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Au rythme de l'année liturgique - Page 5

  • Le Noël de l’Agneau de Dieu. Une homélie inédite de Joseph Ratzinger

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    De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be) :

    Le Noël de l’Agneau de Dieu. Une homélie inédite de Joseph Ratzinger

    Le Noël de Jésus est aussi une « épiphanie », une manifestation de l’union nuptiale entre le Christ et l’Église. Dans la liturgie de la période de Noël, les Mages qui accourent avec leurs dons, le baptême dans le Jourdain de celui qui est l’Agneau de Dieu et l’eau changée en vin des noces de Cana ne font qu’un avec le récit de la nativité.

    Comme dans cette admirable antienne de la liturgie ambrosienne, tirée de la messe de l’Épiphanie :

    « Hodie caelesti Sponso iuncta est Ecclesia, quoniam in Iordane lavit eius crimina. Currunt cum munere Magi ad regales nuptias ; et ex aqua facto vino laetantur convivia. Baptizat miles Regem, servus Dominum suum, Ioannes Salvatorem. Aqua Iordanis stupuit, columba protestatur, paterna vox audita est : Filius meus hic est, in quo bene complacui, ipsum audite ».

    Qui se traduit comme suit en français :

    « Aujourd’hui, l’Église s’est unie à son Époux céleste, car dans le Jourdain il a lavé ses péchés. Les Mages accourent avec leurs dons aux noces royales ; et les convives se réjouissent de l’eau transformée en vin. Le soldat baptise le Roi, le serviteur son Seigneur, Jean le Sauveur. L’eau du Jourdain s’étonne, la colombe témoigne, la voix du Père retentit : Celui-ci est mon Fils, en qui j’ai mis toute ma complaisance, écoutez-le. »

    Il s’agit d’une véritable floraison épiphanique qui converge dans l’identification de Jésus en tant qu’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (Jn 1,29), et qui se réalise à chaque fois dans l’Eucharistie, justement introduite par les paroles de l’ange dans l’Apocalypse 19,9 : « Heureux les invités au banquet des noces de l’Agneau. »

    Une homélie extraordinaire de Benoît XVI, encore inédite jusqu’à il y a peu, nous révèle le sens profond de cette image de l’Agneau de Dieu — et partant de l’épiphanie de Noël.

    Elle a été prononcée le 19 janvier 2014, un an après sa renonciation au pontificat, au monastère « Mater Ecclesiae » du Vatican, où il s’était retiré. Elle a été publiée dans le deuxième volume de ses homélies inédites de 2005 à 2017, imprimé en ce mois de décembre par la Libreria Editrice Vaticana sous le titre : « Dio è la vera realtà ».

    La messe est celle du deuxième dimanche du temps ordinaire de l’année A, avec les lectures d’Isaïe 49,3.5 – 6, du Psaume 40, de la première lettre aux Corinthiens 1,1 – 3 et de l’évangile de Jean 1,29 – 34.

    La reproduction de cette homélie a été autorisée par l’éditeur, et Settimo Cielo l’offre à ses lecteurs avec ses plus chaleureux vœux de Joyeux Noël.

    Et à bientôt, après l’Épiphanie !

    *

    L’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde

    par Benoît XVI
    Homélie du deuxième dimanche du Temps ordinaire, année A
    19 janvier 2014

    Chers amis, dans l’Évangile, nous avons écouté le témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus. Il indique trois éléments : d’abord, « l’Agneau de Dieu » ; ensuite, « il était avant moi », ce qui indique sa préexistence, autrement dit que ce Jésus, bien qu’arrivé tard dans l’histoire, était depuis toujours, il est le Fils de Dieu ; et troisièmement, que ce Jésus ne se contente pas de prêcher, ni d’inviter à la conversion, mais il donne une vie nouvelle, une nouvelle naissance, il nous donne une nouvelle origine en nous attirant en lui.

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  • Le baptême du Seigneur commenté par Benoît XVI

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    De l'homélie du pape Benoît XVI en la chapelle Sixtine, le 9 janvier 2011 :

    (...) Selon le récit de l'évangéliste Matthieu (3, 13-17), Jésus va de la Galilée au fleuve du Jourdain pour se faire baptiser par Jean; en effet, on accourait de toute la Palestine pour écouter la prédication de ce grand prophète, l'annonce de l'avènement du Royaume de Dieu, et pour recevoir le baptême, c'est-à-dire se soumettre à ce signe de pénitence qui appelait à la conversion du péché. En dépit de son nom de «baptême», il n'avait pas la valeur sacramentelle du rite que nous célébrons aujourd'hui; comme vous le savez, c'est en effet par sa mort et sa résurrection que Jésus institue les sacrements et donne naissance à l'Eglise. Celui qui était conféré par Jean était plutôt un acte pénitentiel, un geste qui invitait à l'humilité devant Dieu, pour un nouveau commencement: en se plongeant dans l'eau, le pénitent reconnaissait avoir péché, implorait de Dieu la purification de ses fautes et était invité à changer ses comportements erronés en mourant pour ainsi dire dans l'eau et en ressuscitant à une vie nouvelle.

    C'est pourquoi, lorsque Jean-Baptiste voit Jésus, qui, dans la file avec les pécheurs, vient se faire baptiser, il est stupéfait; reconnaissant en Lui le Messie, le Saint de Dieu, Celui qui est sans péché, Jean manifeste sa perplexité: lui-même, Jean-Baptiste, aurait voulu se faire baptiser par Jésus. Mais Jésus l'exhorte à ne pas opposer de résistance, à accepter de faire ce geste, pour faire ce qui est nécessaire pour «accomplir parfaitement ce qui est juste». Par cette expression, Jésus montre qu'il est venu dans le monde pour faire la volonté de Celui qui l'a envoyé, pour accomplir tout ce que le Père lui demande; c'est pour obéir au Père qu'il a accepté de se faire homme. Ce geste révèle avant tout qui est Jésus: il est le Fils de Dieu, vrai Dieu comme le Père; il est Celui qui «s'est abaissé» pour se faire l'un de nous; Celui qui s'est fait homme et a accepté de s'humilier jusqu'à la mort de la croix (cf. Ph 2, 7). Le baptême de Jésus, que nous célébrons aujourd'hui, se situe dans cette logique de l'humilité: c'est le geste de celui qui veut se faire en tout l'un de nous et se mettre dans la file avec les pécheurs; Lui, qui est sans péché, se laisse traiter comme un pécheur (cf. 2 Co 5, 21), pour porter sur ses épaules le poids de la faute de l'humanité tout entière. Il est le «Serviteur du Seigneur » dont le prophète Isaïe nous a parlé dans la première lecture (cf. 42, 1). Son humilité est dictée par sa volonté d'établir une communion plénière avec l'humanité, par le désir de réaliser une véritable solidarité avec l'homme et avec sa condition. Le geste de Jésus anticipe la Croix, l'acceptation de la mort pour les péchés de l'homme. Cet acte d'abaissement par lequel Jésus veut se conformer totalement au dessein d'amour du Père, manifeste la pleine harmonie de volonté et d'intention qu'il y a entre les personnes de la Très Sainte Trinité. Par cet acte d'amour, l'Esprit de Dieu se manifeste comme une colombe et vient au-dessus de Lui, et à ce moment-là, l'amour qui unit Jésus au Père est témoigné à ceux qui assistent au baptême par une voix d'en-haut, que tous entendent. Le Père manifeste ouvertement aux hommes la communion profonde qui le lie au Fils: la voix qui résonne d'en-haut atteste que Jésus est obéissant en tout au Père, et que cette obéissance est l'expression de l'amour qui les unit entre eux. C'est pourquoi le Père place sa complaisance en Jésus, parce qu'il reconnaît dans l'action du Fils le désir de suivre en tout sa volonté: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour» (Mt 3, 17). Et cette parole du Père fait allusion aussi, de façon anticipée, à la victoire de la résurrection et nous dit comment nous devons vivre pour plaire au Père, en nous comportant comme Jésus. (...)

  • "Dilexisti iustitiam"; introit grégorien de la messe du dimanche du Baptême du Seigneur

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    Introitus Introït
    Ps. 44, 8 Ps. 44,8
    DILEXÍSTI iustítiam, et odísti iniquitátem: proptérea unxit te Deus, Deus tuus, óleo lætítiæ præ consórtibus tuis. (T. P. Allelúia, allelúia.) Ps. ibid., 2 Eructávit cor meum verbum bonum: dico ego ópera mea Regi. ℣. Glória Patri. Tu as aimé la justice et haï l’iniquité : c’est pourquoi, Dieu, ton Dieu, t' oint d’une huile d’allégresse d’une manière plus excellente que tous tes compagnons. (T.P. Alléluia, alléluia.). Ps. De mon cœur a jailli une bonne parole : c’est au roi que je raconte mes œuvres. ℣. Gloire au Père.
  • L'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de janvier

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    De Francesca Pollio Fenton sur CNA :

    Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de janvier

    8 janvier 2026

    L'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de janvier est que les fidèles prient avec la parole de Dieu.

    Dans une vidéo diffusée le 7 janvier sur X, le Saint-Père a déclaré qu'il priait « pour que nous apprenions, pratiquions et aimions prier avec la parole de Dieu ».

    « Les Écritures sont pour nous une lettre d’amour de Dieu à l’humanité », a-t-il déclaré. « Prions pour que nous puissions tous puiser dans ce don et apprendre à connaître notre Seigneur. »

    Initiative « Priez avec le Pape »

    Le Réseau mondial de prière du Pape et le Dicastère pour la Communication ont annoncé le 7 janvier le lancement du projet « Prier avec le Pape ». Selon un communiqué de presse, il s'agit d'une nouvelle initiative dans le cadre de laquelle le pape partagera ses intentions de prière mensuelles par vidéo et audio, « invitant l'Église universelle et toutes les personnes de bonne volonté à s'unir spirituellement, en utilisant la même prière qui sera désormais dirigée par le pape lui-même ».

    « Cette initiative vise à accroître la visibilité des intentions de prière du pape, en utilisant un langage adapté à la prière, dans de nouveaux formats, afin de mieux toucher les fidèles du monde entier, notamment dans le monde actuel de la communication numérique », indique le communiqué de presse.

    Dans la vidéo intégrale diffusée sur le site web du Réseau mondial de prière du Pape, le pape Léon XIII récite une prière originale écrite spécialement pour l'intention de prière de ce mois-ci.

    Voici la prière complète du pape :

    Seigneur Jésus, Parole vivante du Père,

    En toi nous trouvons la lumière qui guide nos pas.

    Nous savons que le cœur humain vit dans l'agitation, avide de sens,

    et seul ton Évangile peut lui apporter paix et plénitude.

    Apprends-nous à t'écouter chaque jour dans les Écritures,

    nous laisser interpeller par votre voix,

    et pour discerner nos décisions

    de la proximité avec ton cœur.

    Que ta parole soit un réconfort dans la lassitude,

    l'espoir dans les ténèbres,

    et la force dans nos communautés.

    Seigneur, que ta parole ne soit jamais absente de nos lèvres ni de nos cœurs.

    la parole qui fait de nous des fils et des filles, des frères et des sœurs,

    disciples et missionnaires de votre royaume.

    Fais de nous une Église qui prie avec la Parole,

    qui s'appuie dessus et la partage avec joie,

    afin que l'espoir d'un monde nouveau puisse renaître en chaque personne.

    Que notre foi grandisse dans la rencontre avec toi à travers ta parole,

    nous émouvant du cœur

    tendre la main aux autres,

    servir les plus vulnérables,

    Pardonner, construire des ponts et proclamer la vie.

    Amen.

    L’option « Priez avec le Pape » est accessible sur le site web du Réseau mondial de prière du Pape et sur ses plateformes numériques.

  • Saint Raymond de Peñafort (7 janvier)

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    Du site "Nouvelle Evangélisation" :

    Né près de Barcelone, dans le château familial de Villafranca de Penades, probablement vers 1175, Raymond de Penafort était apparenté aux comtes de Barcelone et aux rois d'Aragon. Il étudia à l'école cathédrale de Barcelone où, à peine âgé de vingt ans, il enseigna la rhétorique et la logique. En 1210, il partit étudier le droit civil et le droit canonique à Bologne. En compagnie de Pierre Ruber, il fit la route à pied, par Arles et Turin ; il s’arrêtèrent quelques jours à Briançon pour constater un miracle que venait d’opérer Notre-Dame de Delbeza qui rendit les yeux et les mains à un jeune homme mutilé par des brigands. Après avoir été reçu docteur (1216), il resta à Bologne où, pendant trois ans, il enseigna le droit canonique avec tant de succès que les Bolonais lui offrirent des appointements prélevés sur les ressources de la ville ; après avoir donné le dixième de son salaire au clergé de sa paroisse, il distribuait le reste aux pauvres, ne gardant pour lui que le strict nécessaire.

    L'évêque de Barcelone, Bérenguer de Palou[1], qui passait par Bologne, au retour d’un pèlerinage à Rome, entendit si fort chanter les louanges de Raymond de Penafort qu'il le recruta pour le séminaire qu'il voulait fonder dans son diocèse, et l'emmena avec lui (1219). A Viterbe où résidait le pape Honorius III, ils rencontrèrent saint Dominique qui leur donna quelques uns de ses frères. Raymond de Penafort fut nommé chanoine de la cathédrale de Barcelone, puis prévôt du chapitre, archidiacre, grand vicaire et official (1220) ; outre qu'il fit donner une grande solennité à l'Ascension, il travailla fort au soin des pauvres qu'il nommait ses créanciers.

    Le Vendredi Saint 1222, il quittait le clergé séculier pour les Dominicains, sans perdre pour autant son influence sur l'évêque et le diocèse de Barcelone. Voyant que ses supérieurs ne le traitaient pas comme les autres novices, le frère Raymond de Penafort demanda qu’on lui imposât une pénitence particulière pour les fautes commises pendant sa vie séculière ; c’est pour répondre à sa demande que le provincial lui ordonna d’écrire la « Summa de pænitentia », premier ouvrage du genre, qui rassemble les cas de conscience à l'usage des confesseurs.

    Lorsque Pierre Nolasque[2], ancien marchand, fonda l'Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci pour la rédemption des captifs (1223)[3], pour le rachat des prisonniers faits par les Musulmans, c'est Raymond de Penafort qui, dans la cathédrale de Barcelone, en présence de l'évêque et du roi Jacques I° d'Aragon[4], donna l'habit et le scapulaire aux premiers mercédaires ; il rédigera aussi la règle de ce nouvel ordre pour laquelle il obtiendra l'approbation du pape Grégoire IX (1235).

    Quelques années plus tard (1229), le cardinal de Sainte-Sabine, Jean d'Abbeville[5], fut envoyé comme légat en Espagne pour prêcher la Croisade[6] contre les Maures, et mettre en application les décrets du quatrième concile du Latran ; [7] il devait aussi déclarer nul le mariage de Jacques I° d’Aragon avec Eléonore de Castille. Le légat s'adjoignit Raymond de Penafort qui le précéda dans toutes ses visites canoniques et prit part à tous les actes importants de la légation. Le cardinal de Sainte-Sabine en rendant compte de sa mission au Pape (Pérouse le 25 novembre 1229), mit en avant la coopération efficace de Raymond de Penafort qui, le 28 novembre, fut chargé par Grégoire IX[8] de prêcher dans les provinces d'Arles et de Narbonne la Croisade dirigée par Jacques I° d’Aragon pour chasser les Maures de Majorque.

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  • L'épisode des Mages, un conte mythologique ?

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    En ce dimanche de l'Epiphanie, il n'est pas rare d'entendre dans nos paroisses certains clercs s'improviser exégètes et déclarer gravement que le récit de l'adoration des mages n'est qu'un beau conte mythologique ou une construction poétique sans fondement historique. Sur "Metablog", nous lisons cet excellent commentaire :

    (...) Si on met en doute l’historicité de cet épisode (de la venue des Mages), c’est d’abord parce qu’on lit mal le texte qui est plein de détails, mais qui, dans certains Evangiles apocryphes (c’est-à-dire des textes tardifs qui «brodent» sur la vie de Jésus), devient carrément mythologique. Dans le Livre de l’Enfance, un apocryphe arménien du VIème siècle, on nous apprend par exemple que ces Mages en réalité sont des «rois», qu’ils sont trois et qu’ils s’appellent Gaspard Melchior et Balthasar. On nous dit que les Mages ont suivi une étoile qui se serait déplacée pour les précéder jusqu’à Jérusalem. Mais ce n’est pas cela du tout ! Ces astronomes, sans doute persans, ont vu un astre extraordinaire : «Nous avons vu son étoile en Orient». Il y a, diffuse, dans l’humanité de ce temps-là une attente d’un phénomène extraordinaire, comme on peut le lire dans la Quatrième Eglogue de Virgile, dans laquelle, quelques années avant le Christ, le poète latin annonce la venue d’un enfant né d’une Vierge. Ce sont des traditions semblables, qui dans le Zoroastrisme perse, animaient l’attente des Mages, qui savaient bien que si quelque chose devait advenir, ce serait en Judée, le pays de la Bible. Ils viennent donc à Jérusalem, s’enquièrent auprès du roi Hérode, qui, averti par les Mages de la naissance d’un Roi Messie, convoque les sages d’Israël, lui qui n’est qu’un Bédouin, un non-juif. 

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  • La Marche des Rois Mages

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    De bon matin,
    J'ai rencontré le train
    De trois grands Rois qui allaient en voyage,
    De bon matin,
    J'ai rencontré le train
    De trois grands Rois dessus le grand chemin.

    Venaient d'abord les gardes du corps,
    Des gens armés avec trente petits pages,
    Venaient d'abord les gardes du corps
    Des gens armés dessus leurs just'au corps.

    Puis sur un char,
    Doré de toute part,
    On voit trois rois modestes comme d'anges
    Puis sur un char,
    Doré de toute part
    Trois rois debout parmi les étendards.

    L'étoile luit
    Et les Rois conduit,
    Par longs chemins,
    Devant une pauvre étable,
    L'étoile luit
    Et les Rois conduit,
    Par longs chemins devant l'humble réduit.

    Au fils de Dieu
    Qui naquit en ce lieu
    Ils viennent tous présenter leurs hommages,
    Au fils de Dieu
    Qui naquit en ce lieu
    Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.

    De beaux présents,
    Or, myrrhe et encens
    Ils vont offrir au maître tant admirable
    De beaux présents,
    Or, myrrhe et encens
    Ils vont offrir au bienheureux enfant.

  • «Comme les Mages, n'éteignons pas le désir de chercher Dieu pour l'adorer»

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    Du + Cardinal Caffarra via la NBQ :

    Épiphanie du Seigneur

    «Comme les Mages, n'éteignons pas le désir de chercher Dieu pour l'adorer»

    « Les trois mages se mirent en route, ils n'éteignirent pas en eux-mêmes leur désir. L'homme est appelé par son désir de devenir chercheur de Dieu. Mais il peut rencontrer Hérode, les faux enseignants qui tentent d'empêcher l'homme d'accéder à la Présence de Dieu et de réduire Jésus-Christ au grand maître de la solidarité où il est expulsé de l'histoire. la présence de Dieu". Extrait d'une homélie du cardinal Caffarra.

    06_01_2025

    A l'occasion de la Solennité de l'Epiphanie de Notre Seigneur Jésus Christ, nous publions une homélie prononcée par le Cardinal Carlo Caffarra en 1996.

    ***

    1. « Quand Jésus est né... des mages sont venus de l'est à Jérusalem» . Ainsi commence aujourd'hui la Parole qui nous révèle le mystère que nous célébrons. En effet, le Pape saint Léon le Grand nous dit: «Nous reconnaissons... dans les sages qui ont adoré le Christ, les prémices de notre vocation et de notre foi, et avec des âmes exultantes nous célébrons les débuts d'une bienheureuse espérance». Oui : aujourd'hui nous célébrons le début, la naissance de notre espérance.

    Écoutons encore ce que nous dit l'apôtre en deuxième lecture : « Les païens... sont appelés, en Jésus-Christ, à partager le même héritage, à former un même corps, à participer à la promesse par l'Évangile. " . Et tout cela n’arrive pas par hasard. Il s'agit d'un "mystère", c'est-à-dire d'une décision, d'un projet conçu par Dieu lui-même, "non révélé aux hommes des générations précédentes comme il l'est aujourd'hui". Plan et décision divins qui trouvent leur première manifestation-réalisation dans le fait que "Jésus est né à Bethléem...". Il s'agit du fait que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ». Il ne ferme son cœur à personne puisque « sa miséricorde s'étend de génération en génération ».

    Il s'est allié au peuple d'Israël et Israël a droit à l'héritage comme à son fils premier-né, puisque la promesse a été faite à Abraham et à ses descendants. Mais (et c'est précisément le Mystère de Miséricorde que nous célébrons aujourd'hui) nous aussi, chacun de nous aujourd'hui est appelé à posséder le même héritage que nos enfants, nous qui étions morts pour nos fautes et nos péchés. Chacun de nous aujourd’hui est également appelé à participer à la même promesse. De quel droit avions-nous ? De quel droit pourriez-vous vous vanter devant Dieu, de quel titre être appelé « à former un même corps » ? Personne : c'était juste sa miséricorde.

    Écoutez la voix de l'Apôtre : «Je dis... que le Christ s'est fait serviteur des circoncis en faveur de la véracité de Dieu, pour accomplir les promesses des pères; mais les nations païennes glorifient Dieu pour sa miséricorde" (Rm 15,8,9a). Autrement dit : Dieu sauve les enfants d'Israël à cause de sa fidélité à une promesse par laquelle il s'est lié à eux ; Dieu nous sauve à cause de sa seule miséricorde, car il n'a contracté aucune obligation de fidélité envers nous. C'est le Mystère qui a commencé aujourd'hui : le Mystère de la miséricorde de Dieu qui offre son salut à chacun, sans aucune discrimination. Il offre son pardon à tous ceux qui le recherchent d'un cœur sincère.

    2. «Là où est le roi des Juifs... nous sommes venus l'adorer». Ces paroles des Mages indiquent précisément le désir et la recherche de l'homme. Et en effet, la page de l'Évangile est une merveilleuse description de l'homme qui cherche et trouve le salut de Dieu. Si Dieu nous offre son salut par pure miséricorde, l'homme est appelé à s'ouvrir à ce don, à correspondre à cet Amour. Comme? L'Évangile d'aujourd'hui décrit précisément le chemin de l'homme vers la rencontre avec Dieu lui-même.

    Comment commence ce voyage ou cet appel de Dieu au salut ? Dieu appelle par des « signes », la lumière d'une « étoile ». Dans la personne humaine, en chaque personne humaine, il y a une lumière intérieure, une « étoile » qui signifie et indique une Présence, une Réalité qui transcende l'homme : « Seigneur, tu nous as faits pour toi, et notre cœur est inquiet jusqu'à ce que cela ne le fasse pas. repose en Toi." Il y a chez la personne un désir profond et inextinguible de vérité, de bonté, de beauté, en un mot, de béatitude, qu'aucune vérité créée, aucun bien limité, aucune beauté finie ne pourra satisfaire. Tout le bien qu’est l’univers créé est incapable de satisfaire le désir humain. C'est « l'étoile » qui signifie-indique le chemin : « Cherchez au-dessus de nous », nous dit chaque créature.

    Les trois mages se mirent en route : ils n'éteignirent pas en eux-mêmes leur désir. L'homme est appelé par son désir de devenir un chercheur de Dieu. Les Mages ont pris la décision de satisfaire leur recherche ; l'homme ne doit pas décapiter, limiter l'extension de son désir selon la mesure des créatures. Et c'est à ce moment-là que l'homme peut croiser Hérode « qui tente de tuer l'Enfant ». Il peut rencontrer de faux enseignants qui tentent d'empêcher l'homme d'atteindre la Présence de Dieu. Qui sont les faux enseignants aujourd'hui ? Ce sont eux qui réduisent Jésus-Christ au grand maître de la solidarité en niant qu’il soit Dieu venu dans la chair à la rencontre de l’homme. Ce sont eux qui réduisent la personne humaine à un ensemble impersonnel de besoins psycho-physiques à satisfaire. Dans cette situation, l'homme ne sait plus où chercher Dieu : il s'est limité à sa mesure infinie ; la présence de Dieu a été expulsée de l'histoire. Les mages peuvent encore continuer leur recherche ; l'homme qui cherche sincèrement la vérité, qui est fidèle à sa conscience ne pourra jamais être tué par notre culture de mort. Dieu lui-même protège toujours ceux qui le cherchent avec humilité.

    Où ont-ils trouvé Dieu ?   «Ils virent l'enfant avec Marie sa Mère». La présence de Dieu, c'est Jésus-Christ : Il est précisément Dieu fait chair pour pouvoir être trouvé par l'homme. En dehors de Lui, l’homme ne peut chercher Dieu que comme s’il tâtonnait dans l’obscurité. « La grâce de la vérité – écrit saint Jean – se produit par Jésus-Christ » (Jn 1, 17b). La grâce de la vérité, la rencontre avec Dieu est un événement qui se produit dans la vie de l'homme : elle n'est pas d'abord l'apprentissage d'une doctrine ou le résultat d'une ascétisme. C'est la rencontre avec Dieu fait homme.

    CONCLUSION
    Frères et sœurs, tout ce que j'ai dit, ou plutôt : ce que l'Esprit vous a fait comprendre, n'est que la description de ce qui va se passer maintenant et ici maintenant. La célébration des mystères divins est l'événement de la grâce de la vérité, qui se produit dans notre vie, puisque l'Eucharistie est la rencontre réelle avec le Christ et en Lui avec le Père qui aujourd'hui nous a appelés « dans le Christ Jésus à participer à sa promesse ». ".

  • Les pièces grégoriennes de la fête de l'Epiphanie

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    Du site d'Una Voce :

    Fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur (6 janvier) – Solesmes 33T (1958)

    « Intr. Ecce advénit »Fête de l’Épiphanie de Notre-Seigneur (6 janvier) - Solesmes 33T (1958)
     

    En alternance avec Triors ou encore la Schola Cantorum de Cologne, je vous ai fait parfois écouter les chants de l’Épiphanie par les moines de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes. C’était dans une interprétation en date de l’année 1969, rééditée en CD par Universal Classics en 2002. Nos amis de l’excellent site Musicologie médiévale m’ont fait découvrir un microsillon plus ancien de 1958 des mêmes moines de Solesmes... (la suite sur le site d'Una Voce)

  • Roi, prêtre et prophète : la signification des trois offrandes faites au Christ à l'Epiphanie

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    Lu sur aleteia.org :

    « C’est parce que vous avez abandonné le Seigneur que tout va mal »

    À l'occasion de l'Épiphanie, Dom Samuel nous livre une réflexion sur la signification des trois offrandes faites au Christ.

    Des intellectuels et des politiques, même chrétiens, prétendent que nous pourrons sortir de la crise que traverse la société contemporaine en mettant en œuvre des idées humaines justes, des attitudes humaines droites. Ils se trompent. Les prophètes d’Israël n’ont cessé de rappeler au Peuple élu : « C’est parce que vous avez abandonné le Seigneur que tout va mal ».

    Un adage des Pères de l’Église commente le mystère de l’Épiphanie. Au pied de la crèche, les mages apportèrent « de l’or pour celui qui vient comme roi, de l’encens pour celui qui vient comme Seigneur, de la myrrhe pour celui qui vient comme homme ». La myrrhe servait en effet à oindre les cadavres. Le petit enfant dont nous venons de célébrer la naissance est appelé à régner ; il est Dieu et Seigneur ; il est homme et devra passer, comme nous, les portes de la mort.

    Nous pouvons rapprocher ces trois offrandes des trois dons attribués au Messie : Roi, Prêtre et Prophète, trois dons que tout chrétien reçoit le jour de son baptême et les prêtres, d’une manière particulière, pour exercer leur ministère. Pour être acteurs dans le monde d’aujourd’hui et fidèles à notre vocation, nous devons, par la puissance du Messie qui vient de naître, accepter d’être par Lui : roi, prêtre et prophète.

    Lire la suite sur aleteia.org
  • Pourquoi y a-t-il plusieurs dates pour l’Épiphanie ?

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    Lu sur le site du journal « La Croix » (archive, adapté pour 2026) :

    dyn003_original_310_352_gif_2573108_bc4deea8c323272ab1e2e44.gifC’est le mardi 6 janvier que tombe la fête de l’Épiphanie. Dans les églises, elle est pourtant célébrée ce dimanche 4 janvier. Trois questions pour mieux pour comprendre.

    1/QUEL JOUR TOMBE L’ÉPIPHANIE?

    Pour l’Église catholique, « l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier », ainsi que le soulignent les Normes universelles de l’année liturgique et du calendrier (§37) annexées au Missel romain. Ce principe connaît toutefois des exceptions, en particulier dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé, permettant ainsi aux fidèles de se rendre à la messe. Dans ces pays, l’Épiphanie est alors fixée « au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier ».

    C’est le cas en France qui connaît d’ailleurs cette exception depuis 1802 : le Concordat n’ayant conservé que quatre fêtes chômées (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint), les autres fêtes de précepte avaient été déplacées au « dimanche le plus proche » par un indult du cardinal Caprara, légat du pape Pie VII.

    2/ D’OÙ VIENT L’ÉPIPHANIE?

    La fête de l’Épiphanie naît dans l’Orient chrétien où elle se développe parallèlement à celle de Noël en Occident, où elle est rapprochée de la fête païenne de Sol Invictus (du « Soleil invaincu »). La date du 6 janvier correspond d’ailleurs à celle de Sol Invictus en Égypte et en Arabie, où le calendrier lunaire en usage accusait un décalage de 12 jours avec le calendrier solaire des Romains.

    En Occident, cette fête est alors christianisée, rassemblant en un même événement les premières manifestations publiques de Jésus (c’est l’étymologie d’Épiphanie, du grec phaïnô, « faire apparaître ») : l’adoration par les mages, le baptême au Jourdain et les Noces de Cana.

    L’Épiphanie arrive en Occident vers 350 (elle est déjà fêtée à Lutèce en 361). À Rome, sa célébration insiste déjà plus sur l’adoration des mages, la célébration du baptême étant renvoyée, dès le VIIIe siècle, au dimanche suivant.

    La distinction entre l’Épiphanie et le Baptême ne sera toutefois entérinée qu’en 1570 par le Concile de Trente et ce n’est qu’après Vatican II qu’une véritable fête du Baptême sera instituée, en général le dimanche suivant l’Épiphanie. Quant aux Noces de Cana, elles sont marquées dans la liturgie le 7 janvier et le deuxième dimanche de l’année C (ce sera ainsi le cas le 17 janvier prochain).

    En Orient, l’Épiphanie (ou Théophanie) connaît une évolution inverse avec l’importation, au IVe siècle, de la fête de Noël à laquelle va se rattacher l’adoration des mages : l’Épiphanie se recentre alors davantage sur le baptême. Aujourd’hui encore, c’est d’ailleurs par une bénédiction des eaux que la fête est le plus souvent marquée chez les orthodoxes.

    3/ POURQUOI LES ROIS ET LA GALETTE?

    C’est Tertullien (vers 200) qui, le premier, a donné le titre de rois aux mages venus visiter Jésus à Bethléem. Leur nombre de trois rappelle les trois continents d’où ils étaient censés provenir, et leurs cadeaux soulignent que le Christ est à la fois roi (or), dieu (encens) et homme mortel (myrrhe), comme le décrira saint Ambroise de Milan au IVe siècle. Quant à leurs noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, ils apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle.

    La galette trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique, célébrées au moment du solstice d’hiver et qui se terminaient par la fête deSol Invictus. Lors de ces fêtes païennes, les Romains avaient l’habitude d’inverser les rôles (ainsi entre maîtres et esclaves) et utilisaient la fève d’un gâteau pour désigner le « Prince des Saturnales » qui voyait tous ses désirs exaucés le temps d’une journée. La coutume voulait que le plus jeune de la maisonnée se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service.

    En Orient, lors de la fête de saint Basile, le 1er  janvier, la tradition est aussi de placer une pièce d’or dans le gâteau de Saint-Basile (Vassilopita).

    Nicolas Senèze »

    Ref. Pourquoi y a-t-il plusieurs dates pour l’Épiphanie ?

    Le calendrier liturgique traditionnel de l’Eglise latine fixe aussi la fête de l’Epiphanie au 6 janvier. Dans les pays où le jour de la fête n’est plus chômé (il l’est encore dans plusieurs Länder allemands, en Italie, en Espagne ou au Portugal), la célébration de la solennité de la fête peut être reportée aux messes du dimanche qui suit. Le samedi 11 janvier 2020, Liège fête les rois à l'église du Saint-Sacrement à 17h00...

    JPSC

  • Homélie pour la solennité de l'Epiphanie : Sortons de nous-mêmes pour entrer dans sa joie !

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    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le dimanche de l'Epiphanie (année A) (archive 2017) :

    Sortons de nous-mêmes pour entrer dans sa joie !

    Comment vient-on à Dieu ? Comment le découvre-t-on ? Il y a tant de chemins selon les personnalités, les histoires et les situations de chacun. Il y a le chemin de Marie, celui de Joseph, celui des bergers surpris dans leurs champs. Aujourd’hui la liturgie nous fait regarder le chemin des mages. Ils viennent à Dieu à partir de ce qu’ils connaissent, l’observation des astres, l’interprétation des signes du ciel. Ils ont pu se mettre en mouvement parce qu’ils sont des chercheurs, des gens qui ne se contentent pas d’une vision superficielle pour passer ensuite à autre chose. Ils voulaient approfondir, creuser ce qu’ils pressentaient de grand, sans se dire : cette question est trop difficile, remettons-la à plus tard. Les mages nous apprennent à creuser les grandes intuitions, sans nous laisser divertir par une vie trépidante.

    Il fallait une autre attitude importante aux mages pour venir à Dieu : ils étaient capables de sortir de ce qu’ils connaissaient, de leurs sécurités. On ne vient pas à Dieu sans sortir de soi-même. Dieu a l’initiative de l’amour, il vient, puis nous devons sortir nous aussi à sa rencontre. Nous le faisons aujourd’hui en nous arrêtant pour Lui, en prenant le temps de la prière. Nous sortons à sa rencontre en ouvrant notre cœur à ceux qui vivent près de nous et auxquels nous nous sommes trop habitués et que nous regardons distraitement : nos enfants, notre mari, notre épouse, nos condisciples, nos amis, nos parents, nos voisins, etc.) Les regarder avec un regard d’amour neuf, c’est aussi sortir de soi vers Dieu. Nous le faisons aussi en considérant comment nous pouvons venir en aide aux chrétiens d’Orient, aux habitants d’Afrique qui vivent dans une pauvreté et une injustice indescriptibles, et tant d’autres. Il faut sortir de soi vers Dieu, pour ne pas ressembler à Hérode. Lui n’est pas sorti, car il voulait plutôt tout ramener à lui, il ne voulait pas prendre le risque de servir Dieu, il voulait que tout aille comme il l’avait décidé lui-même.

    Les mages ne sont pas seulement sortis à la rencontre du Fils de Dieu, ils lui ont apporté des cadeaux. Des cadeaux assez peu utiles pour un enfant, pas de hochet ni de dromadaire en peluche. Mais des cadeaux qui disent leur reconnaissance. Ils disent ce qu’ils savent de cet enfant et qu’ils en sont heureux. Nous allons leur emboîter le pas. Offrons de l’or en disant au Christ que nous sommes heureux qu’il soit roi et que nous aimerions qu’il le soit davantage. Nous lui présentons notre cœur pour qu’il y règne. Nous lui présentons le cœur de tant d’autres personnes, pour qu’il y apporte la paix et le désir de servir.

    Offrons de l’encens au Christ, en lui disant que nous sommes heureux qu’il soit Dieu, en l’exaltant de tout notre cœur, en contemplant l’infini qui est en lui. Tressaillons de joie car Dieu qui nous semble parfois loin est en réalité si proche, couché dans la crèche de notre cœur, faisant de nous son temple, des gens qui abritent Dieu et le rayonnent autour d’eux.

    Enfin, offrons de la myrrhe au Christ, en pensant à tout ce qu’il fera pour nous, jusqu’à accepter de mourir sur la croix trahi, méprisé, insulté, abandonné de tous. Offrons cette myrrhe en considérant qu’il est présent jusque dans les moments les plus durs de notre vie, lui le Fils de Dieu qui n’a jamais abandonné l’humanité, qui lui a tenu la main dans les situations les plus incompréhensibles. Et avec tous ces cadeaux dans les bras, laissons le Christ nous introduire déjà dans sa gloire, dans son monde où l’amour vaut plus que son pesant d’or, où la vie illumine les plus profondes ténèbres, où la joie d’exister s’empare de nous car il nous appelle à l’éternité avec lui.