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Au rythme de l'année liturgique

  • Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe (23 juillet)

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    ste_br10.jpgLors de l'audience générale du mercredi 27 octobre 2010, place Saint-Pierre, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à sainte Brigitte de Suède :

    Chers frères et sœurs,

    En la veille fervente du grand Jubilé de l’An 2000, le vénérable serviteur de Dieu Jean-Paul II proclama sainte Brigitte de Suède co-patronne de toute l’Europe. Ce matin, je voudrais présenter sa figure, son message, et les raisons pour lesquelles cette sainte femme a beaucoup à enseigner — aujourd’hui encore — à l’Eglise et au monde.

    Nous connaissons bien les événements de la vie de sainte Brigitte, car ses pères spirituels rédigèrent sa biographie pour promouvoir son procès de canonisation immédiatement après sa mort, en 1373. Brigitte était née 70 ans auparavant, en 1303, à Finster, en Suède, une nation du nord de l’Europe qui, depuis trois siècles, avait accueilli la foi chrétienne avec le même enthousiasme que celui avec lequel la sainte l’avait reçue de ses parents, des personnes très pieuses, appartenant à de nobles familles proches de la maison régnante.

    Nous pouvons distinguer deux périodes dans la vie de cette sainte.

    La première est caractérisée par son mariage heureux. Son mari s’appelait Ulf et était gouverneur d’un important territoire du royaume de Suède. Le mariage dura vingt-huit ans, jusqu’à la mort d’Ulf. Huit enfants furent issus de ce mariage, dont la deuxième, Karin (Catherine) est vénérée comme sainte. Cela est un signe éloquent de l’engagement éducatif de Brigitte à l’égard de ses enfants. D’ailleurs, sa sagesse pédagogique fut appréciée au point que le roi de Suède, Magnus, l’appela à la cour pour une certaine période, dans le but d’introduire sa jeune épouse, Blanche de Namur, à la culture suédoise.

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  • Saint Jean Cassien, choisi par Dieu pour apporter en Occident l’illumination du monachisme oriental (23 juillet)

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    Du blog du Mesnil Marie :

    Saint Jean Cassien, choisi par Dieu pour apporter en Occident l’illumination du monachisme oriental.

    23 juillet

    Étiquette : saint Jean Cassien - Orthodoxie.com

           Les moines byzantins l’appellent « notre père Cassien, choisi par Dieu pour apporter en Occident l’illumination du monachisme oriental ». Mais,  malheureusement, aujourd’hui en Occident, en dehors des milieux monastiques sérieux, où ses écrits sont toujours étudiés et médités comme des textes de référence, et en dehors de Marseille, où son tombeau et ses reliques sont vénérés à l’abbaye Saint-Victor qu’il a fondée, Saint Jean Cassien n’est pas assez connu, prié et suivi.

       Ce défaut de popularité de Saint Jean Cassien chez les Latins s’explique en partie par les polémiques et controverses sur la grâce qui, à la fin du IVème siècle et au Vème siècle, ont divisé – parfois de manière assez virulente – la Sainte Eglise et – hélas ! – contribué à creuser le fossé entre Rome et Constantinople.
    En évoquant la figure de Saint Prosper d’Aquitaine (cf. ici), nous avons évoqué ces luttes doctrinales, conséquentes aux erreurs répandues par le moine Pélage, que nous ne détaillerons pas davantage ici. Nous dirons seulement que certains disciples de Saint Augustin, tout comme certains disciples de Saint Jean Cassien - lequel, au chapitre XIII de ses conférences, mettait en garde contre certains excès de la doctrine augustinienne, ou plus exactement contre les durcissements de la doctrine du grand Docteur d’Hippone opérés par certains de ses disciples -, par leur manque de nuances et – souvent aussi – d’esprit surnaturel et de charité, n’ont pas toujours œuvré pour quelque chose de constructif ni pour l’apaisement, alors que, cependant, disciples de Saint Augustin et disciples de Saint Jean Cassien (et de Saint Vincent de Lérins) combattaient tous le pélagianisme !

       C’est une tendance en effet de beaucoup de disciples, qui, malgré leur bonne volonté, n’ont pas les mêmes envergure, largeur et profondeur de pensée que celui dont ils se réclament, de bien souvent interpréter et diffuser sans les nuances nécessaires les enseignements du maître sur l’autorité duquel ils se fondent : en ce qui concerne ces controverses sur la grâce, cela se reproduira au XVIIème siècle avec les jansénistes qui prétendaient s’appuyer sur Saint Augustin, et sur d’autres sujets on le constate aussi chez certains thomistes dont la raideur et l’étroitesse d’esprit caricaturent, plus qu’ils ne les servent, les enseignements de l’Aquinate. 

       Saint Jean Cassien, selon l’opinion la plus répandue parce que la plus vraisemblable, naquit vers 360, en Scythie, c’est-à-dire dans la région des bouches du Danube, dans l’actuelle province de Dobrodgea (Roumanie).
    Certains toutefois le feraient naître en Provence et d’autres en Arménie.
    Il était issu d’une famille chrétienne probablement assez aisée, parce qu’il a reçu une excellente éducation classique et parlait bien le grec et le latin.
    Certains savants, remarquant que le nom de Kassianos (latin : Cassianus, et pour nous Cassien) se retrouve assez fréquemment dans l’épigraphie de la région des bouches du Danube, ont suggéré que c’était son nom de baptême, et qu’il y aurait ajouté plus tard celui de Jean, en référence à Saint Jean Chrysostome dont il fut un proche et fervent disciple.

       Assoiffé de perfection, vers l’âge de 20 ans, accompagné de Germain, son ami d’enfance et compatriote (qui l’accompagna une grande partie de sa vie), il se rendit en Terre Sainte et entra dans un monastère à Bethléem.
    Après avoir vécu la vie monastique palestinienne pendant plusieurs années, désireux de mieux connaître les traditions du monachisme primitif sur les lieux mêmes où il avait éclos et s’était développé, toujours accompagné de Germain, vers 390, il fut autorisé à aller visiter les Pères du Désert en Égypte.
    Ils demeurèrent plusieurs années au désert de Scété, fondé par Saint Macaire, allant nu-pieds comme les moines du pays, pauvrement vêtus et vivant du travail de leurs mains. Ils y furent initiés à la vie contemplative et au combat ascétique contre les passions, et ils recueillirent tout l’enseignement de ces Pères du désert, au contact du saint Abbé Moïse, de Saint Paphnuce et d’autres pères renommés : Sérapion, Théonas et Isaac… etc.

       Ces longues années d’ascèse et de contemplation furent des années de luttes spirituelles intenses : expérience personnelle précieuse et irremplaçable grâce à laquelle Saint Jean Cassien, divinement inspiré, a développé une doctrine du combat spirituel qu’il sera ensuite capable de synthétiser et de transmettre.
    Quelques commentateurs de son œuvre affirment qu’il est le premier a avoir défini les huit passions principales : gourmandise, fornication, cupidité, colère, tristesse, acédie, vaine gloire et fierté.

       Mais c’était aussi un temps où, dans l’Eglise d’Alexandrie, les luttes doctrinales autour de l’héritage d’Origène entrainèrent l’expulsion des moines qualifiés d’ « origénistes ».
    Cassien, toujours accompagné de son ami Germain, dut quitter l’Egypte et, vers 399, ils vinrent à Constantinople et se placèrent sous la direction spirituelle du grand et saint archevêque Jean Chrysostome.
    C’est par ce dernier que Jean Cassien fut ordonné diacre au service de l’Eglise constantinopolitaine (très probablement en 400) : il semblerait qu’il y fut commis à la garde du trésor de la cathédrale.
    Fervent disciple et défenseur de Saint Jean Chrysostome, il dut fuir lorsque, en 403, le saint archevêque persécuté fut déposé par un concile impie, et exilé.

       Cassien partit alors pour Rome où il alla plaider la cause de Saint Jean Chrysostome auprès du pape Innocent 1er (mais en vain, parce que ledit pontife n’avait pas vraiment de pouvoir sur les affaires de Constantinople, rendues très compliquées par les ingérences impériales).
    A partir de ce moment, Saint Jean Cassien ne quittera plus l’Occident : c’était providentiel pour le christianisme occidental, puisque Saint Jean Cassien lui apporta les trésors de la spiritualité du désert.

       Il reste à Rome pendant une dizaine d’années, protégé du pape Innocent 1er (+ 12 mars 417) : au cours de ce séjour, il devient ami – et même conseiller – du jeune Léon, futur Saint Léon 1er le Grand (mais qui n’était alors pas encore archidiacre de Rome). Pour certains historiens, c’est à Rome qu’il a été ordonné prêtre, tandis que pour d’autres ce sera seulement à Marseille.

       Car, quittant Rome, Jean vint s’établir à Marseille, où, en 414 ou 415, encouragé par l’évêque du lieu, il fonda deux monastères :
    - un pour les hommes, au-dessus des grottes où étaient conservées les reliques de Saint Lazare le ressuscité, fondateur de la Chrétienté massaliote, et de Saint Victor, martyr ;
    - et un pour les femmes, sous le vocable du Saint-Sauveur.

       En ascète éprouvé et en père plein de sage discernement, Jean Cassien aménagea, pour ses nombreux moines (on rapporte qu’ils furent rapidement 5000 !) et moniales, l’authentique tradition qu’il avait reçue et expérimentée en Orient, tout en tenant compte des conditions propres à la Gaule, de son climat et du caractère de ses habitants.
    C’est ce qui l’amena à rédiger plusieurs ouvrages dans un style clair et persuasif :

    • « Les Institutions Cénobitiques », en douze livres : les quatre premiers décrivent la manière de vivre des moines d’Egypte, l’austérité de leur mise vestimentaire, de leur nourriture et de leurs exercices ascétiques ; mais Saint Jean Cassien en modère la rigueur pour l’adapter à la vie des moines gaulois, car les austérités extraordinaires des moines orientaux n’étaient pas praticables en Occident. Il traite dans les huit derniers livres des huit passions fondamentales, en indique les remèdes, et explique les vertus à leur opposer.
    • « Les Conférences », dans lesquelles il expose, à l’intention des ermites qui vivaient en Provence, et notamment à Lérins, les étapes supérieures du combat pour la pureté du cœur et la contemplation.

        Au siècle suivant, Saint Benoît reprendra et citera dans sa Règle les « Institutions », et stipulera que les « Conférences » soient lues dans tous ses monastères (Règle 42,3), et plus tard encore ses écrits constitueront la nourriture spirituelle, entre autres, d’un Saint Thomas d’Aquin et d’un Saint Ignace de Loyola.

       Saint Jean Cassien a insisté sur l’origine apostolique de la vie monastique, fondée sur la pratique de l’Eglise telle qu’elle nous est présentée dans les Actes des Apôtres. Il affirme la supériorité théorique de la vie érémitique, mais préfère dissuader quiconque n’est pas convenablement formé pour l’entreprendre.

       Il y a un troisième ouvrage important qui a été rédigé par Saint Jean Cassien, mais il ne traite pas de la vie monastique : c’est le « Traité de l’Incarnation contre Nestorius » (De incarnatione Domini contra Nestorium), ouvrage théologique qui lui a été commandé par l’archidiacre du pape Célestin 1er, Léon, futur pape Saint Léon 1er le Grand, qui, plus tard, se servira de ce traité pour écrire son « Tome à Flavien », qui fut applaudi au concile de Chalcédoine.
    Ainsi donc, indirectement, à travers Saint Léon le Grand, c’est Saint Jean Cassien que les Pères du concile de Chalcédoine ont applaudi !
    Saint Jean Cassien, dans ce ouvrage rigoureux a analysé toutes les idées de Nestorius, les a démontées l’une après l’autre de manière méthodique, en s’appuyant sur un « dossier patristique » où il a cité toute une série de Pères contemporains ou antérieurs, prouvant au passage sa large et solide culture théologique et patristique.

       Saint Jean Cassien s’endormit dans la paix de son Seigneur en 435, selon la date la plus communément reçue, ou bien en 440 ou encore 458, selon d’autres historiens. On a des témoignages montrant que dès 470 il était honoré comme un saint, et ce qui subsiste de ses reliques se trouve principalement à l’abbaye Saint-Victor, ainsi que nous l’écrivions en commençant.
    Le Martyrologe des Gaules le mentionne à la date du 23 juillet, tandis que l’Orthodoxie célèbre sa fête le 29 février.

  • Aujourd'hui, on fête sainte Marie-Madeleine

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    images.jpgA la suite de la sortie d'un mauvais fillm (déjà oublié), transposé d'un roman (médiocre) qui a constitué un succès de librairie (inconcevable), le personnage de Marie-Madeleine est devenu l'objet de toutes les affabulations possibles et imaginables, totalement dénuées de fondements historiques mais d'autant plus appréciées par les faiseurs d'opinion qu'elles semblaient mettre à mal l'approche catholique de cette grande sainte.

    Documents sur Marie Madeleine

    Les métamorphoses de Marie-Madeleine (évangiles synoptiques, évangile de St Jean, évangiles gnostiques) par le Père JEAN-MARIE SEVRIN, Franciscain
      http://www.lalibre.be/article.phtml?id=11&subid=118&art_id=187885  
     

    Jésus a-t-il épousé Marie-Madeleine ?    http://www.opusdei.fr/art.php?p=15400    

    Jésus et Marie-Madeleine   http://dominique-le-tourneau.hautetfort.com/archive/2006/02/16/jesus-et-marie-madeleine.html  

    Benoît XVI nous rappelle l'histoire de Marie de Magdala

  • Mais qui était vraiment Marie-Madeleine ? (22 juillet)

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    De KTO :

    Marie-Madeleine

    15/04/2018

    Cette semaine, la Foi prise au mot, en partenariat avec le Monde de la Bible, vous propose de revenir sur l’un des personnages les plus attachants et les plus populaires des évangiles : Marie-Madeleine. Qui est-elle cette femme dont on parle tant ? Marie de Béthanie, assise aux pieds du Seigneur pendant que sa soeur Marthe vaque aux tâches de la maison ? Marie de Magdala qui reconnaît son maître ressuscité au matin de Pâques ? Est-elle aussi la pécheresse qui essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux ? Universellement célébrée, très à la mode depuis quelque temps, Marie Madeleine fascine et interroge. Pour essayer de percer le mystère nous retrouvons trois invités : Sylvaine Landrivon, théologienne, maître de conférences à l’université catholique de Lyon, Raphaëlle Ziadé, responsable de département des arts byzantins au Petit Palais, et le père Jean Pierre Brice Olivier, prêcheur dominicain.

  • Marie-Madeleine (22 juillet)

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    mariamagdalena01.jpgHomélie du Père Joseph-Marie Verlinde (Famille de Saint-Joseph) (Homelies.frArchive 2008)

    Comme la Bien-aimée du Cantique, Marie-Madeleine cherche « celui que son cœur aime » (1ère lect.) « alors qu’il fait encore sombre ». Mais comment pourrait-elle le chercher si elle ne l’avait pas déjà trouvé ? Son désir témoigne de la présence et de l’action en elle de l’Esprit Saint qui l’attire irrésistiblement vers Jésus. Avec l’intuition sûre de l’amour, elle se rend au rendez-vous de son Seigneur, mais il lui faut du temps pour reconnaître les signes de sa présence. La mise en scène et les dialogues rapportés par Saint Jean sont d’une esquise délicatesse. Marie ne semble même pas s’étonner de voir deux personnages - identifiés à « des Anges vêtus de blanc » - dans l’espace réduit du tombeau. A moins que le caractère saugrenu de cette situation soit une invitation explicite de l’évangéliste à nous élever à une lecture symbolique. Le propitiatoire posé sur l’Arche de l’Alliance n’était-il pas flanqué lui aussi de deux Anges, « l’un à la tête, l’autre aux pieds » ? Ce tombeau vide apparaît tout à coup comme le Temple de Dieu, le lieu où repose sa gloire, où demeure sa présence.

    Ce n’est pas un divin impersonnel qui remplit le tombeau de sa nuée : les « Anges » s’adressent à Marie-Madeleine avec les paroles mêmes que le Ressuscité reprendra quelques instants plus tard. Comme l’étymologie du terme Ange l’indique, ces Etres de lumière sont les messagers, les porte-paroles de Dieu ; ils sont évoqués pour éviter de prononcer le Nom du Seigneur lui-même. Le fait qu’ils prononcent les paroles que reprendra Jésus, sous-entend que celui-ci partage désormais la gloire du « Nom qui surpasse tous les noms » (Ph 2, 9). Il est « le Seigneur », celui devant qui toute créature au ciel et sur la terre fléchit les genoux, et dont toute langue proclame la Seigneurie universelle (cf. Ph 2, 10-11).

    Marie n’en est pas encore là dans son cheminement ; pour le moment, elle cherche encore un cadavre. Aveuglée par la tristesse, elle ne reconnaît pas la présence du Vivant au cœur du tombeau vide dont elle se détourne. Mais le Ressuscité n’est plus lié à un lieu précis ; il n’est plus conditionné ni par l’espace ni par le temps : il est bien réellement présent partout où un cœur le désire ardemment. Marie-Madeleine est littéralement enveloppée de toute part par sa présence qui se fait plus pressante : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Marie ne se trompe pas vraiment en prenant Jésus pour le jardinier : n’est-il pas le nouvel Adam que le Père a établi gardien de cette terre où est planté l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, que sa Résurrection a transformé en Arbre de Vie ? Il faut cependant un appel particulier, personnel de Notre-Seigneur pour la réveiller de sa torpeur et la faire entrer dans le monde nouveau inauguré par la Pâque de celui qu’elle cherche éperdument.

    « Marie » : interpellation empreinte de douceur, mais aussi sans doute supplication de l’amour mêlée d’étonnement : « comment se fait-il que tu ne me reconnaisses pas ? » C’est en prononçant notre nom que Jésus se fait connaître, ce « nom nouveau gravé sur une pierre blanche, que personne ne connaît sauf celui qui la reçoit » (Ap 2, 17). Se retournant une seconde fois, c’est au cœur même du tombeau vide devenu chambre nuptiale, que Marie cherche cette fois à retenir son Seigneur en confessant son amour : « Rabbouni ».

    Pourtant cette rencontre n’est que préfigurative : le temps des noces n’est pas encore venu. Jésus « monte vers son Père et notre Père, vers son Dieu et notre Dieu » pour nous préparer une place dans sa demeure d’éternité. En attendant le face à face, il nous faut comme Marie, et dans la foi, poursuivre notre route et annoncer nous aussi : « J’ai vu le Seigneur ressuscité au fond de mon cœur. Il a pris autorité sur toutes mes morts et transformé mes tombeaux en sanctuaires de sa gloire ; et voilà ce qu’il m’a dit : “Cherchez-moi de tout votre cœur ; je me laisse trouver par les âmes de désir” ».

    « Seigneur arrache de ma poitrine mon cœur de pierre ; cœur lourd, opaque, indifférent, insensible. Et donne-moi un cœur de chair qui “languit de toi comme une terre aride, sans eau” (Ps 62). Accorde-moi de pressentir ta force et ta gloire, afin de réaliser que ton amour éternel vaut mieux que ma pauvre vie mortelle. Je pourrai alors “lever les mains pour te bénir en invoquant ton nom, m’attacher à toi de toute mon âme, et crier de joie à l’ombre de tes ailes” (Ibid.). »

  • 22 juillet : Marie-Madeleine, disciple du Seigneur

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    lippo-memmi_saint-marie-madeleine15.jpgSur Missel.free :

    Marie-Madeleine, ainsi nommée en l'évangile selon saint Luc[1] parmi les femmes qui suivent Jésus depuis la Galilée, se retrouve dans les récits de la Passion et de la Résurrection. Son identité avec Marie de Béthanie et la pécheresse[2] est depuis toujours discutée. Si la chose était de nature à pouvoir être parfaitement éclaircie, elle devrait l'être à présent, puisque tant d'habiles personnages l'ont traitée.

    1° La pécheresse

    Invité chez un pharisien, Jésus, la Sagesse de Dieu[3], accueille les pécheurs. Sa parole révèle la puissance de l'amour et la grâce du pardon à l'homme trop préoccupé de soi et peu conscient de son médiocre amour. L'attitude de Simon se caractérise par une triple inaction, alors que la pécheresse multiplie les gestes de repentir et d'amour qui, loin d'être pour Jésus une cause de scandale, manifestent une profonde contrition ; d'elle-même elle dénoue sa chevelure[4] et vénère les pieds du Maître avec une intense émotion. L'onction des pieds est un geste extraordinaire, signe d'un amour d'une intensité exceptionnelle. Le pharisien doute du caractère prophétique de Jésus qui se laisse toucher par une pécheresse au détriment de sa propre pureté, mais Jésus connaît le cœur de cette pénitente et, délicatesse suprême, il ne lui révèle la connaissance de ses péchés qu'au moment de les lui pardonner.

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  • Ecce Deus adiuvat me (Introit du 16ème dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus

    Ps 53
    6 Voici que Dieu vient à mon aide,
    le Seigneur est mon appui entre tous.
    7 Que le mal retombe sur ceux qui me guettent ;
    par ta vérité, Seigneur, détruis-les,
    Seigneur, mon protecteur.

    3 Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
    par ta puissance rends-moi justice.

  • 16e dimanche du temps ordinaire : des images pour croire

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    Du Père Raphaël Devillers o.p. (source) :

    DES IMAGES POUR CROIRE

    Le grand discours de Jésus sur les paraboles se situe au centre de l’évangile de Matthieu : en 7 images, Jésus essaie de faire comprendre ce qu’est le « Royaume de Dieu » que son Père lui a donné mission d’inaugurer sur terre. Loin d’être une transfiguration immédiate du monde (ce qui ferait de nous des sujets irresponsables), ce Royaume commence par l’annonce de la Bonne Nouvelle à des hommes qui doivent se prononcer, s’engager comme des acteurs libres.
    Dans la 1ère parabole, lue dimanche passé, Jésus s’est comparé à un semeur qui lance la Parole de Dieu : celle-ci est reçue diversement, il y a beaucoup d’échecs mais la réussite finale est assurée.

    2ème PARABOLE : L’IVRAIE

    Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

    Si le Royaume a commencé, pourquoi y a-t-il tant de mal ? C’est qu’il y a un autre semeur, satan, le diable qui, dès le début, au désert, lançait à Jésus des suggestions perverses pour le faire dévier (4, 3-11). Si Jésus n’a pas cédé, il en va autrement de nous qui laissons le mal étendre ses ramifications telle l’ivraie, la mauvaise herbe, « la zizanie », dans le champ du bon blé.
    La tentation est de vouloir éradiquer ce mal au plus vite, de vouloir un monde parfait où ne subsistent que les bons. Les grands conquérants veulent imposer leur modèle ; les idéologies veulent exterminer ceux qui ne sont pas « dans la ligne du Parti » ; il est arrivé à l’Eglise de vouloir être la communauté des « purs » et de faire taire ceux qu’on estimait mauvais. Déjà les deux apôtres Jacques et Jean, furieux d’être refusés dans un village, demandaient à Jésus de la consumer par le feu mais Jésus les avait vertement réprimandés (Luc 9, 53). Un philosophe parlait de « la pureté dangereuse ».
    La parabole est donc une exhortation à la patience et un interdit de la condamnation. D’abord parce que nous n’avons pas tous les éléments pour juger et que nous pouvons faire de fausses estimations ; ensuite parce que les hommes ne sont pas des végétaux fixés dans leur espèce et que certains, mauvais, peuvent un jour se convertir et devenir bons ; ensuite parce que le bien peut se développer dans son affrontement au mal, la présence d’un défaut peut faire grandir en sainteté : enfin parce nous devons laisser le jugement à Celui-là seul qui peut l’exercer en vérité. Soyons patients, supportons, ne condamnons pas tout en maintenant l’espérance que la Lumière l’emportera. Seul Dieu peut réaliser la Jérusalem céleste.

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  • Evangile et homélie du 16e dimanche du temps ordinaire : la parabole de l'ivraie

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    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.

    En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. 
    Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. 
    Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. 
    Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” 
    Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” 
    Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. 
    Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” » 
    Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. 
    C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » 
    Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 
    Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, 
    accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’ 
    Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » 
    Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; 
    le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. 
    L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. 
    De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. 
    Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; 
    ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. 
    Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

    La parabole de l'ivraie, homélie du Père Simon Noël

    La parabole de l'ivraie n'offre guère de difficultés de compréhension, puisque Notre Seigneur lui même en a fourni l'explication, comme il l'avait déjà fait pour la parabole du semeur. Le semeur c'est Jésus, le Fils qui est venu en ce monde de la part du Père pour nous annoncer la Bonne Nouvelle. Le champ, c'est le monde. Le bon grain ce sont ceux qui ayant accueilli l’Évangile vivent dans la grâce de Dieu une vie d'amour de Dieu et du prochain. L'ivraie ce sont ceux qui vivent dans le péché, ceux qui, comme l'a dit l'ange qui est apparu aux trois bergers de Fatima, ne croient pas , n'adorent pas, n'espèrent pas et n'aiment pas Dieu. Au lieu d'être les enfants de Dieu, ils sont les fils du diable. La moisson c'est la fin des temps, quand Jésus apparaîtra dans sa gloire, et les moissonneurs ce sont les anges qui escorteront le Christ lorsqu'il reviendra.

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  • Aujourd'hui, on fête Notre-Dame du Mont Carmel

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    Prière à Notre-Dame du Mont Carmel


    Vierge Immaculée, Marie,
    Lumière et Gloire du Mont Carmel,
    Jetez sur nous un regard de bonté,
    Et gardez-nous sous Votre protection maternelle.
    Fortifiez notre faiblesse par Votre puissance,
    Et dissipez par Votre lumière
    Les ténèbres de notre cœur.
    Augmentez en nous la foi,
    L'espérance et la charité.
    Ornez notre âme de toutes les vertus
    Afin qu'elle devienne de plus en plus
    Chère à Votre Divin Fils.
    Assistez-nous pendant la vie,
    Consolez-nous par Votre présence
    A l'heure de notre mort,
    Et présentez-nous à la Sainte Trinité,
    Comme Votre enfant,
    Afin que nous puissions Vous louer,
    Et Vous glorifier éternellement
    Dans le Ciel.
    Amen.

  • Notre Dame du Mont Carmel

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    16 juillet, Notre Dame du mont Carmel (Source : mariedenazareth.com)

    ebb6a4baf7.jpgIcône de Jean de la Croix et Thérèse d'Avila

    Carmel de l'unité, Harissa Liban

    Cette fête a été instaurée par les Carmes vers 1380, en mémoire de la fin des oppositions à leur ordre, et de la vision à saint Simon Stock le 16 juillet 1251.

    En 1587, le pape Sixte Quint l’a étendue à l’ensemble du Carmel, branches féminine et masculine.

    En 1726, Benoît XIII l’étend au calendrier romain (1).

    Les apparitions de Lourdes et de Fatima rappellent Notre Dame du Carmel.

    Les apparitions de Lourdes se sont conclues le16 juillet 1858, fête de Notre Dame du Mont Carmel. Ce jour là, nous rapporte Bernadette, l'apparition resta dans le silence et se montra plus belle que jamais. Celle qui est la Reine et la beauté du Carmel, la Vierge du silence et de la contemplation, couronnait la série des dix-huit apparitions dans le souvenir de sa présence auprès de l'Ordre du Carmel.

    Pareillement, Marie choisit, lors de sa dernière apparition aux pastoureaux de Fatima, le 13 octobre 1917, de se manifester sous l'aspect de Notre Dame du Mont Carmel, c'est à dire de la Vierge au scapulaire.

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  • La fête liturgique de Notre-Dame du Mont Carmel, sa genèse et ses curiosités

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    De Veronica Giacometti sur ACI Stampa :

    La fête liturgique de Notre-Dame du Mont Carmel, sa genèse et ses curiosités

    15 juillet 2024

    Beata Vergine del Carmelo |  | Facebook

    Nous commençons un "petit voyage" parmi les festivités liturgiques de cet été. Nous avons des vacances, des jours de détente ou de loisir, mais en même temps, les mois de juillet et d'août sont caractérisés par d'importantes fêtes liturgiques.

    Qu'est-ce qu'une fête liturgique ? Selon Cathopedia, le terme "fête" est utilisé dans la liturgie pour désigner les célébrations des mystères de la vie du Christ ou des saints qui ont une importance liturgique moyenne. Les fêtes ont la priorité sur les jours de commémoration, tandis que les solennités et les dimanches sont "dépassés" par les solennités et les dimanches ; mais les fêtes du Seigneur ont la priorité sur les dimanches.

    La "fête liturgique" de la Vierge du Mont Carmel tombe le 16 juillet.

    "Moi aussi, je porte le scapulaire du Mont Carmel sur mon cœur depuis si longtemps ! C'est pourquoi je demande à Notre-Dame du Mont Carmel d'aider tous les religieux et religieuses du Mont Carmel et les pieux fidèles qui la vénèrent filialement, à grandir dans son amour et à rayonner dans le monde la présence de cette Femme de silence et de prière, invoquée comme Mère de miséricorde. Mère de l'espérance et de la grâce". Ces paroles de saint Jean-Paul II témoignent de l'amour des papes et de l'Église pour la Vierge du Mont Carmel.

    La dévotion est très ancienne. Le Carmel est sans aucun doute la montagne où de nombreux prophètes ont adoré Dieu. Le principal d'entre eux fut le prophète Élie, qui eut un jour une vision de la Vierge, laquelle s'éleva comme un petit nuage de la terre vers la montagne, "apportant la pluie et sauvant Israël de la sécheresse". La fête du 16 juillet, quant à elle, commémore l'apparition mariale à saint Simon Stock en ce même jour de 1251. Elle lui a donné le scapulaire mentionné par Jean-Paul II, avec la promesse que celui qui le porterait serait libéré des douleurs du purgatoire.

    Le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel a été officiellement reconnu par le pape Sixte V en 1587 et a ensuite été approuvé par de nombreux pontifes au cours des siècles. Aujourd'hui, l'ordre des carmélites - hommes et femmes - a une présence importante sur les cinq continents.

    Il est impossible d'énumérer les lieux dédiés à Notre-Dame du Mont Carmel. Il y a tant de dévotion dans le monde. Retracer toutes les fêtes italiennes dédiées à Notre-Dame du Mont-Carmel serait une tâche très ardue. Du nord au sud, de nombreuses églises et fêtes lui sont dédiées. La Vierge prétend assurer à ses fidèles, dans la vie, la protection contre les dangers et, dans la mort, la délivrance des peines du purgatoire.