Au rythme de l'année liturgique - Page 159
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Temps pascal en confinement; 5e dimanche de Pâques (10 mai) : le Ciel dans la Foi (Elisabeth de la Trinité)
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Temps pascal en confinement; feuillet du samedi (9 mai) de la 4e semaine : les paradoxes du catholicisme, la paix et la guerre, selon Benson
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Retour au réel ?

La pandémie fulgurante d’un virus jusqu’ici inconnu, le « covid19 », même si elle s’explique aisément par l’interconnexion de plus en plus rapide et sophistiquée de la planète entière, pétrifie aujourd’hui l’imagination, comme jadis le regard de la Gorgone.
Dans le monde hellénistique, esclave du fatum antique, le christianisme apporta un regard libérateur que nous avons peine à imaginer aujourd’hui. Quelle place, en effet, la gestion matérielle de la calamité en cours réserve-t-elle à sa dimension morale et spirituelle ? A la Pentecôte, les disciples confinés sont sortis sans peur du Cénacle. Et nous ?
JPSC
Sur le site web de « France catholique », Aymeric Pourbaix nous invite à un retour au réel :
« La légitime réaction des catholiques, évêques, prêtres et laïcs, réunis dans leur indignation face au déni par l’État de la dimension spirituelle du déconfinement – le retour du culte ouvert aux fidèles – ne doit pas masquer un enjeu tout aussi vital. Dans les semaines à venir, il consistera pour les croyants eux-mêmes à passer du virtuel au réel, lorsque les messes auront retrouvé leur caractère public – sans lequel il n’est pas d’Église, mais une foi reléguée au domaine privé.
Le risque du virtuel
Fort heureusement, la période qui suit Pâques est un moment privilégié pour découvrir cet aspect incarné de la foi catholique. Surtout dans cette période où nous courons le risque, après huit semaines de confinement, de virtualiser notre rapport à la foi.
L’Évangile le montre bien : si Jésus ressuscité n’est pas monté au Ciel immédiatement, c’est qu’il doit y avoir une raison, s’interrogeait Romano Guardini, prêtre et théologien allemand qui inspira Benoît XVI et le pape François. Et il répondait : il s’agissait pour le Dieu fait homme de montrer que la vie terrestre, dans ce qu’elle a de plus trivial, de banalement humain – partager un repas –, comportait une dimension d’éternité.
Car durant ces quarante jours qui mènent à l’Ascension, celui qui apparaît à ses disciples est bien « Jésus de Nazareth, en chair et en os, tel qu’il a vécu avec les siens, et non pas un fantôme », souligne Guardini. Avec ses blessures. Sans coup d’éclat ni faire de miracles.
C’était dire l’importance de la chair, de l’incarnation d’une foi qui n’est pas une simple théorie, ou une abstraction que l’intelligence humaine, parfois dévoyée, peut tordre dans tous les sens au point d’en déformer la vérité.
De fait, depuis l’âge moderne, l’une de ces déformations a consisté à soutenir comme un « dogme » que le christianisme est l’ennemi du corps. Un corps pris au sens de l’antiquité païenne, ou de la Renaissance, c’est-à-dire détaché de Dieu, idolâtré pour lui-même. Nous y sommes toujours.
« En réalité, remarque encore Guardini, le christianisme seul a osé placer le corps dans les profondeurs les plus cachées de Dieu. » Ce qui revient, en définitive, à lui donner une dignité inaliénable, quand l’exaltation moderne du corps en cache bien souvent la haine.
Ainsi, retrouver le goût de la vérité et du réel, le sens de l’incarnation de la foi, à travers les rites, les sacrements, sera peut-être un changement moins éclatant que ceux qui veulent changer de monde, mais certainement plus efficace.
Cela vaut en particulier pour la liturgie, où nous avions sans doute oublié, bien avant le coronavirus, combien est importante la place des sens, de la sensibilité, pour faire entrer dans le mystère de ce qui est invisible.
Pour convaincre les indécis et ceux qui seront devenus adeptes de la messe virtuelle, il faudra donc que les pasteurs déploient tous les charmes sensitifs de la messe : cloches, musique, encens, habits, lumières… Ce souci du beau sera le meilleur argument pour faire de nouveau entrer les fidèles dans cette antichambre du Ciel qu’est la messe. »
JPSC
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Temps pascal en confinement; feuillet du vendredi (8 mai) de la 4e semaine : le message central de l'Apocalypse
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Temps pascal en confinement; feuillet du jeudi (7 mai) de la 4e semaine : le culte du Précieux Sang de Jésus
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Temps pascal en confinement; feuillet du mercredi (6 mai) de la 4e semaine : Laure Vicuna "une rose des Andes"
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Temps pascal en confinement; feuillet du mardi (5 mai) de la 4e semaine : Frère Martin Luther par Bernanos
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France-Déconfinement : le Premier Ministre, Edouard Philippe, envisage une reprise des offices religieux dès le 29 mai

Il s’agit du week-end de la Pentecôte : l’une des fêtes majeures de la liturgie chrétienne. Lu ce lundi 4 mai sur le site web de « Valeurs Actuelles » :
« Le Premier ministre a annoncé devant le Sénat que le gouvernement était “prêt à étudier” la reprise des offices religieux le 29 mai au lieu de la date du 2 juin, initialement décidée.
La messe sera-t-elle dite à partir du 29 mai? Nombreux étaient ceux dans l’incompréhension après le maintien de l’interdiction des cérémonies religieuses après le confinement. C’était le cas de l’archevêque de Rouen, Dominique Lebrun qui avait demandé à l’Etat de « reconsidérer ce choix » le 30 avril dernier. Son vœu a été exaucé. Ce lundi 4 mai, Edouard Philippe a annoncé, devant le Sénat, que le gouvernement était « prêt à étudier » la reprise des offices religieux le 29 mai au lieu de la date du 2 juin précédemment établie, comme le relaye BFMTV. Une seule condition : que « la situation sanitaire ne se dégrade pas au cours des premières semaines de levée du confinement », déclare le Premier ministre. En effet, beaucoup de cultes ont « fait des propositions, pour concilier le déroulement de leurs réunions avec les exigences de distanciation physique », explique-t-il.
Les ministres du culte enfin compris
La date du 29 mai n’a pas été choisie au hasard par le gouvernement puisqu’elle « correspond pour plusieurs cultes à des fêtes ou à des étapes importantes du calendrier religieux ». Le Premier ministre a ainsi compris le « désarroi » de nombreux croyants privés des rassemblements, les seuls « sources vivantes de leur foi ». Edouard Philippe poursuit : « Ils ont dû renoncer à beaucoup de ces rites qui marquent les grands moments de la vie. Je pense aux moments de fêtes autant qu’aux moments de deuils. » Le chef du gouvernement dit « comprendre » les ministres du culte, mais leur demande d’attendre encore un peu pour que le pays n’ait « pas à regretter une décision précipitée », prévient-il. »
JPSC
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Temps pascal en confinement; feuillet du lundi (4 mai) de la 4e semaine : récits et expériences eucharistiques, la robe blanche (Bessières)
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Temps pascal en confinement; feuillet du 4e dimanche de Pâques (3 mai) : les fins dernières selon Jean-Paul II
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Des églises ouvertes à Liège en ce temps de confinement…

Les églises suivantes restent ouvertes pour la visite individuelle, la prière personnelle et le recueillement : en tant qu’espaces publics, elles sont bien évidemment soumises aux mesures sanitaires prescrites, dont le respect de la distance de sécurité:
La Cathédrale Saint-Paul
→ tous les jours de 8h00 à 17h00
Rive gauche :
Saint-Denis
→ tous les jours de 10h à 12h
Saint-Sacrement
(la présence d’un prêtre est assurée)
→ tous les mardis de 17h à 19h
→ tous les jeudis de 10h à 12h et de 14h à 17h
→ tous les vendredis de 12h à 14h
→ tous les samedis et tous les dimanches de 14h00 à 17h00
Sainte-Marie des Anges
→ tous les jours de la semaine de 9h à 16h
→ tous les samedis de 9h à 12h
Saint-Gilles
→ tous les jours de 9h à 12h
Rive droite :
Notre-Dame du Rosaire Bressoux
→ sas d’entrée ouvert tous les jours de 9h à 17h
JPSC
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Temps pascal en confinement; feuillet du samedi (2 mai) de la 3e semaine : les paradoxes du catholicisme (Benson)
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