte Vierge, Mère de l’Église, en disant le chapelet, afin qu'elle nous obtienne en abondance les dons du Saint-Esprit.

    C'est aussi tout particulièrement le temps de la louange, car saint Luc nous dit qu'après l'ascension, les apôtres ne cessaient de louer Dieu et à la pentecôte, sous la douce motion de l'Esprit reçu, ils vont proclamer dans toutes les langues les merveilles de Dieu. La louange est une forme de prière très puissante, car elle nous remplit de joie et de lumière et dans la louange, le Seigneur répand sur nous, sur ceux que nous aimons et sur le monde entier, toutes sortes de bénédictions. Louez beaucoup le Seigneur et vous serez surpris de voir comment votre vie se transformera.

    Oui, viens, Esprit Saint, visite le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
     
    Gloire à toi, o Dieu, pour toutes les merveilles que tu as accomplies en notre faveur.
  • Eux, ils sont dans le monde... Garde mes disciples dans la fidélité à ton nom (7e dimanche de Pâques)

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    La Lettre à Diognète (vers 190) 
    §5-6 : PG 2, 1174B-1175C (trad. Orval alt ; cf bréviaire et SC 33 bis)

    Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes par leur pays, ni par leur langue, ni par l’habillement. Car ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils n'emploient pas un dialecte spécial, et leur genre de vie n'a rien de singulier. Leur doctrine n'est pas sortie de l'imagination fantaisiste d'esprits excités ; ils ne prônent pas, comme tant d’autres, une doctrine humaine quelconque.

    Ils habitent donc, au gré des circonstances, des cités grecques ou barbares ; ils suivent les usages locaux pour ce qui est des vêtements, de la nourriture, des coutumes. Et cependant, ils témoignent clairement d'une manière de vivre qui sort de l'ordinaire. Ils résident chacun dans sa propre patrie, mais ils y sont comme des gens de passage. Ils prennent part à tout comme des citoyens, mais ils supportent tout comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie une terre étrangère… Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais leur cité est dans les cieux (He 11,16). Ils obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre va bien au-delà de la loi.

    Ils aiment tous les hommes, et pourtant tous les persécutent. Ils sont méconnus, condamnés, tués ; et c’est ainsi qu'ils viennent à la vraie vie. Pauvres, ils enrichissent un grand nombre ; manquant de tout, ils surabondent en toutes choses… Insultés, ils bénissent ; outragés, ils honorent les autres… Pour tout dire : ce que l'âme est dans le corps, voilà ce que les chrétiens sont dans le monde.

  • "La vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ." (7e dimanche de Pâques)

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    Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11

    Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
    Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'oeuvre que tu m'avais confiée.
    Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
    J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
    Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes.

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

    COMMENTAIRE DU JOUR

    Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
    Der Gott Jesu Christi (trad. Le Dieu de Jésus Christ, Fayard 1977 p. 17)

    « J’ai fait connaître ton nom aux hommes »

    Qu'est-ce que cela veut dire, le nom de Dieu ?… Dans le livre de l'Apocalypse, l’adversaire de Dieu, la Bête, ne porte pas un nom mais un nombre : 666 (Ap 13,18). La Bête est numéro et elle transforme en numéros. Ce que cela signifie, nous le savons, nous qui avons fait l'expérience du monde des camps de concentration ; leur horreur vient justement de ce qu'ils effacent les visages… Dieu, lui, a des noms et appelle par un nom. Il est personne et cherche la personne. Il a un visage et cherche notre visage. Il a un coeur et cherche notre coeur. Pour lui, nous ne sommes pas des fonctions dans la grande machine du monde, mais ce sont justement ceux qui n'ont aucune fonction qui sont les siens. Le nom, c’est la possibilité d'être appelé, c’est la communion.

    C'est pour cette raison que le Christ est le vrai Moïse, l'achèvement de la révélation du nom. Il ne vient pas apporter, comme nom, un mot nouveau ; il fait plus : il est lui-même la face de Dieu. Il est lui-même le nom de Dieu ; il est la possibilité même qu'a Dieu d'être appelé « tu », d'être appelé comme personne, comme coeur. Son nom propre « Jésus » mène a son terme le nom mystérieux du buisson ardent (Ex 3,14) ; maintenant il apparaît clairement que Dieu n'avait pas fini de parler, qu'il n'avait que provisoirement interrompu son discours. Car le nom de Jésus contient le mot « Yahvé » dans sa forme hébraïque et lui ajoute autre chose : « Dieu sauve ». Yahvé, c’est à dire « Je suis celui qui suis » veut dire maintenant, compris à partir de Jésus : « Je suis celui qui vous sauve ». Son être est salut.

    source: http://www.levangileauquotidien.org

  • Saint Simon Stock et le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel

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    mignard-n-saint-simon-stock-232x300.jpgSaint Simon Stock est fêté aujourd'hui. Catholique.org propose la notice biographique qui suit (et qui est empruntée à Mgr Paul Guérin, édition 1863, p. 229-233 -- Bollandistes, Paris, éd. 1874, tome V, p. 582, ...avec les inconvénients d'un style hagiographique assez daté.)

    Anglais d’origine, saint Simon Stock naquit d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Lorsqu’elle le portait, sa mère le consacra à la Sainte Vierge. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Pour apaiser ses cris et ses pleurs, il suffisait de lui présenter une image de la Vierge Marie. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit-Saint.

    A douze ans, Simon se retira au désert dans le creux d’un arbre, d’où lui vint le surnom de Stock qui signifie "tronc", en langue anglaise. Sa nourriture consistait en herbes crues, quelques racines et pommes sauvages, un peu d’eau claire lui servait de breuvage.

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  • Saint Isidore de Madrid a passé sa vie à faire des choses ordinaires d'une manière extraordinaire

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    Saint Isidore de Madrid (15 mai)

    Il vécut au Moyen Age et mourut en 1130. Il ne doit pas être confondu avec le plus célèbre saint Isidore de Séville, bien qu'il porte le nom de ce saint.

    Il est le saint patron de Madrid et était un agriculteur qui a vécu une vie conjugale sainte. En effet, sa femme, Maria, est également une sainte canonisée.

    Saint Isidore nous enseigne le chemin ordinaire de la sainteté, même si le sien a été marqué par des événements miraculeux. Il a travaillé dur comme agriculteur et s'est également consacré à la prière, réalisant qu'une vie de prière n'était pas réservée aux prêtres et aux ordres religieux. Lui et Maria ont ouvert leur maison aux autres - en effet, certains des miracles de sa vie sont liés à sa capacité à nourrir plus d'invités qu'ils n'en avaient !

    Saint Isidore a passé sa vie à faire des choses ordinaires d'une manière extraordinaire. Dépouillé des miracles, sa vie était faite de vie domestique quotidienne, version familiale du « Petit Chemin » de la Petite Fleur.

    (P. de Souza sur le National catholic Register)

  • Viri Galilaei : introit du jour de l'Ascension

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    Introit de la fête de l'Ascension :

    Viri galilaei, qui admiramini aspicientes in caelum ? Alléluia : Quemádmodum vidístis eum ascendéntem in cælum, ita véniet, alléluia, alléluia, alléluia.

    Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là dans l’étonnement à regarder le ciel ? Alléluia. Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra. Alléluia, Alléluia, Alléluia.

    Pour écouter le chant de l’Alleluia qui précède la proclamation de l’Evangile du jour, cliquer ici ; pour écouter le chant de communion, cliquer ici.

  • L'Ascension du Seigneur (saint Augustin)

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    L'Ascension par Giotto

    "Aujourd’hui notre Seigneur Jésus-Christ monte au ciel; que notre cœur y monte avec lui. Écoutons ce que nous dit l’Apôtre: Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre. De même que lui est monté, mais sans s’éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu’il nous a promis ne s’est pas encore réalisé dans notre corps.

    Lui a déjà été élevé au dessus des cieux; cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu’il a crié du haut du ciel : Saul, Saul, pourquoi me persécuter? Et il avait dit aussi: J’avais faim, et vous m’avez donné à manger. Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi sur la terre, de telle sorte que par la foi, l’espérance et la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel? 

    Lui, alors qu’il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l’amour, mais en lui.

    Lui ne s’est pas éloigné du ciel lorsqu’il en est descendu pour venir vers nous; et il ne s’est pas éloigné de nous lorsqu’il est monté pour revenir au ciel. Il était déjà là-haut, tout en étant ici-bas; lui-même en témoigne: Nul n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel. Il a parlé ainsi en raison de l’unité qui existe entre lui et nous: il est notre tête, et nous sommes son corps. Cela ne s’applique à personne sinon à lui, parce que nous sommes lui, en tant qu’il est Fils de l’homme à cause de nous, et que nous sommes fils de Dieu à cause de lui.

    C’est bien pourquoi saint Paul affirme: Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, bien qu’étant plusieurs, ne forment qu’un seul corps. De même en est-il pour le Christ. Il ne dit pas: Le Christ est ainsi en lui-même, mais il dit: De même en est-il pour le Christ à l’égard de son corps. Le Christ, c’est donc beaucoup de membres en un seul corps. Il est descendu du ciel par miséricorde, et lui seul y est monté, mais par la grâce nous aussi sommes montés en sa personne. De ce fait, le Christ seul est descendu, et le Christ seul est monté ; non pas que la dignité de la tête se répande indifféremment dans le corps, mais l’unité du corps ne lui permet pas de se séparer de la tête."

    De saint Augustin, sermon pour l’Ascension, 98, 1-2 (PLS 2, 494-495)

  • L’Ascension du Seigneur : un appel au réveil de notre cœur

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement (sur son blog) pour ce jour de l'Ascension :

    Appel au réveil du cœur

    Le départ du Christ de la Terre vers son Père pourrait laisser un goût amer aux esprits qui, comme le mien, aiment tout vérifier. Le Christ n’est plus sur la terre. Il n’est plus au tombeau, mais nous ne pourrons plus comme saint Thomas aller voir si nous pouvons mettre notre doigt dans la marque des clous. Nous pourrions avoir un goût de trop peu comme quand on a assisté à un beau spectacle de prestidigitation et qu’ensuite le magicien remballe toutes ses affaires et qu’on ne pourra jamais vérifier s’il y avait un double fond au chapeau. Le Christ est élevé aux cieux, pris dans la nuée — ce sont des signes divins qui parcourent toute la Bible pour nous parler de Dieu, qui dépasse tellement notre réalité, et que saint Luc à son tour utilise dans les Actes des apôtres — et il ne reste de lui que la trace de son passage dans le cœur des apôtres et de tant de croyants. Dans notre cœur aussi…

    Cela pourrait paraître décevant, mais c’est la loi de l’Évangile depuis le début. Tant que nous ne sommes pas à la fin du monde, au moment du retour du Christ dans la gloire, manifeste pour tous, les événements du Christ produisent leur effet à condition d’être accueillis dans un cœur. Toujours, Jésus a préféré ce qui se passe dans le cœur et est invisible pour les yeux. Devant le paralytique amené par quatre hommes, il estime que le plus urgent est de lui donner le pardon de ses péchés. Plusieurs fois il montrera des réticences à réaliser des miracles, voulant plutôt la foi. Et ce n’est pas la maladie ou les malheurs du temps qui le conduiront à la mort, mais les cœurs fermés de ses adversaires.

    L’Ascension du Seigneur est donc un appel au réveil de notre cœur. Allons-nous nous mettre à désirer davantage ? La tentation est grande de nous contenter des morceaux de bonheur que nous parvenons à nous procurer au long de cette vie. Allons-nous oser quitter nos attentes terrestres pour des attentes célestes ? Non pas des attentes chimériques, illusoires, mais une espérance basée sur la promesse du Christ, dont les apôtres ont reçu la mission d’être témoins. Vivre une belle vie d’honnête homme, c’est pas mal, mais c’est si peu devant « la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles » (Ép 1,18). Esprit Saint, toi vers qui nos regards se portent encore davantage en ces 9 jours qui nous séparent de la Pentecôte, toi que nous voulons en nous, fais-nous désirer une vie plus grande que la vie naturelle ! Aide-nous à regarder notre vie appelée à entrer dans la splendeur de l’amour et de la joie où est entrer le Christ, notre berger ! Et aide-nous à poser aujourd’hui des choix en conséquence de cet appel formidable !

    L’évangile selon saint Matthieu (Mt 28,16) ne nous raconte pas l’Ascension, mais, à ce qu’il semble, un épisode intermédiaire où Jésus ressuscité continue la formation de ses disciples, leur « parlant du royaume de Dieu » (Ac 1,3). Ce moment, ce sont les premiers battements de cœur de l’Église. Sa mission est de faire des disciples au Christ, de lui amener des gens de toutes les nations. Elle sera capable de le faire car Jésus est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Et que, parce qu’il a donné sa vie, « tout pouvoir » lui a été « donné au ciel et sur la terre ». Ne nous contentons pas de ceux qui sont déjà chrétiens, car Dieu veut révéler son amour à beaucoup de monde. Jésus notre maître, Jésus le berger de l’Église n’est pas une référence parmi d’autres, mais le seul qui est passé là où il est passé : né parmi nous, mis à mort, relevé d’entre les morts, entré dans la gloire du Père. Il n’y a que lui qui peut donner cela aux hommes. Profitons-en doublement, et ne le gardons pas pour nous !

  • Pour la Fête de l’Ascension

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    « Viri Galilaei » de Giovanni Pierluigi Palestrina (1525-1594) pour l’Ascension du Seigneur : " Hommes de Galilée, pourquoi êtes-vous dans la stupeur en regardant le ciel ? Alleluia, : comme vous l’avez-vu monter au ciel, ainsi il reviendra, alleluia, alleluia, alleluia!" 

    "Viri Galilaei, quid admiramini ascipientes in caelum? Alleluia: quemadmodum vidistis eum ascendentem in caelum, ita veniet, alleluia, alleluia, alleluia!" (introït de la messe de l'Ascension, act. 1, 11)

  • L'homélie de Jean-Paul II à Fatima le 13 mai 1982

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    PÈLERINAGE APOSTOLIQUE AU PORTUGAL
    (12-15 MAI 1982)

    SAINTE MESSE AU SANCTUAIRE DE LA VIERGE DE FATIMA

    HOMÉLIE DE SA SAINTETÉ JEAN-PAUL II

    Fatima,
    jeudi 13 mai 1982

     

    1. « Et dès cette heure, le disciple la prit chez lui » ( Jn 19,27).

    C’est sur ces mots que s’achevait l’Évangile de la liturgie du jour à Fatima. Le nom du disciple était Jean. C’est lui, Jean, fils de Zébédée, apôtre et évangéliste, qui entendit les paroles du Christ sur la croix : « Voici ta mère. » Auparavant, le Christ avait dit à sa Mère : « Femme, voici ton fils. »

    C'était un témoignage magnifique.

    Lorsque le Christ quitta ce monde, il confia à sa Mère un homme qui serait comme un fils pour elle : Jean. Il le lui confia. Et, de ce don et de cette confiance, Marie devint la mère de Jean. La Mère de Dieu devint la mère de l’homme.

    Dès lors, Jean « la prit chez lui » et devint le tuteur terrestre de la Mère de son Maître ; car il est du droit et du devoir des enfants de prendre soin de leur mère. Mais surtout, par la volonté du Christ, Jean devint le fils de la Mère de Dieu. Et en Jean, tout homme devint son fils.

    2. « Il l’a emmenée hors de chez lui » peut aussi signifier, littéralement, dans sa maison.

    Une manifestation particulière de la maternité de Marie à l'égard des hommes réside dans les lieux où elle les rencontre ; les maisons où elle vit ; les maisons où se fait sentir une présence particulière de la Mère.

    Ces lieux et ces maisons sont innombrables. Ils sont d'une grande diversité : des oratoires dans les maisons ou le long des rues, où rayonne l'image de la Vierge Marie, aux chapelles et églises construites en son honneur. Il existe cependant des lieux où l'on ressent particulièrement intensément la présence de la Vierge. Parfois, ces lieux irradient leur lumière au loin, attirant des fidèles de loin. Leur rayonnement peut s'étendre à un diocèse, à une nation entière, voire à plusieurs nations et même à plusieurs continents. Ce sont des sanctuaires mariaux.

    En tous ces lieux, le testament unique du Seigneur crucifié se réalise de façon admirable : l’homme se sent remis à Marie et confié à elle ; il affluent vers elle pour être avec elle comme avec sa propre Mère ; il lui ouvre son cœur et lui parle de tout : « il l’accueille chez lui », c’est-à-dire avec tous ses problèmes, parfois difficiles. Ses propres problèmes et ceux des autres. Les problèmes des familles, des sociétés, des nations, de l’humanité tout entière.

    3. N’est-ce pas le cas du Sanctuaire de Lourdes, en France voisine ? N’est-ce pas le cas de Jasna Góra, en Pologne, le Sanctuaire de ma nation, qui célèbre cette année son six-centième anniversaire ?

    Il semble que là aussi, comme dans de nombreux autres sanctuaires mariaux à travers le monde, ces paroles de la liturgie d'aujourd'hui résonnent avec une force particulièrement authentique :
    « Tu es la glorieuse gloire de notre peuple » ( Juges 15, 10), et aussi les autres :
    « Face à l'humiliation de notre lignée /... tu as relevé notre abattement / en te comportant avec droiture devant notre Dieu » ( Juges 13, 20).

    Ces mots résonnent à Fatima comme un écho particulier des expériences non seulement de la nation portugaise, mais aussi de nombreuses autres nations et peuples à travers le monde : en effet, ils sont l'écho de l'expérience de toute l'humanité contemporaine, de toute la famille humaine.

    4. Je suis venu ici aujourd'hui parce que, l'année dernière, jour pour jour, sur la place Saint-Pierre à Rome, a eu lieu une tentative d'assassinat contre le pape, coïncidant mystérieusement avec l'anniversaire de la première apparition à Fatima, qui a eu lieu le 13 mai 1917.

    Ces dates coïncidaient de telle manière que j'ai ressenti un appel particulier à venir ici. Et voici, aujourd'hui je suis ici. Je suis venu remercier la Divine Providence en ce lieu que la Mère de Dieu semble avoir si tout particulièrement choisi. « Misericordiae Domini, quia non sumus consumpti » ( Lam 3, 22), je répète avec le prophète.

    Je suis venu avant tout confesser ici la gloire de Dieu lui-même :
    « Béni soit le Seigneur Dieu qui a créé le ciel et la terre », dis-je en reprenant les paroles de la liturgie d’aujourd’hui ( Juges 13, 18).

    Et vers le Créateur du ciel et de la terre, j'élève aussi cet hymne de gloire particulier, qui est elle-même, la Mère Immaculée du Verbe Incarné :
    « Bénie sois-tu, ma fille, devant le Dieu Très-Haut plus que toutes les femmes qui vivent sur la terre… »

    « Le courage qui vous a soutenus ne quittera jamais le cœur de ceux qui se souviendront toujours de la puissance de Dieu. Que Dieu accorde une issue heureuse à cette entreprise pour votre exaltation éternelle » ( Juges 13:18-20).

    À la base de ce chant de louange, que l'Église entonne avec joie ici comme en tant d'autres lieux sur terre, se trouve le choix incomparable d'une fille du genre humain comme Mère de Dieu.

    Et que Dieu soit donc adoré par-dessus tout : Père, Fils et Saint-Esprit.

    Bénie et vénérée soit Marie, type de l’Église, comme « demeure de la Sainte Trinité ».

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  • Saint Servais, évêque de Tongres (13 mai)

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    De Joseph Grandjean sur un site consacré à l'histoire de la principauté de Liège :

    Saint Servais

    Après la mort de St Materne, évêque de Cologne, vers 328, son diocèse fut démembré en plusieurs autres dont ceux de Cologne, Tongres et Cambrai. En érigeant le nouveau diocèse de Tongres, on lui donna pour limite la circonscription civile de la cité et c’est vers 344 que St Servais occupa pour la première fois son siège. Des documents authentiques nous révèlent en lui un homme de premier plan, un pasteur qui ne se contentait pas de régir son troupeau, mais se préoccupait des intérêts de l’Eglise universelle, il fut un défenseur acharné de la vraie doctrine. C’est dans les controverses ariennes que St Servais se distingua car il y  joua un rôle essentiel.

    Rappelons que le Concile de Nicée, de 325, qui définissait la divinité de la seconde personne de la Trinité, condamna formellement les théories d’Arius. Mais les Eusébiens, appelés ainsi du nom du principal évêque arianisant, Eusèbe de Nicomédie, arrachent à l’empereur  Constantin le rappel d’Arius, exilé, et la proscription du champion de l’orthodoxie nicéenne, Athanase, évêque d’Alexandrie. C’est notamment  lors de son exil qu’Athanase fit à Trèves, un séjour resté célèbre.

    Après la mort de Constantin, en 337, son empire est divisé entre ses trois fils Constantin II, Constance et Constant. Constantin II est assassiné rapidement ; Constant, partisan de l’orthodoxie défendue au concile de Nicée devient empereur d’Occident, tandis que Constance, fervent de la doctrine d’Arius, est nommé empereur d’Orient.

    En 339, au synode d’Antioche, les évêques orientaux déposent Athanase. Mécontent, Constant, réclame à son frère Constance, la réunion d’un nouveau concile des deux Eglises afin de confirmer les conclusions de Nicée.  Ce concile eut lieu à Sardique (Sofia), en 343 et, malgré l’opposition des Eusébiens, le symbole de Nicée y fut confirmé et Athanase y fut absous et rétabli sur son siège. St Servais, évêque de Tongres, assista à ce concile en compagnie de Maximin de Trèves et d’Euphrate de Cologne. Il figure également sur la liste des 282 évêques favorables à la cause d’Athanase.

    Après le concile de SardiqueVincent de Capoue et Euphrate de Cologne sont chargés par l’empereur Constant de se rendre chez son frère afin d’obtenir de lui la fin de la persécution contre les catholiques en Orient. Ils réussirent dans leur mission, cependant Euphrate, après son retour, est accusé lui-même d’arianisme et déposé par le concile de Cologne, en 346. A cette assemblée, St Servais aurait déclaré, avec d’autres évêques, qu’Euphrate n’était plus digne de l’épiscopat.

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  • 13 mai : Notre Dame de Fatima

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    6-OU-7-nd-rosaire-fatima.jpgNotre-Dame de Fatima (source : EAQ)

    Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.

    Nous sommes au printemps de l'année 1917. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète trois fois: « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! »

    Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, il leur donne la communion, puis disparaît.

    Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les trois enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.

    Une dizaine de personnes sont présentes sur place, ils témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Ils constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Ils seront aussi frappés par la transfiguration des trois pastoureaux pendant la vision.

    Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante: « Ô mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

    Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.

    Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les trois secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message: « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »

    Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'elle reviendra le mois suivant avec saint Joseph et l'enfant Jésus.

    La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame : « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant une foule d'environ 70.000 personnes qui pourront témoigner. Elles virent la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que toutes pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. À la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.

    François mourut en 1919 et Jacinthe en 1920. Ils furent béatifiés par le pape saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000.

    Lucie Dos Santos prononça ses vœux en 1928 et eut de nouvelles apparitions de la Vierge Marie en 1925 et 1929. Elle rédigea elle-même son histoire, version officielle des apparitions de la Vierge de Fatima. À partir de 1945, elle entre au carmel de Coïmbra, où elle meurt le 14 février 2005, à l’âge de 97 ans, sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.

    Fatima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu, il est avec celui de Lourdes un des principaux sanctuaires consacrés au culte de la Vierge Marie.