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Foi - Page 74

  • Inclina, Domine, aurem tuam ad me et exaudi me (Introït du 21ème Dimanche du Temps ordinaire)

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    Incline, Seigneur, ton oreille vers moi et écoute-moi ;

    sauve ton serviteur, ô mon Dieu : il espère en toi !

    aie pitié de moi, Seigneur, car je crie vers toi tout le jour.

    V/ Réjouis l’âme de ton serviteur, car vers toi, Seigneur, j’élève mon âme.

     

    Inclina, Domine, aurem tuam ad me et exaudi me ;

    salvum fac servum tuum Deus meus, sperantem in te

    miserere mihi Domine quoniam ad te clamavi tota die.

    V/ Laetifica animam servi tui : quoniam ad te, Domine, animam levavi.

    (Ps 85, 1-4)

     

    Introït du 21ème Dimanche du Temps ordinaire.

  • « On ira tous au paradis » ? (21ème dimanche du TO)

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    Un homme vient demander à Jésus : Est-ce qu’il n’y aura que peu de gens qui seront sauvés ? Il y a 4 siècles, un courant spirituel appelé jansénisme avait répondu : oui, il y en aura peu. Sur les crucifix jansénistes, le Christ avait les bras très serrés sur le dessus de la tête, car il ne servait à rien qu’il ait les bras grand ouverts pour accueillir le peu de ceux qui seraient sauvés de la grande masse des réprouvés. De nos jours, à l’inverse, nous avons été endormis par une théologie à la Michel Polnareff, « on ira tous au paradis », une vision qui semble très positive, mais qui en réalité fait du paradis un enfer. Car de deux choses l’une. Ou bien le paradis consiste à vivre comme nous l’entendons, et alors vivre ainsi toute une éternité tournera au calvaire. Quand on peut vivre comme on veut pendant une semaine ou quinze jours, ça va, mais après commence l’ennui et le désir de fuir cette situation. Ce n’est pas pour rien que les jeunes retraités traversent une crise, alors qu’ils ont tant désiré ce moment où ils ne seraient plus contraints de rien. Quand je parle aux gens de l’éternité, beaucoup me disent craindre que ça risque d’être long. Ils ont raison : un paradis éternel où on vit comme on veut, ça sera un enfer. L’autre possibilité est que le paradis soit comme le dit la foi chrétienne : une vie d’amour, une contemplation de Dieu, l’auteur de tout bien et de toute beauté, lui qui est infiniment désirable, lui dont on ne se rassasiera jamais de goûter le visage, lui à qui l’éternité convient si bien car si on venait nous dire : « bientôt c’est fini », nous mourrions une deuxième fois d’être privés d’un si grand bien. Ce paradis a le bon contenu, mais si on est tous forcés d’y entrer, si on y va tous d’office, alors nous nous trouvons en présence d’un Dieu qui obligerait à l’aimer. Et ça, à nouveau, c’est l’enfer, car un amour obligé n’est plus de l’amour. Donc, c’est impossible de dire qu’on ira tous au paradis, et d’ailleurs on ne trouve cela nulle part dans l’Écriture.

    L’homme qui vient interroger Jésus demande : Combien ? Jésus lui répond d’une façon qui ressemble à « et toi ? » Le voilà renvoyé à son propre cœur, celui qui voulait faire un reportage général, mine de ne pas y toucher. Jésus dit à tous : « efforcez-vous », ou, mieux traduit : luttez, agonidzesthe ! Luttez, pour ne pas vous entendre dire un jour : éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice, c’est-à-dire vous tous qui méprisez Dieu et les hommes, qui mettez vos décisions et votre façon de vivre au-dessus de mes commandements.

    Contre qui ? Non pas contre d’autres, des gens qui nous en voudraient, comme je l’entends souvent de gens qui ont perdu la paix parce qu’ils se sont mis à chercher auprès de divers esprits ou voyants une consolation qu’ils ne trouveront qu’en se penchant sur leur propre comportement.

    Lutter contre nous-mêmes, nos tendances égoïstes, notre façon de dire toujours « moi moi moi », nos découragements, nos apitoiements sur nous-mêmes, notre désir de vivre comme tout le monde et de ne se tourner vers Dieu que quand on en a besoin. Lutter pour ne pas laisser son cœur s’endurcir, pour ne pas se fermer au pardon. Lutter pour entrer par la porte étroite !

    N’allez pas dire : « bah, le Seigneur est bon, il nous accueillera de toute façon, inutile de nous en préoccuper ». Jamais le Seigneur n’a parlé comme cela de la bonté du Père. Car c’est une attitude terrible que de compter sur la bonté de quelqu’un qu’on néglige, qu’on méprise. Quelle relation pourrait-il y avoir entre nous et lui ? Comment pourrons-nous le regarder face à face, celui qui nous a tant aimé et à qui nous avons dit : on verra bien ! Quelle relation d’amour pouvons-nous espérer si nous sommes entrés dans une telle attitude ?  Heureusement, la miséricorde de Dieu est insondable ; tout n’est peut-être pas perdu pour les négligents… Prions pour nous-mêmes, que jamais nous ne nous asseyons au bord du chemin en disant : « c’est trop dur ». Que le Seigneur veuille bien nous relever ! Et prions pour tous ceux qui disent : on verra bien, si Dieu est bon ça passera comme ça… et qui sont en train de passer à côté de l’amour et de vivre dans une indifférence tragique dont on ne voit pas comment ils en sortiront.

  • Entrer par la porte étroite (21e dimanche du Temps ordinaire)

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    Evangile du 21e dimanche du T.O. (Lc  13, 22-30):

    Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? »

    Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’

    Alors vous vous mettrez à dire : ‘Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.’ Il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’ Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.

    Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

     Trois mois avant de mourir, sainte Thérèse (de Lisieux) écrit (source) :

    « Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le Saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir… Ce n’est pas à la première place, mais à la dernière que je m’élance…».

    Thérèse explique à sa sœur Céline comment elle comprend cette parole de Jésus  :

    La seule chose qui ne soit point enviée, c’est la dernière place, il n’y a donc que cette dernière place qui ne soit point vanité et affliction d’esprit… Oui, il suffit de s’humilier, de supporter avec douceur ses imperfections. Voilà la vraie sainteté ! Prenons-nous par la main, petite sœur chérie, et courons à la dernière place… personne ne viendra nous la disputer… (LT 243)

    Le 16 juillet de cette même année, Thérèse  compose une prière pour Sœur Marthe de Jésus à l’occasion de ses 32 ans. La condition de converse de cette dernière l’expose à être commandée par n’importe quelle sœur et son esprit de contradiction lui rend l’obéissance difficile, Thérèse l’invite donc à regarder « Jésus doux et humble de cœur ».

    O mon bien-aimé…pour m’enseigner l’humilité vous ne pouvez vous abaisser davantage, aussi je veux, afin de répondre à votre amour, désirer que mes sœurs me mettent toujours à la dernière place et bien me persuader  que cette place est la mienne…

    Je le sais ô mon Dieu, vous abaissez l’âme orgueilleuse  mais à celle qui s’humilie vous donnez une éternité de gloire, je veux donc me mettre au dernier rang, partager vos humiliations afin d’avoir part avec vous dans le Royaume des Cieux… (Pri 20)

    Homélie à lire ici : http://www.cursillos.ca/formation/reflexions-dominicales/annee-C/R-C48-dim21.htm

  • De l'Afrique à l'Asie, les attaques contre les chrétiens s'intensifient

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    De Valerio Palombaro sur Vatican News :

    De l'Afrique à l'Asie, les attaques contre les chrétiens sont en augmentation

    À l'occasion, ce 22 août, de la Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions, Marta Petrosillo, rédactrice en chef du Rapport sur la liberté religieuse de l’AED (Aide à l’Église en détresse), soutient que «si la liberté religieuse est refusée à un groupe, tôt ou tard, elle sera également refusée aux autres».

    Les violences et persécutions contre les communautés chrétiennes dans le monde connaissent une augmentation inquiétante. Cette tendance, confirmée pour l'année 2024 par le rapport de la fondation pontificale Aide à l'Église en détresse, ne s’est malheureusement pas inversée au cours de l'année, et refait surface avec une actualité pressante à l'occasion de la «Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences, en raison de leur religion ou de leurs convictions», proclamée par les Nations unies.

    Du Nigeria, où le climat d'insécurité reste élevé et où les enlèvements de religieux par des groupes terroristes se poursuivent, en passant par les persécutions des régimes autoritaires, jusqu'aux violences généralisées subies par les communautés chrétiennes d'Asie.

    Il y a à peine quelques jours, les évêques indiens dénonçaient une escalade de la violence contre les chrétiens dans la région orientale d’Odisha, tandis qu'en Afrique, où le «fléau» des persécutions religieuses touche particulièrement les communautés du Sahel et de l’Ouest du continent, les événements sanglants de ces dernières semaines dans l'est de la République démocratique du Congo montrent que les communautés minoritaires sont d’innocentes victimes de violences, même en dehors des contextes de persécution plus ouverte.

    La responsabilité des États

    Comme l'indiquent les données de l'ONU, toutes les communautés minoritaires sont exposées à la violence, et pas seulement les communautés chrétiennes. Des actes d'intolérance et de violence fondés sur la religion ou les convictions sont perpétrés de manière continue à l'encontre d'individus, y compris ceux qui appartiennent à des communautés et minorités religieuses à travers le monde. Le nombre et l'intensité de ces incidents, souvent de nature criminelle, sont en augmentation.

    En proclamant le 22 août, Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions, l'Assemblée générale des Nations unies a rappelé que les États ont la responsabilité première de promouvoir et de protéger les droits de l'homme, y compris ceux des personnes appartenant à des minorités religieuses, notamment leur droit de pratiquer librement leur religion ou leur croyance.

    Lire aussi : Au Pakistan, les chrétiens toujours victimes de viols et d'agressions

    «Si la liberté religieuse est refusée à un groupe, tôt ou tard elle sera également refusée aux autres», met en garde Marta Petrosillo, qui dirige pour la fondation pontificale Aide à l’Église en détresse, la rédaction du rapport biennal sur la liberté religieuse dans le monde. Dans une interview publiée sur le portail en ligne de la section internationale de l'AED, elle dévoile certaines des données du prochain rapport de la fondation pontificale qui sera publié le 21 octobre prochain.

    «L’Afrique est l'un des continents où la situation s'est réellement détériorée» note Marta Petrosillo, mentionnant les récentes attaques contre les chrétiens de la République démocratique du Congo, pour confirmer la montée de l'extrémisme religieux sur le continent. «Il y a aussi le cas du Burkina Faso qui, il y a dix ans, ne figurait pas parmi les pays les plus préoccupants, mais qui est aujourd'hui malheureusement l'un des endroits au monde où l'on recense le plus d'attaques djihadistes». La représentante de l'AED fait ensuite état d'une aggravation de la situation du nationalisme ethnoreligieux en Asie, tandis que le Proche-Orient reste une zone de grande instabilité, et que l'on constate de plus en plus de violations de la liberté religieuse en Amérique latine.

    Le triste classement d'Open Doors

    Dans son dernier rapport, l'association Open Doors confirme également une augmentation de 365 à 380 millions du nombre de chrétiens persécutés et discriminés dans le monde. Si la Corée du Nord reste stable à la première place, le Nigeria reste l'épicentre des massacres sur le continent africain en 2024, parallèlement à une augmentation de la violence dans les pays voisins d'Afrique de l’Ouest. Parmi les cinq premières places du classement établi par Open Doors, figurent: la Somalie, le Yémen, la Libye et le Soudan. Enfin, en Asie, la situation en Birmanie s'est détériorée en 2024, la guerre civile ayant accru le niveau de violence. Le Pakistan reste l'un des pays au monde où la violence anti-chrétienne est la plus manifeste, en particulier en ce qui concerne les accusations de blasphème présumé, tandis qu'en Inde également, on constate un déclin des libertés fondamentales de la minorité chrétienne.

  • Un "pape du coeur"

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    De Christopher R. Altieri sur Crux :

    Léon XIV : un pape « du cœur »

    21 août 2025

    Le pape Léon XIV a appelé les fidèles du monde entier à prier et à jeûner pour la paix ce vendredi 22 août, jour de la commémoration de la royauté de la Bienheureuse Vierge Marie.

    « Marie est la Mère des croyants ici sur terre », a déclaré Léo à la fin de son audience générale mercredi, « et elle est également invoquée comme Reine de la Paix, alors que notre terre continue d'être blessée par les guerres en Terre Sainte, en Ukraine et dans de nombreuses autres régions du monde. »

    Le pape Léon XIV a invité « tous les fidèles à consacrer la journée du 22 août au jeûne et à la prière, en implorant le Seigneur de nous accorder la paix et la justice, et de sécher les larmes de ceux qui souffrent à cause des conflits armés en cours ».

    « Marie, Reine de la Paix », priait Léon, « intercède pour que les peuples trouvent le chemin de la paix. »

    Léon XIV a qualifié cet épisode de « l’un des gestes les plus frappants et les plus lumineux de l’Évangile », affirmant qu’il s’agissait « non seulement d’un geste de partage », mais « bien plus encore ; c’est la dernière tentative de l’amour pour ne pas abandonner ».

    Judas, cependant, rejette l’offre du Christ.

    « C’est précisément pour cela », dit Léon, « que cette bouchée est notre salut : parce qu’elle nous dit que Dieu fait tout – absolument tout – pour nous atteindre, même à l’heure où nous le rejetons. »

    « C'est ici que le pardon révèle toute sa puissance et révèle le véritable visage de l'espoir. Ce n'est ni un oubli, ni une faiblesse », a déclaré Léon XIV. « L'amour de Jésus ne nie pas la vérité de la douleur », a-t-il ajouté, « mais il ne laisse pas le mal avoir le dernier mot. »

    La paix et le pardon – dons gratuits du Christ – qui ne permettent pas au mal d’avoir le dernier mot, sont des thèmes que Léon a abordés pour la première fois depuis la loggia au-dessus de la basilique Saint-Pierre, le soir de son élection.

    « La paix soit avec vous tous ! » furent les tout premiers mots de Léon XIV aux fidèles.

    « Dieu nous aime », a également déclaré Léon ce soir-là, « Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! »

    Léon XIV est revenu à plusieurs reprises sur ces deux thèmes – la paix et le pardon – au cours de ses premiers mois de mandat, et ils deviennent rapidement un leitmotiv de son pontificat encore très jeune.

    Dans un message adressé au sommet AI For Good en juin, le pape a explicitement invoqué la célèbre description de la paix comme « la tranquillité de l’ordre » formulée pour la première fois par saint Augustin d’Hippone, le père spirituel de l’homme qui est devenu Léon XIV.

    Dans son discours au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, le 17 mai, Léon XIV a déclaré que la paix « se construit dans le cœur et à partir du cœur, en éliminant l’orgueil et la vindicte et en choisissant soigneusement nos mots ».

    Le « cœur » est un autre thème typiquement augustinien.

    Pour saint Augustin, le cœur n’est pas seulement, ni même principalement, un organe ayant une fonction et un but physiologiques, mais le siège de notre désir le plus intime.

    Cor en latin, le cœur est l'endroit où nous trouvons Dieu qui nous attend.

    Il convient peut-être de mentionner ici que Cor ad cor loquitur – « Le cœur parle au cœur » – est la devise de saint John Henry Newman, le grand prêtre oratorien anglais converti au catholicisme du XIXe siècle, que Léon XIII créa cardinal en 1879.

    Newman a été canonisé en 2019, après avoir été béatifié en 2010, et le dernier jour de juillet, Léon XIV a annoncé son intention de déclarer saint John Heny Newman docteur de l'Église.

    Parmi la multitude d'articles parus ce week-end dernier pour marquer les 100 premiers jours de Léon XIV au pouvoir - reportages, rétrospectives, analyses, commentaires - la chaîne locale NBC 5Chicago a accordé une interview exclusive au frère de Léon, John, dans laquelle l'aîné Prevost (John est le deuxième, Louis Jr. est l'aîné et Robert - désormais Léon XIV - est le plus jeune) a qualifié son frère de « pape du peuple ».

    Même si l'on peut dire à juste titre que le point de vue de John Prevost est partial, les fidèles – en particulier les jeunes – ont bien réagi à Léon, qui a attiré un million de personnes à une messe jubilaire pour les jeunes le 3 août.

    Là aussi, Léon a parlé de l’importance vitale de cultiver des cœurs sincères.

    « Nous ne sommes pas faits pour une vie où tout est acquis et statique », a déclaré Léon aux jeunes réunis pour la messe au parc Tor Vergata de Rome, « mais pour une existence constamment renouvelée par le don de soi dans l'amour. »

    « C'est pourquoi nous aspirons continuellement à quelque chose de « plus » qu'aucune réalité créée ne peut nous donner », a déclaré Léon, « nous ressentons une soif profonde et brûlante qu'aucune boisson dans ce monde ne peut satisfaire. »

    « Sachant cela, dit Léo, ne trompons pas nos cœurs en essayant de les satisfaire avec des imitations bon marché ! »

    Les observateurs du Vatican attendent que Léon XIV prenne les grandes décisions et les décisions difficiles qui doivent arriver, mais peut-être que Léon a déjà plus que commencé à dévoiler son programme : il a l’intention d’être un pape du cœur.

  • Grande-Bretagne : la foi revient chez les jeunes

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    De Manuela Antonacci sur Il Timone via Il Nuovo Sismografo :

    Grande-Bretagne, la foi revient chez les jeunes


    Ces derniers temps, la Grande-Bretagne a été témoin d'un phénomène intéressant et inattendu : un retour à la foi parmi la génération Z, née entre 1997 et 2012. Il s'agit de jeunes qui ont grandi dans une société sécularisée qui ne présente certainement pas la foi, en particulier la foi chrétienne, comme « à la mode ».

    Pourtant, de nombreux jeunes Britanniques redécouvrent la religion comme source de sens et d'identité. Ce phénomène a d'abord été souligné par le New York Times, puis par le Financial Times, qui, dans un article détaillant cette tendance croissante, soulignait : « Le retour de la religion n'est pas dû à la nostalgie, mais à la nécessité. »

    Et les chiffres semblent confirmer cette « nécessité » : au cours des six dernières années, le nombre de jeunes de 18 à 24 ans qui vont à l’église au moins une fois par mois en Grande-Bretagne a quadruplé, passant de 4 % à 16 % ; chez les 25-34 ans, il a plus que triplé, passant de 4 % à 13 %. Les hommes sont plus nombreux que les femmes à assister aux offices religieux, et cette tendance croissante est particulièrement marquée chez les catholiques.

    Paradoxalement, la foi anglicane a connu un déclin, sa part de fidèles passant de 41 % à 34 %, tandis que celle des catholiques est passée de 23 % à 31 % et celle des pentecôtistes de 4 % à 10 %. À la lumière de ces données, le Times a publié une nouvelle sensationnelle et inédite dans son article : « Le catholicisme pourrait bientôt dépasser l'anglicanisme comme première confession religieuse au Royaume-Uni, pour la première fois depuis la Réforme il y a cinq siècles. »

    C'est parce que, selon le Financial Times, la religion n'est plus perçue par de nombreux jeunes comme une simple relique du passé, sans lien avec leur vie, mais au contraire comme une expérience importante, voire unique, qui leur permet de se redécouvrir et de retrouver le sens de leur existence. À une époque dominée par l'incertitude du relativisme sous toutes ses formes, la foi devient l'horizon de sens vers lequel projeter toutes les questions ultimes, les plus urgentes, celles qui appellent les réponses les plus difficiles.

    La foi est vue comme un havre de sécurité où le poids de l’anxiété trouve sa place, non plus comme un destin écrasant et inexorable, capable de retirer l’oxygène de l’existence, mais comme une opportunité de recherche imprégnée d’un sens nouveau, car c’est une question constamment ouverte destinée à trouver des réponses.

    Peut-être précisément à cause de la corrosion du relativisme qui a affecté, comme le disait Ratzinger, même les catégories logiques, embrasser la foi aujourd’hui, pour la génération Z, apparaît parfois comme un geste contre-révolutionnaire, presque une forme de rébellion silencieuse contre le vide existentiel.

    Une redécouverte qui s'exprime également à travers des groupes de lecture biblique promus sur les réseaux sociaux, des podcasts spirituels et même des rencontres universitaires où sont explorées des questions sur le sens de la vie et de la mort. À Londres, Manchester et dans d'autres villes britanniques, nous assistons à une véritable « pression populaire » au sein des communautés de jeunes, où la foi repose sur des échanges très directs et personnels.

    Elle pourrait aussi surgir, comme le prétendent les observateurs du phénomène, comme une réaction à la tendance répandue dans notre société à éviter de réfléchir à la souffrance et à la fragilité de la vie humaine, mais c'est précisément pour cette raison qu'elle est perçue comme une réponse courageuse qui nous permet d'affronter le sentiment de « limite » et de « fini » qui nous accompagne à chaque pas.

    Ainsi, pour reprendre les mots du Financial Times : « La religion est revenue non par nostalgie, mais par nécessité. » La foi n’est pas seulement un retour nostalgique ou un refuge, mais une réponse consciente et forte à une réalité qui, avec son rythme effréné et rapide qui la caractérise, manque de profondeur. La foi redonne de la profondeur à cette réalité, apportant des réponses qui nous libèrent du vide existentiel manifeste dans notre culture.

  • Le pape Léon XIV appelle à une « grande conversion culturelle » dans ses salutations au meeting de Rimini

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    De Nicolas de Cárdenas sur le CWR :

    Le pape Léon XIV appelle à une « grande conversion culturelle » dans ses salutations au meeting de Rimini

    Bernhard Scholz est le président de la Rencontre pour l'amitié entre les peuples, également connue sous le nom de rencontre de Rimini, qui propose un vaste programme d'activités (politiques, économiques, culturelles, etc.) qui rassemble chaque année, pendant la dernière semaine d'août, des milliers de personnes de diverses religions et de divers horizons dans la ville de Rimini, sur la côte adriatique italienne. / Crédit : Rencontre pour l'amitié entre les peuples (CC BY-NC-SA 2.0)

    21 août 2025

    Le pape Léon XIV a appelé à ce que « la foi, l’espérance et la charité se traduisent par une grande conversion culturelle » dans un message pour la Rencontre pour l’amitié entre les peuples, qui se tiendra à Rimini, en Italie, dans les prochains jours.

    La Rencontre pour l'Amitié entre les Peuples, lancée en 1980, propose un vaste programme d'activités (politiques, économiques, culturelles, etc.) qui rassemble chaque année, au cours de la dernière semaine d'août, des milliers de personnes de différentes religions et de différents horizons dans la ville de Rimini, sur la côte adriatique italienne.

    L'initiative s'inspire de ce que Luigi Giussani, fondateur du mouvement ecclésial Communion et Libération, appelle l'expérience élémentaire, un désir inné de vérité, de beauté et de justice présent dans le cœur de chaque être humain et qui constitue la base du dialogue et de la rencontre entre des personnes de confessions et de cultures différentes.

    « Les déserts sont généralement des lieux rejetés et considérés comme impropres à la vie. Et pourtant, là où rien ne semble pouvoir naître, l'Écriture sainte revient sans cesse raconter les passages de Dieu », explique le pape au début d'une lettre adressée le 11 août à l'évêque de Rimini, Nicolò Anselmi.

    Ainsi, le peuple de Dieu naît dans le désert, où c’est « à travers sa dureté que mûrit le choix de la liberté », avec l’aide de Dieu qui « transforme le désert en un lieu d’amour et de décisions, le fait fleurir comme un jardin d’espérance ».

    Le pape a également noté que les prophètes désignent cet environnement aride « comme le lieu de fiançailles, où l'on revient chaque fois que le cœur s'échauffe, pour repartir de la fidélité à Dieu », et qui a été habité par des moines et des moniales « au nom de nous tous, représentant toute l'humanité, avec le Seigneur du silence et de la vie ».

    Parmi le vaste programme préparé pour cette rencontre, Léon XIV a particulièrement apprécié l'une des expositions consacrée aux martyrs d'Algérie .

    « En elles transparaît la vocation de l’Église à habiter le désert en communion profonde avec toute l’humanité, surmontant les murs d’indifférence qui opposent les religions et les cultures, en pleine imitation du mouvement de l’Incarnation et du don du Fils de Dieu. »

    Il a expliqué que c'est là « le véritable chemin de la mission. Non pas l'exhibitionnisme, dans la confrontation des identités, mais le don de soi jusqu'au martyre de ceux qui, jour et nuit, dans la joie et au milieu des tribulations, adorent Jésus seul comme Seigneur. »

    L'importance du dialogue

    L’une des caractéristiques de la rencontre de Rimini est de favoriser des espaces de dialogue entre les personnes : croyants de différentes religions et athées, mais aussi entre chrétiens de sensibilités différentes.

    Pour Léon XIV, « ce sont des exercices d’écoute importants, qui préparent les « pierres nouvelles » avec lesquelles construire l’avenir que Dieu a déjà en réserve pour tous, mais qui ne se dévoile que lorsque nous nous accueillons les uns les autres. »

    « Nous ne pouvons plus nous permettre de résister au Royaume de Dieu, qui est un Royaume de paix. Et là où les responsables des institutions étatiques et internationales semblent incapables de faire respecter l'État de droit, la médiation et le dialogue, les communautés religieuses et la société civile doivent oser se montrer prophétiques », a souligné le pape.

    Cela signifie « se laisser entraîner dans le désert et voir maintenant ce qui peut naître des décombres et de tant, trop de souffrances innocentes », a-t-il ajouté.

    Léon XIV a rappelé que « Dieu a choisi les humbles, les petits, les faibles, et dès le sein de la Vierge Marie, il s’est fait l’un d’eux, pour inscrire son récit dans notre histoire » de sorte que « sans les victimes de l’histoire, sans ceux qui ont faim et soif de justice, sans artisans de paix, sans veuves et sans orphelins, sans jeunes et sans personnes âgées, sans migrants et sans réfugiés, sans le cri de toute la création, nous n’aurons pas de nouvelles pierres » pour construire l’avenir.

    « Renier la voix de l'autre et renoncer à se comprendre mutuellement sont des expériences ratées et déshumanisantes. Il faut y opposer la patience de la rencontre avec un Mystère toujours différent, dont la différence de chacun est un signe », a souligné le pape, rappelant que la présence « désarmée et désarmante » des chrétiens dans la société contemporaine doit traduire « avec talent et imagination, l'Évangile du Royaume en formes de développement qui offrent des alternatives aux voies de croissance dépourvues d'équité et de durabilité. »

    Le pape a souligné : « Une foi qui s’éloigne de la désertification du monde ou qui contribue indirectement à la tolérer ne suivrait plus Jésus-Christ. »

    Concernant la révolution numérique, il a mis en garde contre le risque « d’accentuer les discriminations et les conflits : elle doit donc être habitée par la créativité de ceux qui, obéissant à l’Esprit Saint, ne sont plus des esclaves mais des enfants ».

    « Alors le désert devient un jardin et la « cité de Dieu », annoncée par les saints, transfigure nos lieux désolés », a-t-il noté.

  • Quand un historien français se penche sur l'histoire tumultueuse du traditionalisme

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    De sur le CWR :

    Un historien français se penche sur l'histoire tumultueuse du traditionalisme

    Une critique de l'ouvrage d'Yves Chiron Entre Rome et la rébellion : une histoire du traditionalisme catholique avec une attention particulière à la France .

    (Image : Angelico Press / angelicopress.com)

    « …l’Église, par son enseignement, sa vie et son culte, perpétue et transmet à toutes les générations tout ce qu’elle est elle-même, tout ce qu’elle croit. » —  Dei Verbum,  8

    En 1993, du 10 au 15 août, les Journées mondiales de la jeunesse se sont tenues à Denver, dans le Colorado. Cet événement, comme l'a souligné George Weigel, a été l'un des catalyseurs de la naissance de ce que l'on a appelé la génération Jean-Paul II, ou « JPII », dans le catholicisme américain. Avant l'arrivée de Jean-Paul II, l'Église en Amérique était marquée par deux piliers distincts. Le premier était le résidu du catholicisme immigré, le catholicisme des Américains « catholiques irlandais » ou « catholiques polonais » (ou italiens, tchèques, allemands, etc.). Ces catholiques perpétuaient la foi de leurs ancêtres immigrés, assistant à la messe, rejoignant les Chevaliers de Colomb, portant la médaille de Saint-Antoine et enseignaient leurs enfants dans des écoles paroissiales.

    La deuxième force majeure du catholicisme américain à cette époque était ce que l'on a appelé le catholicisme « vieux libéral ». Les vieux libéraux étaient largement en phase avec les courants intellectuels de la Nouvelle Gauche et du mouvement contre-culturel des années 1960. S'il serait injuste de qualifier tous les vieux libéraux d'« hérétiques », il est vrai que certaines de leurs figures majeures professaient des opinions qui semblaient (et parfois, de fait, étaient) hérétiques.

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  • Le Pape invite à vivre une journée de jeûne et de prière pour la paix le 22 août

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    De Vatican News :

    Le Pape invite à vivre une journée de jeûne et de prière pour la paix le 22 août

    Après une catéchèse centrée sur le pardon lors de l'audience générale en salle Paul VI, le Pape a invité ce mercredi à prier la Vierge afin qu'elle «essuie les larmes de ceux qui souffrent à cause des conflits armés en cours». Dans cette optique, Léon XIV appelle à vivre la journée du vendredi 22 août dans le jeûne et la prière, en la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie Reine.

    Le Pape Léon XIV a demandé à nouveau avec insistance aux fidèles et pèlerins réunis dans la salle Paul VI pour l'audience générale, de prier pour la paix et les a invités à invoquer l'intercession de Marie. Il l’a fait en demandant à tous les croyants de respecter, le 22 août, jour de la mémoire liturgique de la Vierge Marie Reine, «le jeûne et la prière, en suppliant le Seigneur de nous accorder la paix et la justice, et d'essuyer les larmes de ceux qui souffrent à cause des conflits armés en cours».

    Marie, a ajouté le Pape, «est la Mère des croyants ici sur terre, et elle est également invoquée comme Reine de la Paix, alors que notre terre continue d'être blessée par les guerres en Terre Sainte, en Ukraine et dans de nombreuses autres régions du monde».

  • Le saint du jour : Saint Pie X

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    Source : http://www.fatima.be/fr/pontife/index.php

    PieX.jpg Dans le calendrier de Paul VI (forme ordinaire du rite romain), on célèbre cette fête le 21 août.

    Giuseppe Sarto, plus connu sous le nom de Pie X, naquit le 2 juin 1835 à Riese, une bourgade de 4 500 habitants. Il fut baptisé le lendemain de sa venue au monde.

    Comme dans toutes les modestes familles nombreuses, la famille Sarto devait faire attention, car les revenus étaient faibles. Epouse et mère exemplaire, Marguerite s'efforçait d'inculquer à ses enfants les vertus chrétiennes qu'elle avait elle même hérité de ses parents.

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  • Pie X : "confirmer ses frères dans la foi" (21 août)

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    Pape4-Saint-Pie-X.jpgLors de l'audience générale du mercredi 18 août 2010 à Castel Gandolfo, Benoît XVI évoquait la figure de son saint prédécesseur, le pape Pie X :

    Chers frères et sœurs!

    Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur la figure de mon prédécesseur, saint Pie X, dont on célébrera samedi prochain la mémoire liturgique, en soulignant certains de ses traits qui peuvent être utiles également pour les pasteurs et les fidèles de notre époque.

    Giuseppe Sarto, tel était son nom, né à Riese (Trévise, Italie) en 1835 dans une famille d’agriculteurs, fut ordonné prêtre à l’âge de 23 ans, après des études au séminaire de Padoue. Il fut d’abord vicaire de Tombolo, ensuite curé à Salzano, puis chanoine de la cathédrale de Trévise avec charge de chancelier épiscopal et de directeur spirituel du séminaire diocésain. Au cours de ces années de riche et généreuse expérience pastorale, le futur Souverain Pontife manifesta un profond amour pour le Christ et son Eglise, ainsi que l’humilité, la simplicité et la grande charité envers les personnes les plus indigentes, qui caractérisèrent toute sa vie. En 1884, il fut nommé évêque de Mantoue et en 1893 patriarche de Venise. Le 4 août 1903, il fut élu Pape, ministère qu’il accepta après quelques hésitations, car il ne se considérait pas à la hauteur d’une charge si élevée.

    Le pontificat de saint Pie X a laissé une marque indélébile dans l’histoire de l’Eglise et fut caractérisé par un effort important de réforme, résumé dans la devise Instaurare omnia in Christo, «Renouveler toute chose dans le Christ». En effet, ses interventions bouleversèrent les divers milieux ecclésiaux. Dès le début, il se consacra à la réorganisation de la Curie Romaine; puis il lança les travaux de rédaction du Code de Droit canonique, promulgué par son successeur Benoît XV. Il promut ensuite la révision des études et de l’«iter» de formation des futurs prêtres, en fondant également divers séminaires régionaux, équipés de bibliothèques de qualité, et de professeurs bien préparés. Un autre domaine important fut celui de la formation doctrinale du Peuple de Dieu. Depuis les années où il était curé, il avait rédigé lui-même un catéchisme et au cours de son épiscopat à Mantoue, il avait travaillé afin que l’on parvienne à un catéchisme unique, sinon universel, tout au moins italien. En authentique pasteur, il avait compris que la situation de l’époque, notamment en raison du phénomène de l’émigration, rendait nécessaire un catéchisme auquel chaque fidèle puisse se référer indépendamment du lieu et des circonstances de vie. En tant que Souverain Pontife, il prépara un texte de doctrine chrétienne pour le diocèse de Rome, qui fut diffusé par la suite dans toute l’Italie et le monde. Ce catéchisme appelée «de Pie X» a été pour de nombreuses personnes un guide sûr pour apprendre les vérités de la foi en raison de son langage simple, clair et précis et de sa présentation concrète.

    Il consacra une grande attention à la réforme de la Liturgie, en particulier de la musique sacrée, pour conduire les fidèles à une vie de prière plus profonde et à une participation plus pleine aux sacrements. Dans le Motu proprio Parmi les sollicitudes (1903), première année de son pontificat, il affirma que le véritable esprit chrétien a sa source première et indispensable dans la participation active aux sacro-saints mystères et à la prière publique et solennelle de l’Eglise (cf. AAS 36 [1903], 531). C’est pourquoi, il recommanda de s’approcher souvent des sacrements, encourageant la pratique quotidienne de la communion, bien préparés, et anticipant de manière opportune la première communion des enfants vers l’âge de sept ans, «lorsque l’enfant commence à raisonner» (cf. S. Congr. de Sacramentis, Decretum Quam singulari: AAS 2 [1910], 582).

    Fidèle à la tâche de confirmer ses frères dans la foi, saint Pie X, face à certaines tendances qui se manifestèrent dans le domaine théologique à la fin du XIXe siècle et aux débuts du XXe siècle, intervint avec décision, condamnant le «Modernisme», pour défendre les fidèles de conceptions erronées et promouvoir un approfondissement scientifique de la Révélation, en harmonie avec la Tradition de l’Eglise. Le 7 mai 1909, avec la Lettre apostolique Vinea electa, il fonda l’Institut pontifical biblique. Les derniers mois de sa vie furent assombris par les grondements de la guerre. L’appel aux catholiques du monde, lancé le 2 août 1914 pour exprimer «la douleur aiguë» de l’heure présente, était le cri de souffrance d’un père qui voit ses fils se dresser l’un contre l’autre. Il mourut peu après, le 20 août, et sa réputation de sainteté commença à se diffuser immédiatement au sein du peuple chrétien.

    Chers frères et sœurs, saint Pie X nous enseigne à tous qu’à la base de notre action apostolique, dans les différents domaines dans lesquels nous œuvrons, doit toujours se trouver une intime union personnelle avec le Christ, à cultiver et à accroître jour après jour. Ceci est le noyau de tout son enseignement, de tout son engagement pastoral. Ce n’est que si nous aimons le Seigneur, que nous serons capables de conduire les hommes à Dieu et de les ouvrir à son amour miséricordieux et ouvrir ainsi le monde à la miséricorde de Dieu.

  • 21 août : saint Pie X

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    Dans l'Homme Nouveau du 28 août (2010), Philippe Maxence écrivait :

    "Le 1er septembre 1910 paraissait le motu proprio Sacrorum antistitum du pape saint Pie X sur les mesures pratiques contre le modernisme. Le 8 août de la même année était publié le décret Quam singulari sur l’âge de la première communion, suivi le 25 août de la lettre Notre charge apostolique condamnant les erreurs du Sillon. Un triple centenaire donc [...]

    Aujourd’hui, l’âge de la première communion est entré dans les moeurs catholiques, au point que la décision de saint Pie X semble avoir perdu de sa résonance. Et de fait, il semble que c’est surtout sur l’aspect doctrinal de la communion qu’il faudrait insister. Enseigne-t-on vraiment aux enfants qu’ils reçoivent bien ainsi le Corps du Christ rendu présent par la consécration lors du saint sacrifice de la messe ?

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