Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Débats - Page 425

  • Belgique : les tissus humains bientôt commercialisés

    IMPRIMER

    DES TISSUS HUMAINS BIENTÔT EN VENTE EN BELGIQUE

     de genethique.org

    La ministre de la Santé Belge Maggie de Block souhaite autoriser la commercialisation des tissus humains, en modifiant la loi de 1986 sur le prélèvement et la transplantation d'organes. Actuellement les tissus humains (ossements, cornées, vaisseaux sanguins…) prélevés sur les donneurs avant ou après leur mort, sont stockées dans des biobanques, accessibles aux seuls médecins et chercheurs.

    La ministre souhaite confier à l’industrie et aux firmes commerciales un droit d’accès à ces biobanques. Le Professeur Eric Mortier, de l’UZ Gent, soutient que « l’accès aux tissus peut constituer une plus-value, parce que les entreprises ont les moyens d’aider à la recherche scientifique ». Maggie de Block a déjà déposé un avant-projet de modification de la loi.

    La Conférence des Hôpitaux Académiques de Belgique (CHAB), présente aux débats en commission, craint des abus. Le consentement des donneurs étant présumé, les industries bénéficieront elles aussi de ce « consentement implicite », mais Marc Decramer, Président de la CHAB, considère que« la procédure de consentement des patients n’est pas suffisamment réglée en Belgique ». Il faudrait au minimum informer les Belges avec transparence pour qu’ils puissent prendre leurs disposition en connaissance de cause, mais la ministre n’a « pas confirmé qu’il y aurait une campagne d’information sur le sujet ».

    La question de l’import-export est cruciale aussi. Si l’Europe « ne permet pas de faire du gain sur la vente de tissus humains sur son territoire », rien n’empêchera les entreprises de commercer avec les Etats-Unis, où les prix sont « exubérants », ou avec la Chine et l’Inde pour acheter à bas coût. La Ministre précise bien que les tissus importés « devront répondre aux normes de qualité belges », mais les risques de problèmes de contrôle ne peuvent être exclus.

    Sources: Institut Européen de Bioéthique (20/03/2018)

  • Les déclarations inappropriées du commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe à propos de l'avortement en Pologne

    IMPRIMER

    De Gregor Puppinck :

    AVORTEMENT EN POLOGNE : LES DÉCLARATIONS ERRONÉES DU COMMISSAIRE AUX DROITS DE L'HOMME DU CONSEIL DE L'EUROPE

    Le coin des experts de genethique.org

    Le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Nils Muiznieks, a menacé vendredi la Pologne que l’éventuelle adoption de son projet de loi contre l’avortement eugénique violerait les engagements du pays en matière des droits de l'homme[1].

    Ce n’est pas la première fois que M. Muiznieks se fait l’apôtre de l’avortement.

    Pourtant, à y regarder de plus près, sa menace paraît largement exagerée. La Convention européenne des droits de l’homme, telle qu’interprétée par la Cour de Strasbourg, ne saurait justifier un tel avertissement. En effet, cette Convention adoptée en 1950 ne contient pas de tel droit, mais seulement un « droit à la vie ». La Cour, quant à elle, a toujours jugé que ce texte ne contient pas de droit à l’avortement. Elle a d’ailleurs précisé que les Etats sont libres, s’ils le souhaitent, de considérer « l’enfant à naître » comme une « personne ».

    Ainsi, la Pologne, pas plus que Malte, l’Irlande, San Marin et les autres pays européens s’ont d’obligation de légaliser l’avortement. Ils ont, en revanche, pris l’engagement de prévenir et de réduire le recours à l’avortement.

    Dire que les droits de l’homme obligent à légaliser l’avortement eugéniste n’est pas sérieux : c’est contraire à la réalité juridique, à l’histoire et à l’éthique des droits de l’homme d’après-guerre qui se sont affirmés contre l’eugénisme. C’est donc un discours militant mais aussi anti-démocratique puisque ce « Commissaire » se permet d’intervenir abusivement dans un processus législatif national. On ne voit pas par quel sinistre logique l’eugénisme pourrait devenir un droit fondamental garant à ce titre de la dignité humaine.

    Un tel discours porte finalement atteinte au crédit du mandat de Commissaire européen et au Conseil de l’Europe. En pervertissant les droits de l’homme, il renforce l’hostilité à leur encontre et les affaiblit. C’est fort regrettable.

    Ce n’est pas la première fois Nils Muiznieks tient des propos excessifs. Prié de se prononcer sur les cas d’infanticides néonataux, notamment ceux concernant des enfants handicapés, il avait estimé que ce sujet ne faisait pas partie de son mandat (cf. Le Conseil de l'Europe rejette la pétition sur les infanticides néonataux). En décembre dernier, il publiait sous son nom un rapport rédigé principalement par une organisation de promotion de l’avortement, pour dénoncer « des menaces résurgentes pour la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes » (cf. « Jamais l’Europe n’a été aussi favorable à la vie »).

    [1] Dépêche Afp du 23 mars 2018 : Avortement : avertissement du Conseil de l'Europe et manifestations à Varsovie.

  • Pré-synode : des jeunes en désaccord avec l’Eglise sur les principes non-négociables

    IMPRIMER

    Du site "Riposte catholique" :

    Des jeunes en désaccord avec l’Eglise sur les principes non-négociables

    Le document du pré-synode des jeunes a été publié et l’on y découvre, sans surprise depuis que nous savons qu’un jeune du MRJC représentait les jeunes français, que les jeunes catholiques envoyés à Rome ne partagent pas toujours la foi de l’Eglise sur des sujets pourtant essentiels :

    Il existe souvent de profonds désaccords parmi les jeunes, à la fois dans l’Eglise et dans le monde, sur certains de ses enseignements qui sont particulièrement sensibles. Quelques exemples : contraception, avortement, homosexualité, cohabitation, mariage et comment la prêtrise est perçue dans les différentes réalités de l’Eglise. Il est important de noter que, quelque soit le niveau de compréhension des enseignements de l’Eglise, des désaccords et des discussions sont toujours en cours parmi les jeunes sur ces sujets polémiques. Par conséquent, ils peuvent vouloir voir l’Eglise changer ses enseignements ou au moins avoir accès à de meilleures explications et formations sur ces questions. Même si un débat interne existe, les jeunes catholiques, dont les convictions sont en conflit avec les enseignements officiels, veulent rester dans l’Eglise. Beaucoup de jeunes catholiques acceptent ces enseignements et trouvent en eux une source de joie. Ils ne désirent pas seulement que l’Eglise tienne fermement ses positions malgré leurs impopularités mais qu’elle les proclame avec une plus grande profondeur dans ses enseignements.

    A travers le monde, la relation au sacré est compliquée. La chrétienté est souvent vue comme quelque chose qui appartient au passé et ses valeurs ou sa pertinence dans notre vie ne sont plus comprises. En même temps, dans certaines communautés la priorité est donnée au sacré car la vie quotidienne est structurée autour de la religion. Dans certains contextes asiatiques, le sens de la vie peut être associé avec des philosophies orientales.

    Nos évêques ont du pain sur la planche pour former les jeunes à ces questions. Cela leur changera de parler d’immigration...

  • Ce qui se cache derrière l'affaire de la lettre tronquée de Benoît XVI

    IMPRIMER

    De Sandro Magister traduit sur diakonos.be :

    En guise de continuité, il y a un gouffre. La véritable histoire des 11 fascicules

    A quelques jours de distance, il est de plus en plus évident que François n’a en rien licencié ni puni Mgr Dario Edoardo Viganò pour l’usage qu’il a fait de la lettre que Benoît XVI lui avait écrite.

    Au contraire, il a confirmé et même renforcé ses pouvoirs en renouvelant explicitement son mandat de mener rapidement à bien la fusion de tous les médias du Vatican, y compris de « L’Osservatore Romano » pour les rassembler en un « unique organe de communication » totalement sous son contrôle, en lien direct avec le Pape dans le but de soigner son image de pasteur exemplaire et aujourd’hui également de théologien.

    L’opération qui s’est déroulée autour de la lettre de Benoît faisait en réalité partie de ce projet ambitieux.

    *

    L’origine de l’opération remonte à l’automne dernier, quand Viganò nomme un nouveau directeur à la tête de la Librairie Editrice du Vatican : Giulio Cesareo, 39 ans, un franciscain qui a étudié la théologie à Fribourg et professeur de théologie morale.

    Le 12 octobre 2017, le jour de sa nomination, les deux comparses sont à la Buchmesse de Francfort. Viganò déclare que le changement de direction de la Librairie Editrice du Vatican « est un élément important du processus de réforme demandé par le Saint-Père ».  Et tous deux annoncent que la nouvelle ligne éditoriale sera inaugurée par une collection de onze fascicules rédigés par autant d’auteurs différents, visant à « montrer la profondeur des racines théologiques de la pensée, des gestes et du ministère du Pape François ».

    La collection sort dans les librairies de Rome autour de Noël. Parmi les auteurs figurent les noms de figures emblématiques du camp théologique progressiste ou à tout le moins de partisans du « changement de paradigme » mis en route par François, comme les argentins Carlos Galli et Juan Carlos Scannone, les allemands Peter Hünermann (voir photo) et Jürgen Werbick, les italiens Piero Coda, Marinella Perroni et Roberto Repole, le jésuite slovène Marko Ivan Rupnik, qui en plus d’être un théologien, est également un artiste apprécié ainsi que depuis longtemps le père spirituel de Viganò lui-même.

    Le choix d’un auteur comme Hünermann est particulièrement interpellant. Il a deux ans de moins que Joseph Ratzinger et, pendant toute sa vie, il a été son adversaire irréductible.  Il a entre autre soutenu une thèse sur la nature du Concile Vatican II que ce même Ratzinger, devenu pape sous le nom de Benoît XVI,  s’est senti obligé de citer pour la réfuter dans son mémorable discours du 22 décembre de la même année sur l’interprétation correcte de ce Concile.

    Benoît déclarait, dans une référence explicite à Hünermann qui n’a pas échappé aux spécialistes :

    « [Par d’aucuns] le Concile est considéré comme une sorte de Constituante, qui élimine une vieille constitution et en crée une nouvelle. Mais la Constitution a besoin d’un promoteur, puis d’une confirmation de la part du promoteur, c’est-à-dire du peuple auquel la constitution doit servir. Les Pères n’avaient pas un tel mandat et personne ne le leur avait jamais donné; personne, du reste, ne pouvait le donner, car la constitution essentielle de l’Eglise vient du Seigneur ».

    Quant à Jorge Mario Bergoglio, Hünermann le connaît depuis les années 1968, depuis son séjour d’études à Buenos Aires au collège des jésuites. Et une fois celui-ci devenu pape, Hunermänn s’est longuement entretenu avec lui à Sainte-Marthe en mai 2015 dans l’intervalle entre les deux synodes sur le mariage et le divorce.

    Lire la suite

  • Le cafouilage qui a conduit à la démission du patron de la com' du Vatican brise un tabou

    IMPRIMER

    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro Vox :

    Le scandale qui a conduit à la démission de Mgr Dario Edoardo Viganò, ministre de la Communication du Saint-Siège brise un tabou.

    La démission de Mgr Dario Edoardo Viganò, ministre de la Communication du Saint-Siège, met au jour une affaire de manipulation de l'opinion mais elle brise aussi un tabou: François et Benoît XVI n'ont jamais eu la même vision de la mise en œuvre du concile Vatican II. Un rappel des faits, tout d'abord. Pour célébrer le 5e anniversaire de l'élection du pape François, le 13 mars, la maison d'édition du Vatican a demandé à 11 théologiens de décrypter «la théologie du pape François». Mgr Vigano, «dircom» du Vatican, nommé par François, a l'idée de solliciter le pape émérite Benoît XVI pour la préface. Ce dernier lui dit devoir «refuser» ...

    L'entièreté de l'article est accessible ICI

  • Quand Paul Ricoeur évoquait la fin de vie

    IMPRIMER

    De Jacques Ricot sur le site d'Ouest France :

    POINT DE VUE. Paul Ricoeur et la fin de vie

    Par Jacques Ricot, auteur de « Penser la fin de vie » au Presses de l’EHESP, en 2017.

    Au moment où il mettait la dernière main à l’une de ses œuvres majeures, La mémoire, l’histoire et l’oubli, Paul Ricoeur a bénéficié de l’assistance du jeune Emmanuel Macron au tournant du siècle dernier.

    Or, c’est exactement à ce moment-là que le philosophe s’est exprimé publiquement sur la question de la fin de vie. J’ignore si ces thèmes ont alors été évoqués avec l’étudiant Macron qui, aujourd’hui devenu Président, cherche à se faire une opinion sur ce délicat problème de société.

    Avec humilité, Ricoeur avait laissé mûrir durant plusieurs années sa pensée avant de livrer son analyse et ses convictions. Il avait rencontré longuement des acteurs des soins palliatifs. J’ai été moi-même le témoin de ses réflexions durant l’été 2000 avant qu’il ne les consigne dans un écrit intitulé Accompagner la vie jusqu’à la mort (1) et ne les réitère en 2001 lors d’une séance organisée par le ministre délégué à la Santé.

    C’est la modestie qu’il revendique face aux positions simplistes et expéditives en demandant : «Sommes-nous au clair avec nos propres désirs de mort pour en parler non seulement avec compétence mais honnêteté?».

    Acharnement ou fausse compassion

    Ricoeur refuse avec clarté toutes les complaisances vis-à-vis de la souffrance, y compris cette falsification du christianisme qui laisserait croire que la douleur est, par elle-même, rédemptrice : la souffrance doit être soulagée par tous les moyens, y compris si cela devait abréger les jours restant à vivre.

    Le philosophe dénonce une figure grimaçante de « faire le bien » : prolonger la vie par un acharnement thérapeutique (désormais mieux nommé «obstination déraisonnable»), ce qu’il commente ainsi : «Mais on peut débusquer le non-dit qui se cache derrière un geste qui ne sait pas s’arrêter. C’est, d’un côté, une sacralisation du simple fait de vivre […]. C’est, d’autre part, tout aussi fondamentalement, la fuite devant la tâche de faire le deuil, le deuil de l’autre et, à l’arrière-plan, le deuil anticipé de sa propre vie.»

    Surgit alors une autre figure erronée de « faire le bien », symétrique de l’acharnement thérapeutique, celle qui consiste à mettre fin aux jours d’une personne dans un geste faussement compatissant.

    La proposition de l’aide active à mourir, selon l’euphémisme en vigueur, apparaît à un moment où la culture moderne promeut «un acte de suprématie par lequel on voudrait éliminer les effets de la passivité et de la vulnérabilité de la condition humaine».

    La responsabilité du législateur

    Cet acte de suprématie par lequel on veut anticiper sa mort, sous le manteau de la maîtrise de son destin, exprime la protestation contre toute situation de dépendance.

    «De la protestation, le pas est vite franchi à la profession d’un droit de mourir dans la dignité, droit que certains voudraient voir sanctionné par la loi au même titre que les autres libertés civiques.»

    Sur la responsabilité du législateur devant l’euthanasie, la conclusion de Ricoeur est sans ambiguïté : «Si l’éthique de détresse est confrontée à des situations où le choix n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le mal et le pire — même alors le législateur ne saurait donner sa caution.»

  • Ce que dit l'actualité scientifique sur les dangers de la pilule

    IMPRIMER

    L’actualité scientifique sur les dangers de la pilule

    Écrit par Miguel A. Martínez-González le 

    Une étude publiée dans The New England Journal of Medicine confirme le risque plus élevé de cancer du sein et d’autres types de cancer pour les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux. Une autre étude, publiée dans l’American Journal of Psychiatry met ces substances en lien avec l’augmentation du suicide et des tentatives de suicide.

    L’un des changements récents les plus radicaux dans la pratique médicale a été le déclin brutal de l’enthousiasme pour les hormones féminines (œstrogènes et progestagènes). On pensait que pour la femme en ménopause, chez qui la production naturelle d’hormones s’arrête, on pouvait obtenir de grands bénéfices par une thérapie substitutive au moyen de pilules contenant ces hormones;

    La surprise fut colossale lorsqu’en 2002, on a dû arrêter prématurément le plus grand essai clinique jamais réalisé avec des hormones féminines en raison d’une augmentation du cancer du sein (26% de plus qu’avec un placebo), des infarctus du myocarde (29% de plus avec les hormones) et les accidents vasculaires cérébraux (41% de plus avec les hormones). Désormais, on ne recommande plus le traitement de routine avec ces hormones.

    Les hormones exogènes utilisées dans la ménopause n’ont d’autre prétention que de substituer les hormones naturelles. D’autres hormones du même type sont utilisées comme contraceptifs chez des femmes en âge de procréer. Elles doivent être beaucoup plus puissantes car elles ne prétendent pas substituer les hormones endogènes, mais empêcher leur production naturelle. Elles ont habituellement une puissance six fois supérieure. Cette dose exogène élevée contenue dans les contraceptifs inhibe l’ovulation et bloque d’autres processus physiologiques normaux.

    Les contraceptifs sur la sellette

    Depuis que les hormones exogènes utilisées dans la ménopause sont tombées en disgrâce, les études sur l’appréciation des risques des contraceptifs ont connu un intérêt croissant. Cette appréciation est très importante vu le nombre très important de femmes — plus de 100.000.000 — qui les utilisent habituellement à travers le monde. C’est pourquoi une augmentation même modeste du risque individuel peut se traduire en des milliers de cas liés à ces hormones.

    Lire la suite

  • Un joyeux désordre : quand les transhumanistes en font trop

    IMPRIMER

    De Jean-Marie Le Méné sur le site de l'hebdomadaire "Valeurs Actuelles" :

    Chronique du transhumanisme : un joyeux désordre 

    Les débats de bioéthique devraient opposer transhumanistes et bioconservateurs. Si les premiers se contentaient de transgresser et les seconds de régresser - plus ou moins - les choses seraient simples. Peut-être deviendraient-elles ennuyeuses. On saurait d’avance tout ce qui va se passer. Heureusement, les adversaires sortent parfois de la routine et combattent à fronts renversés, au risque de mettre en difficulté leurs propres camps. C’est un spectacle pimpant qui nous arrache à la monotonie. Comment parvient-on à un si joyeux désordre ?

    Les transhumanistes, au lieu de nous faire rêver, comme on s’y attendrait, se produisent en spectacles qui font plutôt sourire. Avec un grand sérieux, ils nous expliquent qu’à brève échéance plus aucun enfant ne sera conçu à l’ancienne pour la bonne raison que sexualité et reproduction n’ont rien à voir. Soit on récupérera spermatozoïdes et ovules congelés au guichet des banques ad hoc, soit on fabriquera des gamètes d’excellentes qualités à partir de cellules de peau, en laboratoire, sans qu’il soit besoin de solliciter les organes reproducteurs devenus inutiles. Les embryons conçus et sélectionnés sans défaut seront transférés dans des mères porteuses. Grâce au Ciel, la mise au point de l’utérus artificiel permettra de s’affranchir de cette pratique. Ensuite, on songera éventuellement à choisir des « parents », la difficulté étant d’en déterminer le nombre, le sexe et le genre. La gamme sera large, allant de la monoparentalité à la pluriparentalité en passant par l’homoparentalité ou même l’hétéroparentalité. Naturellement, pour être en mesure de rivaliser avec l’intelligence artificielle, les enfants bénéficieront d’implants cérébraux qui augmenteront leurs facultés. Devenus adultes, ils seront immortels puisque la mort sera morte. Le suicide et l’euthanasie deviendront la seule issue à une vie qui n’en finira plus (« L’éternité, c’est long, surtout vers la fin » disait Woody Allen). Une sexualité de musée subsistera pour les nostalgiques de plaisirs surannés. Car l’avenir sera à la cybersexualité qui nous donnera la chance de faire l’amour avec un ordinateur.

    Lire la suite

  • Le cafouillage de la lettre tronquée de Benoît XVI a conduit le patron de la com du Vatican à démissionner

    IMPRIMER

    De Nicolas Senèze sur le site du quotidien La Croix :

    Mgr Dario Vigano, le responsable de la communication du Vatican, démissionne

    Après les controverses autour d’une lettre de Benoît XVI publiée la semaine dernière, le pape a accepté mercredi 21 mars la démission de Mgr Dario Vigano, préfet du Secrétariat pour la communication du Saint-Siège.

    ► Pourquoi la communication vaticane est-elle mise en cause ?

    La semaine dernière, à l’occasion de la présentation d’une collection de livrets sur la théologie du pape François, la publication d’une lettre de Benoît XVI par Mgr Dario Vigano, préfet du secrétariat pour la communication, a provoqué la polémique. Dans ce texte, le pape émérite soulignait « la continuité intérieure entre les deux pontificats, même avec toutes les différences de style et de tempérament ». Il réagissait aussi au « préjugé insensé selon lequel le pape François serait un homme purement pratique, privé d’une formation théologique ou philosophique particulière, alors que moi j’aurais été uniquement un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien aujourd’hui ».

    Lors de la lecture de la lettre, Mgr Vigano avait aussi divulgué un passage où le pape émérite s’excusait de ne pouvoir écrire une préface à cette collection éditée par la Librairie éditrice vaticane, estimant, « pour des raisons physiques », ne pas se sentir « en état de lire les onze volumes dans un futur proche ».

    Rapidement, il est apparu que, sur la photo de la lettre de Benoît XVI fournie par le Vatican, ce passage avait été artificiellement flouté – en contradiction avec les politiques éditoriales des agences de presse – tandis qu’un autre extrait, considéré comme « confidentiel-personnel » avait été omis. Principalement parce qu’il contenait une critique personnelle contre l’auteur d’un des livrets, un célèbre théologien allemand auquel le pape émérite reprochait ses positions « anti-papales » sous son pontificat.

    ► Pourquoi Mgr Vigano démissionne-t-il ?

    Rien n’obligeait Mgr Vigano à demander au pape émérite une préface à cette collection, d’autant plus que Benoît XVI avait fait savoir, dès le début du pontificat de François, qu’il n’entendait pas s’exprimer sur l’action de son successeur afin de ne pas le gêner. En exposant ainsi inutilement les deux papes, Mgr Vigano a commis une première faute. Celle-ci a été aggravée par la gestion désastreuse de cette affaire par la communication vaticane qui a abouti, in fine, à ce que les opposants les plus acharnés au pape, dénonçant un « fake news », en arrivent à faire dire au pape émérite le contraire de ce qu’il a véritablement écrit.

    Face à la polémique, Mgr Vigano, très controversé au sein du Vatican à cause de la façon très énergique avec laquelle il a mis en place la réforme des médias du Saint-Siège, a rencontré le pape et lui a présenté sa démission, acceptée dès ce mercredi.

    Dans une lettre de démission très étayée et envoyée lundi au pape, il estime que la polémique « déstabilise le grand et complexe travail de réforme que vous m’avez confié en juin 2015 ». « Par respect pour les gens qui ont travaillé avec (lui) ces dernières années et pour éviter que (s) a personne puisse en quelque sorte retarder, endommager ou même bloquer » cette réforme, Mgr Vigano a donc demandé au pape « d’accepter (s) on désir de (s) e mettre à l’écart, en (lui) permettant, s (’il) le souhaite, de collaborer autrement ».

    Dans sa réponse en date du 21 mars, le pape explique respecter la décision de Mgr Vigano et accueillir la démission du prélat de 55 ans, prêtre du diocèse de Milan et grand spécialiste du cinéma. « Non sans peine », précise le pape de façon inhabituelle.

    ► Que va devenir Mgr Vigano ?

    Si accepter la démission de Mgr Vigano était pour le pape le seul moyen de préserver sa réforme des médias, le pape François lui demande toutefois de demeurer auprès du Secrétariat pour la communication en tant qu’assesseur « pour pouvoir donner au nouveau préfet votre contribution humaine et professionnelle dans le projet de réforme voulu par le conseil des cardinaux et que j’ai approuvé et régulièrement suivi ». Il souligne au passage que la réforme des médias du Vatican arrive à « sa phase finale », avec, notamment, « l’imminente fusion de L’Osservatore romano au sein du système unique de communication du Saint-Siège ».

    Le Vatican a précisé mercredi 21 mars que, jusqu’à la nomination d’un nouveau préfet, le Secrétariat pour la communication sera dirigé par son actuel secrétaire, Mgr Lucio Ruiz, 53 ans, prêtre du diocèse argentin de Santa Fe.

    Lire le commentaire de Ricardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana traduit ICI

  • A Rome, le 7 avril : un colloque intitulé "Eglise catholique, où vas-tu ?"

    IMPRIMER

    De S. Magister traduit sur Diakonos.be :

    « Eglise catholique, où vas-tu ? ». Un colloque. Pour ne pas perdre son chemin

    C’est confirmé. Le 7 avril prochain, samedi de la semaine de Pâques, se tiendra à Rome un colloque très spécial.  Son objectif sera d’indiquer à l’Eglise catholique la voie à suivre, après le chemin incertain des cinq première années du pontificat du Pape François.

    Le bilan de ce quinquennat est en fait plutôt critique, à en juger par le thème du colloque :

    « Eglise catholique, où vas-tu ? ».

    Et il l’est encore davantage si l’on jette un œil au sous-titre : « Seul un aveugle peut nier qu’une grande confusion règne dans l’Eglise ». Il est repris d’une phrase du cardinal Carlo Caffarra (1938-2017), l’inoubliable signataire, avec d’autres cardinaux, de ces « dubia » soumis en 2016 au Pape François dans le but de faire la clarté sur les points les plus controversés de son magistère mais que ce dernier a laissé sans réponse.

    Dans une Eglise vue comme étant à la dérive, la question-clé abordée par le colloque sera précisément celle de redéfinir les rôles de guide du « peuple de Dieu », les caractéristiques et les limites de l’autorité du pape et des évêques et les modalités de consultation des fidèles en matière de doctrine.

    Ces questions avaient déjà été traitées en profondeur en son temps par un grand cardinal aussi souvent cité par les progressistes que par les conservateurs pour appuyer leurs thèses respectives, le bienheureux John Henry Newman.

    D’autres cardinaux et évêques seront présents pour réfléchir à nouveau sur ces questions à ce colloque du 7 avril. Leurs noms n’ont pas été communiqués mais on peut prévoir qu’on trouvera parmi eux les signataires des « dubia » ainsi que d’autres qui en partagent la ligne.

    En tout cas, les interventions de deux cardinaux ont déjà été confirmées, par des messages vidéo « ad hoc » : le chinois Joseph Zen Zekiun, évêque émérite de Hong Kong et le nigérian Francis Arinze, ancien archevêque d’Onitsha et ensuite Préfet de la Congrégation pour le culte divin, celle-là même qui est aujourd’hui présidée par le cardinal Robert Sarah.

    Une vidéo posthume du cardinal Caffarra sera également projetée à propos de l’encyclique controversée « Humanae vitae » de Paul VI.

    Mais deux experts laïcs interviendront également. Le professeur Valerio Gigliotti, professeur d’histoire de droit médiéval et moderne à l’université de Turin, tordra le cou à l’exercice de la « plenitudo potestatis » du pape dans l’histoire de l’Eglise.  Tandis que le professeur Renzo Puccetti, médecin et professeur de bioéthique à l’Institut théologique pontifical Jean-Paul II analysera l’évolution de la bioéthique enseignée dans cette institution, depuis ses débuts sous la présidence de Caffarra à sa phase actuelle sous l’égide de Mgr Vincenzo Paglia.

    Le moment final et le point d’orgue de colloque consistera en la lecture d’une « declaratio », une profession de foi concise sur certains points de doctrine et de morale les plus controversés aujourd’hui.

    À la différence des « dubia », cette déclaration ne portera aucune signature spécifique mais les participants au colloque la proposeront à l’Eglise toute entière et au monde comme étant la voix de « membres baptisés et confirmés du peuple de Dieu ».

    Il va de soi que cette « declaratio » sera aux antipodes de cette « Kölner Erklärung » – de déclaration de Cologne de 1989 signée par des théologiens allemands aujourd’hui dans les bonnes grâces de François – qui, par rapport aux principes réaffirmés par Jean-Paul II dans l’encyclique « Veritatis splendor » de 1993 « a attaqué de manière virulente l’autorité magistérielle de ce pape spécialement sur des questions de théologie morale », comme l’a écrit Benoît XVI dans sa lettre à Mgr Dario Viganò qui a fait tant de bruit la semaine dernière.

    Le colloque, à entrée libre, se tiendra l’après-midi du samedi 7 avril, à partir de 15h, au centre de congrès « The Church Village », à la via Torre Rossa 94, à quelques kilomètres à l’Ouest de la basilique de Saint-Pierre.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

  • 100 intellectuels en appellent à résister au séparatisme islamiste

    IMPRIMER

    Du site du Figaro.fr :

    L'appel des 100 intellectuels contre le «séparatisme islamiste»

    TRIBUNE EXCLUSIVE - Dans Le Figaro, ils dénoncent «un nouveau totalitarisme» qui «menace la liberté en général».

    Nous sommes des citoyens d'opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d'accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l'islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu'un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd'hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

    Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l'intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d'enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d'État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l'islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c'est que nous sommes républicains.

    Nous entendons aussi dire que, puisque les religions sont bafouées en France par ...

    voir ICI

  • Pourquoi le Docteur Vanopdenbosch a démissionné de la commission euthanasie

    IMPRIMER

    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Les raisons de ma démission de la commission Euthanasie

    Complétant notre Bulletin du 22 février 2018 , voici la traduction de la lettre du Dr Vanopdenbosch

    Cher Président de la Chambre des Représentants,

    Cher Président de la Commission de la Santé Publique de la Chambre,

    Par la présente, je tiens à donner ma démission de la fonction de membre suppléant de la Commission Fédérale de contrôle et d’évaluation de l’Euthanasie (CFCEE). C’est à juste titre que la Chambre des Représentants se pose la question de l’indépendance et du rôle de cette commission. Dans les faits, la CFCEE n’est en effet ni indépendante, ni objective.

    Lorsque des déclarations d’euthanasie sont détectées non conformes à la loi, la CFCEE ne les renvoie pas au Parquet pour examen, comme le prescrit pourtant la loi, mais elle prend elle-même le rôle de juge. L’exemple le plus frappant s’est déroulé lors de la réunion du mardi 5 septembre 2017: nous y avons traité le cas d’une personne atteinte de démence à...

    Le texte complet ICI