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Au rythme de l'année liturgique - Page 3

  • La lumière du mystère de la Visitation (31 mai)

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    1145751079.jpgLe lundi 31 mai 2010, à la grotte de Lourdes dans les jardins du Vatican, le pape Benoît XVI concluait le mois de mai par une méditation sur le mystère de la Visitation (source) :

    Chers frères et sœurs!

    C'est avec une grande joie que je m'unis à vous, au terme de cette traditionnelle rencontre de prière, qui conclut le mois de mai au Vatican. En référence à la liturgie d'aujourd'hui, nous voulons contempler la Très Sainte Vierge Marie dans le mystère de sa Visitation. Dans la Vierge Marie qui va rendre visite à sa parente Elisabeth, nous reconnaissons l'exemple le plus limpide et la signification la plus véritable de notre chemin de croyants et du chemin de l'Eglise elle-même. L'Eglise est de par sa nature missionnaire, elle est appelée à annoncer l'Evangile partout et toujours, à transmettre la foi à chaque homme et à chaque femme et dans chaque culture.

    « En ces jours-là Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda » (Lc 1, 39). Le voyage de Marie est un authentique voyage missionnaire. C'est un voyage qui la conduit loin de chez elle, qui la pousse dans le monde, dans des lieux différents de ses habitudes quotidiennes, qui la fait arriver, dans un certain sens, jusqu'aux limites qu'elle peut atteindre. C'est précisément là, pour nous aussi, que réside le secret de notre vie d'hommes et de chrétiens. En tant que chrétiens et en tant qu'Eglise, notre existence est une existence projetée en dehors de nous. Comme cela était déjà arrivé à Abraham, il nous a été demandé de sortir de nous-mêmes, des lieux de nos sécurités, pour aller vers les autres, dans des lieux et des milieux divers. C'est le Seigneur qui nous le demande: « Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins... jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Et c'est toujours le Seigneur qui, sur ce chemin, place à nos côtés Marie comme compagne de voyage et mère attentive. Elle nous rassure, car elle nous rappelle qu'avec nous, il y a toujours son Fils Jésus, selon ce qu'il a promis: « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

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  • 31 mai : fête de la Visitation

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    Visitation (détail) par Ghirlandaio (Florence, XVe s.)

    L'Esprit Saint dans le récit de la visitation (source)

    Allocution de S.S. Jean-Paul II,
    au cours de l'audience générale hebdomadaire du 13 juin 1990

    1. Les textes évangéliques révèlent clairement la vérité sur l'Esprit Saint dans la description de certains moments de la vie et de la mission du Christ. Nous avons déjà réfléchi sur la conception virginale et sur la naissance de Jésus de Marie par l'œuvre de l'Esprit Saint. D'autres pages de l'Évangile de l'enfance méritent toute notre attention car elles mettent particulièrement en relief l'action de l'Esprit Saint.

    L'une de ces pages est certainement celle où l'évangéliste Luc raconte la visite de Marie à Elisabeth. Nous lisons qu'en ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda (I 39). On considère généralement qu'il s'agit de la localité de Aïn-Karim, à six kilomètres à l'ouest de Jérusalem. Marie s'y rend pour être aux côtés de sa parente Elisabeth, plus âgée qu'elle. Elle s'y rend à la suite de l'Annonciation, dont la Visitation devient presque un complément. En effet, l'Ange avait dit à Marie : Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ; car rien n'est impossible à Dieu. (Luc I 36-37).

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  • À Liège pour la Fête-Dieu : le vendredi 31 mai à 19h45 : une audition internationale (entrée libre) de chant grégorien à l’abbaye des Bénédictines (Bd d’Avroy, 54)

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  • L'Eucharistie, c'est le sacrement de l'Amour (conférence du père Etienne Kern)

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    L'Eucharistie, c'est le sacrement de l'Amour

    Les festivités de la 778è Fête-Dieu à Liège ont été ouvertes ce lundi 27 mai 2024 par une très belle conférence du père Etienne Kern, recteur des sanctuaires de Paray-le-Monial en Bourgogne, dans le cadre de l’année jubilaire des 350 ans des apparitions du Sacré-Cœur de Jésus à saine Marguerite-Marie. "L'Eucharistie, c'est le sacrement de l'Amour". Il a développé les liens directs et intimes entre la Fête-Dieu, ou fête du Saint Sacrement, révélée à sainte Julienne vers 1210 et la Fête du Sacré-Cœur.

    INTERVIEW PODCAST RCF

    Le père Etienne Kern a accordé une longue interview à la radio 1RCF Belgique à propos de l’actualité du message du Sacré-Cœur, de son lien avec la Fête-Dieu et de son témoignage personnel qui l’a mené de Nancy à Paray-le-Monial en passant par Namur, Paris, des bidonvilles brésiliennes et Aix-en-Provence:

    Podcast : https://www.rcf.fr/culture/gods-talents?episode=486228

    Article : https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/le-jubile-des-350-ans-du-sacrecoeur-et-son-lien-avec-la-fetedieu-par-le

    INTERVIEW POUR LE DIOCÈSE DE LIÈGE

    Le père Kern a également accordé une interview à la rédaction du diocèse de Liège :

    Article : https://www.evechedeliege.be/news/de-paray-le-monial-a-cornillon-grand-entretien-avec-le-pere-etienne-kern/

  • Liège : célébration de la Fête-Dieu ce jeudi 30 mai

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    778E FÊTE-DIEU CE JEUDI 19H ST-MARTIN

    Jour J pour les liégeois et 450 millions de catholiques qui ont un jeudi férié (oui, oui) pour la Fête du Saint Sacrement ou Corpus Christi, comme par exemple les 210 millions de brésiliens.

    A l'invitation de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, leucharistie solennelle de 19h sera présidée par Mgr Luc Terlinden, nouvel archevêque de Malines-Bruxelles. Arrivez assez tôt avant 19h pour avoir une place dans la basilique Saint-Martin. Le parking de l'école Saint-Laurent sera ouvert.

    L'Eucharistie sera suivie de la procession des peuples du monde vers la cathédrale Saint-Paul au son des trompes de chasse. Elle marquera des pauses à la collégiale Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, l’Opéra, la Vierge de Del’Cour en Vinâve d’ile. Notez qu'une représentation temporaire et géante de saint Lambert sera déployée lors de l'étape place Saint-Lambert où aucune statue ou image ne le représente depuis la démolition de la Cathédrale vers 1800.

    A l’arrivée à la cathédrale Saint-Paul, une grande soirée aura lieu : 21h30-23h00 NightFever & 1.000 bougies pour la paix,

    Des navettes de bus sont prévues à 22h00, 22h30 et 23h00 pour remonter les participants vers Saint-Martin.

    Ensuite une nuit d'adoration est prévue dans notre magnifique cathédrale restaurée.

  • Fêter le Très Saint Corps du Christ

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    Paru sur le blog de l'Homme Nouveau (Pierre Julien) :

    Pour fêter le Très Saint Corps du Christ

    Le jeudi après la Trinité, l’Église célèbre la fête du « Très Saint Corps du Christ », encore appelée en France « Fête-Dieu ». En raison de son importance, elle est solennisée – et même, dans la forme ordinaire, déplacée – le dimanche suivant, dans les pays où ce jeudi n’est pas férié.

    C’est à une révélation privée que cette fête doit son origine : alors qu’au XIIe-XIIIe siècles, à la suite de controverses autour de la Présence réelle, la piété eucharistique progressait, une religieuse augustine de l’actuelle Belgique, sainte Julienne de Cornillon, eut la révélation qu’il manquait à l’année liturgique une fête commémorant l’institu­tion de l’Eucharistie. D’abord instituée à Liège en 1246, celle-ci fut étendue à toute l’Église par le pape troyen Urbain IV (1264). Le choix de sa date, le premier jeudi après la fin du cycle pascal, en fit alors comme le couronnement des cycles liturgiques célébrant les mystères du Sauveur.

    Profusion de joie

    Les textes de la fête (messe et office) – attribués, sans certitude absolue, à saint Thomas d’Aquin (†1274) – frappent par la profusion d’alléluias, chant d’allégresse de Pâques où l’Église exulte pour « ce jour que fit le Seigneur » (Ps 117, 24).

    De façon générale, on y trouve la précision théologique de la période scolastique unie à un lyrisme d’inspiration biblique. Les trois oraisons de la messe, communes aux deux formes du rit romain, résument bien les trois sens que le Docteur Angélique donne au sacrement : mémorial de la Passion (passé, collecte), ferment d’unité et de paix (présent, secrète) et figure de notre admission à jouir de Dieu dans l’éternité (avenir, postcommunion).

    À première vue, dans la liturgie de ce jour, c’est surtout « le pain des Anges devenu la nourriture de ceux qui sont en chemin » (séquence) qui est célébré. Saint Thomas explique, à l’office, que Jésus « voulait que l’immensité de (son) amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C’est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, (…) il institua ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l’accomplissement?des?anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il laissa ce sacrement comme réconfort incomparable » (Bréviaire Romain et Liturgie des Heures). « Ô banquet sacré, chante-t-on aux vêpres, où le Christ est reçu en nourriture, où sa Passion est commémorée, où notre âme est comblée de grâces, où nous est donné le gage de la gloire future » (Ant. O sacrum).

    Prêtre éternel et véritable

    De fait, cette nourriture, c’est bien comme mémorial de sa Passion que le Christ nous la donne. Car sous l’apparence du pain, c’est sa chair qui est nourriture et sous celle du vin, son Sang est le breuvage. C’est ce que rappelle la préface : Jésus est « le prêtre éternel et véritable, qui apprit à ses disciples comment perpétuer son sacrifice. Il s’est offert à (Dieu) en victime pour notre salut. Il nous a prescrit d’accomplir après lui cette offrande pour célébrer son mémorial. » Ainsi, « quand nous mangeons sa chair immolée pour nous, nous sommes fortifiés. Quand nous buvons le Sang qu’Il a versé pour nous, nous sommes purifiés » (Missel Romain [1970-2002], préface I de l’Eucharistie, très proche de la préface propre à la France de 1962).

    Enfin, comme le Jeudi saint, une procession agrémente cette fête, non plus pour accompagner le Christ au reposoir, mais pour L’adorer et comme prendre sa suite : « Par tes voies, conduis-nous au terme où nous tendons : la lumière où tu habites » (hymne Sacris solemniis des matines).

  • Fête-Dieu : le Lauda Sion

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    1. Lauda, Sion, Salvatorem * lauda ducem et pastorem, * in hymnis et canticis,

    Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.

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  • Fête-Dieu : catéchèse de Benoît XVI sur sainte Julienne du Mont-Cornillon

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org (archive) :

    Fête du Saint-Sacrement: catéchèse de Benoît XVI sur sainte Julienne du Mont-Cornillon

    « Renouveler notre foi dans la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie »

    « En nous souvenant de sainte Julienne de Cornillon renouvelons nous aussi notre foi dans la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie »: c’ets l’invitation de Benoît XVI qui a consacré une catéchèse entière à sainte Julienne de Mont-Cornillon le 17 novembre 2010.

    Voici notre traduction intégrale de la catéchèse donnée par Benoît XVI: nous la re-publions à l’occasion de la fête du Saint-Sacrement, maintenue dans certains pays le jeudi (3 juin), et repoussée dans d’autres, et au Vatican, au dimanche (6 juin).

    Catéchèse de Benoît XVI

    Chers frères et chères sœurs,

    Ce matin également, je voudrais vous présenter une figure féminine, peu connue, à laquelle l’Eglise doit toutefois une grande reconnaissance, non seulement en raison de sa sainteté de vie, mais également parce qu’à travers sa grande ferveur, elle a contribué à l’institution d’une des solennités liturgiques les plus importantes de l’année, celle du Corpus Domini. Il s’agit de sainte Julienne de Cornillon, également connue sous le nom de sainte Julienne de Liège. Nous possédons quelques informations sur sa vie, en particulier à travers une biographie, probablement écrite par un ecclésiastique qui lui était contemporain, dans laquelle sont recueillis divers témoignages de personnes qui eurent une connaissance directe de la sainte.

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  • Ce bienheureux a souffert le martyre pendant la guerre civile espagnole.; il a été poignardé à mort par des révolutionnaires

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    Du Tagespost (Claudia Kock) :

    27 mai : Bienheureux Sixto Alonso Hevia

    Le bienheureux a souffert le martyre pendant la guerre civile espagnole. Il a été poignardé à mort par des révolutionnaires.

    27 mai 2024

    Reliquaire

    La « Chambre Sacrée » de la Cathédrale d'Oviedo contient de nombreuses reliques importantes, parmi lesquelles le « Linceul » qui, selon la tradition, était enroulé autour de la tête du Christ lors de son enterrement . En 1934, la salle explosa lors de la grève des mineurs asturiens.

    Lors de la même grève, six jeunes séminaristes furent assassinés. Ils ont été béatifiés dans la cathédrale le 9 mars 2019, avec trois autres séminaristes martyrs de la guerre civile espagnole. Dans son homélie, le cardinal Becciù, qui a procédé à la béatification au nom du pape François , a déclaré à propos des séminaristes assassinés : « Ils étaient enthousiastes, chaleureux et dévoués, et se consacraient entièrement au style de vie du séminaire de prière, d'étude, d'échange fraternel. et l'engagement apostolique. Ils ont toujours été déterminés à suivre l'appel de Jésus, malgré le climat d'intolérance religieuse, conscients de la trahison et des dangers auxquels ils seraient confrontés. Ils ont su endurer avec un courage particulier jusqu'au dernier moment de leur vie. » L'un des séminaristes béatifiés était Sixto Alonso Hevia, dont la fête est le 27 mai.

    Appel précoce

    Dès son plus jeune âge, Sixto souhaitait également devenir prêtre. Il apprend la lecture, l'écriture et le calcul auprès de son oncle, puis fréquente l'école primaire de Luanco et est accepté au séminaire à l'âge de 13 ans . Il étudiait avec enthousiasme et était un athlète passionné, aimait l'église et vénérait la Sainte Mère . Il ne s'intéressait pas aux questions politiques. Il passe les vacances d'été avec sa famille, qu'il soutient en aidant les dockers à récupérer les morceaux de charbon tombés à l'eau. Il a donc constitué une réserve de matériel de chauffage qui permettrait à la famille de passer l’hiver.

    Arrêté par les révolutionnaires

    Même lorsque la guerre civile espagnole éclata en juillet 1936, Sixto était avec sa famille. Il avait désormais terminé la troisième année de ses études de philosophie préparatoire à la théologie et devait retourner au séminaire après les vacances. Mais cela n'arrivait plus.

    Tout d'abord, lui et son père furent arrêtés par les révolutionnaires anticléricaux et emprisonnés dans l'église paroissiale transformée en prison. Il est alors contraint de rejoindre l’armée révolutionnaire. Avant son départ forcé pour Cangas de Onis, Sixto soupçonnait que la mort était imminente, car lors de son dernier jour dans la maison de ses parents, il avait pris une photo le montrant avec un confrère séminariste, avait peint une croix sur son propre tableau et avait écrit son nom sur il est de retour. Il a avoué à un prêtre coincé dans la maison et a prévenu sa famille : « S’il m’arrive quelque chose, vous devez leur pardonner ».

    Assassiné au port

    En fait, il n’a pas survécu longtemps parmi les révolutionnaires, car il a été rapidement soupçonné d’avoir fait défection à la première occasion. Le 27 mai 1937, alors que Sixto n'avait que 21 ans, il se trouvait au port de Ventaniella en train de déguster du chocolat lorsque des révolutionnaires se sont approchés de lui, l'ont maîtrisé, lui ont arraché ses vêtements et l'ont assassiné de plusieurs coups de couteau. Il a prié Dieu et a demandé à ses bourreaux de le laisser mourir.

    Le 19 mars 2013, les restes de Sixto Alonso Hevia, ainsi que ceux des huit autres séminaristes martyrs au cours de ces années, ont été transférés à la chapelle du Séminaire d'Oviedo.

  • Fêté ce 27 mai : saint Augustin de Cantorbery

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    (Source) Augustin était prieur du monastère de Saint-André du Mont Coelius, l'une des sept collines de Rome quand le pape saint Grégoire le Grand vint le soustraire à la paix du cloître. Le pape se souciait fort du salut des Anglo-Saxons, ces barbares païens qui avaient envahi le brumeux pays des Bretons et que ces Bretons refusaient d'évangéliser. Pour eux, ils étaient leurs occupants envahisseurs. Avec quarante compagnons, moines comme lui, saint Augustin est envoyé par le pape en Angleterre, avec une escale à Lérins, une à Paris et d'autres encore, car la route est longue de Rome à Cantorbery.

    La mission romaine reçoit l'appui d'Ethelbert, roi du Kent dont la femme est chrétienne. Il les installe à Cantorbery. La ferveur et l'éloquence des moines romains impressionnent le roi qui demande, à son tour, le baptême. Saint Augustin échoua par contre auprès des Celtes chrétiens du pays de Galles par manque de tact selon saint Bède le Vénérable. Lorsqu'il convoqua leurs évêques pour les amener à le reconnaître comme primat nommé par le pape et à adopter la liturgie romaine, il crut bon de rester sur son siège au lieu d'aller à leur rencontre. Les clercs bretons, irrités par l'ingérence de ces moines romains dans leur pays, repartirent sans rien céder. Saint Augustin continua d'opérer de nombreuses conversions chez les Anglais et fonda le siège de Cantorbery dont il devient l'évêque. Il se dépense alors pour asseoir la jeune Église d'Angleterre et multiplie les tentatives pour réconcilier les chrétiens bretons et anglais. Il y faudra cent ans.

    Je sais que le Dieu tout puissant, à cause de ton amour pour ce peuple qu’il a voulu choisir, a montré de grands miracles. Il est donc nécessaire que ce don céleste te donne de la joie en même temps que de la crainte, de la crainte en même temps que de la joie… Nous devons nous rappeler la réponse du Divin Maître à ses disciples qui revenaient tout joyeux de leur prédication : « Ne vous réjouissez pas de cela, mais de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. »
    (Lettre du pape saint Grégoire à saint Augustin de Cantorbéry)

    Mémoire de saint Augustin, évêque de Cantorbéry en Angleterre. Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand pour annoncer l’Évangile au peuple des Angles, il fut accueilli avec bienveillance par le roi du Kent, Éthelbert, et imitant la vie apostolique de l’Église primitive, il convertit à la foi chrétienne le roi lui-même et beaucoup de son peuple, et établit plusieurs sièges épiscopaux sur cette terre. Il mourut le 26 mai, vers 604.
    Martyrologe romain

  • La Sainte Trinité selon Benoît XVI

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    Du blog du Groupe Saint François :

    ... comment résister à en partager un passage sur ce blog? D'autant que ce professeur a réellement un charisme pour expliquer les choses complexes avec clarté!

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    extrait de son homélie:

         Nous célébrons aujourd’hui la fête de la Très Sainte Trinité : Dieu Père, Fils et Esprit Saint, fête de Dieu, du cœur de notre foi. Lorsque l’on pense à la Trinité, ce qui vient d’abord à l’esprit c'est la dimension du mystère : ils sont Trois et ils sont Un, un seul Dieu en trois Personnes.

    En réalité Dieu ne peut pas être autre chose qu’un mystère pour nous dans sa grandeur, et toutefois il s’est révélé : nous pouvons le connaître dans son Fils, et ainsi aussi connaître le Père et l’Esprit Saint. La liturgie d’aujourd’hui, en revanche, attire notre attention pas tant sur le mystère, que sur la réalité d’amour qui est contenue dans ce premier et suprême mystère de notre foi. Le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont un parce qu’ils sont amour et l’amour est la force vivifiante absolue, l’unité créée par l’amour est plus unie qu’une unité purement physique. Le Père donne tout au fils ; le Fils reçoit tout du Père avec reconnaissance ; et l’Esprit Saint est comme le fruit de cet amour réciproque du Père et du Fils. Les textes de la messe d’aujourd’hui parlent de Dieu et parlent donc d’amour ; ils ne s’arrêtent pas tant sur le mystère des trois Personnes, que sur l’amour qui en constitue la substance ainsi que l’unité et la trinité dans le même temps.

    Le premier passage que nous avons écouté est tiré du Livre de l’Exode — je me suis arrêté sur celui-ci dans une récente catéchèse du mercredi — et il est surprenant que la révélation de l’amour de Dieu advienne après un très grave péché du peuple. Le pacte d’alliance sur le mont Sinaï vient tout juste d’être conclu que déjà le peuple manque de fidélité. L’absence de Moïse se prolonge et le peuple dit : « Mais où est passé Moïse, où est son Dieu ? », et il demande à Aaron de lui faire un dieu qui soit visible, accessible, manœuvrable, à la portée de l’homme, à la place de ce Dieu mystérieux invisible, lointain. Aaron accepte et prépare un veau d’or.

    En descendant du Sinaï, Moïse voit ce qui est arrivé et il brise les tables de l’alliance, qui est déjà brisée, rompue, deux pierres sur lesquelles étaient écrites les « Dix Paroles », le contenu concret du pacte avec Dieu. Tout semble perdu, l’amitié semble immédiatement, dès le départ, déjà brisée. Et pourtant, malgré ce très grave péché du peuple, Dieu, par l’intercession de Moïse, décide de pardonner et l’invite à remonter sur le mont pour recevoir à nouveau sa loi, les dix Commandements et renouveler le pacte. Moïse demande alors à Dieu de se révéler, de lui faire voir son visage. Mais Dieu ne montre pas son visage, il révèle plutôt son être plein de bonté par ces mots : « Le Seigneur, le Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » (Ex 34, 8). Et cela est le Visage de Dieu.

    Cette auto-définition de Dieu manifeste son amour miséricordieux : un amour qui l’emporte sur le péché, le couvre, l’élimine. Et nous pouvons être toujours sûrs de cette bonté qui ne nous abandonne pas. Il ne peut y avoir de révélation plus claire. Nous avons un Dieu qui renonce à détruire le pécheur et qui veut manifester son amour de manière encore plus profonde et surprenante devant le pécheur pour offrir toujours la possibilité de la conversion et du pardon.

    L’Evangile complète cette révélation, que nous écoutons dans la première lecture, parce qu’il indique à quel point Dieu a montré sa miséricorde. L’évangéliste Jean rapporte cette expression de Jésus : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (3, 16).

    Dans le monde, il y a le mal, il y a l’égoïsme, il y a la méchanceté, et Dieu pourrait venir pour juger ce monde, pour détruire le mal, pour châtier ceux qui œuvrent dans les ténèbres. En revanche, il montre qu’il aime le monde, qu’il aime l’homme, malgré son péché, et il envoie ce qu’il a de plus précieux : son Fils unique. Et non seulement il l’envoie, mais il en fait don au monde. Jésus est le Fils de Dieu qui est né pour nous, qui a vécu pour nous, qui a guéri les malades, pardonné les péchés, accueilli chacun. En répondant à l’amour qui vient du Père, le Fils a donné sa propre vie pour nous : sur la croix l’amour miséricordieux de Dieu touche son point culminant. Et c’est sur la croix que le Fils de Dieu nous obtient la participation à la vie éternelle, qui nous est communiquée par le don de l’Esprit Saint.

    Ainsi dans le mystère de la croix sont présent les trois Personnes divines : le Père qui donne son Fils unique pour le salut du monde ; le Fils qui accomplit jusqu’au bout le dessein du Père ; l’Esprit Saint — répandu par Jésus au moment de sa mort — qui vient nous faire participer à la vie divine, qui vient transformer notre existence, pour qu’elle soit animée par l’amour divin.

  • Que soit bénie la sainte et indivisible Trinité (Introit du dimanche de la Sainte Trinité)

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    IN FESTO SANCTISSIMÆ TRINITATIS

    Ant. ad Introitum. Tob. 12, 6.
    Benedícta sit sancta Trínitas atque indivísa Unitas : confitébimur ei, quia fecit nobíscum misericórdiam suam.
    Bénie soit la sainte Trinité et son indivisible unité : glorifions-la, parce qu’elle a fait éclater sur nous sa miséricorde.

    Ps. 8, 2.
    Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !
    Seigneur notre Maître, que votre nom est admirable dans toute la terre !

    V/. Glória Patri.